AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 L'horloge

Aller en bas 
AuteurMessage
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:10

L'horloge


Citation :
Cette fic est sortie de mon imagination avec l'aide d'un poème de Charles Baudelaire "l'orloge", qui commence ainsi:

Horloge! dieu sinistre, effrayant, impassible
Dont le doigt nous menace et nous dit "Souviens-toi!
Les vibrantes Douleurs dans ton cœur plein d'effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible

Elle se situe dans la saison 1!!


Chapitre 1 "Tout est relatif"


La journée est enfin terminée pour le professeur Mackane, il est assis confortablement dans son grand fauteuil perdu dans ses pensées, il ne fait pas attention à la jeune femme qui entre et sors de son bureau, il sursaute juste quand elle lui dit au revoir :
- Oh, à demain Constance, merci !
- C’est normal professeur, à demain. Vous voulez que je fermes la porte de derrière ?
- Laissez, je le ferais en partant !
- Très bien, bonne soirée !

Il lui sourit pour toute réponse et la regarde s’en aller, elle lui sert d’assistante cette année et il n’a jamais eu une jeune fille aussi attentive à son travail depuis bien longtemps, son engouement a toujours vouloir bien faire est un plaisir pour lui.
En repensant aux autres étudiants qu’il fallait toujours surveiller, il sourit brièvement.
Il se retourne vers la fenêtre de son bureau qui donne sur le parc, à cette heure-ci et à cette saison, les jeunes étudiants restent blottis dans la chaleur du foyer ou bien dans leur chambre respectives.

Il se penche un peu pour voir se retrouver deux jeunes, tout cela lui rappelle tellement de bons souvenirs. Il tend la main vers un cadre posé sur son bureau, le sourire d’une femme lui répond quand derrière lui un bruit le ramène à la réalité, il est déjà trop tard.
Les yeux écarquillés il n’a pas le temps de dire quoique se soit que c’est déjà terminé, la jaune Constance revenue sur ses pas n’en croit pas ses yeux, la scène qui se joue devant elle est tellement irréelle qu’elle ne crie même pas.
Elle se met à courir dans les couloirs de la faculté et ramène les secours, mais à leur arrivée le professeur Mackane est mort. Officiellement il est décédé d’une crise cardiaque et la jeune fille n’est pas entendue sur les circonstances de la mort de son professeur qui est mort de causes naturelles selon toutes vraisemblances.

Pourtant non seulement Constance sait que le professeur n’avait aucun problème de santé et qu’il allait très bien quand elle la quitté à peine dix minutes avant de revenir en se souvenant qu’elle a laissé les clefs du bureau traîné sur l’étagère de l’entrée, mais le fait que tout cela se soit passé de la sorte est terriblement choquant pour elle, comme personne ne semble trouver cela bizarre, elle doute de ce qu’elle a cru voir avant de partir en courrant chercher le gardien et les secours.
Il lui a semblait que le temps s’était comme ralenti, voir arrêté dans le bureau du professeur mais pas en dehors, et elle n’est pas rentrée. Son expression, son visage presque figé en quelques instants, cela ne peut être une crise cardiaque normale, mais elle a beau le crier personne ne veut l’écouter.

« Syndrome post traumatique » on dit les policiers qui l’ont vaguement écouté en sirotant leur tasse de café mais qui n’ont pas pris la peine d’écrire sa déposition. La jeune femme trop attachée au vieil homme à du mal à accepter l’évidence selon eux.
Pourtant Constance est convaincu de ce qu’elle a vu mais comme personne ne semble vouloir aller dans son sens, elle recule bêtement devant sa propre conviction. La fatigue, le choc ont sans doute causé ce qu’elle pense avoir vu. Le temps passe ainsi sans que personne ne semble à redire sur les circonstances de la mort du professeur Mackane.


Dernière édition par majandra le Mer 19 Mai - 18:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:11

Chapitre 2 "Retour au Campus"


Quand Dean entre dans la chambre numéro 13 du motel le plus minable qu’ils aient jamais loué, il se secoue violemment pour faire tomber un peu d’eau de dessus son manteau trempé.
- Dean tu pourrais faire un peu attention, grommelle Sam à l’autre bout de la pièce assis devant son pc portable.
- J’t’en prie, hier soir au plus gros de l’orage, y’avait de l’eau sur la moquette jusqu’à mon lit, tout est passé sous la porte.
- C’est pas une raison pour en rajouter, ça sent suffisamment le chien mouillé comme ça !
- Maudite convention de dentiste, j’te jure !
- Comme tu dis, viens donc voir ça ?

Assis sur le bord de son lit, Sam était entrain de chercher du travail quand il est tombé sur l’article vieux deux semaines dans le journal de l’université de Charleston de la mort du professeur Mackane :
- Je vois pas en quoi ça nous concerne Sam, même si j’ai une envie folle de partir de ce trou à rat !
- En fait la version officielle dit qu’il est mort d’une crise cardiaque mais il y a eu un témoin, son assistante !
- Et elle a vu quoi la demoiselle, un homme se tordant de douleur avec les yeux révulsés.
- Exactement mais tout ça au ralenti !
- Comment ça ?
- Elle a juré à la police qui n’a d’ailleurs pas voulut l’écouter…
- Pourquoi ça m’étonne pas !
- … que le temps s’était comme suspendu pendant que l’homme avait son attaque, mais uniquement dans la pièce où lui se trouvait.
- C’est vrai que c’est bizarre mais est-ce que ça vaut le coup de faire 06.00 heure de route ? Pas que j’ai quoique se soit contre le fait de foutre le camp d’ici, au contraire.
- Alors qu’est-ce qui nous retiens, parce que dans ta phrase y’a un « mais » à la fin, non ?
- Sam c’est un campus, un comme des centaines, comme celui de Stanford par exemple, je sais pas si c’est pas trop tôt !
- Arrêtes de toujours vouloir me protéger Dean, je vais bien !
- C’est toi qui vois, c’est vrai que t’en parles moins mais je voudrais pas que tes cauchemars reviennent, t’as bien assez avec tes visions !
- Ca ira Dean, c’est juste que j’ai peut être besoin de ça pour passer à autre chose, je veux pas oublier Jess mais je cris qu’elle aurait pas voulut que je restes triste et que je souffres toute ma vie pour ça !
L’aîné arrive vers lui et lui prend l’épaule en serrant suffisamment fort pour qu’il se fasse comprendre :
- Si y’a quoique se soit qui cloche arrivé là bas, on fous le camp, je suis bien clair, même si on trouve quelque chose, je te prends par la peau du cou et je te fais foutre le camp.
- C’est compris Dean !
- Alléluia on pli bagage de cette chambre pourri qui sent le rat crevé !

