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 Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]

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HermioneMulder
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MessageSujet: Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]   Ven 21 Mai - 21:58

Vivre ensemble ou mourir seul


Un renouveau contraint 1/3


Résumé : Voici la suite imaginée du dernier épisode de la saison 1, juste après l'accident de voiture. Que deviennent John, Dean et Sam ?

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MessageSujet: Re: Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]   Ven 21 Mai - 22:01

Chapitre 1 : Le réveil

Il s’échappait de l’Impala de grosses volutes de fumée. Sam se réveilla en sursaut en laissant échapper un crachat de sang. Il entendit aussitôt des pas approcher et entrevit dans un léger brouillard un homme, probablement le camionneur qui les avait percutés. Sam savait que ce n’était pas un vulgaire accident et se tint prêt. Il entendit distinctement la porte être arrachée de ses gonds et l’homme s’approcha alors plus près de Sam. Recouvrant totalement sa vue, Sam vit luire ses yeux noirs. Sa main droite étant cassée, il ne pouvait atteindre le colt dans sa poche. Il vit le démon sourire, comme si ce dernier savait très bien qu’il était impuissant. Alors que Sam se préparait au pire, il sentit en une fraction de seconde son père bouger et tirer une balle sur le démon. Ce dernier, plus surpris que blessé, vacilla quelques instants et voyant que John Winchester et son fils cadet étaient prêts à se battre, il abandonna les lieux. Ainsi l’homme possédé laissa s’échapper le démon sous forme de fumée noire.
« Ca va, papa, tu n’es pas blessé ?demanda aussitôt Sam en se tournant vers lui avec une grimace.
-Non, ça peut aller mais je dois avoir quelque chose de cassé et ma jambe droite me fait très mal. »
Cependant tous deux, sachant que la situation la plus grave était à l’arrière, se tournèrent ensemble vers Dean en l’appelant mais aucune réponse ne leur parvint aux oreilles.
« Oh, c’est pas vrai, Dean, réponds-moi !appela Sam en vain.
-J’appelle les urgences, donne-moi ton téléphone, dit soudain John en pressant la voix et en réussissant à sortir de la voiture par l’entrebâillement cabossé de la portière. »
Sam le lui donna et réussit à prendre de sa main gauche encore valide le poignet de Dean. Après quelques instants, il dit à son père qui venait de raccrocher :
« Papa, il faut qu’ils arrivent maintenant ! Je sens à peine son pouls, c’est comme s’il allait… »
Sam ne put continuer, sa voix s’étrangla dans un sanglot, ses yeux commençant à être embués de larmes. John commença également à s’affoler pour son fils aîné, quand il vit dans quel état il était. Il reprit quand même une voix ferme, alors que son cœur était extrêmement inquiet.
« Sammy, ne t’inquiète pas, tout ira bien, ton frère est plus solide qu’il n’en a l’air. Et chose importante, nous avons encore le colt, nous pouvons encore vaincre ce démon. Il ne pourra pas… »
Mais il fut interrompu par l’hélicoptère qui arrivait.
Deux heures plus tard, Sam, sa main droite bandée, se trouvait avec son père, ce dernier allongé à cause de sa jambe dans un lit d’hôpital. Ils attendaient nerveusement. Ils évitaient de se regarder pour ne plus se disputer, ce qu’ils n’avaient pas cessé de faire la première heure de leur arrivée. Quand l’hélicoptère avait atterri, ils n’avaient pu approcher de la voiture pour prendre des armes de protection et ne pouvant sortir de l’hôpital pour l’instant, ils craignaient une quelconque attaque, même si une attaque en plein hôpital les aurait étonnés. Quand la porte s’ouvrit sur le médecin de Dean, Sam se leva brusquement et John se raidit.
« D’abord, je dois vous dire que votre fils a été sérieusement blessé à l’abdomen et a perdu beaucoup de sang mais nous avons réussi à lui faire des injections de sang suffisantes. Mais…
-Mais quoi, docteur ?s’impatienta Sam. Qu’avez-vous à nous dire de si grave ?
-Sammy, laisse-le parler, veux-tu.
-En fait, le choc de l’accident lui a occasionné une hémorragie cérébrale. Si on ne l’opère pas dans les heures qui viennent, il ne vivra pas jusqu’à ce soir. Il me faut votre autorisation pour l’opérer, mais vous devez savoir qu’il n’y a aucune garantie pour que ça marche, dit-il gravement.
-Donc…si je comprends bien, dit John en essayant de garder sa frayeur au fond de lui, c’est la seule solution pour le sauver.
-Tout à fait, monsieur. »
John regarda Sam mais celui-ci en avait le souffle coupé, il lui montra juste de son regard qu’il était du même avis que lui. Alors le père regarda le médecin :
« Très bien, alors allez-y, opérez-le et faites tout votre possible pour le sauver. »
Le médecin était sorti depuis cinq bonnes minutes mais ni John ni Sam n’avaient prononcé un seul mot. Ils avaient trop peur l’un et l’autre de montrer leurs émotions s’ils parlaient ou se regardaient. Mais John rompit le silence en disant avec un léger sourire :
« Tu verras, Sammy, ton frère ne peut que s’en sortir. C’est une vraie tête de mule, tu le sais bien.
-Tu as raison, répondit Sam, les larmes aux yeux mais souriant à son tour. Il est impossible que Dean parte maintenant, et il s’en voudrait de trop de partir sur une table d’opération. »
Et pourtant Sam, même en prononçant ces paroles avec le sourire, avait tellement mal dans la poitrine qu’il ne savait pas s’il croyait vraiment à ce qu’il disait tant il craignait le pire des scénarios. Mais alors qu’ils étaient en train de réfléchir chacun de leur côté à une autre manière de sauver Dean, ils entendirent un terrible fracas dans un couloir proche. Sam sortit de la chambre en vitesse, suivi de son père qui s’était levé tant bien que mal. Ils découvrirent alors trois personnes étendues mortes, et une table recouverte d’instruments chirurgicaux qui était tombée dans la chute d’un des infirmiers. Puis ils virent au bout du couloir plusieurs personnes s’avancer vers eux, les yeux embués de noir avec à leur tête le démon aux yeux jaunes qui leur dit en souriant :
« Je crois que Dean devra attendre encore peu avant d’être opéré, non ? »

