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 Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney

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Laney Rose
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MessageSujet: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:23

Blood and Hunt

Citation :

Disclaimer : Suite de "i dreamt about you"
! Présence de langage sexuel !
Sam/Maera

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Laney Rose
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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:23

Chapitre 1 : Une affaire.

« Vous êtes bien sur la messagerie de Maera, laissez un message après le bip et je vous rappellerais, bye… ! »

- Maera, c’est moi, c’est Bobby. Je pense que tu es déjà partie bosser alors je voulais juste te dire que si tu veux toujours passer me voir le mois prochain ce sera avec plaisir… Tu me manques, à bientôt.

Il raccrocha au moment où elle posa la main sur le combiné. Trop tard. Pestant pour elle-même et sa lenteur à réagir elle rattrapa la serviette qui manqua de lui échapper et qui aurait donné au voisin une bonne occasion de sortir ses jumelles de pervers notoire ! Elle était sous la douche quand le téléphone avait sonné et elle n’avait pas réagit assez vite.

Cela faisait trois mois qu’elle était partit de chez lui. Elle n’avait revue que deux fois son père dans ce lapse de temps, ce qui faisait peu, et quand à Sam et Dean, elle ne les avait toujours pas revu. Ils passaient leur temps à parcourir le pays et étaient difficilement joignable. Idem pour son père, il était toujours en vadrouille, toujours avec à chaque fois un numéro différent et ils n’arrivaient quasiment pas à trouver des moments de calme pour avoir une conversation de plus de deux phrases. Ils travaillaient tous plus ou moins de nuit, c’était compliqué. Alors raté son appel pendant qu’elle était là, l’agaçait profondément ! Quand elle essaya de le rappeler il était déjà sur messagerie, et elle ne prit pas la peine de laisser un message, trop dépitée pour ça.

Retournant dans sa chambre, elle se prépara pour aller travailler. Elle enfila un pantalon en cuir noir avec un bustier bleu nuit assez sombre. Elle sécha ses cheveux et les attacha en une queue de cheval assez strict ce qui mettait en valeur son joli visage. S’en suivit une séance de maquillage appliquée, puis l’enfilage de ses talons et de sa veste avant de partir travailler.
Elle roula jusqu’au club dans sa jolie décapotable rouge puis entra finalement dans ce lieu de toutes les perversions qu’était le club pour riche de Williston. La soirée ne faisait que commencer, mais déjà, on lui donna des dizaines de petits mots, des requêtes de clients.

Un rapide passage dans les vestiaires, une retouche coiffure puis elle se jeta dans l’arène. Son téléphone accroché à la ceinture de son pantalon –téléphone professionnel- elle répondit aux différentes demandes qu’on avait déjà déposé à son intention. Maera travaillait à la commission, plus les clients dépensaient, plus elle était payée, elle prenait donc son job très à cœur.

- Salut Eric ! Lança-t-elle au barman avec un clin d’œil.
- Salut ma beauté. T’as l’air en forme.
- Merci ! Toi aussi, c’est une nouvelle chemise ?
- Elle te plaît ?
- Superbe. Affirma-t-elle avec un regard charmeur. Dis-moi Eric, tu aurais la gentillesse de me faire monter deux bouteilles de champagne Moët et Chandon, c’est pour le riche client du salon privé trois. Je le ferais bien moi-même, mais je dois trouver un petit supplément pour un autre client. Minauda-t-elle.

Maera jouait de son charme sur le jeune homme pour obtenir de lui qu’il fasse un peu plus que son travail. Il n’était pas censé remplir cette fonction, la tâche revenait à Maera mais elle était débordée ce soir.

- Je demanderais bien à Candice, mais je ne l’ai pas vu ce soir. Expliqua-t-elle.
- Non, elle n’est pas venue. Et ce serait avec plaisir, si je peux t’aider…
- T’es super chou, merci. Comment ça ce fait qu’elle ne soit pas là ? ! Elle est malade ?
- Non, elle n’a même pas prévenue, je ne sais pas…. Y a que des trucs bizarres en ce moment dans ce club !
- Bizarre ? ! S’enquit-elle.
- Tu te souviens du videur, le grand noir plutôt baraqué…
- Plutôt bien oui, il était sympa.
- Il est surtout mort.
- Mort ? ! Comment ça mort ? !
- On l’a retrouvé… Eviscéré, un meurtre un truc vraiment dégueu. Les flics disent que c’est une sorte de vengeance, qu’il magouillait dans des trucs pas nets…
- Wow, dur… C’est horrible.
Le barman acquiesça et elle n’eût pas plus de temps pour se pencher sur le sort du malheureux que son téléphone se mit à vibrer.
- Bon je dois y aller, je te revaudrais ça pour le champagne ! Affirma-t-elle.
- Reviens me voir tout à l’heure, je t’offrirais un verre.
- Avec plaisir !

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Laney Rose
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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:24

Chapitre 2 : Le béguin.

La soirée se déroula sans incident même si elle fut débordée de tous les côtés. Elle ne fut pas mécontente en tout cas quand elle put enfin s’écrouler dans son lit et dormir pour rattraper toute l’énergie épuisée dans une seule nuit.
Elle dormit de longues heures et ne s’éveilla que bien après midi quand tout le monde vaquait à ses occupations et vivait une vie diurne. Elle avait parfois du mal avec ce rythme décalé, mais à force elle s’y était faite.

Se préparant un bon petit déjeuner complet et équilibré, elle récupéra le journal sur son paillasson et le posa près de son bol dans le but de le lire en même temps qu’elle mangerait. Remplissant un verre de jus d’orange bien frais, elle prit place devant son bol remplit de céréale et déplia le journal.
La première cuillère à peine dans sa bouche, elle commença à lire les gros titres et resta figée, incapable de mâcher ce qu’elle avait dans la bouche.

“ Un autre meurtre sanglant, une jeune hôtesse du club très sélect « The Kronos » a été retrouvé écorché vive dans son appartement ”

Laissant tomber sa cuillère dans son bol, Maera se leva d’un bond le journal en main et se dirigea droit vers son téléphone fixe qui clignotait rouge pour des nouveaux messages sur son répondeur. Appuyant sur le bouton de lecture, elle attendit tout en écoutant ses collègues lui annoncer la nouvelle qu’elle venait d’apprendre.

- « C’est vraiment trop horrible, le gérant pense que c’est peut être un client tu te rends compte ? ! Ca fait froid dans le dos… Je ne sais pas comment je vais bosser maintenant, tout le monde va se regarder avec méfiance… Je flippe grave »
- « Maera, c’est Eric… Rappel-moi ok, j’espère que tu vas bien »
- « Il parait que Sara à vu le videur et Candice sortir avec deux clients différents, c’est peut être un truc en bande organisé… »

Les autres messages affluaient, tous plus ou moins affolé. Tous les employées du club étaient inquiets et il y avait de quoi. Malgré tout, ce n’est pas l’inquiétude qui travaillait Maera à ce moment précis… Elle pensait plus que toute cette histoire sentait à des kilomètres le truc démoniaque… Du moins, inconsciemment elle priait pour que ce soit le cas.

Réfléchissant quelques secondes, elle décrocha son téléphone et composa un numéro qu’elle connaissait sans l’avoir fait souvent ces derniers temps. Elle avait besoin de l’avis d’un expert avant de faire quoi que ce soit…

- Oui ? ! Lança une voix faiblarde à l’autre bout du fil.
- Salut, c’est moi… Je te réveil ? !
Elle entendit un petit gémissement sourd au bout du fil qui voulait certainement dire « oui » !
- Non ça va, comment vas-tu ?
- Ca fait du bien d’entendre ta voix Sam.
- Moi aussi ça me fait plaisir. Répondit-il sincèrement. Tu es chez toi ?
- Oui… Je viens juste de me lever. En fait, mon appel n’est pas tout à fait innocent.
Elle l’entendit rire légèrement au bout du fil. Ca voix devenait de moins en moins grave à chaque fois qu’il parlait. Il commençait à émerger.
- Je t’écoute.
- Il se passe quelque chose de… Bizarre là où je bosse. Et par bizarre j’entends, peut être de votre ressort.
- Comment ça ? !
- Y a deux employés qui ont été tués. Salement tué, écorché vif, éviscéré, enfin tu vois le genre… Et comme je te disais c’est bizarre, là dernière fois qu’on les as vu ils étaient partis avec des clients. Deux personnes très différentes… Et ils ont disparus sans prévenir et la police à l’air de piétiner.
- Tu as raison, c’est bizarre. Mais ça ne veut pas dire que c’est démoniaque…
- Ben je ne sais pas. C’est toi le pro pas moi… Mais j’ai préféré t’appeler, on sait jamais…
- Ecoute, laisse-moi le temps d’en discuter avec Dean et de faire quelques recherches et je te rappel ok ? !
- Ok, ça marche. Tu n’auras qu’à m’appeler sur mon fixe, je ne compte pas bouger.
- C’est noté.
- Bon… Alors à plus tard.
- Maera ? !
- Oui ?
- J’adore entendre ta voix dès le matin.
Un sourire passa sur ses lèvres.
- Moi aussi j’adore entendre ta voix de bon matin. Même si la tienne ressemble à celle d’un ours mal léché, c’est plaisant quand même.
- Hum… Là t’es dure. Bon, Dean commence à émerger, je raccroche avant qu’il ne se lève du pied gauche. Je te tiens au courant.
- Ca marche, à tout à l’heure.
- Bye.

Elle raccrocha tout en se mordant la lèvre pour arrêter de sourire béatement. Il avait toujours ce même effet sur elle, en trois mois rien n’avait changé. Elle avait un sacré béguin pour lui…

Maera ne traîna pas en pyjama toute la journée alors qu’elle aurait très bien pu. Elle prit une douche, histoire de se détendre puis enfila une tenue confortable. Un mini short et un tee-shirt ferait l’affaire, elle ne comptait ni sortir, ni recevoir de la visite. Blottit dans un de ses fauteuils qui remplaçait le canapé qu’elle n’avait toujours pas, elle zappa sur les chaines de la télé, bouquina un peu, surfa sur le net histoire de faire passer le temps. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas l’habitude de rester inactive chez elle, elle s’ennuyait mais elle devait attendre le coup de fil de Sam.

Coup de fil qui ne vint pas… De toute la journée.

Aux alentours de dix neuf heures alors qu’elle envisageait d’aller se préparer pour aller travailler elle entendit qu’on sonnait à sa porte. Un peu surprise elle partit ouvrir telle quelle, et se retrouva nez à nez avec la dernière personne qu’elle pensait voir aujourd’hui.

- Eric ? ! Qu’est-ce que tu fais là ?
- Je voulais te prévenir… Le club est fermé pour deux jours, les flics ont investit les locaux.
- Sérieux ? !
- Oui… Le patron est un peu furax mais bon… Deux morts quand même.
- C’est certain, ce n’est pas rien… Mais t’avais pas besoin de te déplacer, un coup de fil aurait suffit.
- J’ai appelé… Ce matin. Mais tu ne m’as pas rappelé.
- Oh… Je suis désolé. Se morigéna-t-elle. J’avais la tête ailleurs.
Oui avec ce traite de Sam qui avait promis de rappeler et qui ne l’avait pas fait.
- Je me suis dit que tu ne devais pas être en super forme, alors… Je suis passé chez le meilleur traiteur de la ville et je t’ai apporté de quoi faire un bon dîner.
- Il ne fallait pas…
- J’ai prit pour deux, si tu veux de ma compagnie, évidemment.

Eric était plutôt beau garçon. Brun, pas très grand mais au sourire charmeur, des yeux clairs. Et surtout il était gentil et prévenant, de quoi faire craquer n’importe quelle fille. Et puis elle avait besoin de se sortir –ce lâcheur-Sam de la tête.

- Bien sur, entre.

Le repas était délicieux, il n’avait pas mentit quand il avait dit que cela venait du meilleur traiteur de la ville. Ils avaient aussi ouvert une bouteille de vin rouge qui accompagnait très bien le repas. Tout aurait pu être idyllique mais la jeune femme s’ennuyait. Elle avait beau essayer de se mentir, malgré tous ses atouts, ce type ne l’intéressait pas du tout… Il n’avait pas… Le regard de Sam, les mains de Sam, les cheveux de Sam, l’humour de Sam, le corps de Sam…

Maera s’insulta intérieurement, qu’est-ce qu’elle avait tout à coup à penser à Sam ? Elle s’était passée de lui pendant trois mois, pourquoi ça changerait maintenant ? ! Ce n’est pas parce qu’elle avait entendu sa voix… Bon si en fait c’était exactement ça !

- Un autre verre ? !
Sans attendre sa réponse Eric lui en versa un peu plus dans son verre, il voulait la saouler ou bien ? ! Avançant sa main pour lui dire d’arrêter elle buta maladroitement dans le verre qui se renversa sur la table et termina sur Eric.

- Oh mon dieu ! Oh je suis désolé ! Lança-t-elle maladroite.
- Ce n’est rien…
- Ta chemise à une belle tâche de vin… Constata-t-elle.
- On dirait ! Il faut que je nettoie ça…
- La salle de bain est au fond, je t’apporte de quoi enlever cette tâche…

Eric acquiesça et s’éloigna vers la salle de bain pour nettoyer la tâche sur sa chemise. Maera ne l’avait pas fait exprès mais finalement, elle était bien contente de se retrouver seule cinq minutes. Elle n’aurait jamais du le faire entrer, comment allait-elle se débarrasser de lui maintenant ?
Fouillant dans ses placards pour trouver le bon produit, elle entendit de nouveau qu’on frappait à sa porte et se dirigea vers celle-ci afin de voir qui encore avait eût dans l’idée de venir la déranger aujourd’hui !

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:25

Chapitre 3 : Quiproquo.

Sans se poser de question elle ouvrit la porte et resta coite de longues secondes.

- Hey !
- Sam… Dean ? ! Qu’est-ce que vous faites ici ? ! Articula-t-elle lentement.
- On a prit la route même pas une heure après ton coup de fil. Ton affaire nous intéresse.
- Tu devais juste… M’appeler, pas débarquer dans la minute !
- Je me suis dit que tu apprécierais la surprise.
- Je hais les surprises.
- Maera, ma beauté, est-ce que ça vient ce… Salut ! Lança Eric.

A voir la façon dont Sam blêmit en apercevant Eric Maera devina à très juste titre qu’il avait du s’imaginer tout sauf la vérité. Se tournant vers son collègue la jeune femme constata qu’en plus de tout cet idiot avait retiré sa chemise et son pantalon et qu’il trônait là, au milieu de son appartement en caleçon avec en plus un grand sourire sur les lèvres.

- Wow, je crois qu’on dérange ! Lança Dean avec un petit sourire pervers.
- Non, on avait finit !
Sam tiqua un peu plus, son visage prenant une expression de dégoût et de colère.
- Ce n’est pas ce que je voulais dire… Se reprit-elle.
- Ce sont des amis à toi ? ! S’enquit Eric.
- Oui… Heu… Elle se tourna vers Sam avec un regard désespéré. Ce n’est pas ce que tu crois.
- Je ne crois rien. Je comprends mieux pourquoi tu ne comptais pas sortir de chez toi… On repassera plus tard !

Le cadet tourna les talons furieux et fut suivit de près par son frère qui lança un petit sourire moqueur à Maera.

- Sam ! Je t’en prie attends…
Mais il n’attendit pas, et elle se retrouva seule avec Eric, à moitié à poil dans son salon.
- Un souci ? !
- Tu peux… Te rhabiller, s’il te plait ? !
- Y’avait aussi du vin sur mon pantalon… Expliqua-t-il.