Sur la route, Dean qui a donné le volant à Sam après la pause repas dort à poings fermés sur le siège passager. Il repense simplement à ce qu’il a vécu à Stanford, le fait de retourner sur un campus comme le sien ne lui fait pas plus peur que cela, mais il y a tellement de choses que Dean ignore à propos de la vie universitaire, il a de la compassion pour lui. Pour tout ce qu’il a raté finalement en chassant avec leur père, en gâchant peut être finalement sa vie dans cette existence sans reconnaissance. Il aurait tellement aimé les fêtes qui y sont données, les filles souvent toutes plus jolies les unes que les autres, les foyer où se mêlent tous les styles d’étudiants que l’on rencontre sur les campus des états unis, bref cette vie lui aurait certainement beaucoup plus. Il le regarde la bouche entrouverte entrain de dormir et il sourit, finalement il n’est peut être pas fait pour tout ça.

Finalement même si ce ne sont pas les mêmes mondes, les valeurs y sont les mêmes, à l’université ont apprend le respect et à bien faire les choses, comme dans la chasse. Leur père a bien travailler avec Dean, il a des valeurs saines et il sait reconnaître le mérite quand il le voit, bien que pour le moment il ronfle comme un sonneur de cloche a coté de Sam qui allume la radio en sourdine pour essayer de couvrir ce bruit qu’il connaît si bien.

Quand l’impala passe sous le grand panneau qui barre la route en hauteur « Charleston’s University », il réveille son frère avec un coup de poing dans l’épaule ce qui le fait à peine grommeler.
- Allez debout, on y est !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:12

Chapitre 3 " Le Dérailleur"



Parcourant les couloirs, Sam arrive à se glisser dans le bureau du professeur Mackane sans trop de difficulté, fort heureusement il n’a pas encore été réaffecté à un autre professeur et les choses sont restées telles qu’elles étaient le soir du meurtre. Il vérifie les portes et fenêtres, mais pas de présence de souffre, ce qui élimine d’office l’implication d’un démon dans cette drôle d’histoire, il sort ensuite son EFM mais là non plus il n’y a pas de résidus Electro magnétique d’un revenant dans cette pièce. Le pire pour le cadet des Winchester c’est qu’en y cherchant bien, il n’y a aucun motif pour ce meurtre, il a épluché le dossier de l’homme, et il n’y a rien de particulier dans sa vie passée. Veuf depuis peu, il ne pratiquait rien qui aurait pu l’exploser à un tel acte, il était aimé de la plupart de ses étudiants et avait une très bonne réputation parmis les professeurs. Tout cela est trop étrange pour que se soit naturel, il en est persuadé pourtant tout va dans le sens de son frère qui lui est allé interroger la jeune Constance, il n’y a rien de surnaturel dans la mort du professeur Mackane enfin pas pour le moment.

De son côté Dean arrête la voiture devant la devanture d’un bar où est censé travailler la jeune Constance, elle a quittée l’université après le drame qui apparemment l’a beaucoup plus choquée que ce qu’en disait les journaux. Debout sur le trottoir devant le « Dérailleur », il entre dans un bar de quartier un peu mal famé sans conviction d’y trouver la jeune étudiante que l’on dit « intelligente et réservée ». Il pousse les portes cow-boy pour entrer mais l’odeur de cigarette le prend a la gorge et le fait parler tout haut : « Connaissent pas les aérations dans le coin ! » Il s’assoit au comptoir, et découvre la jeune fille dans un coin, c’est forcement elle, les cheveux tirés en arrière, ses petites lunettes posées sur le bord de son nez, elle s’approche de lui sans grande conviction et lui demande ce qu’il désire :
- Une bière merci !
Elle s’éloigne doucement sous le regard désagréable d’un homme qui semble la surveiller de loin, sûrement le patron de l’établissement qui se rend sans doute compte lui aussi que sa place n’est pas ici.
Quand elle revient, Dean ne peut s’empêcher de lui demander :
- C’est bien vous qui aviez découvert le corps du professeur Mackane ? Mais devant son silence il continue, vous êtes bien Constance Anderson ?
- Je ne suis pas celle que vous croyez monsieur.
Il n’insiste pas devant le regard mauvais de l’homme pourtant resté dans le coin du comptoir, il ne veut pas lui faire avoir des ennuis, pas ici !

A son retour au motel, il y a déjà Sam penché sur son portable :
- Alors ?
- Alors rien, même si elle a vu quelque chose, elle dira rien, elle est trop terrorisée pour ça !
- Mais elle t’as dit quelque chose ?
- Rien Sam, je pense vraiment qu’elle a vu quelque chose, à son expression il m’a semblé qu’elle revivait l’action quand je lui ai parlé de Mackane et que c’était pas le balaise au bout du comptoir qui lui faisait peur, mais elle veut oublier !
- Il va pourtant falloir qu’elle nous aide, on a rien sans elle !
- Sam elle a peur, depuis quand t’es aussi froid devant ce genre de choses ?
- Depuis qu’on a un nouveau corps sur les bras et aucune piste à part sa version des faits ! Faut qu’on sache Dean, il va falloir qu’elle nous dise ce qu’elle a vu, sans elle on a rien du tout.
- J’y retournerais, mais avant on a qu’a aller faire un tour a la morgue, y’aura peut être des éléments identiques sur les deux corps !
- Ok, mais…
- Je sais Sam, mais vraiment son expression m’a fait pitié, j’irais en douceur !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:13

Chapitre 4 " La morgue"



Après avoir bien pris soin d’examiner chaque détails, les deux frères sont certains d’une seule chose, c’est la même chose qui a tué les deux hommes, enfin quoique se soit !
Sam tourne et retourne dans la petite pièce du motel qui leur sert de bureau improvisé et quand Dean lui dit finalement :
- Je retournerais la voir ok, mais je ne sais pas si ce qu’elle a vu pourra nous aider tu sais Sam, elle a vu le temps s’arrêter mais pas d’agresseur.
- T’en sais rien, elle a peut être pas tout dit a la police Dean, je te trouves bien léger sur cette histoire ?
- C’n’est pas ça, mais je ne sais pas si c’est vraiment de notre domaine tout ça !
- Si le temps ne s’est pas arrêté, c’est vrai que c’est une série de meurtre qui ne nous concerne pas mais quand même si c’est le cas, ça mérite qu’on sache non ?
- C’est sur ! Avant de retourner voir Constance, si on allait a la morgue voir ce qu’en dise les médecins légistes avec un deuxième mort sur les bras ?
- C’est une bonne idée avoue Sam en faisant une moue d’admiration devant la logique de son frère devant l’enquête qui les attend. Il le laisse passer devant et se demande bien comment il a fait pour arrêter tout ça sans regarder derrière lui. La vie de chasseur l’emballe au fond de lui-même s’il ne l’avouera pas a son frère qui serait sans doute furieux qu’il s’en rende compte maintenant, après tout ce qu’ils ont été obligé de vivre à cause de cette fameuse décision qui a bouleversé leur vie a tous, lui, Dean, leur père, Jessica. Quand il repense a elle, son cœur se serre mais depuis l’image qu’il a eu de lui-même dans le miroir de Bloody Mary il sait qu’il n’aurait rien pu faire pur la sauver, on ne rien jamais en arrière, on ne peut pas refaire les choses même avec la meilleure volonté du monde. Ce qui est fait reste fait, ce qui est mort doit rester mort, la devise de Dean est tellement vraie dans certaines circonstances.