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MessageSujet: Re: Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]   Ven 21 Mai - 22:02

Chapitre 2 : Etat des lieux


Tout ce qu’il ressentit au début fut une immense douleur : une souffrance qui le parcourait des pieds jusqu’à la tête et qui était si horrible à supporter qu’il aurait voulu mourir sur le champ. Mais ce ne fut pas le cas : pas immédiatement. Dean aurait voulu se réveiller et vérifier que son père et son frère allaient pour le mieux pour les rassurer ensuite sur son état. Mais malheureusement, il ne le pouvait pas. Tout ce qu’il pouvait faire dans l’immédiat était supporter la douleur du mieux qu’il le pouvait et ce n’était pas un combat gagné d’avance. Mais alors que le temps passait, qu’il pensa être une éternité, la douleur devint moins intense et son esprit se déraidit progressivement à mesure que la souffrance partait. C’est alors qu’il vit, ou du moins ce fut son esprit qui le vit, une forme apparaître dans son champ de vision. Il regarda où il se trouvait et s’aperçut avec surprise qu’il se sentait aussi léger qu’une plume : il vit alors qu’il était dans ce qu’il lui apparut une vaste salle rayonnant de lumière blanche. Il se douta bien que ce n’était pas une salle ou une chambre d’hôpital et en eut la confirmation quelques instants après. La forme s’approcha de lui : c’était un homme assez jeune mais Dean ne sut lui donner d’âge comme si cela n’avait aucun sens dans cet univers :
« Bonjour, Dean.
-Qui êtes-vous ?
-Peu importe qui je suis. Il s’agit plutôt de savoir pour toi où tu te trouves.
-Alors, où suis-je ?demanda Dean avec une légère angoisse.
-Tu es dans l’espace séparant la vie de la mort. Une sorte d’antichambre, si tu préfères te l’imaginer ainsi.
-Je suis donc mort ?ne put-il s’empêcher de s’exclamer.
-Non, pas entièrement. D’habitude, les âmes ne font que passer rapidement ici et se rendent aussitôt là où ils doivent aller. Mais toi, tu es un cas différent, c’est pour cela que je me trouve ici.
-Comment ça ?
-Eh bien, ton corps est presque mort à l’heure où nous parlons car il n’est plus soigné, mais ton esprit résiste et ne veut pas quitter ce monde, alors que ton heure est venue.
-Pas du tout ! Sauf votre respect, je ne vais pas mourir et mon père ou mon frère va me ranimer dans un instant, assura Dean. Et puis, je n’ai pas trop envie de mourir maintenant, moi… Je n’ai pas fini ce que j’ai à faire sur terre.
-Navré de te le dire mais tu ne peux plus rien faire pour le moment et ta famille non plus n’en est pas capable. Et si la situation reste ainsi ou empire, tu vas bien être obligé d’abandonner la partie.
-Comment ça, ma famille ne peut pas ? Vous voulez dire que mon père et mon frère sont morts ou dans le coma, c’est ça ?
-Non, je ne peux rien te dire, je ne suis pas là pour te donner des informations sur eux ou ta vie terrestre. Seulement pour te dire que tu dois abandonner, ça vaut mieux pour tout le monde, crois-moi.
-Et pourquoi croirais-je une personne ou quelqu’un comme vous qui ne veut même pas me dire qui elle est ou ce qu’elle est ? Vous êtes un faucheur, un ange de la mort, quoi ?
-Non, je ne suis rien de tout cela, eux n’œuvrent pas dans ce genre d’espace.
-J’ai horreur de jouer aux devinettes, sauf quand c’est moi qui les fait, ironisa Dean.
-Sache que je suis là seulement pour te guider, voilà tout. Je te demande de faire un choix.
-Un choix ? Là, maintenant, vous ne me laissez même pas quelques heures pour choisir ?
-Qu’est-ce que cela te donnerait ?
-Je retournerai dans mon corps et je verrai ce qu’il en est de ma famille, voilà tout.
-Très bien. Je ne peux pas t’empêcher d’y retourner mais sache que les souffrances vont revenir aussi rapidement qu’elles étaient parties et aussi intenses.
-Tant pis, je prends le risque et je prendrai ma décision à partir de ce que je verrai là-bas.
-D’accord, j’accepte. Mais je te donne trois heures pour te décider à partir du moment où tu retourneras dans ton corps.
-Comment saurais-je l’heure qu’il est ?
-Il y a une pendule juste en face de ton lit. A dans trois heures, Dean. »
Alors Dean se sentit projeté en arrière mais il n’y avait que du vide autour de lui et une immense obscurité. Dean voulut donc de toutes ses forces retourner dans son corps, ce qui arriva aussitôt. Mais comme l’homme l’avait prédit, Dean retrouva les atroces souffrances en même temps que son corps et il dut se retenir de crier pour soulager sa douleur. Surpris de ne pas être dans le coma, il put ouvrir les yeux et ne vit tout d’abord qu’un épais brouillard. Il sentit qu’il était dans un lit d’hôpital et qu’il avait des branchements à la poitrine, au bras droit et dans le nez. Battant plusieurs fois de suite des paupières, le brouillard se dissipa progressivement et il distingua alors qu’il était dans une salle d’hôpital, apparemment là où on préparait les patients avant une opération. Son regard se dirigea aussitôt vers une pendule sur un mur en face de lui et qui indiquait deux heures : non du matin mais de l’après-midi, selon lui puisque le soleil filtrait à travers les rideaux. Il n’entendait aucun son autour de lui, ce qui lui sembla très étrange. Il essaya de s’asseoir dans son lit mais c’était sans compter ses branchements et les terribles douleurs qui lui transpercèrent le crâne et la cage thoracique. Malgré tout et à cause de sa soif de savoir, il réussit avec le bras gauche à enlever tous ses branchements, ce qui lui fit répandre un peu de sang sur lui et par terre. Les machines émirent des bips affolés mais alors que Dean s’apprêtait à voir se précipiter des infirmières mécontentes, aucun bruit de pas ne lui parvint aux oreilles : ce calme était très inquiétant et presque morbide. Avec beaucoup de force et de courage, Dean, réussit, malgré sa vue encore trouble, à saisir avec le trépied de sa perfusion, un fauteuil roulant pour enfin, au prix d’immenses efforts, s’asseoir dedans. Inquiet, il regarda une fois de plus la pendule. Il avait mis déjà dix minutes à faire tout ça. Plus que 2h50. Inquiet pour sa famille et pressé par le temps, il put enfin quitter la salle dans son fauteuil roulant et pouvoir parcourir les couloirs totalement déserts. Enfin, déserts ne fut plus le mot auquel il pensa quand au détour d’un angle, il aperçut devant lui, allongés par terre, morts, une jeune infirmière ainsi qu’un aide-soignant. Craignant le pire, il se dépêcha d’essayer de trouver son père et son frère malgré ses intenses douleurs dans le thorax et la tête principalement. Mais alors qu’il tournait dans un autre couloir, suant sang et eau littéralement, il eut l’affreuse surprise de trouver son pire cauchemar en face de lui.

