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 I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney

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Laney Rose
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MessageSujet: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 17:46

I dreamt about you


Citation :
Disclaimer : Se passe dans la saison 4 !
! Présence de langage sexuel !
Fic Sam/Others




Chapitre 1 : J'ai rêvé de toi.

Il faisait sombre. Si sombre qu’elle avait l’impression d’être devenue aveugle.
Levant les bras devant elle comme l’aurait fait un somnambule elle se rendit compte qu’elle était en réalité allongée sur le dos, sur quelque chose de très dur et rêche, peut être du bois. Tâtonnant au-dessus d’elle elle trouva là encore un obstacle, des brûlures sur le bout de ses doigts lui indiquèrent qu’elle venait de se blesser, mais bizarrement elle s’en fichait. Elle avait mal, aurait pleuré comme un bébé en temps normal, mais cela ne lui faisait rien de plus que ça…
Elle comprit très rapidement qu’elle était enfermée, mais ne hurla pas… Même si cela lui démangeait les lèvres.

Brusquement elle sentit son corps être aspiré, sa vue se brouilla et elle perdit tous ses repères. Son estomac se souleva comme si elle était dans un manège du type grand huit. Quand la sensation s'arrêta elle avait encore la tête qui tournait. Un homme se dessina devant elle. Elle ne l'avait jamais vu auparavant, à vrai dire elle ne fréquentait pas ce genre de personne. Il était de taille moyenne, assez costaud une barbe de plusieurs jours -voir année- sur le visage et une casquette enfoncée jusqu'aux yeux. Il ne faisait rien, il se tenait juste là, debout, les yeux dans le vide.
Il ne lui était pas familier, elle ne l’avait jamais vu de sa vie et pourtant, elle sentit comme une attraction la pousser vers cet homme. Elle avait envie de le toucher, pour s’assurer qu’il était bien là… Mais elle ne pouvait pas, comme une narratrice invisible, elle était condamnée à regarder.

- Tu ne l’aura pas comme ça ! Cria-t-il soudainement.

Maera se releva d’un bond dans son lit, les sens en alerte. La respiration saccadée elle entendit son réveil matin hurler à côté sur son chevet. Tendant les bras vers celui-ci elle tapa dessus avec force, le faisant taire. Encore un cauchemar… Le même depuis trois jours de suite, cela commençait à l’inquiéter. Elle qui ne rêvait pour ainsi dire jamais, ou qui du moins ne s’en souvenait pas… Elle le trouvait cette fois bien trop présent, voir obsédant.

Repoussant la couverture, elle se leva, prenant le temps d’étirer tous les muscles de son corps. Il était déjà midi, elle avait bien dormit même si cela n’avait pas été de tout repos. Maera travaillait la nuit dans un club très chic de la région. Elle finissait généralement aux alentours de trois ou quatre heures du matin, elle rentrait alors et se couchait avant de prendre son poste vers vingt deux heures. Elle vivait la nuit plus que le jour, mais son boulot payait bien et il fallait bien se nourrir, payer son loyer, manger… En somme, vivre.

S’habillant rapidement elle partit faire un jogging rapide, histoire de se maintenir en forme. Une petite demi-heure plus tard après avoir prit une bonne douche et s’être habillé elle grimpa dans sa voiture et mit les voiles en direction du centre ville. Elle mourrait de faim et avait prévu de rejoindre sa meilleure amie pour aller manger un bout.

Maera vivait dans une petite ville du Dakota du nord, non loin de Williston, une plus grande ville où elle travaillait. L’endroit était calme et les loyers moins chers. De plus elle avait toujours plus ou moins vécu dans la région, elle s’y plaisait bien.
Trouvant de justesse une place en ville, elle quitta sa voiture, une rutilante décapotable rouge qui avait été son seul caprice depuis qu’elle travaillait. Non pas qu’elle aimait s’afficher, mais avoir une jolie voiture lui faisait un peu oublier les contraintes de son enfance. Le vieux break rouillé et toujours en panne que possédait sa mère à défaut de pouvoir en acheter un plus récent… Elles n’avaient guère les moyens à l’époque.

- Enfin ! J’ai faillis aller manger sans toi ! Gronda Emily.
- Désolé. J’ai été faire un footing…
- T’as mauvaise mine, longue nuit ?
- J’ai encore fait ce rêve bizarre… Il me donne des frissons je te jure, c’est trop étrange.
- Tu fantasmes sur les vieux, tu refoules un truc à coup sûr… Il ne te reste qu’à t’enticher d’un de ces vieux riches qui viennent au club !
Maera fit une mine de dégoût alors qu’Emily se moquait, secouant ses superbes cheveux blonds tout en riant.
- Ah ah ! Ce n’est pas drôle.
- Ce n’est qu’un rêve relax !

Les deux amies continuèrent de marcher tout en bavassant, changeant rapidement de sujet car après tout ce n’était qu’un rêve et il ne valait pas de s’y attarder pendant des siècles.
Après avoir mangé dans un restaurant tranquille du centre, les deux filles firent quelques boutiques, puis elles se séparèrent, se donnant rendez-vous le lendemain.

Maera longeait les vitrines, ses quelques sacs de courses à la main. Elle avait été distraite une partie de l’après-midi, elle ne se sentait plus vraiment elle-même depuis que ces rêves avaient commencés. Sûrement le manque d’habitude, après tout, tout le monde rêvait et les cauchemars étaient une réalité, il fallait juste qu’elle s’y fasse !
Continuant de marcher vers sa voiture, elle se figea soudainement devant un réverbère. Celui-ci n’avait rien de particulier sinon qu’une affichette était collé sur celui-ci ! C’était chose courante, des pubs, des annonces, des signalements de disparition comme c’était le cas présentement. Défaisant l’affiche la jeune femme concentra toute son attention sur la photo qui y était collé…

- Mon dieu… Souffla-t-elle.

Ce visage, ces yeux, cette carrure… Elle connaissait cet homme, c’était celui de son rêve !

Jamais Maera n’avait conduit aussi vite de toute sa vie ! Quand elle se gara devant la maison de sa grand-mère elle se traita d’inconsciente, d’imbécile. Il y avait d’autres moyens de se changer les idées que d’enfreindre les lois ! Elle avait conservée l’affichette sur le siège à côté d’elle, y jetait des coups d’yeux inquiets, comme si l’homme allait sortir de la photo et se jeter sur elle…

Ce n’était qu’un rêve. Du moins… En théorie.

Maria avait élevé sa petite fille depuis son l’adolescence. Père inconnu, mère morte quand elle avait onze ans d’une attaque cérébrale… Une famille déchirée, disloquée depuis très longtemps. Maria était déjà âgé à l’époque, mais elle avait fait de son mieux et avait réussit, après tout elle n’avait pas mal tourné alors qu’elle avait eût toutes les occasions de le faire.

- Bonjour grand-mère ! Lança-t-elle en entrant dans la petite maison.
- Sssht ! Chérie une minute, Rosa va bientôt apprendre que Consuelo son mari est en réalité le père de sa mère et qu’il a eût une fille illégitime avec sa cousine… ! Quel salop… Tous les mêmes !

Maria avait une passion dévorante pour les soaps qui passaient l’après-midi, qu’ils soient en anglais où en chinois, elle en était folle ! S’asseyant à son côté la jeune fille essaya de s’intéresser au dit feuilleton, mais c’était pour elle trop risible pour être vraiment intéressant.

- Comment tu vas grand-mère ?
- Mon arthrite me fait souffrir, le médecin m’a donné un nouveau traitement.
- Tu prends bien tes médicaments ? !
- Evidemment ! Tu me prends pour une vieille bique qui perd la boule ? ! S’insurgea-t-elle.
Maria avait un sacré tempérament pour son âge. Elle n’était pas femme à se laisser marcher sur les pieds ou dicter sa conduite.
- Bien sûr que non.
- Et toi, qu’est-ce que tu racontes de nouveau ? ! Tu as croisé des célébrités… Jim Pitt ou Zac machin… ?
- C’est Brad mamie. Et non, pas de célébrité.
- Pas de mari non plus ? !
- Non je n’ai toujours pas de mari…
- Et tu attends quoi ? ! Ce n’est pas à quarante ans quand tout tomberas que tu pourras te trouver un bon mari !
Celle là Maera y avait droit à chaque visite.
- Je sais mamie, mais j’ai seulement vingt trois ans, je ne me fais pas trop de soucis pour ça…
- J’étais déjà marié depuis cinq ans moi à ton âge !
- Les temps changent…
- Les jeunes. Soupira la vieille dame. C’est quoi ce bout de papier dans ta main ? !

Maera baissa les yeux et se rendit compte qu’elle tenait toujours l’avis de recherche. Sur celui-ci il n’y avait pas grand-chose, juste la phrase « avez-vous vu cet homme » et un numéro de téléphone.

- C’est… Un avis de recherche que j’ai trouvé.
La vieille femme lui prit le papier des mains et blêmît brusquement.
- Pourquoi tu t’embêtes avec ça ! ? Gronda-t-elle.
Maria déchira l’avis avant que la jeune femme puisse l’en empêcher.
- Grand-mère pourquoi tu as fait ça ? !
- Tu voulais en faire quoi, l’accrocher dans ta chambre ? !
- Non mais…
- Tu connais cet homme ?
- Non.
- Bon ben alors… Qu’est-ce que ça peut faire ? !

Maria n’avait pas tort… Qu’est-ce qu’elle pouvait bien en faire ? !
C’était sûrement mieux ainsi… Il fallait qu’elle arrête d’y penser.

_________________

" Même en enfer, je serais toujours à tes côtés "


Dernière édition par Laney Rose le Ven 21 Mai - 18:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 17:48

Chapitre 2 : Premier contact.

La soirée, puis la nuit, fut la même que ces trois dernières. Beaucoup de monde au club, pas mal de travail, mais au final un bon moyen de ne pas penser à son rêve ni à quoi que ce soit d’autre. Vers trois heures du matin en sortant de son travail, elle traversa le parking pour rejoindre sa voiture.
Sa tête était vide de toute pensée en rapport avec cet homme… Mais le destin s’acharnait. Sur une des voitures elle trouva collé sous l’essuie glace le fameux avis de recherche. Comme si dieu lui-même voulait lui jouer un sale tour.

* *
*

Elle ne savait pas bien où elle était. Un long couloir avec pleins de portes, et sur ces portes des numéros qui semblaient se suivre plus ou moins. Elle devina qu'il s'agissait d'un motel, ou tout du moins d'une grande maison, quelque chose d'énorme. Elle marcha longuement, croisant des personnes dont elle ne voyait pas le visage, elle gardait la tête baissée sans pouvoir la remonter. Maera s'arrêta devant la chambre 244 et ouvrit la porte. Une étiquette pendue à la poignée lui annonça qu'elle était au Moon Bay, donc bien un motel. La chambre était assez cosy, un lit, un bureau, une télé... C'est d'ailleurs vers celle-ci qu'elle se dirigea. Elle l'alluma puis monta un peu le son.
Maera se dirigea ensuite vers le lit et y posa ses affaires, sa veste et puis un lourd sac qu'elle avait sur l'épaule. Elle se sentait fatigué et courbaturé comme après une longue journée de travail.
Brusquement elle entendit un bruit provenant de la porte. On essayait discrètement, mais pas très efficacement de l'ouvrir. Elle se figea, levant les yeux vers le miroir qui se situait dans l'entrée. Maera, écarquilla les yeux surprise. Ce n'était pas elle dans le reflet, mais l'homme de l'avis de recherche... Malgré sa surprise, elle resta immobile.
- Tu ne l’auras pas comme ça…

Cette fois quand elle se réveilla il ne faisait pas encore jour. Elle avait dormit à peine une heure, et elle avait la certitude, que si elle se rendormait, elle allait rêver de lui à nouveau… Il serait encore là, comme s’il lui faisait signe, comme s’il l’appelait au secours. Il allait la rendre folle !
Se tournant vers le chevet elle prit l’avis de recherche entre ses doigts tremblant et regarda la photo, s’adressant avec rage à lui.

- Qu’est-ce que tu veux de moi à la fin ? ! Qui es-tu ! ?

Elle soupira, ses yeux passant du « avez-vous vu cet homme », à la photo, et au numéro de téléphone… Avez-vous vu cet homme ? ! Oui, elle l’avait vu, mais dans un rêve…
Ou plutôt un cauchemar !
S’en était trop pour elle, elle ne pouvait pas rester comme ça à rien faire. Elle allait passer pour l’illuminé de service, mais peu importe. Attrapant son portable sur le chevet, elle composa le numéro sans réfléchir. Elle ne savait pas trop ce qu’elle allait dire mais tant pis…

- « Vous êtes sur le portable de Sam, laissez un message. »
Le répondeur, ce n’était pas plus mal.
- Bonjour, je m’appelle Maera Walker, je vous appelais pour l’avis de recherche… Il se peut que j’ai vu l’homme de la photo… Je pense du moins… Vous pouvez me rappeler au 555-327-1564, à n’importe quelle heure…

Et le plus tôt serait certainement le mieux…

Le soleil était encore jeune, mais Sam et Dean étaient déjà debout. Ils n’avaient pas beaucoup dormis, voilà deux jours entiers qu’ils recherchaient leur vieil ami Bobby Singer. Ils ne s’étaient autorisés qu’un peu de sommeil parce qu’ils tombaient de fatigue, et qu’ils ne seraient bon à rien s’ils ressemblaient à deux zombies ! Mais la nuit avait été courte, ils avaient eût du mal à s’endormir, rongé par l’inquiétude.

Ce n’était pas dans les habitudes de Bobby de disparaitre sans prévenir, sans donner de nouvelle ! Ce qui leur avait mit la puce à l’oreille était un coup de fil qu’il avait promis de passer et qui n’était jamais venu. Ils s’étaient rendus chez lui, avaient tout trouvé d’ouvert dans la maison… Mais pas de Bobby. Ils avaient appelés tous les chasseurs qu’ils connaissaient, contactés les hôpitaux, les shérifs… Il n’y avait rien, comme s’il s’était volatilisé. Pour eux c’était plus qu’inquiétant…

Dean sortit de la douche, les cheveux encore humide pendant que Sam jetait un œil à son portable.

- J’ai un message.
- De qui ? !
- Je ne sais pas…
Sam appela son répondeur, et écouta le message en question, jetant un œil surpris à son frère qui l’interrogea aussitôt du regard.
- Dean écoute ça !
Le cadet mis l’appareil sur haut parleur, faisant répéter le message.

- « Bonjour, je m’appelle Maera Walker, je vous appelais pour l’avis de recherche… Il se peut que j’ai vu l’homme de la photo… Je pense du moins… Vous pouvez me rappeler au 555-327-1564, à n’importe quelle heure… »

Dean se rapprocha de son frère, presque excité par ce début de piste… Il faut dire qu’ils avaient épuisés toutes leurs ressources, c’était inespéré ! Sam retint le numéro de téléphone et appela malgré qu’il était encore tôt, elle avait dit à n’importe quelle heure !
Il avait laissé le téléphone en haut parleur, Dean voudrait écouter, il n’allait pas le priver de ce petit espoir. Il n’y avait qu’à prier pour que ce ne soit pas une erreur…

Enfin elle décrocha, parlant d’une petite voix ensommeillée.

- Allô ? !
- Bonjour, je voudrais parler à Maera Walker.
- C’est moi ! Vous êtes ? !
- Mon nom est Sam… Vous m’avez laissé un message concernant notre ami qui a disparut…
- Oh ! Oui… Elle sembla reprendre de l’aplomb, sa voix se fit plus posée. C’est exact… J’ai vu votre avis de recherche en ville hier.
- Vous disiez l’avoir vu ? !
- Heu… Je n’en suis pas sûr à cent pour cent… Est-ce que… Est-ce qu’on peut se rencontrer pour en parler ? ! Je n’aime autant pas par téléphone.
Sam jeta un œil à Dean qui acquiesça, intrigué.
- Bien sûr… Où ça ?
- Vous connaissez le restaurant chez Joe, à Williston ? !
- Non mais je trouverais.
- Il fait l’angle en haut de l’avenue Kennedy. Vous ne pouvez pas le rater. Vers 11H00 ça vous irait ? !
- C’est parfait. J’y serais avec mon frère… A 11H00.
- Très bien, alors à tout à l’heure.

Sam raccrocha, se tournant vers son frère.

- On a peut être enfin une piste.
- Je ne sais pas… C’est bizarre de ne pas vouloir « en parler par téléphone » ! Lança Dean.
- Bah… Les gens se pensent toujours dans des films !
- Oui mais quand même… J’espère juste que ce n’est pas une entourloupe.
- On sera bientôt fixé !

Ils n’avaient pas eût de mal à trouver le restaurant. Il était exactement là où elle l’avait indiqué, et à onze heures seulement il n’était pas trop bondé. S’installant à une grande table près de la vitrine, ils prirent place du même côté de la table, comme ils n’avaient aucune idée de ce à quoi elle ressemblait mais puisqu’elle savait qu’ils seraient deux, elle comprendrait certainement qu’ils étaient les deux frères l’attendant. Ils commandèrent léger en l’attendant, ils s’impatientaient un peu, pour eux chaque minute était précieuse…

- Je ne sais pas pourquoi, je sens le coup foireux. Maugréa Dean.
- Ecoute, elle n’avait pas l’air de plaisanter au téléphone.
- On n’en sait rien… Si ça se trouve c’est une illuminée.
- Si c’est le cas on s’en rendra vite compte… Laissons-lui une chance !

Sam et Dean jetèrent un coup d’œil autour d’eux, cherchant parmi les visages si elle pouvait être déjà là ou si ce n’était pas le cas. Une petite sonnerie se fit entendre dans le restaurant, signe que quelqu’un venait de pousser la porte d’entrée. Les deux frères dévisagèrent la jeune femme qui venait d’entrer avec un détail tout particulier.
Grande, mince, belle brune rivée sur des talons qui lui faisaient des jambes sans fin. Elle portait un jean moulant, accompagné d’un tee-shirt gris tout simple mais qui mettait sa silhouette en valeur. Ses cheveux très noirs et longs étaient rassemblés en une queue de cheval qui lui tombait jusqu’au milieu du dos. Ils soupirèrent en la voyant se diriger sans hésitation vers le comptoir et s’adresser au patron.

- Il est quelle heure ? ! Bougonna Dean.
- 11H01 !
- Elle est en retard.
- Y a peut être de la circulation…
- Oui, ou on est deux idiots qui se sont fait poser un lapin !
- Bonjour !
Les deux frères levèrent la tête vers leur interlocutrice qui venait de s’arrêter près de leur table. Ils restèrent pantois quelques secondes en réalisant qu’il s’agissait du canon entré un peu plus tôt dans le restaurant.
- Bonjour…
- Je suis Maera.
Sam se leva poliment et lui tendit une main amicale.
- Je suis Sam ! Et voilà mon frère Dean.
Elle serra tour à tour la main des deux frères.
- J’espère que je ne suis pas en retard.
- Pas du tout… ! Lança Dean avec un sourire charmeur. Je vous en prie… Dit-il en désignant une chaise face à eux.

Maera prit place, posant son sac sur la chaise à côté d’elle. Le patron vint lui apporter une tasse fumante avec un sourire.

- Votre thé jeune demoiselle.
- Merci Joe.
- Vous reprenez quelque chose ? ! Demanda-t-il aux garçons.
- Non merci.
- Très bien… Appelez-moi si besoin.

Il s’éloigna avec un sourire entendu pour la jeune fille. L’ignorant royalement –nervosité oblige- elle tourna sa cuillère dans son thé avant d’oser lever les yeux vers les deux frères, qui comme elle le devinait, la dévisageait sans autre forme de procès.

- Alors… Désolé de sauter tout de suite à l’essentiel, qu’est-ce que vous savez exactement de notre ami ? ! S’enquit Sam.
Maera avait pensé à la question toute la matinée. Elle avait conclut qu’elle devait broder la vérité si elle voulait être prise au sérieux.
- Je pense l’avoir vu dans la région. Finit-elle par dire.
- Où exactement ? !
- Heu… Dans un motel, ici, il s’appelle le Moon Bay.
- On a déjà fait tous les motels de la ville, on n’a trouvé aucune trace de lui. L’informa Dean.
- Peut être qu’il est dans la ville voisine alors…
Sam et Dean échangèrent un regard un peu ennuyé. Elle l’avait vu dans un motel dont elle ignorait où il se trouvait ? !
- Il était très tard quand je l’ai vu, j’avoue que c’est un peu confus dans ma tête. En revanche je me souviens de la chambre dans laquelle il était, la 224. Le numéro m’a marqué.
- Il était seul ?
- Oui… Enfin, je crois qu’il a eût de la visite mais je ne suis pas certaine.
- Il était habillé comment ? !
- Chemise à carreau, avec un demi-blouson vert… Et une casquette, marron et blanche avec un drôle de logo dessus.
- Pour quelqu’un dont la nuit était confuse ça c’est précis. Fit remarquer Dean.
Maera gêné se pinça les lèvres, plongeant les yeux dans son thé auquel elle n’avait pas touché.
- Peut être que… Peut être que je me trompe, je vous fais sûrement perdre votre temps, je suis désolé ! Lança-t-elle.

Attrapant son sac, elle se leva d’un bond, bien décidé à partir.

- S’il vous plait, attendez ! Vous êtes notre seul piste… ! Lança Sam.
Elle s’arrêta se tournant vers lui.
- Je ne suis pas sûr de ce que j’ai vu. Affirma-t-elle.
- S’il y a la moindre chance que vous ayez raison, on doit essayer. Je vous en prie, Bobby est comme un père pour nous on veut le retrouver… Même si vous vous trompez, on doit tout tenter, et tant pis si ce n’est pas ça…

Maera poussa un soupir, fermant les yeux quelques secondes.

- Ok…
Elle se rassit, croisant les bras sur sa poitrine.
- Il avait l’air assez nerveux quand il est… Passé devant moi.
- C’était quand exactement ?
- Y a trois jours.
- Est-ce que quelque chose d’autre vous a frappé ? ! Une autre personne, vous avez dit qu’il avait été rejoint ?
- Oui… Mais je ne sais pas par qui. Je n’ai rien vu d’autre.