Restant dans le dos de son aîné, il marche d’un pas régulier comme un militaire, comme si leur père lui avait donné son amour pour la discipline et l’ordre pendant son absence. Il a toujours été un bon petit soldat mais quand il réfléchit, il se met dans des mimiques que leur père serait fier de retrouver chez son aîné. Quand ils arrivent à la morgue, le médecin légiste est en plein cours avec des étudiants en dernière année de médecine légale, ils les laissent farfouiller dans ses dossiers en ayant aperçu leurs fausses plaques de police.

Les deux frères épluchent les deux dossiers à la recherche du moindre détails qui pourraient les rapprocher de celui ou celle qui a fait ça, qui peut bien jouer avec le temps ainsi sans que personne ne se rende compte de rien.
- Dean, vient voir ça ! Il est indiqué sur les deux rapports la présence d’une trace à la base du cou, récente et sans explication.
Dean se retourne vers le médecin :
- Excusez moi, cette marque, dit il en montrant la photo du dernier mort, ça peut être quoi selon vous ?
- On a pensé que c’était rien pour le premier cas mais comme il n’y a aucun lien, je pense la même chose pour le second cas également ! Mort naturelle, donc pas d’enquêtes.
- Mais selon vous, docteur, c’est quoi ?
- Peut être la trace d’une petite seringue.
Les étudiants se sont rapprochés pour écouter d’un peu plus près la discussion pensant avoir à faire a deux vrais enquêteurs, et l’un deux voulant faire bonne impression lance finalement :
- Une bulle d’air injectée directement dans le sang pourrait entraîner une crise cardiaque n’est-ce pas ?
- Oui, mais il n’y a pas d’enquêtes, coupe finalement le médecin embarrassé devant ses étudiants.

Ces derniers devant le ton autoritaire de leur prof reprennent leur activité laissant les deux frères sceptiques devant l’hypothèse du jeune étudiant. Dean se retourne vers son frère en demandant :
- Tu penses que ça pourrait être de banals meurtres ?
- Franchement je ne sais pas, j’avoue que cette histoire me met au pied du mur, je n’ai pas l’habitude de ça, s’il s’agit d’un humain on a rien à faire là dedans.
- Faux Sam, si c’est un humain qui se sert de magie noire pour tuer ses victimes on a tout insert à être drôlement bon si on ne veut pas y rester aussi.
- Il faut que Constance nous dise ce qu’elle a vu dans ce cas, parce que si ça s’ébruite qu’elle a vu quelque chose, elle aussi est en danger.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:13

Chapitre 5 " Constance"



Arrivé devant le « Dérailleur », Dean voit l’homme de l’autre jour en sortir et arrête net le pauvre Sam en le collant au mur :
- Stop si lui il nous voit, on va aussi passé un sale quart d’heure et bye bye la confession de la douce Constance je peux te l’assurer.
Par contre la discussion entre lui et Constance qui est sortie à sa suite est somme toute assez surprenante :
- Je te laisse juste une vingtaine de minutes mon ange, je reviens vite ok, il peut rien t’arriver, reste bien à l’intérieur.
- Oui papa, je sais qu’ici il peut rien m’arriver, tu peux y aller je vais bien, t’en fais pas.
- Tu sais que je t’aime mon petit ange, s’il t’arrivais quelque chose…
- Papa arrête, je vais bien, et rien ne m’arrivera ok ! Allez files, et reviens vite.
- A tu vois que t’es pas rassurée !
- Mais non c’est pas ça, tu me manques déjà tellement, elle le prend dans ses bras et le laisse s’en aller.

Dean regarde son frère étonné :
- Pourquoi tu fais ses yeux là ? Demande Sam pas surpris le moins du monde de la tendresse des propos de l’homme.
- T’as vu cette baraque ? Je pensais que c’était le videur du bar, pas le moins du monde j’aurais pensé a son père, sont trop…
- Différents ?
- Houais, elle est si fragile, lui si bikers en fait…

L’homme en question habillé ce jour là en débardeur, laissé apparaître des tatouages sur toute la longueur de ses bras, sa moustache grisonnante assez touffue et son air de méchant avait enduit Dean en erreur jusqu’à qu’il voit le gros nounours embrassé sa douce Constance.
Avant d’entrer dans le bar pourtant Sam s’immobilise devant la porte :
- Sam on a pas beaucoup de temps, il va revenir et franchement je veux pas être là !
- Regardes ça, et il lui montre un symbole dessiné récemment sur la porte.
- Un pentacle ?
- Et drôlement élaboré si tu veux mon avis, le gros nounours a soit des connaissances en magie noire soit il a peur pour elle au point de s’y être mis rapidement, entrons.

Il n’y a presque personne dans le bar comme l’autre fois, Dean s’installe avec son frère au comptoir pour ne pas être dérangé par les trois personnes assises au fond :
- Constance ?
Etonnée d’entendre son prénom, elle se retourne et en voyant l’aîné des Winchester, ne sait pas trop quoi dire d’autres que :
- Laissez moi tranquille, je n’ai rien a vous dire. Alors c’est Sam qui prend les choses en main :
- Ecoutez Constance, il y a eu un autre incident comme celui du professeur Mackane. Elle a apparemment tiquée sur un mot de la phrase de Sam.
- Incident ? Vous appelez ça un incident ?
- Un meurtre si vous préférez.
- C’est vrai que le mot est plus juste comme ça, mais je n’ai rien a vous dire de plus§
- Pourquoi ? D’autres personnes innocentes vont mourir Constance, vous le savez et vous savez qui est derrière tout ça et vous ne ferez rien. Vous pouvez dormir la nuit ? Lui lance Dean en colère contre la passivité de la jeune fille.
- Non justement, je dors plus depuis des mois, j’ai une peur atroce et je me suis recluse ici parce que personne ne connaît l’identité de mon vrai père, je vis ici par peur qu’il vienne me chercher aussi.
- Qui Constance ? Dites nous de qui vous parlez, contre quoi vous protége le pentacle à l’entrée ? On peut vous aider !
- Vous avez vu le pentacle ?
- C’est notre travail de chasser ces choses là !
- Y’a des gens qui font ce genre de choses ?
- Heureusement que oui, sinon vous seriez en danger tout le temps avoue Dean pas peu fier de lui.
- Pour revenir a notre affaire Constance, vous êtes en sécurité ici mais contre quoi, qui ?
- Je ne sais pas exactement qui, mais je sais ce qu’il est capable de faire.
- Expliquez nous ?
- Quand je suis revenue sur mes pas, j’ai vu quelque chose de bizarre dans le bureau du professeur, il bougeait mais c’était comme une vidéo au ralenti. Je n’ai vu qu’une ombre, une espèce de nuage qui rodait autour de lui quand il souffrait, comme s’il regardait son œuvre en prenant son pied. J’ai voulut crier mais j’ai pas pu, et ça aurait finalement servit a rien.
- A part vous faire tuer aussi !
- Il n’y avait que dans la pièce où se trouvait le professeur que le temps était suspendu ?
- Oui, j’ai regardé mes mains, les ai bougées et je pouvais me déplacer à vitesse normale, c’est pour ça aussi que je me sens fautive, j’aurais peut être du entrer et …
- Mourir, dit Dean tout bas, il vous aurait tuée.
- Vous pouvez me raconter exactement ce dont vous vous souvenez de ce soir là, même si ça vous parait pas important.