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MessageSujet: Re: Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]   Ven 21 Mai - 22:04

Chapitre 3 : Piégés


Alors que Dean essayait de lutter contre la souffrance sur son lit d’hôpital, John et Sam avaient eu la mauvaise surprise de recevoir la visite surprise du démon aux yeux jaunes qui leur dit, à la tête de ses démons :
« Je crois que Dean devra attendre encore peu avant d’être opéré, non ? »
Comprenant que la situation devenait dramatique pour eux, John et Sam, malgré leurs blessures de l’accident, fuirent à toute vitesse le long des couloirs de l’hôpital mais toutes les portes de sortie étaient verrouillées.
« As-tu une arme ?demanda John à son fils.
-Mais non, tu sais très bien que je n’ai pas eu le temps d’aller chercher quoique ce soit dans la voiture. On n’a strictement rien, même pas de sel ou d’eau bénite, répondit Sam, devenant soudain très pâle. On va avoir du mal à s’en sortir, Papa. »
Mais John ne répondit pas et ils continuèrent à chercher une issue. N’en trouvant pas vers l’extérieur, ils réussirent à se barricader dans une chambre vide, en mettant les lits et les armoires contre les portes et fenêtres.
« Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?demanda Sam, perdu. On a peut-être réussi à les tenir dehors mais nous, nous sommes enfermés ici…
-Il faut que je réfléchisse, tu veux bien ?dit John, un peu irrité.
-Et Dean ? On ne s’est même pas préoccupé de lui. Il va peut-être aller le tuer pendant qu’on est là et il est sans défense. Il faut qu’on…
-Je pense aussi à lui, figure-toi ! Alors reste calme sinon ça va mal tourner, ok ?s’énerva-t-il. »
Voyant que son père avait besoin d’un peu de temps pour s’organiser, Sam préféra se taire, malgré tout ce qu’il avait à lui reprocher, et essaya de trouver des armes quelconques dans la chambre mais en vain. Après quelques minutes, John reprit la parole en regardant la bouche d’aération :
« Sammy, est-ce que tu vois où se trouve la chapelle de l’hôpital ?
-Oui, je l’ai vue en passant ce matin : pourquoi ?
-Parce que tu vas prendre ce flacon et y descendre par cette bouche d’aération. Tu y prendras de l’eau bénite et des armes en tout genre, si tu en trouves, comme des croix ou des objets consacrés, peu importe, tout ce qui sera susceptible de leur faire du mal.
-D’accord mais tu sais bien que ça ne va pas les tuer et que ça ne va pas faire le moindre mal au démon principal.
-Non, mais au moins ça les éloignera un peu et on aura quelques armes avec nous. Vas-y et ne sois pas trop long, surtout.
-Bien sûr mais toi, que vas-tu faire ?
-Essayer de trouver un moyen de sauver Dean de ses griffes. »
Sam eut un peu de mal à trouver la chapelle à travers tout ce labyrinthe de conduits d’aération et sans aucun plan, il devait seulement se conduire à l’instinct pour s’orienter, ce qui fut loin d’être facile. Mais sachant que le temps lui était compté, il réussit à trouver la chapelle. Heureusement il n’y avait personne, humain ou démon, quand il arriva. Il repéra rapidement l’eau bénite et en prend plusieurs flacons, au cas où, ce qui eut pour effet de vider complètement la réserve de la chapelle. Celle-ci étant assez petite, ce fut difficile de trouver des objets consacrés mais Sam réussi à trouver quand même plusieurs crucifix et divers objets religieux. Mais alors qu’il venait de terminer et qu’il se redirigeait vers la bouche d’aération qu’il avait laissée ouverte, un démon, possédant un docteur, arriva dans la chapelle. Sam n’eut pas le temps de réagir assez vite que le démon l’avait déjà plaqué au mur, ce qui fit que Sam laissa tomber tout ce qu’il avait collecté. Le démon sourit, heureux de son coup :
« Tu sais, je suis sûr que mon maître va être content quand je vais te ramener, il tient beaucoup à toi, tu sais et pour faire tomber ton père, tu es le meilleur moyen…Mais il ne m’a pas interdit de te torturer un peu avant ça, tu sais. J’ai quelques instruments qui pourraient faire l’affaire sur moi, comme par hasard…
-Dommage alors, dit Sam en souriant. Je vais devoir te les emprunter un petit moment.
-Quoi ? »
Et Sam, qui avait gardé dans sa main un flacon, le lança sur le démon où il se brisa : l’eau bénite affaiblit le démon provoquant sur son corps des volutes de fumée. Par sa détresse et ses cris, Sam avait réussi à se libérer et se faufila en récupérant sa collecte d’objets par la bouche d’aération, sans être vu du démon, après lui avoir pris des outils chirurgicaux dans ses poches. Il referma derrière lui, certain que le démon n’avait pas vu d’où il était sorti et rebroussa chemin vers son père.
Pendant ce temps, John n’avait fait que de penser aux moyens de libérer Dean mais malheureusement il n’en trouvait aucun. Alors que Sam revenait et lui montrait ce qu’il avait trouvé, un grand choc se produisit à la porte qu’ils avaient barricadée. Ils virent, dans l’interstice de la porte, le démon aux yeux jaunes qui voulait la démolir avec ses pouvoirs. Mais heureusement les lits et armoires qu’ils avaient placés devant étaient très solides car anciens et même la force du démon ne semblait pas suffisante. Ils l’entendirent pousser un hurlement étouffé de rage puis partir donner des ordres à ses démons.
« Très bien. Ecoute, Sam, on va aller voir où se trouve Dean et l’emmener avec nous.
-Mais Papa, il ne va pas tenir le coup si on l’emmène, tu sais à quel point il est blessé et faible. Et puis, on ne sait même pas à quel étage il est, je te signale.
-Je le sais, merci, rétorqua John avec ennui. C’est pour ça qu’on doit se séparer. Je pense que puisqu’ils devaient l’opérer, il doit être dans une pièce préopératoire, ça devrait nous aider. Il faut toutes les faire et on arrivera bien par le trouver.
-Mais cet hôpital est assez grand, tu sais, ça va être long et le démon risque de nous trouver avant, au moins l’un de nous trois.
-Eh bien, si c’est le cas, les deux autres devront s’enfuir, voilà tout.
-Quoi ?s’écria Sam. Mais tu es fou !
-Non, pas du tout. En tenant l’un de nous, il voudra piéger les deux autres, ce qui ne doit pas arriver, tu as compris ?demanda-t-il d’un ton sans réplique.
-Non, justement, je n’accepte pas…
-Tu t’occupes des derniers étages, moi des premiers. Allons-y. »
Et sans un mot de plus, John évita le regard de son fils et partit par la bouche d’aération vers les étages inférieurs. Sam, poussant un soupir très audible, esquissa une moue mécontente et suivit son père mais vers les étages supérieurs.
Sam ne trouva Dean dans aucune des salles préopératoires et ça le découragea assez car il craignait que le démon ne l’ait précédé. Il espéra que son père avait eu plus de chance que lui mais il se garda bien de l’appeler sur son portable, de peur que la sonnerie ne trahisse son père auprès des démons. Il revint alors vers la chambre d’où ils étaient partis mais dès qu’il mit le pied dans la chambre, son cœur fit un bond dans sa poitrine : la porte, auparavant barricadée, était totalement en morceaux ainsi que les obstacles qu’ils avaient placé devant. Voulant sans bruit rebrousser chemin dans les conduits, Sam eut à peine le temps d’apercevoir le démon aux yeux jaunes qui le plaqua contre le mur d’en face quelques secondes après, un grand sourire sur les lèvres.
John, quant à lui, avait eu légèrement plus de chance que son fils cadet car même s’il ne trouva pas son fils aîné dans toutes les premières salles qu’il explora, il constata dans l’avant-dernière, un lit encore en chantier comme si le malade venait de le quitter, avec un peu de sang par terre. Se doutant que son fils venait de sortir précipitamment, à cause de sa hâte légendaire, il suivit ce qu’il lui sembla être les traces d’un fauteuil roulant car le sang de Dean avait ensanglanté une des roues qui maintenant laissait des traces à peine visibles sur le sol. Mais au bout de quelques couloirs, il perdit totalement la trace, le sang ayant du sécher, et il ne put qu’errer prudemment dans les couloirs, en espérant que son fils n’avait pas fait trop de dégâts en se levant aussi vite. Mais les couloirs étaient trop nombreux et il ne savait plus du tout où chercher. Il retourna alors dans la chambre qu’il avait quittée avec Sam, se disant qu’à deux, ils pourraient peut-être mieux chercher. Il regrettait de s’être brouillé une fois de plus avec son plus jeune fils mais il ne voulait que son bien et il n’acceptait pas qu’on remette en question ses décisions. Il comprenait pourtant l’affection que Sam portait à sa famille puisque lui-même ressentait la même chose mais selon lui, seule la survie était importante et il n’acceptait pas qu’un sacrifice soit fait en vain si l’un d’eux était en réel danger. Cependant, ses pensées et réflexions prirent une toute autre mesure quand il arriva à leur chambre par le même conduit d’aération que Sam. La même vision de la porte s’imposa à lui mais ce qui lui donna un coup de massue fut la vue des objets de défense de Sam, tombés par terre, sans plus aucune trace de leur propriétaire. Sans perdre de temps, John ramassa les objets et sortit par la porte fracassée à la recherche de Sam, ne se souciant même plus de ce qu’il avait demandé à son fils quelques heures plus tôt.