Sam et Dean échangèrent un regard, ils avaient un mince espoir mais c’était déjà ça… Ils reportèrent leur attention sur Maera, cherchant dans ses yeux quelle était la part de vérité dans tout ça. Elle n’avait pas l’air d’être le genre de fille qui s’amusait à raconter des cracks, sa gêne en était une preuve supplémentaire.

- Comment il s’appelle votre ami ? ! Demanda-t-elle.
- Bobby Singer.
- Vous avez une idée de ce qu’il lui est arrivé ? !
- Non. Mais on aimerait bien…
- J’espère qu’il n’a pas d’ennui.
- Pourquoi dites vous ça ? ! Demanda Dean.
- Juste… Comme ça, en général les gens ne disparaissent pas pour rien. Et il avait l’air gentil… J’espère que vous le retrouverez.
- Nous aussi. Merci de votre aide.
- De rien.

A peine sortit du restaurant et après avoir prit congé ils partirent à la recherche du motel Moon Bay. De ce qu’ils savaient, avant de disparaître Bobby était sur une affaire dont il avait refusé de parler, apparemment c'était quelque chose d’assez important pour lui. Les deux frères étaient vraiment inquiets, et ils avaient si peu de piste qu’ils avaient été obligé de faire des tracts pour trouver un témoin ou au moins une piste concrète.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 17:51

Chapitre 3 : Agression.

Le motel était bien dans la ville suivante, comme Maera leur avait dit.
Ils entrèrent sans problème dans le motel qui était ouvert vingt quatre heures sur vingt quatre. Le réceptionniste à l'entrée, était en train de regarder la diffusion d'un vieux western tout en dégustant une pizza. Il se leva de son siège en voyant les deux garçons entrer.

- Bonjour, je peux vous aider?
- Oui, nous recherchons un homme, peut être qu'il a séjourné ici assez récemment.
Dean sortit un avis de recherche de sa poche et le posa sur le comptoir. L'homme le prit perplexe et l'examina quelques secondes.
- Ah oui je le reconnais. Il est arrivé il y a presque une semaine, il a payé d'avance...
- Il est encore là?
- Non, je ne l’ai pas vu depuis avant hier! Je sais pas s’il n’est pas sortit de sa chambre ou s’il n’est pas rentré!
- Est-ce qu'on pourrait avoir les clefs de sa chambre, on est très inquiet on n’arrive pas à le joindre.
- Je sais pas, je n'ai pas le droit normalement.
Dean fouilla dans sa poche et en ressortit un billet qu'il glissa sur le comptoir.
- S'il vous plaît, on est vraiment très inquiet.
- L'homme prit le billet et attrapa un double de clef dans un tiroir.
- C'est la chambre 244!

Sam prit les clefs et ils se dirigèrent vers les escaliers.
Ils montèrent au deuxième étage et traversèrent un long couloir assez sombre. Ils s'arrêtèrent devant la chambre 244 et ouvrirent la porte. A première vue, il n'y avait rien d'anormal. Quelques affaires traînaient ici et là, surtout des livres. Le lit en revanche n'était pas défait, et il n'y avait aucun bagage. Ils firent le tour de la chambre, cherchant le moindre indice. Sam s'occupa de fouiller la salle de bain et le côté droit de la chambre pendant que Dean attaquait les armoires, les rangements et tout le côté gauche.
Bobby n'avait rien laissé d'important derrière lui, apparemment il était partit précipitamment de la chambre. En écartant quelques couvertures dans l'armoire il trouva des bouts de scotch encore collé contre le mur. Il avait dû suspendre là ces indices, mais avait tout emporté.

- On dirait qu'il est partit assez vite! Lança Sam.
- Oui... Très vite même.

Dean referma l'armoire et se dirigea vers la fenêtre. Il jeta un coup d'œil par celle-ci, ils étaient au deuxième mais il y avait une gouttière qui descendait presque jusqu'en bas. Facile d'y descendre...
Un souffle d'air attira son attention sur cette dernière, elle n'était pas bien refermée.

- Sam vient voir ça!
Le cadet s'approcha de son frère qui lui désigna la fenêtre et le petit interstice qui laissait passer un peu d'air.
- Notre ami Bobby s'est mis à l'escalade? !
Dean ouvrit la fenêtre et jeta un coup d'œil sur le rebord. Il y repéra quelques petites tâches qui ne lui plaisaient guère.
- On dirait que c'est du sang...
- Ça ne me plaît pas du tout.
- A moi non plus.

Le soir même.

Après être rentré du motel, ils avaient détaillés tous les indices trouvés dans la chambre. Il y avait deux bouquins de rituels aussi vagues qu'imprécis, quelques notes de restaurant et de différents magasins et quelques vêtements oubliés... Rien d'utile en clair.

- On n’a rien de plus! Soupira Dean.
Sam penché sur son ordinateur tourna la tête vers son frère quelques secondes.
- Je m'en doutais.
- Qu'est-ce que tu fais?
- Je… Fais des recherches sur cette Maera Walker.
- Ah, elle t’a tapé dans l’œil ?
- Je dirais plutôt qu’elle m’a marqué, dans le sens ou elle était bizarrement impliquée dans l’affaire. Je veux dire, elle était trop nerveuse pour être honnête.
- Et tu trouves quelque chose?
- Encore deux petites minutes...

Dean regardait son frère jongler avec les touches comme un professionnel. Heureusement pour leur duo de choc l'informatique n'avait aucun secret pour Sam. S'il fallait compter sur lui pour ça c'était le strict minimum. Sauf s'ils étaient un jour amené à faire des recherches sur des sites porno... Là aucun doute, il était le champion du sujet.

Une petite moue se forma sur le visage de Sam quand les résultats arrivèrent.

- Y a rien du tout. Elle n’a pas de casier, un job en or, une fille normale.
- Je me demande quand même ce qu’elle faisait dans ce motel… Je veux dire, elle n’a pas l’air d’être le genre de fille à fréquenter des endroits aussi… Bon marché.
- Tu as raison. Et le fait qu’elle est si bien remarqué Bobby mais qu’elle ne sache même pas où se trouve le motel…
- Tu sais où elle travaille ?
- Oui.
- Si on allait lui rendre une petite visite ? !
- Je suis plutôt pour !

Maera était hôtesse dans le club le plus chic de tout l’état. Elle accueillait les clients à leur arrivé, les accompagnait à leur table et s’occupait de toutes leurs demandes spéciales. Elle gérait les salons privés, les bouteilles de champagne très cher, les problèmes s’il y en avait.
Elle n’était pas dupe sur la raison pour laquelle elle avait eût ce job. Elle était belle, son physique plaisait aux clients alors le patron était content.

Les soirées étaient souvent longues, les clients nombreux à satisfaire et elle faisait des dizaines de kilomètres chaque jour rien que pour aller voir tout le monde, passer du bar aux salons, à la piste de danse, à la cave, aux coulisses…
Les premiers jours elle en avait pleuré tellement elle avait mal aux pieds dans ses talons, mais maintenant, elle était blasé.

D’un signe de la main, elle salua les travailleurs de fin de nuit qui nettoyaient le club après chaque soirée. Il était quasiment quatre heures, la soirée avait vraiment traîné en longueur, elle était exténué. Le jour ne se montrait pas encore, mais ça ne tarderait plus, on voyait déjà quelques nuages faire leur apparition dans le ciel obscur. Il faisait bon, elle portait encore sa tenue de boulot, pantalon moulant, bustier sombre chic. Elle avait juste rajouté une petite veste sur ses épaules, le temps d’accéder à sa voiture.

Maera plongea une main dans la poche de sa veste cherchant ses clefs de voiture qu’elle était sûre d’avoir laissé là. Fouillant avec agacement ses fonds de poches elle secoua un peu la tête, quelques gouttes d’eau commençait à tomber, ne manquait plus que ça ! Ce n’était sûrement qu’une petite averse, un petit nuage mais elle n’avait pas envie de prendre une douche !

- Hé merde, où est-ce qu’elles sont ? !

Poussant un énième soupir elle se demanda si elle ne les avait pas oubliés ou fait tombée en mettant sa veste dans le club. Si c’était le cas… Elle n’avait pas fait attention ! Perdue dans ses pensées et agacée par la pluie qui commençait à la tremper jusqu’aux os, elle n’entendit ni ne vit rien de ce qui fondit sur elle en un éclair.
Deux bras la saisirent au niveau des épaules, l’un dont la main vint se plaquer sur sa bouche pour l’empêcher de crier. Surprise elle agrippa les bras pour tenter de se libérer de l’étreinte tout en s’agitant. Mais la personne qu’elle soupçonnait bien être un homme vu sa carrure était fort et ne la lâchant pas la contraint à avancer. Maera paniquée se débattait comme une diablesse, se tortillant pour tenter de s’échapper mais sans succès…
L’homme la poussa jusqu’à sa propre voiture contre laquelle il la plaqua. Il ne disait rien, ou tout du moins elle n’entendait rien à cause de ses propres hurlements intérieurs. Tout ce qu’elle saisit c’est qu’il essayait de la pousser vers sa voiture dans un but qu’elle devinait hélas avec effroi.

S’impatientant l’homme la fit basculer violemment en arrière. Heurtant le capot de la voiture, elle glissa et se cogna la tête contre l’aile de la voiture. Sonnée et à terre, elle n’eût pas l’idée de crier trop sous le choc pour qu’un seul son ne sorte de sa bouche.

Elle n’eût cependant pas besoin de le faire, entendant des bruits de pas et des cris, elle vit son agresseur s’enfuir à toute jambe et l’abandonner là à son pauvre sort. Une main derrière sa tête, Maera sentit un peu de sang lui couler entre les doigts, elle devait s’être méchamment amochée !

- Vous êtes blessé, vous n’avez rien ! ? S’écria une voix.

Elle aurait aimé répondre que oui, mais sa tête tournait abominablement. L’odeur du sang lui donna la nausée puis brusquement tout devint noir, et elle sombra.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 17:53

Chapitre 4 : Complications.

- Tout ira bien… Il ne te fera pas de mal, tu es en sécurité.

La voix de Bobby était chaude, agréable à l’oreille. Mais ce n’est pas à elle qu’il parlait. Il lui tournait le dos, parlant à une table sur laquelle était posé quelque chose. Elle se trouvait de nouveau dans la chambre de motel, et il était là, comme dans ses autres rêves. Maera regarda autour d’elle, il y avait des feuilles accrochées aux murs, des plans, des articles de journaux, de drôles de symboles qu’elle ne comprenait pas.
Bobby poussa un soupir et se dirigea vers le grand lit sur lequel était posée une arme. Un fusil à première vu, mais elle n’y connaissait pas grand-chose.
Il nettoyait méticuleusement son arme, Maera sentait son inquiétude, oui il était vraiment inquiet, il avait peur…

- Cette fois, ça se passe entre toi et moi ! Conclut-t-il en chargeant son arme. Tu ne l’auras pas comme ça, pas tant que je serais vivant !

Quelques rayons de soleil chauffaient son bras, provoquant quelques picotements qui la réveillèrent. Elle souleva légèrement la tête, mais regretta aussitôt quand une douleur lancinante lui vrilla le crâne. Elle se rappela l’agression la veille, son choc à la tête… Mais ensuite, que c’était-il passé ? !
Balayant la pièce du regard elle roula sur le côté et s’assit. Elle porta une main à sa tête, tout en regardant autour d’elle… Mais où était-elle ?

- Bonjour ! Comment vous vous sentez ? !
Se retournant elle posa les yeux sur Sam qui sortait de ce qui semblait être une salle de bain.
- Qu’est-ce que je fais ici ? ! S’inquiéta-t-elle.
- Vous êtes à notre hôtel… Vous vous êtes fait agresser hier vous vous souvenez ? !
- Oui mais… Comment… Vous étiez là ?
Le chasseur acquiesça.
- Oui, on était là. On n’a pas pu arrêter l’homme qui s’en est prit à vous. Ensuite vous vous êtes évanouie, on vous a emmené ici.
- Ma tête…
- Rien de grave, ne vous en faites pas.
Elle acquiesça, jetant un œil autour d’elle. Sam avait dit « on » mais où était son frère ?
- Où se trouve votre frère ?
- Il est partit chercher le petit déjeuner. Alors… Vous avez une idée de qui aurait pu s’en prendre à vous ? !
- Pardon ? ! S’étonna-t-elle.
- Bobby qui disparait, vous qui savez des choses… Votre agression. Ca fait beaucoup de coïncidence.
- Je ne vois pas pourquoi… C’est ridicule, pourquoi quelqu’un voudrait me kidnapper parce que je vous ai aidé ?
- A vous de me le dire.
- Mais je n’en sais rien… Je suis juste, je l’ai juste vu votre Bobby je lui ai jamais parlé de ma vie, je ne le connais même pas ! Protesta-t-elle.
- Ca parait difficile à croire. Avoua Sam. Ce que vous savez sur Bobby pour un simple témoin, c’est étrange.
- Je….

Maera secoua lentement la tête. Ses longs cheveux noirs tombaient sur ses épaules en cascades lisses et droites. Des mèches rouges étaient dispersés dans sa chevelure, de manière discrète mais qui ajoutait un petit côté rock’n’roll à sa crinière.

- C’est complètement dingue. Continua-t-elle.
- Que faisiez-vous au motel ? !
- Ca ne vous regarde pas. Merci de m’avoir aidé, mais nous sommes quittes, je rentre chez moi ! Annonça-t-elle.
- Vous ne voulez pas savoir si on l’a retrouvé ? ! Lui lança-t-il.

Maera se figea quelques secondes, continuant à lui tourner le dos. Ses rêves étaient-ils réels, ou n’avait-elle qu’une imagination trop débordante ? ! Voulant en avoir le cœur net elle se retourna, glissa ses mains sur le bord de ses poches dans un geste nerveux.

- Si évidemment.
- On est sûr qu’il est passé là où vous l’aviez dit.
- Vraiment ? !
Sam sembla tiquer, fronçant un peu les sourcils.
- Ca à l’air de vous étonner ? !
- Non je… C’est juste que je n’étais pas sûre. Mais vous l’avez trouvé ?
- Non. On n’a pas plus d’indices. Retour à la case départ…
- Je suis désolé… J’espérais vraiment que vous le retrouveriez.
- Vous êtes visiblement la dernière personne à l’avoir vue ! Vous êtes certaine de ne rien savoir d’autre ? !

Les autres rêves c’étaient précisés, mais comment expliquer qu’elle pouvait connaître tous ces détails ? ! Ca n’avait pas de sens et puis il ne la croirait pas, même si elle lui disait alors, elle continua de mentir, pour se protéger…

- Je ne sais rien de plus.
- Petit déjeuner ! S’écria Dean en entrant dans sa chambre.
L’aîné se figea en posant les yeux sur Maera et Sam qui semblaient en plein moment « important » à en juger par leurs têtes.
- Je n’interromps rien au moins ?
- J’allais partir. Merci pour votre aide, et bonne chance pour votre ami.
Dean se tourna interrogeant son frère du regard alors que la jeune femme quittait la chambre, sans ajouter un seul mot.

- Qu’est-ce qui c’est passé ? !
- Je crois qu’elle nous cache quelque chose. Mais je n’arrive pas à comprendre quoi ! Soupira Sam.
- Si tu veux mon avis, tout ça est lié, ne reste qu’à trouver le fil conducteur.
- Et comment on fait ça ?
- Il faut tout reprendre à zéro, tout revoir, chercher le lien entre cette fille et Bobby !
- Ok… Je vais repasser au Moon Bay et montrer la photo de Maera que j’ai trouvé sur le net au gérant… S’il se souvient de Bobby, une fille comme elle, il n’a pas du l’oublier.
- Ok… Moi je vais appeler quelques amis de Bobby, ils auront peut être des nouvelles.

Les deux frères en oubliant presque leur petit déjeuner se mirent au travail presque immédiatement, ils n’avaient pas une seule minute à perdre.

En quittant la chambre, Maera avait sauté dans un taxi, lui donnant l’adresse de chez elle. Elle avait encore un peu mal à la tête et au sommet de son crâne sous ses cheveux elle sentait une belle bosse et une petite coupure, rien de bien méchant, mais de surtout douloureux.
On ne pouvait pas dire non plus que côté moral cela allait bien mieux. Elle rêvait d’un homme qu’elle ne connaissait pas et qui avait visiblement de graves problèmes, elle s’était faite agressé même si ce passage était encore flou dans sa tête… Et malgré tous ses efforts elle n’arrivait pas à se défaire du visage de ce Bobby, il la hantait.

En arrivant chez elle, elle se précipita sous sa douche puis regagna son lit où elle s’allongea pour se reposer. Sans trouver le sommeil elle se disait qu’elle aurait peut être dû appeler la police, ou aller porter plainte. Après tout son agresseur ne devait pas s’en sortir comme ça ! S’il avait réussit à l’emmener, à la kidnapper, à la faire disparaitre comme…

Bobby.

Si elle disparaissait comme lui sans laisser de trace ? ! C’était peut être elle la prochaine victime, la raison de ses rêves étranges ? ! Peut être que Sam avait raison, tout ça était lié, forcément. Elle n’avait pas des dons de medium, ne se souvenait jamais de ses rêves jusqu’à ce que ceux-ci commencent ! Tout ça ne pouvait pas être une coïncidence, mais quel rapport entre Bobby et elle sinon d’être une potentielle victime ?
Effrayée par ses propres pensées elle ne put s’empêcher d’aller vérifier si la porte était bien fermée à clef. Il valait mieux être prudente, jusqu’à ce qu’elle comprenne ce qu’il se passait.

Restant cloitré chez elle sans aucune envie de sortir ou de bouger, elle se décida finalement en fin de journée, relativisant sur les dangers qui pesaient soit disant sur elle. Il n’y avait aucune raison pour qu’elle soit la prochaine cible ! Aucune.
Elle essayait du moins de s’en persuader, elle voulait vraiment croire que tout ça n’était qu’une coïncidence, rien d’autre.
Prenant ses affaires, et rangeant une bombe lacrymogène dans son sac-juste au cas où- elle décida de se rendre chez sa grand-mère, voir Maria lui changerait les idées et puis elle avait besoin de se confier sur ce qu’il lui arrivait. Elle savait que sa grand-mère ne la traiterait pas de folle et qu’elle l’écouterait même si elle ne croirait pas forcément à tout ça. Elle pourrait la conseiller même si elle l’entendait déjà lui dire de sa grosse voix « Ma petite fille, tu travailles trop ! »
Maria avait toujours un mot pour la réconforter, volontaire ou non.
Quand elle arriva à la maison de la vieille dame toutes les lumières étaient allumés, signe qu’elle était chez elle. Il ne faisait pas encore tout à fait nuit mais elle avait des problèmes de vue et ne voyait pas bien dès que le jour déclinait.
Elle sonna une première fois, puis une deuxième, avec l’âge elle avait aussi quelques difficultés à entendre !

- Grand-mère ? !

Maera poussa la porte, certaine qu’elle ne l’avait pas entendue. En entrant dans la maison elle entendit la télévision dont le volume était assez fort, elle devait donc être plongée dans un palpitant soap de je ne sais quelle nationalité. Traversant le couloir elle se rendit au salon et balaya la pièce des yeux. Maria n’était pas là…

- Grand-mère, c’est moi !

Continuant son exploration elle se dirigea droit vers la cuisine et se figea sur le pas de la porte. C’est là qu’elle l’aperçut, ses pieds dépassant de derrière la table de la cuisine, allongée sur le sol. Son cœur manqua un battement, son visage devint livide et elle resta figée quelques secondes avant de se précipiter vers sa grand-mère.

- Maria ! Grand-mère… Tu m’entends ? !
Maera la retourna avec précaution, elle était allongée sur le ventre. Elle était inconsciente, une plaie assez vilaine sur le front. Regardant autour d’elle, la jeune fille aperçut un peu de sang sur le coin de la table, on avait du la pousser ou elle avait glissé et s’était cogné violemment ! Une théorie gagnait tout de même sur l’autre, ce serait trop de coïncidence pour que ce soit un simple accident !
Mais qui oserait s’en prendre à une femme de son âge ? !
- Ca va aller grand-mère, je vais appeler du secours.
Se saisissant du téléphone elle composa le 911, le numéro des urgences et demanda à ce qu’on envoie rapidement une ambulance. La respiration de la vieille dame était faible, et elle avait perdu pas mal de sang…

Restant avec elle jusqu’à ce que l’ambulance arrive Maera ne cessa de lui parler, la rassurant et lui disant que tout irait bien. Elle ne l’entendait peut être pas, mais cela lui permettait de se rassurer elle aussi. L’ambulance lui sembla très longue à arriver, mais c’était toujours comme ça quand on attendait réellement avec la peur au ventre. Finalement les ambulanciers furent là en moins de dix minutes et ils prirent très vite en charge la vieille dame, questionnant Maera sur ce qu’il c’était passé. Elle ne put pas en dire plus qu’elle n’en savait, elle n’était pas d’un très grand secours…

A l’hôpital elle se retrouva dans la salle des familles à entendre et à tourner en rond en attendant qu’ils lui fassent les soins et les examens nécessaires. Elle était consciente que son âge ne jouait pas en sa faveur, mais Maria était forte, elle devait avoir confiance en elle, elle allait s’en sortir.
Voyant le temps filer lentement mais à la vitesse grand V quand même, elle décida d’appeler son boulot pour se faire remplacer pour la soirée. Il n’était pas question qu’elle laisse son unique parente seule à l’hôpital, du moins pas tant qu’elle n’était pas sûre qu’elle irait parfaitement bien.

- Mademoiselle ? ! Vous accompagniez la vieille dame c’est ça, madame Walker ?
- Oui… Comment va-t-elle docteur ? !

Le médecin tenait un dossier dans la main qu’il regarda comme pour s’assurer qu’il n’allait pas dire de bêtise. Il était assez jeune, elle soupçonnait qu’il ne soit qu’un externe, un étudiant en médecine.

- Elle a une fracture du crâne. Nous pensons que ça à causé un œdème dans son cerveau, et qu’elle a saigné ce qui a fait un petit caillot qui bloque certaines de ces facultés. Nous la traitons en espérant qu’il se résorbe et que tout redevienne normal, cependant…
- Cependant quoi ? !
- Elle est très âgé et… Il y a de grandes chances pour qu’elle ne se réveil pas. Et même si elle se réveillait, il se peut qu’elle soit beaucoup diminué et dans ce cas…
- Mais elle a quand même une chance de s’en sortir, sans dommage ? !
- Oui… Une infime chance. Avoua le médecin. Je suis désolé.