Le récit de la soirée de Constance fut long et détaillée, cette jeune fille est extrêmement intelligente et sait ce qui est bien et mal, une fois son récit terminé, elle conclut par un expéditif :
- Vous devriez partir maintenant, je ne veux pas que mon père vous voie roder ici, il me croit en sécurité.
- Vous l’êtes Constance tant que le pentacle reste en place, vous l’êtes, tenez prenez ça, dit il en lui tendant son numéro sur un bout de serviette. Si quelque chose vous reviens n’hésitez pas. En attendant faites bien attention a vous, il sait que vous savez !
- Je le serais merci en tout cas et attrapez ce fumier, il faut qu’il paye, Mackane était vraiment un brave homme qui ne demandait rien a personne.

Assis dans la voiture, Dean regarde son frère amusé :
- Qu’est-ce que t’as encore à te marrer toi ?
- Tu files ton numéro de téléphone sur des serviettes de bar maintenant, je crois que j’aurais tout vu.
- Pff lui souffle Sam a la figure, tu devrais démarrer, on a du boulot, j’ai sans doute une piste mais va falloir être non seulement plus rapide que lui, mais vachement plus malin aussi et ça va pas être facile.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:14

Chapitre 6 " Les lettres classiques"



Arrivés de nouveau dans leur chambre, Sam se plonge dans ses bouquins qu’il a récupéré sur le chemin a la bibliothèque du campus, il s’est d’ailleurs extasié devant la profusion de livres sur l’ésotérisme et la magie noire, et plus particulièrement sur les auteurs classiques du 19 eme siècle. Bref Dean ne savait plus où donné de la tête avec son Sam qui fureté un peu partout et qui lui posait des livres sur les bras à ne plus voir qui marchait derrière lui. Assis sur le bord du lit, il regarde son frère s’affairé et finalement au bout d’une demi heure lui demande :
- Tu vas me dire ce que tu cherches de si important.
- Le seul lien qu’il y a entre les deux meurtres, c’est la classe de Constance.
- Donc tu penses que celui ou celle qui manipule le temps est dans cette classe, ça réduit a combien d’élèves ?
- En fait ça en englobe un petit nombre parce que les lettres classiques de Mackane étaient une option que seul quatre élèves suivaient.
- Dont Constance ?
- Oui, mais elle peut pas être celui qui a fait ça ?
- Pourquoi ?
- Parce que seul un homme peut contrôler ça avec autant de facilitée, Cronos le dieu égyptien et Déméter étaient des hommes, ça a toujours été comme ça.
- Sam réveilles toi on est au 21 eme siècle, les femmes aussi peuvent faire beaucoup de choses maintenant.
- Pas ce genre de choses ?
- Et tu vas te décider à me dire pourquoi ?
- Il faut sacrifier une partie de toi pour pouvoir contrôler le temps, et les femmes ne l’ont pas !
Dean regarde son frère d’un air dégoûté en tenant cette fameuse chose dans ses mains : -Tu plaisantes ?
- Non c’est ce que je cherchais justement pour réduire notre liste de suspect, dans cette liste malheureusement Constance était la seule fille, donc on a encore trois suspects.
- On fait comment, on se sépare ?
- Sûrement pas, il faut a chaque fois qu’on va rendre visite a un de ces gars, qu’on ne soit surtout dans pas dans la même pièce.
- Il ne peut arrêter le temps que dans des endroits restreints.
- Pour le moment oui, mais plus on le laisse s’entraîner, plus il va devenir puissant.

Déambulant dans les couloirs des étages de dortoirs des dernières années, Sam retrouvent les odeurs et l’ambiance qu’il a quitté il n’y a pas si longtemps que ça en quittant aussi sa douce Jessica, Dean n’est pas dupe, se retrouver ici si vite perturbe Sam mais il ne montre rien et sait rester concentré sur leur enquête, il pense « mon dieu que John serait fier de lui en ce moment s’il le voyait ainsi », mais il n’est pas là, il ne l’a jamais été quand il fallait et il faut avancer quand même.

Arrivé devant la dernière porte à visiter, Dean fait le guet et Sam crochète la serrure, une fois entré, il appelle Dean :
- Viens voir ça !
Quand il entre, il ne voit pas son frère du premier coup tellement la chambre est mal rangée, il est dans la salle de bain :
- On a notre bonhomme il me semble !
N’ayant pas pris le temps de ranger non plus la salle de bain, les serviettes rougies par le sang séché de son ablation sont légions sur le sol de la petite pièce.
- C’est un grand malade notre Angel, il va falloir le faire redescendre très vite de son trip parce que s’il est capable de se faire ça, il est capable de tout !

Fouillant la chambre, Sam trouve des recueils de magie noire mais finalement prend juste un seul livre sur les centaines de ceux qui traînent un peu partout :
- Je crois que j’ai ce qu’il me faut, on doit y aller maintenant, son cours est fini, il va rentrer.
Marchant dans le parc, Dean curieux de voir ce qu’ils ont dérobé à ce malade essaye de voir dans le blouson de son frère :
- T’es un vrai gamin, demandes au lieu de faire ça ?
- C’est un livre de poésie ?
- Oui pourquoi, demande Sam comme si ça coulait de source pour son frère.
- On va en faire quoi, lui compter fleurette ce soir sous sa fenêtre ?
- Dean c’est du Baudelaire !
Voyant que son frère ne percute pas une minute, il est obligé de faire un petit cours de poésie :
- Baudelaire était un écrivain du 19 eme siècle, parmis ses contemporains on a vu Rimbaud, Gautier qui ont été considérés comme des adeptes d’un certain styles de poésie, Gautier a écrit les larmes du diable, Rimbaud quant a lui à été l’auteur d’une saison en enfer qui recèle on le sait maintenant des lignes entières sur le satanisme mais surtout il a dit de Baudelaire que c’était un « véritable dieu a célébrer » et ça fait de lui le fer de lance de toute une théorie selon laquelle, dans les textes de poésie du 19 eme siècle français, certaines lignes étaient des incantations de magie noire. Ce recueil n’était pas là par hasard Dean, il y a la dedans un poème que j’ai appris étant jeune et qui s’appelle L’horloge, c’est lui le fil conducteur de tout ça.
- Comment t’en es si sure ?
Sam ouvre le livre et tombe directement sur le poème en question, avec des annotations griffonnées frénétiquement sur toute la page :
- Voilà pourquoi j’en suis si sure !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:15