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MessageSujet: Re: Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]   Ven 21 Mai - 22:08

Chapitre 4 : Une décision impossible


Dean, tournant alors l’angle d’un nouveau couloir, aperçut devant lui, le démon aux yeux jaunes qui avait immobilisé Sam contre le mur d’en face. Il ne vit pas ses yeux mais devina que c’était lui à son rire qu’il reconnut entre tous, car même en possédant différentes personnes, son rire restait étrangement le même. Dean eut juste le temps de reculer et de se cacher derrière l’angle pour que le démon ne le voit pas mais il était sûr que Sam, lui, l’avait aperçu, ayant vu ses yeux se tourner légèrement vers lui. Faisant attention à ce qu’aucun démon ne rôde dans les couloirs d’à côté, il écouta ce que disait le démon :
« Ah Sam, si tu savais combien ça me fait plaisir de t’avoir ici, avec moi. Je craignais que ton père ou même ton frère avec un miracle, ne se mette en travers de mon chemin vers toi mais non, ils sont tous les deux hors du coup, surtout ton frère d’ailleurs, qui est à l’article de la mort.
-N’en sois pas si sûr, dit Sam en souriant.
*Oh, Sam, arrête, pensa Dean, tu vas carrément me faire démasquer là…*
-Et pourquoi devrais-je craindre quelqu’un à l’agonie ?demanda le démon en souriant.
-Je suis sûr que même sur son lit, il n’est pas à l’agonie et qu’il s’en remettra, tôt ou tard, voilà tout, assura Sam.
-Eh bien, tu as peut-être trop d’espoir…Mais de toute façon, ce n’est pas lui qui m’intéresse mais toi. Oui, toi, dit-il devant le regard étonné de Sam. Et j’aimerais t’expliquer mes projets pour toi… »
Mais il fut interrompu par l’un de ses démons qui vint lui chuchoter à l’oreille quelque chose. Le démon, à ces paroles, sourit et même ricana, tellement il semblait heureux. Sam, évidemment, tout comme Dean, toujours caché, prirent peur, ne sachant de quoi il était question mais ils n’eurent pas à se poser de questions trop longtemps :
« Eh bien, que de bonnes nouvelles en ce jour, Sammy !s’exclama le démon. Figure-toi qu’on vient de m’apprendre que ton père s’était jeté dans nos bras voilà dix minutes et demande même à me voir. Je suis pressé, je t’avoue, de le tuer de mes mains…Mais ne t’inquiète pas, même si je te laisse patienter ici, je te ferai l’honneur de te montrer son corps avant de le faire disparaître, tu as ma promesse.
-Ne lui fais pas de mal, sinon je te jure que…commença Sam en prenant un air furieux.
-Sinon quoi, Sammy ? Tu me feras du mal avec tes pouvoirs ? Mais je ne demande qu’à ce que tu les utilises, voyons ! »
Et ricanant une fois de plus, il partit par le couloir de gauche, laissant un démon surveiller Sam, toujours plaqué au mur.
Dean, quant à lui, ne savait pas trop quoi faire : sauver son père, promis à une mort certaine ou délivrer son frère, qui même s’il ne craignait pas grand-chose, était quand même en danger. Mais après quelques instants de réflexion, il se dit qu’après tout, sauver Sam était le plus facile puisque ce démon n’était pas aussi puissant que l’autre et qu’à deux, surtout vu son piteux état, ils auraient davantage de chances de sauver leur père. Mais la question restait : comment sauver Sam ? Car primo, son état était assez catastrophique, il ne pouvait pas bouger un muscle sans ressentir une vive douleur et secundo, il n’avait aucune arme. Il regarda alors autour de lui, cherchant quelque chose à attraper mais bien entendu, un hôpital ne pouvait pas regorger d’armes contre les démons. Sans faire de bruit, il rebroussa un peu chemin dans son fauteuil roulant pour trouver quelque chose et à un bureau d’infirmières, il trouva, dans le sac d’une infirmière apparemment, une arme à électrochocs :
*Eh bien, pensa-t-il, surpris, je ferai maintenant toujours attention aux petites infirmières qui semblent pouvoir se défendre, apparemment.*
Il regarda s’il était suffisamment chargé et heureusement ce fut le cas. Mais le seul problème est qu’il devait approcher le démon de très près pour lui donner une décharge. Regardant de nouveau subrepticement où se trouvait le démon surveillant Sam, il eut la bonne surprise de le voir adossé contre la porte d’une chambre : cette porte comportait un hublot qu’on pouvait ouvrir de l’intérieur. Espérant alors qu’il pourrait entrer dans cette chambre par une autre porte, Dean fit le tour du couloir pour trouver cette chambre 952. De nouveau, il eut de la chance et put trouver une porte qui donnait sur cette chambre de l’autre côté. Sans fermer la porte derrière lui pour ne faire aucun bruit, il entra dans la chambre. Mais le problème est qu’il devait se lever de son fauteuil roulant pour pouvoir atteindre et ouvrir le hublot et donner enfin la décharge. Dean essaya alors de se lever mais c’était surestimer ses forces. Avec un cri étouffé de douleur à la poitrine, il retomba lourdement sur son fauteuil, heureusement assez solide. Découragé de ne pas pouvoir se lever et par la perspective de devoir peut-être abandonner son frère comme son père, il essaya de chasser la douleur de son esprit et de se concentrer. Puis il vit dans un coin de la chambre, une béquille : bien sûr il aurait préféré en avoir deux mais après tout, une seule était déjà un début. La prenant, il se dirigea en silence vers la porte contre laquelle le démon était toujours adossé et se leva tout doucement de son fauteuil en prenant appui aussitôt sur la béquille qui chancela sous son poids et sa faiblesse. Dean faillit tomber, mais heureusement il put se retenir à un petit meuble près de la porte pour ensuite ouvrir tout doucement le hublot. La tête du démon était toute proche et Sam, heureusement, ne regardait pas de ce côté, sinon il aurait pu trahir la présence très proche de son frère. Alors Dean prit l’arme à électrochocs dans sa main, le chargea et très rapidement donna une décharge très puissante dans la nuque du démon qui s’effondra l’instant d’après, pris de convulsions. L’appareil ayant secoué légèrement Dean, celui-ci retomba aussitôt sur son fauteuil. De l’autre côté, Sam, libéré dès que le démon avait été atteint, avait entraperçu Dean à travers le hublot. Il se précipita dans la chambre où il trouva Dean, exténué, très pâle et perdant un peu de sang au thorax mais avec un large sourire aux lèvres, heureux d’avoir réussi cet exploit dans son état.