Maera plaqua ses mains sur son visage, prenant une profonde inspiration pour ne pas fondre en sanglot, là devant tout le monde…Le médecin compatissant posa une main sur son épaule répétant qu’il était désolé de ne pas avoir de meilleures nouvelles.

- Une petite chose. Elle tenait ça dans son poing quand nous l’avons examiné… Lança le médecin.
Il lui tendit une petite chiffe de papier toute froissée qu’on avait du rouler en boule, voir déchirer puis recoller et refroissé, en gros, un papier qui avait fait la guerre. Maera le prit, s’attendant à voir la liste des courses ou une chose anodine, sauf que…
Son cœur manqua un nouveau battement et elle devint encore plus livide qu’elle ne l’était.

- Mademoiselle Walker, tout va bien ? !
- Oui… Merci. Est-ce que, est-ce que je peux la voir s’il vous plait ?
- Bien sûr, je vais vous conduire à elle…

Elle suivit le médecin qui la conduisit jusque dans une petite chambre où il la laissa finalement, s’éclipsant. Maria était allongée sur le lit blanc, un respirateur l’aidant à s’oxygéner, un gros bandage sur la tête et des tas d’autres fils reliés à son corps. Son cœur fatigué lui produisait de lent bip sur l’oxymètre de pouls. Impressionné la jeune femme resta un moment à distance avant de finalement s’approcher et de lui prendre la main.

- Je suis là grand-mère… Tout ira bien, moi je sais que tu peux t’en sortir. Lui confia-t-elle.

Elle avait pourtant l’air si fragile, elle la femme forte qui l’avait élevée sans jamais faillir. Elle ne semblait plus jamais la même, et Maera ne la verrait plus jamais de la même façon non plus.
Restant à ses côtés un long moment, elle se surprit à déplier la feuille que tenait sa grand-mère. Elle portait des bouts de scotch, elle l’avait réparé… L’avis de recherche. Mais pourquoi ? !
Elle lui avait dit d’oublier, que ce n’était pas ses affaires… Mais en quoi étaient-ce celles de Maria ? !

- Qui est cet homme grand-mère. Soupira-t-elle. Qu’est-ce qui se passe ? !

Maera aurait voulut des réponses à ses questions, mais Maria n’était pas en état de dire quoi que ce soit. Le seul à avoir ces réponses était probablement Bobby ! Si Sam et Dean avaient su quoi que ce soit, ils n’auraient pas été aussi désespérés de n’avoir aucune piste. A moins que…
Ils avaient peut être une partie des réponses. Après tout elle ne savait rien de ce Bobby, peut être qu’il avait un lien avec sa grand-mère, avec sa famille ? !

- Je reviens vite te voir, mais je dois en avoir le cœur net… Je t’aime.

Elle posa un baiser sur son front bandé puis sortit de la chambre, cette fois bien décidé à tout comprendre, c’était allé trop loin. Elle voulait savoir, et elle découvrirait la vérité.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 17:54

Chapitre 5 : Garde du corps.

Au motel.

- Le gérant n’a jamais vu cette fille dans son hôtel, il est formel ! Affirma Sam avec un soupir.
Dean prit une petite inspiration, pensif.
- Elle a mentit !
- Oui. Mais si elle n’était pas au motel, comment peut-elle savoir que Bobby y était alors qu’on n’en avait pas la moindre idée ? !
- Je n’en sais rien. J’ai comme l’impression qu’il y a quelque chose de gros là-dessous. Qu’est-ce que Bobby aurait bien pu nous cacher de si important ? !
- Sûrement pas une simple chasse.
- Bon… Reprenons depuis le début ! Lança Dean. Qu’est-ce qu’on sait ? !
- Demande-moi plutôt ce qu’on ne sait pas.
- Qu’est-ce qu’on ne sait pas ?
- Tout.

L’aîné se posa sur le rebord du lit, passant une main sur son visage fatigué. Ils n’avançaient pas, l’enquête ne faisait que piétiner…
Brusquement on frappa quelques coups à la porte de la chambre. Les deux frères échangèrent un regard étonné avant que Sam ne se décide à aller ouvrir.
Il resta figé quelques secondes en apercevant Maera devant lui, les bras repliées contre sa poitrine et qui affichait un air déterminé.

- Qu’est-ce que vous faites là ? ! Demanda-t-il surprit.
- Je veux la vérité, je veux tout savoir et je ne veux pas attendre ! Affirma-t-elle.
- La vérité sur quoi ? !
Elle força le passage pour entrer dans la chambre, se glissant sous son bras et passant sans difficulté dans le mince interstice entre lui et la porte. Sam lui jeta un regard surpris alors qu’elle se figeait au milieu de la pièce, les bras toujours serré contre elle comme si cela lui permettait de garder une contenance.
- Vous savez très bien ce que je veux savoir ! Protesta-t-elle.
- Vous avez des questions ? ! Nous aussi ! Affirma Dean.
- Très bien, je répondrais à vos questions, si vous répondez aux miennes et je commence !
Sam ferma la porte et s’appuya contre la table près de la fenêtre.
- Qu’est-ce que vous voulez savoir ? !
- Qui est ce Bobby ? ! D’où il vient, il fait quoi, pourquoi il a disparut et quel rapport avec moi ? !
- Ca fait plus qu’une question ça ! Se moqua Dean.
- Je n’ai pas envie de plaisanter, ce n’est pas drôle… Je pourrais très bien être la prochaine sur la liste alors je veux des réponses.
- La prochaine sur la liste ? ! S’étonna Sam.
- A disparaitre ! On a essayé de m’enlever hier soir, et ce Bobby… Qui est-il ?
- La cinquantaine, il possède une casse automobile, il aime la pêche… La chasse. Sourit Dean.
- Vous vous moquez de moi, je l’ai vu dans cette chambre de motel avec une arme, vous allez me dire qu’il voulait aller à la chasse au chupacabra ? !
- Wow une minute, vous l’avez vu avec une arme ? ! Répéta Dean.
- Heu… Oui, peut être.
- Peut être ? !
- Peu importe…
- Vous n’avez jamais mit les pieds dans ce motel ! Comment vous savez tout ça ?

Maera regarda tour à tour les deux hommes.

- Qu’est-ce qui vous dit que j’y ai jamais mit les pieds ? !
- On a interrogé le gardien, il ne vous a jamais vue.
- Il m’aura oublié voilà tout.
- Je ne pense pas… Vous n’y étiez pas, alors comment vous savez tout ça ? !
Là ils la prenaient au dépourvue. Quoi répondre ? !
- Je le sais c’est tout.
- Non… Ce n’est pas tout justement !
- C’est vous qui êtes censé répondre à mes questions et pas l’inverse ! Quel est le rapport entre Bobby et moi ? !
- On n’en sait rien… Vous semblez savoir plus de choses que nous.

Maera fit quelques pas l’air contrariée.

- Evidemment les deux seules personnes qui pourraient nous aider ne sont plus en état de parler, typique. Maugréa-t-elle.
- Maera ! La rappela à l’ordre Sam. Vous n’avez pas répondu à notre question… Comment vous savez tout ça sur Bobby ? !
Elle se figea, se tournant vers les deux hommes avec un air plus que sérieux.
- Vous ne me croiriez pas si je vous le disais.
- On a l’esprit ouvert… Affirma Dean.
- De toute façon je vais probablement finir par devenir folle, alors je suis plus à ça près. Je rêve !
- Plait-il ? !
- Je rêve. Je rêve de votre ami Bobby, toutes les nuits et à chaque fois j’en vois un peu plus sur lui ! Alors au début je me suis dit que c’était un rêve bizarre, qui revenait un peu trop… Et puis j’ai vu l’affiche en ville, et je l’ai reconnut ! Mais les rêves ne se sont pas arrêtés, je le revois encore et encore alors je me suis dit que peut être je pouvais… Aider, donc je vous ai contacté, mais je ne pensais pas que mes rêves étaient réels, et puis finalement si, et je me retrouve dans une pagaille complète, je me demande si je suis pas la prochaine, si d’une manière ou d’une autre cet homme je ne le connais pas, moi ou quelqu’un de ma famille mais y a pas d’explication rationnelle à ça, c’est juste des rêves, mais des rêves qui commencent à me hanter à m’apporter des ennuis, à moi et à ceux que j’aime !
- Vous avez rêvé de Bobby dans cette chambre de motel ?
- Plusieurs fois, oui ! Vous vouliez la vérité, la voilà… Débrouillez-vous avec !

Poussant un bruyant soupir elle tourna les talons vers la porte mais fut bloqué par Sam qui se mit devant celle-ci.

- Depuis quand vous faites ces rêves ?
- Quelques jours…
- Il faut que vous nous disiez tout ce que vous avez vu, dans les moindres détails ! Affirma Dean.
Les yeux de la jeune femme passèrent d’un frère à l’autre.
- Ne me dîtes pas que vous me croyez ?
- On n’a pas tellement le choix.
- Vous êtes encore plus dingue que moi !
- Qu’est-ce que vous savez… ?

Maera poussa un soupir, se creusant la tête pour trouver des détails, des indices qui pourraient aider. Mais elle ne voyait rien de spécial.

- Comme j’ai dis, je vois Bobby dans la chambre. Il dit quelque chose… « Vous ne l’aurez pas » je crois… Et… Y a rien de particulier.
- Dans ce cas, racontez-nous tout, tous ce que vous voyez.
- Vous plaisantez ? ! Ce se sont juste des rêves, c’est vague dans ma tête.
- Alors réfléchissez, il s’agit de la vie d’un homme qui est en jeu ! Gronda Dean.
- Oui et la mienne aussi ! Je ne peux pas rester en plus… J’ai quelque chose à faire.
- De plus important que de sauver la vie de Bobby?
- Oui ! De plus important que ça… Répondit-elle sur le même ton agacé. Mais si ça vous fait plaisir, je noterais tout ce que j’ai vu et je vous l’apporterais demain matin à la première heure !
- C’est peut être une question d’heures, de minutes…
- Vous n’êtes pas les seuls à craindre de perdre quelqu’un ce soir, alors je ferais comme j’ai dis et si ça ne vous plaît pas débrouillez-vous sans moi !

Maera ouvrit la porte en ignorant Sam qui s’était écarté et sortit de la chambre. Elle s’était trompée, ils n’avaient pas plus de réponse qu’elle, elle avait perdu son temps ! Encore pire, maintenant elle était fourrée dans les ennuis jusqu’au cou !
Traversant le parking obscur avec une pointe d’inquiétude, elle pressa le pas jusqu’à sa rutilante décapotable rouge et grimpa dedans. La capote était relevé, il ne faisait pas assez chaud pour s’amuser à se balader cheveux aux vents ! Poussant un soupir tout en glissant ses mains sur le volant, elle prit le temps d’une courte réflexion. Etait-il bien judicieux de se lancer là-dedans ?
Bon elle n’était pas un monstre, elle ne voulait pas que ce Bobby y reste mais elle n’était pas non plus responsable de ce qu’il ce passait.

Posant la main sur le contact où se trouvaient déjà ses clefs, elle vit la portière passagère s’ouvrir et un homme s’engouffra dans sa voiture. Poussant un cri de surprise elle reconnut la carrure imposante de Sam qui venait de s’installer à côté d’elle. Une main sur sa poitrine où son cœur battait comme un fou elle le foudroya du regard.

- Vous m’avez fichu la trouille de ma vie ! Gronda-t-elle.
- Vous devriez verrouiller les portes quand vous êtes seule dans votre voiture.
- Merci monsieur prudence, je le ferais dès que vous serez descendu. Affirma-t-elle.
- Non. Je viens avec vous.
- Je vous demande pardon ?
- Je viens avec vous.
- Je ne pense pas non.
- Il faut bien que quelqu’un vous protège. On a fait pierre papier ciseaux, j’ai perdu, donc je reste avec vous.
- Me protéger de quoi ? ! Ronchonna-t-elle.
Même si elle avait bien son idée sur la question.
- De vous-même pour commencer, vous n’êtes pas très prudente. Ensuite si votre théorie est la bonne et que vous êtes la prochaine victime, c’est une chance de coincer celui qui a enlevé Bobby. Et puis on a trop besoin de savoir ce qu’il se passe dans vos rêves…
- Je sais me défendre.
Maera attrapa son sac et en sortit sa bombe lacrymogène qu’elle pointa vers Sam.
- Et si vous ne descendez pas tout de suite de ma voiture, je vais vous en faire la démonstration !
Le chasseur laissa apparaître un petit sourire amusé, des fossettes se dessinant de chaque côté de sa bouche.
- Je suis sérieuse.
- Et moi j’ai la certitude que dans un endroit aussi confiné, je ne serais pas le seul à devoir sortir si vous utilisez ça.

Elle prit un petit air pensif, réalisant qu’en effet un peu de ce gaz dans son habitacle et sa voiture serait inutilisable pendant des heures.

- Je savais que j’aurais du choisir un taser ! Soupira-t-elle en rangeant sa bombe dans son sac.

N’ayant d’autre choix (même si elle avait pensé à l’obliger physiquement à sortir de sa voiture avant de se rendre compte qu’une seule de ses mains lui écrabouillerait la tête) elle démarra et prit le chemin inverse qui menait à l’hôpital.
Elle était passé prendre sa voiture en repartant de l’hôpital qui était dans la ville voisine, elle gagnait ainsi du temps, et de l’argent, les taxis n’étaient pas donnés dans ces petites villes !
Se garant sur le parking de l’hôpital réservé aux visiteurs, elle jeta un œil ennuyé à Sam qui ne la lâchait plus d’une semelle.

- Qu’est-ce qu’on vient faire dans un hôpital ? ! S’étonna-t-il.
- Rendre visite à quelqu’un.
Il lui lança un petit regard ennuyé.
- C’est vous qui avez voulut venir ! Répondit-elle.
- Mademoiselle Walker ! L’interpella le jeune médecin.

La blouse blanche les rejoignit en deux enjambés, son dossier toujours la main, il vivait avec visiblement !

- Nous avons essayé de vous joindre il y a quelques minutes… Commença le médecin.
- Pourquoi, qu’est-ce qui c’est passé ?
- Votre grand-mère à fait un arrêt cardiaque.
- Quoi ? Mais… Elle va bien ?
- Nous avons réussit à la réanimer, mais son état semble s’être aggravé. On essai de la maintenir stable, mais si son état ne s’améliore pas on devra probablement l’opérer.
- L’opérer ?
- Pour diminuer la pression dans son crâne. Cependant, à son âge cette opération…
- Si on en vient là, vous devez l’opérer, peut importe ce que ça coûtera !
- Vous voulez vraiment que l’on s’acharne à…
- Oui ! Le coupa-t-elle. Il n’est pas question qu’elle meurt ! Faites votre boulot…
- Très bien.

Maera continua son chemin vers la chambre de sa grand-mère, un Sam perplexe sur les talons.

- Votre grand-mère à des ennuis de santé ? !
Elle s’arrêta de nouveau et se tourna vers le chasseur.
- Avant qu’on lui fracasse la tête sur la table de sa cuisine vous voulez dire ? !
- Quelqu’un l’a agressé elle aussi ?

Ne répondant pas à une question qui paraissait évidente, elle continua de marcher et entra dans la petite chambre qui était la sienne. Il n’y avait pas un signe de son arrêt cardiaque, elle était la même que quand elle l’avait laissé tout à l’heure.

- C’est moi grand-mère. Lui indiqua-t-elle en lui prenant la main. Toujours à faire tes coups en douce, tu as attendue que je m’en aille… La gronda-t-elle.
- Je suis désolé. Lança Sam visiblement sincère.
- Elle est forte, je sais qu’elle s’en sortira malgré ce que ce médecin dit !
- C’est toute votre famille qui semble lié à cette histoire…
- Ma grand-mère tenait votre avis de recherche quand on l’a trouvé assommé. Mais peu avant ça, elle m’avait dit de ne pas y faire attention… Elle l’a même déchiré. Avant de le recoller et de se faire agresser.
- Vous pensez qu’elle aurait pu connaître Bobby ?
- Pour être franche, ça ne m’étonnerait pas. Mais je n’en sais rien…
- Vous avez encore de la famille ici ?
- Non. Y a juste elle et moi.
- Ce sera plus simple pour garder un œil sur vous deux.
- On n’a pas besoin de qui que ce soit pour veiller sur nous. Pas la peine de jouer au preux chevalier !
- On vous a déjà dit que vous aviez mauvais caractère ?
- Oui. Et j’en suis très fière…

Maera prit une chaise qu’elle tira près du lit et s’y installa confortablement, elle avait bien l’intention de passer une bonne partie de la nuit ici.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 17:57

Chapitre 6 : Inspection surprise !

Quelques longues et silencieuses heures s’écoulèrent. L’état de Maria ne s’était pas amélioré, mais il était au moins stable et elle n’avait pas fait de nouvel arrêt cardiaque. Toujours assise à la même place Maera avait glissé un coude sur le bord du matelas et tenait sa tête sur sa main, les yeux mi-clos à cause de la fatigue naissante. Sam était lui en retrait, assis dans un fauteuil calé contre le mur. Il n’avait pas plus bougé qu’elle, comme si ils faisaient un concours d’immobilité.
Finalement le chasseur perdit quand elle le vit se lever et plonger la main dans sa poche.

- J’ai promis à Dean de lui donner régulièrement des nouvelles, je reviens. L’informa-t-il.
- Faites donc.

Sam sortit de la chambre et se chercha un coin tranquille pour téléphoner, c’était interdit dans les hôpitaux, il valait mieux donc être discret. Maera elle ne bougea pas d’un pouce, libéré de la présence de Sam elle sentit même une vague de sommeil l’emporter de plus en plus vers les limbes…

- Cette fois, ça se passe entre toi et moi ! Conclut-t-il en chargeant son arme. Tu ne l’auras pas comme ça, pas tant que je serais vivant !
- Tu as déjà dit ça la fois d’avant…
- Oui et tu as échoué !
- Oh non… Pas tant que ça. Mais si tu insistes, je veux bien te tuer avant…
- Ca c’est ce que tu crois !
- J’ai une meilleure idée, et si tu venais avec moi… Et que tu regardais… Oh oui, j’ai hâte de voir ça !

Bobby leva son fusil et voulut tirer mais une silhouette lui fonça dessus, le faisant tomber violemment à terre. Il tenta de se relever, se battant comme un beau diable contre son adversaire qui semblait avoir un avantage qu’elle ne comprenait pas. Les deux hommes se débattirent violemment puis brusquement un coup de feu retentit et ils se figèrent…

- Maera ? !

Elle fut tirée de son rêve par la voix de Sam qui la tira aussi de son léger sommeil. Léger mais qui avait suffit à ce qu’elle ait la suite du rêve.

- Café ? !
Elle jeta un œil au gobelet qu’il lui tendait.
- Merci… Oui.
- Vous vous étiez endormie ? !
- Oui… Il est tard, vous devriez rentrer rejoindre votre frère.
- Hors de question. Vous devriez rentrer chez vous dormir… Ca pourrait être utile.
- Hors de question. L’imita-t-elle.
- Très bien… Dans ce cas on devrait aller tous les deux chez votre grand-mère !
Elle haussa un sourcil.
- Pourquoi faire ? !

Chez Maria.

- Je n’arrive pas à croire que vous m’obligiez à faire ça ! Lança-t-elle à Sam.
Le chasseur se tourna vers elle avec un air outré.
- Moi ? ! Je vous signale que je n’ai pas eût à beaucoup argumenter pour vous convaincre, vous étiez partante !
- Ben maintenant je regrette, fouiller dans les affaires d’une vieille dame, c’est tomber bien bas !

Ils étaient en train de retourner toute la maison de Maria pour trouver un lien entre la famille Walker et Bobby Singer. Pour le moment ça ne donnait pas grand-chose, mais la maison était vaste, il y avait des tas de choses à fouiller, toutes les affaires d’une vie.

- Vous voulez savoir pour Bobby oui ou non ?
- Moui… Enfin quand même.
- Ce n’est pas comme si on était en train de la cambrioler… Vous êtes sa petite fille !
- Raison de plus, je profite de ma position pour abuser de sa confiance et briser son intimité…
- Allez, admettez-le, ça vous met mal à l’aise de fouiller dans ses affaires mais vous aimez bien ça !
Un petit sourire passa sur le visage de la jeune femme.
- Bon ok, peut être un peu…
- Je le savais !

Maera secoua légèrement la tête et se pencha dans le bas d’une armoire qu’elle fouilla tout en remettant tout de même tout à sa place. C’est dingue ce que sa grand-mère pouvait garder comme cochonnerie tout de même ! Elle en faisait une collection ou quoi ? !
- Je crois que j’ai quelque chose ! Lança Sam.

Se relevant, elle traversa les quelques pas qui les séparaient et découvrit qu’il tenait une pochette assez poussiéreuse entre les mains.

- Qu’est-ce que c’est ? !
- Je n’en sais rien, je l’ai trouvé derrière le buffet.
Ils s’avancèrent jusqu’à la table où il posa le dit document et l’ouvrit. Il contenait divers papiers, des photos vieillis.
- On dirait des documents importants… L’acte de propriété de la maison, divers relevés de compte en banque… Votre acte de naissance…
- Mon acte de naissance ? !
Elle prit le document en question et l’examina avec attention.
- Ce n’est pas mon acte de naissance, il dit que je suis née dans le Wyoming, hors je suis née ici dans le Dakota du nord ! En plus j’ai trois jours de plus là-dessus…
- On dirait pourtant qu’il est authentique, vous voyez le cachet là… Il est très difficile de le reproduire. Je dirais que c’est un original.
- Vous vous trompez dans ce cas, je sais quand même où je suis née ! Protesta-t-elle.
- Moi ce que j’en dis…

Sam continua de fouiller parmi les documents tout comme Maera. Elle tomba brusquement sur une photo qu’elle ne connaissait pas, mais dont les visages lui étaient familiers.
Faisant quelques pas dans la pièce, les yeux rivés sur la photo elle ignora Sam qui la regardait avec insistance.