Chapitre 7 " Le poème"



Horloge Dieu sinistre effrayante impassible
Dont le doigt nous menace et nous dit « souviens toi »
De vibrantes douleurs dans ton cœur plein d’effroi
Se planteront bientôt comme dans une cible

Le plaisir vaporeux fuira vers l’horizon
Ainsi qu’une sylphide au fond de la coulisse
Chaque instant te dévore un morceau du délice
A chaque homme accordé pour toute sa saison

Trois milles six cents fois par heure la seconde chuchote
« Souviens toi » rapide avec sa voie
D’insectes maintenant, dis je suis autrefois
Et j’ai pompé ta vie avec ma trompe immonde

Remember, souviens toi, prodigue esto memor
Mon gosier de métal parle toutes les langues
Les minutes mortelles folâtres sont des gangues
Qu’il ne faut pas lâcher sans en extraire l’or

Souviens toi que le temps est un joueur avide qui gagne sans tricher
A tout coups c’est la loi
Le jour décroît la nuit augmente « souviens toi »
Le gouffre a toujours soif, la clepsydre se vide

Tantôt sonnera l’heure où le divin hasard
Ou l’auguste vertu, ton épouse encore vierge
Ou le repentir même, Ho la dernière auberge
Où tout te dira, meurs vieux lâche
Il est trop tard

Baudelaire Charles

Sam a lu le texte a voie haute pour que Dean se rende bien compte de quoi il lui parlait tout à l’heure dans le parc de la fac, il fait un drôle d’air :
- C’est de la poésie ça ?
- C’est un grand classique de cet auteur, il est dans un recueil qui s’appelle les Fleurs du Mal.
- Ca promet, est-ce que tu sais où se cache la formule ?
- Par contre là, j’en sais rien, j’ai envoyé des mails a Kaleb, et a d’autres amis de papa pour qu’ils nous aide mais pour le moment c’est chou blanc, personne ne sait la bonne combinaison.
- Ca va te prendre des jours entiers ?
- J’ai une vague idée de par où commencer mais y’a de grandes chances que je n’y arrives pas du premier coup, c’est clair, tu devrais te trouver quelque chose a faire pendant que je cherches.
- Tu crois que je devrais aller voir du coté du « Dérailleur » ?
- Je ne pensais pas que Constance pouvait être ton style de fille ?
- C’est pas çà, mais est-ce qu’elle est vraiment en sûreté avec ce malade qui s’est coupé, brrr juste d’y penser j’ai mal pour lui !
- Elle est en sécurité Dean, le pentacle l’empêchera de rentrer.
- C’n’est pas un démon pourtant ?
- Non mais il a vendu quelque chose aux forces du mal pour avoir ce qu’il a, ça fait de lui un ennemi du pentacle. Ne t’inquiètes pas pour elle !
- Ok ça marche Einstein, mais je fais quoi moi, je files l’autre taré ?
- Trop dangereux tant que je n’ai pas de solution pour le neutraliser, il faut le laisser se balader, il pourrait se retourner contre toi sans que tu le voies arriver.
- Ok pour ce soir je sais ce que je vais faire !
- Quoi donc ?
- Dormir mon grand lit a 03.00 du mat, c’est ce que font les gens civilisés. Réveilles moi si t’as besoin de quelques chose ok ?
- Ca marche !!

Le lendemain matin quand Dean se réveille, il se rend comte que son petit frère a du passer la nuit entière a essayer de comprendre le fonctionnement de l’incantation, il sort chercher deux cafés pour le réveiller en douceur. Quand il a une idée derrière la tête, Sam est comme leur père, buté et intransigeant, il ne s’arrête jamais, il ne plie pas devant l’adversité. Quand il revient, il dort toujours la tête sur les papiers innombrables qu’il a griffonné pendant la nuit, il le secoue doucement :
- Salut frangin, tiens prend ça t’en auras besoin. Il lui tend le gobelet de café fumant et s’assoit en face de lui. Alors t’as trouvé quelque chose ?
Sam boit une grande gorgée de sa tasse et finit par avouer :
- En fait Baudelaire a bel et bien caché une incantation dans son texte, mais il n’était pas un sataniste, il a aussi mis autre chose dedans, et je ne suis pas sure que Angel l’est remarqué.
- C’est quoi ? Demande Dean en prenant la feuille que son frère lui tend.
- Regardes bien ce qui est en italique c’est l’incantation pour faire mourir les hommes de son choix.
- Avec sa trompe immonde ?
- Il aspire leur vie, par je ne sais quel moyen, c’est ça les traces sur les corps, il n’arrête pas seulement le temps, il aspire leur énergie vitale, les deux premières lignes c’est pour la mort, la troisième c’est pour stopper le temps pendant que la quatrième prend la vie, la cinquième indique que plus il se sert de l’incantation plus il devra donner de lui, sinon il mourra.
- Donc si il ne continu pas a tuer il va mourir ?
- Ou il devra donner une autre partie de lui pour continuer !
- C’est écoeurant !
- La magie noire n’a pas que des bons côtés, mais ce qui est particulier dans ce texte c’est que tout le reste est une mise en garde, le mot souviens toi est récurent c’est pour que celui qui utilise la formule n’oublies pas ce qu’il fait.
- Mais il la donne quand même pour tuer ?
- Oui mais bon, y’a l’antidote dedans ?
- C'est-à-dire ?
- Le temps est un jour avide qui gagne sans tricher a tout coups c’est la loi, le temps joue contre lui, même s’il sacrifie une autre partie de lui, il sera rattrapé, et mourra !
- Dans combien de temps ?
- Là est la question, je sais pas et j’ignore aussi combien de personnes vont mourir en attendant.
- On peut l’arrêter ?
- Je sais pas encore, mais Kaleb semblait avoir trouver quelque chose, il doit me rappeler dans la journée.
- En attendant on fait quoi ?
- On attend, si seulement je pouvais avoir un centième de ce qu’il fait, je pourrais l’intercepter.
- Et te sacrifier, te priver de … enfin tu sais quoi !
Sam le regarde d’un air dégoûté :
- Non je veux dire sans faire ça, t’es fou !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:17

Chapitre 8 " La clé"