« Oh, Dean, qu’est-ce que je suis content de te voir ! On te cherchait moi et Papa. Mais regarde dans quel état tu es !s’inquiéta-t-il en observant son frère.
-Moi, ça va aller mais c’est Papa qu’il faut sauver tout de suite, on a peu de temps, dit-il en éludant le fait que pour lui-même aussi, le temps était compté.
-C’est vrai mais d’abord attachons ce démon solidement. »
Sam réussit, sans l’aide de Dean, trop faible pour entreprendre quoique ce soit, à attacher le démon avec des morceaux de draps. Mais il l’attacha si solidement que le démon n’avait aucune chance de bouger le petit doigt. Après l’avoir mis dans un placard et bâillonné, Sam se tourna vers Dean :
« Ecoute, je vais aller sauver Papa pendant que tu restes là.
-C’est ça et pendant ce temps-là, je prends mes aises sur ce lit avec une bonne bière comme compagnie, ironisa Dean. Mais tu me prends pour qui ? Je ne vais sûrement pas te laisser y aller tout seul.
-Est-ce que seulement tu as vu dans quel état tu étais ?lui fit remarquer Sam.
-Peut-être que je suis mal en point, c’est vrai mais tu as pu remarquer que je t’ai délivré. On va essayer d’être plus malin que le démon voilà tout. »
Alors les deux frères essayèrent de trouver un plan pour délivrer leur père mais sans le colt, ils ne parvenaient à aucune solution possible et valable. Dean regarda la pendule dans le couloir et vit avec inquiétude qu’elle indiquait déjà 15h30 : plus qu’une heure et demie. Ils devaient se dépêcher car Dean voulait au moins essayer de sauver leur père avant de mourir. Ne disant pas le moindre mot à Sam au sujet de ce compte à rebours, Dean proposa de trouver d’abord le démon et leur père avant de faire quoique ce soit pour connaître la situation. Sam accepta et réussit à retrouver les armes qu’ils avaient collectées, dans la chambre de son père, comme si ce dernier avait su qu’en les déposant là, un de ses fils saurait les retrouver. Dean dut rester dans son fauteuil roulant, étant incapable de marcher même avec l’aide de Sam et ils durent tous deux parcourir les étages la plupart vides à la recherche de leur père, tout en évitant quelques démons patrouillant ci et là. Ils restaient assez silencieux, inquiets du sort de leur père mais Sam ne pouvait s’empêcher, par moments, de demander à Dean comment il se sentait, ce qui mettait celui-ci très en colère en répétant à son jeune frère qu’il avait une forme olympique. Bien sûr, Dean, comme à son habitude, ne pouvait avouer à Sam, qu’en fait il souffrait de plus en plus et qu’il avait l’impression de se déchirer en plusieurs morceaux et qu’il allait parfois s’évanouir de faiblesse, tellement il était fatigué. Mais Sam n’était pas dupe pour autant et observait son frère du coin de l’œil et s’inquiétait de son extrême pâleur et des tremblements qui le prenaient. Mais au bout d’une demi-heure de recherche, Dean et Sam entendirent au début du deuxième étage, des voix : celle du démon principalement mais aussi celle de leur père. Faisant attention aux démons qui auraient pu leur barrer la route, ils s’approchèrent en catimini et virent dans une salle de repos, leur père, en assez mauvais état, plaqué au mur et torturé par le démon aux yeux jaunes qui ne cessait de lui parler en même temps. Sam, oubliant la prudence et aveuglé par la curiosité, s’approcha davantage pour entendre leurs paroles mais c’était sans compter malheureusement les sens très aiguisés du démon aux yeux jaunes qui ressentit aussitôt la présence de Sam. Esquissant un sourire, il regarda la fenêtre derrière laquelle s’était cachée Sam, malgré les différents appels vains murmurés de Dean, affolé de le voir si près d’eux. Mais la minute d’après, ils étaient capturés tous deux par des démons subalternes car même après avoir réussi à en mettre trois hors d’état de nuire grâce à leurs objets sanctifiés et armes chirurgicales, ils n’eurent pas la force, surtout Dean, de faire face à la dizaine d’autres démons qui avaient surgi devant eux.
« Sam, Dean, quelle surprise !s’exclama le démon en les faisant entrer par ses émissaires. Mais Dean, quelle humiliation d’être dans ce fauteuil !rigola-t-il en le regardant.
-Va te faire foutre !s’exclama Dean.
-Oh mais il faut être plus gentil avec moi, voyons, surtout que je suis au courant que ton heure est bientôt arrivée, sourit-il.
-Quoi ?s’exclamèrent en même temps Sam et John, malgré le peu de forces de ce dernier.
-Eh oui, Sam, il ne t’a pas raconté ça le petit cachotier. Et d’ailleurs John, j’allais t’en parler quand tes fils nous ont interrompus.
-Ne leur dis rien, sinon…commença Dean en devenant encore plus pâle.
-Oh mais je ne vais pas me priver de montrer à ton père et à ton frère qu’en fait ils n’en ont plus pour très longtemps à supporter ta présence.
-Dean, explique-nous ce qu’il y a, dit Sam, soudain très inquiet.
-Il ne vous dira rien, il n’ose pas le dire, dit le démon. Mais je vais me faire une joie de vous le raconter. En fait, pendant qu’il était dans le coma, Dean a passé un marché avec un ange du destin…
-C’était un ange du destin ?ne put s’empêcher de s’exclamer Dean, étonné de connaître l’identité de son ancien interlocuteur.
-Eh oui, rien que ça, tu n’as même pas été assez intelligent pour le reconnaître…Bon, quoiqu’il en soit, cet ange a donné deux alternatives à Dean : rester sur terre comme une âme en peine, hors de son corps ou mourir. Il n’avait que trois heures pour se décider et d’ailleurs l’heure tourne : il ne te reste plus que 45 min. Et lui qui voulait s’assurer du bien-être de vous deux, c’est assez raté, je dois dire. On se demande quelle décision il va prendre, j’ai hâte que le gong ne sonne…
-La ferme, ça ne te regarde pas ! s’exclama Dean furieux de voir les regards affolés de Sam et de son père, posés sur lui.
-Oh que si, ça me concerne, dit le démon. J’aimerais savoir si j’aurai un Winchester de moins sur le dos.
-Dean, tu as déjà pris ta décision, je me trompe ?demanda faiblement John.
Mais Dean ne répondit pas, ne montrant à son père ni à son frère aucun indice sur la décision qu’il avait déjà prise.