- Quoi ? ! S’enquit-il.
- Cette photo est étrange.
- Pourquoi ? !
- Heu… C’est une photo de ma mère enceinte de moi et de ma grand-mère…
- Et ? En quoi c’est étrange.
- Je n’ai connu ma grand-mère que très tard, parce que ma mère et elle étaient fâchée à cause de mon père.
- Comment ça ?
- Ma grand-mère ne l’aimait pas, ma mère à coupé les ponts jusqu’à ce que mon père la quitte… Ma grand-mère ne peut donc pas être tout sourire sur cette photo avec ma mère !
- C’est comme pour l’extrait de naissance… Ca ne coïncide pas.
- Là je suis perdue…Soupira-t-elle.
- Peut être qu’on pourrait interroger votre mère…
- Bien sûr ! Vous parlez aux morts ? !
- Oh… Désolé, je ne savais pas.
Maera poussa un petit soupir.
- Je sais. Elle est morte d’un cancer quand j’étais jeune, c’est ma grand-mère qui m’a élevé.
- Et votre père ?
- Mon enfoiré de géniteur s’est barré avec une jeunette et nous a laissé ma mère et moi quand j’étais petite. Alors ce n’est pas lui qui nous en diras plus, je ne sais même pas s’il est vivant ou mort… Et en réalité je m’en fiche !
- Ca et le mérite d’être clair.
- J’ai mauvais caractère et je suis rancunière, une fille pleine de qualité ! Affirma-t-elle avec un léger sourire sarcastique.
- On devrait tout emporter au motel et étudier ça plus attentivement.
- Je crois que je vais repasser à l’hôpital et ensuite j’irais dormir un peu…

Elle avait surtout besoin de réfléchir à tout ça.

- Très bien, alors on a qu’à faire un détour et donner tout ça à Dean, ça l’occupera !
- Quelle façon subtile de vous inviter chez moi !
- Je vous l’ai dit, je ne vous lâche pas d’une semelle… Ou que vous alliez !
- Bon comme vous voulez, mais je vous préviens, j’ai pas de canapé !

Le dossier en main ils filèrent directement au motel retrouver Dean, puis passèrent à l’hôpital pour s’assurer que Maria allait toujours bien et passer le mot aux infirmières de l’appeler s’il y avait quoi que ce soit. Ils terminèrent leur périple chez Maera presque avec soulagement, la nuit avait été longue pour tout le monde.

Sam fut surprit de constater que son appartement était tout ce qu’il y avait de plus simple, sans trop de « m’as-tu vu » comme c’était le cas pour sa voiture. Le salon était simple, une télé, deux fauteuils –pas de canapé- plusieurs meubles et il était ouvert sur la cuisine, petite elle aussi. Plus loin une double porte coulissante donnait sur sa chambre à première vue puis la salle de bain. Rien de bien exceptionnelle, mais cosy quand même.

- Vous n’avez réellement pas de canapé. Constata-t-il dépité.
- Ca prend trop de place ! Vous pensiez que c’était juste pour me débarrasser de vous ?
- Honnêtement oui.
Elle pouffa légèrement.
- Etre méchante ne fait pas partie de mes défauts, je vous fais la grâce de vous prêter un matelas pour dormir ! Annonça-t-elle.
- Merci !

Maera disparut quelques secondes dans sa chambre et revint avec un matelas gonflable rose transparent dont on se servait pour bronzer dans les piscines. Le genre de petit ustensile qui n’étaient pas fiable du tout, et qu’on ne pouvait vraiment pas appeler un « matelas » !

- Et voilà, y a des couvertures dans le placard du fond, bonne nuit !
- Trop aimable, merci. Répondit Sam désespéré rien qu’à l’idée qu’un bon vrai lit l’attendait au motel !

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 17:58

Chapitre 7 : Une nuit agitée.

Il traversa le couloir plein de porte tout en jetant de légers coups d’œil autour de lui. Il s’arrêta devant la porte 244 dans laquelle il entra avant de jeter un lourd sac sur le lit. Il retira sa veste l’air fatigué et courbaturé. Elle remarqua qu’il avait quelques bleus sur le visage, le cou et des égratignures sur les bras comme s’il s’était battu. Il avait l’air de se sentir enfin… Accomplit, rassuré, même si la fatigue se lisait dans ses gestes. Il prit une bière qui était dans un petit frigo, présent dans la chambre et il la décapsula, en avalant quelques gorgées. Dans un soupir il se laissa ensuite tomber sur une chaise. Il resta les yeux dans le vague quelques secondes, puis il sortit quelque chose de sa poche, son portefeuille d’où il tira une vieille photographie.

- Tout ira bien… Il ne te fera pas de mal, tu es en sécurité.
Il parlait à la photo qu’il posa à plat sur la table. Il s’agissait de la photo de sa mère enceinte avec sa grand-mère, celle dont elle n’avait pas connaissance jusqu’à aujourd’hui.
Il passa tendrement son pouce sur la vieille photo puis finit par se lever, et sortit de son sac des tas d’armes qu’il entreprit de nettoyer.
Il s’y activa pendant un long moment puis il finit par se lever et s’appuya sur la table, se penchant vers la photo qui s’y trouvait toujours.

Brusquement il se figea et se retourna lentement vers la porte dont la poignée était en train de tourner sur elle-même comme si on essayait d’ouvrir la porte. D’un pas sûr et sans panique il se précipita vers le lit et attrapa son fusil qu’il pointa vers la seule entrée et donc sortie de la pièce. Finalement sans que la porte s’ouvre un homme fit son apparition juste devant Bobby. Elle ne voyait pas son visage, mais il n’était pas amical, ni dans sa posture ni dans sa voix.

- Si tu crois que c’est en détruisant mes pions que tu gagneras la partie, tu te trompes !
- Tu ne supportes toujours pas la défaites on dirait.
- Le jeu n’est pas encore terminé, tu ne m’empêcheras de…
- Cette fois, ça se passe entre toi et moi ! Conclut-t-il en chargeant son arme. Tu ne l’auras pas comme ça, pas tant que je serais vivant !
- Tu as déjà dit ça la fois d’avant…
- Oui et tu as échoué !
- Oh non… Pas tant que ça. Mais si tu insistes, je veux bien te tuer avant…
- Ca c’est ce que tu crois !
- J’ai une meilleure idée, et si tu venais avec moi… Et que tu regardais… Oh oui, j’ai hâte de voir ça !

Les deux hommes se bagarrèrent, violemment, puis un coup de feu retentit. Ils se figèrent mais brusquement le second homme disparut, comme vaporisé dans les airs. Bobby se releva, tant bien que mal, il saignait au bras où il avait été blessé par le second homme. Se relevant avec difficulté, il commença à plier bagage, arracha violemment les feuilles collés au mur, fourra tout dans un sac laissant quelques affaires dont il n’avait que faire sur son passage. Il ouvrit ensuite la fenêtre et sortit par là, emportant son sac d’arme sur son dos…

Il atteignit le parking, pressé, puis s’arrêta devant sa voiture quand brusquement le même homme qui avait disparut un peu plus tôt fondit sur lui comme une bête enragé, ne lui laissant cette fois pas une chance…

Sam se retourna une énième fois sur le ridicule matelas où il dormait. Le plastique grinça sous lui dès qu’il fit un mouvement, lui faisant pousser un soupir d’exaspération. Elle s’était bien foutue de lui sur ce coup quand même… Mais bon, c’est lui qui avait insisté pour venir aussi !
Ses jambes dépassaient depuis ses genoux dans cet abominable objet de torture, il était vraiment mal installé et en même temps ce n’était pas conçu pour ça.

La porte de la chambre de Maera s’ouvrit brusquement, sans bruit, mais une légère lumière lui parvint. D’un pas de loup elle marcha jusqu’à la cuisine et se servit un verre d’eau. Puis plus rien… Sam eût beau tendre l’oreille, il n’entendit plus un bruit. Se levant pour s’assurer que tout allait bien, il se dirigea à son tour vers la cuisine et s’arrêta à l’entrée de celle-ci. Il aperçut alors la jeune femme, assise sur le sol, les jambes repliées contre elle, la tête posé sur ses genoux et ses cheveux cachant son visage.

- Maera ? ! Qu’est-ce qui ce passe ? ! S’enquit Sam.
Elle se contenta d’hausser les épaules, sans répondre. Sam s’accroupit à sa hauteur avant de s’asseoir fasse à elle sur le sol.

- Vous avez fait un rêve, sur Bobby ? !
Elle hocha simplement la tête.
- Qu’est-ce que vous avez vu ? !
- Je me suis trompé sur toute la ligne… Soupira-t-elle.
- Comment ça ? !
Elle releva la tête, visiblement réellement déçue de ce qu’elle avait vue.
- Mes rêves, c’est juste des rêves… C’est juste mon imagination.
- Qu’est-ce qui vous fait dire ça ? !
- J’ai vu un homme disparaitre… J’ai vu, celui avec qui Bobby se battait se prendre un coup de fusil et disparaitre. Je suis tellement désolé… Je pensais vraiment, que tout ça avait un sens.
- Ne soyez pas désolé. Tout ça à un sens.
- Qu’est-ce que vous voulez dire par là ? !

Sam prit une petite inspiration.

- Maera… Bobby, Dean et moi… Nous sommes des chasseurs.
- Chacun ses hobbies.
- Non. Ce que je veux dire c’est que nous sommes des chasseurs de fantômes. Enfin pas seulement de fantômes, tout ce qui est surnaturel et mauvais.
- Est-ce que c’est une tentative désespéré d’humour ?
- J’aimerais, mais non.
- Vous voulez dire que les fantômes existent ? ! Pour de vrai et qu’on peut les voir et les toucher… ?
- Oui. On en trouve pas à tous les coins de rues, mais… C’est la réalité.
- Ce n’est pas croyable… Alors ça voudrait dire que ce qui a attaqué Bobby…
- Etait un fantôme. C’est une nouvelle piste à creuser.
- Ce n’est pas tout.
Elle posa une main sur le bras de Sam.
- La photo qu’on a trouvée de ma mère enceinte… Bobby avait la même dans son portefeuille, et il lui parlait comme si… Elle comptait vraiment pour lui. Je me demande si ce Bobby n’était pas un ami de ma grand-mère ou même… Qui sait, elle pourrait être sa mère. C’est peut être pour ça que je rêve de lui, peut être qu’il est… Mon oncle, ou quelque chose comme ça ? !
- Bobby ? ! S’étonna-t-il.
- Comment on peut expliquer tout ça autrement ? !

Sam prit une minute de réflexion. Que savaient-ils de Bobby Singer ? ! Pas grand-chose, juste qu’il avait été marié mais le reste de sa famille, ses parents, d’où il venait… Tout ça restait un mystère.

- C’est peut être une théorie, je dirais même qu’elle se tient.
- Le fantôme… Ca fait bizarre de dire ça, réalisa-t-elle. Bref, ils se connaissaient. Bobby semblait vouloir protéger quelque chose ou quelqu’un et le fant… Le type lui a dit qu’il l’aurait quand même et qu’il regarderait, ça veut dire qu’il est encore en vie !
- Minute ils se connaissaient ? ! Répéta Sam.
- Ils ont dit que dans le passé ils s’étaient déjà battu et apparemment, Bobby aurait gagné, enfin en quelque sorte, c’était vague ce qu’ils ont dit.
- Vous l’avez vu disparaitre ?
- Il marchait près de son camion, il se sauvait et le fantôme lui a sauté dessus et l’a emmené. Mais je pense vraiment qu’il est en vie, je le sens. Il faut le trouver…
- C’est bien notre intention. Rien d’autre ?
- Le type avait des complices, mais Bobby s’en ai occupé.
- Un fantôme avec des complices ? ! S’étonna Sam. Ce n’est pas très courant…
- Et une fille qui a des visions d’un type qu’elle ne connait pas c’est plus courant ? !
- Je suis déjà passé par là, mais l’expérience ne m’a pas vraiment plu. Avoua-t-il.
- Ok… Ma vie était beaucoup plus simple y a une minute encore, quand je pensais que Casper n’était qu’un personnage imaginaire ! Et surtout quand je pensais que j’étais un cas isolé et que ce n’était pas devenu un truc branché les rêves prémonitoires.
- Ca change une vie de savoir certaine chose, mais vous vous y ferez !

Maera fit une petite moue.

- On peut, peut être se tutoyer maintenant qu’on sait qu’on à pleins de trucs en communs, comme les fantômes, les visions…
- Oncle Bobby… Continua Sam avec un sourire.
- Il est vraiment ton oncle ?
- Non… C’était un ami de notre père seulement. Et un bon ami… Plus comme un deuxième père. Avoua Sam.
- Je vais vous aider du mieux que je peux. Affirma-t-elle.
- Merci.

Sam posa sa seconde main sur celle de la jeune fille qui était toujours posé sur son bras.

- Pas de quoi.

Elle reprit sa main avec un sourire gêné puis se releva finalement, elle se sentait mieux à présent et avait une nuit à terminer, les prochains jours s’annonceraient tout aussi long et éprouvant.

Le lendemain matin.

Ils s’étaient levés un peu tardivement, avalant un petit déjeuner rapide et prenant une douche tout aussi empressé avant de mettre au point le programme de la journée. Maera terminait d’écrire quelque chose sur une page blanche noircit de son écriture pendant que Sam terminait de rassembler ses minces affaires. Il voulait se changer mais avait besoin de passer au motel pour ça…

- Et voilà ! Je t’ai noté mon rêve de A à Z avec tous les détails dont je me souvenais ! Annonça-t-elle en se levant et en lui tendant la précieuse feuille.
- Merci !
- Pas de quoi. Je te dépose au motel, moi je dois aller voir ma grand-mère.
- Ok. Tu me déposes, je me change et…
- Et je n’ai pas besoin de toi pour aller à l’hôpital, c’est un lieu public je crains rien.
- Ma présence t’ennui à ce point ?
- Non mais si je voulais quelqu’un avec moi vingt quatre heures sur vingt quatre, je prendrais un caniche !

Sam se sentit vexé mais ne put retenir un léger sourire amusé. On ne pouvait pas dire qu’elle manquait de répartie en tout cas !

Prenant la route dans le voyant cabriolet rouge de Maera, elle déposa Sam à l’hôtel puis fila directement à l’hôpital sans s’arrêter. L’hôpital n’avait pas appelé, la nuit avait dû être tranquille mais elle n’était tout de même pas très optimiste, il n’y avait sûrement pas eût un miracle non plus pendant la nuit.

Le premier réflexe de Sam en arrivant fut de prendre des affaires propres dans son sac et de se changer. En sortant de la salle de bain il croisa le regard inquisiteur de son frère qui arborait plus que d’habitude un de ces airs… Sadique.

- Quoi ? !
- Comment c’était cette nuit ? !
- Normal.
- Tu veux dire que c’était une nuit normale chez la super bombe avec qui tu joues les gardes du corps ? Ne me dis pas que tu n’as pas essayé de te glisser dans son lit pour vérifier qu’aucun danger ne la guettait dans ses draps ? !
- Non. J’ai dormit dans son salon, sur un matelas gonflable et je n’ai presque pas fermé l’œil !
- Sammy…
- Ce sont ses rêves qui nous aident à trouver Bobby, l’empêcher de dormir c’est peut être pas la chose la plus intelligente à faire !
- Je comprends pourquoi tu as fait en sorte de me mettre une raclée à pierre papier ciseau, elle te plaît.
- Je n’ai pas dit ça.
- C’est ça… C’est pour ça que la seule excuse valable que t’as trouvé pour ne pas avoir couché avec elle c’est que ça allait l’empêcher de dormir. Je te connais par cœur petit frère !
Sam poussa un soupir et tendit la feuille à Dean que Maera lui avait donné un peu plus tôt.
- C’est le résumé détaillé de ses rêves.
Dean redevint un peu plus sérieux et lut rapidement le scénario qu’elle avait écrit sur la feuille.
- Ok… Donc on a à faire à un revenant ? !
- Apparemment. Et Bobby le connaît, après si c’était de son vivant ou est-ce qu’il était déjà mort, mystère…
- Je pense que s’il était déjà mort, Bobby l’aurait eût non ?
- Il a peut être échoué.
- On parle du même Bobby là ? !

Sam se posa sur le lit en face de son frère tout en enfilant ses chaussures qu’il avait quitté pour s’habiller un peu plus tôt.

- Maera à une théorie !
- Tiens donc ? ! Et c’est quoi ?
- Elle pense que Bobby pourrait être son oncle. Dans son rêve elle l’a vu avec une photo de Maria et de sa mère, et d’après elle il était venu là pour protéger quelqu’un hors Maria s’est faites attaquer elle aussi. Peut être qu’elle est la mère de Bobby…
- Bobby… Une mère ? ! Ca faire bizarre rien que de le dire !
- Oui mais il n’est pas né du saint esprit ! Et puis réfléchit, on ne sait rien sur Bobby, d’où il vient, ses parents, sa famille…
- Tu penses que ça pourrait être ça ?
- Pourquoi pas… Si Maera est de sa famille, ça pourrait aussi expliquer pourquoi elle a des rêves de lui. Les liens familiaux sont parfois plus forts qu’on ne pense.
- Ok… Ca se tient aussi, même si j’ai du mal à me faire à cette idée.
- Je te rassure, tu n’es pas le seul !
- D’accord, mais tout ça, ça ne nous aide pas à trouver Bobby.
- Voilà ma théorie. Le fantôme en question semble vouloir se venger de Bobby pour un truc qu’il s’est passé il y a un moment. Je pense qu’on devrait aller chez Bobby et fouiller dans ses vieux dossiers. Il est comme papa, il note pratiquement tout alors on devrait aller voir ça.
- Et Maera ?
- C’est trop dangereux de la laisser ici, on l’emmène. Et puis si elle fait un nouveau rêve qui pourrait nous éclairer…
- Elle ne voudra jamais venir, avec sa grand-mère dans le coma et puis elle ne nous connait pas…
- Mais elle veut trouver Bobby. Et puis je pense que Maria ne risque malheureusement plus rien dans l’état ou elle est déjà.
- Très bien… Dans ce cas, bonne chance pour la convaincre !
- Ah parce que c’est moi qui doit m’en charger ?
- Elle te connait plus que moi…
- Merci du cadeau.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:01

Chapitre 8 : Le démon.

Maera caressait lentement le bras ridée de sa grand-mère, le menton appuyé sur le dos de sa main. La nuit avait été tranquille, mais il n’y avait aucune amélioration jusque là. Les quelques heures de sommeil qu’elle avait grappillé lui avait fait du bien, mais à rester inactive et impuissante elle commençait à se sentir lasse à nouveau.
Décidant d’aller se chercher un café elle quitta la chambre quelques secondes et croisa le jeune médecin qui lui se dirigeait vers la chambre. Elle répondit vaguement à son « bonjour » ses insinuations comme quoi il valait mieux laisser mourir Maria avait le don de la mettre hors d’elle ! A peine avait-elle fait quelques pas de plus qu’elle se rendit compte qu’elle avait oublié son sac et que sans pièce pour la machine, pas de café. Rebroussant chemin d’un pas plus hâtif elle entra dans la chambre et se figea sur le seuil.

Le jeune médecin était en train d’injecter quelque chose dans sa perfusion, pourtant les infirmières venaient de passer pour lui donner tous les médicaments nécessaires…

- Qu’est-ce que vous faites ? ! S’écria-t-elle.
- Juste un nouveau médicament…
- Qu’est-ce que c’est, qui a prescrit ça ? ! S’enquit-elle.
- Moi…

Le cœur de Maria poussa brusquement une plainte et le médecin s’empressa d’appuyer sur un bouton pour faire taire les bips inquiétants qui auraient pu alerter le personnel médical. Sentant que quelque chose n’allait pas Maera se précipita vers le médecin et lui arracha la seringue des mains.

- Ca suffit arrêtez, qu’est-ce que vous lui faites ! ?
- Très bien, ce n’était pas ce qu’il a demandé, mais peut être que j’aurais un bonus si je m’occupe aussi de la petite fille.
- Quoi… ?
Les yeux du médecin devinrent subitement noirs et la jeune femme recula d’un pas effrayé.
- Qu’est-ce que vous êtes ? ! Lâcha-t-elle surprise.
- L’ami d’un ami…

Le médecin s’avança vers elle les mains menaçantes quand brusquement il se figea et leva le visage vers le plafond, la bouche ouverte. Une épaisse fumée noire sortit de lui, disparaissant par la porte ouverte. Les mains sur son visage comme pour se protéger de cette étrange fumée, la jeune femme vit le médecin s’effondrer sur le sol, inconscient. Le temps de réaliser ce qu’il venait de se passer et Maera sauta sur le bouton d’appel d’urgence au-dessus du lit. Quelques secondes plus tard une infirmière entra et après avoir vu le médecin à terre évanouie, elle appela toute une armada de collège qui la rejoignirent.
Ils s’occupèrent du jeune médecin qu’ils emmenèrent puis de Maria dont les signes cardiaques étaient de plus en plus inquiétants.

Le médicament qu’il lui avait injecté avait d’autant plus fragilisé le cœur de la patiente qui selon les pronostiques ne tiendrait pas le coup encore longtemps. Elle s’était préparé à cette éventualité depuis le début, elle savait au fond d’elle qu’elle ne pourrait pas s’en sortir aussi bien que si elle avait vingt ans ! Maria allait mourir, mais le médecin avait précipité la chose et pour ça Maera était furieuse, si furieuse qu’elle en avait des larmes de rage qui lui montait aux yeux.

- Je t’en prie grand-mère, bas-toi. Je sais que c’est trop te demander mais je ne suis pas encore prête à être seule.
- Maera ? !

La jeune femme tourna la tête vers Sam et Dean qui venaient d’entrer dans la chambre.

- Qu’est-ce que vous faites là ? ! S’étonna-t-elle en effaçant ses larmes.
- Comment va ta grand-mère ? !
- Les médecins disent que c’est plus qu’une question d’heure. Tout ça c’est à cause de ce médecin et de ses yeux noirs….
- Quoi, quel médecin aux yeux noirs ? ! Demanda Dean.
- Le médecin qui traitait ma grand-mère, il lui a injecté un produit, son cœur ne tiendra pas le coup. Ce sale fils de… Je l’aurais tué de mes mains s’il ne s’était pas évanoui !
- Wow wow wow, répète, qu’est-ce qui c’est passé exactement ? !
- Il s’en est prit à ma grand-mère et quand il s’est tourné vers moi en disant « je ferais bien de m’en prendre à la petite fille aussi » il m’a fait le remake de l’exorciste, de la fumée est sortit de sa bouche et il est tombé inconscient.
- Un démon ? ! Comprit Dean.
- Un démon, un fantôme… C’est quoi ce bordel ils font un mélange des genres maintenant ? !