Poussant un soupir elle roula des yeux, se demandant comment elle allait rattraper le coup avec Sam. Il devait être furieux, en train de s’imaginer milles et unes choses. Bon en même temps, ils n’étaient pas mariés, ni même ensemble au sens strict du terme, elle faisait bien ce qu’elle voulait !

Après s’être débarrassée tant bien que mal d’Eric la jeune femme partit enfiler une tenue un peu plus habillée pour sortir et attrapa ses clefs de voiture dans laquelle elle s’engouffra sans attendre. Elle supposait que les deux garçons étaient installés au même hôtel que la dernière fois, elle n’aurait pas de mal à les trouver. Quelle idée aussi de débarquer sans prévenir ? !
Après avoir garé sa voiture sur le parking et avoir fait un peu de charme au gardien du motel pour avoir leur numéro de chambre, elle partit frapper à leur porte, bien déterminée à mettre les choses au clair !

C’est Dean qui ouvrit, l’air pas vraiment surpris. Ne lui laissant même pas le temps de dire un mot, elle s’engouffra dans la chambre et se planta face à Sam assis sur le rebord de son lit et qui nettoyait nerveusement une arme à feu.

- De quel droit tu débarques chez moi pour jouer le mec jaloux sans me laisser en plus le temps de m’expliquer ? ! Ragea-t-elle.
Sam se tourna vers son frère.
- Dean tu veux bien nous laisser une minute ?
- Ah non pas question, je ne veux pas rater ça !
Son cadet le foudroya du regard, mais il n’eût pas l’air de s’en soucier plus que ça.
- Je ne suis pas jaloux, tu fais ce que tu veux. Répondit Sam.
- C’est pour ça que tu as tourné les talons comme un gamin et que tu es partit ?
- On ne voulait surtout pas t’empêcher de passer du bon temps avec ton mec !
- Il n’est pas mon mec idiot ! Eric est un collègue de boulot, il s’inquiétait de mon moral, il est juste venu me tenir compagnie. J’ai renversé du vin sans faire exprès sur ses vêtements, il était en train de nettoyer les tâches dans la salle de bain et il attendait que je lui apporte du détachant quand vous êtes arrivés !
Sam fit une légère moue, il n’avait pas l’air complètement convaincu.
- Tu crois que si je m’étais envoyé en l’air avec ce type, je serais venu jusqu’ici pour me justifier ? !
- Peut être pas… Avoua-t-il.
- Et tu penses que je me justifierais si l’idée que tu puisses penser que je suis sortit avec d’autres hommes ne me gênait pas ? ! Demanda-t-elle plus doucement.
- Je suppose que non.
- Lui aussi il a mit sa ceinture de chasteté ces trois derniers mois ! Lança Dean en s’immisçant dans la conversation.
- Dean… ! Gronda Sam.
- Ben quoi c’est vrai ? !
- Va faire un tour…
- Je ne bougerais pas de cette chambre !
Et pour prouver ses dires il se laissa tomber sur son lit avec un air déterminé.
- On va faire un tour ? ! Demanda Maera.
- Avec plaisir.

Ils se dirigèrent tous les deux vers la porte de sortie sous l’œil boudeur de Dean.

- Ce n’est pas du jeu ça ! S’écria-t-il mécontent.

Quittant la chambre ils firent quelques pas sur le parking. Il faisait frais et nuit noire mais ils étaient mieux que dans la chambre avec les oreilles inquisitrice de Dean qui se délectait de les agacer le plus possible. Il ne le faisait pas méchamment, c’était juste pour les embêter et pimenter un peu sa vie.

- Tu as raison, je me suis comporté comme un idiot. Je suis désolé.
- Je t’accorde que la situation était équivoque mais, tu aurais du me laisser t’expliquer.
- J’ai tendance à réfléchir seulement après, quand je suis en colère.
- Ca t’as mis si en colère que ça…
- J’étais à deux doigts de lui arracher la tête à ce type.
- Eric est un gentil garçon… Mais ce n’est pas mon genre.
- Ca, ça ne me rassure pas. Tu me disais aussi que je n’étais pas ton genre.
- Oui mais lui je le pense. C’est juste un ami, et il sera toujours… Qu’un ami. Affirma-t-elle.
- Compris. Est-ce que tu m’en veux beaucoup ? !

Maera afficha un air triomphal et d’un petit bond se plaça face à Sam, marchant à reculons alors qu’il continuait d’avancer.

- Oui. Je t’en veux beaucoup. Premièrement parce que tu ne m’as pas rappelé, deuxièmement parce que tu m’as fait une scène, troisièmement parce que j’ai été obligé de mettre Eric dehors sans sommation.
- Ok, et comment je suis censé me faire pardonner ? ! S’enquit-il.
- Je ne vais pas non plus tout te dire. A toi de trouver.
Sam tendit les bras vers elle et l’attrapa par les deux pans de sa veste, la stoppant net alors qu’elle continuait de marcher sans prendre garde à ce qu’il se passait derrière elle.
- Fais déjà attention où tu mets les pieds. Lui indiqua-t-il.

Sans la lâcher il s’avança et elle recula de quelques pas de plus, son dos rencontrant l’obstacle d’un poteau en bois juste derrière elle. Elle serait rentrée dedans s’il ne l’avait pas arrêté. Sam continua d’avancer vers elle alors qu’elle était figée, incapable de lui échapper. En même temps, elle n’en avait pas vraiment envie.
Sam passa sa main sur sa joue avec douceur, lui déclenchant quelques frissons.

- Depuis trois mois, je ne pense qu’à ce moment. Avoua-t-il.

Maera ne répondit pas, mais ses yeux trahissaient le même sentiment. Pressent doucement son corps contre le sien il se pencha en direction de son visage. Les mains de Maera glissèrent de son torse jusqu’à ses épaules, sa nuque où elles s’arrêtèrent. Leurs lèvres se retrouvèrent en un premier doux et chaste baiser. Une pause d’une demi seconde leur permis d’apprécier ces retrouvailles, d’anticiper avec délectation la suite de cette étreinte. Leurs bouches fusionnèrent de nouveau, mais cette fois elles ne se quittèrent plus, se caressant, se dévorant avec un bonheur insoupçonné.
Comme dépendant l’un de l’autre ils ne respirèrent qu’entre deux baisers, littéralement incapable de mettre fin à cette étreinte. Ils auraient certainement été beaucoup plus loin si ils n’avaient pas été en pleine rue, au regard de tous les passants, et si surtout Maera n’y avait pas mit un point final en repoussant gentiment Sam.

- Il se fait tard. Je dois y aller. Lança-t-elle d’un bloc en échappant à ses bras.
- Tu travailles ce soir ?
- Oui… Heu, en fait non. Mais j’ai… Des choses à faire. Des choses importantes. Bredouilla-t-elle.
- Il faut qu’on parle de l’affaire !
- Demain. Vous n’aurez qu’à passer pour le petit déj !
- Okay…

Sam resta comme deux ronds de flanc au milieu du parking alors que Maera s’éloignait en direction de sa voiture, d’un air visiblement pressé. Il ne comprit pas trop sa réaction, un coup elle jouait avec lui, un coup elle s’en allait comme ça. Elle était définitivement, toujours bizarre !
Retournant dans sa chambre il dut affronter les interrogations de son frère et ses pouffements moqueurs. Mais ça… Il avait l’habitude.

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:26

Chapitre 4 : Infiltration et relooking.

Levée de bonne heure Maera prit une douche, s’habilla puis sortit acheter de quoi petit déjeuner avant que les garçons n’arrivent. Elle n’avait pas l’intention de s’embêter à cuisiner alors qu’elle avait un restaurant non loin qui faisait de succulents petits déjeuners. Disposant le tout sur la table elle entreprit ensuite de commencer à lire le journal en les attendant.
Il y avait un nouvel article sur les meurtres des deux employés, mais ça disait juste que la police n’avait aucune piste tangible sauf celle d’un tueur en série… Ils allaient créer la panique en ville avec de telles affirmations.

Quand on frappa enfin à la porte elle s’empressa d’ouvrir et accueillit les deux frères à part égal d’un simple « bonjour » !

- Bien dormit ? ! S’enquit-elle toujours poliment.
- Comme deux bébés. Ca sent bon ! S’empressa de noter Dean.
- J’ai été cherché le petit déjeuner.
- Tu sais comment parler aux hommes. Affirma Dean en se frottant les mains. Je meurs de faim !
Ils s’installèrent autour de la table, le café était encore chaud tout comme les pancakes.
- Alors, qu’est-ce que tu sais de ces meurtres ? ! Demanda Dean en engloutissant un pancakes presque en entier.
- Je connaissais Candice et le videur, ils étaient sympas… Ils n’avaient rien de particulier. Le seul point commun c’est que apparemment, ils sont partis tous les deux avec un client du club, ce qui est normalement interdit par le règlement intérieur.
- Ils ont été retrouvés combien de temps après leur disparition ?
- Le lendemain. D’après ce que j’en sais… Tous les deux dans un sale état.
- Eviscéré et écorché vif c’est ça ?
- Autant que j’en sache, oui.
- Il manquait des morceaux ? ! Cœur, poumon, intestin, estomac, yeux ? !
Maera resta immobile quelques instants et repoussa son assiette devant elle.
- Je n’en sais rien mais tu viens de me couper l’appétit !
- Vraiment.
- Oui…
Dean s’empara de son assiette avec avidité, versant son contenu dans sa propre assiette.
- Et donc, vous pensez que ce serait quel genre de démon ? !
- On a pensé à une sirène.
- Heu… Moitié femme, moitié poisson ?
- Non. Un peu comme une succube, une sorte de démon qui séduit ses proies et qui en fait ce qu’il en veut après… La manger, la tuer, lui faire faire des choses. Expliqua Sam.
- Ok. Et… Comment on la trouve cette sirène ?
- Et bien, c’est le hic. La sirène prend la forme de ce que sa proie désir. Il ou elle peut ressembler à n’importe quoi.
- Ca va drôlement nous faciliter la tâche ça ! Fit-elle remarquer.
- On va passer au club et ce faire passer pour des flics, on pourra visionner les bandes comme ça et interroger quelques clients.
- Impossible ! La police à investit les lieux déjà, mon patron n’acceptera pas de fermer le club plus longtemps. Il risque de faire appel à ses amis haut placés, et vous allez vous faire griller.
- On n’a pas trop le choix, une meilleure idée ? !
- On peut entrer comme client…

Maera s’éclaffa dévisageant les deux garçons tour à tour.

- Dans vos rêves. Il faut être très très riche pour entrer dans le club, alors à moins que vous ayez un compte en banque planqué en Suisse, n’y pensez même pas.
- Tu pourrais nous faire entrer ?
- Non. Même si je le voulais je ne peux pas vous faire entrer comme client… En revanche… J’ai peut être, une autre solution… Affirma-t-elle avec un sourire.

Au club « The Kronos »

- David, je te présente Sam et Dean… Ce sont mes cousins, et ils cherchent un job…

Maera lança un grand sourire au responsable du personnel qui dévisagea un à un les deux garçons. Le club était fermé mais quelques employés étaient déjà là pour prévoir la prochaine réouverture.

- Tes cousins hum ?
- Eloignés. Mais… Je me porte garante pour eux.
- Je n’en sais rien… En ce moment, avoir des nouveaux…
- Je t’en prie David, regarde les, deux gros bras de plus dans l’équipe de sécurité, surtout en ce moment ce n’est pas du luxe !
- Tu te portes vraiment garante pour eux ? ! Ils ne feront pas d’histoire ? !
- Je te garantie que non. J’ai toute confiance en eux.
- Ok. Mais tu les briffes sur le job, moi je n’ai pas le temps et… Trouve leurs des vrais costumes, ces trucs bon marchés… Ca me donne la nausée.
- C’est comme si c’était fait. Merci David.

L’homme hocha la tête puis s’éloigna alors que Maera se tournait vers Sam et Dean qui avaient revêtus leurs costumes habituels et un peu usé à force de s’en servir dans chaque affaire.

- Qu’est-ce qu’ils ont nos costumes ? ! Grogna l’aîné.
- Ils sont moches, mal coupés, et vous avez l’air de deux sacs dedans.
Les deux frères échangèrent un regard contrit et vexé.
- Je n’aime pas ce job par avance.
- Prend sur toi. Je joue peut être ma place, ne jouez pas aux idiots ! J’y tiens à ce job.
- Ca va, t’inquiète pas on ne va pas t’attirer d’ennui. Tempéra Sam. Je crois qu’on a un autre costume ça devrait peut être…
- Désolé de vous dire ça, mais je ne vois qu’une seule solution pour régler ce problème de costume !
- Laquelle ? !
- Un mot. Shopping.
- Shopping, elle n’a pas dit Shopping ? ! Demanda Dean paniquée.
- Si je crois qu’elle a dit ça.
- Sam fait quelque chose, sauve-nous… Le supplia son frère.

Maera attendait assise dans un confortable fauteuil que les deux hommes daignent sortir des cabines d’essayages. Ils n’avaient fait qu’une boutique avant celle-là, où ils n’avaient pas trouvés leur bonheur, enfin où elle avait décrété qu’ils n’avaient pas trouvé leur bonheur et ils avaient déjà l’air de souffrir le martyr.

- Je vous en prie, il ne faut pas deux heures pour enfiler un costume !
- J’ai l’air d’un pingouin mal fagoté ! S’écria Dean.
- Personne n’a l’air d’un pingouin mal fagoté en Armani ! Ne faites pas les enfants…

Sam sortit le premier visiblement un peu plus à l’aise que son frère. Il portait un costume trois pièces composé du pantalon, du gilet qu’il avait enfilé par-dessus une chemise blanche et il tenait la veste dans la main. Maera resta bouchée bée quelques petites secondes, et ne put s’empêcher de regarder la façon dont le pantalon lui moulait les fesses… (Merveilleusement bien !)

- Je dois reconnaître, que c’est pas mal.
- Je dois reconnaître que tu as raison ! Affirma-t-elle. Met la veste voir ?
Le chasseur enfila la veste par-dessus, l’ajustant quelque peu pour qu’elle soit impeccablement mise. La jeune femme tourna autour de lui et s’arrêta finalement face à lui.
- Ca me semble… Parfait. Affirma-t-elle avec un petit sourire.
Sam lui rendit son sourire quand Dean fit lui aussi son apparition, tout aussi charmant dans le même costume noir.
- Vous êtes superbes tous les deux. Manque que la cravate…
- Dis donc, tu as vu que ces costumes coûtent 1200$ ? !
- Ne t’inquiète pas pour ça ! Ca passe dans les notes de frais, c’est le club qui régale !
- Sérieux ?
- Je crois que vous ne réalisez pas dans quel monde vous mettez les pieds ! Les gens que vous allez côtoyez dans ce club sont multimillionnaires pour la plupart…
- Ok. Y a des choses qu’on doit savoir ? !
- Des tas de choses. Mais je vais vous faire le topo !

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:27

Chapitre 5 : Blocage.

De retour à la maison de Maera avec leurs nouveaux costumes qui coutaient les yeux de la tête plus les chaussures, elle entreprit de leur expliquer dans quel monde ils allaient fourrer les pieds. Apparemment ils n’avaient pas encore compris toute l’ampleur de l’endroit ! Le club n’était pas une boite de nuit, c’était un lieu ultra VIP avec tout le gratin du gratin, pas de simples locaux.