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MessageSujet: Re: Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]   Ven 21 Mai - 22:12

Chapitre 5 : Reprendre la route sans toi


Le démon aux yeux jaunes se délectait de cette situation familiale dramatique à laquelle il était à l’origine. Il ne dit plus rien, sachant que son silence serait plus efficace que des paroles, même blessantes.
Dean n’osait même plus regarder son père ni Sam tellement il se sentait honteux d’être dans cette situation, même sans en être responsable. Il sentait, même en ne regardant plus l’horloge, que son heure était proche, rien qu’à ressentir ses douleurs, plus intenses de minute en minute. Il ne voulait pas abandonner sa famille et pourtant il savait en son âme et conscience que s’il restait à l’état d’esprit, jamais il n’aurait le repos. Quand il prit conscience pleinement de sa décision inébranlable, il regarda son père, juste en face de lui, qui sembla comprendre sa résolution et Sam, même s’il n’était qu’à côté de Dean, comprit que son frère ne voudrait jamais les mettre dans une situation aussi délicate qu’un esprit comme frère et comme fils. Toute cette scène se passait dans le plus complet silence : malgré tout, John dit soudain :
« Non, Dean, je ne te laisserai pas faire cela, jamais…
-Et pourtant, c’est à moi de décider quoi faire de ma vie, non ?sourit légèrement Dean.
-Le gong va sonner, messieurs, dit alors le démon. »
Et effectivement, 17h s’afficha à la pendule de la salle où ils étaient. Avec un léger sourire envers son père et envers son frère, Dean eut à peine le temps de les regarder que sa tête retomba lourdement : il était de nouveau dans le coma.
Aussitôt l’âme de Dean se retrouva au même endroit que trois heures auparavant face à cet homme que le démon avait identifié comme étant l’ange du destin.
« Alors, comme ça, vous m’aviez caché que vous étiez l’ange du destin, rien que ça !s’exclama Dean en le voyant.
-Tu ne devais pas savoir qui j’étais pour ne pas être influencé dans ton choix mais apparemment les secrets ici ne sont pas aussi bien gardés que j’aurai cru. Alors ?
-…
-Tu ne dis rien, à ce que je vois. Je comprends que c’est un choix difficile à faire mais j’exige de toi que tu le fasses dès maintenant même si je sens que tu l’as fait.
-Oui, j’ai pris ma décision. Je vais vous suivre car je ne supporterai pas d’errer sans but alors que ma famille sera en vie à m’observer chaque jour qui passe en craignant que je devienne ce que je ne veux pas…
-Très bien, alors tu sais qu’il ne te reste plus qu’à continuer à avancer sur ce chemin… »
Mais alors que Dean s’apprêtait à avancer vers l’intense lumière en face de lui, un événement inattendu se produisit : John apparut à côté de son fils.
« Papa ?s’exclama Dean, surpris et affolé. Non, ne me dis pas que le démon t’a tué !
-Si, je suis mort, Dean. Puis se tournant vers l’ange du destin, aucunement surpris : Vous pouvez nous laisser seuls quelques minutes que j’explique à mon fils la situation ?
-Bien sûr, répondit-il, prenez votre temps. Puis il disparut quelques mètres plus loin.
-Papa, dis-moi comment ce qui s’est passé ?s’affola Dean, inquiet que Sam reste seul sur terre.
-Après t’avoir vu tomber dans le coma, j’ai demandé à parler au démon en privé. Je lui ai demandé de te ramener sain et sauf alors que je lui donnais autre chose…dit son père calmement.
-Quoi, ta vie ?s’exclama Dean de nouveau. Mais non, Papa, je m’y refuse…
-Ecoute-moi, Dean, comme tu l’as si bien dit tout à l’heure, c’est toi-même qui décides quoi faire de ta vie et c’est la même chose pour moi.
-Mais c’est très différent ! C’est à cause de moi que tu veux te sacrifier : je ne suis pas si précieux que ça ni si irremplaçable pourtant…
-Ne dis pas de bêtises, dit John en devenant soudain très grave, tu es aussi important et irremplaçable que ton frère à mes yeux, alors ne pense pas ça.
-Mais c’est mon heure de partir, non la tienne ! Même l’ange du destin est d’accord avec moi.
-Pourtant moi je dis que ce n’était pas ton heure, quoiqu’il en soit. Tu dois rester sur terre avec Sam, voilà tout. Mais je te demande une chose, Dean, dit-il en le regardant avec des yeux émus : prends bien soin de Sam, il en aura besoin.
-Mais j’ai toujours pris de soin de lui, tu le sais bien. Attends, tu détournes la conversation, là !
-Je te demande seulement de le protéger avec tous les moyens mis à ta disposition, tu en as largement les capacités. Si tu n’y parviens pas, tu devras… »
Alors John se pencha vers Dean et lui murmura quelque chose à l’oreille : Dean ne prit pas un air horrifié mais plutôt incompréhensif comme si ces paroles n’avaient aucun sens pour lui.
« Adieu, Dean : j’ai confiance en toi pour faire ce que je t’ai dit.
-Non, attends, s’il-te-plaît, ne pars pas, j’ai encore besoin de toi, ne me laisse pas seul, supplia Dean, des larmes dans les yeux. Jamais je ne pourrai faire face à ça tout seul : je t’en prie, reste… »