A l’appel de Kaleb, Sam reste un instant muet jusqu’à qu’il raccroche, les instructions de son ami sont très précises et semblent ne souffrir aucune contradiction de la part du cadet des Winchester. Quand ce dernier termine la conversation par « je te remercie Kaleb, c’est toujours un plaisir à très bientôt ! ». Dean trépignant d’impatience à côté de lui veut savoir de quoi il en retourne mais Sam qui fini de mettre par écrit ce que lui a dit leur contact restes muet en griffonnant ses pattes de mouches qui lui servent d’écriture. Son frère essayant de lire par-dessus son épaule n’y parvient pas et finir par dire :
- T’écrit toujours aussi mal, intelligent mais t’es d’un brouillon dis moi de quoi ça parle ton charabia !
- C’est des notes Dean, pas des mots.
- On fait comment pour stopper ce taré ?
- Ca ne va pas te plaire !
- Pourquoi tu dis ça encore, comme si j’avais l’habitude de raller pour un rien, vas y accouches, de quoi il s’agit !
- Il faut qu’on récupère ce à quoi il a dit adieu pour pouvoir le stopper et éventuellement le détruire si on ne peut pas faire autrement.
- Hou la, moi je touches pas a ses machins !
- Va bien falloir parce que je ferais diversion pendant ce temps là et je ne peux pas être pas partout !
- On peut pas être dans la même pièce je te rappelles, c’est toi qui l’a dit, donc on fait comment pour faire ça en même temps.
- Kaleb m’a assuré que pour le moment il ne peut arrêter le temps que dans la partie de la pièce qu’il regarde, donc il faudra l’attaquer par derrière. C’est certainement pour ça qu’il n’a pas tué Constance et Mackane en même temps, ils se trouvaient à l’opposé de lui, il lui fallait finir avec le prof pour pouvoir prendre la vie de Constance, mais elle s’est mise a courir et il n’a eu le temps que de fuir avant l’arrivée du gardien et des secours.
- C’est rassurant, mais je préfère faire diversion pendant que tu lui voles enfin tu sais, je suis mal à l’aise avec ce genre de choses. Tu connais la manip à faire pour les détruire en plus donc je ferais l’appât.
- Pas question, c’est toujours toi qui prends tous les risques.
- C’est normal Sam, je suis ton grand frère, c’est à moi de prendre soin de toi depuis que papa est parti.
- C’est surtout stupidement héroïque !

Sam tourne le dos a son frère un instant puis reprend la conversation en sachant très bien que Dean aura de toute façon le dernier mot, il l’a toujours eu quand ils étaient gamins et même si le cadet voudrait que les choses changent, pour le moment, il n’a pas encore l’ascendant sur Dean et s’en rend parfaitement compte. Il lui rétorque pour finir la conversation :
- De toutes façons y’a pas matières a discuter je présumes ?
- En plus tu cours plus vite que moi ! Lance Dean pour redonner le sourire a son petit frère finalement battu.
- Il faut que je restes sur place pour pas qu’il aille jusqu’au bout !
- A oui c’est vrai le truc « avec sa trompe immonde » !
- Oui cette partie là, ça m’embeterai quand même !
- A qui le dis tu ! Finalement c’est toi qui vas me sauver la vie cette fois là !
- Pff, soupire Sam, Il faut savoir où le trouver maintenant, j’ai appelé le secrétariat mais il n’a pas été en cours depuis la mort de Mackane et apparemment il est devenu invisible sur le campus.
- On fait comment ?
- J’ai une idée ! S’exclame Sam en attrapant l’annuaire sous le meuble de l’entrée de leur chambre, puis décroches le téléphone, au bout du fil une grosse voie répond :

- Bonjour, je suis un ami de Constance, pourrais je lui parler s’il vous plait !
- Vous lui voulez quoi à ma Constance ?
- Ho juste prendre des nouvelles monsieur, dites lui que c’est Sam qui appelle s’il vous plait monsieur.
Il entend la voie du père de la jeune femme résonner dans le bar et soudain une petite voie répond à son tour dans le combiné :
- Bonsoir Sam !
- Bonsoir Constance !
- Vous l’avez trouvé ?
- Non on y travaille toujours, on sait qui c’est pour le moment on essaye de le localiser et j’ai besoin de votre aide !
- En quoi puis-je vous aider ?
- Angel Marcovith avait il une raison de tuer Mackane ?
- Il lui avait un F au dernier partiel, je le sais, c’est moi qui retranscris les notes sur le pc du professeur, mais il ne le savait pas encore, et puis Angel n’est pas capable de faire ça.
- C’est éliminatoire un F n’est-ce pas ?
- Mais de là à tuer, c’est invraisemblable, surtout de la part de Angel !
- On n’a aucun doute sur le coupable, on est entrain de chercher le mobile Constance, on sait que c’est lui !
- S’il vous faut les autres notes de Angel, j’ai gardé la clef du bureau de Mackane, de son terminal on peut accéder aux dossiers des élèves. Je peux vous l’apportez.

Même s’il hésites un moment, Sam lui répond finalement :
- Restes là où tu es, on va venir, le pentacle te protège, je ne voudrais pas que tu coures le moindre danger pour quelques kilomètres !
- Très bien, je vous attends alors.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:18

Chapitre 9 " Le pentacle"


L’impala roule silencieusement le long des rues commerçantes de Charleston. Sam relit les notes qu’il a pris suite à son appel avec Kaleb, il ne fait pas attention à Dean qui refait lui aussi la conversation de son frère mais cette fois avec Constance, l’ayant écouter avec le petit écouteur du vieux combiné de l’hôtel, il ressasse chaque parole de la jeune fille et il semble qu’il bloque sur quelque chose mais il n’a pas le temps d’approfondir ce à quoi il pense qu’il doit déjà se garer devant le « Dérailleur » et que son frère lui fasse remarquer :
- Tu vois rien de particulier ?
- T’es prêt Sam ?
- Dean regarde bien, tu vois rien d’étranges ?
- Franchement à part que c’est désert !
- Oui, il est là Dean, ou bien il n’est pas loin ?
L’aîné sort son arme en s’extirpant de la voiture :
- Qu’est-ce qui te fait dire ça avec autant d’aplomb ?
Sam aussi a sorti son arme, mais reste coller a l’impala en scrutant les alentours sans bruit, il montre finalement la devanture du bar :
- Regardes le symbole !