Maera quitta un instant sa grand-mère et s’avança vers les deux garçons.

- Vous côtoyez le surnaturel, c’est exact ? !
- Oui.
- Est-ce que… Vous connaissez un moyen, n’importe quoi pour l’aider ? !
- Il n’existe pas d’incantation miraculeuse ! Affirma Dean.
- Mais ce n’est pas juste, elle ne mérite pas de mourir, je ne veux pas qu’elle meurt…
- Elle est déjà âgée, c’est dans l’ordre des choses. Affirma Dean avec un air désolé.
- Vous ne comprenez rien du tout…

Les bousculant en passant entre eux, elle marcha dans le couloir de l’hôpital à grandes enjambés, furieuse. Elle jeta un œil dans toutes les salles sur son chemin, jusqu’à tomber sur celui qu’elle cherchait. Entrant comme une furie dans la chambre qu’occupait le jeune externe, elle lui sauta littéralement dessus.

- Espèce de sale enfoiré ! Pourquoi vous avez fait ça ! Elle ne méritait pas ça ! Lui hurla-t-elle.
- Je n’ai rien fait, arrêtez ! Répondit le médecin.
- Vous l’avez tué, c’est votre faute !
- A l’aide infirmière ! S’écria le médecin alors qu’elle le frappait, se vengeant à sa façon de ce qu’il avait fait.
- Tu veux t’en prendre à moi maintenant, vas-y…
- Maera ! S’écria Sam en entrant à son tour dans sa chambre.
- Il l’a tué, il l’a tuée !

Le chasseur empoigna la jeune fille, la tenant alors que des infirmières entraient dans la chambre.

- Espèce d’ordure !
- Maera, ça suffit !
- Lâche-moi, il s’en sortira pas comme ça !
- Vous voulez qu’on appelle la sécurité ! ? Demanda une infirmière.
- Non ce n’est pas la peine ! Elle va se calmer ! Affirma Sam.

La décollant de terre il l’entraîna dans le couloir alors qu’elle se débattait pour qu’il la lâche. L’entrainant dans un coin plus tranquille, Sam la posa à terre et la plaqua contre le mur lui attrapant les poignets au cas où elle aurait eût envie de le prendre à son tour pour un punching ball.

- Calme-toi écoute-moi !
- Laisse-moi tranquille.
- Ca ne sers à rien de t’en prendre à ce médecin, il ne sait pas ce qu’il se passe.
- Il le savait pourtant très bien quand il lui a injecté ce poison dans les veines ! C’est sa faute si elle va mourir !
- Il était possédé, ce n’était pas lui…
- Quelle différence ça fait ! ?
- Un démon se servait de son corps, il n’aurait pas pu empêcher ce qui est arrivé, je suis aussi passé par là et je t’assure que c’est terrifiant d’être coincé dans ton propre corps incapable de t’empêcher de faire du mal aux autres, il n’est pas responsable…
Elle sembla se calmer un peu, malgré sa respiration saccadé qui trahissait de son émotion.
- Maera… Je sais que c’est plus facile de trouver un responsable mais ce n’est pas à lui que tu dois t’en prendre.
Sam posa ses mains sur le mur autour d’elle.
- Nous allons trouver le fantôme responsable de tout ça, et nous allons le tuer. Je te le promets.
- Mais elle va mourir. Elle va mourir… Et ça on ne peut pas l’empêcher… Répondit-elle la voix brisée par l’émotion.
- Je sais. Je suis désolé…
- J’aurais du te laisser venir avec moi, ça ne serait pas arrivé, tout ça c’est ma faute.
- Non… Je n’aurais pas d’avantage que toi compris ce qu’il se passait. Tu n’as pas à t’en vouloir…

Sam repoussa une mèche de ses cheveux noirs qui lui tombait devant la figure, la replaçant plus en arrière avec les autres. Le geste lui parut naturel même si Maera fronça un peu les sourcils.

- Ecoute, je sais que c’est pas le bon moment mais… Il faut que je te demande quelque chose. Soupira Sam.
- Quoi ?
- Dean et moi on a besoin de toi, il faut qu’on aille chez Bobby… On pense qu’on pourrait trouver quelque chose chez lui.
- Ok…
- Mais Bobby habite dans le Dakota du sud.
- Je ne peux pas partir, ma grand-mère…
- Tu ne peux rien faire pour elle, mais pour Bobby oui. Encore plus si ta théorie est la bonne.
- Tu me demandes de partir avec vous ? ! De laisser mon job, ma grand-mère…
- Quelques jours seulement.
- Je ne peux pas.
- On a vraiment besoin que tu nous accompagnes. Je t’en prie.
- Je…
- Tu es notre seule chance. S’il te plaît.

Maera plongea les yeux dans ceux de Sam et sentit sa volonté fondre comme neige au soleil. Cela lui brisait le cœur de devoir partir, de ne pas être là quand Maria partirait mais il fallait maintenant penser aux vivants, à ceux qui avaient encore une chance, à Bobby…
C’est ce que sa grand-mère aurait voulut, elle en était persuadée.

- D’accord.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:02

Chapitre 9 : Révélations.

Elle n’arrivait pas à ôter de sa tête les derniers mots qu’elle lui avait dit, le dernier contact de sa main sur la sienne, la dernière image qu’elle aurait d’elle, allongée sur son lit de mort. Elle n’était pas encore partie, mais elle savait qu’elle ne la reverrait plus vivante. Cette simple pensée lui enflait la gorge d’une boule qui commençait à l’étrangler, faisant perler quelques larmes à ses cils qui ne coulèrent pas. Elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander si en ayant fait tout différemment, Maria serait en bonne santé ? Dean avait raison, elle était âgé, mais il y avait des tas de personnes qui vivaient plus que quatre vingt années… Et sans cette agression, elle se portait encore bien.

Penchant sa tête en direction de la fenêtre Maera aperçut son propre reflet sur la vitre, elle avait plutôt mauvaise mine mais avait aussi peu dormit ces derniers temps. Ils étaient en route pour le Dakota du nord, dans la maison de Bobby où ils espéraient bien en trouver plus sur leur affaire. Plus sur elle aussi et son lien avec Bobby.

- Je meurs de faim, faut qu’on s’arrête pour acheter de quoi manger ! Grogna Dean.
- Arrête-toi à la prochaine station.
- C’est bien mon intention.

Quelques kilomètres plus loin l’impala se gara sur le terrain poussiéreux d’une station service. Dean et Sam descendirent rapidement, vite imité par Maera qui sortit de ses macabres pensées.

- Tu fais le plein, je vais chercher de quoi manger ! Annonça Dean.
- Yep !
Sam se rendit à l’arrière de la voiture et entreprit de remplir le réservoir, la route serait encore longue jusque chez Bobby. Se faisant le cadet jeta un œil à Maera appuyé contre l’aile de la voiture, silencieuse.
- Je reviens. Annonça-t-elle finalement.

Elle s’éloigna de sa démarche féline en direction des toilettes pour femme. Elle avait besoin de se rafraichir un peu. Elle entra dans ce lieu qui n’était pas éclatant de propreté et qui lui donna presque un frisson de dégoût. Ouvrant le robinet d’eau, elle s’en passa un peu sur le visage, son reflet dans le miroir lui indiquant qu’elle manquait de couleur.
Elle recoiffa rapidement ses cheveux noirs emprunts de mèches rouges et essuya les quelques gouttes d’eau qui lui tombait sur le bas du visage avec la manche de sa veste.

Elle entendit subitement le battant de la porte s’ouvrir et sursauta une seconde avant de voir Sam y passer la tête avec presque timidité.

- Maera, je peux te parler ? !
- Vas-y ?
- Tu ne voudrais pas d’abord sortir des toilettes ?
Elle lui lança un petit regard contrit qui voulait dire « non » Sam n’eût donc d’autre choix que d’entrer, jetant tout de même un coup d’œil pour s’assurer qu’il n’allait pas se prendre un coup de sac à main sur la tête par une cliente.
- Je t’écoute, qu’est-ce qu’il y a ? !
- Je voulais juste savoir comment tu allais ? !
- A merveille, ça ne se voit pas ? !
Elle sauta d’un bond agile sur le plan de travail à côté des lavabos, eux heureusement étaient à peu près propres.
- T’as pas besoin d’être constamment sur la défensive. Soupira-t-il.
- Tu poses des questions idiotes. Ma seule parente est en train de mourir et je ne suis pas avec elle, comment je suis supposé aller bien ? !
- Moi aussi j’ai perdu mes parents. Je sais ce que tu ressens.
- Sam… Laisse tomber le coup du mec qui veut à tout prix me remonter le moral, à moins d’un miracle je ne vois pas comment tu pourrais y arriver.
- Tu ne me laisses pas essayer non plus.
- Je n’ai pas besoin de ta pitié.
Sam secoua doucement la tête.
- Quelle pitié ? ! Tu crois que j’ai de la pitié pour toi ? ! S’agaça-t-il.
- Tu ne me connais pas, je me demande pourquoi tu es si gentil avec moi, à moins que ce ne soit juste pour autre chose.
- T’as raison. Je ne te connais pas, et tu ne me connais visiblement pas non plus.

Il arborait une mine déçue comme si elle avait dit une monstruosité et sortit des toilettes sans se retourner, comme s’il était vraiment fâché. Enfin pas vraiment « comme », il était fâché, blessé même peut être bien. Poussant un soupir Maera croisa les bras sur sa poitrine, laissant sa tête tomber contre le miroir derrière elle.

Rejoignant les deux garçons, elle s’engouffra sur la banquette arrière de la voiture et se tassa dans le siège tout le long du chemin sans décrocher un seul mot. Il leur fallut quelques longues heures avant d’arriver chez Bobby, et la soirée arrivait à grand pas quand la voiture s’arrêta devant l’imposante maison.

Sans attendre ils se mirent à fouiller toute la maison, le seul souci étant que l’endroit était grand et qu’il ne manquait pas de coins, de recoins, et de cachettes pour planquer ses affaires les plus importantes. Une heure après avoir commencé leurs fouilles, ils n’avaient trouvés que de vieux papiers poussiéreux et des dossiers sur d’anciennes chasses qui n’étaient pas passionnante. Essayer de déchiffrer les intentions et les idées de cet homme plein de malice qu’était Bobby relevait de l’exploit, cet homme était un génie, preuve en était toutes les installations qu’il avait faites dans sa maison. Alors si vraiment il voulait cacher des choses aux garçons il ne mettrait jamais la main dessus !

- On ne trouvera jamais, même en retournant toute la maison !
- Votre ami ne peut pas comme tout le monde, planquer les trucs important dans un coffre fort ! Soupira Maera.

Sam et Dean échangèrent un regard avant de s’écrier en même temps.

- Le coffre fort !

La jeune fille roula les yeux, qu’est-ce qu’ils auraient fait si elle n’avait pas été là… Ils y auraient sûrement pensé, mais en dernier !

Le coffre fort de Bobby, lourd et imposant meuble en fer trempé dans du sel était pourtant aux yeux de tous. Il stagnait non loin du radiateur dans son « bureau » la pièce la plus encombrée niveau livres et poussière. Ils soupçonnaient cette pièce d’avoir été une salle à manger dans le temps, mais ils n’avaient aucune certitude, il était difficile d’attribuer un rôle à chaque endroit tant la maison ressemblait à un repère de chasseur !

- Il faut la combinaison !
- C’est partit, par quoi on commence, sa date de naissance ? !
- On n’est pas sortit de l’auberge.

Maera se laissa tomber dans un fauteuil confortable alors que les deux frères essayaient tant bien que mal d’ouvrir ce maudit coffre. Tout y passa, les anniversaires, les dates importantes, les différents numéros des différentes cartes d’identité de Bobby, ses nombreux numéros de téléphone, le hasard…
Deux heures après, ils y étaient encore…

- Si ça se trouve il a mit un chiffre au hasard.
- On n’est pas prêt de l’ouvrir ce coffre ! Soupira Dean rasséréné.
- Et pas moyen de le forcer non plus…
- Un rêve avec le code serait le bienvenu ! Lança l’aîné à la jeune femme.
- Mais bien sûr, et les chiffres du loto aussi !
- Je ne dirais pas non.
- Maera, c’est quoi ta date de naissance ? ! Demanda subitement Sam.
- Le 25 septembre 1985.

Sam fit tourner la molette sur les nombres en question, mais la porte resta bloquée.

- Et l’autre acte de naissance, celui qu’on a trouvé chez ta grand-mère, c’était quoi la date ?
- Celui qui me vieillit de trois jours ? ! Et bien le 22 septembre 1985.

Sam renouvela l’opération mais cette fois un « clic » significatif ce fit entendre quand il eût terminé et la porte du coffre s’ouvrit, les étonnant tous les trois.

- Si on pouvait douter encore que Bobby et toi ayez un lien, cette fois ça semble clair.
- Pourquoi il a prit ma fausse date de naissance ?
- Ce n’est peut être pas la fausse… Il m’avait l’air très officiel ce papier. Affirma Dean.
- Oui à moi aussi.
- Vous voulez dire que depuis 24 ans de ma vie, je fête mon anniversaire trois jours en retard ? C’est assez ridicule quand même, pourquoi j’aurais deux actes de naissances différents ? !
- Quand on veut changer de vie, de nom, et qu’on à un nouveau née qui n’a que quelques jours c’est assez facile !
- Ca n’a pas de sens. Soupira Maera.

Les deux chasseurs haussèrent les épaules, pour eux ça n’avait rien d’exceptionnel, ils passaient leur vie à se créer de fausses identités. Pour la jeune femme qui les accompagnaient en revanche ça ressemblait plus à de la science fiction !
En ouvrant le coffre ils découvrirent pas mal de petites choses, des liasses d’argent, sûrement un « au cas où » il devrait partir vite et bien. Des tas de papiers, des documents rares et importants… Et puis une enveloppe. Pleine de photos.

C’est Dean qui prit le premier les photos en main, les regardant rapidement, par groupe avant de regarder son frère qui s’était penché pour voir lui aussi. Les photos allaient du simple bébé, à la femme qu’elle était aujourd’hui. Car sur chacune d’elle, se trouvait Maera. Elle n’était pas toujours seule, parfois elle était avec sa mère puis avec sa grand-mère, ses amis à sa remise de diplôme. Se tournant vers le coffre Sam en sortit un vieux cadre assez petit dont les bords étaient dorés.

- Dean, tu penses ce que je pense ? ! Demanda Sam.
- Oh oui… Bobby n’est certainement pas son oncle.
- Alors il est quoi s’il n’est pas mon oncle ? !
Les deux frères se retournèrent, prit sur le fait. Elle s’était rapprochée sans qu’ils ne s’en aperçoivent.
- Vous avez trouvé quoi ? ! S’enquit-elle, impatiente.

Dean lui tendit les photos qu’elle regarda avec un froncement de sourcils. Elle semblait aussi étonnée qu’eux si ce n’est plus.

- Comment il a eût ces photos ? !
- C’est certainement ta mère puis… Ta grand-mère qui a du les lui envoyer.
- Mais pourquoi ? !
- Y’avait aussi cette photo dans le coffre Maera.
Elle prit le cadre dans lequel se trouvait une photo de Bobby et de sa mère, tendrement enlacé.
- D’accord… Ca veut dire quoi d’après vous ?
- Ca me semble clair ! Lança Dean. Ce n’est pas oncle Bobby, c’est papa Bobby.
- Très drôle.
- Non Maera, je crois que… Dean à raison. Ca colle mieux au personnage.

Les yeux de la jeune femme passèrent de Sam à Dean avec effroi. Elle eût brusquement un rire amusé plus nerveux qu’autre chose.

- Vous êtes en train de me dire… Que je suis là avec vous, pour sauver la vie de cet enfoiré qui me sert de père et qui nous a abandonné ma mère et moi, au lieu d’être avec la femme qui m’a élevé et qui est en train de mourir ? !
- Bobby n’est pas…
- Non. Non là je ne veux plus rien entendre, rien du tout… Affirma-t-elle. Qu’il aille au diable…

Lâchant le cadre qui se brisa sur le sol à ses pieds, Maera attrapa sa veste dans l’entrée et sortit de la maison en claquant la porte derrière elle.
Traversant la courre devant la maison de Bobby elle attrapa son sac dans le coffre et le jeta sur son épaule. Il faisait à présent nuit noir et la maison était loin de tout mais elle s’en fichait, elle comptait bien rentrer à Williston et ne pas perdre son temps ici une minute de plus. Si elle avait su depuis le début qu’elle se fatiguait à vouloir sauver l’homme qu’elle haïssait depuis toujours, elle n’aurait jamais, jamais prit en compte ses rêves. Qu’il vive ou qu’il meurt elle n’en avait rien à faire, il avait ce qu’il méritait !

- Maera, tu ne peux pas partir ! Gronda la voix de Sam derrière elle.
- Alors ouvre bien les yeux, parce que c’est exactement mon intention !
- Tu ne vas pas abandonner Bobby !
- Il c’est gêné lui pour nous abandonner ma mère et moi ? !
- C’est différent !
- EN quoi ? !
Elle s’arrêta se retournant vers lui.
- Ma mère à travaillé comme une folle pour m’élever, elle avait même jusqu’à deux boulots certains mois, elle s’épuisait à vue d’œil et elle est tombée malade et elle est morte ! Est-ce qu’il s’est montré une seule fois ? ! Non ! Est-ce qu’il a écrit, téléphoné, non ! Il n’a jamais été là pour moi, alors je ne lui dois rien !
Elle reprit sa route, tout aussi en colère.
- Tu vas le laisser mourir alors, juste par vengeance ? !
- Il est sûrement déjà mort Sam ! Soit réaliste, il a disparut depuis des jours et des jours !
- Bobby n’a pas été un père pour toi, d’accord c’est monstrueux de sa part ! Mais il a été plus qu’un père pour moi… Et je ne veux pas le voir mourir !
- Oh bien, quelle chance tu as eût ! Tu n’as qu’à rêver de lui, après tout tu l’as déjà fait non !
- Ca ne marche pas comme ça !
- Je m’en fou !
- Tu mens ! Tu n’en as pas rien à faire… Tu es juste en colère, tu as le syndrome de la fille abandonnée !
- Oh super, la minute psychologique maintenant !
- Ton look, ton attitude, ta manière de parler, tout en toi imite la fille sûre d’elle alors qu’en réalité t’es juste paumée et malheureuse. Ton père t’as abandonné, ta mère t’as abandonné et maintenant ta grand-mère, et tu crois qu’en rejetant les gens, en les faisant fuir tu ne souffriras plus mais tu te trompes ! Je pari que tu es incapable de t’engager sentimentalement avec qui que ce soit, parce que tu as peur d’étouffer dans une relation et tu préfères rompre avec les gens avant qu’eux ne te quittent, même s’ils en avaient pas l’intention !

Maera se figea et se tourna de nouveau vers Sam.

- Je suis un livre ouvert pour toi on dirait, tu prends bien ton pieds à me renvoyer tous mes démons dans la figure ? ! Tu peux peut être en rajouter une couche, du genre la pauvre fille elle a peur de se retrouver nez à nez avec son père et qu’il la rejette encore une fois ou pire, elle a peur qu’il ne meurt lui aussi et qu’elle se retrouve seule au monde sans personne, c’est pour ça qu’elle se barre comme une voleuse !

Sam secoua lentement la tête.

- Bobby t’aime. Pourquoi il garderait toutes ces photos de toi sinon ? ! Pourquoi tu crois qu’il aurait prit le risque de venir à Williston, pour te protéger s’il ne tenait pas à toi ? ! Je ne sais pas pourquoi Bobby n’a pas été là pour toi, mais je le connais, il y a certainement une bonne raison pour qu’il abandonne la chair de sa chair. Quand je vois comment il prend soin de Dean et moi je me dis qu’il doit être prêt à mourir pour toi, voir bien plus que ça.

Maera sentit de nouveau la boule l’étrangler dans sa gorge et tourna les talons précipitamment, accélérant le pas sur la route, pressée de partir d’ici de quitter cet endroit. Cette fois Sam ne la retint pas, c’était son choix, il ne pouvait pas l’obliger à faire ce qu’elle ne voulait pas.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:03

Chapitre 10 : Réconfort dans la cabane.

Sam avait du mal à comprendre comment elle avait pu partir, comment elle avait pu tourner les talons après ce qu’il lui avait dit sans même se retourner, sans même hésiter une seconde. Il avait pensé que malgré son mauvais caractère, ses blessures qui faisaient d’elle une jeune femme complexe, elle aurait tout de même choisit de passer au-dessus de sa rancœur afin de sauver Bobby.
Ils n’étaient pas sûrs et certains que Maera soit la fille de Robert Singer, mais il avait l’air de tenir à elle comme il tenait à eux, comme à ses propres enfants. La photo de sa mère et lui enlacés de trop près pour n’être que frère et sœur était plus qu’explicite en tout cas sur leurs relations.

Assis sur le capot d’une vieille voiture quelque part dans la casse de Bobby Sam entendit des bruits de pas venir dans sa direction. Se retournant et pensant trouver Dean il resta figé quelques secondes en réalisant que c’était Maera.
Il la pensait déjà loin, sur le chemin du retour… Mais elle avait visiblement fait demi-tour.

- Qu’est-ce que tu fais là ? !
Elle secoua lentement les épaules, les bras croisés sur sa poitrine.
- J’avais besoin de réfléchir et de marcher un peu.
- Et ?
- Je vais aider… Si je peux. Soupira-t-elle.
Un sourire de soulagement passa sur les lèvres de Sam.
- Merci.
- Ca ne veut pas dire que je lui sauterais au cou et que je ferais comme si de rien n’était quand on va le retrouver.
- Je m’en doute et c’est légitime.
- Et je suis furieuse après toi. Continua-t-elle.
- Moi ? ! Pourquoi ? !
- Pour ce que tu m’as dit tout à l’heure tiens ! C’était blessant et pas très sympa de ta part de m’envoyer ça dans la figure !
- Oui mais ça à fonctionné. Et puis c’est plutôt vrai non ?
- Non ! Je n’ai aucun problème pour m’engager avec qui que ce soit…
- Vraiment ? !
- Si je te le dis !
- Ok… Alors je retire cette partie.

Elle acquiesça et s’avança vers le chasseur, réduisant la distance entre eux deux au minimum. Elle remarqua amusée qu’assis sur cette voiture, il faisait pile la même taille qu’elle, ça changeait de d’habitude où elle devait presque se dévisser le cou pour le regarder.

- Malgré tout… Merci.
- De quoi ?
- D’être trop gentil avec la peste que je suis. Je sais que je n’ai pas été facile avec toi, j’admire ta patience.
- J’ai une confession à faire. Ce n’est pas forcément… Désintéressé, tu avais raison.

Sam baissa la tête légèrement gêné puis finit par affronter le regard de la jeune femme qui n’avait pas bougé. Il arborait ce drôle de petit sourire mi confus, mi timide, mi charmeur qui le rendait absolument irrésistible. Maera avança une main vers le visage de Sam et posa sa main sur sa joue qu’elle fit glisser jusqu’à sa nuque, fourrageant ses doigts dans ses cheveux.

Elle se rapprocha d’avantage de lui et vint poser son visage à proximité de celui de Sam lui laissant la possibilité de l’embrasser s’il le désirait. Le souffle de Sam s’était accéléré, saccadé elle le sentait contre son propre visage. Il tourna finalement légèrement la tête et ses lèvres s’emparèrent de celle de la jeune femme avec envie. Maera répondit à son baiser fougueux, bougeant ses lèvres à l’unisson avec les siennes, laissant sa langue chaude et douce l’enivrer de son haleine délicieusement captivante. Une main de Sam s’enroula autour de sa taille, pour l’attirer plus contre lui, cette fois elle mit fin au baiser s’écartant de lui.
Baissant lentement la tête elle glissa une main dans celle de Sam et lui fit signe de la suivre, ce qu’il fit sans poser de question.

Ils entrèrent dans une petite remise se trouvant à l’écart de la maison. Il s’agissait d’un atelier, peu rempli qui contenait un plan de travail en bois et des étagères supportant quelques pièces de voitures. Quelques filets de lumière passaient sous la porte, entre les murs en taule mal fixés, il y faisait assez sombre mais on y voyait quand même. La porte refermée derrière eux, leurs corps s’épousèrent. Les mains de Sam trouvèrent leurs places autour de sa taille alors que Maera s’accrochait à ses épaules et que leurs bouches se lièrent de nouveau de façon beaucoup plus sauvage cette fois.
Leurs lèvres assoiffés s’enivraient, ils se pressaient si fort l’un contre l’autre qu’ils auraient pu sentir leurs cœurs battre à l’unisson. D’abord immobiles, ils bougèrent finalement, Sam poussant Maera vers le plan de travail derrière elle. Arrivé à proximité il la souleva d’un bloc et la fit s’asseoir sur ce dernier, trouvant sa place entre ses jambes, au plus près d’elle. Il l’embrassa de nouveau, faisant glisser ses mains sur son visage, dans ses cheveux. La jeune femme qui commençait à avoir chaud retira sa veste et la posa à côté d’elle au moment ou Sam quittait ses lèvres et descendait sur son menton, sa gorge, jusqu’à ce que son tee-shirt lui bloque le chemin au reste de sa peau.
Ils se séparèrent une seconde, se regardant dans les yeux. Les mains de Maera étaient posées sur son torse qu’elle caressait par-dessus son tee-shirt. Sam l’attrapa bientôt entre ses doigts et le passa au-dessus de sa tête dévoilant son torse aux muscles si bien dessinés.

- Tu caches bien ton jeu. Souffla-t-elle amusée.
- Je dois prendre ça comme un compliment ?

Elle acquiesça tout en l’attirant de nouveau à ses lèvres. Se faisant elle fit glisser ses mains sur sa peau, pressant chaque muscle sous ses paumes, savourant ce corps si ferme, si bien fait qui était le sien. Quittant les lèvres de Sam Maera glissa vers son oreille dont elle mordilla gentiment le lobe, juste pour l’agacer puis elle descendit tout le long de sa jugulaire en y déposant des volées de baisers humide. Sam attrapa à son tour le tee-shirt de la jeune femme et le fit passer au-dessus de sa tête le posant sur sa veste et appréciant à son tour la vue. Elle portait un soutien gorge noire en dentelle qui mettait merveilleusement bien sa poitrine en valeur. Sa peau était blanche et douce, lisse. Sa taille fine, son ventre plat, ses hanches délicieusement rondes, ses jambes longues et fines, elle était juste sublime. Sam fit courir un doigt charmeur de son cou jusqu’à son nombril, content de voir quelques frissons la faire trembler de délice. Un sourire étira les lèvres de Maera, alors qu’elle attrapait la boucle de son jean et l’attirait contre elle, capturant ses lèvres pour un nouveau baiser tendre et fougueux à la fois.

- L’endroit n’est pas des plus… Intime. Fit-elle finalement remarquer.

Sam jeta un œil autour de lui et poussa un gros bidon plein devant la porte pour la bloquer. Il attrapa ensuite une bâche qu’il posa par terre, puis une vieille couverture qu’il mit par-dessus. Elle le regarda faire un peu amusé, il était visiblement prêt à tout. Marchant ensuite vers elle, il reprit sa place et plongea son regard de braise dans celui de la jeune femme qui passa ses bras autour de son cou. La soulevant dans ses bras il la porta délicatement jusqu’à la couverture où ils s’allongèrent tous les deux. Ce n’était pas des plus confortables, mais dans ce genre de situation le confort n’était pas vraiment le plus important.

S’embrassant de nouveau ils reprirent leurs caresses, cette fois de façon un peu plus poussé. Sam embrassait ses épaules, la naissance de sa poitrine avant de glisser une main dans son dos et de lui ôter son soutien gorge. Aussitôt ses mains se mirent en action, venant englober ses seins qu’il caressa avec lenteur, déposant des baisers là où ses doigts passaient. Il l’entendait pousser de petits gémissements d’approbation, complètement offerte à lui.
Maera faisait elle courir ses mains sur son corps athlétique, dessinant chaque parcelle de peau de ses doigts, elle s’arrêta finalement à son jean et glissant ses mains entre eux deux défit la boucle de sa ceinture, puis les boutons de son jean qui cédèrent. Elle repoussa son vêtement en bas de ses chevilles, il s’occupa ensuite de s’en débarrasser sans pour autant cesser de s’occuper d’elle. Elle passa ses mains sur son boxer, caressant ses fesses avant de remonter dans son dos avec des gestes si langoureux que Sam en devenait fou. Il lui ôta à son tour son jean la contemplant magnifique dans un dernier bout de tissu noir. Il avait eût envie d’elle dès l’instant où il l’avait vu dans ce restaurant et qu’il l’avait contemplé bien avant de savoir qui elle était.
Maera se redressa subitement, féline, et posant ses mains sur son torse elle passa à califourchon sur lui. De ses mains expertes elle fit glisser son boxer jusqu’à ses chevilles puis remonta vers lui pour l’embrasser. Elle le titillait, le faisait attendre désespérément alors qu’il ne rêvait plus que d’une chose, la posséder. Perdant patience, il attrapa les bords de son string noir, voulut le faire descendre mais en fut incapable vu qu’elle était à califourchon sur lui. Il l’entendit pouffer légèrement, mais il ne comptait pas se laisser faire cette fois, après la torture mentale et physique –rappelons le douloureux passage du matelas gonflable- il comptait bien lui montrer que lui aussi, il pouvait être cruel dans son genre.
Enroulant son bras autour de sa taille il la fit basculer à côté de lui, se plaça au-dessus d’elle et attrapa ses poignets qu’il maintint au-dessus de sa tête, les bloquants. Il la sentit se tortiller sous lui pour se défaire de son emprise, mais cela ne fit qu’accroitre son désir d’elle et peut être même inversement. Libérant une main et lui tenant toujours les poignets de l’autre il fit glisser la main jusqu’à ce dernier barrage à son intimité et le fit céder, l’envoyant rejoindre le reste de leurs affaires au pied de la couverture. D’un sourire triomphal il vint l’embrasser, se plaça entre ses jambes et reposa son autre main sur ses poignets.
D’un simple mouvement des reins il succomba enfin à son désir, poussant un gémissement qu’ils partagèrent. Il entama un lent va et vient, relâcha enfin ses poignets mais joignant ses mains aux siennes. Les jambes de Maera se plaquèrent contre ses flancs, son corps allant à la rencontre de celui de Sam. Les deux amants se donnèrent l’un à l’autre avec passion, s’envoyant tour à tour au paroxysme du plaisir, se laissant aller dans ce moment de bonheur intime partagé. Au bout d’un long moment finalement ils se laissèrent tomber l’un contre l’autre, satisfaits mais épuisés.

C’est blottit dans les bras chaud de Sam que Maera s’endormit finalement…

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:10

Chapitre 11 : Kidnapping.

L’air était rare, il devenait difficile de respirer.
Ses mains saignaient, son corps était engourdie, incapable de bouger. Il avait envie de hurler mais il ne pouvait pas, il savait que sinon le manque d’oxygène le tuerait ! Ses doigts écorchés se battaient contre le bois, grattant, frappant, sans aucun succès. A bout de souffle il s’arrêta, il usait trop l’air, le temps allait lui manquer…

Maera voyait la scène comme si elle se déroulait sous ses pieds, comme si ses yeux étaient capables de voir à travers la terre. Brusquement elle ne vit plus rien, rien sinon l’herbe sous ses pieds, et le grand champ dans lequel elle se tenait.
Quelques corbeaux s’envolèrent avec des cris perçant, attirant son attention sur une vieille maison aux volets rouges foncés et au toit un peu particulier en pointe.
Un son de cloche se fit brusquement entendre et de la terre elle vit une pierre sortir lentement, une pierre où étaient gravés des noms.

« Emily Walker – Maria Walker RIP »

En se réveillant Maera comprit que sa grand-mère s’était éteinte, qu’elle était partie.
Mais elle savait aussi que si elle ne faisait rien, bientôt un nom viendrait s’ajouter aux deux déjà présent sur la tombe. Bobby allait mal, il vivait ses dernières heures, elle en avait la conviction. Tournant la tête, elle posa les yeux sur Sam complètement endormie et toujours dans les bras de Morphée. Ils s’étaient légèrement couverts avec leurs vêtements, il faisait un peu frais mais leurs deux corps serrés suffisaient à ne pas avoir froid.
Glissant une main dans ses cheveux, elle caressa avec douceur ses longues mèches. Elle aimait ses cheveux, c’était l’une des choses qui l’avait le plus séduite chez lui, elle adorait y plonger la main, les toucher. Consciente qu’elle ne ferait plus ça avant un moment, elle en profita quelques secondes puis avec un soupir se releva et entreprit de s’habiller.

Sam s’éveilla quelques secondes après qu’elle ait quittée la chaleur confortable de ses bras. Prenant quelques secondes pour se remettre les idées en place, il regarda la jeune femme s’habiller avec empressement.

- Où tu vas ? !
- Au cas où tu n’aurais pas remarqué, on est dans une remise. Je ne sais pas pour toi, mais moi je préfère de loin un lit confortable.
- Tu as sûrement raison. Approuva-t-il.
- J’ai fais un nouveau rêve !
- Quoi ? ! Qu’est-ce que tu as vu ?
- J’ai vu Bobby. Il va mal, je crois… Qu’il est enterré vivant !
- Enterré vivant ? ! Tu as vu où ? !
- Dans… Un champ. Avec une maison bizarre non loin.
- T’as pas un nom de ville, une adresse, quelque chose de plus significatif ? !
- Non. Rien… sauf que, je crois qu’il n’en a plus que pour quelques heures.
- Il faut prévenir Dean !
- C’est bien mon intention.

Enfin habillé Maera se leva et se dirigea vers la porte que Sam avait bloqué avec un grand bidon d’huile qui lui arrivait presque jusqu’à la taille et qui était plein. Elle l’attrapa par la poignée en plastique sur le dessus et entreprit de le soulever pour le pousser du chemin.
Mais le bidon ne décolla pas d’un iota.
Loin de renoncer elle prit une grande inspiration et y mettant toute sa force tira sur le dit bidon qui bougea d’un centimètre mais pas plus. Elle entendit Sam étouffer un rire moqueur alors qu’il se rhabillait à son tour.

- Laisse-moi faire.
- Je peux y arriver toute seule ! Protesta-t-elle.
- J’en doute pas une seconde, mais on a pas jusqu’à demain.

Il l’écarta gentiment de devant la porte et d’une main souleva le bidon qu’il poussa sur le côté. Il ouvrit ensuite la porte et laissa Maera passer qui s’engouffra dehors, marchant droit vers la maison sans l’attendre.
Entrant dans la maison en trombe, elle trouva Dean avachit sur la table qui s’était endormi à côté de sa bière.

Tournant les talons elle monta à l’étage alors que Sam allait réveiller son frère pour le mettre au courant de la situation de Bobby. La jeune femme se précipita à l’étage, elle avait besoin d’un moment de solitude pour penser, pour réfléchir. Entrant dans une chambre elle se laissa tomber sur un des lits et prit sa tête entre ses mains.
Pauvre Maria, elle était la victime de toute cette histoire. Pourvue qu’elle n’est pas souffert pensait-elle sans arrêt. Qu’elle soit partit paisiblement, et qu’elle savait qu’elle était là et qu’elle pensait à elle.
Et Sam… A quoi avait-elle pensé ce soir ? ! Elle en avait envie évidemment, qui n’aurait pas eût envie de lui ? Mais était-ce bien raisonnable… Les circonstances ne se prêtaient pas et puis il n’avait pas tord. Il n’était pas question pour elle de s’engager…

Se levant de nouveau elle attrapa sur une table un bloc note et un crayon. Elle voulait griffonner la maison qu’elle avait vu en rêve, peut être que ça pourrait aider, elle ne savait pas comment, mais il fallait bien faire quelque chose ! Tout en essayant de se rappeler comment elle était faite, elle constata dépitée qu’elle était vraiment mauvaise en dessin ! La maison ressemblait à un drôle de carré recouvert d’un chapeau pointu, ce n’était pas du tout fidèle à la réalité.

- Qu’est-ce que tu fais ? !
La voix de Sam la fit légèrement sursauter. Levant les yeux vers lui, elle secoua lentement la tête.
- Rien j’essai de dessiner la maison de mon rêve mais ce n’est pas très réussit.
- Peut être que tu devrais essayer de dormir.
- Dormir ? ! Tu as une idée de l’état de nervosité dans lequel je suis ?
- Comme nous tous, mais c’est toi seule qui fait des rêves.
- Bien alors assomme-moi !
- Très drôle.
- Non mais je suis sérieuse ! Je ne peux pas fermer l’œil, alors assomme-moi !
- Pas question. Je ne vais pas lever la main sur toi !
- Pourquoi ? Promis je te le rendrais pas…
- Laisse tomber, je ne le ferais pas.
Maera poussa un soupir et se leva, marchant vers Sam.
- On doit trouver Bobby.
- Oui mais pas comme ça. Il y a d’autres moyens moins agressifs…

Elle afficha un air gêné et tourna les talons faisant quelques pas dans la chambre.

- Ouais… A propos de ça, hum… Toi et moi dans la remise c’était juste… Comme ça hein. Ne pense pas qu’on va commencer à se donner des petits noms doux et à dormir ensemble, c’est pas trop mon truc…
- Oh t’en fais pas je m’en doutais. Je l’attendais même…
- T’attendais quoi ?
- Le discours de la fille qui largue, avant d’être largué.
Sam s’appuya contre le chambranle de la porte, les bras croisés.
- Ce n’est pas du tout ça ! Rien à voir…
- Alors c’est quoi ?
- Tu n’es pas mon genre, on n’a rien en commun, et ce n’est pas parce que c’était super tout à l’heure qu’on doit remettre ça !
- Ok. Ca me va…
- Quoi ? ! Ah oui donc en fait tout ce qui t’intéressait c’était de tirer ton coup ? !
- Hé, c’est toi qui viens de dire que c’était qu’une aventure d’une nuit !
- Oui… Mais ce n’est pas une raison.
- En réalité, tu m’aimes bien… ? ! Lança Sam avec un petit sourire amusé.
- Non.
- Moi je t’aime bien. Conclut-il en secouant les épaules.
- Ah oui ?
- Oui…
- Oui enfin, on va dire que je t’apprécie… Je te trouve gentil, j’en connais pas beaucoup des comme toi. Avoua-t-elle à demi mot.

Sam acquiesça avec un sourire. Maintenant qu’il avait comprit comment elle fonctionnait il avait réussit à la faire passer de « c’était rien pour moi » à « je t’aime bien » ! Tout en contradiction…

- Toujours est-il que tout à l’heure je parlais plutôt de somnifère, en invoquant la manière douce.
- Ben il va falloir une dose de cheval ! Voir plus ! D’ailleurs tu devrais jeter un coup d’œil à mon espèce de griffonnage je…

Maera ne put finir sa phrase que la fenêtre de la chambre vola brusquement en éclat. Se protégeant la tête de ses bras pour ne pas être blessé par les morceaux de verre, elle sentit deux bras l’attraper puissamment par la taille et la soulever. Dans la confusion, croyant que c’était Sam qui voulait simplement la protéger elle ne dit rien, mais quand elle ouvrit les yeux et qu’elle aperçut le regard horrifié du chasseur, loin d’elle, elle comprit qu’elle avait à faire à tout autre.

Elle voulut tendre la main vers Sam mais il était déjà trop tard. Elle sentit un coup fort à l’arrière de sa nuque, et perdit connaissance, incapable de se défendre.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:11

Chapitre 12 : Indices.

Sam resta horrifié de la rapidité de l’attaque tandis que le démon emportait Maera dans la nuit noire, sans qu’il ne puisse rien tenter pour l’en empêcher ou l’arrêter. Quand il voulut réagir elle était déjà trop loin et il se retrouva seul et perplexe, ne sachant comment réagir tant tout s’était passé si vite. Il comprenait pourquoi le fantôme ou démon avait réussit à emmener Bobby, le vieux chasseur n’avait rien du voir venir non plus !

- Sam ! S’écria Dean dans l’escalier. Qu’est-ce qui ce passe ? !
- Il à emporté Maera.
- Quoi ? !
- Il est rapide, j’ai rien eût le temps de voir…
- Hé merde, tu peux me dire comment on va faire sans mademoiselle extra lucide ? !
- Il faut la retrouver.
- Et comment ? !

Le cerveau de Sam fonctionna à la vitesse de la lumière pour trouver une solution mais ce sont ses yeux qui saisirent le seul et unique indice qu’ils avaient à présent. Se moquant des morceaux de verres qui craquèrent sous ses chaussures il sauta d’un bond vers le lit et attrapa le bloc note sur lequel elle avait dessiné la maison de son rêve. Le drôle de carré au toit pointu et aux volets rouges. N’ayant pas de couleur sous la main elle avait simplement noté le mot « rouge » dans chacun des volets.

- Il faut trouver cet endroit, et on les trouvera tous les deux !
- Espérons que tu ais raison.

* *
*

Elle se réveilla une fois de plus avec un mal de tête carabiné. Portant la main derrière sa tête elle sentit une nouvelle bosse sous ses doigts et poussa un soupir. Heureusement, elle avait la tête dure. Regardant autour d’elle, elle aperçut quelques rayons de soleil passer entre les minces interstices des volets clos. Se remémorant l’attaque, rapidement, elle comprit sans y voir grand-chose qu’elle se trouvait dans l’étrange maison aux volets rouges.
Elle fut surprise de n’être ni attaché, ni… Morte. Pourquoi l’avait-il enlevé, et non pas tué ? ! Ca n’avait pas de sens.

- Enfin réveillée.

La voix caverneuse venait d’un peu plus loin et la fit frémir jusqu’à la moelle.

- Qui êtes vous ! ?
- Comment une fille ne peut-elle pas reconnaître son propre père ? !
- Vous n’êtes pas Bobby.

Un grand fracas retentit, trop vite pour qu’elle puisse voir quoi que ce soit. Elle pensa qu’un meuble venait de se fracasser contre le mur, en tout cas c’était certainement quelque chose de très lourd car le bruit fut détonnant. Elle avait placé ses mains sur ses oreilles, pour ne pas entendre le vacarme mais c’était un peu tard.

- Bobby, ce traitre, ce sale voleur, tu crois qu’il est ton père ! S’écria-t-il furieux.
- Alors qui est-ce… Vous êtes, vous êtes mort ! Répondit-elle tremblante.
En une seconde elle sentit son souffle glacé sur son visage tant il s’était rapproché d’elle.
- C’est l’avantage, d’avoir été un chasseur… La mort n’est pas vraiment une fin et si on sait y faire, on devient… Puissant et on contrôle beaucoup de chose. Affirma-t-il.
- Vous allez me tuer…
- Oui… Mais seulement pour que père et fille soient enfin réunis.
- De quoi vous parlez… ? !
Maera prit une petite inspiration pour que sa voix arrête de trembler, mais ce n’était pas évident, elle avait aussi du mal à refouler les larmes de terreur qui inondaient ses yeux.
- Tu ressembles tellement à ta mère.
Les doigts glacés du fantôme glissèrent dans ses cheveux, lui déclenchant un nouveau frisson.
- Vous connaissiez ma mère ? !
Il eût un petit rire amusé.
- Nous étions mariés ma chérie… Emily et moi, on vivait très heureux et on s’aimait… Mais mon travail de chasseur demandait beaucoup de sacrifice, je n’étais pas souvent là…
- Qu’est-ce qui c’est passé ? !
- Mon meilleur ami… L’homme que je considérais comme un frère… Il l’a séduite. Et il a prit ma femme, et mon enfant ! Ragea-t-il. Il me les a volé !
- C’est vous… Mon père ? !
- J’aurais tout donné pour vous, je ne pouvais pas vous laisser partir, c’était trop dur… Il a essayé de vous faire disparaitre, toutes les deux… Et puis alors que je vous avais retrouvé, il m’a tué ! Il n’a pas hésité à tirer une balle en plein cœur, à son meilleur ami !

Le cerveau de Maera fourmillait de ses nouvelles informations, elle n’en croyait pas ses oreilles, tout ce temps elle avait crût que son père l’avait abandonné, qu’il n’était qu’un traite, un lâcheur, un sale type… Elle était loin de se douter qu’en réalité le manque de son père était dû à un drame familial aussi monstrueux que révoltant !