Cependant John, même s’il sourit à son fils d’un air ému, prit le chemin qui était face à eux. Dean eut juste le temps de le voir disparaître alors qu’il réitérait en vain ses appels mais lui-même bascula en arrière dans l’obscurité. La seconde d’après, il se réveilla sur un lit où son père avait sûrement voulu l’installer. Dean voulait croire que tout ceci n’avait été qu’un mauvais rêve et qu’il verrait son père entrer dans sa chambre en souriant mais rien de tel ne se produisit. Au contraire, il constata qu’à part une légère faiblesse, il n’avait plus aucune blessure, aucun violent mal de tête et quand il posa le pied à terre, il s’aperçut même qu’il pouvait marcher. Il voulait penser qu’en fait le démon n’était pas présent dans l’hôpital et que tout ce qui s’était passé ces dernières heures n’avait été qu’un cauchemar. Pourtant, même avec un peu de difficulté, il se leva de son lit et sortit de la chambre : dans la pièce suivante, il vit quelque chose qui lui provoqua un choc violent : son père était mort, le dos contre le mur, encore à moitié assis sur le sol. Son visage affichait un sourire serein et Dean comprit aussitôt, tout en sachant qu’il l’avait su dès le début, qu’il ne pourrait plus jamais discuter avec lui. Une énorme culpabilité s’empara aussitôt de lui et lui fit tellement mal qu’il eut presque un malaise. Il se sentait tellement coupable d’être la cause de la mort de son père qu’il ne put s’empêcher de verser silencieusement quelques larmes.
« Excuse-moi, Papa…Si tu savais à quel point je m’en veux d’avoir été aussi faible et inutile dans cette histoire, lui murmura-t-il. J’aurai du être à la hauteur de tes espérances, aussi fort et dur à cuire que toi pour te protéger toi et Sammy. Mais non, je n’ai pas été ainsi et tu m’en vois si désolé…Papa, je n’oublierai jamais la tâche que tu m’as confiée et sois sûr que je ferai tout ce qu’il faut pour me montrer digne d’être ton fils. Adieu Papa. »
Il finit ces paroles, le visage baigné de larmes. Contrairement à son habitude, il aurait aimé quelqu’un pour le consoler et même Sam aurait fait l’affaire. Alors, essayant de se ressaisir, Dean sécha ses larmes, se leva et se dirigea vers la porte après avoir jeté un dernier regard à son père et s’être promis de lui donner le dernier repos après sauvé Sam du démon aux yeux jaunes.
Voulant être prudent, il parcourut le couloir pour trouver le démon et Sam mais il sentait qu’il n’aurait pas beaucoup de chances, étant sans armes. Au bout d’un moment, il se découragea, ne trouvant aucune trace de démon nulle part. Alors Dean se concentra et pensa tellement fort à Sam et au danger qu’il courait à cause de lui qu’il en eut mal à la tête. La seconde d’après et sans aucune explication, Dean se retrouva au dernier étage de l’hôpital apparemment, dans la pièce à côté de laquelle se trouvait Sam et le démon. Dean fut autant surpris qu’affolé de ce qu’il venait de se passer. Il vit le démon aux yeux jaunes parler à Sam, qui semblait ignorer ses paroles. Dean, voulant se débarrasser à tout prix du démon, réfléchit à une arme qui pourrait lui servir et alors qu’il pensait avec dépit à une arme qui était encore probablement dans le coffre de sa voiture, celle-ci se matérialisa dans sa main, sans de nouveau la moindre logique. Encore surpris, Dean se dit qu’après tout, il fallait en profiter et ne pas tarder et il déboula la minute d’après dans la pièce d’à côté, face au démon sur lequel il tira des balles en argent. Bien sûr cela ne tua pas le démon mais ôta le démon du corps qu’il possédait puisqu’un épais nuage de fumée noire s’éleva soudain dans les airs. Dean, craignant d’être possédé sortit une amulette de sa poche et en lança une autre à Sam, libéré de l’emprise du démon. Alors le démon sous forme de fumée noire partit par la fenêtre très rapidement.
« Dean ! s’exclama Sam, surpris. Je te croyais dans le coma ! Où est Papa ? »
A cette question, Dean ne put répondre, une douleur lui transperçant la poitrine tellement il se sentait coupable et mal à l’aise d’apprendre à Sam la mort de leur père. Mais Sam, voyant que Dean baissait les yeux et semblait horriblement mal dans sa peau, comprit ce que voulait dire le silence de son frère.
« Mais non, il n’est pas mort ! Comment ce serait possible ?
-Je ne sais pas, Sam, dit tout bas Dean. Je l’ai juste trouvé comme ça, sans vie…
-Mais attends, ça a sûrement un rapport avec la discussion qu’il a eue avec le démon juste après que tu aies sombré dans le coma. J’ai du mal à y croire mais il a du passer un pacte pour nous sauver tous les deux.
-Oui, je pense aussi, dit son frère aîné, en baissant toujours les yeux.
-Jamais il n’aurait du faire ça, on s’en serait sorti…Conduis-moi à lui, s’il-te-plaît, Dean, dit Sam après un instant et commençant à avoir les larmes aux yeux. »
Dean approuva mais eut un peu de mal à retrouver l’étage auquel il avait été. Quand ils arrivèrent enfin à la pièce où se trouvait leur père, Sam ne put retenir ses larmes plus longtemps. Dean préféra regarder par la fenêtre pour laisser un peu d’intimité à son frère.