Dean reste d’un coup lui aussi en retrait, hésitant tout de même a entrer dans le bar, quand ils jettent un œil à l’intérieur, ils ne voient pas grand-chose, mais quand Dean remarque un corps dissimulé près de la table de billard, il fait signe a son frère que c’est le moment de tenter le tout pour le tout.
Ils entrent finalement dans le bar et découvre deux autres corps, Sam se précipite pour voir si l’un d’eux est encore en vie, mais c’est déjà trop tard. Pourtant ce qui lui réchauffe le cœur c’est que ni Constance ni son père ne sont dans les corps découverts.
D’un coup Dean s’effondre sans crier gare et Sam met en joue une grande ombre qui vient du fond du bar :
- Sam non c’est le père de Constance !
- Qu’est-ce que vous avez fait de ma fille ? Hurle t’il en brandissant sa batte de base Ball maigre arme devant le Glok de Sam.
- Nous rien, alors calmez vous, on vient d’arriver ! Vous étiez où pendant le carnage ?
-Vous voulez que je me calme, mes meilleurs clients sont dans l’autre monde et ma fille a disparu !
- Vous étiez où ? Relance Dean visiblement agacé par le ton de l’homme même si tout cela est prévisible.
- A la banque je déposais la recette de la journée, je me suis à peine absenté une vingtaine de minute, je comprends pas avec le truc sur la porte il aurait pas du entrer.
- Justement, il a été recouvert de peinture, vous savez ce qui a pu se passer ?
- Ho mon dieu, les ouvriers que j’ai fait venir pour la réfection de la devanture ! Ca fait des années que je veux faire refaire la devanture du bar et là comme ma petite Constance a voulut venir travailler avec moi, j’ai mis les petits plats dans les grands et j’ai appelé pour qu’ils viennent faire des essais. Je ne pensais pas qu’ils étaient passé aujourd’hui, sinon je ne serais pas parti.
- Ca n’aurait rien changé, vous seriez certainement allongé avec ces hommes, eux aussi ont du vouloir protégé votre fille.

Sam et Dean essayent de comprendre comment Angel a su que le Pentacle était recouvert :
- Il devait la guetter, sinon il n’aurait jamais su qu’il pouvait entrer juste le jour où les ouvriers sont venu.
- C’est logique pour la planque devant le bar, mais ça ne résous pas le pourquoi ?
- Il en a besoin sinon elle serait là étendue par terre avec ces pauvres malheureux !
- C’est une bonne chose ça ? Demande le père de la jeune fille anxieux de la tournure des événements.

Dean le regarde droit dans les yeux :
- Je ne suis pas sure que ça soit une bonne chose mais on va tout faire pour pas que ça vire au désastre pour votre fille.
- Pourquoi a-t-il besoin d’elle, ressasse Sam en se parlant a lui-même, il faut que je rappelles Kaleb, puis il se fige en regardant quelque chose derrière le bar.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:18

Chapitre 10 " Les Bleuets"


« Le jour décroît la nuit augmente souviens toi », Sam relis le poème en long en large et en travers mais ne trouve aucune allusion au fait que Angel puisse avoir besoin de Constance pour une quelconque raison à part une seule.

Dans la chambre du jeune homme, une chose l’avait frappé pour une chambre d’étudiant de sexe masculin et voilà qu’il trouve la même chose dans le bar où vit Constance.
Dean qui parle avec le père de Constance ne voit pas son frère passer de l’autre côté du bar, il a pris soin d’expliquer a l’homme qui se trouve en face de lui de quoi il s’agissait devant la détresse de ce père qui ne comprend vraisemblablement pas où il a mis les pieds, il lui dit sans trop savoir ce qu’il raconte :
- Je veux bien croire aux vampires si vous me ramenez ma petite fille vous savez ! Son désarroi à fleur de peau est étrange venant d’un homme pareil mais il est vraiment touchant et aime sa fille plus que tout.

- Attendez voir, dites moi ça appartient à votre fille ? Il demande ça au père de Constance en tenant dans ses mains un gros bouquet de bleuet.
- Oui elle l’a reçu quand elle a décidé de ne plus retourner en cours après la mort de Mackane.
- Vous savez qui lui a envoyé ça ?
- Non mais y’avait une carte, elle est toujours dessus, derrière.
Sam tourne le bouquet et attrape la petite carte signé : - AM
- Angel Marcovith reprend Dean
- Oui c’est ça Angel, c’est le prénom qu’elle m’a dit. Pourquoi c’est ce petit enfoiré qui a ma fille ?
- Il a un don, et peut arrêter le temps et se nourrir de l’énergie des gens mais il doit commencer a sérieusement se degenerer maintenant pour tuer autant d’un seul coup.

Voyant que l’homme ne réagit pas, Sam lui explique que le « temps est un joueur avide » et qu’il joue contre lui, malgré le fait qu’il le contrôle, il fat qu’il se nourrisse pour pouvoir survivre. Mais au mot « se nourri », le père de Constance se raidit et regarde tristement les trois corps qu’il a banalement recouvert des nappes qui ornaient les tables du fond.
Le silence est de mise quand le téléphone de Sam se met à sonner.

- Allo Sam, c’est Constance.
- Dis moi où tu es ?
- Je sais pas trop, de là où je suis-je vois le côté droit de l’horloge de la fac ? Vous aviez raison, c’est Angel, il a perdu la raison. Elle parle d’une voie calme mais restes assez diffuse comme prise par la trouille.
- On va venir te chercher, ne bouges pas, il ne t’a pas fait de mal ?
- Non je vais bien, mais ne venez pas, il va revenir et je ne veux pas qu’il vous fasse de mal, il m’a promis qu’il allait arrêter et je veux bien le croire, il a l’air sincère Sam.
- Et toi ?
- Il ne me fera pas de mal, sinon ce serait déjà fait je me trompes, mais devant le silence du cadet des Winchester, elle continue. Il risque de se remettre en colère s’il vous voit, il ne lui restes pas longtemps, il a l’air tellement fatigué Sam, y’a-t-il un moyen de le faire redevenir ce qu’il était ?
- Il a forcément sur lui, quelque chose qu’il garde comme un trésor ?
- Oui, pourquoi ?
- Sans ça il ne peut plus contrôler le temps, tu crois que tu peux le lui prendre ?
- Je sais pas, mais redeviendra t’il comme avant si je le fais ?
- Je suis navré Constance mais il a choisit une voie de laquelle on ne revient jamais. IL n’y a plus rien à faire qu’attendre et espérer qu’il ne fera plus de mal, et que ses pouvoirs l’abandonne.
- Il n’en a plus de toutes façons !
- Comment tu le sais ?
- Il arrive a peine a marcher, comment pourrait il contrôler quoique se soit !
- Tu ne devrais pas rester là, on va venir te chercher, il est encore dangereux, ne le sou estimes pas…
- Je l’entend, je raccroches, ne venez pas Sam.