- Votre job consiste en une chose très simple. Si jamais y a du grabuge, vous devez régler la situation et mettre dehors les clients trop turbulents.
- Merci mais… On sait quand même à quoi sert des videurs ! Affirma Sam.
- Non vous ne savez pas, je n’ai pas finis. Voilà comment ça se passe. Si un client hausse la voix ou cherche la bagarre, vous le foutez dehors sans sommation, vous ne discutez pas… Pas de grabuge dans le club ! Evitez de vous battre avec lui, maitrisez le et faites lui sa fête dehors si besoin ! En revanche… Ca ce n’est valable que pour les petits riches qui sont dans la salle ! On ne touche pas aux clients des salons privés. Si y a du grabuge dans les salons de 6 à 10 vous appelez Axel, le chef de la sécurité il s’en occupera. Si c’est dans les salons privés de 1 à 5, là vous laissez faire… Ce sont nos plus grands clients ! Eux ils ont même le droit de mettre le feu à l’endroit si ça les chante. En faites ne vous en approchez pas… Ce sera aussi bien.
- Bonjour les régimes de faveur !
- C’est ça chez les riches.
- Bon, maintenant en ce qui concerne les demandes des clients. Mon boulot à moi c’est de satisfaire le moindre de leur désir, bouteilles de champagnes, repas etc… Si jamais un client vous demande quelque chose vous vous adressez à une des hôtesses, ou vous demandez au barman. Si jamais ils vous demandent un « petit bonus » là par contre vous venez me voir moi…
- C’est quoi… Un petit bonus ? ! Demanda Dean.
- Une ou des filles… Ou des garçons, selon ses goûts.
- Tu leurs procure des prostituées ? !
- Pas des prostituées, des escortes girl de luxe !
- Une pute c’est une pute.
- A 2000 dollars la passe elles méritent qu’on les appels « escorte de luxe » ! Affirma Maera.
- Est-ce que le club prend aussi ce genre de note de frais à son compte ? ! Demanda Dean.
- Non ! Ne rêve pas !

Dean fit une moue visiblement déçu.

- Pour finir, parlons un peu des clientes. Les riches adorent avoir des jouets et heu vous deux disons que vous avez le profil idéal du type qu’elles veulent se payer. Pas de relation sexuelle dans le club, et quand je dis ça, je m’adresse surtout à toi Dean !
Ce dernier prit un air outré.
- Si elles vous font des avances, laissez les faire, ne les repoussez pas. Elles s’arrêteront si vous ne les encouragez pas. Répétez-leur que vous tenez à votre job que vous n’avez pas le droit. Le mieux c’est de les laisser croire que vous avez envie d’elle, mais sans dire oui pour autant. N’allez surtout pas les vexer… ok ? !
- Et si elles nous tripotent ? ! Demanda Dean.
- Tu la laisses faire, pareil quand elle en aura marre, elle arrêtera. Pas de question ? ! Au besoin de toute façon, vous pouvez toujours venir me voir…
- Je pense qu’on s’en sortira. Affirma Sam.
- Parfait !

Dean se leva de sa chaise, trop heureux que la leçon soit terminé. Tout ça c’était un peu trop pour lui et à ce moment précis il fut content de mener la vie qu’il menait jusque là. Pas de patron sur le dos, pas de contrainte autre que celles qu’il se fixait lui-même… Sam était plus conditionné pour ce genre de job, il était un peu moins sauvage que son frère. Il supportait plus facilement les contraintes. Se levant à son tour de sa chaise, Sam s’avança vers Maera.

- Alors tu aimes ce job ? !
Un petit sourire passa sur les lèvres de la jeune femme.
- Je ne compte pas faire ça toute ma vie. Mais oui, c’est plaisant de fréquenter du beau monde.
- Fournir des prostitués et des boissons hors de prix à des sales types, tu trouves ça plaisant ? !
- Tu crois que la chasse au démon c’est mieux ?
- Je trouve ça moins immoral quand même.
- Je ne vois pas ce qu’il y a d’immoral dans le fait de fournir des prestations de luxe à une clientèle qui en a les moyens.
- Ca ne te fais pas mal de les voir dépenser des milliers de dollars dans du champagne alors que la même somme pourrait faire vivre toute une famille pendant une année ? !
- Le monde est ainsi fait Sam. Je ne juge pas…
- J’avais oublié que tu roulais en décapotable.
- Wow hé ! Je dois te rappeler que je n’ai pas eût une enfance dorée et confortable, je sais ce que c’est les fins de mois difficiles ! Et pourquoi tu me prends la tête sur ça au juste ? !
- Peut être parce qu’on a passé la journée ensemble et que tu n’as pas adressé la parole une seule fois pour autre chose que le boulot… !

Maera ne répondit pas, se mordant la lèvre inférieure de façon gênée.

- Je ne m’en étais pas rendu compte, je suis désolé.
- J’ai l’impression d’avoir fait quelque chose qu’il ne fallait pas.
- Non. T’as rien fait…
- Alors pourquoi tu es si distante ? !
- Je suis un peu… Sur les nerfs, à cause de cette affaire, c’est tout.
Sam se rapprocha d’elle afin de lui murmurer quelque chose que Dean ne pourrait pas entendre.
- Qu’est-ce que tu dirais de nous débarrasser de Dean pour avoir un moment tranquille tous les deux ? !
- J’en dis que ce n’est pas une mauvaise idée.

Sam n’eût pas besoin de faire un dessin à son frère pour que ce dernier rentre à l’hôtel et les laisse seul. Il râla un peu, pour la forme, mais s’éclipsa finalement sans demander son reste. Il était content de retrouver un peu de sa liberté et il ne passerait sûrement pas sa soirée seul non plus. Sam le voyait bien atterrir dans un bar et chercher une conquête pour la nuit.

Après avoir mangé un morceau en tête à tête dans son appartement, Maera et Sam se retrouvèrent autour d’une bière dans la cuisine, à parler de tout et de rien…
Le chasseur avait l’impression qu’un truc gênait la jeune femme, qu’elle restait malgré tout distante et il ne comprenait toujours pas pourquoi. Etait-ce vraiment à cause de cette histoire de meurtre ? Il est clair que ça avait de quoi secouer un peu… Mais quand même, elle avait vu pire dernièrement.

- Bon, je vais attaquer la vaisselle… Comme ça se sera fait.
Elle prit les assiettes et s’avança vers l’évier mais c’était sans compter sur Sam qui avait autre chose que la vaisselle en tête. Il la laissa poser le tout dans le bac en acier, puis fit en sorte de l’attirer jusqu’à lui, glissant ses mains sur ses hanches.
- Je crois que la vaisselle peut attendre. Affirma-t-il.
- Oui mais…
Il la fit taire par un baiser, tout en pressant son corps avec envie contre le sien.
Maera répondit à ses avances, retrouvant les mêmes sensations que la veille quand il l’embrassa avec toute la passion dont il était capable. S’abandonnant à son étreinte, elle le laissa la soulever et la faire asseoir sur le bar où ils avaient mangés un peu plus tôt.

La main de Sam fourragea dans ses cheveux, puis descendit le long de son corps jusqu’à sa cuisse puis sa botte qu’elle portait avec une jupe assez courte et qui mettait ses jambes en valeur. Il lui retira ses deux chaussures une à une puis posa ses mains sur ses mollets qu’il caressa un moment avec de remonter sur ses cuisses, passant sous sa jupe qu’il remonta un peu. De son côté elle entreprit de déboutonner sa chemise et de la lui ôter. Il portait un tee-shirt dessous, elle se contenta alors pour le moment de passer ses mains par-dessus le fin tissu afin de caresser son torse.

- On va dans ta chambre ? ! Lui proposa-t-il.
- Oui…

Sam passa une main autour de sa taille alors qu’elle s’accrochait à son cou et qu’il la portait jusqu’à la petite pièce du fond qui se trouvait être sa chambre. Il y entra, se dirigeant droit vers le grand lit deux personnes qui prenait les trois quarts de la place dans la pièce. Il se laissa tomber sur le matelas, Maera au-dessus de lui. Aussitôt elle se pencha sur lui et s’empara de ses lèvres avec un désir aussi ardent qu’insoupçonné. Sam s’attaqua ensuite à son chemisier dont il défit les boutons afin de découvrir sa jolie poitrine, toujours mise en valeur dans de la lingerie fine et sexy. Il y plongea les lèvres presque aussitôt, mordillant, léchant sa peau blanche et sensible. Il l’entendit pousser un profond gémissement de plaisir et d’encouragement. Cela faisait trois mois qu’il attendait ça, Sam était quelque peu fébrile et impatient.

L’attrapant par la taille il la fit tomber sur le matelas et inversa ainsi leur position. Ses lèvres repartirent presque aussitôt en exploration, taquinant son cou et ses épaules en de tendres et savoureux baisers. Se relevant un peu il entreprit ensuite d’ôter son tee-shirt lui-même, il voulait sentit sa peau contre la sienne…
A ce moment là il croisa le regard de Maera qui s’était figée, le regardant avec des yeux différents que quelques secondes plus tôt.

- Quoi ? ! S’enquit-il.
- Excuse-moi… Je ne peux pas ! Lança-t-elle brusquement.

Elle se releva promptement, échappant à Sam qui la regarda quitter le lit puis se diriger vers la salle de bain. Le chasseur dans une bien inconfortable position dû à l’excitation du moment, prit sur lui-même et se leva à son tour, son tee-shirt qu’il venait d’enlever toujours dans la main. Il frappa quelques petits coups à la porte qui ne tarda pas à s’ouvrir sur Maera. Elle avait terminé de se déshabiller et avait enfilé un pyjama composé d’un pantalon long et large, ainsi qu’un marcelle noir. Rien de très glamour mais surtout de très sage.

- Tu… Tu vas bien ? ! Demanda Sam abasourdie.
- Oui. Je suis désolé… Je crois que je n’ai pas la tête à ça.
- Pas la tête à ça ? Tu avais plutôt l’air d’avoir la tête à ça, jusqu’à il y a deux minutes…
- Je sais. Je suis vraiment désolé… Je ne peux pas, c’est tout.
Elle se laissa tomber sur le bord du lit avec un soupir, prenant sa tête entre ses mains.
- Ok… Qu’est-ce qui ne va pas ? !
- Rien du tout.
Sam se posa sur le lit à côté d’elle, essayant de se faire une raison sur la nuit torride qu’ils ne passeraient pas.
- Je ne te fais pas envie ? ! Demanda-t-il perplexe.
- Si. Bien sûr que si.
- Visiblement pas tant ça…
- Je suis pas un mec Sam, ça ne grimpe pas aussi facilement que ça, sur commande.
- Ca avait l’air de bien… Grimper jusqu’à ce que brusquement…
- On ne va pas polémiquer là-dessus. J’ai juste envie de dormir, je suis fatigué.

Sam fronça un peu les sourcils, il n’y avait pas que ça, il le sentait bien… Qu’un truc avait changé.
- Tu veux qu’on arrête de se voir ? ! Demanda-t-il finalement.
- Non ! Enfin…
Le chasseur soupira et se releva l’air déterminé.
- Ok. Peut être que je ferais bien de rentrer au motel…
- Non Sam, non. Je veux que tu restes. Elle soupira à son tour. Je ne veux pas qu’on arrête de se voir… J’ai juste besoin, de réfléchir un peu. Accorde-moi un peu de temps… ok ? !
- Si tu en as besoin.
Il se rassit sur le bord du lit.
- Merci.
Maera se serra contre lui poussant un soupir d’aise.
- Ne me serre pas de trop près… S’il te plait.
- Oh désolé. Je te jure que ce n’est pas dans mes habitudes de faire ça…
- Ca va… Fais-moi juste plaisir et évite d’en parler à Dean.
- C’est bien la dernière chose que j’irais lui raconter.

Sam la remercia avec un pauvre sourire. Ce n’était pas vraiment comme ça qu’il pensait finir la soirée. Pas du tout même.

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:28

Chapitre 6 : Au club.

Le lendemain soir.

Dean maugréa une énième fois en finissant d’attacher sa cravate. Son costume ne lui plaisait pas, il avait l’impression d’être déguisé pour aller au carnaval ! Enfin d’après lui ça y ressemblait fortement puisqu’ils devraient en plus faire semblant de jouer les employés modèles. Le tout en posant quelques discrètes questions et en recherchant la sirène, évidemment.
Maera elle était prête depuis un moment, pantalon en soie, talons hauts et bustier noir qui mettait en valeur tous ses atouts. Elle avait sa traditionnelle queue de cheval, était maquillé légèrement mais suffisamment pour cacher qu’elle n’avait pas fermé l’œil de la nuit… Elle avait repensé sans arrêt à sa « panne » et ce qui avait bien pu la provoquer… Enfin, elle savait bien ce qui l’avait provoqué au fond, la même chose qui l’avait poussé à abandonner Sam sur le parking l’autre soir !

- Evites de montrer ton joujou à qui que ce soit ! Lança-t-elle à Dean.
Le chasseur la regarda avec un air hébété.
- Je parle de ton arme ! Précisa-t-elle.
- … Oui… J’avais compris.
Elle ne le vit pas hausser les sourcils avec un petit sourire pervers, elle était trop occupée à savoir comment Sam s’en sortait.
- Je peux entrer ? !
Le cadet était en train de s’habiller dans sa chambre.
- Oui !

Maera poussa la porte et entra dans la chambre. Sam était déjà habillé, il n’avait pas encore enfilé sa veste et il se battait visiblement avec sa cravate. Elle se figea un instant pour le regarder. Sa silhouette était mise en valeur comme jamais dans ce costume, il était juste… Beau comme jamais.

- Tu as besoin d’aide ? !
- Oui s’il te plaît, je ne m’en sors pas avec cette cravate.

Avec un petit rire amusé, elle marcha jusqu’à lui et défit le nœud qu’il avait commencé à faire.

- Tu es nerveuse pour ce soir ? ! S’enquit-il.
- Pourquoi je serais nerveuse ?
- De savoir qu’il y a un monstre qui tue des employés là où tu travailles, ça peut rendre quelqu’un un peu… Anxieux.
- Non ça va. Je sais que Dean et toi vous serez là, je ne risque rien.

Le chasseur acquiesça alors qu’elle terminait d’ajuster sa cravate bien comme il faut. Poussant un petit soupir, elle grimpa sur la pointe des pieds et vint l’embrasser tendrement. Sam surpris répondit à son baiser qui se fit douceur et passion à la fois.

- Peut être que demain matin… Tu pourrais rentrer avec moi. Et je me ferais pardonner. Affirma-t-elle.
- Une invitation pareille, ça ne se refuse pas.
- Sam… Il faut que je te dise… Quelque chose d’important.
- Je t’écoute.
- En fait tu sais si je suis aussi… Distante, c’est parce qu’il y a une bonne raison. Mais ce n’est pas facile à dire…
- Qu’est-ce que c’est ? !
- Je…
- Bon vous venez tous les deux ? ! Gronda Dean.
- Oui !
- Tu voulais me dire quoi ?
- Ca peut attendre… Allons-y, on va être en retard !


* *
*


Le club était bondé de monde, comme bien souvent.
Maera n’arrêtait pas une seconde, passant et virevoltant d’un coin à un autre, n’arrêtant pas de faire des allers et retours à toutes les tables, ici et là. Sam et Dean la voyait passer et repasser, embrasser des tas de gens, faire de grands sourires à d’autres. Elle ne quittait jamais son téléphone, et ne se départait pas non plus de son plus beau sourire commercial. Il n’y avait pas à dire, elle prenait vraiment son boulot à cœur.

De leurs côtés, équipés de brassard avec marqué « sécurité » ils se contentaient de faire des rondes, regardant les « riches » s’amuser entre eux. On pouvait une chose d’eux, c’est qu’ils n’avaient pas peur de s’amuser, ils étaient loin des clichés des gens supers coincés qu’on aurait pu imaginer. Surtout que la moyenne d’âge était de cinquante ans environs.
Dean et Sam, la chaire fraîche par excellence étaient beaucoup sollicités par ces dames, comme Maera leur avait dit. Certaines n’hésitaient pas à sortir leur chéquier pour qu’ils acceptent de faire des choses plus ou moins osés. Ils ne comptaient plus non plus, les pincements de fesses sur leur passage également !

Comment Maera pouvait supporter ça ? !

- Hé Sam ! Quoi de neuf ? ! Demanda Dean à son frère.
- Rien et toi ?
- Je viens de discuter avec une vieille dame aussi riche que crésus, bref, elle m’a dit que le videur n’était pas du genre à faire des petits plus non plus… Qu’elle lui avait proposé jusqu’à dix milles dollars pour qu’il enlève sa chemise et il n’avait pas voulut. Alors je pense qu’il n’a pas vraiment du partir avec une « cliente » ! Du moins, pas une cliente normale.
- Hum… J’ai entendue Axel le chef de la sécurité parler avec d’autres employés, Candice travaillait là depuis des années, elle avait l’air réglo aussi.
- C’est bizarre.
- On dirait qu’ils ont été piégés par… Quelqu’un de familier peut être.
- Oui ça se peut. Hé ! Ce n’est pas Paris qui vient de me faire un clin d’œil là-bas ? ! S’écria Dean.
- Paris qui ? ! Bon Dean essai de te reconnecter à la réalité.
- Il faudrait demander à Maera si elle en sait plus, tu l’as vu ?
- En coup de vent… Mec, j’adore ce job ! Lança Dean visiblement beaucoup plus enthousiaste qu’avant de venir.

Sam ne l’écouta pas, cherchant Maera des yeux qu’il trouva penché près d’une table en train de discuter avec des clients. Brusquement un type passa derrière elle et posa une main sur ses fesses. Sam fit un bond mais s’empêcha de courir jusque là-bas pour assommer le type !
Maera sembla le remettre gentiment à sa place, mais il semblait un peu éméché et ne voulait pas la lâcher…

Elle fit un signe pour la sécurité, Sam bondit cette fois jusqu’à elle.

- Aller ma belle, combien tu veux ! J’ai les moyens de me payer une fille comme toi ! Lui lança-t-il tout en la collant.
- Ca suffit monsieur, je crois que vous avez trop abusé de la boisson. Lâchez-moi ou je vais demander à la sécurité de vous faire sortir du club !
- Allez dis-moi combien tu veux !
- Elle vous a dit de la lâcher !
Sam attrapa l’homme par le col de sa veste et le tira en arrière violemment, manquant de le faire tomber. Il fallait cependant bien ça pour qu’il la lâche.
- Lâche-moi, pauvre type !
L’homme se débattit, il se retourna, donna quelques coups de poings dans le vide à Sam qui les évita. Lui en revanche ne le rata pas et lui asséna son plus beau crochet du droit dans la mâchoire.
Le client tomba rudement sur la table dont les boissons se renversèrent sur les autres clients. D’autres hommes de la sécurité arrivèrent à ce moment là, ainsi qu’Axel.
- Foutez-moi ça dehors. Demanda Axel. Et toi cow-boy, ralentit tes ardeurs, évite les bagarres dans le club ok ? ! Lui lança son patron.
- Désolé. Lança Sam alors que les autres sortaient le client.
- On va vous offrir le champagne en dédommagement, toutes nos excuses. Lança Maera aux malheureux clients.

Se tournant vers Sam elle l’attrapa par le bras et l’emmena un peu plus loin, l’air visiblement pas très contente.

- Qu’est-ce qui t’as prit de le frapper ? !
- Ce sale type ne voulait pas te lâcher et il t’a insulté !
- Sam, quand on est ici il faut que tu oublies ta jalousie et ton taux de testostérone anormalement élevé. Réfléchit avec ta tête plutôt que tes poings. Je ne suis pas ta petite copine, t’as pas à jouer les preux chevaliers.
- Je pensais qu’on était quand même un peu plus que ça…
- Je parle du club, pas de l’extérieur. Ici on est juste deux employés. Rectifia-t-elle.
Sam poussa un petit soupir tournant les yeux d’un air un peu agacé. Il ne se plaisait vraiment pas dans cette situation, dans cet environnement.

- Hé !
Maera posa une main sur sa joue, lui faisant tourner la tête vers elle.
- J’apprécie… J’aime ton côté protecteur, c’est adorable mais… Pas ici. S’il te plaît.
- Ok.
- Hé les amoureux, du neuf ? ! Demanda Dean.
- J’ai réussit à vous avoir les bandes de la caméra de surveillance le soir où ils ont tous les deux disparut !
- Comment t’as fait ça ? ! Demanda l’aîné.
- J’ai usé de mon charme ! Fanfaronna-t-elle. Bon je dois y aller, on se voit un peu plus tard ! Et soyez sage… Oh Dean ! Paris m’a dit qu’elle te trouvait très mignon !
- Je peux poser ma démission ? !
- Non !

Dean lança quelques jurons avant de retourner faire un tour dans la salle. Sam l’imita quelques secondes plus tard et tous continuèrent à vaquer à leurs occupations.
La nuit commençait à se faire longue et Maera éreinté, profita d’une petite pause pour aller boire un verre au bar.

- Hey, Eric… Tu me donnerais un soda s’il te plaît ? !
- Bien sûr.
- Comment tu vas ? ! Hé tu sais je suis désolé pour l’autre soir… Je me ferais pardonner, promis.
- Tu ne pouvais pas prévoir que ton copain débarquerait. La rassura-t-il.
- Oui… Mais bon, quand même.
Le barman lui donna sa boisson avec un sourire.
- Au fait, on m’a demandé de te passer ce mot !
Il lui fit glisser un bout de papier qu’elle prit et lu tout en avalant une gorgée de soda.

« Retrouve-moi à la fermeture dans la réserve, c’est important, Sam »

- Tout va bien ? ! Demanda le barman.
- Oui niquel !

Maera froissa le papier et le jeta dans la poubelle derrière le bar. Terminant son verre elle retourna ensuite travailler, blindée de boulot jusqu’à l’heure de la fermeture qui arriva plus vite qu’elle ne pensait.

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:30

Chapitre 7 : Entre les mains de la créature.

Décidant de rejoindre Sam directement dans la réserve qui se trouvait au sous sol, elle prit ses affaires et emprunta l’ascenseur avec son passe de sécurité qui lui permettait d’accéder aux différentes salles du sous sol et notamment à la cave (donc la réserve). Un instant elle se demanda comment il avait pu accéder au sous sol, il n’était pas habilité à y entrer mais se dit ensuite qu’il avait du trouver une combine avec Dean.
Maintenant tous les employés allaient partir, personne ne viendrait les surprendre là.

- Sam ? ! Lança-t-elle en entrant dans la cave. Sam t’es là ? !

Elle n’eût aucune réponse et pensa qu’il devait être juste un peu en retard ou qu’il n’avait pas pu se libérer. Connaissant Axel il avait dû vouloir leur parler de leur travail avant de les laisser partir.
Et puis de toute façon ce rendez-vous un peu secret tombait bien. Elle avait besoin de dire des choses à Sam, des choses importantes et personnelles sur eux. Il fallait qu’il sache, si elle voulait aller plus loin avec lui, il fallait vraiment qu’il sache. Même si au fond, cela la terrifiait.
Jetant un coup d’œil à sa montre, elle trouva le temps un peu long et sortit son portable afin de lui demander ce qu’il faisait. Mais évidemment, aussi profondément sous terre, ça ne passait pas !

- Il ne pouvait pas attendre d’être à la maison ! Soupira-t-elle.

Décidant de faire le chemin inverse pour aller à sa rencontre elle entendit brusquement la porte de la cave se refermer avant qu’elle n’ait put sortir de la pièce.
Sursautant légèrement elle fit quelques pas vers la dites porte et essaya de l’ouvrir, sans succès.

- Ce n’est pas vrai ! Pesta-t-elle.

Un grondement sourd lui parvint brusquement, un peu comme celui d’un félin ou quelque chose du genre. Se retournant elle ne vit rien mais sentit une violente douleur à l’abdomen, comme une profonde griffure. Le souffle coupé elle tomba à terre, une main sur son ventre qui saignait déjà. Elle voulut crier, mais les sons restèrent bloqués dans sa gorge…

Sam jeta un œil autour de lui et poussa un soupir tout en regardant sa montre. Il avisa Dean qui discutait avec une charmante serveuse à qui il faisait de l’œil. Le personnel de fin de nuit était en train de se mettre au travail, tout le club était vide à présent.

- Dean t’as vu Maera ? !
- Je t’appel dès demain… Lança-t-il avec un clin d’œil à la serveuse qui s’éloignait.
- Dean !
- Quoi ? ! Je m’assurais que ce n’était pas elle la sirène… Et je te confirme que non.
- Tu as vu Maera ? !
- Heu non. Je pensais qu’elle était avec toi.
- Je ne la trouve nulle part et personne ne semble l’avoir vu !
Dean secoua les épaules.
- Elle est peut être rentrée ? !
- Non je devais rentrer avec elle… Elle m’aurait attendue !
- T’as essayé de la joindre sur son portable ? !

Sam sortit son portable de sa poche et composa le numéro de la jeune femme qu’il connaissait par cœur. Il attendit quelques secondes, puis tomba directement sur son répondeur…

- Répondeur. Soupira-t-il.
Les deux frères se dirigèrent vers le bar où Eric se trouvait toujours, en train de nettoyer des verres.
- Hé, est-ce que tu as vu Maera récemment ? ! Demanda Sam.
- Hum tout à l’heure pourquoi ? !
- On ne la trouve pas, on devrait rentrer ensemble.
- Elle est surement déjà partie alors, c’est son heure. Elle avait peut être un truc à faire.
- Elle ne répond pas à son téléphone.
- Mince… C’est bizarre, j’espère qu’elle va bien.
Dean vit son frère blêmir et tenta de rattraper la situation.
- Je suis sûr qu’elle n’est pas loin ! Affirma-t-il. On va la trouver !
- Hé Axel, t’as vu Maera ? ! Demanda Dean à leur patron.
- Elle est partie, je l’ai vu quitté le club y a quoi, dix minutes…
- Pourquoi elle serait partie sans prévenir ? !
- Ah ça j’en sais rien… Mais il se fait tard, rentrez les gars, Maera est une grande fille vous savez !
- Elle est peut être en route pour chez elle, amène-toi !

Les deux frères quittèrent le club rapidement. Ils constatèrent que la voiture de Maera n’était plus là, pourquoi serait-elle partie sans eux ? ! Ca n’avait pas de sens… Quoi que son comportement était assez bizarre ces derniers temps. Sautant dans l’Impala ils démarrèrent rapidement et se mirent en route pour l’appartement de la jeune femme. Ils espéraient bien la trouver là-bas !

Au sous sol du club.

Note de l’auteuse : Démon emprunté à l’univers de Buffy avec quelques changements à ma sauce^^

Elle aurait voulut crier, hurler, se débattre et s’échapper mais elle en était incapable. Son corps était figé, littéralement paralysé par une drogue dont elle n’avait aucune idée de comment elle agissait. Elle pensait que c’était peut être dans ses griffes et que c’était pour ça qu’il l’avait si violemment agressé dès le début. Quelques minutes seulement après être tombée à terre elle s’était vue incapable de bouger, sauf peut être les yeux, elle arrivait à cligner des cils… Et à pleurer.
La douleur était atroce, comme une lente agonit, très lente.
Le démon était assis au-dessus d’elle, il était monstrueux, fin et presque humain si son nez n’avait pas été aussi long et sa peau aussi verte. Il était pourvu de grandes et fines dents, mais le pire était sûrement ses griffes, dix longues et énormes griffes pointues et coupantes comme des lames de rasoirs.




Elle avait tout compris, toute cette histoire quand avec une lenteur démesurée et une froideur sans égale le démon avait déchiré son haut et avait commencé à découper des lambeaux de peau de son ventre afin de la manger. Elle comprit toute l’horreur que ses deux collègues avaient vécus. Et elle comprit qu’elle allait subir la même chose… Et que cela durerait des heures.
Comme dégustant un bon repas il y allait méticuleusement, léchant le sang qui coulait sur son ventre, ses deux doigts. Il arrachait de fins lambeaux de peau qu’il mangeait ensuite…
Maera s’empêchait de baisser les yeux pour le regarder, mais elle sentait, atrocement… Tout ce qu’il lui faisait. Il était silencieux, elle n’entendait que le bruit que sa bouche faisait quand il suçait le sang ou mâchait longuement. Elle aurait voulut vomir mais elle en était incapable.

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:31

Chapitre 8 : Vision d'horreur.

- Elle n’est pas chez elle ! Dean quelque chose cloche, je le sens ! S’écria Sam.
- Réfléchit où aurait-elle bien pu aller ? !
- Et avec qui surtout ? !

Le visage de Dean prit l’expression d’une idée qui venait de surgir.
- Peut être qu’elle croit être partie avec toi. Peut être que la sirène à prit ton apparence, et c’est peut être ce qu’elle a fait pour les deux autres !
- Il faut la retrouver Dean !

Le téléphone de Sam se mit brusquement à sonner. Celui-ci plongea la main dans sa veste et en sortit son portable qu’il décrocha aussitôt.

- Allô ? ! Eric… S’étonna-t-il. Quoi ? ! Ok… On y va de suite, merci !

Sam raccrocha et rencontra le regard interrogateur de son frère.

- C’était Eric ! Il vient de se rappeler que quelqu’un avait fait passer un mot à Maera juste avant la fermeture. Il dit qu’elle l’a jeté dans la poubelle du bar !
- Allons-y !

Les deux hommes quittèrent l’appartement puis sautèrent dans la voiture, faisant demi-tour aussi vite que possible. Ils arrivèrent au club et s’engouffrèrent dans la salle au pas de course. Les employés du nettoyage étaient encore là et les regardèrent un peu surprit aller jusqu’au bar et ouvrir la poubelle afin de fouiller dedans. Ils récupèrent tous les petits bouts de papiers qu’ils regardèrent les uns après les autres. Enfin ils tombèrent sur une petite boule de papier sur laquelle on avait écrit.
C’est Dean qui la tenait en main et qui l’ouvrit, découvrant le mot qu’on avait laissé à l’intention de Maera.

« Retrouve-moi à la fermeture dans la réserve, c’est important, Sam »

Le cadet se sentit devenir fou de rage et se dirigea vers les escaliers de secours qui menaient eux aussi au sous sol. Dean le talonna de près, et tous les deux sortirent leurs armes avec inquiétude. Ils espéraient qu’elle serait encore là, et surtout, qu’elle était encore en vie.
Leurs armes étaient chargées de balles, mais Dean avait emporté un couteau afin de tuer la sirène.
Pour passer les portes sécurisées avec efficacité, Sam se contentait de tirer une balle dans le dispositif de fermeture électrique, la porte s’ouvrait alors automatiquement.

- Par ici. Lança Sam en suivant un panneau qui annonçait la réserve.