- Pourquoi il a fait ça ? ! Je méritais d’avoir un père !
- Il nous a séparés une fois, mais ça ne recommencera plus. Plus jamais, rien ni personne ne pourra nous séparer.

Maera sentit des larmes rouler sur ses joues. Elle comprenait maintenant, elle comprenait beaucoup de chose mais elle ne voulait pas… Le rejoindre. Même s’il était son père, même s’il avait été le mari de sa mère il avait tué Maria, c’est pour lui que ces démons travaillaient, il savait les manipuler ! Tout ça parce qu’il avait été un chasseur et qu’il en connaissait un rayon sur le monde de l’au-delà.

- Je ne… Je ne veux pas mourir. Souffla-t-elle.
- Tu ne veux pas rester jeune et belle pour toujours ?
- Non. Tu as tué Maria… Tu as tué ma grand-mère…
- Cette vieille peau, elle ne m’a jamais aimé, elle préférait Bobby ! Cracha-t-il.
- Mais moi je l’aimais. Et je ne te pardonnerais jamais ce que tu lui as fait, jamais !

Le regard du fantôme devint plus noir que jamais, la froideur de son corps sembla irradier encore plus, elle avait l’impression d’être assise en face d’un bloc de glace.

- J’avais prévu une mort douce et rapide pour toi. Mais je crois qu’il est temps de te remettre les idées en place !

Son bras glacé se ferma sur le sien et il la fit mettre debout, l’entraînant à sa suite hors de la maison. Elle fut éblouie par la lumière du soleil puis elle aperçut le champ devant elle, ce même champ où il avait enterré Bobby ! Comprenant avec terreur où il voulait en venir, elle essaya de se soustraire à lui, sans toute fois y arriver.
Brusquement elle entendit comme un bruit de pétard mais en un peu plus fort. L’emprise du fantôme sur elle se dissipa et elle tomba à genoux dans la terre meuble du grand champ.

- Maera !

Tournant la tête elle aperçut Sam et Dean qui courraient dans sa direction. Elle dû cligner des yeux plusieurs fois pour être certaine qu’elle ne rêvait pas, où qu’ils n’étaient pas un simple mirage. Quand elle en fut certaine elle se mit sur ses deux jambes et courut à leur rencontre, ne s’arrêtant ni ne se retournant pas. Quand elle arriva à leur hauteur, elle fonça droit dans les bras de Sam, s’accrochant à lui comme si sa vie en dépendait. Si elle avait été forte et plutôt courageuse jusque là, cette fois toute sa bonne imitation de fille invincible et qui n’a peur de rien vola en éclat. Elle avait juste envie d’être réconfortée, protégée…

- Tu n’es pas blessée ? !
- Non. Non ça va mais j’ai eût très peur. Avoua-t-elle.
- Il ne va sans doute pas tarder à attaquer de nouveau… Il faut trouver Bobby !

Dean regarda tout autour de lui, le champ était immense, ils n’auraient pas le temps de tout fouiller, il était peut être même déjà trop tard !

- Où est-il ? ! Demanda Dean en se tournant vers la jeune femme.
- Je ne sais pas…
- Réfléchit, il faut que tu nous dises où il est !
- Je ne sais pas ! S’emporta-t-elle, ce champ est immense, je n’en sais rien !
Sam écarta Maera de lui et la prit par les épaules, plongeant son regard dans le sien.
- Ferme les yeux, et essai de te souvenir, l’angle sous laquelle tu as vu la maison dans ton rêve, la distance… Je t’en prie.
- Je n’arrive pas à réfléchir, tout est embrouillé dans ma tête ! Ce que ce fantôme à dit…
- Peu importe ce qu’il à dit, ce sont des menteurs, ils ne disent que ce qui les arrange, ils adorent ce faire passer pour les victimes !
- Je t’en prie Maera, peu importe ce qu’il dit, Dean à raison, je t’en prie… Y a déjà eût trop de morts !
- D’accord… Souffla-t-elle.
- Bien, prend une profonde inspiration et ferme les yeux, concentre-toi sur ton rêve.

Elle s’exécuta de nouvelles larmes coulant sur ses joues. Elle essaya de replonger dans les souvenirs de son rêve, de se rappeler où elle se tenait dans le champ exactement. Mais c’était difficile, flou dans sa tête. Elle put encore moins réfléchir quand brusquement Sam la poussa sur le côté et qu’en ouvrant les yeux elle vit Dean faire un vol plané de quelques mètres et aller s’écraser un peu plus loin dans la terre.

- Vous arrivez trop tard ! S’écria le fantôme. Elle est à moi, personne ne me la prendra, personne sauf moi ! C’est ma fille, c’est la mienne ! Hurla-t-il de rage.

Il se tourna vers Sam qui se plaça devant Maera, les bras tendus en arrière pour l’empêcher de passer et de faire quelque chose d’idiot.

- Ecarte-toi ! Ordonna le fantôme.
- Non. Vous ne la toucherez pas. Affirma Sam.
- Tu ne me la prendras pas.
- C’est trop tard, vous l’avez déjà perdu depuis longtemps…
- Mais je peux encore la reprendre.
- Il faudra me tuer avant.

Maera suivit l’échange entre Sam et le fantôme tout en continuant à se concentrer sur ses souvenirs. Elle savait que quelque chose lui manquait, mais quoi ? ! Elle voyait à peu près à quelle distance de la maison elle était, et sous quel angle, mais la parcelle était encore grande, où pouvait-il…

Un croassement. Maera entendit le croassement de plusieurs corbeaux qui se trouvaient à une centaine de mètre d’elle et qui cherchait des graines dans la terre. Elle se remémora alors que ses mêmes oiseaux s’étaient envolés dans son rêve.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:13

Chapitre 13 : Rencontre.

Elle savait où était Bobby. Il n’y avait plus une minute à perdre, reculant brusquement elle tourna les talons et se mit à courir en direction des oiseaux, marquant de ses yeux l’emplacement exact où ils se trouvaient. Elle ne se retourna pas, mais elle entendit Sam crier son nom plusieurs fois. Ce qu’elle ne vit pas en revanche c’est Sam puis Dean, en train de se battre avec le fantôme pour l’empêcher de la suivre. Les corbeaux s’envolèrent quand elle arriva là où ils se trouvaient, mais elle s’en fichait. Se jetant à genoux dans la terre, elle commença à creuser la terre meuble de ses mains. Par chance le champ avait été labouré il n’y a pas si longtemps, elle creusait dedans presque comme dans du sable. Ce qu’elle ignorait c’était à quelle profondeur il se trouvait…

Elle entendit plusieurs fois des coups de feu, mais elle ne leur prêta pas un regard même si en son fort intérieur elle espérait bien qu’ils s’en débarrasseraient. Elle avait déjà creusé sur dix bons centimètres quand Dean arriva pour l’aider.

- Tu es sûr qu’il est là ! ? Demanda le chasseur en voyant qu’elle ne trouvait toujours rien sauf de la terre.
- Oui ! J’en suis certaine ! Aide-moi !

Dean se mit à son tour à déblayer la terre avec rapidité, plus qu’elle en tout cas. Au bout de presque vingt centimètres dans le sol leurs ongles rencontrèrent une surface plane, en bois. Comme un vieux cercueil…

- Il est là ! Sam ! On l’a trouvé ! Hurla Dean.

Sam gagnait toujours du temps avec le fantôme qu’ils ne pouvaient pas vaincre. Un coup de feu retentit de nouveau, puis le second chasseur se précipita près d’eux et les aida à creuser dans la terre. A trois ils réussirent à dégager une bonne partie du cercueil en bois. Dean se servit ensuite de son arme pour faire levier et le couvercle sauta en partit avant d’être arraché complètement par les deux deux frères.

- Bobby !

Le vieux chasseur était allongé dans le cercueil, livide, et surtout inconscient. Sam précipita deux doigts à la base de son cou avec inquiétude, ils avaient peur d’être arrivé trop tard, qu’il soit déjà mort mais…

- Je sens son pouls. Il est vivant ! Bobby ? ! Bobby tu m’entends ? !
- Emmenons-le rapidement, plus vite on sera partit d’ici mieux ce sera.
- Et le fantôme ? ! S’enquit Maera.
- Il faut un plan pour s’occuper de lui, mais Bobby d’abord !

Dean et Sam attrapèrent le chasseur chacun par un bras et ils se précipitèrent vers la voiture. Ils s’engouffrèrent tous les quatre à l’intérieur puis Dean mit les gaz en direction de la maison de Bobby qui n’était qu’à vingt minutes de là. Ils avaient enfin récupéré Bobby, Maera allait bien, du moins physiquement… Mais tout n’était pas finit pour autant, bien au contraire.


Maera savoura la douche chaude et les vêtements propres qu’elle put enfiler une fois rentrée à la maison de Bobby. Méfiante, elle avait cette fois changée de chambre, et mieux, elle avait barricadé la fenêtre avec une grosse armoire. Ca ne l’arrêterait pas, mais cette fois elle ne se ferait pas surprendre ! Littéralement épuisée elle s’était écroulé dans un lit et n’en avait plus bougé, cherchant un sommeil qui ne venait pas.

Trop de choses la tracassait, elle pensait trop pour fermer l’œil. D’abord ils avaient enfin trouvé Bobby, ensuite elle avait échappée de peu à la mort. Elle ne savait plus que croire sur son père, qui était-ce, quelle version était la bonne ? ! Celle de sa mère, celle du fantôme ? ! Où c’était encore autre chose… ?
Maria était morte… Et celui qui voulait les tuer, mort mais encore vivant d’une certaine façon.
Les deux frères étaient en bas, en train de soigner leur ami… Elle, ne se sentait pas forcément à sa place, elle ne connaissait pas cet homme après tout.

- Maera ? ! Ca va… ?
La voix de Sam ne réussit pas à la rassurer quant à ses interrogations cette fois.
- Pas trop. Avoua-t-elle.
Le chasseur marcha jusqu’au lit, et grimpa dessus s’allongeant à côté d’elle sans trop la coller toute fois.
- Tu veux en parler ? !
Elle poussa un soupir.
- Le fantôme à dit que c’était lui mon père. Et que Bobby avait séduit ma mère et qu’elle était partie avec lui… Et que comme mon père ne voulait pas renoncer, Bobby l’avait tué. Et qu’il nous a abandonné ensuite.
- Tu y crois ?
- Je ne sais pas. Je sais plus, un coup je crois que mon père est un salaud, un coup qu’il est en danger, un coup qu’il a voulut me protéger… Je suis perdue.
- Bobby est réveillé. Il n’est pas en super forme, mais il râle déjà… C’est bon signe. Tu devrais peut être lui parler.
- Pas tout de suite.
- Ok, ça ne presse pas.
- A propos… Merci.
- De quoi ? !
- De t’être interposé, entre le fantôme et moi… D’avoir dit, qu’il fallait qu’il te tue d’abord pour qu’il puisse m’avoir.
- Je t’en prie…

Il lui lança un léger sourire qui fit manquer un battement de cœur à la jeune femme. Se tournant sur le côté dans la direction de Sam, elle vint poser sa tête sur le même oreiller que lui, le regardant dans les yeux. Sam repoussa quelques mèches de cheveux de devant son visage, ce qui en elle-même déclencha une sorte de réaction en chaine. Elle vint poser ses lèvres sur les siennes sa main agrippant sa chemise entre ses doigts. Le chasseur répondit à son étreinte, fit glisser une main autour de sa taille afin de la rapprocher de lui. Ils échangèrent un long baiser langoureux, leurs lèvres se caressant, leurs langues effectuant une lente et délicieuse danse.
Quand ils se séparèrent leurs corps étaient blottit l’un contre l’autre, et ils se tenaient l’un l’autre comme par crainte que l’un ne décide de s’enfuir.

- C’est juste parce que j’ai besoin d’un peu de réconfort. Affirma-t-elle.
Sam secoua lentement la tête de façon négative, un léger sourire sur les lèvres.
- Si c’est seulement pour ça. Tu n’es pas mon genre…
Sam déposa un baiser sur ses lèvres, pour la taquiner.
- Je suis sérieuse. Je préfère les petits blonds aux yeux marrons alors tu vois…
Le chasseur déposa un autre baiser sur ses lèvres et glissa sa main sous son tee-shirt qu’il fit remonter jusqu’à sa nuque avec douceur. Il la sentit frissonner, un petit sourire de victoire s’affichant sur son visage.
- Je ne suis pas ton genre… Répéta-t-il moqueur.
Elle ne répondit pas, se contentant de venir chercher le doux contact de ses lèvres une fois encore.
- Hum hum ! Hé les enfants, un peu de discrétion si c’était papa Bobby qui était arrivé, il aurait fait une attaque !

Dean toujours au bon moment. Pensa Sam.

- Tu veux quelque chose ? ! Demanda Sam.
- Bobby… Aimerait te voir Maera. Je crois que vous avez quelques points à éclaircir tous les deux.
La jeune femme regarda Sam, cherchant dans ses yeux un conseil.
- Tu devras bien le voir un jour. Répondit-il simplement.

Tout en poussant un léger soupir d’inquiétude, elle se leva et remit de façon discrète son tee-shirt en place.

- Il est en bas. Lui indiqua Dean.
- Merci.

Maera prit la direction des escaliers alors que Dean jetait un petit œil réprobateur à son frère.

- Quoi ?
- Si j’étais toi je me méfierais. Bobby risquerait bien de te mettre dehors à coup de Chevrotine dans les fesses s’il savait que tu attentais à la pudeur de sa fille !
- Très amusant. Tu ne comptes pas le lui dire ? !
- Je ne sais pas, es-tu prêt à devenir mon esclave ? !
Sam lança un regard noir à son frère qui tourna les talons avec un rire moqueur.
- Dean, je te tue si tu lui dis quelque chose, en plus tu ne sais rien du tout !

Maera se demanda tout en marchant vers le salon ce qu’elle allait bien pouvoir lui dire. Elle avait des questions à lui poser, elle espérait juste qu’elle ne perdrait pas son sang froid, ou que la vérité ne serait pas pire que le reste. Sam avait l’air de dire qu’il était un homme de confiance, elle espérait qu’il disait vrai.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:14

Chapitre 14 : Vérités.

Bobby était un de ces hommes que rien n’arrête. Il avait frôlé la mort de peu, mais à peine rentré il était déjà sur ses deux jambes. Pas de façon très convaincante, il était encore pâle et ses traits étaient tirés, mais il était néanmoins appuyé contre son bureau, le regard dans le vague, sa casquette sur la tête.

- Bonjour.
Elle pensa sur le moment –mais un peu tard- que ce n’était pas forcément la première chose idéale à dire. Il ne releva même pas, se contentant de poser les yeux sur elle.
- Maera. Je suis content de te voir enfin…
- Vous avez l’air de bien vous remettre.
- Grace à toi d’après ce que Sam et Dean m’ont dit. Merci.
- Ne me remerciez pas, je n’ai pas fait ces rêves de mon propre chef, j’ignore même comment c’est possible.
- Je l’ignore aussi mais… Je te dois quand même la vie.
- Et bien… Il y a des chances pour que moi aussi, si vous êtes mon père…
- Hum, désolé on dérange ? ! Lança innocemment Dean.

Bobby leur lança un petit regard sévère puis baissa la tête.

- Je suppose que vous avez aussi le droit d’entendre la vérité.
Bobby marcha jusqu’au sofa où il se laissa tomber.
- Alors… C’est quoi la vérité ? ! Le pressa Maera.
- Ta mère à toujours dit que c’était moi, ton père, mais je n’en ai pas la certitude.
- Comment ça ? !
- Jim, le fantôme précisa-t-il, était le mari de ta mère et un très bon ami à moi… Quand je les ai rencontrés, ils venaient de se marier. Il est arrivé une ou deux fois qu’on chasse ensemble, mais très vite Jim à prit gout aux tueries, à la chasse… Il partait souvent, et il partait seul. Au fil du temps, tout ça à finit par le rendre… Bien, disons qu’il ne savait plus faire la différence entre humains et démons. Il est devenu invivable et même violent. Ta mère et moi, on discutait souvent j’étais en quelque sorte son confident et un jour elle m’a confié qu’il lui faisait peur, et que plus d’une fois il avait levé la main sur elle…

Maera se laissa tomber sur le rebord de la table basse, essayant d’assimiler cette nouvelle version des faits.

- Sans comprendre ni comment ni pourquoi… On a finit par tomber amoureux, et je ne supportais plus de la voir malheureuse et terrifié à chaque fois qu’elle devait rentrer. Alors un soir elle a fait ses valises et on est partit. On s’est installé dans une petite ville, et ça à duré trois mois. Un jour elle m’a dit qu’elle était enceinte, et elle était certaine que tu étais de moi… Elle disait qu’une femme sentait ses choses là. Pour moi, que tu sois de lui ou de moi ça ne faisait pas la moindre différence, j’allais être papa c’est tout ce qui m’intéressait ! Evidemment, ta mère à aussitôt prévenue ta grand-mère de son état, et c’est en suivant Maria qui venait souvent nous voir que Jim nous a retrouvé. En découvrant la grossesse d’Emily il est devenu fou, il disait que puisqu’elle était sa femme, tu étais sa fille et que jamais il ne te laisserait avec nous… On a fait que s’enfuir et s’enfuir encore après ça, jusqu’à ce que tu vois le jour et qu’il nous retrouve. Ta mère et moi on a aussitôt décidé de se séparer, pour brouiller les pistes afin de te protéger. On t’a crée une autre identité, et ta mère est partit d’un côté, moi de l’autre… Pendant quelques mois ça a très bien marché, mis à part que je ne te voyais pas grandir… Et puis Jim vous a retrouvé une nouvelle fois. Ce type était un sacré bon pisteur, le meilleur que je n’ai jamais connu. Cette fois là, je n’ai pas eût le choix… Je ne voulais pas, mais j’ai du le tuer.
- T’as eût de la patience, j’en aurais pas eût autant… Affirma Dean.
- Il était quand même le mari d’Emily… Et puis tuer un humain, ça n’a rien à voir avec tuer un démon !
- Et ensuite… Pourquoi tu es partie ? ! Pourquoi tu nous as laissé maman et moi ?
- On a vécu une année ensemble, et à la date fatidique de la mort de Jim, il est revenu… Ce fils de pute, me hantait moi… Si j’étais resté avec vous, je vous aurais mise en danger… Et je préférais vivre loin de vous, plutôt qu’il ne vous arrive quoi que ce soit !
- Pourquoi tu ne l’as pas tué encore une fois ? ! S’enquit Sam.
- Je ne sais pas comment, il a réussit à planquer le reste de son corps… Une fois j’ai réussit à le coincer dans un cercle de sel, dans une cave que j’ai bouclé… Il y est resté toutes ses années, puis il s’est enfuit.
- Comment ?
- Jim était un chasseur, il était très bon… Il savait énormément de chose sur la magie et l’au-delà, les fantômes. J’ai supposé qu’il avait réussit à manipuler pas mal de forces démoniaques…
- Il travaille avec des démons ! Confirma Sam.
- Quand j’ai vu qu’il y avait des évènements bizarres dans le coin où tu habitais avec Maria je suis aussitôt venu. J’ai découvert que Jim préparait quelques troupes afin de lancer l’offensive contre moi, et probablement contre toi aussi… J’ai réussit à réduire ses effectifs mais, il s’est ramené et avant que j’ai pu dire ouf, j’étais enfermé sous terre.

Maera se leva de nouveau, ne tenant pas en place. Elle fit quelques pas, les bras croisés sur sa poitrine.

- Pourquoi maman ne m’a jamais parlé de tout ça ? !
- Je suppose qu’elle ne voulait pas t’effrayer.
- Et pourquoi tu n’es pas venu, quand maman est morte ? !
- Tu étais déjà une jeune adolescente, tu ne me connaissais pas… Je ne voulais pas bouleverser ta vie, tu étais avec ta grand-mère… Et puis je savais qu’un jour Jim pourrait s’enfuir. Regarde où je vis, la vie que j’ai… Ce n’est pas fait pour une petite fille.
- Mais j’en suis plus une. Si tu étais venu et que tu m’avais expliqué tout ça…
- Un vieux bonhomme qui débarque pour te raconter des histoires de fantôme… Tu m’aurais vraiment crû ?
- J’ai grandis en te haïssant. Tu crois que c’était mieux pour mon équilibre ?
- Je t’ai protégé, c’est la seule chose que je pouvais faire en bon père ! Tu crois que je n’aurais pas voulut être avec toi, te voir grandir… Prendre soin de ma fille ?

Maera secoua lentement la tête, un flot d’émotion la submergeant.

- Je n’ai jamais… Cessé de t’aimer une seconde, y a pas un jour où je n’ai pas pensé à toi. Affirma Bobby.

Elle resta figée quelques secondes avant de se tourner vers Bobby, son père, et de faire quelques pas vers lui. C’est juste tout ce qu’elle avait jamais rêvé d’entendre de la bouche de son père. De l’homme qui elle pensait ne l’aimait pas. Il n’y avait rien de plus terrible au monde que d’avoir l’impression de ne pas être aimé par l’une des personnes lui ayant donné la vie. Mais elle savait maintenant que ce n’était pas le cas…
Elle étreignit finalement Bobby, elle ne le connaissait que depuis cinq minutes mais ça n’avait pas d’importance. Le chasseur lui rendit son étreinte, posant une main sur ses cheveux qu’il caressa avec douceur.

Sam et Dean échangèrent un petit regard ému et amusé, ce n’était pas courant de voir Bobby aussi attendrie, mais ça l’était encore moins de le voir en train de serrer sa fille dans ses bras.
Après les émouvantes retrouvailles père fille, les deux garçons laissèrent Bobby prendre un peu de repos, néanmoins, ils étaient quand même inquiets. Jim rôdait surement toujours et même si la maison était à présent entièrement protégée par leurs soins, ils devraient quand même un jour ou l’autre trouver un moyen de se débarrasser de lui.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:16

Chapitre 15 : Le plan.

Bobby prit un air pensif.
- Comment vous nous avez retrouvés au juste ? ! Cette vieille maison ?
- Ce vieux moulin tu veux dire. J’ai fais des recherches sur les habitations peu commune de la région et grâce au dessin de Maera, et son indication sur les volets rouge j’ai trouvé une photo de ce vieux moulin à l’abandon, on en a déduit que c’était là… Expliqua Sam.
Le vieux chasseur acquiesça, sa curiosité enfin satisfaites.
- Tu as une idée de comment on peut le tuer ce fantôme ? ! Demanda Dean.
- Il faudrait trouver son corps. Mais j’imagine que ce ne sera pas si simple.
- Pourquoi trouver son corps est si important ? ! Demanda Maera.
- Pour tuer un fantôme il faut saler et brûler ses restes.

La jeune femme fit une petite moue.

- Charmant. Et il n’y a pas moyen de le localiser… Je ne sais pas, un petit tour de magie ou…
- On pourrait essayer un sort, mais il faudrait quelque chose lui ayant appartenu ou ayant un rapport avec sa mort.
- Comme… L’arme avec laquelle tu l’as descendu ? ! Demanda Dean.
- Tu l’as toujours ? ! Continua Sam.
- J’en ai bien peur. Ca fera peut être l’affaire, on peut toujours essayer.
Bobby s’éclipsa dans une pièce adjacente et revint avec un vieux colt qu’il serrait fébrilement entre ses doigts.
- Parfait… Tu connais le rituel ?
- Il est dans un de mes bouquins, mais je n’aurais sûrement pas tous les ingrédients.
- J’irais chercher ce qu’il manque. Le rassura Dean.
- Très bien.
- Une fois qu’on aura localisé le corps, on aura plus qu’à le brûler…
- Et après ça, ce sera bon ? Je veux dire il ne reviendra pas ? Demanda Maera.
- On ne peut être sur de rien, mais ça m’étonnerait fort. C’est assez efficace.
- Tant mieux.

Ils se préparèrent tous au rituel, Sam étant chargé de récupérer les ingrédients que Bobby stockait dans une pièce réserve. Dean lui était partit avec une liste de choses à trouver et Bobby révisait les détails du rituel pour ne pas se tromper. On ne plaisantait pas avec la magie.
Maera rejoignit Sam dans la réserve, elle était la seule à ne rien faire et désespérait de pouvoir se rendre utile. Malgré les retrouvailles de tout à l’heure elle ne savait pas trop quoi dire à son père, il restait un étranger, malgré tout. En plus, elle tenait sûrement de lui question bavardage, il n’était pas très causant.

- Besoin d’aide ? ! Lança-t-elle à Sam en entrant dans la pièce réserve.
- Non. Répondit-il.
Elle poussa un soupir, déçue.
- Mais je veux bien un peu de compagnie.
- Je ne suis pas une potiche, je ne vais pas rester ici à faire la belle pour ton bon vouloir.
Sam eût un léger sourire amusé alors qu’elle croisait les bras et restait tout de même dans la pièce.
- Dans ce cas, si tu veux te rendre utile, aide-moi à trouver les racines de mandragore.
- A quoi ça ressemble ?
- Aucune idée, mais ça devrait être marqué « racine de mandragore » sur le bocal.

Maera se tourna vers les imposantes étagères qui contenaient des tas de bocaux, des boites, des livres et de tout un bazar que Bobby accumulait dans la pièce. Elle chercha sur les contenants, les petites étiquettes blanches qui indiquait ce qu’il y avait dans chacune d’elle.
- Sam… Je peux te poser une question ?
- Vas-y.
- Tu attends quoi de moi exactement.
- Que tu trouves les racines de Mandragore.
- Non. Pas ça… Ca ne fait rien, laisse tomber. Soupira-t-elle.
- Tu sais ce que j’en pense. Tu as juste besoin que je te rassure, mais je ne le ferais pas.
- Non je ne sais pas ce que tu en penses, sinon je ne te poserais pas la question.

Sam se tourna vers elle, un petit air contrit sur le visage.

- Je t’apprécie plus qu’une passade d’une nuit. Mais je suis un chasseur.
- Et moi je suis une fille de chasseur. Fanfaronna-t-elle.
- Ok, mais par là je veux dire que je suis toujours sur les routes… Je n’ai rien à offrir de très stable. D’ailleurs, je ne le veux pas vraiment.
- Je pense que je viendrais souvent voir Bobby. Peut être que… Si tu es là, en même temps que moi, on pourrait se voir.
- Cette idée me plaît bien. Affirma-t-il.
- A moi aussi.
- Je croyais que je n’étais pas ton genre ? !
- Bah… Je ferais un effort…
Sam attrapa Maera par son tee-shirt, la tirant jusqu’à lui et glissant ses mains autour de sa taille.
- A quel point tu ferais un effort… ? S’enquit-il.
- Autant que je peux…

Le chasseur glissa une main sous ses fesses et lui donnant une impulsion la fit s’accrocher à sa taille. Elle enroula ses jambes autour de lui et il marcha jusqu’au mur au fond de la pièce contre lequel il la plaqua. Cela lui permit de libérer ses mains qui grimpèrent jusqu’à son visage qu’il embrassa avec ardeur. Il les fit ensuite passer sous son tee-shirt à la recherche de sa peau douce qui devenait ardente de désir. Quelques minutes plus tard ils fermèrent la porte, puis prétextèrent en rejoignant les autres avoir eût beaucoup de mal à trouver la racine de Mandragore…


Maera observait Bobby en train de faire le rituel. Une carte posé devant lui, entouré des différents « ingrédients » joins ou non dans des mélanges étranges, il tenait dans une main le bouquin tout en récitant quelques phrases dans une langue étrangère.
L’arme était posée dans une sorte de cercle, entre des pierres marquées par des symboles un peu comme des runes. D’une main il prit une pincée d’une des mixtures qu’il laissa tomber sur le plan, puis il prit ensuite un petit bouquet de plante qu’il fit passer dans la bougie. De la fumée assez épaisse s’échappa du mélange, mais ensuite… Rien.

- C’est tout ? ! Demanda Dean.
- Un point lumineux aurait dû s’afficher sur la carte. Ca ne fonctionne pas.
- Alors comment on va faire ? !
- Je n’en sais rien.
- Il faudrait peut être quelque chose de plus… Significatif, que l’arme qui l’a tué. Proposa Sam.
- Comme quoi ? !
Maera s’approcha de la table rituelle avec un air pensif.
- Quelqu’un aurait un couteau s’il vous plait ? !
Dean lui tendit son grand couteau qui ne le quittait presque jamais.
- Merci.
Elle s’entailla la paume de la main au-dessus de l’arme, sous le regard horrifié des trois garçons.

- Qu’est-ce que tu fais ? ! S’écria Bobby.
- Je ne suis peut être pas la fille de ce… Jim, mais on est quand même connecté d’une certaine façon. Peut être que ça marchera mieux !
- Tu n’étais pas obligée de faire ça.
- C’est juste un peu de sang… Mais aouch ! Ca à pas l’air de faire si mal quand on les voit dans les films. Grogna-t-elle.
- Tu as encore des tas de choses à apprendre ! Soupira Bobby.

Maera fit une moue alors que Sam lui tendait un mouchoir propre pour appliquer sur la plaie. Bobby recommença le rituel et cette fois en guise de conclusion une petite lumière apparut sur la carte, emplacement qu’il se dépêcha de noter afin de s’y rendre au plus vite.

- Parfait, on à pas une minute à perdre, allons-y !
- Et s’il essai de nous en empêcher ? ! S’enquit la jeune femme.
- Nous ? ! Toi tu ne viens pas affirma Bobby.
- Quoi ? ! Si tu crois que je vais rester là à attendre tu te mets le doigt dans l’œil jusqu’au coude… !
- Laisse tomber Bobby, quand elle a une idée en tête, elle l’a pas ailleurs ! Affirma Sam blasé.
- C’est trop dangereux.
- Tel père tel fille ! Lança Dean amusé.
- La ferme ! Lancèrent d’une même voix Bobby et Maera.
- T’inquiète pas Bobby, je garderais les deux yeux sur elle, je la lâcherais pas d’un pouce…
- Oh ça on en doute pas une seconde. Reprit Dean en marmonnant.
- Je crois que je n’ai pas le choix. Tu sais te servir d’une arme ? ! Demanda Bobby à sa fille.
- Heu… C’est comme les fusils à la fête foraine ?
Les trois garçons s’esclaffèrent.
- Je te montrerais dans la voiture… En route !

Prenant quelques armes, de l’essence et des briquets en pagaille, les trois-et demi- chasseurs s’engouffrèrent dans la Chevrolet et prirent le chemin qui conduisait aux restes de Jim.
Le fantôme avait été malin, il avait planqué son corps dans un cimetière, dernier lieu ou on viendrait s’étonner d’en trouver un, ou pire, dernier lieu ou on tomberait dessus « par hasard » ! De plus il n’avait pas fait les choses à moitié, il avait investit un vieux caveau très ancien qui n’était plus occupé que par de la poussière.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:17

Chapitre 16 : Chasseuse en herbe.

Il faisait nuit quand ils arrivèrent au dit cimetière. Si les trois hommes ne semblaient pas plus inquiets que cela –du moins en apparence- Maera trouvait que c’était à la fois effrayant et très excitant. Il lui arrivait souvent quand elle était plus jeune la nuit de venir traîner dans des cimetières avec des amis, histoire de se mettre un peu la frousse, de s’amuser.
Si elle avait su à l’époque que les fantômes et autres horreurs existaient, elle aurait probablement moins ri, mais ça restait de bons souvenirs.

- J’adore l’ambiance des cimetières la nuit. Lança-t-elle à Sam avec un petit sourire.
- Bien, si tu tombes nez à nez avec un zombie, je suis sûr qu’il appréciera de savoir que t’aime bien l’ambiance qui règne chez lui.
- Les zombies ça n’existe pas… Si ? !

Il lui lança un petit sourire qui voulait en dire long tout en suivant Bobby et Dean qui se trouvaient devant.

- Heu… Sam attend-moi ! Lui lança-t-elle tout en le rattrapant.

Ils entrèrent dans le cimetière et marchèrent d’un bon pas tout en restant sur leurs gardes. A première vue tout semblait calme, mais ce n’était réellement… Qu’à première vue. L’air semblait s’être rafraichit de quelques degrés, ils tenaient leurs armes bien serrés dans leurs mains, chargés au gros sel. Maera frissonna malgré sa veste, ce qui la main de Sam glacé qui se posa dans son dos, n’arrangea pas, d’autant plus quand celui-ci entreprit de la faire descendre bien au-delà du correct.

- Hé… Tu crois que c’est le moment ! ?
- Le moment de quoi ? ! Demanda Sam.
- Enlève ta main petit pervers !
- Je ne te touche pas…
Maera déglutit difficilement.
- Alors c’est quoi le truc froid qui nous suis et qui me touche ? !

Se retournant d’un bond ils se retrouvèrent nez à nez avec un revenant qui n’était pas Jim. Sans hésiter Sam tira et posa une main sur le bras de la jeune femme, juste pour la garder à porté.

- Oh oh, les enfants ça ne sent pas bon ! Lança Bobby.

Quelques silhouettes blanches et assez vaporeuse étaient en effet en train d’arriver de tous les côtés. Jim avait du réveiller les esprits endormie du cimetière afin d’empêcher la petite bande d’arriver jusqu’à son corps ! Les trois garçons se mirent en cercle, y plaçant bien volontairement Maera au milieu qui trépigna d’être considéré comme « la petite chose fragile » à protéger. Surtout qu’ils lui avaient confié une arme ! Dans cette position de défense et tout en tirant tour à tour sur chacun des fantômes qui apparaissaient et avançaient vers eux, ils continuèrent à se déplacer en direction du caveau le plus vite possible.

Brusquement les fantômes se firent plus nombreux et fondirent avec empressement sur les chasseurs qui se défendirent cette fois au corps à corps. Ils tentèrent de rester groupés, mais quand Dean fit un vol plané l’un d’eux fondit directement sur Maera. Son premier réflexe fut de se servir de son arme, mais sans tirer, elle se contenta de le frapper avec le fusil. Par chance comme celui-ci avait une armature en fer, il fit disparaître le fantôme et elle se félicita d’avoir quand même quelques réflexes.

- Sam, cours avec Maera jusqu’au tombeau ! Dean et moi on les retient !

Sam prit le sac qui contenait, le sel, l’essence et les briquets puis attrapant la main de Maera se mit à courir aussi vite qu’ils pouvaient. De l’autre main il tenait son arme et tirait sur les éventuels obstacles (il avait posé le sac sur son épaule). Ils réussirent à faire quelques centaines de mètre jusqu’à ce que Jim s’interpose dans leur course.

- Tu n’aurais jamais du te séparer des autres ! Lui lança-t-il l’air mauvais.
- C’est ce qu’on va voir !
Sam pointa son arme sur Jim mais celui-ci d’un coup de la main rapide l’envoya valser quelques mètres plus loin. Désarmé Sam eût un mouvement de recul mais une détonation se fit entendre et il vit Jim disparaitre brusquement. Il avait presque oublié que Maera aussi tenait une arme.

- Ca marche encore mieux comme ça. Souffla-t-elle pour elle-même.
- Vient !

Cette fois le caveau était en vue, vieux et poussiéreux, mais bien là. Mais ils ne l’atteignirent pas encore, cette fois Sam fut violemment prit à partit et il vola jusqu’à ce que son dos frappe une pierre tombale et qu’il se retrouve dans l’herbe légèrement humide, à grimacer de douleur, sans arme…

- Sam !

Maera vit Jim se tourner vers elle avec un regard haineux avant de se diriger droit vers Sam qui essayait de se relever avec difficulté. Pointant son arme, elle tira mais rata sa cible à trois reprises. De près ça allait mais de loin, elle ne savait vraiment pas viser !
Elle regarda effarée et inquiète Jim attraper Sam par la gorge et le soulever légèrement. Le seul réflexe du chasseur malgré qu’il risquait d’y rester fut d’attraper le sac et de le lancer en direction de la jeune femme. Elle comprit alors, qu’il lui passait le flambeau et que c’était maintenant à elle, de jouer.

Attrapant le sac, à contre cœur puisqu’elle devait laisser Sam dans cette terrible situation, elle fonça comme une d’éreinté en direction du tombeau où elle entra. Il n’y avait pas trente six endroits où il aurait pu mettre son corps sauf le grand caveau en pierre central. Par chance, pour y mettre son corps il avait dû dessouder le couvercle en pierre du reste, aussi, elle n’eût qu’à fortement pousser dessus pour dévoiler le corps qu’il renfermait. Une mine de dégoût lui sauta au visage, mais prenant sur elle-même, elle ouvrit le sac et sortit la boite de gros sel et l’essence. Elle vida tour à tour les contenants sur le squelette, elle ignorait la quantité qu’il fallait alors elle mit tout. Ensuite elle se saisit d’un briquet et l’alluma, retenant sa respiration, avant de le jeter sur le mélange sel/essence.

Presque aussitôt des flammes jaillirent du tombeau et elle regarda tout en reculant un peu le squelette brûler et disparaitre. Quelques minutes plus tard, quand elle fut certaine qu’il ne resterait rien de Jim, elle sortit du caveau et fit quelques pas sur le chemin inverse. Des yeux elle chercha Bobby Sam et Dean mais ne vit personne.

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MessageSujet: Re: I dreamt about you [Saga Maera 1] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:18

Chapitre 17 : Un père, une fille, un petit ami et un frère.

Le cœur battant la chamade, morte d’inquiétude elle commença à se poser des questions, à se demander s’il n’y avait pas eût un incident, si elle n’avait pas commis une erreur ou s’il n’était pas trop tard…

- Joli boulot !

Elle sursauta en entendant la voix de Bobby juste derrière elle. Dean aussi était là, et bien qu’ils semblaient avoir prit quelques coups, ils allaient bien.

- Où est… Où est Sam ? ! Bégaya-t-elle d’inquiétude.
- Là ! Avec un mal de dos carabiné ! Lança l’intéressé.
- Tout le monde va bien ? ! Demanda Bobby.
- Oui… ! Les fantômes ont disparut en même temps que Jim… Et on est tous vivant, bonne nouvelle !
- Je savais que tu y arriverais. Affirma Sam en lui faisant un petit clin d’œil.
- C’était… Incroyable ! Lança Maera. Je me suis jamais sentit aussi bien et utile de toute ma vie, c’est carrément génial ce job !
- T’as eût la trouille ! Lança Dean pour calmer ses ardeurs.
- Oui mais c’était de la bonne trouille, après ça tu te sens bien vivant. On recommence quand ?
- Oh mon dieu ! On a crée un monstre ! S’écria Dean.
- Il n’est pas question que tu te mettes à la chasse, tu as un job, un vrai et tu vas le garder jeune fille ! Gronda Bobby.
- Oui mais je pourrais venir te voir et on pourrait ce faire des trips chasses père/fille !
- Il n’en est pas question !
- Aller ! Ca renforcera le lien père fille !
- Jamais de la vie…
- Aller… S’il te plaît… Papa ! ?
- Elle l’a appelé papa ? ! Fit remarquer Sam.
- Je te pari dix dollars qu’il va craquer avant d’être arrivé à la maison… Lança Dean.
- Tenu !


* *
*


- Il faut que j’y aille… Chuchota Maera avec un sourire amusé.
Sam ignora sa dernière phrase et continua ses baisers ardents sur son cou, sa gorge puis sur ses lèvres qu’il embrassait comme un nectar rare. Ils savaient tous les deux que c’était les dernières minutes, les derniers instants qu’ils partageaient avant un moment.
Deux coups frappés à la porte les séparèrent pour de bon, s’écartant l’un de l’autre avant que Dean n’entre avec un sourire qui en disait long.
- Prête ? !
- Heu… Oui, je viens de finir mon sac. Affirma-t-elle.
- Hein hein, j’en doute pas une seconde. Bobby nous attend en bas.
- Allons- y alors !
- Laisse, je vais prendre ton sac.
Sam souleva son sac léger alors qu’elle le remerciait d’un sourire et filait droit vers la porte, rejoignant Bobby qui n’attendait plus qu’eux en bas.

Il se tenait près de la porte grande ouverte. Il lui avait préparé une voiture afin qu’elle puisse rentrer à Williston, seule cette fois.

- Tu es sûre de déjà vouloir partir ? ! Questionna Bobby.
- Il faut que je m’occupe de l’enterrement de Maria.
- Je suis désolé pour ta grand-mère, c’était une femme admirable.
- Elle t’aimait aussi beaucoup d’après ce que j’ai compris.
Bobby la remercia d’un sourire.
- Dis-moi quel jour aura lieu l’enterrement, je viendrais.
- D’accord, je t’appellerais dès que je serais arrivée.
- Appel autant que tu veux, ça me fera plaisir… Très plaisir.
Maera un sourire sur les lèvres enlaça son père qui lui rendit son étreinte.
- Tu vas déjà me manquer. Avoua-t-il.
- Toi aussi… Papa.
Elle avait dû mal à utiliser ce simple mot, mais à chaque fois il sonnait comme un mot d’amour dans sa bouche.

Ils se séparèrent finalement, puis ils marchèrent vers la vieille voiture qu’il lui avait prêtée. Ca ne valait pas sa décapotable, mais pour faire le trajet c’était bien suffisant ! Sam glissa le sac de la jeune femme dans le coffre puis l’accompagnèrent jusqu’à la portière passager. Maera se tourna vers Sam et Dean pour leur dire au revoir à leur tour.

- Bien… J’espère qu’on se reverra bientôt.
- On fait en quelque sorte partit de la même famille maintenant. Il y a des chances pour qu’on se recroise plus tôt que tu ne crois. Répondit Dean.
- Ce sera avec plaisir… Vous allez faire quoi maintenant ?
- On ira là où une nouvelle chasse nous attend…
- Hum y’en a qui ont de la chance !

Maera croisa le regard noir de son père.

- Je plaisante ! Rigola-t-elle.
Elle lança un petit clin d’œil à Dean et Sam quand elle fut sûre que son père ne regardait plus. Bobby n’avait nullement cédé sur ses désirs de « remettre » ça !
- Bon, je devrais me mettre en route si je ne veux pas arriver trop tard.
Elle grimpa dans la voiture et Bobby referma la portière, lui lançant un petit sourire d’au revoir.
- Fait bonne route !
- Je serais prudente, t’en fais pas.
- Bien.
Bobby tapota sur la carrosserie puis s’éloigna au moment où elle mettait le moteur en route.
- Oh, au faites Maera ! Lança Sam l’air de rien en s’approchant à son tour de la fenêtre.

Le chasseur se pencha suffisamment dans l’habitable pour que ni Dean, ni Bobby ne voit ce qu’ils faisaient ou n’entendent ce qu’ils se disaient.

- Je t’appel dès qu’on a l’intention de passer chez Bobby. Affirma Sam.
- Ca marche. Soit prudent.
- Tu aussi sois prudente.

S’avançant elle déposa un baiser tendre sur les lèvres de Sam, juste pour dire « à bientôt » !

- Qu’est-ce qu’ils peuvent bien se dire ? ! Demanda Bobby à Dean.
- Je ne sais pas, ils avaient l’air de bien s’entendre tous les deux…
- Bien s’entendre comment ?
- Je n’en sais trop rien… Mentit Dean.
- Mouais. Je préfère quand même que ce soit Sam que toi…
- Quoi, et pourquoi ? ! Se vexa Dean.
- Parce que Sam est un garçon sérieux avec les filles… Toi à la moindre occasion tu l’aurais entraîné dans la remise !
- Bobby tu sais… Sam cache vraiment bien son jeu.
- Qu’est-ce que c’est supposé vouloir dire ? !
- Rien du tout…
- Ne m’obligez pas vous mettre dehors à coup de fusil, je l’ai déjà fait une fois avec votre père, je n’ai pas spécialement envie de recommencer !
- Non m’sieur… Sammy t’es dans de beaux draps. Marmonna Dean pour lui-même.

Finalement la voiture de Maera s’éloigna pour rentrer chez elle, mais tous savaient que ce n’était qu’un au revoir, et qu’ils se reverraient sûrement plus vite qu’ils ne le pensaient… Sam y comptait bien, Bobby ne pouvait désormais plus se passer d’une fille qui lui avait déjà trop manqué, quand à Dean il ne put s’empêcher de penser que tôt ou tard… Elle s’attirerait forcément des nouveaux ennuis.

Maera était une Singer après tout…

FIN

Les comms ici : http://huntersfanfics.forumactif.org/commentaires-f19/saga-maera-par-lili-laney-t124.htm#950

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