Quelques heures après, ils se retrouvaient tous deux à l’extérieur de l’hôpital, pensifs chacun de leur côté, ayant encore du mal à digérer le décès de leur père. Ils avaient décidé d’appeler Bobby pour qu’ils viennent les chercher pour les emmener chez lui, essayer de réparer l’Impala, ce qui était certainement faisable selon Dean. Bobby ne leur demanda aucun détail sur ce qui s’était passé, leurs visages en disant assez long sur la souffrance qu’ils éprouvaient tous deux. Le voyage se passa totalement dans le silence. Mais l’esprit de Dean débordait de pensées : comment avait-il pu monter plusieurs étages en un clin d’œil et comment une arme avait pu se matérialiser dans sa main alors qu’il y avait juste pensé ? Dean se souvint alors des dernières paroles de son père. Il lui avait parlé qu’il aurait le pouvoir de protéger son frère : il devait sûrement parler de ce mystérieux pouvoir qui s’était emparé de Dean ou était là depuis longtemps mais à l’état latent. Apparemment il pouvait se faire matérialiser n’importe quoi, n’importe où, que ce soit son propre corps ou un objet. C’était assez pratique, c’est vrai, pensa-t-il, surtout quand on veut des bières et de la nourriture à volonté. Mais d’où lui venait ce pouvoir ? Qui lui avait donné ? Etait-ce un pouvoir venant d’un démon, comme pour Sam ? Dean prit peur, n’ayant aucune piste pour résoudre la moindre de ces questions. Il ne voulait pas en parler à Sam qui avait déjà bien assez à faire avec son propre pouvoir. Et puis, s’il lui avait parlé de ça, il devrait lui parler de l’autre alternative demandée par son père si Dean ne pouvait sauver son frère : il devrait le combattre jusqu’à ce que l’un des deux meure. Maintenant il comprenait pleinement ce que son père avait voulu dire : ayant chacun un pouvoir assez puissant, les deux frères devraient se combattre si l’un des deux changeait de camp. Pourtant Dean ne pouvait imaginer cette éventualité car même s’il leur était souvent arrivé de se chamailler ou de se donner quelques coups, ca avait toujours été sans méchanceté, seulement des bagarres fraternelles. Mais là, c’était autre chose : c’était un combat à mort dont John avait parlé, non d’autre chose. Il comprit que son père avait voulu se sacrifier parce que Dean aurait davantage les capacités d’arrêter Sam si la situation tournait mal mais il n’acceptait pas pour autant qu’il soit mort à cause de lui. Même s’il n’en disait rien à Sam et Bobby, il ressentait toujours une intense douleur à la poitrine, non due à des blessures corporelles mais dues à l’énorme culpabilité qu’il ne cessait de ressentir.
Quand tous trois arrivèrent chez Bobby, Dean ne dit rien et s’attela aussitôt à refaire sa voiture : réparer sa voiture était primordial pour lui, c’était comme montrer à son père, dernier propriétaire de l’Impala avant lui, qu’il pouvait désormais prendre sa place.
Sam, quant à lui, ne disait rien non plus mais observait le comportement plus qu’étrange de son frère et il savait que même si Dean lui cachait des choses importantes sur lui et leur père, il ne pourrait les gérer sans arrêt et qu’un jour peut-être, il se confierait à lui pour qu’ils puissent résoudre leurs problèmes et tuer le démon à l’origine de tous leurs malheurs.



SUITE dans la deuxième partie de cette trilogie : "Un chemin droit ou tortueux"

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Un renouveau contraint [Trilogie Vivre ensemble ou mourir seul 1]
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