Longeant le couloir ils arrivèrent finalement à la dernière porte qui possédait une petite fenêtre. S’y penchant tous les deux ils aperçurent alors un spectacle digne d’un vrai film d’horreur. Du sang avait giclé sur le sol de sa première blessure, et ils voyaient le démon assis sur Maera en train de se délecter de sa peau…

Tirant dans la serrure le cadet enfonça la porte d’un coup de pied et entra suivit de près par son frère. Les deux garçons à peine entrés visèrent la créature et tirèrent à tout va sur le monstre qui se tortilla en hurlant de douleur avant de sauter sur les murs, et d’y courir comme s’il avait des ventouses sous les mains et les pieds. Rapide comme l’éclair il fit le tour de la pièce et se faufila par la porte, Dean le suivant aussi vite qu’il put.

Sam se précipita près de Maera et se mit à genoux près d’elle, regardant avec effroi son ventre griffé et ensanglanté à cause de ce que le monstre lui avait fait subir. Elle avait d’autres griffures sur le corps, la base du cou, les épaules, les bras, les jambes mais l’essentiel et le plus grave se concentrait sur son abdomen.

- Maera, tu m’entends… Je suis là, tout va bien se passer.

Elle était immobile, les yeux grands ouverts mais elle semblait à peine respirer. Prit d’un affreux doute Sam vint poser deux doigts à la base de son cou et constata avec un soupir de soulagement que son cœur battait bien. Vite, mais il battait.

Retirant sa veste avec empressement il entreprit de la poser sur son ventre, sur les plaies ouvertes afin de les protéger. C’est seulement quand il posa le tissu dessus qu’il l’entendit pousser un violent gémissement qui aurait pu être un cri, mais qui n’était qu’un gémissement. Elle semblait incapable de bouger, ni de parler, il comprit qu’elle était paralysé des pieds à la tête.

- Je suis désolé. Ne t’inquiète pas, on va t’emmener à l’hôpital… Tout va bien.

Il vit des larmes couler de ses joues et entreprit de les effacer quand Dean réapparut dans la pièce.

- Tu l’as eût ?
- Non, il s’est enfuit ! Ragea l’aîné. Comment va-t-elle ?
- Pas très bien, je crois qu’elle est paralysé, il faut vite l’emmener à l’hôpital.

Sam souleva la jeune femme dans ses bras, avec précaution, puis ils remontèrent jusqu’au club avant d’aller jusqu’à l’Impala qui les conduisit à l’hôpital le plus proche…

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:32

Chapitre 9 : Traumatisme.

Sam tournait en rond dans la salle d’attente comme un lion dans sa cage. Stressé et sur les nerfs il aboyait sur Dean dès que celui-ci essayait d’ouvrir la bouche afin de le rassurer ou quoi que ce soit d’autre. L’aîné avait bien pensé à aller chercher des cafés histoire de passer le temps mais dans l’état où était déjà Sam, ça ne ferait qu’empirer les choses.
Deux petites heures après avoir été emmené par le médecin des urgences, ce dernier fit son apparition dans la salle d’attente, l’air plutôt confiant.

- Comment va-t-elle ? ! Demanda Sam en lui sautant presque dessus.
- Hors de danger. L’effet de la paralysie commence à s’estomper et on lui a donné de forts analgésiques pour la douleur.
- Elle a dit quelque chose ?
- Elle ne peut pas encore parler… Elle bouge à peine les doigts, mais ça va revenir, la toxine que nous avons trouvés dans son sang diminue d’heure en heure.
- Et ses blessures ? !
- Superficielle pour la plupart. En revanche il manque plusieurs lambeaux de peau au niveau de son ventre, heureusement comme c’est très fin nous n’aurons pas besoin de greffe, la peau devrait se reconstruire seule, elle aura cependant quelques cicatrices.
- Je peux la voir ?
- Elle semble… Sous le choc. Je pense qu’une présence familière lui serait en effet bénéfique. Est-ce qu’elle a de la famille qu’on pourrait prévenir ? !
- Son père, mais on s’en occupe.
- Très bien. Elle est dans la chambre 123, c’est tout au fond du couloir…
- Merci.

Sam se précipita dans le couloir, son frère le laissant pour le moment seul. Traversant le couloir sans s’arrêter mais en regardant le numéro des chambres il s’arrêta devant la 123 et entra. Il ralentit seulement le pas à ce moment là, regardant Maera allongé dans le lit et qui semblait dormir. S’approchant sans faire de bruit, il la détailla des pieds à la tête s’assurant que la vision horrible qu’il avait eût quelques heures plus tôt n’était plus qu’un cauchemar et rien d’autre.
Tirant un tabouret à hauteur du lit il s’assit lentement dessus et posa une main sur celle de la jeune femme. Il la vit ouvrir les yeux à son contact et il lui lança un pauvre sourire, mais c’était tout ce dont il était capable pour le moment.

- Je sais que tu ne peux pas encore parler. Mais le médecin à dit que tu allais bien, tu n’as rien de grave ne t’en fais pas.
Il passa sa main dans ses cheveux, les caressant tendrement.
- Je suis tellement désolé… Je te jure qu’on va le coincer et le tuer.
Il sentit sa main bouger dans la sienne, ses doigts surtout, comme si elle voulait dire quelque chose, sans y arriver.
- Qu’est-ce qu’il y a ? Tu veux me dire quelque chose ?
Sam prit sa main et la posa dans sa paume.
- Est-ce que tu peux, écrire les lettres dans ma main… On va essayer comme ça, avec un doigt écrit les lettres.
Elle pointa son index sur sa paume et commença à écrire les lettres une à une dans sa main. En suivant les courbes de son doigt il réussit à deviner les lettres qu’elle voulait écrire.
- R… E, S… T… E. Lut-il à voix haute. Tu veux que je reste, si tu crois que je pourrais quitter une seconde cette chambre tu te trompes. Affirma-t-il.

Il la vit fermer les yeux et quelques larmes roulèrent sur ses joues. Se levant de son tabouret Sam vint poser son front sur le sien et ferma les yeux à son tour, son bras passant autour de sa tête comme pour la protéger.
Il resta ainsi un long moment, blottit contre elle à sa façon afin de la rassurer et de consoler. C’est seulement quand elle s’endormit, paisible, qu’il reprit sa place sur le tabouret, sans lâcher sa main pour autant.

- Bobby est en route. Il est super inquiet et super en colère. Annonça Dean.
- Tant mieux, son aide ne sera pas de trop. On s’est complètement trompé Dean.
- Je sais… Soupira-t-il. Je n’ai jamais vu ce genre de démon avant.
- Moi non plus. Bobby en saura certainement plus.
Dean acquiesça tout en jetant un œil à Maera.
- Comment elle va ? !
- Elle tient le coup mais… Je ne l’ai jamais vu aussi fragile. Je suis inquiet pour elle…
- Elle est forte, elle s’en remettra.
- Je sais.

Quelques heures plus tard alors que Maera dormait toujours Bobby débarqua en trombe dans l’hôpital demandant après sa fille et houspillant la réceptionniste un peu trop lente à l’accueil. Monté sur ressort, il ne s’arrêta que quand il entra dans la chambre paisible ou les deux frères passaient le temps comme ils pouvaient. Regardant tour à tour Sam et Dean il s’approcha ensuite du lit de sa fille et constata de ses yeux, qu’elle n’était pas au plus mal comme il l’avait imaginé.
Elle respirait toute seule avec pour seule assistance le petit respirateur nasal que tous les patients avaient. Elle n’était pas défiguré, ni bandé des pieds à la tête ni entre la vie et la mort. Elle n’était pas dans le coma et son crâne n’avait pas été réduit en miette. Non, elle allait bien !

- Qu’est-ce qui c’est passé ? ! Demanda Bobby d’une voix sourde.
- T’inquiète pas, elle va bien.
- Si elle allait bien, elle ne serait pas dans un hôpital ! Qu’est-ce qui c’est passé ? ! Répéta Bobby un peu plus fort.

Maera bougea légèrement la tête, poussant un petit gémissement avant de cligner des yeux et de sortir des limbes du sommeil. Son père se morigéna et se pencha au-dessus de son lit quand elle posa les yeux sur lui.

- Maera. Comment tu te sens chérie ? !
Elle se contenta d’abaisser les paupières en guise de réponse.
- Le démon qui l’a attaqué lui a transmis une sorte de toxine, qui l’a paralysé, mais les effets se dissipent petit à petit. Elle ne parle pas encore.
- Quel démon ? !
- On ne… On ne sait pas encore ce qu’il est. On pensait avoir à faire à une sirène mais…
- Vous allez tout me dire à propos de ce démon c’est clair ?
- Heu… Oui Bobby. Répondit Dean peu fière quand le vieux chasseur utilisait ce ton paternaliste.

Dean sortit avec Bobby et entreprit de lui expliquer toute l’histoire de A à Z sans omettre aucun détail.

- Pourquoi vous ne m’avez pas appelé ? ! Râla Bobby.
- C’était une chasse classique, ça se présentait bien… On ne pensait pas… Je te jure qu’on à fait attention pourtant !
- A quoi vous pensiez en entraînant ma fille là-dedans ? !
- Ben… A pas grand-chose. Avoua Dean. Mais on ne pensait vraiment pas qu’il s’en prendrait à elle. On ignore même comment c’est possible.
- Je vois ça oui !
- On est désolé Bobby, je t’assure.
- Je sais. Soupira-t-il. Et vous l’avez sauvé à temps… Mais Maera n’est pas une chasseuse, c’est une civile vous n’auriez pas du l’oublier.
- Tu as raison.
- Il faut trouver ce qu’est ce démon et ensuite le tuer, je ne veux pas que Maera s’approche de nouveau de cette chose où qu’il touche à un seul de ses cheveux.
- Evidemment, on va vite l’avoir ne t’inquiète pas.

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:33

Chapitre 10 : Papa poule.

Un peu plus tard.

Sam passa une main sur son visage fatigué. Cela faisait un moment qu’il n’avait pas fermé l’œil et cela commençait à se faire sentir. Ils étaient là depuis de longues heures maintenant, il était presque midi et il n’avait toujours pas quitté la chambre une seconde. Les médecins étaient passés il y a peu et avaient dit que la toxine n’agissait désormais plus, elle pouvait donc à présent bouger aussi librement qu’elle le voulait ou presque en raison de ses blessures ! Cependant elle ne bougeait toujours pas, figé dans un mutisme immobile qui commençait à inquiéter Sam.

- Ton père et mon frère sont partis faire des recherches sur ce démon. L’informa-t-il. Mais ils repasseront tout à l’heure.

Elle acquiesça vaguement, il n’était même pas sur qu’elle avait vraiment fait attention à ce qu’il venait de lui dire. Sam fut prit d’un bâillement intempestif pour la énième fois en quelques minutes. Maera posa les yeux sur lui et il lui lança un sourire un peu plus convainquant que la dernière fois.

- Peut être que tu devrais essayer de parler maintenant. Tenta-t-il.
Elle poussa un léger soupir et repoussa la main de Sam de la sienne.
- Va dormir. Lui souffla-t-elle.
- Non je ne suis pas fatigué.
- Tu as encore plus mauvaise mine…Que moi.
Un sourire passa sur les lèvres de Sam et il se rapprocha d’elle, se penchant sur le lit.
- Je prends ça pour un compliment, étant donné que même après tout ça, tu es très belle.
- Tu mens aussi très mal.
- Non je le pense.
Maera ne répondit pas, sa respiration s’était accéléré, il n’avait de cesse de lui provoquer ce genre de réaction incontrôlée dès qu’il devenait plus intime avec elle. Lui souriant doucement il se rapprocha pour l’embrasser mais elle détourna son visage lui signifiant son refus.
- J’ai mauvaise haleine ? La taquina-t-il.
Elle posa une main sur le haut de son visage, cachant ses yeux comme si elle réfléchissait.
- Tu devrais peut être allé dormir maintenant. Lui lança-t-elle.
- Je peux dormir ici.
- Non…
Sam prit sa main la retirant de son visage. Elle pleurait et essayait de lui cacher.
- Qu’est-ce qu’il y a ? !
- Laisse-moi seule s’il te plaît. J’ai besoin d’être un peu toute seule…
- Maera.
- S’il te plaît, va-t-en.
Le chasseur baissa lentement la tête, l’air inquiet.
- D’accord je te laisse un moment, mais je ne serais pas loin.

Il embrassa le dos de sa main puis sortit de la chambre lui laissant la solitude qu’elle avait expressément demandé. A peine sortit il jeta un coup d’œil à Maera qu’il vit enfoncer sa tête dans l’oreiller afin de pleurer tout son saoul sans que personne ne la voit où l’entende. Il ne comprenait vraiment pas ce qu’il lui prenait, même si elle était clairement traumatisé parce qu’il lui était arrivée, elle soufflait le chaud et le froid avec lui sans arrêt.
Quand elle irait mieux il se jura de régler ça une bonne fois pour toute avec elle.

Un peu plus tard Bobby repassa à l’hôpital et trouva sa fille seule dans sa chambre. Il avait aperçut Sam un peu plus loin dans le couloir, qui surveillait et était assis comme un pauvre malheureux sur une chaise tout en sirotant un café.
Maera avait les yeux un peu rougit mais elle ne pleurait plus, calmée. Son père frappa deux petits coups à la porte pour lui faire savoir sa présence puis marcha jusqu’au lit.

- Je t’ai apporté quelques affaires. Comment tu te sens mon ange ? ! Demanda-t-il.
- Ca va.
- Tu as mis Sam dehors ? !
- J’aime bien ma solitude parfois. Je suis comme mon père…
Bobby lui lança un sourire.
- Tu as besoin de quelque chose ? !
- Oui. Fais-moi sortir d’ici avant que je ne devienne folle.
- C’est un peu tôt.
- Ici ou chez moi, quelle différence ? ! Je t’assure que je me sentirais encore mieux dans le confort de mon appartement. S’il te plaît papa, je ne supporte pas les hôpitaux.
- Comme ton père ! Fanfaronna-t-il. Très bien, je vais aller parler à ton médecin.
- Merci. Soupira-t-elle.

Quelques minutes plus tard, Maera terminait de s’habiller avec l’aide d’une infirmière, puis en fauteuil roulant rejoignait son père et Sam dans le couloir où ils l’attendaient.
Elle dut rouler en fauteuil jusqu’aux abords du parking, règlement de l’hôpital oblige, puis enfin elle retrouva sa liberté.

Se lever du fauteuil fut une autre histoire. La peau de son ventre la tirait abominablement et c’est légèrement courbé, appuyé sur son père et sur Sam qu’elle rejoignit la voiture. Idem pour rentrer chez elle malgré l’insistance de son père pour la porter afin de monter les escaliers et après ses nombreux refus, elle arriva enfin à son appartement où se trouvait Dean. Sans réellement lui demander son avis ils avaient investit les lieux, sa table ressemblant à une bibliothèque ambulante.
Bobby la conduisit jusque dans sa chambre et l’aida à se mettre au lit.
Quand il entreprit de la border elle lui lança son regard le plus noir.

- Ca va, j’ai pas cinq ans. Maugréa-t-elle.
- Et bien je ne le faisais pas quand tu avais cinq ans, alors laisse-moi au moins faire ça maintenant !
- Je vais bien ! Répéta-t-elle pour la millième fois.
- J’en suis certain étant donné que tu trouves le moyen de râler sans arrêt.
- Désolé… Soupira-t-elle. Je suis à cran.
- Je veux bien te croire. Mais hé tu sais que tu n’as pas à t’inquiéter, on ne le laissera plus s’approcher de toi.
- J’espère que vous allez le tuer vite. Et le faire souffrir cet espèce de sale…
- Tu peux y compter. Affirma Bobby.
- Papa…
Bobby eût un petit rire amusé.
- Quoi ? ! S’étonna-t-elle.
- J’aime, quand tu commences tes phrases par « papa » !
- Je suis heureuse que tu fasses partit de ma vie. Souffla-t-elle.
- Moi je suis heureux que tu me laisses en faire partit malgré… Et bien, le fait que je n’ai pas été très présent pour toi ces dernières années. Je ne sais pas si je le mérite vraiment…
- Tu es mon père, bien sur que tu le mérites. Je t’aime… Comme tu es.

Le chasseur posa une main sur la joue de Maera et vint poser ses lèvres sur son front. Elle en profita pour glisser ses bras autour de lui et le serrer un moment contre elle. Cette présence paternelle qui lui avait toujours manqué était aujourd’hui plus que jamais salvatrice.
La laissant finalement se reposer et dormir tranquillement Bobby laissa la porte légèrement entrouverte puis rejoignit les deux frères qui étaient encore au travail.

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:35

Chapitre 11 : Aveu.

Le bestiaire des monstres et créatures en tout genre existait en dix huit volumes. Chaque espèce avait des centaines de cousins plus ou moins éloignés avec des caractéristiques communes mais différentes à la fois. Par chance ils l’avaient vu, ils savaient donc à peu près à quoi elle ressemblait et ce qu’elle faisait. Mais les recherches allaient prendre un peu de temps, ils en étaient conscients et c’est pourquoi ils ne voulaient pas perdre une seule seconde.

- Tu as déjà vu ce genre de créature Bobby ? !
- Non. Mais celle là je suis plutôt pressé de la rencontrer et de lui expliquer ma façon de penser.
- Les balles ne lui ont rien fait. Il aurait peut être fallut qu’elles soient en argent ? !
- En général les balles en argent ne sont efficaces que sur les hybrides d’humains. Il avait l’air un peu humain ?
- Heu… Pas vraiment.
- On aurait dit le fils caché de Frodon le hobbit et de Gollum ! Expliqua Dean.
- Est-ce qu’il parlait ? !
- On est entré on a tiré il s’est enfuit… C’est le genre de chose que tu devrais demander à Maera.
- Il vaut mieux qu’elle continue à se reposer pour le moment. Elle est assez secouée comme ça.
- Oui je suis d’accord. Acquiesça Sam.

Bobby lança un regard un peu surpris au cadet des frères qui se contenta de hausser les épaules.

- Il a sûrement un complice de toute manière. Lança Dean.
- Qu’est-ce qui te fais dire ça ? !
- Tu crois que le démon connaissait ton nom ? ! Sur le papier il a signé Sam… Et à moins que je ne me trompe –mais soyons réaliste ça n’arrive pas souvent- ce fils de pute avait pas l’air de pouvoir « emprunter » l’apparence de qui que ce soit. Alors qui a prit l’apparence de Maera pour faire croire qu’elle était partie, et qui à prit sa voiture ? !
- Tu marques un point. Il y aurait deux créatures ?
- Peut être un shipshifter, et cette chose…
- C’est fort possible. Mais alors qui ? ! Axel, Eric, une hôtesse, un client… Comment on peut savoir qui c’est ? ! Demanda Sam.
- Tu m’as prit pour une encyclopédie ? ! Je n’ai pas non plus toutes les réponses !
- Vous devriez aller voir ce soir !
- A mon avis après que Sam ait défoncés toutes les serrures à coup de revolver on ne sera pas les bienvenus.
- C’était un cas de force majeur. Se justifia Sam.
- La seule qui pourrait encore y entrer c’est certainement Maera…
- Non ! Lança Bobby. On ne la mêle plus à ça. J’irais moi-même, je me ferais passer pour un flic et j’irais fouiller là-bas.
- Ok. Mais pour l’instant ce qui aiderait vraiment c’est de trouver à quoi on à a faire. Leur rappela Sam.

* * *


Quand Maera ouvrit les yeux la nuit était de nouveau tombée et un souffle d’air frais entrait dans la chambre par saccade. Levant légèrement la tête elle aperçut la fenêtre ouverte et eût un élan de panique qui heureusement ne dura pas. Passant les mains sur son visage fatigué, elle repoussa lentement la couette et entreprit de se lever afin d’aller fermer cette maudite fenêtre ! Le plus douloureux fut de se relever pour se mettre assise au bord du lit. On ne se rendait pas vraiment compte à quel point on se servait de ses abdos jusqu’à ce qu’ils soient douloureux. Prenant ensuite appuie sur le chevet qui vacilla un peu (il n’était pas très stable) elle réussit à se mettre debout, le dos toujours un peu voûté pour éviter de devoir tirer sur la peau de son ventre.
Elle se fit l’impression d’avoir quatre vingt ans à se traîner de cette façon jusqu’à la fenêtre. Elle remarqua sur le bord de celle-ci un large trait de sel et comprit pourquoi on avait ouvert sa fenêtre sans crainte. En attrapant les bords pour la fermer, elle entendit un coup violent dans la porte de sa chambre et Sam, armé jusqu’aux dents fit son apparition dans sa chambre.
Sursautant violemment Maera se redressa –par un malheureux réflexe- et sentit une violente douleur lui vriller le ventre.
Le chasseur balaya toute la chambre du regard avant de comprendre qu’il n’y avait que Maera dans cette chambre.

- J’ai entendu du bruit, tu m’as fait peur… Lança-t-il en baissant son arme.
- Si toi t’as eût peur, qu’est-ce que je devrais dire moi ? ! Lui aboya-t-elle.
- Désolé. Je n’ai pas réfléchit.
- Espèce d’idiot ! Lui lança-t-elle en grimaçant une main sur son ventre douloureux.
- Tu as mal ? !
- Oui ! Sursauter comme ça, quand on a mal au ventre, c’est douloureux.
Il s’avança voulant lui porter assistance.
- Tu devrais t’asseoir, ou mieux te rallonger.
- Je vais d’abord fermer cette maudite fenêtre.
- Je vais le faire.
- Arrêtez de me traiter comme une petite fille, je peux fermer une fenêtre.
Elle la ferma avec empressement, comme pour lui prouver ses dires.
- Apparemment tu peux aussi être de très mauvaise humeur. Commenta-t-il.

Sans répondre elle marcha jusqu’au lit et s’assit dessus, posant ses coudes sur ses cuisses dans une position où elle souffrait beaucoup moins. Du haut de toute sa patience Sam vint s’asseoir à côté d’elle et posa son arme à côté de lui tout en remettant la sécurité.

- Parfois… Parler de ce qu’il s’est passé, ça fait du bien.
- Je n’ai pas envie.
- De quoi tu as envie alors…
- De rien. Je vais bien.
- Tu n’arrêtes pas de le répéter, mais ça ne te feras pas aller mieux pour autant. Tu as le droit d’être en colère, d’être triste, d’avoir peur…
- Tu vas me refaire le coup du psy ?
- La dernière fois ça à plutôt bien marché.

Maera posa ses mains sur sa tête avec un soupir.

- Je n’ai pas envie de parler. Ni t’entendre dire tout fort ce qu’il se passe dans ma tête, surtout que cette fois t’en a aucune idée.
- On n’est pas obligé de parler. Je peux rester là… Près de toi, tant que tu en as besoin.
Elle se releva un peu et se tourna vers Sam, le regardant droit dans les yeux. Il avait une telle gentillesse, un si grand cœur qu’elle ne savait pas s’il lui proposait ça par bonté d’âme ou parce qu’il tenait à elle ?
- Tu veux… Dormir avec moi ? Lui demanda-t-elle doucement.
- Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.
- Oh…
Elle avait sa réponse. Tout ce qui l’intéressait c’était de dormir avec elle seulement s’il pouvait coucher avec elle… Cette idée lui brisa le cœur.
- Si ton père débarque, il va me tuer.
- C’est juste parce que tu as peur de mon père ? !
- Tu vois une autre raison ?
- Non, tu as sûrement raison. Soupira-t-elle. De toute façon, je suis une grande fille… J’ai besoin de personne pour m’endormir, ce n’est pas comme si un monstre avait faillit me manger toute crue et que… J’avais peur et mal… Dit-elle en baissant la tête.
- Tu lui diras que c’est ton idée. Céda-t-il.
- Ca marche !

Se levant tous les deux, ils passèrent chacun d’un côté du lit. Maera déjà prête se glissa dans les draps alors que Sam posait son arme sur la table de chevet et entreprit de retirer ses chaussures. Il ôta aussi sa chemise mais garda son pantalon ce qui étonna la jeune femme.

- Je ne vais pas te sauter dessus. L’informa-t-elle. Tu peux enlever ton pantalon.
(On se calme Maera, oui oui c’est pas du perso que je parle là :p)
- C’est une preuve.
- Une preuve de quoi ?
- Qu’on a rien fait.
- Parce que tu crois que dans l’état où je suis, je pourrais faire quoi que ce soit ? ! Mon père n’est pas idiot et puis, on est tous les deux majeurs et vaccinés !

Sam sembla réfléchir quelques secondes puis défit la ceinture de son pantalon et le posa à côté de sa chemise. (Une ambulance est demandée pour Maera, une ambulance… Oui je sais, je travail trop mdr pardon j’arrête) En caleçon il entra dans le lit à son tour et se rapprocha de Maera qui se tourna vers lui. Il se cala confortablement contre l’oreiller et ferma les yeux quelques secondes, visiblement bien installé. Le trouvant attendrissant les yeux clos, elle ne put s’empêcher de poser une main sur sa joue et de caresser sa peau qui commençait déjà à piquer alors qu’il s’était rasé il n’y a pas si longtemps. Elle apprécia tout de même le contact, elle trouvait ça rassurant. Sam rouvrit les yeux et plongea son regard dans le sien, puis ils restèrent ainsi de longues secondes, les yeux dans les yeux…
Il posa à son tour une main sur sa joue et s’avança vers son visage bien déterminé à l’embrasser. Mais une fois de plus elle eût ce mouvement de recul en signe de protestation. Sam retira sa main et poussa un bruyant soupir.

- Tu sais je ne comprends pas à quoi tu joues, mais si tu essais de me rendre dingue ça marche très bien.
- Ce n’est pas ça.
- Alors quoi ? ! Pourquoi tu ne veux pas que je t’embrasse, ni qu’on fasse l’amour… Je suis perdu.
- Y a une bonne raison.
- Tu as quelqu’un d’autre ? ! Peut être Eric ou…
- Non !
- Alors pourquoi ?
- Parce que… C’est différent maintenant.
- Qu’est-ce qui est différent ?
- Avant c’était juste… Et maintenant…
- Je ne comprends toujours pas. L’informa-t-il.
- Est-ce qu’on ne pourrait pas juste… Dormir ? !
- Non. Je veux comprendre… Choisit maintenant. On est juste ami… Ou on est plus que ça.
- Je ne peux pas choisir !
- Pourquoi, ce n’est pas si compliqué ?
- Tu ne comprends rien. S’agaça-t-elle.
- Très bien. Tu sais quoi, je ne suis pas un yoyo tu ne peux pas m’inviter dans ton lit et ensuite me repousser comme si de rien n’était. Nous sommes amis, rien de plus… Et les amis, ça ne dort pas ensemble donc…

Sam repoussa la couette bien décidé à se lever. Maera se mordit la lèvre, consciente que si elle le laissait partir maintenant elle le perdrait pour de bon.

- Je suis amoureuse de toi.

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:36

Citation :
NDA : Désolé pour les commentaires entre parenthèse petit délire entre copines !

Chapitre 12 : Quand l'envie est là...


- Je suis amoureuse de toi.

Le chasseur se figea dans son élan, se rasseyant sur le matelas lentement et reposant son pantalon avec le reste de ses affaires. Il ne se retourna pas, mais elle eût le sentiment qu’il attendait un peu plus maintenant.

- Je ne voulais pas… Mais je ne l’ai pas décidé. Je ne sais pas exactement depuis quand, ni à quel moment je m’en suis rendu compte… Enfin si, peut être quand tu m’as embrassée la première fois après ton retour. Ca m’a fait peur de me sentir aussi… Bien, avec toi. Je ne peux pas me laisser aller avec toi, parce que je ne sais pas ce que tu ressens pour moi et je ne veux pas souffrir.

Sam se retourna lentement vers elle, se réinstallant sur le lit avec un air pensif.

- Pourquoi tu ne me l’as pas dit ? !
- J’ai essayé. J’aurais voulut me convaincre que je me trompais mais le fait est que… A chaque fois que tu essais de te rapprocher de moi j’ai l’impression que si je te laisse faire ce sera encore pire après…
- Après quoi ?
- Quand tu me diras que tu m’aimes bien mais que tu es un chasseur et que ce genre de relation ce n’est pas pour toi.
- Maera. Si tu m’en avais parlé avant j’aurais pu te dire que tu te trompais.
- A propos de quoi ?
Sam prit une petite inspiration.
- Tu te souviens ce soir où je t’ai rejoins dans ta voiture et où je t’ai suivit à l’hôpital et puis chez toi… Tu m’as fait dormir sur cet horrible matelas… Et après tu as fait un cauchemar et pendant qu’on parlait, je ne sais pas si tu te souviens, mais tu as posé ta main sur mon bras…
Le chasseur posa sa main sur son bras comme elle l’avait fait à ce moment.
- Je me souviens oui.
- C’est à ce moment là, que moi je suis tombé amoureux de toi. Et il n’a pas quitté ma mémoire une seconde depuis.
- Ca m’aurait facilité la tâche si tu l’avais dit…
- Et moi qui pensais avoir envoyé des signaux plus que clair. La jalousie, le côté super protecteur, le fait de n’avoir vu personne d’autre ces trois derniers mois, les petits moments à deux…
- Je me sens tellement bête… J’étais persuadée du contraire.
- Et moi donc… A te voir souffler le chaud et le froid…

Ils se regardèrent, se souriant pendant un moment.

- Approche. Quémanda-t-elle finalement.

Sam ne se fit pas prier et avança sur le lit jusqu’à elle. Maera passa alors ses mains sur sa nuque et vint poser ses lèvres sur les siennes, s’abandonnant dans un baiser où s’exprimait enfin toute sa passion, ses sentiments. Les mains sur son dos Sam prit soin de ne pas trop appuyer ou que ce soit, de peur de la blesser d’avantage. Il fit passer toute la fougue qui s’exprimait en lui dans son baiser, dans la façon dont ses lèvres s’enivraient des siennes.
Il sentit Maera appuyer doucement sur ses épaules pour lui intimer de s’allonger ce qu’il fit. Il la vit ensuite se pencher vers lui et venir l’embrasser de nouveau, glissant ses mains sur son torse, sur ses muscles, sa peau douce et chaude. Il aurait voulut lui rendre ses caresses mais il avait peur de lui faire plus de mal que de bien.

Elle se releva finalement avec une petite grimace de douleur, mais ne s’arrêta pas pour autant. Elle attrapa les bords de son haut qu’elle voulut retirer avant d’apercevoir le gros pansement scotché sur son ventre.

- Ce n’est pas très glamour.
- Moi ça m’intéresse ce qu’il y là-dessous…

Sam se releva et glissa ses mains sur ses seins, les caressant par-dessus son fin débardeur. Il posa sa bouche gourmande sur sa peau blanche, y déposant de longs baisers humides. Il l’entendit soupirer légèrement, continua son exploration un moment avant de remonter vers ses lèvres qu’il embrassa voluptueusement.
Avec un soupir il se laissa ensuite retomber sur le matelas, mais elle n’eût pas l’air d’accord avec ce programme. Se relevant un peu plus, elle entreprit de se débarrasser de son pantalon de nuit, mais ça n’avait rien de pratique sur ce lit.

- Qu’est-ce que tu fais ? !
Maera regarda Sam comme s’il lui avait posé une question stupide.
- J’ai trop envie…
- Tu… Tu vas te faire mal, ne soit pas bête.
- Un mal pour un bien !
- Maera…
Elle termina de retirer son pantalon, elle ne portait rien dessous, un sous vêtement aurait pu trop appuyer sur ses blessures.
- Aide-moi un peu au moins !
- Tu es folle.
- Folle de ton corps, alors tu ferais bien d’en profiter.
Sam sembla réfléchir un dixième de seconde seulement, puis attrapa son caleçon et le retira. Elle passa alors à califourchon sur lui, non sans quelques grimaces et vint s’allonger sur lui, les mains de chaque côté de sa tête pour ne pas avoir à appuyer son ventre contre le sien. Les mains de Sam se posèrent sur son dos, puis descendirent jusqu’à ses cuisses.
- Ca va comme ça, tu n’as pas trop mal ?
- Non, mais ne me fais trop languir.
Sam s’empara de ses lèvres remonta ses mains sur sa taille et la soulevant légèrement la pénétra avec douceur. Il l’entendit pousser un gémissement sourd et elle commença à mouvoir son bassin avec lenteur. Il la laissa imprégner le mouvement à leurs deux corps à son rythme et surtout en fonction de ses capacités. Elle se releva un peu, s’appuyant sur son torse puis s’arrêta le souffle court, une expression de tout sauf de plaisir sur le visage.
- Je te l’avais dit… Lui souffla-t-il.
- On va essayer en missionnaire !
- Je ne veux pas te faire mal, on à qu’à réessayer dans quelques jours.
- Je ne veux pas attendre, je te veux et je te veux maintenant ! Affirma-t-elle.

Elle se laissa tomber à côté de lui dans le lit et attira Sam au-dessus d’elle. Le chasseur se plaça de façon à ne pas devoir s’appuyer sur elle puis reprit là où ils s’étaient arrêtés un peu plus tôt. Il vint parfois chercher le contact de sa bouche laissait ses mains frôler sa peau ce qui lui déclenchait des milliers de frissons dans tout le corps. Moins active physiquement parlant, cette fois Maera put s’abandonner sans contrainte à leur étreinte charnelle. Ce n’était pas encore l’idéal mais c’était purement extatique, ils en avaient besoin tous les deux et même si au final ce n’était pas la meilleure nuit de leur vie, ils prirent tout leur plaisir à être ensemble et à s’aimer comme ils en avaient tant envie tous les deux…

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:37

Chapitre 13 : Foncer dans le tas...



- Tu as l’air fatigué chérie, tu n’as pas bien dormie ? !
Maera regarda son père avec des yeux ronds.
- Heu… J’ai eût une nuit un peu agité.
- C’est marrant Sam aussi à pas arrêté de s’agiter cette nuit ! Lança Dean.
Sam lança un regard noir à son frère alors que Bobby passait du visage des garçons à celui de sa fille.
- J’ai raté quelque chose ? !
- Non ! Est-ce que ça avance… Cette chasse ? ! Demanda Maera.
- Oui… Après ma visite au club j’ai appelé un vieil ami et je lui ai parlé de cette créature. C’est une sorte de spécialiste du genre, j’aurais du penser à lui plus tôt…. Bref, on a visiblement à faire à un Gnarl.
- Un Gnarl ? ! Répéta Sam.
- Oui… Giles m’a dit qu’ils se nourrissaient exclusivement de chaire humaine. Ils découpent peu à peu la peau de leurs victimes et la dévore vivante… Ils ont une sorte de poison paralysant dans leurs griffes. Parfois quand ils sont vraiment très affamés ils peuvent aussi dévorer les viscères.
- Comment agis le poison paralysant ? !
- Tu ne peux pas bouger, pas crier… Et tu sens absolument tout ce qu’il te fait. Répondit Maera. C’est comme assister impuissant à ta propre mort…
- Charmant. Comment on le tue ? ! S’enquit Dean.
- Il faut lui crever les yeux.
- Sérieusement ? !
- Yep !
Sam poussa un soupir.
- Mais pour ça il faut réussir à l’attraper… Il est rapide, ça ne va pas être simple.
- Il faudrait, le surprendre pendant qu’il mange.
- Qui se dévoue ? ! Railla Dean.
- Peut être… Qu’il voudrait finir… Ce qu’il a commencé. Articula Maera. Je peux être l’appât.
- Non !
- Pas question ! Renchérit Sam.
- Il faut le tuer… Avant qu’il ne s’en prenne à quelqu’un d’autre ! Je peux le faire… Et vous serez là ! J’ai confiance, je sais que je ne risque rien.
- C’est trop dangereux.
- Je sais mais… Je refuse que quelqu’un d’autre vive le cauchemar que j’ai vécu. Je sais à quoi m’en tenir, je sais ce qu’il fait et… Je ne veux pas être juste la victime. Je veux ma revanche, vous ne pouvez pas m’enlever ça. C’est ma façon d’aider…
Les trois garçons prirent un air pensif. Maera avait l’air bien décidé et en général quand elle arborait ce genre d’expression il était impossible de lui faire changer d’avis. Alors au lieu de la laisser risquer sa vie ils feraient aussi bien de se servir de son aide.

Le soir même.

La Chevrolet était garé sur le parking du club, les quatre amis à l’intérieur de cette dernière. Maera était assise à l’arrière avec Sam alors que Bobby et Dean à l’avant guettaient les environs attendant le moment où se présenterait la bonne opportunité pour entrer. La jeune femme leur avait donné son passe pour qu’ils puissent entrer par la porte de derrière au nez et à la barbe de tous. Elle savait qu’elle pourrait se faire virer pour ça mais le jeu en valait la chandelle !
Néanmoins, ils devaient attendre le moment où une faille se créerait dans la sécurité, ils n’étaient plus vraiment les bienvenus au sein de l’établissement.

- Maera, laisse bien ton portable allumé qu’on puisse te localiser au cas où avec le GPS.
- Ne t’inquiète pas. Il ne me quittera pas.
- Tu es sur de vouloir faire ça ? ! Demanda Bobby.
- Sur et certaine !
- Très bien les enfants… C’est l’heure ! Annonça Dean.

Ils descendirent tous les quatre de la voiture, faisant quelques pas sur le parking ensemble avant de finalement se séparer. Sam Bobby et Dean passèrent derrière le club alors que d’un sourire elle convainquait les videurs de la laisser entrer. En pénétrant dans l’établissement elle retrouva cette ambiance et cette assurance qu’elle avait quand elle était Maera l’hôtesse. Elle était surprise de constater qu’il y avait deux femmes si différentes en elle. Celle fragile et dépendante d’amour et l’autre sûr d’elle et prête à tout. Deux personnes dans le même corps, mais qui faisaient d’elle ce qu’elle était.

Quelques personnes la saluèrent sur son passage lui posant des questions sur sa santé, l’incident de la dernière fois avait fait pas mal de remue ménage ! Elle arriva finalement au bar, jetant un œil inquiet vers les ascenseurs qui lui rappelaient son agression et qui lui firent manquer quelques battements de cœur.

- Oh mon dieu… Maera !
La voix d’Eric la fit légèrement sursauter, la tirant de ses pensées.
- Comment tu vas, on m’a dit ce qu’il c’était passé, c’est horrible !
- Je vais bien. Rien de très grave.
- Ca fait plaisir de te revoir. Tu viens travailler ? !
- Oui et non, c’est juste une sorte de permanence.

Elle eût une pensée pour les trois garçons se demandant s’ils avaient réussit à atteindre la salle de vidéosurveillance. La seule façon de coincer le shipshifter était de voir un reflet dans ses yeux, c’est du moins ce qu’elle avait compris… Elle n’attendait plus que leur feu vert maintenant. Elle était censée s’approcher du shipshifter et jouer la proie facile pour qu’il la mène directement au Gnarl !
Pas le rôle le plus facile.

- Tu veux boire quelque chose ?
- S’il te plaît.
Eric lui servit une bière fraîche, elle le remercia d’un sourire.
- Maera je peux… Te poser une question ? !
- Oui.
- C’est juste… Tu ne trouves pas Axel étrange ?
- Axel le chef de la sécurité ?
- Oui…
- Heu, pourquoi tu dis ça ?
- Le soir de ta disparition, il a dit qu’il t’avait vu sortir et… Ta voiture qui a disparut, il a accès à toutes les clefs au vestiaire. C’est un peu bizarre non ?
- En effet. Mais, qu’est-ce que tu sais d’autre ? !
- Bien, l’autre soir, je l’ai vu… Dans les sous sol. Il n’y a pas accès normalement…
- Les sous sol ?
- Oui.

Maera prit un instant pour réfléchir, Axel n’était au club que depuis quelques mois et il n’était pas très bavard sur sa vie privée. Elle ne s’en était jamais formalisé jusqu’à aujourd’hui.

- Eric… Tu pourrais me montrer où tu l’as vu dans le sous sol ?
- Maintenant ?
- C’est important… S’il te plaît.
- Bon… Ok. Je prends ma pause ! Annonça-t-il à ses collègues.

Maera et lui se dirigèrent vers les escaliers qui descendaient au sous sol. Si elle trouvait quelque chose, qu’Axel était dans le coup, elle s’empresserait de prévenir les trois chasseurs. Le Gnarl se cachait surement là, quelque part dans l’obscurité et peut être même qu’il cohabitait avec le shipshifter.

- Tu es sûre que tu vas bien ? ! Demanda Eric.
- Oui ça va.
- Tu marches drôlement.
- J’ai un peu mal au ventre…
- Il t’a fait quoi exactement ? !
- Heu… Excuse-moi mais je préfère ne pas aborder le sujet c’est un peu difficile encore.
- Oh je comprends.

Les portes n’avaient pas été réparées, ce genre de sécurité électronique coutait cher. Elle imaginait combien le patron avait dû être furieux en découvrant ce qu’il c’était passé… Ces derniers temps les coups durs s’accumulaient, l’endroit perdait un peu de son prestige et de sa saveur.
Elle suivait Eric de près, guettant tout autour d’elle la moindre ombre, le moindre bruit. Son cœur battait la chamade, elle avait l’impression que ses blessures ne s’étaient jamais autant fait sentir comme si elles se rappelaient à elle.

- Ton petit ami n’est pas là ?
- Sam ? ! Non…
- Depuis quand vous vous connaissez ? !
- Hum… Quelques mois !
Eric se tourna vers elle avec un sourire sur les lèvres.
- Il a quoi de plus que moi ? !
- Quoi ?
- Allez Maera, on se connait depuis quoi… Deux ans ? Ne me dit pas que tu n’as jamais remarqué que j’en pinçais pour toi ? Je suis sûr que tu le sais… Tu en joues souvent, je l’ai remarqué.
- Eric… Je t’aime beaucoup, tu le sais, tu es un ami mais… Tu es juste un ami.
- Je ne te plais pas du tout ?
- Pas comme tu voudrais. Je suis désolé…
- Tant pis pour moi…

Il continua son chemin, passant dans la réserve principale qui contenait du mobilier de rechange, les cartons de pailles et de serviettes d’avance, ce genre de choses… C’était une grande pièce, très sombre et dont les murs étaient en béton brut.

- Voilà, c’est là que je l’ai vu. Il était près des grands cartons là-bas ! Expliqua Eric.

Maera s’avança vers l’endroit qu’il lui désignait. Avec prudence elle s’approcha des cartons mais n’y trouva rien mis à part… Une drôle de substance sur le sol comme… De la bave, ou quelque chose de vraiment gluant. Elle repoussa les cartons qu’elle pensait plein mais qui était en réalité vide et découvrit un trou dans le mur assez large pour y laisser passer un homme ou… Autre chose. Une vile odeur s’échappait de là, comme de la viande pourrie.

- Oh mon dieu… Souffla-t-elle.
- Oui c’est ce que je me suis dit aussi. Répondit Eric.
Maera se tourna vers lui.
- Je me suis dit… « Oh mon dieu… J’aurais du le laisser la tuer »

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:38

Chapitre 14 : Traître.

- Je me suis dit… « Oh mon dieu… J’aurais du le laisser la tuer »

La phrase mit quelques secondes à prendre tout son sens dans la tête de la jeune femme. Regardant Eric qui souriait toujours elle eût un mouvement de recul, maintenant elle avait peur. Peur de lui…

- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Je ne comptais pas qu’il te tue. Je voulais te donner une leçon et… Jouer les sauveurs moi-même. Mais ton petit copain, il a fallut que tu le fasses engager, et il a tout gâché.
- Tu as fait quoi ? !
- Je suis amoureux de toi depuis tellement longtemps… Mais tu ne m’as jamais regardé. Sauf bien sûr quand tu avais besoin de moi… C’est le problème des filles dans ton genre, vous pensez que tous les hommes sont à vos pieds.
- Tu te trompes sur moi Eric. Je ne suis pas ce genre de fille, pas du tout même.
- Tous les mêmes. Les gens riches, les gens beaux… Tous ceux qui bossent dans ce club, ils me donnent la nausée. Mais toi… Toi t’avais l’air différente. Mais je me suis trompé.
- Alors tu as voulut que je souffre, qu’il me tue ? !
- Juste un peu… Et je serais venu, je t’aurais sauvé et peut être que tu m’aurais été reconnaissante, peut être que tu m’aurais enfin vu autrement que comme la pauvre poire !
- Je ne t’ai jamais vu comme ça… Mais maintenant… Tu me dégoûtes !

Maera essaya de foncer vers la porte, mais il se posa devant elle, la repoussa en arrière l’empêchant de passer.

- Tu ne vas nulle part !
- Quel genre de monstre il faut être pour faire ça à ses amis ? !
- Je n’ai aucun ami ici ! Ces gens qui ont tout et à qui tout réussit…
- C’est aussi ton cas je te signal !
- Non ! Moi je suis né comme un monstre, et j’ai seulement essayé… De m’intégrer. Je ne m’étais seulement pas rendu compte à quel point ce monde est encore plus monstrueux que moi !
- Y a qu’un monstre ici, c’est toi !
- Oh non… Je te rappel que je ne suis pas seul. Plus maintenant…. Aller vient, c’est l’heure du dîner ! Cria-t-il.
- Non !

Maera essaya de forcer le passage, lui donnant des coups malgré la douleur à son ventre mais elle n’y arriva pas. Elle entendit le grondement de l’autre démon présent dans la pièce, mais encore caché. Son cerveau se mit à bouillir, elle avait tellement peur… Et elle en avait assez !
Se tournant vers Eric qui souriait et jubilait, elle serra les dents et leva la jambe, lui donnant aussi fort que possible un coup de genoux dans l’estomac. Le jeune homme se plia en deux sous l’effet de la douleur et reprenant son élan elle redonna un coup de genoux cette fois dans son visage ce qui le fit tomber à terre. S’élançant ensuite vers la sortie elle entendit des voix qui l’appelaient, des voix familières.

- Je suis là ! Je suis là ! Cria-t-elle.

Un grondement sourd se fit entendre derrière Maera. Elle se figea brusquement, ne bougeant plus d’un pouce. La dernière fois, elle était apeurée et il avait profité de la confusion pour attaquer. Se tournant lentement, elle l’aperçut à quelques mètres d’elle, prêt à bondir.
Elle ne savait pas quoi faire, rester immobile et attendre qu’il vienne la dévorer, ou s’enfuir et attendre qu’il vienne la dévorer ?

- Tue là ! Tue cette sale garce ! S’écria Eric.

Maera vit le Gnarl bondir vers elle. Se protégeant, elle se coucha au sol les bras sur sa tête. Elle entendit brusquement un grognement plus sourd, qui ressemblait plus à un gémissement. Retirant une seconde ses bras elle leva les yeux vers la créature qui arborait une flèche dans l’œil droit et qui ressortait de l’autre côté de sa tête.
Le monstre s’écroula à terre et elle se tourna vers Dean qui tenait une arbalète dans la main et qui n’avait pas raté sa cible.

- Maera !

Bobby se précipita vers sa fille. Mais Eric en fit de même et il sauta droit sur le vieux chasseur. La jeune femme vit l’éclat d’un couteau briller dans la main du barman et cette main disparut quand les deux hommes entrèrent en collision. Elle pensa tout de suite au pire, et même si Dean et Sam furent prompt à réagir elle était la plus proche.
Maera sauta sur Eric et attrapa l’arme de son père accroché à sa ceinture. Le barman la repoussa, elle tomba sur les fesses en arrière mais saisit l’arme à deux mains et tira sur Eric qui se trouvait juste en face d’elle. Les balles transpercèrent la poitrine du shipshifter, et elles devaient être en argent car celui-ci tomba presque aussitôt au sol.

Un instant elle se surprit de son propre geste, de la froideur avec laquelle elle lui avait tiré dessus. Puis elle se rappela le couteau dans sa main, et pensa que s’il avait blessé son père, il le méritait largement. Et même s’il ne l’avait pas fait, personne ne touchait à son père… Personne, et surtout pas un démon !

- Bobby, ça va ? ! S’enquit Sam.
- Oui… Je l’ai échappée belle !

Il désigna une estafilade sur son flanc, juste une petite coupure mais ça aurait pu être pire. Le regard des trois hommes se posèrent sur Maera qui était en train de réaliser son geste, mais qui l’assumait. Abandonnant Bobby Sam se précipita vers elle et l’aida à se relever, lui retirant l’arme encore fumante des mains.

- Joli coup. Lui lança Dean. Bon réflexe de chasseuse !
- Je n’ai pas réfléchit, j’ai crû qu’il t’avait blessé. Répondit-elle.
- Tu as bien fait. Un peu plus et il me tuait.

Elle acquiesça lentement avant de regarder les deux démons gisant au sol.

- On a réussit. Constata-t-elle.
- Deux ordures de moins sur cette terre.
- Oui… Acquiesça-t-elle. On a sûrement épargné quelques vies.

La satisfaction d’avoir fait quelque chose de bien.
D’avoir sauvé des vies.

C’est tout ce que Maera garda en mémoire de toute cette aventure. Le traumatisme d’avoir faillit mourir n’était pas pire que celui d’avoir crût un instant que son père était mort. Elle se jura à ce moment là d’essayer d’arrêter de fuir, de fuir les gens, ses émotions, ses sentiments. Il fallait que les deux Maera se réconcilient, qu’elles le fassent pour de bon.

Et elle avait peut être trouvé la solution radicale pour ce faire…

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MessageSujet: Re: Blood and Hunt [Saga Maera 2] - Lili/Laney   Ven 21 Mai - 18:43

Chapitre 15 : Décision et cachotteries.

Ses blessures allaient mieux. La douleur avait été assez vive quelques jours après toute cette histoire mais au final ça commençait à bien cicatriser, et elle se sentait mieux. L’avantage d’avoir souffert autant et d’avoir vécu l’enfer c’est qu’elle avait apprit à relativiser. La douleur, on pouvait la supporter à un certain degré et du coup elle s’écoutait moins. Elle avait l’impression de bien évoluer…
Sam Dean et Bobby avaient tenus à rester encore un moment avec elle, histoire de lui tenir compagnie et de s’assurer qu’elle allait bien. Physiquement et moralement. Elle ne s’en plaignait pas non plus, avoir son père et Sam (et même Dean) près d’elle était toujours de bons moments.

Sam et elle, n’avaient pas tellement changé leurs habitudes. Il la rejoignait pendant la nuit discrètement et ils dormaient ensemble, lui disparaissant à l’aube avant que les deux autres ne se réveillent. Dean était au courant, ce n’est pas lui qui posait soucis. C’était plutôt Bobby… Il venait à peine de récupérer sa fille, il n’était pas prêt à la laisser à un autre homme !

Quelques coups frappés à la porte indiquèrent à Maera que Sam venait d’entrer dans sa chambre.

- Je suis là ! L’informa-t-elle.

Elle était occupée à plier du linge et à le ranger dans son grand dressing plein de fringues et de chaussures. Sam s’avança vers elle, un léger sourire sur le visage.

- Le coup du petit mot j’aime bien, mais évite de le glisser dans mon sandwich à table, j’ai faillis m’étouffer avec !
- Désolé, j’ai improvisé ! S’amusa-t-elle.
- Pourquoi tu voulais me parler ? !
- Où sont ton frère et Bobby ?
- Ils regardent le match à la télé…

Maera attrapa Sam par sa chemise et l’entraîna avec elle dans le dressing. Elle referma ensuite la porte sur eux et passa ses bras autour du cou de Sam, grimpant sur la pointe des pieds pour venir l’embrasser.

- Hum, rendez-vous coquin dans le placard… J’aime ! S’amusa-t-il.
- Je trouve que le fait de ce caché à un petit côté excitant.
- Je trouve aussi…

Il fondit de nouveau sur ses lèvres, ses mains autour de sa taille. Ils restèrent ainsi de longues minutes à s’embrasser, se cajoler, rire de leur petite cachette secrète préférée.
Mais si Maera lui avait donné rendez-vous là ce n’était pas seulement pour une pause tendresse, il y avait tout autre chose.
Elle estimait qu’il devait être la première personne à connaître sa décision. Elle n’attendait pas qu’il approuve, mais elle voulait lui en parler.

Sam était son amant, mais aussi son meilleur ami. Lui parler avait une certaine facilitée et ce qu’elle avait à lui dire, à leur dire, n’était pas facile…
Elle lui expliqua longuement, alors qu’ils étaient toujours dans le placard. Ils s’étaient assis par terre, au milieu des chaussures.
Maera était face à Sam, son bras posé sur sa cuisse et où elle prenait appuie tout en maintenant un contact physique avec lui…

- Tu es fâché ? ! S’enquit-elle.
- Fâché… Non. Surprit, oui ! Tu es certaine d’avoir bien réfléchit… ?
- Longuement. Et je ne changerais pas d’avis.
- Même si je te le demande ? !
Maera fit une petite moue.
- Ca dépend si tu me le demandes, parce que tu penses que je fais une erreur et que tu veux le meilleur pour moi. Ou si c’est juste parce que tu ne veux pas que je le fasse sans penser que c’est vraiment mon choix.
- Je ne veux pas que tu fasses ça. Mais c’est ta vie, ta décision…
- Je me sentirais mieux si tu me disais que ce ne sera pas… Quelque chose qui fera reculer tes sentiments pour moi.
- Rien ne changera mes sentiments pour toi.
- Ca nous rapprochera peut être au contraire alors.
- Je ne sais pas. J’aurais préféré que ça ne se fasse pas comme ça, y a d’autres moyens de se rapprocher.
- Je ne te demande pas de me conforter dans mon choix. Je suis sûre de moi mais… J’avais besoin de t’en parler.
- Je n’approuve pas. Mais… Tu as mon soutien, quoi que tu fasses au final.
- C’est vrai ? !
- Oui.
- C’est important pour moi tu sais. Tu es important pour moi.
Un sourire passa sur le visage de Sam.

- J’ai l’impression qu’une nouvelle Maera est en train de se créer.
- Il était temps que je rectifie quelques petites choses dans ma vie. Tout ça m’a ouvert les yeux tu sais. Et désormais j’ai aussi décidé de dire plus souvent aux gens qui me sont proches, que je tiens à eux.
- Tu sais quoi ?
- Non, quoi ?
- J’adore cette nouvelle Maera.
- Tu veux dire la Maera qui t’entraîne dans son placard pour un petit moment câlin ? !
- Oui, celle là même…

Maera se rapprocha de Sam, se calant contre son torse, tout en embrassant sa gorge.

- Tu comptes le dire quand à ton père ? ! Demanda Sam.
- Ce soir… Je peux compter sur toi ?
- Pourquoi faire ? !
- Le retenir un peu le temps que je m’enfuis quand il voudra me tuer !
- Comptes sur moi, je ferais rempart de mon corps.
- Tu es le petit ami parfait ! Soupira-t-elle d’aise.
- Oui mais je serais bientôt un petit ami mort…

Car c’était certain. Bobby allait devenir fou quand il saurait.

Maera avait choisit le après repas pour tout déballer. Quand les ventres étaient bien pleins et que la satisfaction d’avoir mangé copieusement atténuerait un peu la colère !
Les garçons terminaient de parler sport quand elle entra dans le vif du sujet, échangeant un regard avec Sam qui lui lança un sourire d’encouragement.

- Papa… Qu’est-ce que tu dirais si je venais chez toi, pendant quelques temps ? !
Bobby tourna la tête vers sa fille, et acquiesça bien volontiers.
- Tu es toujours la bienvenue !
- Tant mieux.
- Mais ça ne va pas poser soucis avec ton boulot ? !
- Heu…

Maera prit une petite inspiration, se lançant une bonne fois pour toute.

- Avec ce qu’il c’est passé… J’ai décidé de démissionner. Je ne veux plus bosser là-bas.
- Je ne t’en blâme pas. Mais il va falloir que tu trouves un autre job.
- Oh j’ai déjà trouvé ce que je voulais faire…
- Je t’écoute, quels sont tes projets ? !
- J’ai décidé de devenir une chasseuse.

La fourchette de Bobby tomba bruyamment dans son assiette et il jeta un regard noir à sa fille.

- On a déjà eût cette conversation ! S’écria-t-il.
- Non. Tu as décidé que… Mais ce n’est pas toi qui décides, je suis majeure tu sais.
- Il n’en est pas question.
- Tu ne pourras pas m’en empêcher !
- Je peux t’enfermer dans ma cave jusqu’à ce que tu changes d’avis !
- Et bien j’y resterais un long moment alors, parce que je suis bien décidée !
- Mais qu’est-ce que tu as dans la tête ? ! On ne prend pas ce genre de décision… A moins d’être maso ! C’est pas une vie être chasseur, ce n’est pas un métier non plus…
- Faut croire que j’ai ça dans le sang !

Bobby furieux se leva alors que Dean lançait un regard un peu surpris à son frère qui ne l’était pas. Maera le suivit, gardant quand même ses distances pour ne pas que ça ait l’air d’un caprice.

- Je refuse d’entendre ça !
- Papa !
- Non ! Non, et non !
- Je veux… Je veux aider moi aussi ! Depuis que je sais, ce que je sais, ça me hante et je ne peux pas rester là les bras croisés alors que des gens meurent. Je sais que ça m’apportera rien de bon, mais j’aurais au moins la satisfaction de me dire que je ne reste pas là les bras croisés à ne rien faire alors que des monstres assassinent des gens de part le monde !
- Ce métier est trop dangereux, je refuse de te perdre.
- Tu fais ce métier et tu es encore là, Sam et Dean aussi… Et puis, je ne dis pas que je ferais ça toute ma vie. Je pense juste que je dois apprendre à me défendre contre ces créatures là.
- Te défendre est une chose, chasser en est une autre.
- Laisse-moi essayer. Peut être que j’ai du potentiel…
- Non.
- Très bien. Soupira-t-elle. Mais je le ferais quand même… Je pensais qu’étant donné que tu es le meilleur chasseur que je connaisse tu pourrais me former et me préparer vraiment, mais si tu ne veux pas… J’apprendrais seule.
- Ca ressemble à du chantage ce que tu fais là ! Gronda-t-il.
- Ce n’est pas ça. Mais je suis bien décidée. Je sais dans quoi je m’engage… Et quitte à le faire, je veux le faire avec mon père. Je ne te demande pas de me répondre maintenant… Mais penses-y.

Bobby poussa un soupir contrarié alors que Maera retournait s’asseoir à table, l’air un peu déçue mais pas franchement étonnée de sa réaction. Elle ne s’attendait pas à moins, et c’était bien normal. Son père essayait seulement de la protéger.

***

Maera poussa un soupir, ses doigts se promenant sur le torse de Sam. Elle n’arrivait pas à trouver le sommeil, malgré tous ses efforts.

- Mon père est furieux après moi…
- Et moi je suis vanné, on prend la route dans quelques heures.
- Tu pourrais faire un effort, je traverse une crise.
- Je trouvais ça important que tu m’en parles quand je suis arrivé… Mais plus tellement quand en plein câlin tu m’as demandé si je pensais que ton père serait d’accord…
- Oh c’est pour ça que t’as pas pu…
- La simple vision de ton père dans mon cerveau à ce moment là à tout coupé, oui !
- Désolé…
- Je ne sais pas ce qu’il dira. Mais il veut te protéger avant tout rappel-toi en.
- Je sais… Bon, je te laisse dormir, tu en as besoin je crois.

Il acquiesça par un petit gémissement. Au même moment on frappa quelques petits coups à la porte de la chambre, une voix raisonnant de l’autre côté de la porte.

- Maera, c’est moi… Je peux entrer ? !

La voix de Bobby fit bondir les deux amoureux qui se regardèrent avec un air paniqué.

- Cache-toi sous le lit !
- T’es sérieuse ?
- T’as envie de mourir ? !
Maera poussa Sam en dehors du lit qui termina sur la moquette et se glissa sous le lit tant bien que mal.
- Vas-y papa, entre !

Le vieux chasseur poussa la porte alors qu’elle remettait la couette en place.

- Je te réveil pas ?
- Bien sur que non.
- Je voulais juste te dire que j’ai réfléchit… Longuement. Et… Je suis ok. Mais tu devras suivre mes règles et ne pas jouer à la tête brulée !
- C’est promis. Papa, tu es le meilleur ! Affirma-t-elle ravie.
- Je n’ai pas trop le choix surtout. Mais c’est ta décision… Et je veux que tu sois heureuse, donc si ça te rend heureuse… Je le ferais.
- Tu seras fier de moi. Je te le promets.
- Je n’ai pas besoin de ça pour être fier.
- Je t’aime. Lui lança-t-elle.
- Moi aussi chérie.

Bobby lui lança un sourire avant de sortir de la chambre et de se raviser au dernier moment.

- Dis, tu n’aurais pas vu Sam ?
- Sam ? ! Heu… Non, pourquoi ?
- Il n’est pas dans son lit…
- Ah ben non je n’en sais rien.
- Bon… Il est sûrement sortit faire un tour. Je trouve l’attitude de ce garçon bizarre ces derniers temps.
- Pas remarqué. Mais bon en même temps je le connais pas trop tu sais.
- Ouais… Bon bonne nuit alors !
- Bonne nuit papa.

Bobby referma la porte derrière lui et repartit ce coucher. Maera poussa un soupir de soulagement et se pencha un peu sous le lit.

- La voie est libre !
Sam s’extirpa non sans mal de sous le lit et s’appuya sur le matelas l’air un peu désespéré.
- On devrait le dire à ton père pour nous !
- T’es fou ? ! J’ai utilisé le quota patience de mon père pour au moins dix ans là… Mais si tu veux tenter ta chance, vas-y…

Le chasseur poussa un long soupir.
- Et voilà, ça veut tuer des démons, mais ça n’affronterait même pas son vieux père…

Maera ne releva pas la remarque, même s’il n’avait par tort !
Bobby était d’accord. Elle partirait bientôt avec lui et elle deviendrait rapidement…

Une apprentie chasseuse !


FIN


Les comms ici : http://huntersfanfics.forumactif.org/commentaires-f19/saga-maera-par-lili-laney-t124.htm#950

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