Mais quand le cadet entend les bips qui indiquent qu’elle a raccroché, ils entendent la porte de derrière claquer derrière le père de Constance qui lui ne se pose même pas la question de savoir si il doit ou pas y aller, il est déjà en route, les deux frères a sa suite.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
majandra
Lecteur assidu
Lecteur assidu
avatar

Messages : 93
Date d'inscription : 18/05/2010

MessageSujet: Re: L'horloge   Mer 19 Mai - 18:21

Chapitre 11 " La mante religieuse"


En face de l’horloge de la fac, les deux frères tournent en rond pour savoir d’où Constance a pu voir ce bâtiment, ils se dirigent vers un endroit un peu plus isolé et devant l’immeuble, un homme ère comme s’il avait vu un mort :
- Ho qu’est-ce qui s’est passé ?
- Il était là devant moi ! Il n’a plus rien d’humain, plus rien je vous dit ! Pétrifié par ce qu’il vient de voir, il ne suit même pas les deux frères qui s’engouffrent par le petit couloir.
Quand ils arrivent à la porte éclairée, Sam reste concentré sur ce qu’ils doivent faire pendant que Dean enfonce vigoureusement la porte. Mais ce qu’ils trouvent derrière ne ressemble plus a rien.
- Où est Constance ?
Sam penché sur le corps du jeune homme se relève doucement en regardant son frère :
- Pas de trace de lutte.
- Bien au contraire, regardes il lui avait fait un petit nid douillet. Je pense qu’elle a dit vrai quand elle a dit, qu’il ne lui fera pas de mal. Il l’aimait c’est évident.
- Je le pense aussi.
- Il aurait fait tout ça par amour, y’a plus de mobile alors !
Dean se retourne vers le père de Constance qui a réussit a les rejoindre :
- Avait elle des soucis scolaires ?
- Non c’était une excellente élève !
- Et Mackane, il y avait des frictions entre eux ?
- Vous savez quand ce porc est mort, j’ai presque applaudit !
- De quoi vous parlez ?
- Elle avait porté plainte contre lui l’année dernière pour harcèlement !
- Mais elle était son assistante personnelle cette année ! Relève Sam !
- Impossible, elle haïssait ce type comme personne. Elle avait porté plainte et s’est retiré quand on lui a fait comprendre que ça n’aboutirai nulle part.

Sam regarde son frère dépité :
- Elle a voulut se rapprocher pour mieux l’atteindre et le faire souffrir comme elle avait souffert !
- Vous ne la connaissez pas, elle n’est pas capable de faire des choses pareilles !
- Une femme qui a été trompée peut faire beaucoup de choses, croyez moi !
- Le pentacle c’était son idée n’est-ce pas ?
- Oui, j’y connais rien dans ces trucs là moi !
- On s’est fait piéger comme ce pauvre Angel !

Dean crispé de s’être fait berner par la douce Constance ne peut pas supporter l’échec et voudrait bien comprendre :
- Quand est-ce qu’elle a porté plainte contre Mackane ?
- L’année dernière !
- Quand ?
- Heu, au mois d’avril je crois !
- Sam, la femme de Mackane est morte quand ?
- Attend voir, je regardes ça…. Avril !
- Il n’a pas abusé d’elle, elle était jalouse. Il a du avoir des remords s’ils avaient une liaison ou bien il la repoussée quand elle a voulut lui faire des avances après la mort de sa femme pensant que la voie était libre !
- Une femme bafouée, pas mieux comme furie !
- Tu crois qu’elle est où ?
- Pas loin j’imagine, j’ai bien une idée.

Devant la stelle au nom du professeur Mackane dans le cimetière municipal de Charleston :
- Constance !
- Vous n’auriez pas du venir !
- Pourquoi ?
- Vous avez du deviner pour Mackane sinon vous seriez pas là ! Où est mon père ?
- Chez vous, il en a assez vu pour ce soir !
- Vous allez faire quoi ?
- Tu n’es ni possédée, ni dangereuse en soit. Te livrer a la justice ne servirait a rien, il n’y a aucune preuve contre toi. Ta seule punition sera de vivre avec la mort de tous ces gens ! De la mort d’Angel qui a fait tout ça par amour pour toi !

Elle se lève doucement, machinalement Sam lève son arme en même temps :
- Vous dites que je ne suis pas dangereuse !
- Simple précaution, tu as l’air de bien t’y connaître en magie noire !
Dean reprend le fil de la conversation :
- Je comprends pour Mackane, mais pourquoi l’autre prof ?
- Une diversion, vous sembliez vous rapprocher dangereusement de moi, j’ai brouillé les pistes mais Angel a déconné et il a voulut qu’on se retrouve avant la fin !! Avec vous dans mes pattes il fallait que j’improvise !
- J’n’y crois pas ! Un meurtre parfait !
- Si vous n’aviez pas été là franchement qui aurais pu remonter jusque moi ? Les locaux, ils ne se sont même pas posé la question de savoir ce qui faisait les marques dans le cou des victimes.
Elle marque un temps d’arrêt et fini par dire :
- D’ailleurs je ne pense pas que quelqu’un veuille se poser des questions de deux mecs pas du coin et qui crèvent dans un cimetière un soir venu, elle lève les bras et projette Dean contre une pierre tombale.
- Constance arrête ça, ne me force pas à tirer ! Mais il n’a presque pas le temps de finir que Sam rejoint son frère, quand ils entendent une détonation le joli corps de Constance s’effondre dans la pelouse humide mort.

La silhouette de son père se dessine dans la brume :
- Comment j’ai pu la laisser en arriver là ?
- Vous n’y êtes pour rien Bernard !

Dans l’Impala sur le chemin du retour vers ils ne savent pas encore quelle destination, Sam demande à Dean :
- Tu savais qu’il tirerai ?
- Je ne l’ai jamais cru, mais finalement ça l’a soulagé !
- Sa femme avait enseigné a Constance tout ce qu’elle savait sur la magie noire avant de mourir d’une rupture d’anévrisme il y a trois ans, après ça elle a tout essayer pour la faire revenir sans succès, manipuler le temps était l’une d’entre elle.
- Mais elle n’était pas un homme !
- Et ça elle pouvait pas le changer !
- Pauvre Bernard !
- Les deux femmes de sa vie étaient des sorcières !
- Et nous ont a été aveuglés par. la douceur apparente de sa fille.
- Une vraie mante religieuse.
- Tu l’as dit !


Et voilà histoire terminée, mais si vous voulez en discuter et laissez des commentaires c'est ici, merci d'avance:

http://huntersfanfics.forumactif.org/commentaires-f6/l-horloge-majandra-t108.htm#792
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: L'horloge   

Revenir en haut Aller en bas
 
L'horloge
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» la plus vieille horloge de Paris
» [AIDE] Quetsions horloge nouveau TF3D (Manila v 2.0/2.1)
» [INFO] Comment enlever le rectangle gris derriere l'horloge ? page d'acceuil
» [REQUETE] Modifier l'horloge du TF3D
» Horloge d'halloween - DT Scrapbook ta vie.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunter's Fanfics :: 
Séries Fanfics;
 :: . . Supernatural . . :: . . Général . . :: Fanfictions :: Fanfics finies
-
Sauter vers: