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 L'histoire de James et Lily Potter

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HermioneMulder
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MessageSujet: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:07



Cette histoire se déroule à partir des fiancailles de Lily et James jusqu'à leur décès. Bien sûr, une partie est totalement fictive, inspirée seulement des tomes de JKRowling et une autre partie vient de quelques informations qui sont révélées dans les livres. J'avais écrit cette fic avant la publication du tome 6, donc certains faits sont malheureusement faux.
Bonne lecture !

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HermioneMulder
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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:08

Chapitre 1 : Mise en route

Dans un petit manoir à Godric Hollow, une fête se déroulait comme on pouvait le voir à travers les vitres mais étrangement, malgré la bonne humeur et l’entrain qui semblait y avoir, aucun son désagréable ne venait déranger les voisins : cela grâce à un sortilège bien entendu car les habitants et invités de cette maison étaient des sorciers, à la grande ignorance de leurs voisins. Mais si nous entrions grâce à notre cape d’invisibilité pour voir ce qui se passe ?
Les invités étaient nombreux ce soir-là et aucun ne semblait s’ennuyer, sauf peut-être un petit homme grassouillet et timide qui dans un coin observait tous les faits et gestes d’un jeune et beau couple, objet de toutes les attentions :
« S’il vous plaît !cria soudain le jeune homme brun. Et grâce à un sort jeté avec sa baguette, il dit « Sonorus » et put parler à son aise : Bon, je sais que vous vous amusez et je suis désolé de vous distraire un court instant mais c’est nécessaire car je vais vous dire pourquoi vous êtes ici, avec nous, ce soir, dit-il en regardant sa compagne éblouissante : je veux vous annoncer officiellement nos fiançailles à Lily et à moi ! Nous nous marierons l’été prochain, c’est décidé !
-Bravo !cria l’assemblée
-Hip hi hip houra ! cria un autre jeune homme au physique de dragueur.
-Merci Sirius, merci tout le monde ! Donc je vous invite à encore mieux profiter de la soirée ! De la bière Pur Feu pour tout le monde !
-James, tu exagères, ils vont être saouls. Du champagne aurait été préférable : c’est moldu mais au moins on tient mieux le coup et c’est plus propice aux événements comme celui-ci.
-Je sais Lily chérie mais dis-toi qu’ainsi nous serons seuls plus tôt !ria de bon cœur James. »
Les deux fiancés se quittèrent pour aller vers leurs invités respectifs.
« Alors James, ainsi, vous voulez franchir le grands pas qui vous sépare du célibat ?demanda Dumbledore, un vieux et majestueux sorcier.
-Oui, professeur, Lily et moi attendions cette occasion depuis trop longtemps. Nous avons quitté Poudlard et venons de commencer notre carrière d’Auror : enfin nous pouvons réaliser notre rêve.
-C’est vrai, sourit Dumbledore, vous avez raison de profiter de votre bonheur, c’est essentiel. Je ne peux rester longtemps, des affaires urgentes m’attendent. Je vais dire quelques mots à Lily avant de partir. Passez une excellente soirée.
-Mais professeur, prenez quelque chose à boire d’abord, protesta James avec énergie.
-Non, merci, mon petit, une autre fois, sinon je risquerai de piquer du nez sur des lettres urgentes à poster, ria de bon cœur Dumbledore. A bientôt et faites très attention à vous deux. »
James hocha la tête et Dumbledore alla dire au revoir à Lily qui comprit beaucoup mieux les motivations du sorcier.
« Alors, tu es heureuse, Lily ?demanda Remus doucement.
-Comblée, tu veux dire. S’il n’y avait pas cette menace grandissante sur nos têtes, je me croirai au paradis. Malheureusement…soupira Lily tristement.
-Voyons, Lily, ne fais pas cette tête, ce soir, tu dois être heureuse et sourire aussi.
-Oui, je sais, excuse-moi Remus. En plus je ne tiens aucun compte de ta fatigue, pardonne-moi, je suis inexcusable.
-Mais non, voyons, c’est normal, c’est devenu une habitude cette fatigue, tu le sais bien. »
Les deux amis restèrent un peu embarrassés, comme chaque fois qu’ils parlaient de la santé de Remus Lupin. Mais ils se sourirent et le jeune homme pâle prit congé de Lily en s’excusant car il n’était pas vraiment en forme. Lily se tourna vers ses amies et discuta avec plus d’entrain, se chassant ses mauvaises idées.
« Alors Cornedrue, où emmèneras-tu ta belle le soir des noces ?demanda en riant Sirius.
-Arrête Patmol, tu sais parfaitement que je n’y ai pas encore réfléchi ni même pensé une seule seconde.
-Je t’avais déjà dit que quand tu mentais, tu tournais les yeux pour ne plus regarder de la conversation ton interlocuteur ?
-Quoi ? Mais c’est complètement faux, voyons !
-Ah oui, tu crois ?
-Bon d’accord, j’ai un peu pensé, c’est vrai ou beaucoup même, hésita James en regardant ailleurs. Mais tu ne sauras pas où, ça non ! Je veux que ce soit Lily qui ait la surprise et tu risquerais de tout lui dire, tel que je te connais !
-Moi ?demanda Sirius étonné. Pas du tout ? Alors, tu as pensé à quel endroit ?demanda soudain avec un sourire charmeur.
-Non, je t’ai dit, tu ne le sauras pas, à point c’est tout !
-Même si je te fais subir la torture des Maraudeurs, sourit Sirius avec malice.
-Non, même en me faisant cela, dit James qui commençait à craindre quand même leur fameuse torture qui marchait à tous les coups.
-D’accord, je te laisse ce soir car j’ai un rendez-vous galant mais tu ne perds rien pour attendre ! Bonne nuit vieux !
-Bonne nuit ! »
Au fur et à mesure, tous les invités étaient partis et bientôt les deux fiancés restèrent seuls, se regardant amoureusement.
« Tu veux danser, ma toute belle ? Il y a encore de la musique, tu sais !dit James en lui prenant la main.
-Je ne crois pas James, je suis très fatiguée tout d’un coup.
-Allez, s’il te plaît, rien qu’une !
-Bon d’accord, tu m’as vaincu, sourit Lily. »
James mit à distance une musique douce et romantique : ils s’enlacèrent et dansèrent au fil de la musique, ne sentant que le bonheur d’être ensemble et heureux. Il leur semblait que cet amour pourrait durer éternellement mais ils avaient tort. La musique s’arrêta et James s’aperçut avec surprise que Lily s’était endormie sur son épaule, alors qu’ils dansaient, le sourire sur les lèvres. Tout doucement, il la souleva et la porta dans leur chambre au deuxième étage : il la posa sur le lit et Lily ne se réveilla pas, au contraire, elle sembla s’enfoncer encore plus dans les bras de Morphée. James sortit de la chambre et courageusement s’attela à tout nettoyer, n’employant pas d’elfe de maison à cause de Lily qui ne voulait pas les asservir et puisque aucun ne voulait être payé, aucun ne voulait être à leur service, au grand désespoir de James qui n’aimait pas faire les corvées. Mais ce soir-là, il ne se compliqua pas et employa un simple sortilège plus puissant de « Récurvite » et tout se nettoya en quelques minutes. Satisfait, il alla se coucher à son tour. Cette nuit-là, ils firent le même rêve, comme cela arrivait souvent maintenant : ils étaient ensemble, blottis l’un contre l’autre dans une immense forêt et Lily serrait quelque chose contre elle tout en ne sachant pas quoi. Ils sentaient des grandes ailes noires passer au-dessus des cimes des arbres pour essayer de les repérer sans succès. Soudain un serpent apparaissait, non sous une allure menaçante mais amicale : s’il avait pu, il leur aurait souri. Cette présence les réconfortait mais tout d’un coup l’ombre qui était très loin se rapprochait de plus en plus jusqu’à les étouffer tous deux alors que Lily lâchait ce qu’elle serrait contre elle alors qu’elle suffoquait. Enfin, comme à chaque fois, ils se réveillaient ensemble en sursaut et en sueur : ils se serraient l’un contre l’autre pour se rassurer mutuellement. Mais cette nuit-là où ils firent ce cauchemar, ce que tenait Lily n’était pas immobile mais bougeait. Ils ne se surent pas encore ce qu’il contenait mais ils comprirent que le temps le leur dirait puisqu’il semblait leur offrir des indices à ne pas négliger.


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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:08

Chapitre 2 : Une alliance

James se réveilla le premier et pourtant cela arrivait rarement, c’est Lily qui souvent devait le réveiller : après leur cauchemar, ils s’étaient rendormis dans un sommeil agité mais plus reposant quand même. Le jour apparaissait en minces filets derrière les volets fermés : James observait à la faible lueur du jour le beau visage de sa fiancée qui montrait encore quelques petites tâches de rousseur, ce qui lui donnait un air mignon et enfantin selon James mais qui énervait Lily. Il caressa doucement son visage et alors qu’elle commençait à se réveiller, le jeune homme l’embrassa tendrement.
« Bonjour ma chérie, dit-il quand elle sourit et ouvrit les yeux.
-Bonjour mon cœur. Ca va ?
-Bien sûr puisque je suis à tes côtés.
-Bon, on est lundi, il faut aller travailler, dit Lily en commençant à se lever.
-Mais non voyons : ils accepteront qu’on ait une heure ou deux de retard, ce n’est rien. On peut profiter de ce qu’on n’a pas pu faire hier soir, dit James plein de sous-entendus.
-James, tu exagères, on vient à peine d’être engagé et toi, tu penses déjà aux retards. Non et non. Je dois me préparer et toi aussi. Allez, debout ! »
Le ton autoritaire et sans réplique de Lily fit lever James à son tour et ils se préparèrent pour aller travailler.
Ils transplanèrent au Ministère de la Magie plein d’entrain et de joie de vivre en se tenant par la taille. Ils montèrent dans l’ascenseur au niveau deux, département de la justice magique, où se situait le quartier général des Aurors. Tout le monde les saluait avec un petit sourire, les voyant collés l’un contre l’autre et enfin quand ils arrivèrent dans leur salle, des minis feux d’artifice partirent dès qu’ils franchirent le seuil de la porte : ils étaient en forme de cœur.
« Sirius, voyons, nous sommes là pour travailler non pour s’amuser : l’amusement était pour hier soir non pour aujourd’hui, dit Lily sévèrement pendant que James éclatait de rire devant l’expression déçue et ridicule de Sirius prêt à envoyer des ballons.
-Ecoute Sirius, c’est très gentil de ta part, vraiment mais ce n’est ni l’endroit ni le moment, tu sais, dit James en reprenant son sérieux.
-Que se passe-t-il ici ? Pourquoi y a-t-il tant de bruit ?dit Maugrey qui arrivait.
-Ce n’est rien, juste des bêtises de gamin, dit Lily en faisant semblant d’ignorer James et Sirius, gênés tout d’un coup.
-Allez, pas d’amusement ici, on a mieux à faire. Récurvite !dit-il et tout les bâtons et ballons disparurent. Au boulot les jeunes ! »
Ils s’assirent donc et commencèrent à discuter de nouvelles pistes concernant les Mangemorts et leurs cachettes. D’autres Aurors arrivèrent, dont le couple que formaient Alice et Franck Londubat depuis peu de temps, comme Lily et James. Maugrey décida de répartir les Aurors par groupe de deux pour savoir si les pistes étaient justes ou non. James et Lily partirent bien entendu ensemble explorer un petit village au milieu de collines, le couple Londubat s’en alla vers le Chemin de Traverse, Sirius et Peter allèrent de leur côté à Pré-au-lard ; d’autres duos allèrent dans des coins plus isolés où des cachettes étaient possibles et cela surtout dans les grottes, souvent très profondes, des montagnes. Tout le monde se sépara donc.
James et Lily en chemin pour les collines se dirent de tendres mots doux comme à leur habitude. Ils avaient pris une voiture moldue pour ne pas se faire repérer par un Mangemort en transplanant. Quelques heures plus tard, ils arrivèrent dans un petit village, perdu au milieu de collines, donc au milieu de nulle part. Ils firent croire qu’ils étaient des touristes tout simplement et s’installèrent à une table de café à l’extérieur, malgré le froid automnal de novembre, pour mieux observer les agissements des uns et des autres.
Pendant ce temps, Sirius et Peter s’étaient dirigés vers Pré-au-lard en transplanant, comme le faisait la plupart de sorciers s’y rendant. Ils allèrent dans différentes boutiques et Peter, dut, même s’il était amusé, tirer Sirius de chez Zonko car il voulait acheter mille surprises plus drôles les unes que les autres. Ils allèrent aux Trois Balais où ils ne virent aucune activité suspecte puis à la Tête du Sanglier, pub réputé pour son caractère louche. Dans ce dernier, ils pouvaient faire leur choix en matière de personnes peu recommandables.
« Dis Peter, ça te dit de faire un concours pour savoir lequel est Mangemort et celui qui gagne l’affronte, d’accord ?
-Pas vraiment, je risquerai de tomber sur le bon avec ma malchance habituelle !dit Peter peu rassuré dans cet endroit.
-Mais voyons, ainsi on irait beaucoup plus rapidement pour savoir qui il est tout en s’amusant !dit Sirius très excité.
-Ecoute Sirius, on ne sait même pas s’il y a un Mangemort ici !chuchota Peter. Tu vas les affoler, c’est tout. »
Pendant qu’ils continuaient à débattre de la question, un individu les ayant repéré, s’approcha d’eux à pas de loups.
« Pardonnez-moi de vous déranger messieurs, dit-il alors que les deux amis sursautaient de surprise, mais j’aurai à vous parler en privé.
-Qui êtes-vous ?demanda Sirius méfiant, la main sur sa baguette cachée.
-Pas un ennemi, je vous assure, continua-t-il. Mais plutôt, dit-il en chuchotant cette fois, un ami d’un ami du château à proximité d’ici.
-Vraiment ?dit Sirius toujours méfiant. Comment vous croirait-on ?
-Mon ami, continua-t-il en chuchotant et en ignorant la question de Sirius, aimerait que vous le rejoigniez à son bureau au plus vite. »
En finissant sa phrase, l’homme donna à Sirius un sachet en velours : Sirius prit son contenu qui était une broche représentant un phénix très ressemblant à Fumseck. C’était un signal convenu entre Dumbledore et ses anciens élèves, mis au point à leur sortie de Poudlard. Sirius, rassuré, le montra sous la table à Peter qui fut rassuré à son tour.
« Très bien, monsieur, on a compris le message, répondit Sirius. »
L’homme encapuchonné, avec un petit hochement de tête, se leva et partit. Les deux amis, oubliant l’idée de concours, se dirigèrent vers Poudlard où Hagrid les attendait à l’entrée.
« Bonjour Sirius, bonjour Peter : le directeur vous attend : je vous accompagne jusqu’au château, même si je sais que vous connaissez le chemin tous les deux.
-Bonjour Hagrid : rien d’important j’espère ?demanda Sirius.
-Je ne sais pas, le professeur Dumbledore saura vous répondre mieux que moi. »
Ils firent le reste du chemin en silence et arrivés dans le Grand Hall, Hagrid les laissa pour aller faire son travail après leur avoir donné le mot de passe. Ils croisèrent plusieurs élèves qui les regardaient passer, surpris de les voir dans l’école. Enfin ils arrivèrent à la porte du bureau de Dumbledore.
« Bonjour Mr. Black et Mr. Pettigrew. J’espérais bien vous voir venir rapidement.
-Bonjour professeur Dumbledore, dit Sirius. Nous étions en surveillance. Pour quelle raison vous nous avez fait venir ?
-Je suis navré de vous avoir déranger mais c’était l’occasion pour que veniez puisque vous étiez proches d’ici. Asseyez-vous, je vous prie. Voilà, dit-il quand ils furent assis, j’ai un projet à vous proposer.
-Ah oui, un projet intéressant ?
-Bien sûr Mr. Black, sinon je ne vous aurai pas fait venir. Mais il n’a rien d’amusant, je vous préviens. C’est un projet grave, qui va requérir tout votre sérieux car si vous acceptez, vous devrez être les émissaires auprès de personnes susceptibles de s’y engager aussi.
-Vraiment ? Je suis certain qu’on va être intéressé, dit Sirius excité pendant que Peter restait silencieux, comme à son habitude.
-Voilà : en tant qu’Aurors, vous êtes les mieux placés pour constater que les effectifs sont moindres pour contrer Voldemort et qu’il a plus de partisans que nous n’en avons. L’ombre gagne peu à peu et les morts s’accumulent sans que personne, ni même les Aurors, puissent rien n’y faire, n’est-ce pas ?dit Dumbledore gravement.
-C’est vrai professeur, dit Sirius devenant grave, il ne se passe pas une semaine sans que plusieurs personnes soient retrouvées tuées par des Mangemorts et nous sommes un peu dépassés, je l’avoue.
-C’est pour cela, mes amis, que j’ai décidé qu’il est temps de faire quelque chose : nous allons créer une association de défense contre Voldemort qui réunira tous ceux prêts à se battre et susceptibles de pouvoir récolter des informations dans des domaines tout aussi différents : nous l’appellerons l’Ordre du Phénix puisque le phénix a un chant d’espoir envers ses alliés du côté du Bien et que ses larmes peuvent guérir.
-Mais c’est une idée fabuleuse, professeur Dumbledore, je vous félicite !s’exclama Sirius avec enthousiasme.
-C’est vrai, professeur, c’est une bonne idée, dit Peter plus calmement.
-Je suis ravie que cette idée vous ravisse à ce point. J’en ai déjà parlé à quelques personnes qui sont tout aussi enthousiastes que vous. Je compte sur vous pour en parler aux autres Aurors.
-Mais professeur, réfléchit Sirius, pourquoi cette idée n’est-elle pas soumise au Ministère de la Magie ?
-Très bonne question Mr. Black. En fait, j’ai déjà effleuré le sujet avec le Ministre de la Magie mais il n’accepte pas que des personnes autres que les Aurors puissent combattre Voldemort et ses Mangemorts. Alors cette association sera, disons, non officielle. Par conséquent, je vous serai gré de ne pas ébruiter cette idée et d’être sûr que les personnes auxquelles vous en parlerez soient dignes de confiance et non trop fidèles au Ministère.
-Bien sûr professeur, nous serons aussi discrets que des Sombrals. Mais je n’aurai jamais pensé que vous auriez fondé une société secrète, professeur, surtout vous, sans vous vexer.
-Tu ne me vexes pas Sirius, sourit Dumbledore, mais j’ai appris ces dernières années que le Bien pouvait parfois se dissocier en plusieurs groupes qui ne soient pas du même avis pour combattre le Mal.
-Très bien, professeur, je vous approuve entièrement. Bon, vous avez l’air très occupé, nous allons vous laisser. On se réunira quand ?demanda Sirius voyant Dumbledore préoccupé.
-Samedi prochain, à 20h, dans une maison inoccupée et que j’ai rendue incartable, au 42 rue Trelview à Bristol. Bonne fin de journée à tous les deux.
-A vous aussi professeur, répondirent Sirius et Peter à l’unisson. »
Ils sortirent du bureau, contents pour une fois qu’un changement ait enfin lieu. Ils ne pensèrent même plus à leur surveillance de Pré-au-lard, tellement ils étaient excités, enfin surtout Sirius bien entendu, Peter écoutant plus son ami qu’autre chose. De toute façon, l’heure s’avançait et il était trop tard pour eux de retourner au village, devant faire leur rapport quotidien. Au Ministère, la plupart des Aurors du matin étaient réunis et purent faire part à tous de leurs observations du jour. Sirius lui, n’attendait qu’une chose : que cette maudite réunion finisse pour parler à James et à Lily.
« Alors Patmol, tu n’as pas écouté un traître mot de la réunion : pourquoi ? Une mauvaise plaisanterie en tête par hasard ?demanda James avec le sourire.
-Non, pas du tout : je dois vous parler à tous deux.
-Pourquoi Sirius ?demanda Lily. Tu ne vas pas nous faire une mauvaise blague j’espère ?
-Foi de maraudeur, jamais !dit Sirius solennellement et en levant la main droite.
-D’accord, on te suit, mon vieux. »
Ils allèrent tous les trois dans une petite pièce qui ne servait jamais puisqu’elle était sale, personne, même les elfes de maison du Ministère, ne voulant la nettoyer. Sirius leur raconta en détail tout ce qu’avait dit Dumbledore en tenant compte de la gestuelle du directeur. A la fin, James avait pris un air décidé et réjoui pendant que Lily réfléchissait.
« Alors ?demanda Sirius.
-Tout à fait d’accord !s’exclama James. Et toi ma chérie, qu’en penses-tu ?lui demanda-t-il en lui caressant les cheveux.
-Je pensais aux conséquences que ça pourrait avoir sur notre métier : mentir au Ministère, notre employeur, est assez injuste, je trouve et un peu hors-la-loi.
-Lily chérie, je te rappelle que c’est Dumbledore lui-même, le plus grand sorcier de notre époque, qui a eu cette idée, quand même !
-C’est vrai James, tu marques un point. J’ai une confiance absolue en lui, je lui confierai nos vies, il doit savoir ce qu’il fait quand même. Et puis, je me rends compte que les Aurors ne sont pas suffisants, il nous faut davantage de personnes prêtes à se battre : il faut éliminer ces sales Mangemorts et Voldemort de la surface de la Terre, dit-elle soudain d’un ton ferme et décidé.
-Alors, tu es décidée, tu veux bien aussi ?demanda James joyeux. C’est génial, dit-il en la voyant approuver.
-Parfait !s’exclama Sirius. On fera un malheur avec l’Ordre, j’en suis certain ! Donc réunion samedi prochain à 20h à Bristol, 42 rue Trelview, d’accord les amis ? »
Ils approuvèrent et se quittèrent, joyeux de cette nouvelle entreprise qui leur redonnait enfin espoir.


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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:09

Chapitre 3 : L’Ordre du Phénix

La semaine passa très rapidement et enfin le samedi arriva.
Lily ne parla pas à James de ses craintes à propos de cette association secrète qu’ils allaient former : sa volonté à toujours vouloir respecter les règles lui disait de ne pas continuer dans cette voie, que ça leur retomberait dessus un jour, qu’il leur arriverait un grand malheur. Pourtant son cœur répliquait que le meneur était Dumbledore et le fait qu’elle ait toujours eu confiance en Dumbledore lui permettait d’avancer vers cette réunion car elle savait que c’était pour le bien de la communauté sorcière comme moldue et que ce grand sorcier veillerait toujours sur elle et sur les siens. Légèrement tremblante, elle prit le bras musclé de James et alla avec courage vers Bristol avec un portoloin pour moins attirer l’attention que le transplanage. Quand ils lâchèrent la cloche en cuivre, ils se dirigèrent vers une vieille maison à moitié en ruines où le numéro 42 se distinguait assez mal. James prononça « Patacitrouille » et ils se retrouvèrent soudain à l’intérieur en face d’un groupe dont ils connaissaient la moitié des personnes.
« Ah, voici nos amoureux !s’exclama Sirius en les voyant.
-Salut Sirius, salut Peter, Remus, dit James en voyant les trois autres maraudeurs. »
Lily regarda autour d’elle pendant que James discutait avec ses amis : elle ne connaissait personnellement personne mais seulement de vue ou de réputation. Elle se sentait un peu mal à l’aise parmi ces personnes, comme si elle ne savait pas ce qu’elle faisait là. S’écartant un peu pour savoir si vraiment elle ne connaissait personne, quelqu’un lui toucha l’épaule : elle se retourna vivement :
« Bonsoir Lily, j’espérai que vous viendriez, dit Dumbledore avec douceur.
-Bonsoir professeur, je suis heureuse de vous voir. Alors tout le monde est-il présent ?dit Lily un peu gênée que Dumbledore ait cru un instant qu’elle ne viendrait pas, comme s’il avait pratiqué la légimancie sur elle.
-Oui, je crois, répondit-il après un moment de réflexion et d’observation. Nous allons commencer. Allez prendre place dans la pièce à côté où des chaises vous attendent autour d’une table, dit-il à Lily en souriant.
-Bien professeur, j’y vais, dit Lily en passant dans la pièce d’à côté.
-Votre attention s’il vous plaît, dit Dumbledore grâce au sort “Sonorus”. Nous allons passer dans la pièce à côté pour notre réunion. Merci. »
Lily, entrée avant les autres, vit une très grande table rectangulaire où une trentaine de chaises les attendaient. Elle s’assit au milieu, afin de pouvoir tout entendre et de tout voir. James la voyant, se précipita pour s’asseoir près d’elle et lui fit son habituel sourire ravageur, sourire qu’il faisait quand il était excité. Tout le monde s’assit et Dumbledore s’assit à son tour sur la chaise qui était en bout de table :
« Mes amis, nous voici réunis en ce 09 octobre 1978 car nous voulons contrer et anéantir la menace qui gâche et pèse sur nos vies actuellement. Le Ministère ne semble malheureusement pas prendre les mesures nécessaires pour accomplir ce but. C’est pourquoi j’ai décidé que nous devons nous unir, quelque soit notre statut, notre métier, notre race et nos différents pour montrer à Lord Voldemort (un frisson se fit sentir) que nous n’avons pas peur et que nous saurons le contrer efficacement. »
Un silence suivit ces premières paroles : Lily sentait une tension mais en même temps beaucoup de volonté dans cette assemblée. Elle-même se sentit plus déterminée qu’avant et les paroles de Dumbledore la rassuraient encore plus. Elle regarda James pour voir sa réaction face à ces premières paroles : il paraissait aussi déterminé qu’elle et avait un visage tendu, sérieux : cela était rare qu’aucune plaisanterie ne se cache derrière son visage mais quand cela arrivait, c’est que la situation était grave. Sirius avait la même expression. Mais Lily n’eut pas le temps d’observer plus longtemps leurs visages car Dumbledore reprit la parole :
« Vous vous rendez compte de la situation puisque vous êtes présents à mes côtés. Au vu des événements, j’ai décidé, si vous êtes d’accord, de créer une association, un groupe de défense efficace que je nommerai l’Ordre du Phénix puisque le phénix est le symbole qui convient parfaitement au but auquel nous nous engageons. Aucun désaccord avec ce nom ? demanda Dumbledore en regardant l’assistance d’un regard avisé. Le silence répondit à sa question. Et le noble sorcier continua à parler. Certaines personnes désirant faire partie de l’Ordre n’ont pas pu se joindre à nous malheureusement mais je leur ferai part personnellement de ce qui s’est passé ici. Nous devons, pour réussir efficacement à lutter contre Voldemort et ses Mangemorts, oublier ce qui diffère entre nous, j’insiste sur ce point. C’est l’union qui fait notre meilleure force. Des créatures telles que certaines sirènes, des gobelins, certains géants aussi ainsi que d’autres êtres plus hors normes ont voulu se joindre à nous et je vous serai gré de les traiter convenablement : ils souhaitent nous aider puisqu’ils ont souffert et souffrent autant que nous de la situation actuelle. Je vous serai reconnaissant de les traiter en égaux, c’est primordial. Bon, venons-en aux faits. Nous sommes ici pour nous mettre d’accord et voici ce que je vous propose : je dirigerai l’Ordre pour le moment et si vous n’êtes pas satisfaits de moi, vous élirez un autre membre de l’Ordre à ma place et…
-Mais professeur Dumbledore, interrompit Sirius en se levant, vous savez et nous savons tous ici que vous serez à la hauteur de la tâche qui vous incombe, c’est évident, nous avons confiance en vous et vous nous connaissez tous : personne ne peut et ne doit vous remplacer.
-Merci Sirius, dit Dumbledore en souriant, c’est très gentil à vous mais je devais évoquer cette possibilité. Donc revenons à notre propos : vous effectuerez, hors de vos heures de travail et en vous accordant du temps libre quand même, des petites missions que je vous donnerai, selon les informations qui me seront transmises : vous les ferez par groupe de deux, en changeant les groupes sinon des personnes mal avisées pourraient s’en apercevoir et désolé si cela déçoit quelques personnes (Dumbledore adressa un léger clin d’œil à James et Lily qui avaient échangé un regard déçu) mais cela est nécessaire. Alastor Maugrey, qui est à ma droite, a accepté que les missions fassent partie, de manière officieuse, du travail des Aurors et ainsi les Aurors ici présents pourront doublement nous aider. Les autres membres pourront, comme ils me l’ont proposé, trouver des informations sur leur propre terrain grâce à leurs relations que nous n’aurions aucune chance d’avoir nous-mêmes. Oui ?demanda Dumbledore en voyant un homme tout en noir se lever.
-Serons-nous payés pour ce genre de contribution ?demanda-t-il avec rudesse. »
Dumbledore échangea un long et silencieux regard avec ce mystérieux homme dont l’ossature du visage, qu’on apercevait à peine, semblait sortie d’un cauchemar. Lily ne put s’empêcher de se serrer contre James en voyant cet homme effrayant si près d’elle. Tous les membres étaient figés par cette interruption soudaine et terrifiante : Maugrey le regardait avec beaucoup de méfiance, plus suspicieux envers sa question qu’envers son apparence. Sirius paraissait dégoûté qu’une telle question ait été posée et il lui aurait certainement demandé des comptes si Remus ne l’avait pas retenu par le bras. Seul Dumbledore avait un léger sourire sur les lèvres et sembla satisfait.
« Je suis content qu’une personne ait posé cette question, je m’attendais à ce que certains veuillent en savoir plus sur la rémunération et cela me permet de mettre les choses au clair une bonne fois pour toutes : je vais donc vous répondre, monsieur, quelque soient vos motivations d’avoir posé cette question. Non, aucun de vous ne sera payé pour ce qu’il fait ici. J’ai bien conscience de l’engagement que chacun de vous prend mais c’est un engagement gratuit et sans aucune récompense monnayable : seule la satisfaction de savoir que vous œuvrez pour une cause bonne et juste. Mais j’aimerai savoir une chose, si vous le voulez bien : pourquoi m’avoir demandé cela ? Avez-vous une raison précise pour être aussi déterminé ?
-En effet, Mr. Dumbledore, répondit l’inconnu d’une voix plus sereine. Je vous ai demandé cela car je sais, de source sûre, que les Mangemorts reçoivent une récompense matérielle, des actes qu’ils ont commis avec brio : soit de l’argent souvent ou de nouvelles potions, ou bien encore des victimes, de n’importe quelle race. Et je ne voulais pas voir une telle chose se reproduire : en sachant cela, je ne doute plus de vos bonnes intentions, termina-t-il en se rasseyant. »
Toute l’assemblée fut rassurée de sa réponse et de la cause qui l’avait poussée à demander cela. Mais Lily observa du coin de l’œil cet homme énigmatique : quand il se fut rassis, elle vit une grande douleur se peindre sur son visage, comme si la mention des Mangemorts avait ravivé d’anciens souvenirs douloureux. Elle sentit monter en elle une grande compassion, comme si elle savait ce qu’il pouvait ressentir et lorsqu’il tourna soudainement son regard vers elle, conscient de son observation, elle lui sourit en lui adressant un regard rempli de compassion. Il répondit à Lily par un simple hochement de tête, mais ce geste fut amical pour Lily.
« Mais Mr. Dumbledore, demanda Emmeline Vance en se levant, aurons-nous quelque chose, un objet qui nous reliera si l’un de nous est en danger ou a découvert quelque chose d’important ?
-Oui Emmeline, répondit Dumbledore, justement, j’y venais. Ce que je vais vous proposer n’est en rien comparable à la marque des Mangemorts, je vous rassure. Je vous propose de porter un bijou assez discret : je vous laisse le choix entre un collier ou un bracelet : les deux bijoux portent l’emblème du phénix. Je vais vous les montrer. »
Dumbledore sortit d’une petite sacoche deux bijoux en argent massif, à ce qu’il semblait : il montra d’abord le collier : Lily vit que c’était une chaîne assez fine au bout de laquelle il y avait un pendentif en forme de phénix déployant ses ailes. Le phénix était très bien ciselé et ressemblait beaucoup étrangement au phénix qui accompagnait Dumbledore depuis assez peu de temps, semblait-il et que Dumbledore avait nommé Fumseck. Ensuite il montra le bracelet qui était assez large et qui était fait pour s’adapter au poignet. Le même phénix était représenté sur la largeur du bracelet mais moins en relief que sur le pendentif et pourtant il semblait aussi réel.
« Bon, cette réunion est finie pour aujourd’hui : choisissez chacun un seul des deux bijoux et gardez-le sur vous jour et nuit, j’insiste bien sur ce point. Ce sera notre seul moyen de communiquer en cas d’imprévu. Dès que vous porterez votre bijou, il vous appartiendra à par entière et ainsi, si l’un de vous a un problème, les autres sauront immédiatement quelle est la personne qui a cet ennui et pourront transplaner pour l’aider. Nous aurons une réunion ici tous les samedis soirs à la même heure. Si vous avez des questions, je suis à votre disposition. Merci à tous. »
Tout le monde se leva ensuite pour prendre son bijou. La plupart des hommes prirent le bracelet et les femmes le collier. Lily et les maraudeurs ne firent pas exception à la règle évidemment, Sirius trouvant trop efféminé de porter un collier mais secrètement, il assimilait celui-ci au collier des chiens, ce qui le gênait particulièrement. Lily était très heureuse de porter ce collier qu’elle devait porter au contact de la peau, pour une meilleure réception. Elle était fascinée par le pendentif qui dégageait une telle note d’espoir.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:10

Chapitre 4 : Des souvenirs bien plaisants

La vie semblait redevenue normale pour James et Lily, sauf que désormais le travail semblait avoir doublé et leur temps à passer ensemble était lui aussi très réduit : ils rentraient tard le soir et tellement fatigués qu’ils n’avaient pas envie de parler mais seulement de dormir : ils s’apercevaient qu’il était très difficile de repérer les Mangemorts et les quelconques indices pouvant mener à leurs traces. Ils étaient déjà allés à trois réunions présidées par Dumbledore et les choses avançaient très peu : l’espoir qui avait jailli trois semaines plus tôt était retombé tout aussi rapidement. Dumbledore lui-même semblait avoir vieilli et montrait quelques signes de fatigue qui n’étaient rapidement observés que par Lily.
Mais lorsque Lily se leva en ce dimanche matin et qu’elle s’attendait à des comptes-rendus d’enquêtes et d’indices avec James et les maraudeurs, elle fut agréablement surprise de voir leur chambre décorée en noir et orange. Quand elle descendit, des citrouilles flottaient au-dessus de sa tête et un déjeuner digne d’une reine l’attendait sur la table à côté d’un James souriant avec un chapeau de chauve-souris. Lily, le voyant accoutré ainsi, explosa de rire, ce qui lui fit un bien énorme.
« Alors, tu ne te souvenais plus qu’aujourd’hui était notre jour de fête de sorciers ?
-J’avoue que ça m’avait échappé, répondit Lily en reprenant son sérieux. Tout notre travail me fait oublier le reste mais heureusement que tu es là pour y veiller mon chéri, lui dit-elle tendrement.
-Eh oui, je suis indispensable ! s’exclama James avec force. Tu ne peux te passer de moi !dit-il en prenant Lily comme un nuage dans ses bras. Et ne t’en fais pas, mes amis ne se joindront pas à nous aujourd’hui : nous sommes tous les deux, rien qu’entre nous ! ajouta-t-il amoureusement. »
Lily se sentit comblée : elle essaya pour une fois de ne pas penser au danger environnant et de penser à eux, rien qu’à eux. Ils passèrent une bonne partie de la journée à s’amuser en faisant des parties de cache-cache type sorcier avec des projections de leur personne en certains endroits et pour rendre la partie plus difficile, ils le faisaient les mains attachées dans le dos ; ils firent d’autres jeux comme des batailles explosives de citrouille ou des jeux de mots alambiqués sur le thème d’Halloween en dessinant des dessins dans les airs avec leurs baguettes. En fin d’après-midi, alors qu’ils étaient épuisés et étaient allongés sur leur canapé blottis l’un contre l’autre, Lily se souvint alors distinctement de leur Halloween trois ans auparavant à Poudlard :
« Ca te dirait de revivre notre premier Halloween sans guerre entre nous, James chéri, demanda Lily en souriant.
-Oh attends, c’est l’année où moi et les maraudeurs, on a …dit en souriant James.
-Oui, exactement.
-D’accord, allons-y, tu as eu une merveilleuse idée : j’ai hâte de revoir ça. »
Et tous deux mirent leurs souvenirs dans leur pensine, cette dernière leur ayant été offerte par Dumbledore pour leurs fiançailles. Après cette opération, ils plongèrent avec entrain main dans la main dans leurs souvenirs et voici ce qu’ils virent, selon leur point de vue de l’époque.
***************************************************************************
Lily et James adultes arrivèrent alors que l’heure du bal sonnait [maintenant on passe au point de vue de la Lily de 16 ans] : tous les élèves à partir de la quatrième année y participaient et avaient hâte d’y aller. Les portes de la Grande Salle s’ouvrirent enfin devant eux : la Lily de 16 ans avait réussi à arriver à temps. Elle était vêtue d’une robe à petites bretelles vert émeraude, couleur qui renvoyait à ses magnifiques yeux verts. Sa robe était constituée de plusieurs volants de différents verts. Quand elle découvrit la Grande Salle, elle resta très étonnée : la pièce était complètement changée : les couleurs les plus vives étaient présentes avec de l’orange, du jaune et du vert qui prédominaient avec des teintes de noir répandues un peu partout. Lily était accompagnée de ses deux meilleures amies mais après quelques minutes, Mary et Sophia allèrent rejoindre leurs cavaliers pendant que Lily, obsédée par l’idée que les maraudeurs préparaient un mauvais coup pour ce bal d’Halloween, regardait où se trouvaient les maraudeurs : elle les découvrit progressivement, disséminés dans la salle. James (celui de 16 ans) était prêt d’une grosse citrouille qui versait son jus dans des verres. Voulant se dérober à son regard tout en gardant le sien braqué sur lui, Lily essaya de se fondre parmi les élèves mais ce fut trop tard.

-Alors, Miss Parfaite, on est quand même venue ce soir pour se faire admirer ?demanda James d’un air goguenard.
-Tout à fait mais tu en doutais n’est-ce pas ? Le professeur McGonagall m’a révélé que tu lui avais fait part de tes soupçons me concernant comme si je pouvais faire un esclandre ce soir contrairement à toi, répondit Lily en le regardant fixement.
-Que veux-tu, je ne peux pas m’empêcher de parler de toi, dit James ironiquement.
-La prochaine fois que tu…commença Lily. »
Mais elle fut interrompue par le discours du professeur Dumbledore :
« Mes chers élèves, j’espère que vous vous amusez bien et que vous allez profiter pleinement de cette soirée.
-Ca oui, vous pouvez y compter, murmura James, entendit Lily.
-Vous pouvez profiter pleinement des mets et boissons à votre disposition et je vous invite dès maintenant à danser sur ce nouvel air avec le cavalier que vous avez près de vous. Très bonne soirée à tous et qu’aucune pensée négative ne vienne interrompre votre soirée, termina Dumbledore en faisant allusion au commencement des méfaits de Voldemort et de ses Mangemorts. »
Lily regarda autour d’elle pour avoir son cavalier mais il semblait que tous avaient déjà trouvé leur cavalière. Elle vit James en face d’elle, souriant de son air le plus séducteur.
« N’y pense même pas, Potter !
-Allez, une petite danse ne te tuera pas, voyons.
-Je t’ai dit…, commença Lily mais elle fut interrompue par le professeur Dumbledore qui était soudain à côté d’eux.
-Magnifique soirée, vous ne trouvez pas, jeunes gens ?
-Oui, professeur, dit Lily en essayant de s’esquiver.
-Allez, profitez de cette chanson et dansez ensemble : l’heure n’est pas au combat mais à la détente et au compromis. Bonne soirée à vous deux. »
Dumbledore repartit et James et Lily, après un regard obligé, allèrent sur la piste de danse et commencèrent à danser. Soudain, Lily se sentit différente, tout près de James en train de valser. C’était comme si elle le considérait comme quelqu’un d’autre, un beau cavalier qui était très séduisant. La jeune fille essayait de lutter contre ce sentiment soudain et étrange mais son cœur lui disait de renoncer à tout combat qui serait vain. Elle était littéralement sous son charme, dans un monde où il n’y avait plus qu’eux. James ressentait bizarrement exactement la même chose, même s’il ne comprenait pas pourquoi ce changement s’était accompli. Les yeux dans les yeux, ils n’entendirent même pas la musique s’arrêter : ils avaient leur propre rythme maintenant. Sentant un changement autour d’eux, ils détournèrent le regard l’un de l’autre et virent avec surprise que toute l’assistance les regardait avec le sourire. S’écartant vivement l’un de l’autre, ils s’éloignèrent chacun de leur côté. Lily, le visage virant au rouge, ne comprenait pas ce qui lui était arrivé : normalement ce devait être une danse et rien de plus mais là… C’était comme si elle avait réalisé quelque chose d’impossible. Ses amies vinrent vers elle mais Lily ne se sentait pas le courage de leur parler ni de trouver une explication : elle voulut sortir à vive allure de la Grande Salle mais elle ne put pas à cause d’un énorme fantôme, inconnu de Poudlard, avec une tête de citrouille qui barrait la sortie de la salle. Elle trouvait cela très bizarre mais ne voulut pas approfondir, trop secouée de ce qui venait de se passer. Pourtant on l’empêcha de sortir quand même :
« Miss Evans ! Je vous ai cherché partout ! dit soudain le professeur Slughorn. Alors, vous vous amusez bien j’espère, jeune fille, et même s’il ne faut pas abuser des bonnes choses, il faut tout de même en profiter.
-Ecoutez, professeur, je ne me sens pas très bien et j’ai envie de…
-Non, non, vous êtes de loin ma meilleure élève : je n’ai jamais vu un tel talent, alors restez que nous bavardions ensemble. Je vais très bientôt organiser une petite soirée : je vous demande expressément de venir : la soirée n’aurait plus lieu d’être sans vous. Qu’y a-t-il ? demanda-t-il soudain en voyant Lily, les yeux fixés sur le petit groupe des maraudeurs qui souriaient à tout le monde.
-Ce n’est pas normal » murmura Lily.
Elle se tourna vers le pseudo-fantôme qui bloquait la sortie et soudain, celui-ci appuya des deux mains sur la citrouille qui lui servait de tête et aspergea de cette même substance tous ceux qui étaient près de lui. La plupart des élèves crièrent d’abord puis rirent ensuite de cette petite plaisanterie : en revanche, Lily ne riait pas du tout, énervée d’être aspergée de citrouille et que sa robe soit orange au lieu d’être verte. Elle regarda James, qui s’attendait-elle s’écroulerait de rire, mais en fait, il semblait presque gêné qu’elle soit ridiculisée ainsi : elle le vit remuer les lèvres et soudain toute la citrouille qui coulait de ses cheveux et de sa robe s’envolèrent. Elle sourit et pensa que, grâce à cette délicatesse, exceptionnellement, elle les laisserait s’amuser et leur laisserait le champ libre. Lily alla s’asseoir dans un coin hors de portée de toute attaque mais bien en vue pour observer tout ce qui allait se passer : comme l’avait dit McGonagall, la soirée était à la détente, après tout. James comprit par son attitude que lui et ses amis pouvaient continuer à mettre à bien leur projet sans interruption négative. Ils s’en donnèrent alors à cœur joie et l’un d’eux, plus que les autres, pour impressionner une belle jeune fille, spectatrice attentive de la scène.
Il semblait que les maraudeurs avaient imaginé leurs tours les plus drôles et les plus cocasses. Ainsi des fantômes-citrouilles s’amusaient, sous le contrôle d’un maraudeur à vouloir transformer les tenues de certains élèves et certains Serpentard, étrangement, furent davantage visés que d’autres élèves. Rogue (celui de 16 ans bien sûr) eut donc sa part et pourtant il ne semblait pas du tout s’amuser. L’un des fantômes transforma ainsi sa veste noire en chauve-souris, qui emmena Rogue au plafond pendant que celui-ci gesticulait dans tous les sens et ne pouvait rien faire, sa baguette ayant été « confisquée » nonchalamment par Sirius. Mais il réussit à prendre une petite fiole, dans la poche de son pantalon et à la casser sur sa veste-chauve-souris, ce qui lui redonna son aspect originel. Comme Lily, il essaya de sortir de la Grande Salle, après une dure chute mais impossible, le fantôme, barrant la route, se contenta de l’asperger de citrouille.
Quant aux professeurs, ils semblaient ne pas vouloir interrompre les sortilèges imaginés par les maraudeurs mais regardaient souriants, leurs inventions les plus comiques. Le professeur Dumbledore était celui qui s’amusait le plus et il riait de temps en temps, quand l’un des fantômes-citrouilles faisait une blague inattendue. Il semblait presque déçu de ne pas pouvoir participer à ces plaisanteries mais parfois un regard du professeur McGonagall lui rappelait sa fonction.
Peter se fit avoir à son propre piège, de son côté, car au lieu de demander à son fantôme de pendre comme décoration un garçon de Poufsouffle de quatrième année, il se trompa et le fantôme le pendit lui-même à une décoration de la Grande Salle, assez haute et il ne parvint pas, même avec sa baguette à se défaire de cette situation. Il fallut que Remus, en bon samaritain, abandonne ce qu’il faisait et aille l’aider.
Sirius, de son côté, s’amusait, par l’intermédiaire de son propre fantôme-citrouille à transformer les chaussures des filles, quelles qu’elles soient, à devenir des animaux, terrestres ou volants : ainsi une fille parfois partait à toute vitesse en courant à travers la Grande Salle, ses chaussures transformées en pattes de thinpard, l’animal le plus rapide du monde magique ou une autre, s’envolait en criant, les siennes transformées en phalos, un oiseau magique qui ne pouvait supporter d’être au sol mais de voler toujours très haut. Sirius, tout en contrôlant ces phénomènes, riait à cœur joie et par ricochet, son fantôme riait lui aussi mais tout en éclaboussant de citrouille nauséabonde les personnes avoisinantes.
C’était l’affolement complet dans la salle : tous les élèves tentaient de sortir pour échapper aux Maraudeurs et à leurs fantômes mais c’était peine perdue : même des élèves tentèrent de jeter un sort ou une potion au gardien-fantôme de la porte mais celui-ci se contentait avec le sourire de les éjecter plus loin, avec des vomissures de dragées de Bertie Crochue plein les vêtements puisque la substance n’était pas toujours la même. Le préfet de Serpentard, n’en pouvant plus, alla trouver tant bien que mal, le directeur de sa maison :
« Monsieur, ça ne peut plus durer, cette mauvaise plaisanterie tourne au désastre et au ridicule le plus total, dit Rogue énervé et plein de détritus divers.
-Mais voyons, Severus, vous devriez être amusé comme moi, répondit le professeur Slughorn, c’est vraiment très divertissant et je n’ai jamais vu d’Halloween plus plaisant : ces jeunes gens sont vraiment très forts et j’aurai peut-être dû les convier dans mon petit groupe, je crois… »
Rogue n’attendit pas la suite et fou de rage, il alla trouver le professeur Dumbledore, assis dans son fauteuil et commentant avec entrain toutes les plaisanteries.
« Professeur, je vous…commença Rogue.
-Attendez un instant, Mr. Rogue. Regardez ce ballon qui s’élève : il est fabuleux, vraiment, vous ne trouvez pas Minerva ? Enchanter ainsi une simple assiette avec cette variété de couleurs et de formes est magnifique. Oui, jeune homme, vous désirez ?demanda enfin Dumbledore en voyant Rogue, presque en train de s’écrouler de colère.
-Je vous demande de leur faire arrêter ces pitreries insupportables et indignes de cette école ! Vous n’avez pas peur des dangers pour vos élèves, ça se voit !s’emporta Rogue.
-Ecoutez, répondit Dumbledore avec une soudaine sévérité, vous n’avez pas à me parler sur ce ton : je ne suis pas un de vos camarades que vous voulez insulter ! Et observez pour une fois ce qui se passe autour de vous au lieu d’être aveuglé de colère. Les élèves qui subissent de minces transformations ou enchantements ne sont aucunement blessé et pas un n’a une égratignure : chacun des jeunes gens qui enchante son geste fait bien attention à ce qu’aucun accident n’arrive et contrôle le résultat : par exemple, regardez le jeune Potter qui a ensorcelé la coiffure de cette jeune fille : vous voyez bien qu’elle éclate elle-même de rire en voyant ses cheveux qui sont devenue une sorte de perruque-arborescente. Je les surveille tous depuis le début et sachez qu’il y a plus de peur que de mal : mais c’est de la peur qui amuse et non autre chose de plus grave. Cela va s’arrêter dans un court moment puisque la soirée se termine mais soyez heureux que je sois indulgent ce soir et que je ne vous enlève aucun point pour votre attitude et votre insolence. »
Vingt minutes passèrent encore dans les transformations les plus ahurissantes et la plupart des élèves riaient maintenant plus qu’autre chose en voyant bien qu’aucun malheur n’arrivait à aucun d’entre eux. Lily, toujours assise en bonne spectatrice, avait ri de toutes les plaisanteries sans se formaliser de rien. Elle n’avait pu s’empêcher de regarder surtout James comme si plus rien n’existait en-dehors de lui. Sa bonne humeur qui l’agaçait tant avant, l’égayait maintenant plus qu’autre chose. Même si elle suivait chacune des plaisanteries des maraudeurs dont elle riait de bon cœur, elle ne pouvait s’empêcher de penser en rêvassant qu’elle serait tellement bien dans les bras de James, leur cœur battant l’un contre l’autre. James, quant à lui, avait regardé Lily pas mal de fois tout en pensant à leur danse et aux conséquences de ce que cela avait entraîné chez lui : Lily n’était plus une Miss Parfaite mais une jeune fille très belle et intelligente qui lui faisait battre le cœur à chacun de ses regards sur elle : il sentait bien que Sirius allait se moquer de lui et que Remus lui sourirait de façon significative et encourageante mais ses pensées n’allaient que vers Lily et ses merveilleux yeux verts dans lesquels il avait tellement hâte de se plonger. Mais ils furent interrompus tous deux dans leurs pensées par le professeur Dumbledore qui se leva et réussit étonnamment, mais grâce au Sonorus, à se faire entendre de tous.
« Jeunes gens, merci pour cette magnifique soirée très divertissante, que l’on doit principalement à nos animateurs experts en la matière (les maraudeurs réunis, firent une révérence, le sourire aux lèvres) qu’on ne remerciera jamais assez mais cette soirée touche malheureusement à sa fin, alors vous pouvez rejoindre vos dortoirs et…s’interrompit Dumbledore en voyant James s’avancer vers lui précipitamment. »
James lui chuchota quelque chose qui fit sourire le directeur qui reprit ensuite :
« Très bien, il paraît que pour cette fin de soirée, nos amis nous aient préparés une surprise mémorable selon eux. Alors, dit-il en s’adressant aux maraudeurs, je vous en prie, allez-y, nous avons hâte de voir votre nouvelle invention. »
Dumbledore se rassit et les professeurs revinrent à leur place. Les maraudeurs firent écarter les élèves, en ayant fait cessé tous les sorts de lancés et tous les élèves se retrouvèrent ainsi formés en cercle, le milieu de la salle étant consacré à cette fameuse surprise : Lily s’était mise au premier rang et attendait, comme les autres, très impatiente mais en même temps, un peu effrayée de ce qu’elle allait voir.
Les maraudeurs étaient répartis à l’intérieur du cercle, la baguette à la main mais il semblait que c’était James qui dirigeait l’entreprise : les bougies s’éteignirent et l’obscurité plana dans la Grande Salle. Puis dans un éclair foudroyant et réaliste, une forme fit son apparition : la silhouette de Voldemort encapuchonnée. Tous les élèves poussèrent un cri mais il sembla alors que ce n’était qu’un faux-semblant. Puis dans un autre éclair, une petite silhouette apparut à son tour : elle dévoila un enfant d’environ quatre ans, assis par terre en train de jouer tranquillement pendant que la silhouette de Voldemort était face à lui. Des silhouettes de Mangemorts arrivèrent alors derrière Voldemort. La scène, qui s’apparentait à un film moldu mais en trois dimensions, était baigné dans un froid tendu, glacial et tragique : tout le monde frissonnait. Voldemort alors leva sa baguette contre l’enfant dans un but bien connu de tous. Mais l’enfant, que tout le monde voulait prévenir, et en particulier Lily, leva la tête et se mit à sourire : il lança par jeu une friandise contre Voldemort qui ne put accomplir son geste et tomba à la renverse en se prenant les pieds dans sa robe. Cette chute entraîna celle des Mangemorts qui tombèrent à leur tour et qui n’arrivaient pas à se démêler les uns des autres. Tous les élèves éclatèrent de rire en voyant leur ridicule et leurs visages complètement imbéciles devant ce genre de situation. Voldemort se releva mais l’enfant le devança et lui jeta cette fois-ci une poignée de friandises de chez Honeydukes et soudain Voldemort, assailli, jeta un long cri et disparut dans une fumée morbide et glauque : les Mangemorts s’écroulèrent à leur tour et disparurent de la même manière. Un brouillard fit son apparition et aucun des spectateurs ne vit plus rien. Puis ce brouillard se dissipa et l’on vit l’enfant toujours là, assis sans se soucier de rien pendant que plus haut, s’élevait une aube rougeoyante mais magnifique : cette vue procurait une tranquillité d’esprit et un apaisement extraordinaire à tous les spectateurs, élèves comme professeurs. Une chaleur se répandait dans le cœur de chacun et un espoir indicible envers l’avenir s’élevait comme un feu ardent et réconfortant. Enfin, toute la scène se dissipa entièrement et l’on ne vit plus que les maraudeurs souriants timidement, curieux et un peu inquiets de l’effet produit qui s’annonça quand les esprits se réveillèrent. Le professeur Dumbledore, suivi des autres professeurs, se leva et applaudit avec force : la plupart des élèves suivirent avec entrain et cris de joie aux maraudeurs qui affichèrent alors un immense sourire. James regarda aussitôt la réaction de Lily : elle était en larmes mais souriait d’une façon très évocatrice. Alors le moment tant attendu par eux arriva : James s’approcha de Lily, ils se regardèrent dans les yeux avec amour, puis s’embrassèrent avec tendresse et passion. Cette soirée fut mémorable dans tous les esprits mais surtout dans ceux du couple qui allait se former. En effet, les Lily et James adultes qui avaient observé toute la scène, dont la dernière surtout, étaient émus et Lily pleurait de joie en écho d’elle-même de 16 ans. Puis elle regarda avec amour James qui avait presque les larmes aux yeux : elle sentit une fois de plus qu’elle avait fait le bon choix ce soir de bal 1975 et que jamais elle ne pourrait le regretter. Echangeant un regard complice, ils sortirent de la pensine : revenus chez eux, assis sur leur canapé, ils restèrent un moment silencieux alors que onze heures du soir sonnaient.
« En tout cas, Lily chérie, merci d’avoir pensé à nous faire souvenir d’une telle soirée, ça fait vraiment du bien et ça rajeunit.
-Oui, c’est vrai et en plus, ça m’a montré combien je t’aime, dit Lily en le regardant les yeux remplis d’amour. »
Ils s’embrassèrent un long moment amoureusement puis Lily dit en fronçant légèrement les sourcils :
« Mais dis-moi, je ne t’ai jamais demandé car j’étais trop amoureuse de toi à ce moment mais que signifiait exactement cette scène que vous aviez organisée toi et les autres ?
-En fait, on avait envie de ridiculiser Voldemort et quoi de mieux qu’un enfant, petit de préférence : tu sais à quel point nous étions provocateur !dit James en souriant.
-Oh vous l’êtes encore aujourd’hui !s’exclama Lily en riant. Mais, continua-t-elle en reprenant son sérieux, c’est étrange, vois-tu car quand j’ai revu cette scène comme la première fois, j’ai ressenti quelque chose de particulier : j’étais complètement terrifiée quand Voldemort allait tuer ce pauvre enfant…
-Normal, c’était l’effet qu’on voulait produire chez nos spectateurs.
-Non, tu ne comprends pas, c’est autre chose que de la terreur face à une situation neutre : c’était comme si je me sentais impliquée dans cette scène et qu’une part intime de moi était en danger : c’est horrible James ! Et le pire c’est que je ressens exactement la même chose dans le cauchemar qu’on fait tous les deux, tu sais, dans cette forêt.
-C’est bizarre, répondit James en réfléchissant. Je n’ai pas ressenti cela lorsque j’ai revu cette scène qu’on avait montée : tu es sûre que c’est le même sentiment ?
-Mais oui évidemment ! Une telle impression ne s’oublie pas : j’ai atrocement peur et en plus, j’ai peur pour quelqu’un d’autre mais à un point inimaginable : c’est comme si on m’arrachait tout ce à quoi je tiens et j’ai souffre terriblement intérieurement, finit-elle en tremblant. »
James prit Lily dans ses bras en la serrant pour la réchauffer et la rassurer et ils restèrent tous deux songeurs, réfléchissant à tout ce que cela pouvait signifier.
« Tu crois qu’on devrait en parler à Dumbledore ? demanda timidement Lily.
-Peut-être : il a sûrement de l’expérience dans ce genre de cas. On le prendra à part à la réunion prochaine, si ça peut te rassurer définitivement. Allez, viens te coucher ma Lily adorée, nous ne devons pas finir cette soirée sur une note si négative, surtout si elle n’est pas fondée. En tout cas, j’aurai dû te laisser avec ta robe pleine de citrouille, tu étais croquante avec cette citrouille dégoulinant de tes cheveux !finit en rigolant James. »
Lily s’emporta contre lui en riant : James s’amusa à emporter Lily dans ses bras et il la monta dans leur chambre, Lily se débattant furieusement dans ses bras tout en continuant à rire.


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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:10

Chapitre 5 : Une époque de découragement

Mais bien vite, la joie que James et Lily avaient ressenti pour cet Halloween s’était estompé, aussi vite qu’une fumée, le lendemain matin. Quand ils arrivèrent au bureau, ils apprirent avec horreur qu’un de leurs collègues Auror avait été tué la veille chez lui avec sa femme et leur petite fille par des Mangemorts. D’ailleurs ce n’avait pas été le seul meurtre : il semblait que Voldemort et ses Mangemorts avaient voulu fêter Halloween à leur façon en faisant un massacre : ainsi leurs collègues et la Gazette du Sorcier leur rapportèrent que les Mangemorts avaient débarqué en pleine fête d’Halloween dans un bar sorcier et avaient tué tout le monde. Ce bar était justement réputé pour critiquer les méfaits de Voldemort et accueillir tous les sorciers d’origine moldue qui se sentaient perdus et particulièrement visés par les circonstances.
A la suite de ces nouvelles, James et Lily restèrent glacés d’horreur : les Mangemorts n’avaient pas hésité à tuer tous ceux qui se trouvaient là, les femmes comme les enfants. Ils connaissaient assez peu le collègue qui était mort mais ils savaient qu’il était très gentil et particulièrement fort et expérimenté dans son métier. Quand Maugrey arriva, il comprit la situation et ils observèrent tous dix minutes de silence pour leur ancien collègue, sa famille et tous les sorciers assassinés dans le bar. Puis, comme sachant ce qu’ils devaient faire, chaque Auror alla reprendre son poste mais avec un visage plus dur et plus déterminé. James semblait sur le point d’exploser quand ils sortirent du Ministère et il ne put s’empêcher d’éclater, alors qu’ils étaient sur le point de transplaner.
« Non mais tu te rends comptes ? Ces sales… ont profité de cette magnifique fête pour s’en prendre à Falcon ! Il devait être sur leur piste, j’en suis sûr !...
-James chéri, arrête de crier voyons, tout le monde va t’entendre, dit Lily un peu affolée en voyant des employés du Ministère se retourner près de la sortie.
-Bon d’accord mais…
-Chuut !dit Lily en prononçant un sort informulé qui laissa littéralement James sans voix. »
Ils purent transplaner en silence alors que James regardait Lily d’un œil noir. Lily lui rendit la voix alors qu’ils prenaient une petite rue isolée de Grimsby.
« Tu es folle ou quoi de me jeter ce sort !s’écria James indigné.
-C’était pour notre bien à tous : personne n’a besoin d’entendre nos affaires et surtout quand c’est sur notre travail, répondit sèchement Lily. »
Un silence assez tendu s’ensuivit mais James reprit la parole :
« D’accord, excuse-moi ma toute douce Lily, je n’aurai jamais du m’énerver comme ça, je suis trop inconscient parfois : heureusement que tu es là pour me raisonner. Tu me pardonnes ? demanda-t-il avec un grand sourire mais en même temps un air penaud sur le visage.
-Mais bien sûr, tu le sais bien, répondit Lily tristement.
-Alors pourquoi ce visage si malheureux ma chérie ?
-Parce que j’imagine tout simplement la douleur que Falcon et sa famille ont du éprouver et le devoir que devait ressentir Falcon à protéger sa femme et sa fille coûte que coûte. Ca a du être atroce…dit Lily les larmes dans les yeux. Une famille si unie et si heureuse…
-Viens là ma pauvre Lily, dit James en la prenant dans ses bras. Je ne pensais pas que ça t’affecterait à ce point : excuse-moi de ne pas avoir assez prêté attention à ta douleur, mon cœur. »
Ils restèrent enlacés quelques minutes pendant lesquelles ils se sentaient seuls au monde et désarmés.
« Ne t’inquiète pas ma Lily, jamais personne ne nous fera subir le même sort, je te le promets. »
Après avoir séché ses larmes, Lily prit le bras de James et ils se dirigèrent vers une maison où ils devaient interroger un homme sur son implication dans une affaire de Mangemorts. Quand ils frappèrent à la porte d’une maison assez bien bâtie, il y eut un grand fracas et instinctivement James et Lily sortirent leurs baguettes, prêts à se battre : mais alors qu’ils étaient sur le point d’enfoncer la porte, un homme assez maigre leur ouvrit, les cheveux plein de suie, de toiles d’araignée et de poussière.
« Oui, que voulez-vous ?demanda l’homme d’un air fatigué en fixant le bout de leurs baguettes pointées sur lui.
-Que se passe-t-il chez vous ?demanda James d’un ton sévère.
-Oh ! Je vois que vous êtes envoyés par le Ministère. Vous êtes sûrement des Aurors mais vous êtes bien jeunes, dites-moi pour exercer cette…
-Répondez-nous !dit Lily en haussant la voix. Que se passe-t-il dans cette maison ?
-Mais ne vous affolez pas comme ça, jeunes gens !s’étonna l’homme. Le chahut que vous avez entendu n’était que du rangement et j’avoue que, n’étant pas à l’aise dans les entretiens ménagers, je nettoie ma maison avec des sorts, rien de plus. Malheureusement l’un d’eux a mal tourné et le plafond conduisant au grenier a explosé, tout le contenu du grenier atterrissant sur moi et le reste du mobilier. Entrez, vous pourrez vérifier par vous-mêmes. »
James et Lily entrèrent méfiants, prêts à riposter à une éventuelle attaque mais ils furent surpris de ne rien trouver à part un chantier époustouflant qui faisait croire bien évidemment à une explosion. Pour se rendre compte si rien ni personne de suspect ne se trouvait sous les décombres, James et Lily prononcèrent plusieurs fois la même formule pour rendre la maison de nouveau habitable. Ils se rendirent compte enfin que l’homme devait être sincère mais, même s’ils baissèrent leurs baguettes, ils se jetèrent un bref coup d’œil pour s’assurer que l’un et l’autre reste méfiant.
« Très bien, Mr. Teller, maintenant que tout est revenu dans l’ordre, pourrions-nous nous entretenir plus calmement avec vous ? demanda Lily à l’homme.
-Mais bien entendu, Miss. Asseyez-vous, faites comme chez vous, répondit Teller satisfait de retrouver sa maison comme neuve. Un verre peut-être ?
-Non, merci. Alors, Mr. Teller, commença James, vous devez vous douter pourquoi nous sommes venus vous voir quand même.
-Oui mais je vais continuer à dire, comme à vos collègues Aurors la première fois, que je ne vois aucun problème.
-Aucun problème ?s’étonna Lily. Mais Mr. Teller, vous devez être au courant qu’un meurtre a été commis dans la soirée du 28 octobre par des Mangemorts et que vous avez été aperçu près du lieu du crime, non ?
-Oui en effet mais je ne vois pas pourquoi je serai accusé de quoique ce soit, dit Teller calmement. J’avais bien le droit de me promener dans le coin, non ?
-Bien entendu, répondit James, mais Mr. Teller, ce n’est pas la première fois que ça arrive : la dernière fois, on vous avait aperçu dans le jardin de la victime et une fois encore, on n’avait pu trouver aucune preuve d’une quelconque culpabilité. Vous n’allez pas insinuer que c’est un pur hasard et que vous aimez vous promener dans des jardins ou des rues avoisinantes alors que rien ne vous amène là-bas ? Ou alors vous avez vraiment des prémonitions assez morbides. »
Teller se tut et sembla réfléchir nerveusement à toute vitesse à la situation. James et Lily étaient loin d’être aussi arrangeants que les deux autres Aurors qui l’avaient intercepté la première fois. Il prit donc une décision.
« Très bien, jeunes gens, je vais vous dire ce qu’il en ait mais promettez-moi de ne pas vous énerver contre moi et mes activités.
-Ca dépendra de ce que vous faites, répondit James d’un ton distant.
-D’accord, je comprends. Bon, je me lance : depuis la mort de ma femme tuée par les Mangemorts, je veux coincer Vous-Savez-Qui par n’importe quel moyen et je n’hésite pas à enfreindre quelques lois, même si je sais que je ne devrais pas, je sais. En fait, on me retrouve souvent là-bas car au lieu d’affronter en face Vous-Savez-Qui et ses sbires puisque je n’en ai pas le courage, je prends des photos des victimes et ensuite je recherche le moindre détail qui me permette de les piéger.
-Mais vous ne devez rien trouver sur vos photos : ils ne laissent rien derrière eux, s’étonna Lily.
-Détrompez-vous, Miss. Même si vous et vos collègues faites un très bon travail, vous ne pouvez pas rester penché des heures sur une même scène mais moi si grâce à mes photos. Grâce à certains procédés sorciers que j’ai mis au point, je réussis à voir le moindre détail et ainsi, je le dis en toute modestie, j’ai déjà envoyé quelques infos et pistes anonymement à votre bureau d’Aurors et vous pouvez me croire que c’étaient des pistes intéressantes.
-D’accord, alors si je comprends bien votre message, vous voulez nous faire entendre que vous pistez les Mangemorts par notre intermédiaire et qu’on vous sert d’instrument ?demanda ironiquement James.
-Euh non, quand même pas : je ne veux pas me servir de vous mais vous aider, collaborer avec vous en quelque sorte.
-Mais pourquoi alors ne l’avoir pas dit plus tôt et ne pas avoir déclaré votre identité dans vos envois d’informations ?demanda Lily suspicieuse.
-Tout simplement car je ne voulais que personne ne sache ce que je faisais sinon ce serait moi la prochaine victime de mes photos.
-Ca ne nous explique toujours pas comment vous pouvez vous trouver sur les lieux avant que même nous arrivions, demanda James. »
Teller rougit légèrement et se leva de sa chaise pour se diriger vers son buffet. James et Lily observaient tous ses gestes, la main sur leur baguette dans leur poche intérieure. Il ouvrit un tiroir et en retira un album avec lequel il revint près des deux jeunes Aurors.
« Tenez, regardez cet album et vous comprendrez pourquoi je me trouvais là-bas… »
Lily et James étaient repartis sous une pluie battante et ils s’étaient dépêchés de transplaner vers le Ministère : arrivés dans le bureau des Aurors, ils reprirent leur discussion :
« Alors, tu crois vraiment qu’il dit la vérité ?demanda Lily à James.
-Oui je pense : ces photos de lui avec les victimes prouvent qu’il les connaissait personnellement et en voulant les protéger, il est malheureusement arrivé trop tard. Quant à son appareil photo, j’ai l’impression qu’il se balade partout avec, même dans ses ballades chez ses amis, prêt à prendre n’importe quelle photo un tant soit peu intéressante. Alors bon, c’est un pauvre homme qui perd toutes les personnes qu’il aime et apprécie, c’est dommage, je le plains. »
Lily acquiesça tristement en pensant à cet homme qui ne vivait plus que nuit et jour pour les aider seulement un peu à coincer des Mangemorts et peut-être Voldemort un jour. Alors qu’ils faisaient leur rapport quotidien à Maugrey, Lily eut une idée et se promit d’en parler à James et Dumbledore dès qu’elle le pourrait.
Les réunions se déroulaient toujours dans une certaine tension et chaque Auror ne savait pas quelle piste prendre au sérieux, tellement elles étaient abondantes, les gens étant pressés d’en finir avec ces peurs quotidiennes et ces tueries.
Le samedi arriva et Lily n’avait pas encore pu parler à James de son idée, chacun d’eux rentrant à des heures tardives et trop fatigués pour dire quoique ce soit. Ils arrivèrent séparément au numéro 42 de la rue Flamash à Bristol et purent se serrer l’un contre l’autre, ne s’étant pas enlacé véritablement de la semaine. Mais les autres membres qui arrivèrent les empêchèrent de s’embrasser plus longtemps. La réunion devait se dérouler dix minutes plus tard et Dumbledore n’était toujours pas arrivé. Soudain, Lily et James ressentirent une vive douleur, elle au cou et lui au poignet et chacun des membres porta la main où la douleur se faisait sentir. Ils comprirent tous et transplanèrent très vite : l’un des membres courait un grave danger. Quand Lily, James et les autres arrivèrent à l’endroit où devait se passer le combat, ils ne distinguèrent d’abord rien puis ils entendirent des cris juste derrière le mur d’une maison : une des membres de l’Ordre, Marlene McKinnon se battait furieusement contre cinq Mangemorts derrière un arbre. Tous les membres arrivés encerclèrent les Mangemorts sans qu’ils ne s’aperçoivent de rien et jetèrent les sorts les plus puissants autorisés. Deux Mangemorts furent vaincus et ne purent plus bouger mais les trois autres, voyant leurs camarades immobiles et capturés, transplanèrent très rapidement et le combat prit donc fin. Quelques membres étaient légèrement blessés et Elphia Doge les emmena rapidement à Ste-Mangouste pendant que Maugrey et trois autres Aurors emmenaient les Mangemorts capturés au Ministère de la Magie puis à Azkaban. Les autres, dont James et Lily, rentrèrent exténués à Bristol avec Marlene McKinnon, passablement perturbée par la soirée.
« Que s’est-il passé ?demanda Dumbledore en accourant auprès d’eux quand ils passèrent le seuil de la porte.
-Des Mangemorts sont tombés sur moi alors que je m’apprêtais à venir ici, professeur, dit faiblement Marlene. J’ai juste eu le temps de réagir pour les combattre et ensuite les autres membres sont arrivés : sans eux, je ne serai plus en vie à l’heure qu’il est…
-Asseyez-vous, ma chère et reposez-vous : vous êtes en sécurité ici. Votre famille est-elle en sécurité elle aussi ?
-Oui, professeur : je les ai cachés à Vous-Savez-Qui et ses Mangemorts depuis une semaine maintenant et il est impossible qu’ils puissent les trouver. »
Dumbledore fit signe aux autres de le suivre dans la salle de réunion pendant qu’Alice Londubat essayait de la faire se reposer.
« Alors, que s’est-il passé quand vous êtes arrivés ?demanda de nouveau Dumbledore.
-En fait, professeur, dit Sirius, ils étaient cinq et semblaient vouloir tuer Marlene le plus vite possible évidemment. Le combat a été assez bref avec eux car on avait réussi à les encercler : on a réussi à en capturer deux mais trois autres ont réussi à s’échapper malheureusement. Maugrey les a emmené au Ministère et les quelques blessés sont à Ste-Mangouste. Mais j’aurai vraiment aimé interroger ces…
-Très bien, merci Sirius, dit Dumbledore inquiet. Avez-vous remarqué quelque chose d’inhabituel dans le comportement ou le regard des Mangemorts quand vous les avez combattus ?
-Non, rien, professeur, dit Gideon Prewett mais je crois qu’on n’a pas eu le temps de les observer assez, on était trop concentrés sur le combat.
-Bien sûr, je comprends. La réunion de ce soir n’aura pas lieu bien entendu. Mais essayez d’enquêter sur le pourquoi de cette attaque et quelles conséquences elle va avoir sur les agissements de Voldemort, dit Dumbledore aux membres qu’un frisson parcourut, pour la plupart, à la mention de ce nom. »
Les membres sortirent mais Lily retint James du bras et se dirigea avec lui vers Dumbledore.
« Professeur, je sais que ce n’est peut-être pas le bon moment mais j’aurai une information à vous communiquer et une proposition, dit Lily. »
Puis elle raconta l’histoire de l’homme qu’ils étaient allés voir dans le cadre d’une enquête.
« J’ai pensé, pas à tort je pense, que cet homme, Teller, pourrait parfois nous faire bien avancer dans nos enquêtes, pas au Ministère car ce ne serait jamais toléré mais ici, je pense qu’il aurait sa place et qu’il nous offrirait des pistes non négligeables.
-Très bien, je vais y réfléchir Lily, merci de m’avoir parlé de cela. J’irai le voir dès que je pourrai et je verrai alors. Bonne nuit à tous deux. »
James en rentrant fut surpris que sa chère Lily ait eu cette idée, elle qui semblait ne pas lui faire confiance au début mais dès qu’elle fut dans ses bras chez eux, plus rien ne vint troubler ses pensées.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:11

Chapitre 6 : Des problèmes à perte de vue

Les jours qui suivirent ne furent guère plus heureux que ceux qui avaient précédé. Il avait été difficile d’expliquer au Ministre comment plusieurs Aurors et des sorciers expérimentés en magie avaient pu se trouver par hasard à côté du lieu du combat. Dumbledore avait eu beaucoup de soucis puisque le Ministre et plusieurs membres du Magenmagot le soupçonnaient d’être à l’origine de ce groupe car même si le secret sur l’Ordre du Phénix était bien gardé, des rumeurs circulaient et rien ne pouvait les faire taire. Mais Dumbledore avait pu se tirer de ce mauvais pas en invoquant des explications inconnues de James et Lily. A présent, les Aurors craignaient plus que tout que les Mangemorts ne s’en prennent à leur famille et ils essayaient de les cacher le mieux possible : pourtant ces précautions semblaient peu propices à les rassurer. Plusieurs Aurors, membres de l’Ordre, parlèrent même de démissionner du groupe officieux, craignant des répercussions venant de Voldemort bien sûr mais aussi du Ministère s’ils venaient à apprendre leurs implications dans ce groupe de défense non autorisé. Mais James, Lily, Sirius et Maugrey réussirent à les convaincre de rester, les persuadant de leurs bonnes actions, meilleures en efficacité que leurs missions d’Aurors parfois. Toutes ces conversations se firent bien entendu à mi-voix dans le bureau des Aurors pour ne pas éveiller l’attention, ni des autres Aurors non-membres ni des autres employés du Ministère.
Le week-end approchait et aucune réunion de l’Ordre n’avait été reprogrammée, les événements récents ayant perturbés toute réunion future. Alors que James et Lily lisaient des rapports à leur bureau, Lily regarda James d’un air ennuyée et lui chuchota :
« Ecoute James, je sais qu’on a pas mal de soucis en ce moment mais j’aimerai qu’on fasse quelque chose dimanche si tu es d’accord.
-Quoi, mon amour ?demanda James amoureusement.
-Pas ce à quoi tu penses, non. En fait, tu as du t’apercevoir que beaucoup de nos collègues s’inquiètent pour leur famille et c’est également mon cas, même si je ne suis pas très proche d’eux.
-Ah !dit James avec déception et ennui. Tes parents et ta stupide sœur.
-James, voyons : Pétunia n’est pas stupide. C’est vrai, j’aimerai aller les voir pour vérifier qu’ils vont bien et aussi pour…
-Pour ?s’inquiéta soudain James.
-…pour leur annoncer nos fiançailles, voilà !
-Mais Lily chérie, tu sais bien qu’on en a déjà parlé ! Ils ne sont pas prêts à ce qu’on leur annonce.
-Mes parents si, j’en suis sûre : ils vont être très heureux pour nous, tu verras et je ne peux plus attendre : ce sont mes parents et ils doivent être au courant, dit Lily en insistant.
-Bon, d’accord, si tu y tiens mais j’espère qu’aucune remarque désagréable ne me parviendra aux oreilles, surtout de la part de ta sœur, sinon je la…
-Mais non, mais non, tu verras, tout ira bien, dit Lily souriante en posant un baiser sur les lèvres de James. Je vais tout de suite leur téléphoner.
-Tu vas leur faire quoi ?s’étonna James, ne comprenant pas.
-Tu devrais te souvenir que le téléphone est le moyen de communication des moldus, voyons.
-Ah oui, c’est vrai, je ne m’habituerai jamais au félénose, dit James en fronçant les sourcils.
-Mais non, té-lé-pho-ne, épela Lily en éclatant de rire. »
James ne put s’empêcher de rougir pendant que Lily sortait du Ministère pour aller téléphoner. Voyant Lily partie, James essaya tout seul d’épeler le mot mais ne parvint à l’épeler correctement qu’au bout de la cinquième fois.
Le samedi, aucune nouvelle pour une quelconque réunion de l’Ordre ne s’était fait entendre et les membres devinrent inquiets de ce mauvais présage. Malgré tout, Lily força presque James le dimanche matin à s’habiller et cela correctement pour aller voir ses parents. Elle lui fit enfiler de force un costume assez décontracté de moldu dans lequel James se sentit complètement ridicule et d’ailleurs il espéra en son fort intérieur que Sirius ne débarquerait pas pour le voir accoutré de la sorte. Quant à Lily, elle s’habilla avec une robe de moldue très élégante et à la mode, mode étonnamment suivie par Lily. D’ailleurs, James ne put le remarquer, trop affligé de voir qu’ils allaient vraiment sortir comme ça. Ils partirent enfin vers onze heures dans une voiture d’apparence moldue que Lily put conduire. James voulait repartir chez eux et ronchonnait toutes les cinq minutes. Heureusement ils arrivèrent rapidement à Little Whinging.
« Lily, ma chérie, que ça me fait tellement plaisir de te revoir !s’exclama la mère de Lily en se jetant dans ses bras.
-Moi aussi, ça me fait très plaisir de vous revoir, dit Lily les larmes aux yeux en regardant sa mère puis son père qui venait vers elle.
-Ah, et voici James bien sûr, dit la mère de Lily en le regardant en souriant.
-Mrs. Evans, je suis très heureux de vous revoir, répondit James. Vous également Mr. Evans.
-Mais entrez donc mes enfants, dit le père de Lily en embrassant tendrement sa fille puis en serrant la main de James. Il fait si froid dehors. »
James et Lily entrèrent dans une maison coquette, on ne peut plus moldue certes mais sans exagération. Tout était rangé impeccablement et la poussière ne se voyait nulle part. Quand ils arrivèrent dans le salon, une jeune femme sèche et dédaigneuse était assise sur le canapé.
« Pétunia !s’exclama Lily en se précipitant vers elle. Je craignais que tu ne puisses pas venir : Papa et Maman m’avaient prévenu que tu aurais peut-être un empêchement. Je suis très heureuse de te voir.
-Vraiment ?s’étonna Pétunia. On ne peut pas dire qu’on soit très liées depuis que tu vis dans ce monde de…
-Pétunia, arrête s’il-te-plaît !coupa leur père. Tu es dans ma maison et je te prie de te comporter en tant qu’invitée et non maîtresse de maison. Venez tous vous asseoir à table, le repas va bientôt être servi. Quand cesserez-vous ces enfantillages ? »
Une certaine gêne s’installa et la conversation avait du mal à reprendre, surtout que James lançait des regards furieux à Pétunia qui n’osait plus regarder que le fond de son assiette.
« Alors, Papa, les affaires marchent bien ?demanda Lily pour détendre l’atmosphère.
-Oui mon ange, tout roule parfaitement, j’ai plus de clients qu’il ne m’en faut.
-Et toi, ma chérie, demanda la mère de Lily, tout va bien à votre travail à tous les deux ?
-Oui, répondit Lily soudain assez rouge. Tu sais, les temps sont durs à cause de la menace dont je t’avais parlé il y a plusieurs mois mais ça va, on essaie de gérer la situation.
-Et je peux vous dire que c’est assez difficile, continua James emballé par la discussion et oubliant momentanément qu’il parlait à des moldus. On manque pas mal d’effectifs et les sorciers sont de plus en plus effrayés par les circonstances. Voldemort et ses Mangemorts veulent recruter de plus en plus d’adeptes et même…
-James chéri, coupa Lily. »
James regarda Lily en se demandant bien pourquoi elle l’interrompait mais il s’aperçut alors que les parents de Lily avaient arrêté de manger et le regardait apeurés tandis que Pétunia avait mis la main sur sa bouche, les yeux écarquillés de crainte.
« Oh, veuillez m’excuser, je n’aurai jamais du entrer dans les détails, dit James rapidement.
-Hum, autrement, aucun problème dans le voisinage ? La vie semble-t-elle toujours aussi belle ici ?demanda Lily en essayant de se faire discrète.
-Non, il n’y a rien de particulier à dire, Lily chérie, répondit son père. »
Et le silence plana de nouveau. Lily ne savait plus comment s’y prendre, même James ne semblait vouloir faire aucun effort : alors elle se décida à annoncer la nouvelle pour laquelle ils étaient venus.
« Bon, Papa, Maman, Pétunia, on a une grande nouvelle à vous annoncer James et moi : on est fiancés.
-Quoi ?s’écrièrent ensemble ses parents.
-Mais c’est merveilleux Lily chérie !dit son père. Mes félicitations à tous les deux !dit-il avec un grand sourire.
-Oh que je suis heureuse ma Lily : oui, félicitations à vous deux, dit la mère de Lily.
-Vous allez devoir rendre ma fille heureuse, dit Mr. Evans, et ce n’est pas une mince affaire. Quoiqu’il en soit, je suis heureux de vous avoir pour futur gendre, soyez-en sûr, finit-il en lui serrant la main chaleureusement. On va ouvrir une bouteille de champagne pour fêter ça !
-Merci monsieur, répondit James souriant puis se tournant vers Lily, il lui chuchota :
-Du champagne ?
-Oui, la boisson de fête des moldus, répondit Lily toujours en chuchotant.
-Mais Pétunia, tu ne dis rien : qu’y a-t-il ?demanda sa mère. »
Tous les regards se dirigèrent vers Pétunia qui, les lèvres extrêmement serrées, avait un regard froid et désagréable.
« Je ne pensais pas que ma propre sœur pourrait aller jusqu’à épouser quelqu’un de son espèce. Je pensais qu’elle aurait au moins l’intelligence de vouloir se marier avec un homme normal qui pourrait la remettre dans le droit chemin. Au lieu de ça, il faut qu’elle épouse un monstre ! »
Ces paroles eurent l’effet d’un coup de tonnerre : Lily semblait sur le point de fondre en larmes, ses parents étaient devenus pâles de colère et d’indignation et James était vert de rage et semblait sur le point de sortir la baguette de la poche intérieure de sa veste.
Avant que l’un des quatre ait eu le temps de faire ou de dire quoique ce soit, Pétunia sortit aussi vite qu’un Vif d’or et même si James avait eu le temps de faire quelque chose, il avait hésité à cause de Lily et de ses futures réprimandes. Quand la porte d’entrée claqua, Lily éclata en sanglots et se réfugia dans les bras de sa mère qui ne pouvait trouver les mots pour la consoler, tellement elle avait honte du comportement de sa fille aînée. Mr. Evans fit signe à James de le suivre dans la cuisine :
« Ecoutez : je me rends bien compte de la situation et croyez que moi et ma femme respectons énormément les gens comme vous : c’est même un honneur que Lily soit une sorcière et que vous-même acceptiez de l’épouser. Sachez que ce regrettable incident avec ma fille aînée ne se reproduira plus et que nous éviterons de parler d’elle. Je suis vraiment désolé : je ne pensais pas que Pétunia se comporterait de cette façon ignoble.
-Ne vous inquiétez pas, Mr. Evans, répondit James qui s’était calmé. Je savais que votre fille aînée ne nous aimait pas et j’aurai du prévoir un incident de ce genre. Je vous respecte beaucoup votre femme et vous et je suis très heureux également d’entrer dans votre famille. »
Ils se serrèrent la main en se souriant et sortirent pour rejoindre la mère et la fille. Lily avait réussi à se calmer et avait été réconfortée par tout l’amour de sa mère.
Lily et James, après avoir pris congé de Mr. et Mrs. Evans, étaient ressortis dans le froid glacial de novembre. Même l’intérieur de leur voiture semblait rejeter la chaleur mais James y remédia avec un sort. Le trajet fut morose : les fiancés ne parlaient pratiquement pas, trop contrariés l’un et l’autre par l’attitude de Pétunia. Cependant, un événement soudain leur changea l’esprit alors qu’ils refermaient la porte de leur maison. Ils virent apparaître devant eux la silhouette argentée d’un phénix : une réunion soudaine était sur le point de se tenir.
Ils transplanèrent aussitôt à Bristol et quelques rues plus loin, entrèrent dans le quartier général de l’Ordre. Il semblait qu’il y avait beaucoup plus de monde que d’habitude et heureusement que l’intérieur était plus grand qu’il n’y paraissait au premier coup d’œil. Les deux amoureux allèrent par habitude aussitôt s’asseoir dans la salle et découvrirent que la taille de la table avait plus que doublé et que les chaises également. Lily regarda James d’un air intrigué et inquiet mais celui-ci ne semblait pas comprendre mieux qu’elle. Les membres entrèrent peu à peu et s’installèrent :
« Vous savez ce qu’il se passe ?demanda Sirius en s’asseyant près de James. J’étais tranquillement en train de boire chez moi et voilà que Dumbledore nous demande de venir : c’est bizarre qu’il n’ait pas attendu samedi prochain tout de même.
-C’est vrai, c’est étrange mais les événements récents laissent penser que tout est bouleversé, répondit James.
-Salut vous trois, dit Remus en arrivant. Pourquoi Dumbledore a-t-il pris le risque de tous nous faire venir, bon sang ?finit-il en s’asseyant à côté de Lily.
-Comment ça ?s’étonna Lily. La totalité des membres de l’Ordre sont ici ? Mais je croyais que pour certains, c’était impossible ! Comme les sirènes, certains Centaures ou même des gobelins !
-Tu peux remarquer justement Lily que les membres dans l’incapacité physique de venir, ont fait venir des représentants : regarde, lui-dit-il en montrant des elfes de maison.
-Quoi ? Mais des elfes de maison ne peuvent être au service de ces êtres particuliers !dit Lily abasourdie.
-Eh bien, on en a la preuve du contraire. Je crois qu’ils doivent rendre toutes les paroles de Dumbledore, à la virgule près et je crois qu’ils n’auront pas intérêt à laisser une idée derrière eux. »
Mais Dumbledore interrompit toutes les conversations et le silence plana alors qu’il longeait la table pour aller s’asseoir à l’extrémité de celle-ci.
« Mes chers amis, je sais que vous devez vous étonner de votre présence ici et de l’appel pressant que je vous ai fait parvenir. Certains d’entre vous doivent être très occupés, alors j’irai droit au but de cette réunion. Comme vous avez du en être informés, l’attaque de deux membres de l’Ordre a été important : sur le premier, irrémédiable malheureusement et pour le deuxième, plusieurs d’entre vous ont pu arriver heureusement à temps. Les deux Mangemorts interpellés et emmenés à Azkaban devaient nous fournir d’importantes informations mais malheureusement, des complices sur place, leur ont fait parvenir du poison et par conséquent, ces Mangemorts ne nous sont plus d’aucune aide. »
Un brouhaha s’ensuivit, la plupart des membres indignés qu’une telle imprudence et négligence ait eu lieu.
« Cependant, reprit Dumbledore en élevant la voix et rétablissant donc le silence, il y a quelque chose de plus grave. Un contact assez précieux a pu s’apercevoir et me dire que les Mangemorts lors de ces deux attaques, ont pu découvrir notre moyen de communication : je veux parler bien entendu des colliers et des bracelets. Heureusement, continua-t-il en élevant de nouveau la voix face à l’inquiétude bruyante des membres, personne n’a subi de dommages et les bijoux ont été désensorcelés aussitôt pour notre sécurité à tous. Vous pouvez donc dès à présent retirer votre bijou et le mettre sur cette table là-bas, pour qu’aucune trace de nos activités ne soit devinée. »
Chacun, dans un silence morose, alla poser son bijou sur la dite table au fond de la pièce et Lily posa à regret son collier qu’elle avait tant apprécié. Chacun des membres revint à sa place et attendit la suite du discours de Dumbledore :
« Bien. Je suppose maintenant que vous vous attendez à ce que je vous communique et vous transmette notre nouvel instrument de communication. Mais cette fois-ci, pour des raisons de sécurité plus importantes, il sera plus simple et impossible à détecter : à chaque fois que vous aurez un problème grave ou une information d’extrême urgence à transmettre, vous enverrez tout simplement votre Patronus. Je sais, dit-il en regardant certains membres embarrassés, que certains d’entre vous ont des difficultés à en faire un correctement et pour cela, les autres membres qui réussissent dans ce domaine, les y aideront. J’ai conscience que c’est un acte de magie pas toujours facile et que parfois même des sorciers expérimentés, échouent à le faire apparaître mais il faut que chacun d’entre vous réussisse pour sa propre sécurité : sinon, je ne pourrai malheureusement pas le protéger le mieux possible. Le mien est un phénix, comme vous avez du le remarquer tout à l’heure. A vous de trouver le vôtre, quel qu’il soit. Il ne sera pas nécessaire de le faire connaître aux autres car le Patronus indique précisément quand il apparaît à qui il appartient. J’espère que cette fois-ci, tout se passera sans encombre. Les entraînements pour ceux qui le désirent, se dérouleront après chaque réunion à partir de samedi prochain, à la même heure que d’habitude. Bonne soirée à tous et soyez prudent. »
Tous les membres se levèrent et repartirent, sans un mot, sentant plus que jamais la menace qui pesait sur eux.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:12

Chapitre 7 : Une routine trop inquiétante pour durer

Les jours qui suivirent ne furent guère plus heureux que les précédents. Lily et James avaient espéré que Dumbledore leur apporteraient un quelconque réconfort ou au moins un espoir mais rien de tel ne semblait se profiler à l’horizon. Pour les fiancés, il n’y avait aucun problème pour faire apparaître un Patronus : James avait réussi en troisième année et Lily l’année suivante, ce qui était déjà très avancé pour leur âge. Sirius et Remus n’avaient aucun problème non plus pour le faire apparaître mais Peter n’y parvenait toujours pas, devant donc se rendre aux séances d’entraînement, quoique Sirius lui ait promis qu’il l’entraînerait personnellement. Les réunions suivantes, qu’elles soient avec Maugrey ou Dumbledore n’apportaient rien de neuf et les fiancés commençaient par s’inquiéter que cette situation ne tourne un jour à leur complet désavantage. Décembre arriva avec sa dose de neige et d’attaques répétées sur les membres de l’Ordre. Heureusement, avec le nouveau système de Dumbledore, des membres arrivaient toujours à temps pour sauver leur camarade mais souvent c’était très juste. Plusieurs membres avaient déjà démissionné de leur rôle, la peur les gagnant chaque jour davantage. Les préparatifs pour Noël ne semblaient enchanter personne et tout le monde craignait une nouvelle attaque pour les fêtes de fin d’année, comme celle produite le jour d’Halloween. Dix jours avant Noël, Lily et James étaient assis sur leur canapé chez eux, serrés l’un contre l’autre, position qu’ils adoptaient maintenant très souvent :
« Tu crois qu’on s’en sortira indemne, James ?
-Je n’en sais strictement rien, ma douce Lily. Tout ce dont je suis sûr, c’est que je combattrais jusqu’au bout et que rien ni personne ne m’empêchera de te protéger, ça, je peux te l’assurer.
-Oui, je sais, répondit Lily en tremblant, mais parfois, j’ai comme l’impression que ça ne s’arrêtera jamais et que quoiqu’on fasse, il gagnera. Je me sens souvent courageuse face à lui et ses Mangemorts mais j’avoue que dans des moments particuliers, je me sens complètement démunie : c’est normal, à ton avis ?
-Oh ma pauvre Lily, si tu savais à quel point c’est normal : j’ai les mêmes réactions et changements que toi mais je suis persuadé que si on avait à le combattre, on ne faillirait point. On tient trop l’un à l’autre pour pouvoir être séparé. »
Ils se serrèrent encore davantage l’un contre l’autre devant l’âtre de la cheminée et s’endormirent, éreintés une fois de plus de leur journée de patrouille.
Quand le samedi arriva, il n’y avait plus aucun entrain et la morosité régnait dans toutes les conversations sauf dans une seule : Sirius était en train de parler à James et il lui racontait comment un de leurs anciens pièges de Maraudeurs avait parfaitement réussi sur un Mangemort.
« Et alors, que s’est-il passé ensuite ?demanda anxieusement James. C’est vrai que notre Filet du diable personnel peut être coriace parfois mais un Mangemort pourrait facilement comprendre la faille, je pense, surtout s’il a assez de connaissances en botanique et en histoire de la magie.
-Oui c’est vrai mais j’ai rajouté un atout à notre piège et un Mangemort ne peut pas s’en sortir, ayant l’esprit trop méchant et morbide, ricana Sirius en se frottant les mains.
-Et tu vas te décider oui ou non à me dire quel a été ton ajout !commença à s’emporter James en riant.
-Seulement si tu me dis où tu comptes emmener Lily en voyage de noces !
-Ah ça, mon vieux Patmol, jamais, tu ne le sauras pas avant qu’on soit revenu de là-bas, parole de Maraudeur ! dit James sérieusement en levant la main droite.
-Pfft, tu n’es vraiment pas drôle, Cornedrue, je veux savoir moi !bouda Sirius.
-Ah oui, sûrement pour nous gâcher notre plus beau voyage de notre vie en insérant quelques bonnes vieilles et aussi de nouvelles blagues, j’en suis certain !
-Quoi, moi ? Mais jamais je ne ferai une chose pareille, tu ne me connais pas du tout !s’indigna le jeune homme.
-Oh si, justement, je te connais comme un frère et je t’aime comme tel mais jamais tu n’en connaîtras pas la destination. Il n’y a que moi qui la connais : je veux faire la surprise à Lily et ce n’est pas toi qui viendras tout gâcher. Je veux que ce soit parfait et ça le sera.
-J’ai confiance en toi pour ça, je te connais assez.
-Alors et cet ajout ? »
Mais tout le monde était arrivé et s’installait autour de la table. James s’assit précipitamment à côté de Lily qui lui avait réservé une place et Sirius se mit à côté de lui pour lui chuchoter à l’oreille son fameux ajout. Et alors que James avait imaginé mille façons ingénieuses de la part de Sirius pour vaincre le Mangemort, il ne put s’empêcher d’éclater de rire quand il entendit Sirius lui murmurer :
« Tu parles, il n’a pas pu se concentrer pour sortir de ce filet, tout ça parce qu’il s’énervait et était fou de rage à cause d’un canard en caoutchouc qui lui lançait sans arrêt des insultes et lui p***** au visage : tu imagines la scène ! »
A ce rire très audible, Dumbledore et tous les membres regardèrent James qui dut arrêter son fou rire : comme cela ne lui était pas arrivé depuis très longtemps, il se sentit très gêné et rougit presque. Il proféra un léger pardon et Dumbledore reprit la parole avec un petit sourire en coin envers James et Sirius, ce dernier, étant particulièrement content de l’effet produit.
« Donc, comme je disais à l’instant, il est nécessaire pour chacun d’entre nous d’être en harmonie les uns avec les autres et qu’il n’y ait aucune dissension pour le maximum d’efficacité. Les fêtes de fin d’année approchent à grands pas et il est bien sûr redoutable qu’une attaque ait lieu puisque chacun, ça se comprend parfaitement, voudra s’amuser et se changer les idées. Je vous demanderai donc, j’en suis désolé, de vous maintenir en alerte maximale et que vous effectuiez des rondes à tour de rôle pour que les autres puissent se divertir. Je comprends entièrement que ça en ennuiera certains mais je ne veux pas, ni vous, je pense, que le massacre d’Halloween, se renouvelle. Nous devons être prêts cette fois. »
Un triste silence ensuivit ces paroles, chacun sentant que même l’esprit à la fête à tour de rôle, la fête ne serait jamais entièrement présente dans leurs esprits.
« Bon, j’ai constaté d’autre part qu’il y avait eu de nets progrès dans la maîtrise des Patronus : je félicite ceux qui y sont parvenus ainsi que leurs entraîneurs. Certains ont toujours des difficultés et il me semble que peu d’efforts sont faits de ce côté (et Dumbledore regarda du coin de l’œil Peter qui baissa les yeux, le visage entièrement rouge) mais gardez confiance en vous, vous devez y arriver.
Et pour finir sur une note plus joyeuse, je vous demanderai de me suivre dans la salle d’à côté s’il-vous-plaît. »
Tout le monde se leva et suivit Dumbledore. Dans l’autre pièce, Lily découvrit avec surprise qu’un photographe les attendait, souriant derrière son appareil.
« Eh oui, je voudrai que notre groupe conserve des traces de son unité et j’ai voulu rassembler le maximum d’entre vous pour cette photo. J’espère que personne ne s’y opposera. »
Personne ne dit mot et chacun prit sa place, le photographe essayant quand même de les répartir…

« Cette photo est vraiment superbe, n’est-ce pas Lily ?demanda James.
-C’est vrai : j’ai été étonnée que peu d’entre nous en prenne un exemplaire. Après tout, c’est la concrétisation de ce que nous formons.
-Justement, dit Sirius en s’asseyant dans un fauteuil à côté d’eux. C’est peut-être ce qui gêne certains. En tout cas, j’aime bien en avoir une pour le souvenir.
-Ca m’a étonné de toi, Patmol, ironisa James. Je ne te pensais pas sentimental.
-Ah, tu peux dire toi : je ne suis pas fiancé en tout cas, moi. Sans te vexer, Lily.
-Je t’en prie, j’ai l’habitude, Sirius, sourit Lily.
-D’ailleurs, il serait temps mon vieil ami qu’on te trouve une aimable jeune femme qui calmera tes ardeurs.
-Tu veux rire ou quoi ? Mais j’ai des tas de filles à mes pieds !
-Oh oui, je veux bien le croire, dit Lily. Je me rappelle l’époque de Poudlard où un régiment te suivait partout : d’ailleurs toi et James aviez chacun un troupeau.
-Mais Lily, ce n’était pas sérieux pour moi, tu sais bien que…
-James chéri, ça fait longtemps que je ne suis plus jalouse de ces filles puisque je sais maintenant qu’il n’y a que moi que tu as aimé.
-Je ne pouvais pas dire mieux mais quand même, certaines étaient assez intéressantes…sembla réfléchir James.
-Oh oui, c’est ça, je ne te crois pas !dit Lily en le poussa du coude. Ou alors tu penses peut-être à Sarah Fegman ? Elle qui ne pouvait pas prononcer plus d’un seul mot : “James” !rigola Lily en imitant cette fille, appuyant sur le –s final en longueur.
-C’est vrai que son vocabulaire était limité mais celles de Sirius étaient pires : elles n’arrêtaient pas de parler, n’est-ce pas ?
-M’en parle pas, je crois que je les aurai jeté du haut de la tour d’astronomie rien que pour les faire taire. Heureusement qu’on avait nos passages secrets, ainsi je pouvais les éviter. Elles s’admiraient toujours sur le fait que j’étais musclé puisque j’étais batteur…Ah, la belle époque…
-Mais Sirius, tu te souviens de cette Serdaigle que je t’avais présenté en septième année ? Comment s’appelait-elle ? Ah oui, Dara Tonner, dit Lily en fronçant les sourcils.
-Oui mais bon, même si elle était intéressante, elle ne me correspondait pas vraiment.
-Mais pourtant je croyais que…dit Lily.
-Bon, je dois y aller, je vais vous laisser en amoureux, interrompit Sirius en se levant.
-Mais tu peux rester, voyons…dit James en se levant à son tour.
-Non, non, j’y vais. A lundi au boulot ! Salut ! »
Restés tous les deux, Lily débarrassa la table et entreprit la vaisselle automatique. James, resté dans son fauteuil, continuait de penser à Sirius :
« A ton avis, Lily, pourquoi est-il si réticent à l’idée de rencontrer une femme pour de bon ?
-Oh tu sais, il a toujours été habitué à être entouré de filles mais rien n’a jamais été sérieux : il ne veut pas s’engager, voilà tout. C’est trop lui demander et il veut peut-être éternellement s’amuser.
-Peut-être mais c’est dommage quand même. J’aurais aimé qu’il… »
Mais James fut interrompu par un coup vivement frappé à leur porte. Sortant sa baguette, James se dirigea vers la porte, vérifiant que Lily était prête également à toute attaque et il ouvrit :
« Nom de Merlin, heureusement que vous êtes chez vous !s’écria Teller en franchissant le seuil de la porte.
-Comment vous saviez où on habitait ?demanda Lily en abaissant légèrement sa baguette.
-C’est Dumbledore qui me l’a dit mais ce n’est pas le point important !
-Ca m’étonnerait beaucoup que le professeur Dumbledore vous ait donné notre adresse, même si vous avez intégré officieusement notre groupe, dit James en gardant sa baguette levée.
-Bon, d’accord, depuis Bristol, je vous ai suivi et j’ai attendu que Mr. Black sorte de chez vous : j’ai une chose très importante à vous dire et je ne pouvais pas attendre…
-Mais pourquoi ne pas l’avoir dit à Dumbledore, il est mieux placé que nous pour…
-Dumbledore était déjà parti quand j’ai voulu aller le voir et je n’ai confiance qu’en vous autrement dans le groupe, alors s’il-vous-plaît, écoutez-moi. »
Les deux jeunes Aurors abaissèrent enfin leur baguette et lui firent signe de s’asseoir dans le fauteuil maintenant inoccupé de Sirius :
« Voilà, j’ai une trace assez nette de la prochaine attaque des Mangemorts. Je suis pratiquement sûr qu’elle va s’effectuer environ dans une heure dans les environs d’Amble. Il y a là-bas un sorcier qui pourrait leur causer pas mal de torts avec sa puissante maîtrise des potions. Il faudrait que vous partiez maintenant pour arriver à temps sinon je ne réponds plus de la vie de ce pauvre homme.
-Vous êtes sûr de vos dires ?demanda James soupçonneux. Comment sauriez-vous à quelle heure exacte ils vont attaquer et comment…
-Ecoutez, Mr. Potter, je vous ai déjà expliqué comment je voyais tout ça et je n’ai pas le temps de vous réexpliquer : il faut que vous veniez tout de suite avec moi, sinon il sera trop tard et je suis le seul à pouvoir vous indiquer où ça se passera. »
Lily et James se regardèrent et sentant les sentiments de l’autre dans ses yeux, ils passèrent un manteau et accompagnèrent Teller en transplanant. Ils arrivèrent dans une plaine assez étendue. Le soleil était prêt à se coucher à l’horizon et suivant Teller, ils franchirent presque un kilomètre de plaine légèrement boisée pour arriver à une petite maison dont la moitié était en ruines.
« Vous êtes sûrs que c’est là ?demanda James en chuchotant.
-Oui, tout à fait, Stelling, le sorcier menacé dont je vous ai parlé, entretient les apparences ainsi pour éloigner les moldus ou les Mangemorts mais ceux-ci l’ayant repéré, il ne va pas passer une soirée tranquille cette fois-ci. Allons le prévenir. »
A peine avait-il fait un pas qu’il s’arrêta et montra au couple une dizaine d’ombres qui avançaient vers la maison, à la même distance qu’eux. Ne voulant pas entamer un combat alors qu’ils n’étaient pas sûrs de leur identité et qu’ils étaient en nombre inférieur, James et Lily envoyèrent silencieusement leurs Patronus aux autres membres. Mais les ombres avançaient plus vite qu’eux et Lily dut prononcer une formule d’explosion juste devant eux pour qu’ils puissent les arrêter. L’un d’eux fit de la lumière et James et Lily purent constater qu’il s’agissait bien de Mangemorts, au nombre assez important. Sans un mot, ils entamèrent le combat, essayant de contrer tous les Mangemorts qui s’approchaient de la maison avec des Expelliarmus, des Impedimenta, des Stupefix ou des sortilèges de blocage et autres. Heureusement d’autres membres de l’Ordre transplanèrent rapidement et purent les aider. James et Lily purent se dégager et se précipitèrent dans la maison pour s’assurer de la sécurité de Stelling mais leur surprise atteignit son paroxysme quand ils virent Stelling couché, mort sur le sol et Voldemort lui-même se tenant à côté du corps, regardant fixement les jeunes Aurors.
« Comme toujours, vous arrivez trop tard et je gagne une fois de plus, pas de chance pour vous deux, ricana le mage noir.
-Vous avez peut-être réussi à vous en sortir cette fois mais la guerre n’est pas finie, on réussira par vous avoir, dit James en le regardant fixement sans peur dans les yeux.
-Je vois que la jeunesse est toujours aussi niaise. Idiots que vous êtes, vous feriez mieux de me rejoindre.
-Vous n’avez pas compris qui nous sommes, je crois, répondit Lily. Nous vous combattrons toujours, quoi qu’il advienne et jusqu’au bout. Nous vous empêcherons de faire davantage de mal. »
Voldemort ricana une fois de plus et prononça aussitôt :
« Avada Kedavra !dit-il envers James qui put heureusement l’éviter à temps et dit à son tour :
-Impedimenta !
-Stupefix !dit Lily également, sorts que Voldemort évita facilement.
-Endoloris !dit Voldemort, qui commençait à s’énerver. »
James put écarter Lily à temps et prononça le sortilège d’entrave qui toucha légèrement Voldemort qui rugit. D’autres Aurors arrivant près de James et Lily pour les aider, Voldemort transplana en maudissant les deux jeunes Aurors.


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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:13

Chapitre 8 : Des fêtes de fin d’année très agitées

Jamais Noël n’avait paru si triste et dramatique pour James et Lily. Essayant de se distraire par cette occasion de tous leurs soucis journaliers, ils firent une petite fête avec Sirius, Remus et Peter chez eux. Mais lorsque l’un d’eux lançait une petite plaisanterie ou disait quelque chose pour détendre l’atmosphère, cela ne durait que dix secondes et la tension malheureusement reprenait le dessus. Le repas fut très vite fini même s’il était excellent grâce aux bons soins de Lily que les Maraudeurs félicitèrent d’ailleurs. Alors qu’ils étaient assis dans le salon après le dîner en silence, Sirius reprit un sujet de conversation qui lui tenait à cœur depuis un bout de temps, sans oser en parler :
« Alors les amoureux, avez-vous des projets pour quand vous serez mariés ? Car le temps passe et l’été va arriver plus vite qu’on ne le croit.
-En fait, avec tout ce qui se passe, on n’a pas eu encore le temps d’en discuter sérieusement et…commença James.
-Non, non, reprit Sirius, tu ne vas pas te défiler comme ça toi ! Vous devez prendre du temps pour vous et votre futur mariage. On ne doit pas sans arrêt s’inquiéter du fait qu’on peut mourir demain, non ! Il faut vivre et penser à l’avenir que nous aurons, mes amis, je vous le promets ! Il gagne s’il nous gâche notre vie comme il le fait ce soir qui devrait être festif. Alors, remuons-nous, que diable !
-Il a raison, vous savez, acquiesça calmement Remus, si nous perdons espoir comme nous le faisons en ce moment, tout est perdu : il nous faut combattre de toute notre âme en ayant à l’esprit que nous gagnerons et que chacun de nous restera en vie.
-Il se fait tard, je dois y aller, dit soudain Peter. J’ai une longue route à faire.
-Oui, vas-y. Et joyeux Noël Peter, dit James en se levant et en lui serrant la main. Bonne nuit.
-On va y aller nous aussi, dirent Sirius et Remus, alors que Peter venait de refermer la porte. Joyeux Noël et ne perdez pas espoir, surtout ce soir. »
Les deux amis embrassèrent Lily et remercièrent le couple de leur accueil et partirent en laissant James et Lily tendrement enlacés, les yeux dans les yeux.
« Alors ma chérie, des projets pour ce soir exceptionnel ?
-Oh non, pas particulièrement mais j’aimerai, avant ce que tu as en tête, discuter avec toi. Sirius a raison, tu sais : on doit faire des préparatifs pour cet été et on ne doit pas s’y prendre trop tard, tu le sais bien. Te rends-tu compte qu’on n’a pris aucune disposition et que tout reste de l’ordre de l’abstrait ?
-C’est vrai, ma chérie, tu as raison, je m’en rends compte maintenant que tu m’éclaires mais n’est-il pas trop tôt pour ça ?
-Parfois, c’est incroyable, mais Sirius est plus mûr que toi sur certains points, dit Lily en riant.
-Bon, d’accord, je devrais davantage me montrer comme le futur mari que je vais être, rougit James.
-Excuse-moi, je ne voulais pas te gêner, mon chéri mais en s’y prenant en temps, on n’aura pas à se précipiter au dernier moment, surtout avec le travail qu’on a. On va se répartir les tâches et peu à peu, tout va se concrétiser.
-Hum…hésita un peu James.
-Attends, dit Lily en tremblant légèrement et après un long silence, tu ne regrettes de m’avoir demandé en mariage, j’espère ?
-Mais non, voyons, seulement tout va arriver si vite, ça me fait tout drôle, voilà tout. Tu sais que je t’ai toujours aimé, depuis le premier regard ébloui que j’ai jeté sur toi, alors comment veux-tu que je regrette d’épouser la seule fille dont j’ai été amoureux ?demanda James en regardant sa fiancée dans les yeux avec un amour débordant. »
Rassurée, Lily se blottit contre James et sans s’en rendre compte, ils s’endormirent tous les deux, envisageant sérieusement l’avenir. Et le rêve recommença, comme si le fait d’avoir évoqué si longuement leur avenir ramenait plus vivement ce songe.
Une fois de plus, ils étaient blottis l’un contre l’autre dans une immense forêt et Lily serrait quelque chose contre elle tout en ne sachant toujours pas quoi. De grandes ailes noires passaient au-dessus des arbres pour les repérer. Un serpent apparut et ne les attaqua pas, comme d’habitude mais semblait amical. Il les réconfortait presque jusqu’à ce que l’ombre qui était très loin se rapprochait de plus en plus jusqu’à les étouffer tous deux. Mais alors que d’habitude Lily lâchait ce qu’elle tenait, ne pouvant plus respirer, dans ce rêve-là, elle maintint le paquet étroitement contre elle. Puis comme les autres nuits, ils se réveillèrent ensemble en sueur, tandis que le jour se levait. Ils sentirent tous deux que c’était quelque chose d’assez étrange pour que ça se répète autant de fois : ils décidèrent cette fois-ci d’en parler à Dumbledore et de ne surtout pas y manquer. Mais ils se rendirent compte tout d’un coup en souriant qu’ils avaient complètement oublié de s’offrir leurs cadeaux la veille au soir.
Ce fut Lily qui donna son cadeau en première : elle demanda à James de fermer les yeux et de jouer le jeu en ne les ouvrant pas.
« Tu peux les rouvrir mon chéri, dit Lily légèrement essoufflée d’avoir descendu en courant l’escalier. Joyeux Noël !
-Lily ! Non, ce n’est pas vrai, tu m’as acheté un balai de Quidditch ? dit James étonné en voyant la forme du paquet.
-Oui et pas n’importe lequel : ouvre-le, vas-y !
-Oh Lily, je n’aurai pas cru que…un Nimbus 1000 !s’exclama James ravi. J’en rêvais tellement ! C’est le meilleur balai sur le marché actuel ! Comment as-tu fait, je crois me souvenir qu’il était à un prix exorbitant ?
-J’ai économisé peu à peu, ne sachant pas quoi t’acheter et quand je t’ai vu ébloui devant la vitrine sur le Chemin de Traverse, je me suis dit qu’un tel cadeau ne pourrait pas davantage te faire plaisir, je me trompe ?
-Oh Lily adorée, si tu savais. C’est le plus beau et inattendu cadeau que tu pouvais me faire, c’est merveilleux ! Merci mille fois !dit-il en l’embrassant tendrement. A moi maintenant de t’offrir ton cadeau ! »
James sortit de la poche intérieure de sa cape un petit paquet long et fin. Lily l’ouvrit impatiemment et vit un écrin. Elle y découvrit un magnifique collier avec une émeraude en pendentif. L’éclat de l’émeraude était si intense et tellement beau qu’il en était envoûtant.
« Oh James adoré, qu’il est beau, c’est magnifique !
-C’est l’éclat de tes yeux qui m’a montré que je devais te l’offrir. Cet émeraude est aussi précieux que l’amour que je te porte et aussi inaltérable, mon amour. En plus, tu verras à le porter qu’il est magique : il apporte une agréable chaleur au cou qui te rappellera combien je t’aime pour toujours car j’y ai mis tout l’amour que je te porte. »
Lily eut les larmes aux yeux d’entendre de si belles paroles et ses yeux exprimaient tout l’amour et la reconnaissance qu’elle portait à son fiancé. Sa joie était au-dessus des mots. Ils s’embrassèrent une nouvelle fois mais plus longuement et restèrent enlacés le reste de la journée.
Le Nouvel An arriva rapidement et ils se retrouvèrent une nouvelle fois avec leurs meilleurs amis, Sirius et Remus, mais Peter manquait à l’appel, ayant invoqué une raison particulière de ne pas venir à la petite fête. Malgré l’absent, ils s’amusèrent autant durant la soirée et se lancèrent de légers sorts informulés, ce qui produisit des résultats très étranges puisque tout le monde se les étaient lancés en même temps. Ainsi Lily se retrouva avec des oreilles d’elfes de maison et des yeux d’êtres de l’eau, James eut un nez de troll et des cheveux de sirène, Remus se vit affublé d’une voix de gobelin et de mains de strangulot et enfin Sirius eut droit à des ailes de sombral et à une haleine repoussante de troll. Tous les quatre rirent pendant longtemps des plaisanteries qu’ils s’étaient faites et prirent même des photos de leur nouvelle et éphémère apparence. Ils passèrent donc une soirée merveilleuse et ce fut seulement au moment de se quitter qu’ils annulèrent les sorts pour ne pas épouvanter la population.
James, Lily retrouvèrent leurs amis au Ministère le lendemain. Ils étaient tellement heureux des fêtes qu’ils avaient passés qu’ils avaient presque oubliés la menace qui les rattrapa pourtant de plein fouet quand ils franchirent le seuil du bureau des Aurors. Tous les Aurors bavardaient joyeusement des fêtes qu’ils avaient passées mais tout le monde se tut quand Maugrey entra le visage très sombre et menaçant.
« J’ai une nouvelle vraiment insupportable à vous apprendre. Hier, en fin de journée, Marlene McKinnon et sa famille ont été tués par les sbires de Voldemort. Ils n’ont épargnés personne et apparemment Marlene n’a pas eu le temps de réagir, ils les ont surpris pendant qu’ils dînaient encore. Je vous serais reconnaissant de ne pas réagir trop violemment à cette circonstance, cela ne servirait que nos ennemis. Marlene ayant été une des nôtres, je comprends votre colère – dit-il en voyant la colère se peindre sur les visages de James, Sirius et de plusieurs autres Aurors alors que d’autres comme Lily étaient aux bords des larmes – mais vous ne devez pas vous laisser abattre, nous réussirons à avoir ces ordures. Vous pouvez reprendre vos postes mais je vous le dis une fois de plus et les circonstances me donnent malheureusement raison : vigilance constante ! »
Sans un mot, les Aurors allèrent à leurs postes fixés avant les fêtes. A la sortie du Ministère, ce fut le visage sombre et méfiant que la plupart avaient une de leurs mains qui tenaient leur baguette, prêts à toute attaque imminente sur n’importe lequel d’entre eux.
Quelques jours après, James et Lily, le visage toujours aussi sombre, se rendirent à Bristol pour la réunion hebdomadaire. Ils repensaient tous deux à la Gazette qui avait consacré un long article sur le décès de Marlene et de sa famille sans trop cependant montrer d’hostilité ouverte à Voldemort et ses partisans, ayant peur comme d’habitude des répercussions. Par contre ils n’avaient pas épargné le Ministère et en particulier les Aurors pour « leur indéniable et très inquiétant manque d’attention et de protection envers la population sorcière qui serait forcée désormais, par cause de leur inaptitude, à prendre des mesures d’autoprotection. » Ainsi tous les sorciers ayant une adresse avaient reçu un manuel d’auto-défense où les sorts basiques de protection étaient expliqués et où on demandait expressément aux sorciers de prévenir immédiatement le Ministère si la Marque des Ténèbres apparaissait au-dessus d’une maison et de ne surtout pas devenir courageux et imprudent en y allant mais plutôt de fuir ou de transplaner le plus loin possible. La Gazette avait même poussé beaucoup plus loin en disant aux sorciers que s’ils avaient n’importe quelle information valable à communiquer pour capturer des Mangemorts, qu’ils recevraient de la part du Ministère une somme de gallions très importante et même une récompense pour services rendus. Bien sûr le Ministère n’avait jamais dit de telles choses et le nia aussitôt dans un communiqué officiel. Quoiqu’il en soit, tous les sorciers en mal d’argent ou de gloire envoyèrent des hiboux en masse et le service de courrier du Ministère se retrouva vite envahi. Bien sûr la plupart des hiboux n’apportaient que des fausses informations mais le Ministère craignit de laisser passer la moindre information valable et donc se devait se vérifier presque toutes les lettres. Le travail sur le terrain était beaucoup dévolu aux Aurors qui pourtant n’avaient pas que ça à faire mais en cas de refus, leur nom se verrait presque calomnié à travers la Gazette qui, inexplicablement, avait beaucoup d’informations sur leurs activités. Les Aurors étaient donc exténués et dormaient à peine, par le surcroît de travail donné par les sorciers de tout bord.
Alors qu’ils attendaient Dumbledore, les membres du Phénix semblaient beaucoup moins loquaces que d’habitude, sauf bien sûr Sirius et James qui parlaient plus fort que les autres et s’indignaient des pratiques de la Gazette qui s’ingéniait à jeter le trouble et la peur dans tous les esprits. Quand Dumbledore arriva, ce fut le calme complet, même de la part des deux Maraudeurs. La réunion se passa comme d’habitude avec les rapports des Aurors, de diverses créatures mais aussi d’espions plus ou moins invisibles aux Mangemorts. Dumbledore avait également le visage sombre et aucune trace de sourire malicieux n’apparaissait : quand il parla de Marlene, tout le monde sut à quel point ce drame avait dû le toucher. La réunion finie, il était prêt à partir quand Lily, qui avait pris James par le bras et lui avait jeté un regard significatif, se dirigea vers lui :
« Professeur Dumbledore, vous pourriez nous accorder quelques minutes en privé ?demanda Lily.
-Bien entendu, répondit le directeur surpris. Venez dans le bureau d’à côté. »
Il y entra suivi de James et de Lily.
« Que puis-je faire pour vous ?
-En fait professeur, nous aimerions vous parler de quelque chose…dit Lily un peu gênée d’empiéter sur le temps si précieux du très grand sorcier.
-Oui, quelque chose que nous aurions dû vous dire depuis longtemps, continua James.
-Allez-y, je vous écoute, dit Dumbledore un peu anxieux.
-Voilà, ça a commencé il y a pas mal de mois maintenant, un peu avant qu’on annonce nos fiançailles. Nous faisons très souvent Lily et moi exactement le même rêve,… »
Et là, James se mit à raconter ce qu’il s’y passait, il y décrivit leurs sentiments par rapport à la menace qui les envahissait et l’évolution de cette chose qu’ils gardaient et protégeaient. Quand il eut fini, Dumbledore resta, pendant plusieurs minutes, très pensif puis demanda :
« Très bien. Et avez-vous ressenti quelque chose de similaire pendant la journée, alors que vous êtes éveillé ?
-Non pas moi, répondit James.
-Et vous Lily ?
-En fait, hésita Lily, oui professeur mais ça remonte à assez longtemps, alors je ne sais pas si c’est vraiment à prendre en compte.
-Racontez-moi et je verrai.
-Pour le dernier Halloween, James et moi on s’est replongé dans nos souvenirs de notre Halloween de sixième année et de cette fête mémorable que James et les autres avaient préparée, vous vous en rappelez ?
-Comment oublier une aussi magnifique soirée ?sourit Dumbledore avec nostalgie.
-Alors vous vous souvenez sûrement de la surprise finale avec leur scène en trois dimensions ?
-Oui tout à fait, c’était de la magie trop superbe et grandiose pour ne pas s’en souvenir dans ses moindres détails.
-Eh bien en fait, quand on voyait ce petit enfant sans défense confronté à Voldemort et ses Mangemorts, j’avais ressenti une peur tellement grande et un désir de protection tel que j’avais envie de me jeter sur lui pour que Voldemort ne l’atteigne pas. C’est exactement ce que je ressens dans notre rêve. Ce n’est pas quelque chose qui s’y rapproche seulement mais c’est exactement la même sensation. Je n’ai fait le rapprochement qu’à Halloween et j’ai bien senti que cette ancienne sensation était le parfait écho de ce que je ressentais dans notre rêve et d’ailleurs c’est la seule différence d’avec James : je ressens cela alors que lui, pas vraiment. On a souhaité vous en parler car un rêve commun qui se répète aussi fréquemment doit être vraiment important, même si on n’en comprend pas encore la signification. »
Pendant que Lily expliquait tous ces souvenirs et sensations, Dumbledore n’avait pas cessé de la regarder. Quand elle eut fini, il baissa les yeux et réfléchit de nouveau mais intensément. Les deux amoureux se regardèrent anxieusement, se demandant ce que cela pouvait présager. Puis le directeur reprit la parole :
« Ecoutez tous les deux, je comprends votre incompréhension et votre inquiétude mais laissez-moi réfléchir et me renseigner sur cela. Vous avez très bien fait de venir me voir et de me raconter ce rêve, je pense que c’est très important. Arrêtez de vous inquiéter, vous avez déjà assez de soucis comme ça. Je vous tiendrai au courant lors d’une de nos réunions. Mais si vous refaites ce rêve et qu’il est en quelque point différent, faites-le-moi savoir, merci. Bonne soirée et bonne année en fait. »
Dumbledore les regarda avec un petit sourire rassurant et alors que le jeune couple sortait de la maison puis transplanait, le professeur resta pensif et le regard anxieux.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:14

Chapitre 9 : Une accumulation de drames mais un bonheur à la clé

Cette nouvelle année 1979 commençait bien mal. Le désespoir était dans le cœur de chacun et même si certains sorciers voyaient en leur technique d’auto-défense un moyen certain de rester en vie, il n’en restait pas moins que la peur était tout de même présente. Les sorciers avaient désormais pris l’habitude, par mesure de précaution, de rentrer chez eux avant la tombée de la nuit, précaution largement approuvée par le Ministère, qui voyait enfin dans cette décision une prise de conscience de la situation. Les Aurors par contre, faisaient des rondes nocturnes, étant donné que les attaques de Mangemorts se produisaient la plupart du temps la nuit. Pour ne pas les épuiser à force de ne plus dormir, ils les relayaient et ainsi chacun pouvait se reposer la nuit à son tour. Les mois passaient et James et Lily avaient à peine le temps de se parler pour prendre du temps pour eux et non pour le travail. Ils étaient épuisés, comme tous leurs collègues et avaient des cernes visibles sous leurs yeux et en plus l’Ordre, malgré sa petite utilité, les surchargeait de travail. Quand ils avaient un peu de temps à eux, ils devaient penser à leur mariage qui se rapprochait de plus en plus. Alors qu’ils se disaient qu’ils avaient encore le temps en voyant qu’il restait cinq mois, ils s’aperçurent soudain avec étonnement et désarroi qu’il n’en restait plus que deux mois et qu’ils n’avaient seulement que tracé la liste des invités.
« Tu te rends compte James qu’on n’a encore pratiquement rien fait ni préparé ?dit Lily exténuée et malheureuse de se retrouver dans cette situation inhabituelle pour elle.
-Je sais, mon amour, répondit James désespéré également. Comment va-t-on s’y prendre à si peu de temps ?demanda-t-il en ne sachant plus où donner de la tête.
-Tu sais que je voulais un mariage assez important mais je crois qu’au vu des circonstances, il va nous falloir y renoncer. Imagine qu’une attaque de Mangemorts nous surprenne en plein mariage ! Nous devons nous contenter d’un mariage le plus simple possible avec le strict minimum d’invités pour qu’il y ait le moins de fuites possibles.
-Mais Lily chérie, tu rêvais de ce mariage depuis si longtemps, on ne va pas se contenter de quelque chose de si simple car cette journée sera beaucoup moins marquée : nous devons faire comme nous l’avions décidé. On se marie le 20 juin, nous avons encore le temps de tout faire pour que ce soit aussi parfait comme nous l’avions rêvé et de prendre les précautions nécessaires : nous devons le faire, pour nous. Cette journée sera la plus importante de notre vie, tu le sais bien.
-Tu as raison James et je la considère aussi comme la plus importante mais je ne veux pas qu’elle soit gâchée par une attaque, ce serait dommage. Notre union reste la plus importante et peu importe que notre mariage soit grand ou non, ça ne changera rien à l’amour que je te porte et au fait qu’on sera mariés pour la vie. »
James hocha la tête tristement et par son regard, lui montra qu’il pensait la même chose. N’ayant pas la force de débattre plus longtemps, ils allèrent se coucher et s’endormirent aussitôt.
Le lendemain, ils apprirent avec horreur qu’un membre de l’Ordre, Benjy Fenwick, avait été tué par les Mangemorts deux nuits plus tôt mais le plus horrible et qui glaça tous ceux qui l’apprirent est que Benjy avait été retrouvé en plusieurs morceaux, ce qui expliquait qu’on n’avait pas pu le retrouver plus tôt. Les Aurors essayèrent de ne pas se laisser abattre mais ceux qui étaient membres de l’Ordre eurent plus de mal à digérer la nouvelle, Benjy étant été un sorcier très joyeux et toujours à leur remonter le moral par des blagues. Ils durent faire leur travail quand même mais certains comme Lily avaient des larmes dans les yeux.
« C’est scandaleux et horrible ce qu’ils font à ce pauvre Benjy, ils auraient au moins pu le respecter, dit Sirius avec rage.
-Tu sais très bien que les Mangemorts ne respectent rien ni personne, dit James sombrement.
-Sirius, Remus, on voulait vous dire quelque chose, dit Lily tristement. On a décidé ne pas faire quelque chose d’important à notre mariage, ça vaut mieux pour tout le monde.
-Comment ça ? s’indigna Sirius. Et quoi encore ? Vous comptez peut-être vous passer de lune de miel pendant qu’on y est ? Ah oui, s’exclama encore Sirius en voyant les regards éloquents de Lily et James, mais vous êtes fou ! Vous ne devez pas tout annuler et remettre en question ce qui est aussi important pour vous !
-Vous vous aimez et vous devez le fêter avec conséquence, on s’occupe de votre sécurité, dit Remus un peu chamboulé aussi.
-Nous sommes désolés les gars, c’est notre décision et vous devez la respecter, on vous tiendra au courant, dit James avec sécheresse mais sachant très bien que ses meilleurs amis avaient raison. »
James sortit du bureau des Aurors en compagnie de Lily mais ils se séparèrent, sans s’être dit un seul mot tant leur déception était intense, à leur sortie du Ministère après s’être embrassé tendrement.
Mais ce que le couple ne savait pas c’était que Sirius et Remus s’étaient jeté un regard éloquent et avaient décidé de prendre les choses en main pour ces deux êtres qu’ils adoraient.
Un peu plus d’un mois plus tard, une nouvelle agression et un nouveau meurtre eurent lieu. Un Auror, Caradoc Dearborn, disparut soudainement et on soupçonna bien entendu une action des Mangemorts, surtout que Caradoc était sur une piste qui aurait mené à la cachette de Voldemort. Des recherches furent bien entendu menées mais on ne trouva rien et ce, pendant plusieurs semaines. De plus un drame s’ajouta à cette disparition : Edgar Bones fut tué avec toute sa famille les premiers jours de juin. Ce drame ne fit qu’ajouter aux tensions et au désespoir qui planaient sans cesse désormais sur le monde sorcier. Ces exemples n’étaient bien sûr malheureusement pas les seuls : de nombreux sorciers disparaissaient ou étaient tués sans que les Aurors ne puissent rien y faire. Avec ces drames, James et Lily se confortaient encore plus dans l’idée qu’un mariage moins important était la meilleure chose. Mais c’était sans compter l’intervention de leurs amis. A deux semaines de leur mariage, alors que les amoureux faisaient des préparatifs un soir où ils avaient quitté plus tôt leur travail, un coup fut frappé à la porte de leur maison :
« Sirius, Remus, Professeur Dumbledore, que faites-vous ici ?s’étonna James en ouvrant la porte.
-Nous avons décidé il y a quelque temps que nous devions passer à l’action, répondit Sirius joyeusement.
-Comment ça, de quoi tu parles ?
-En fait, Sirius et Remus sont venus me voir pour mettre en place un projet que j’ai entièrement approuvé, au vu de votre décision à tous deux, dit Dumbledore d’une voix calme et souriante.
-Comment ça, vous, avec tous vos soucis, vous vous occupez de notre mariage ?demanda Lily avec surprise.
-Bien sûr ma chère Lily, nous ne devons pas oublier de fêter les belles choses sinon l’obscurité nous envahira totalement et nous devons conserver l’espoir en s’adonnant à de somptueuses fêtes pour des amis chers à nos cœurs, répondit Dumbledore en souriant.
-Nous ne savons pas quoi…commença James.
-Eh bien ne dis rien et écoute, dit Sirius. Avec le professeur Dumbledore, nous avons entièrement préparé la cérémonie. Le lieu sera protégé par mal de sortilèges et les invités seront soumis également à un sortilège qui leur interdira de révéler où se situe la cérémonie. Ce seront des elfes de maisons de Poudlard qui prépareront le festin, donc aucun souci à se faire quant à leur fidélité. Nous avons pensé à tout. Il vous reste juste à nous donner la liste des invités, sans m’oublier sur la dite liste, ça va de soi, et d’aller chercher smoking et robe de mariée et le tour est joué ! N’est-ce pas magnifique ?s’exclama Sirius. Nous sommes vraiment des amis pour faire ça, sans nous faire de compliments bien sûr ! »
James et Lily ébahis, se regardèrent : ils étaient enchantés. Jamais ils n’auraient imaginé que ça se passerait aussi bien. Le fait que le professeur Dumbledore s’en occupe lui-même garantissait presque à 100% la sécurité de la cérémonie et de la fête.
« Si vous saviez à quel point ça me fait plaisir, dit Lily en souriant les larmes aux yeux. Je vais avoir le mariage dont j’ai toujours rêvé et que je n’osais plus espérer. Merci mille fois à tous les trois. Jamais je ne pourrai assez vous remercier.
-Oui merci infiniment les amis et vous professeur. Vous êtes vraiment exceptionnels, dit James à son tour et en leur serrant la main à chacun pendant que Lily les enlaçait. »
Et la nuit tomba totalement sur ces pensées heureuses et ces cœurs à nouveau plein de joie et d’espoir.

Deux semaines après, Lily se préparait dans une petite pièce de l’église. Elle avait des gestes inquiets et tremblants mais qui montraient tout de même le bonheur qu’elle ressentait. Sa mère était avec elle et restait observatrice et silencieuse, Lily n’ayant voulu d’aucune aide. Après plus d’une heure, Lily fut enfin prête. Sa robe blanche, qui lui tombait jusqu’aux pieds, était d’une blancheur très douce et très pure : les bretelles en satin lui tombaient des épaules et sa robe portait une fine ceinture qui enserrait sa taille fluette. Ses cheveux roux était légèrement relevés sur la tête pour tenir un diadème que James avait tenu qu’elle porte. Elle portait également un collier de fins diamants. Se regardant dans la glace, Lily ne put s’empêcher de sourire légèrement tellement elle était heureuse du résultat.
« Tu es splendide, ma chérie. Si James ne craque pas en te voyant, c’est que j’y perds mon latin. »
La future mariée prit une grande inspiration, regarda sa mère les larmes dans les yeux et lui fit signe qu’elle était prête.
L’église était remplie d’invités, sorciers et moldus, ces derniers étant seulement de la connaissance de la mariée – mais la sœur de Lily, Pétunia, n’avait même pas voulu assister au mariage, étant encore plus haineuse envers sa jeune sœur depuis qu’elle avait rencontré un moldu du nom de Vernon Dursley – ; James se tenait près de l’autel dans un très beau smoking. A côté de lui se tenait Sirius, témoin de son ami. La musique s’éleva de l’orgue et les portes s’ouvrirent devant Lily qui tenait le bras de son père, fier et souriant. James fut émerveillé devant Lily et ses yeux exprimaient tout ce qu’il ressentait dans son cœur. Il y eut un murmure d’étonnement dans l’assemblée tellement Lily était sublime. Seul Dumbledore, assis au premier rang à côté de Remus, de Peter, du professeur McGonagall et de quelques autres, semblait ne pas être surpris, comme s’il avait toujours su ce que Lily leur réserverait. Mr. Evans laissa Lily près de James à l’autel et les deux fiancés ne cessèrent de se regarder tellement ils étaient heureux. Ils entendirent à peine le prêtre commencer la cérémonie.
Le mariage se passa sans aucune encombre et même si les jeunes mariés savaient que Dumbledore avait pris toutes les précautions, ils n’en virent aucune trace comme si le fait d’en laisser leur aurait montré le danger encouru.
La réception se passait à Londres, dans une salle réservée à ces occasions mais bien sûr protégée par tellement de sortilèges qu’il semblait impossible à un quelconque Mangemort ni même à Voldemort de pouvoir les briser.
« A James et Lily Potter, les plus beaux mariés que cette terre ait jamais porté !s’exclama Sirius en portant un toast. Que votre union soit heureuse et longue et que jamais aucune ombre n’obscurcisse vos cœurs !
-A James et Lily !dirent ensemble tous les invités. »
La fête se déroula dans la joie la plus complète et beaucoup furent étonnés que les jeunes mariés soient les plus silencieux. Leurs regards ne se quittaient pratiquement pas et il semblait à tous que ce mariage les avait fusionné, comme si leurs âmes avaient trouvé une parfaite symbiose et qu’ils ne voudraient pour rien au monde la quitter. Mais les invités, dont surtout Sirius, ne manquèrent pas d’être les plus joyeux du monde : cette journée-là, la Bieraubeurre et le Whiskey Pur Feu coulèrent à flot. Même Dumbledore semblait avoir pris une petite dose de trop. Remus, ne subissant pas les effets de la pleine lune, semblait également profiter à fond de cette journée. Seul Peter, bizarrement, avait un air inquiet et pensif, même si personne ne le remarqua.
« Alors les jeunes mariés, où partez-vous en voyage de noces ?demanda Sirius légèrement ivre. Vous pouvez bien nous le dire maintenant !
-Sirius, répondit James en riant, tu ne le sauras que lorsqu’on sera revenu et c’est tout. Nous partons une semaine loin d’ici, c’est tout ce que je peux te dire. »
Sirius ne répliqua pas, un peu trop ivre pour pouvoir lancer un débat. Il aurait bien lâché un petit sortilège amusant ou une farce et attrape mais toute cette fête l’avait mis hors état de nuire et James le sachant parfaitement, ne fit pas attention à ce que son ami maraudeur aurait bien pu lui lancer. Le soir tombant, les invités partirent progressivement, ravis de cette journée si particulière où des feux d’artifice d’intérieurs avaient explosé sous la responsabilité, bien sûr, du témoin du marié et où mille plats et confiseries leur avaient été présentés, aussi merveilleux et délicieux les uns que les autres. Remus dut aider James à traîner Sirius dehors tellement celui-ci dormait de son ivresse. D’ailleurs avant de les quitter, Remus ainsi que Dumbledore souhaitèrent à James et Lily une très belle lune de miel pendant que Sirius ajoutait, dans un demi-sommeil, une très bonne nuit de noces.
Enfin James et Lily partirent de la salle de réception et transplanèrent chez eux. Comme le voulait la tradition que voulut respecter James, le jeune marié porta son épouse dans ses bras pour passer le pas de leur porte et souriants, les yeux dans les yeux, ils se rendirent dans leur chambre pour y passer une nuit fabuleuse et magique.
James emmena sa jeune épouse en voyage de noces dans un lieu paradisiaque que nous ne pourrons pas décrire, tellement le secret fut gardé sur son lieu et sa description. Mais ce lieu fut tellement féerique qu’il fit oublier aux jeunes mariés pendant une semaine tous leurs soucis, et même Voldemort. Ce voyage splendide les régénéra complètement, tellement ils étaient heureux d’être mariés et leur donna de nouvelles forces pour affronter Voldemort et ses Mangemorts.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:17

Chapitre 10 : Une merveilleuse nouvelle

Toutes les bonnes choses ont une fin et une semaine est vite passée, surtout quand on doit reprendre un métier où le risque de mort est quotidien.
Lily et James revinrent donc plus forts de leur voyage et prêts à affronter tous les dangers ensemble mais la peur de perdre l’autre devint soudain beaucoup plus forte. Bien sûr avant leur mariage, ils avaient toujours peur pour la vie de l’autre et s’inquiétaient quotidiennement mais aujourd’hui cette peur les tenaillait et tant qu’ils n’étaient pas ensemble, ils n’en vivaient plus. Voyant cela, Maugrey décida de les laisser toujours ensemble dans leurs missions pour qu’aucune crainte ne vienne troubler l’un ou l’autre lors d’une attaque soudaine. Les mois passèrent et les attaques se poursuivaient sans relâche : durant un rude combat près du Ministère où ils avaient voulu s’introduire, les Mangemorts tuèrent les deux frères de Molly Weasley, Gideon et Fabian Prewett : ce fut l’un des plus rudes combats jamais vus, cinq Mangemorts, dont Antonin Dolohov, s’acharnèrent sur eux et ne les tuèrent qu’au bout de plusieurs heures. Ce fut lors de ce combat que James et Lily combattirent une deuxième fois Voldemort et en sortirent vivants, unis cette fois dans leur amour officiel mais quand même fragilisés par le nombre de sorts lancés par le mage noir, dont le sortilège Doloris infligé à Lily sous la plus grande rage et désespoir de James.
Le jour d’Halloween, tout le monde craignit une nouvelle attaque en masse de Mangemorts, comme l’année passée et des mesures intensives de protection furent prises par le Ministère surtout sur les lieux où les foules sorcières se réunissaient. Heureusement Voldemort semblait s’être légèrement calmé depuis la dernière attaque et la mort de plusieurs de ses Mangemorts. James et Lily ne furent pas de service cette nuit-là, l’ayant été toute la journée pour préparer et sécuriser les festivités nocturnes. Ils ne firent rien d’aussi spécial que leur dernier Halloween avec leur échappée dans leurs souvenirs mais cette nuit-là fut spéciale, car depuis leur mariage, c’était la première fois qu’ils se retrouvaient complètement l’un l’autre et étaient de nouveau en symbiose : de plus, sans qu’ils le sachent, un heureux événement allait découler de leurs « retrouvailles ».
Plus d’un mois passa de nouveau et la préparation pour les fêtes de fin d’année approchaient. De nouveau des mesures de sécurité furent prises par le Ministère qui, craignant que Voldemort n’ayant rien fait pour Halloween, ne se rattrape à Noël ou au Nouvel An, voulait s’assurer que rien ne lui échappe. Par conséquent le Ministère demanda à tous les Aurors de travailler pendant les fêtes sans relâche. Ainsi le couple Potter devait travailler aux deux réveillons pendant que Sirius travaillerait les jours de Noël et du 1er janvier. Ainsi, harassés de fatigue sans qu’aucun drame n’ait heureusement eu lieu, les deux époux à une heure du matin du 25 décembre s’écroulèrent sur leur lit, en se souhaitant dans un tendre baiser un joyeux Noël. Plusieurs heures plus tard, quand Lily se leva, avant James encore profondément endormi, elle voulut vérifier quelque chose qui lui semblait inhabituel. Vingt minutes plus tard, elle ne put s’empêcher de crier de joie, réveillant en sursaut James qui se précipita sur elle, tout affolé :
« Lily chérie, que se passe-t-il ?
-James, je suis enceinte !s’écria Lily.
-Enceinte, là, maintenant, tout de suite ?!demanda James surpris, en comprenant à peine. Tu es absolument sûre ?
-Oui, j’ai fait un test sorcier, c’est sûr à 100%. Mon amour, tu vas bientôt être papa, dit tout simplement Lily.
-Quoi ? Mais c’est magnifique ! Je suis tellement heureux, tu ne peux pas savoir !s’écria James à son tour en prenant Lily dans ses bras et en l’embrassant fougueusement. C’est le plus beau cadeau de Noël que tu pouvais me faire, ma Lily adorée. »
Tellement heureux l’un l’autre de cette nouvelle, ils en oublièrent presque les cadeaux qu’ils devaient s’offrir et d’ailleurs, quand ils y pensèrent, ce ne fut presque qu’une formalité, tellement ils ne pensaient et ne parlaient que cet heureux événement.
James ne put tenir en place plus longtemps et sachant où Sirius faisait son travail, il transplana pour lui annoncer. Mais avant tout, Lily fit promettre à son mari de n’envoyer aucun hibou annonçant cette nouvelle, au cas où il serait intercepté par Voldemort qui verrait en cela une faiblesse à exploiter. James promit également de tenir Sirius sur ce secret.
Une heure plus tard, alors que Lily préparait leur petit festin de Noël, elle vit arriver James accompagné de Sirius qui courut l’embrasser sur la joue :
« Lily, félicitations, tu seras la meilleure mère jamais connue sur cette terre !s’exclama Sirius en levant les bras.
-Sirius, dit Lily sur le ton du reproche, tu n’aurais jamais dû quitter ton poste pour moi, c’est trop important pour le laisser.
-J’ai demandé à Fol’Œil une permission de deux heures qu’il n’a pas osé me refuser, tellement il était content pour toi !
-Quoi, tu lui as dit que…dit Lily sur le ton du reproche.
-Je lui ai chuchoté à l’oreille car James me l’a demandé, sinon je l’aurai crié sur les toits, rigola le maraudeur. On peut dire que tu choisis bien ton jour toi, le jour de Noël, c’est parfait. Alors quand est-ce que ce petit bout de chou naîtra, voyons…réfléchit-il.
-En juillet ou en août environ, dit Lily.
-J’espère que ce sera un garçon, dit James.
-Moi aussi, dit Sirius à son tour. Et que ce sera un maraudeur digne de nous.
-Il faudra surtout qu’il ou elle soit en bonne santé, c’est tout ce que je demande, dit Lily.
-Même pas une petite préférence pour son sexe ?demanda James en souriant.
-Non franchement James, je ne sais pas, on a le temps de voir et aucun moyen de le savoir, alors patientons.
-En tout cas, il va falloir que tu te ménages dès maintenant, dit James tendrement, je m’occuperai de tout désormais. Tu es fragile.
-Exactement Lily, ton mari a raison, reprit Sirius. Alors pendant que je retourne travailler, toi, tu te reposes et James va aller faire la popote !rigola-t-il en allant vers la porte.
-C’est ça et je te demande de ne rien ébruiter Sirius, s’il-te-plaît, si tu tiens un tant soit peu à Lily et au bébé, dit James sérieusement.
-Promis, vieux frère, bouche cousue, répondit Sirius et ajoutant : Foi de maraudeur ! »
Sur ces paroles, Sirius transplana, laissant les deux futurs parents, ravis de ce nouveau et heureux changement qui se produisait dans leurs vies.
Lily en informa également ses propres parents par courrier et ils furent tellement ravis qu’ils faillirent venir mais le jeune couple, inquiet pour leur sécurité, les en empêchèrent. Dans la lettre de ses parents, Lily fut surprise d’apprendre qu’elle ne serait pas la première à leur donner un petit-fils ou une petite-fille. En effet, sa mère lui écrivit que Pétunia, devenue Mme Dursley, était enceinte depuis plusieurs mois et accoucherait donc environ un mois avant Lily. Lily ne put s’empêcher de penser que sa grande sœur devait être fière d’avoir un enfant la première. Mais Lily oublia ce détail assez dérangeant et se concentra sur sa propre famille.
Même si elle devait être un secret, la nouvelle se répandit à la vitesse d’un éclair et les futurs parents furent vite surpris et inquiets que tant de personnes fussent au courant, par le nombre de lettres qu’ils recevaient et les félicitations par beaucoup de membres du Ministère. Essayant de ne pas réfléchir à la personne qui avait pu répandre la nouvelle aussi vite, James et Lily préparaient jour après jour l’arrivée de leur bébé avec joie et hâte.
Noël et le Nouvel An n’avaient eu aucun incident fâcheux et le monde sorcier se calmait, reposé et apaisé par les festivités annuelles. Mais alors qu’à la mi-janvier, pendant que James et Lily aménageaient joyeusement la chambre de leur enfant, en se demandant quelle couleur choisir, un drame survint chez les sorciers : Voldemort frappa sans prévenir, alors qu’aucun événement, qu’aucune fête n’était au rendez-vous. Il frappa son coup sur le Chemin de Traverse, tant fréquenté par les sorciers de tout âge. L’affolement fut bien sûr complet dans cette rue d’habitude si joyeuse. Les Mangemorts s’attardèrent surtout, en plus de d’autres magasins, sur Fleury et Bott et à Gringotts qu’ils essayèrent de dévaliser. Pour ce premier, beaucoup de livres furent pillés ou brûlés. Quant aux propriétaires, l’un réussit à s’enfuir pendant que l’autre était tué par les Mangemorts, comme le furent malheureusement les clients présents. Beaucoup de personnes dans la rue furent tuées également, alors que d’autres avaient juste le train de transplaner ou de prendre de la poudre de cheminette. Les Aurors, dont le couple Potter prévenu en toute hâte, arrivèrent au moment où les Mangemorts s’acharnaient à vaincre les protections des gobelins : d’ailleurs ils avaient torturé et tué pas mal de gobelins pour savoir le secret des coffres. Trois Mangemorts se firent enfermer malencontreusement dans certains coffres d’où d’ailleurs ils ne ressortirent jamais et deux autres furent précipités dans le gouffre, à l’arrivée des Aurors. Le combat fut assez court, et les Mangemorts n’ayant rien obtenu de la si célèbre banque, s’enfuirent rapidement alors qu’un autre Auror avait été tué durant le combat.
Ces nombreuses morts, que personne n’avaient envisagé, surtout sur un pareil lieu, firent ressortir les pires craintes des sorciers. Le monde redevint aussi sombre qu’avant les fêtes et peut-être même davantage. Les sorciers accusèrent le Ministère une fois de plus de ne pas assurer leur sécurité et la Gazette s’en donna à cœur joie –si on peut dire– pour blâmer toutes les actions des Aurors. La morosité et le désespoir revinrent dans les cœurs de tous et les Aurors culpabilisèrent de n’en pas faire assez, alors qu’ils travaillaient pourtant au maximum. James et Lily culpabilisaient eux aussi :
« Ce n’était pas vraiment le bon moment pour avoir un bébé, non ?demanda Lily, un peu paniquée.
-Mais pourquoi dis-tu ça, ma chérie ?
-Quand je pense que je vais être immobilisée et fragile pendant plusieurs mois et que surtout notre cher enfant va voir le jour dans un monde si cruel et si dangereux, tu ne peux pas savoir à quel point ça m’effraie. Je pense constamment à lui et je me demande comment on va pouvoir faire pour le protéger de toutes ces atrocités, dit Lily en tremblant.
-Ne t’inquiète pas ainsi, ma Lily adorée. Moi aussi, je suis très anxieux de la manière dont ça va se passer mais je te jure qu’on réussira et que je le protégerai jusqu’au bout de mes forces, s’il le faut. Ce bébé est un merveilleux cadeau et on ne doit jamais, non jamais, regretter sa venue, même à cette période de troubles, répondit James calmement. J’arriverai toujours à vous protéger tous les deux, je te le promets.
-Tu sais bien que je ne regrette en rien sa venue mais seulement, si…
-Je sais, je sais, ma Lily. Tes inquiétudes de mère sont tout à fait légitimes, surtout avec ce qui vient de se passer. Tout ira bien. »
James serra alors Lily dans ses bras amoureusement, la calmant légèrement de ses inquiétudes.
Même si son ventre s’arrondissait peu à peu, Lily continuait son travail, comme si elle n’était pas enceinte. Elle se rendait compte que James, Sirius et les autres Aurors lui confiaient des tâches moins dangereuses et attachées davantage au bureau, et cela la rendait presque constamment de mauvaise humeur. Même les membres de l’Ordre étaient plus à ses petits soins et lui demandaient sans cesse comment elle allait. Bien sûr toutes ces attentions lui faisaient très plaisir et elle en était reconnaissante envers eux mais en même temps cela l’agaçait et elle était heureuse que Maugrey soit resté le même avec elle. Un samedi soir, Lily fut abordée par Dumbledore :
« Je n’ai pas eu le temps de le faire, vous m’en voyez navré, mais recevez vous et James mes félicitations. Je suis très heureux pour vous deux, vous méritez vraiment ce bonheur.
-Merci beaucoup, professeur.
-Vous devez avoir hâte de savoir si c’est un garçon ou une fille, sourit le directeur. Mais soyez patiente, l’ignorance est parfois bénéfique et assez attrayante.
-Oui, c’est vrai, sourit Lily à son tour, il y a un certain suspense que j’aime conserver.
-Mais j’aimerais vous donner un petit conseil, si vous me le permettez. Travaillez un peu moins, que ce soit pour le Ministère ou pour l’Ordre. Vous devez vous ménager, surtout que votre travail est loin d’être de tout repos.
-Je sais, professeur, mais je…
-Je sais que tout le monde vous ménage et que vous devez en avoir assez mais c’est pourtant la réalité, vous devez rester plus tranquille qu’avant, pensez à votre bébé, insista Dumbledore. Si vous vous surmenez, vous en aurez les répercussions, que ce soit sur votre santé ou celle de votre enfant.
-Très bien, professeur, rougit Lily. Je vous le promets. Je demanderai à Maugrey de me mettre à mi-temps. »
Mais quand Lily regarda Dumbledore, elle comprit qu’elle n’aurait pas à le faire, Dumbledore l’ayant déjà fait pour elle. Elle lui sourit, reconnaissante de son inquiétude.
Lily décida avec James de s’arrêter début mai pour son congé prénatal. Mais une semaine avant son congé, Lily et James durent partir en urgence avec les autres Aurors au complet car les Mangemorts avaient de nouveau frappé, cette fois dans un village, où ils massacraient aussi bien des moldus que des sorciers. Mais ils ne pensaient pas que les Mangemorts n’étaient pas seuls et que pour une fois, Voldemort était à leurs côtés. Le couple Londubat l’affronta en duel mais fut repoussé violemment tout en s’en sortant heureusement indemne. Puis quelques heures après, le couple Potter l’affronta également et réussit à lui lancer quelques sorts qui l’énervèrent assez. Le problème majeur est que, même si Lily avait essayé au maximum de le cacher aux yeux de leurs ennemis, son ventre s’était beaucoup arrondi et on pouvait le constater assez facilement. Il en était d’ailleurs de même pour Alice Londubat, enceinte d’autant de mois que Lily, mais James et Lily avaient vraiment piqué au vif le mage noir.
« Je vois que vous n’êtes pas dans votre état normal, ricana Voldemort en s’adressant à Lily. J’espère avoir le temps de vous faire perdre votre mioche, car il serait vraiment dommage qu’un enfant de sang-de-bourbe vienne au monde.
-Comment osez-vous…s’emporta violemment James.
-Laisse tomber, James, coupa Lily en voyant Voldemort partir en ricanant.
-Mais tu es toute pâle, mon amour, tu vois bien qu’il ne t’a pas laissée indifférente, non plus. Ses menaces sont réelles, nous devons les prendre au sérieux.
-Et je les prends au sérieux, ne t’en fais pas. Pour mes derniers jours, je resterai au bureau, avec Alice en tout cas. Je serai en sécurité. Ensuite à la maison, ça ira aussi, j’en suis persuadée et puis de toute façon, je ne vois pas pourquoi il nous en voudrait autant au point de nous poursuivre jusque chez nous. Il sait qu’on peut le repousser.
-Mais ma chérie,… »
Lily, pâle, sans un mot, fit signe à son mari de se taire devant les autres Aurors légèrement embarrassés mais à l’écoute de leur discussion, et transplana au Ministère en compagnie de James et de ses collègues.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:19

Chapitre 11 : Un pacte nocturne

James et Lily essayèrent de leur mieux d’oublier ce fâcheux événement qui venait troubler leur vie personnelle et non plus seulement professionnelle. Lily, restant désormais chez eux, avait tout le temps qu’il fallait pour préparer l’arrivée du bébé et d’ailleurs ça la réjouissait car cela lui faisait oublier cette menace désormais plus proche d’eux. Pourtant le jeune couple vivait en paix et même s’ils étaient effrayés, ce n’était rien face à ce qu’ils durent éprouver ensuite.
Vers la fin du mois de mai, alors que James venait de rentrer près de Lily après une rude journée de combats incessants, ils eurent la surprise de voir le professeur Dumbledore, qui avait une mine très inquiète, frapper à leur porte.
« Nous sommes seuls ?demanda Dumbledore aux Potter.
-Oui, professeur, il n’y a que nous trois, répondit James. Que nous vaut le plaisir de votre visite ?
-Une urgence assez dramatique, je le crains. Je vais vous expliquer, asseyez-vous. »
S’asseyant sur le canapé, James et Lily se regardèrent effrayés, sachant très bien que le grand Dumbledore ne pouvait être effrayé que par peu de choses.
« Ce soir, j’ai appris quelque chose de très important par le fait d’un hasard très heureux, il faut l’avouer. Je ne peux pas vous expliquer cette affaire en détail, vous m’en voyez désolé, ce serait dangereux pour votre sécurité, je le crains…
-Notre sécurité ?coupa James surpris.
-Oui, je dis bien votre sécurité et j’insiste sur ce point. Sachez seulement ceci : j’ai appris que Lord Voldemort va vouloir tuer votre bébé. Désolé d’être aussi brusque, ajouta-t-il en voyant leur expression apeurée.
-Mais comment ça, notre bébé, il n’est pas encore né, pourquoi voudrait-il le tuer, bon sang ?s’indigna James. Vous devez vous tromper, il y a quelque chose de louche dans tout ça !
-James, calme-toi, dit Lily, devenue très pâle.
-Non, je ne me calmerai pas avant que vous nous ayez dit ce que vous savez précisément, professeur !
-Ecoutez James, je comprends votre colère et votre frustration mais sachez que je ne peux rien vous dire, je vous mettrais encore davantage en danger alors que vous l’êtes suffisamment. Faites-moi confiance, je vous en prie, c’est vital pour votre sécurité…à tous les trois.
-Très bien, dit James en se calmant un peu. Dites-nous quoi faire alors, attendre qu’il débarque et nous tue une bonne fois ?
-Non, vous allez devoir vous cacher, répondit Dumbledore simplement.
-Nous cacher ! Ah non, professeur, je ne me cacherai pas devant lui, ce serait de la lâcheté !s’indigna James une fois de plus.
-Pas de la lâcheté James, non, vous allez protéger votre femme et votre futur enfant, c’est très différent. Vous devez être raisonnable et ne pas être téméraire, c’est vital pour votre survie. Pensez à votre bébé et à votre femme qui le porte encore, et la prudence et le calme s’imposent. Bon, écoutez-moi, continua le directeur en voyant James se résoudre ainsi que Lily. Il faut agir vite. Nous allons utiliser un procédé très sûr pour vous : le sortilège du Fidelitas.
-Le Fidelitas ?s’étonna Lily. Mais n’est-ce pas trop démesuré ?
-Oh non, Lily, croyez-moi sur parole. Vous allez devoir chercher une autre maison où habiter, celle-ci est connue par trop de personnes. Le lieu que vous choisirez ne sera connu que par vous bien sûr et par une seule autre personne qui sera votre gardien du secret. Mais choisissez bien cette personne car vous savez tous les deux que Voldemort sait corrompre beaucoup de monde, même parfois des personnes qui nous sont chères et qu’on n’aurait jamais crues capable de méfaits aussi répugnants que la traîtrise. Réfléchissez bien : cette seule personne connaîtra votre cachette, elle devra être d’une confiance et d’un silence absolu. La situation est grave, il ne faut surtout pas la prendre à la légère, cela vous serait fatal. Alors, une idée ?
-Professeur, si cela ne vous dérange pas, nous avons besoin d’y réfléchir. Je sais que le temps est compté mais nous ferons vite. Donnez-nous jusqu’à demain matin, nous voulons être sûrs.
-Très bien Lily, je comprends entièrement. D’ailleurs vous avez raison, vous ne devez rien précipiter, ce choix est crucial, dit Dumbledore en se levant. J’ai placé plusieurs membres de l’Ordre à l’extérieur et je resterai moi-même une partie de la nuit. Il vous sera facile de me prévenir le moment venu.
-Merci, professeur, dirent James et Lily, cette dernière, des larmes dans les yeux.
-Je suis vraiment désolé de vous avoir apporté des nouvelles aussi accablantes, croyez-moi, dit Dumbledore en revenant sur ses pas voir Lily. Sachez seulement que c’est un grand bien que j’ai été informé de cette menace : il n’est pas trop tard pour agir. Gardez espoir, finit le sorcier en posant la main sur l’épaule de Lily. »
Puis il sortit en silence, laissant les deux époux plus déboussolés qu’autre chose par cette nouvelle dramatique. Ils restèrent pendant un moment sans dire un mot, dans le silence le plus complet, assis l’un à côté de l’autre sur leur canapé, comme si le fait de parler n’aurait fait qu’accentuer la gravité de la situation, même si chacun avait du mal à croire à ce qu’il se passait. C’est Lily qui recommença à parler :
« Ce n’est pas possible James, n’est-ce pas ? Promets-moi que c’est un cauchemar et non autre chose, s’il-te-plaît. J’ai l’impression que je vais m’effondrer. Vouloir tuer un être si petit et si pur, dit-elle en caressant son ventre très gros maintenant.
-Je suis désolé ma chérie, mais non, c’est bien la réalité, j’aurais aimé te dire que ce n’était qu’un cauchemar mais non…dit James, la voix étrangement raide et faible. Je n’arrive pas à le croire non plus mais il a fallu qu’une telle chose nous arrive…
-James, attends, je viens de réaliser quelque chose d’important, dit Lily soudain surprise. Ce qui se passe en ce moment, mais c’est notre cauchemar qui se réalise, voyons. Souviens-toi : cette chose que je serrai tellement contre moi et qu’on voulait protéger à tout prix, c’est bien sûr notre bébé ! Et…
-…et cette ombre menaçante, Voldemort lui-même, acheva James les yeux soudainement éclairés par une lueur. Notre rêve était entièrement prémonitoire. Dumbledore a donc entièrement raison.»
Ils réalisèrent enfin que cette menace était bien réelle et non inventée de toutes pièces par Dumbledore. Ils savaient et sentaient qu’il n’y avait plus aucune échappatoire, à part celle proposée par le directeur de Poudlard. Se regardant dans les yeux, ils comprirent qu’ils devaient choisir leur gardien du secret dès maintenant.
« Tu as une idée qui te vient en tête ?demanda James.
-Non, pas vraiment. Nos amis proches ne sont pas nombreux. Il y a Remus bien sûr mais son problème de pleine lune serait assez embarrassant de ce point de vue.
-Oui, c’est certain, même si j’ai entière confiance en lui, on ne sait jamais ce qu’il pourrait dévoiler sous le coup de la pleine lune malheureusement. Il y a aussi Peter mais ça m’étonnerait qu’il accepte, il est soucieux en ce moment. »
Ils n’osèrent pas prononcer le dernier nom qui leur venait tous deux à l’esprit, car le faire revenait à dire qu’ils le mettraient en danger et que leur fuite serait inéluctable.
« Pourtant, il le faut, James adoré. Seul Sirius pourrait faire face à cela et tu le sais, tout comme moi. Je sais que tu le considères comme ton frère et je tiens énormément à lui moi aussi mais…
-…je sais, Lily, je sais, c’est le seul moyen, répondit-il en s’asseyant à une table et en écrivant quelques mots sur un papier. »
Il appela ensuite leur chouette à tous deux, nommée Bubo, l’attacha à sa patte et l’envoya par la fenêtre. Ensuite, il sortit dire à l’un des membres de prévenir Dumbledore que c’était fait et de ne pas s’alarmer de l’apparition prochaine d’une nouvelle personne.
Quand Sirius arriva, il n’était pas aussi joyeux et en forme que d’habitude, ayant pressenti dans les quelques mots vagues griffonnés par James que quelque chose de grave se passait. Il s’identifia aussitôt auprès des membres de l’Ordre par leur signal habituel et alla frapper à la porte que, quelques secondes après, James ouvrit, un air sombre sur le visage. Pour une fois, Sirius ne décocha pas une plaisanterie à la vue de celui à qui il tenait le plus au monde. Apercevant Dumbledore assis dans un fauteuil, Sirius n’eut que la confirmation de la gravité de ce qu’on allait lui dire.
« Asseyez-vous, je vous prie, Sirius, dit Dumbledore, nous devons vous parler d’une chose extrêmement urgente et grave pour vos amis ici présents.
-Je vous écoute, professeur.
-J’ai appris ce soir que James et Lily étaient en danger de mort par Voldemort car il veut malheureusement tuer leur bébé…
-Mais il n’est pas encore né, comment peut-il…s’étonna Sirius.
-C’est ainsi, je ne sais pas pourquoi. Je sais seulement qu’il faut mettre en sécurité nos amis jusqu’à ce qu’on trouve une solution satisfaisante.
-Une solution satisfaisante ? La seule solution ce serait que ce **** de mage noir meure une bonne fois pour toutes !dit Sirius en ayant l’air de désespérer tout en s’indignant contre la situation. Je vais lui montrer moi, ce que c’est que de s’en prendre à mes meilleurs amis…
-Sirius !se monta Dumbledore. S’il-vous-plaît ! Vous savez aussi bien que moi que ce n’est pas la solution et que ce serait encore pire. Nous devons agir avec sûreté, assurance et discrétion, c’est essentiel. Donc j’ai parlé à James et Lily qu’il leur faudrait recourir au Fidelitas.
-Et Sirius, continua James, c’est toi que nous avons choisi pour gardien du secret. C’est en toi que nous avons le plus confiance.
-Oui, dit Dumbledore, et c’est en vos mains que reposeront leurs trois vies. Mais accepterez-vous cette lourde et dangereuse tâche ? »
Un silence pesant et tendu s’ensuivit. Le jeune couple craignait que Sirius refuse, sachant très bien tout ce qu’il risquait dans l’histoire mais en même temps, ils craignaient qu’il accepte, puisqu’ils auraient mis consciemment sa vie en danger. Puis, lentement un sourire se dessina sur les lèvres de Sirius, non un sourire gai mais un sourire de malice.
« Mais pourquoi, professeur Dumbledore, ne vous ont-ils pas choisi ? C’est vrai, vous seriez incapable de révéler un tel secret, surtout vous, un si grand et honnête sorcier, alors pourquoi ?
-Ils m’ont en fait posé la question mais j’ai tout simplement refusé à cause de deux raisons. D’abord je pense que ces choses-là doivent se faire entre amis très proches, entre qui règne un lien très fort et ensuite, j’ai déjà un secret à garder et un gardien du secret ne peut avoir plusieurs secrets à garder, voilà tout. Alors, que décidez-vous ?
-J’accepte !s’exclama Sirius.
-Vous connaissez tous les risques que vous allez encourir bien entendu, vérifia le directeur.
-Mais bien sûr que je les connais. Je combats quotidiennement des Mangemorts et même si je sais que ce sortilège va me conduire à de dangers encore plus grands, croyez-moi, je sais que je pourrais les affronter et que je ne trahirais jamais mes amis, même sous les coups du doloris ou de l’imperium.
-Parfait, dit Dumbledore en se levant. Je vous laisse entre vous. Restez là encore quelques heures, Sirius, je vous prie, le temps que je finisse de trouver une autre maison confortable et nous pourrons sceller le pacte. A tout à l’heure, finit-il en sortant de la maison.
-Oh, Sirius, si tu savais comme je suis heureux que tu aies accepté mais en même très ennuyé de t’avoir mis dans cette situation dangereuse, dit James en lui serrant la main.
-Ne le sois pas, cher Cornedrue, je saurai faire face, pour vous deux…ou plutôt pour vous trois, dit-il en regardant le ventre de Lily. Mais dis donc Lily, tu ne peux plus le cacher comme avant, on dirait, plaisanta-t-il.
-Ne m’en parle pas, répondit-elle. Mais ce que j’aime tout particulièrement, c’est quand il me donne des coups de pieds. Là, je sens qu’il grandit et surtout, qu’il a beaucoup de caractère, comme son père, d’ailleurs, sourit-elle.
-Oh mais dis donc, comme sa mère aussi, ria James. Ce sera un champion de Quidditch à taper comme ça, peut-être un grand batteur.
-Mais vous avez pensé à lui donner un prénom, qu’il soit garçon ou fille.
-Oui, on n’y pense, répondit Lily. Mais on n’arrive pas à arrêter un prénom, c’est ennuyeux, il va bien falloir se décider pour deux prénoms pourtant.
-Ne pense surtout pas à Pétunia, car là, c’est non tout de suite !dit James en plaisantant. Ah, que c’est bon de parler de choses anodines alors que…
-Oui, c’est vrai, je ne pensais pas que toute notre vie basculerait ce soir, dit Lily tristement.
-Mais, de l’entrain que diable ! Nous allons y arriver. Revenons à nos hippogriffes plutôt. Alors un prénom…réfléchit Sirius,… Albus !ria-t-il aux éclats.
-Je voudrai un prénom doux si c’est une fille, peut-être un qui se finisse en –a.
-Alicia ?proposa Sirius en réfléchissant.
-Non, répondit James, un prénom plus court. Ah, attends, Lily, j’ai peut-être trouvé : que dis-tu de Lisa ? Ca commencerait par la même syllabe que ton prénom.
-Oui, j’aime bien, sourit Lily. Non parce que ça commence comme le mien mais oui, je le trouve très joli, bravo chéri.
-Et si c’est un garçon ?demanda Sirius en continuant.
-Il pourrait finir en –y, comme ton prénom une fois de plus, dit James à sa femme.
-Mais non, James, je veux penser aussi à ton prénom voyons. Un qui commence par un –j ou un qui finit comme le tien.
-Pas facile ça, commenta Sirius… »
Mais ils furent interrompus par Dumbledore qui eut un léger sourire à les voir parler légèrement, ce qui faisait un spectacle fascinant à voir, au vu de la situation.
Les trois amis s’arrêtèrent aussitôt en voyant le directeur entrer et une mine sombre s’afficha sur leurs visages.
« Bon, tout est prêt, je vous ai trouvé une maison assez confortable et je vous y ai installé tout ce dont vous avez besoin, un peu le double de votre maison actuelle. Il faudra James que vous alliez travailler au Ministère comme si de rien n’était pour que Voldemort ne se doute pas qu’on sait quelque chose…
-Mais s’il attaquait Lily pendant mon absence, il faudrait…commença James en s’affolant un peu.
-Ne vous inquiétez pas James, tant que vous aurez votre gardien du secret en vie et qui vous restera fidèle, tout ira bien. Maintenant, tous les trois suivez-moi, nous allons transplaner à votre maison. »
Dumbledore par la fenêtre fit un signe aux membres du Phénix qui partirent aussitôt et tous quatre disparurent également en un clap unique. Ils réapparurent devant une maison assez originale qui était de la taille approximative de leur ancienne maison mais qui avait une certaine dignité inexprimable que l’autre n’avait pas. Entrant à l’intérieur, James et Lily furent agréablement surpris de trouver tous leurs meubles et tout ce qui leur appartenait, apparemment sans exception, presque à la même place que dans leur ancienne demeure. De plus, quelque chose de particulier flottait dans l’atmosphère, une esthétique que le couple n’avait jamais su imprimer chez eux mais que Dumbledore avait rendue réalisable. Ils remercièrent vivement Dumbledore qui eut un petit sourire et dit :
« Je vous en prie, c’est bien normal. Vous êtes déjà assez perturbés et inquiets : il fallait bien que je fasse quelque chose qui vous ferait plaisir.
Maintenant, venons-en au sortilège à appliquer. Sirius, s’il-vous-plaît, tendez votre main droite devant vous, demanda Dumbledore en sortant sa baguette et un curieux instrument de forme ronde. »
Puis le directeur demanda à James et Lily de s’avancer et de se placer tous deux face à Sirius. Alors que Sirius tendait sa main droite, paume vers le plafond, Dumbledore, de sa baguette, vit voler le petit objet rond argenté, de la forme d’une boule, qui alla se placer entre Sirius et les deux époux. Puis Dumbledore dit :
« Sirius Black, faîtes-vous le serment de devenir le gardien du secret du lieu où habitent désormais James et Lily Potter et de ne révéler à personne, même sous la torture, le lieu où ils résident, c’est-à-dire à… »
Là, Dumbledore fit apparaître en lettres dorées devant les yeux exclusivement de Sirius, James et Lily, la nouvelle adresse du couple, qui était :
« Colline de Godric’s Hollow, comté de Suffolk. »
« Oui, dit Sirius d’un sérieux très rare, je jure formellement, par mon corps et par mon âme de ne jamais révéler à qui que ce soit le lieu où résident désormais James et Lily Potter et cela, même si je dois en mourir. »
Alors l’objet argenté brilla soudain de tout son éclat et laissa transparaître une partie de ses rayons sur la paume de Sirius qui ressentit un froid glacial lui traverser la main puis tout le corps tandis que l’autre partie des rayons enveloppait totalement Lily et James en un reflet bleuté. Puis l’éclat disparut et l’objet revint dans la main de Dumbledore qui le fit disparaître en un instant.
« Bon, voilà qui est fait, dit Dumbledore en laissant échapper un soupir rassuré. Maintenant espérons que tout se passera comme prévu. Vous ne devez pas vous inquiéter sans cesse mes amis, ajouta-t-il en voyant leur expression inquiète, nous arriverons à contrer ses plans. »
Dumbledore se dirigea vers la porte alors que Lily, se rendant vraiment compte de la gravité de la situation, était au bord des larmes, mais était rassurée tant bien que mal par le regard, amoureux de James et amical de Sirius. Mais le directeur s’arrêta et dit à Lily en se retournant :
« Un petit conseil, Lily, si vous me le permettez : essayer de pas vous inquiéter autant en aménageant la chambre de votre bébé, en préparant son arrivée et en pensant à des prénoms : ça vous sera bénéfique à vous, à votre mari mais aussi à votre bébé qui ressent toute cette peur en vous.
-Vous avez raison, professeur, répondit Lily avec un petit sourire reconnaissant, je vais me remettre à tout cela dès demain, merci.
-Bon courage à tous deux, dit Dumbledore au jeune couple, et ne perdez pas confiance. Sirius, je compte sur vous. »
Sirius lui répondit par un signe de tête plein de détermination pendant que James et Lily le remercièrent largement par leurs regards et leurs expressions.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:22

Chapitre 12 : Une naissance bénie des dieux

Durant les premiers jours après cette accablante nouvelle et leur vie dans cette nouvelle maison, James et Lily firent comme s’il ne se passait rien et que ce déménagement n’était qu’une simple routine. Sirius faisait circuler leur courrier de leur ancienne adresse à la nouvelle et apparemment leurs proches et amis ne s’apercevaient apparemment de rien. Mais environ une semaine après cette nouvelle, alors que James rentrait tard le soir, le couple se mit à craquer ensemble mais d’une façon différente. A peine rentré à l’intérieur de la maison, James lança toutes ses affaires en rugissant et cassa de colère plusieurs objets tandis que Lily éclatait en sanglots en s’effondrant par terre. Pendant un moment, l’un resta dans sa furie et l’autre dans ses pleurs ininterrompus, comme si la présence de l’autre intensifiait encore davantage leurs sentiments. Mais ce fut James finalement qui se calma en premier car s’apercevant de l’état dans lequel se trouvait sa femme, sa colère s’apaisa aussitôt, même si quelques minutes avant, cela n’avait fait que l’exacerber. Il s’assit par terre auprès d’elle et l’enlaça :
« Lily adorée, je t’en prie, ne pleure plus, tu me fais trop de mal. Excuse-moi de m’être emporté mais quand je vois le mal qu’il nous cause, à nous trois, je n’en peux plus. J’y pense, toute la journée, à chaque instant qui passe. J’ai tellement peur pour vous deux, si tu savais. Et dire que je suis pieds et poings liés et que je ne peux pas aller l’affronter, tout ça à cause de l’interdit de Dumbledore. Ecoute-moi, Lily, reprit-il en lui prenant la tête dans ses mains, je réussirais à le contrer pour que toi et le bébé n’aient jamais aucun mal, tu m’entends ?
-Je sais que tu veux nous protéger, James chéri, dit Lily en essuyant ses larmes, mais tu sais très bien que tu ne dois pas aller l’affronter : d’abord il saurait qu’on sait et ensuite, il te tuerait. Non que tu n’es pas fort en duel bien sûr, ajouta Lily en le voyant froncer les sourcils, mais même Dumbledore, le plus grand des sorciers, ne semble pas arriver à son but, alors nous… »
James, sans dire un mot, approuva en hochant la tête et il serra dans ses bras sa tendre épouse, tout en posant une main sur le ventre très rond de sa femme qu’il regarda avec amour.
Ils allèrent ensuite s’asseoir sur leur canapé pour se remettre de leurs émotions.
« James, j’ai réussi à finir la chambre de notre enfant aujourd’hui.
-Vraiment, tu as réussi à tout faire toute seule ? Excuse-moi, ma chérie de ne pas avoir été assez présent mais…
-Ne t’excuse pas James, tu as ton travail, c’est normal et ça m’a changé les idées de m’en occuper et ça m’a aussi fait très plaisir. Viens voir. »
Ils montèrent à l’étage et dans la chambre de droite, auparavant vide, James découvrit une magnifique chambre de bébé toute colorée en jaune et blanc avec un magnifique berceau, de très belles peluches et jouets de toutes sortes, moldus comme sorciers, et tout l’aménagement qu’il fallait pour un bébé. Quelques jouets sorciers restaient même en lévitation, dans le but d’amuser le futur enfant. On pouvait mettre également en route d’un coup de baguette une douce musique apaisante.
« C’est vraiment superbe, Lily, je te félicite. Tu as bien fait d’avoir choisi le jaune, c’est parfait. En plus tout est assorti, c’est incroyable, même les rideaux, l’éclairage, c’est vraiment remarquable.
-Merci, mon amour. Je me suis dit que le jaune convenait à un garçon comme à une fille. Et puis de toute façon, on sera libre de changer la couleur par magie dès que notre enfant naîtra.
-Mais non, voyons, c’est magnifique ainsi. Et puis je suis sûr qu’il ou elle adorera aussi : et en plus le jaune est la deuxième couleur de Gryffondor.
-Oui mais c’est aussi surtout la couleur de Poufsouffle, sourit Lily.
-C’est vrai mais je crois que le rouge aurait été trop vif et pas assez doux pour un bébé, sourit James à son tour.
-Tu penses vraiment au confort au bébé, tu es incroyable, dit Lily en l’embrassant.
-C’est normal pour un futur père. »
Tous les deux refermèrent la porte et allèrent se rasseoir sur le canapé.
« Mais dis-moi, Lily, as-tu repensé à des prénoms ?
-Non, je n’ai pas eu le temps avec tout cet aménagement. On avait bien dit Lisa si c’est une fille, non ?
-En effet et je maintiens ce choix mais si c’est un garçon ?
-Alors là, je ne vois toujours pas, et toi ?
-J’y ai pensé un peu quand j’étais au bureau et j’ai réfléchi que des ressemblances avec mon prénom ne colleraient pas car ce serait vraiment difficile d’en trouver un.
-Ou alors ce pourrait être James Junior, proposa Lily.
-Merci mais non, je préfère qu’il ait un vrai prénom qui le caractérise vraiment.
-Alors, il faut puiser dans tous les prénoms qui n’ont aucun rapport avec les nôtres, constata Lily. Ou attends…j’ai peut-être trouvé, que dirais-tu de Miles ?
-Oui, tiens, je n’y avais pas pensé, il finit bien comme le mien, admit James. Bravo ma chérie, ce prénom est vraiment bien. »
Heureux d’être enfin prêts pour recevoir leur enfant, le couple s’embrassa langoureusement. Les semaines défilèrent assez rapidement et Lily était presque arrivée à terme. Ils étaient obligés, sur le conseil de Dumbledore, de faire l’accouchement chez eux car, même si l’hôpital Ste-Mangouste s’occupait également des accouchements, Dumbledore craignait une attaque, même en public. Résignée mais pas du tout satisfaite et rassurée, surtout que James devait l’accoucher seul, Lily avait préparé une chambre avec tout ce qu’il fallait pour un accouchement : elle avait vraiment tout prévu et pas une seule chose ne manquait : même James en était interdit, surpris que sa femme connaisse tout le nécessaire pour cet événement. Mais Lily lui avoua peu après qu’elle avait demandé à une femme accoucheuse de l’hôpital qu’elle connaissait très bien, de lui fournir tout ce dont elle aurait besoin par colis.
Finalement, le jeudi 31 juillet, les contractions commencèrent alors que James passait le pas de la porte vers 18h. Sans tarder, James fit léviter sa femme à l’étage car la porter aurait pu causer des dégâts, et l’installa sur le lit spécial. Il fallut attendre deux heures interminables pour que le travail commence. Et enfin à 20h40, le bébé vint au monde.
« Ca y est, Lily, regarde !s’exclama James aux anges. C’est un garçon ! »
Et alors que le bébé sortait enfin, de belles étincelles dorées apparurent un court instant sur le plafond, juste au-dessus du bébé. Mais ni Lily ni James, fous de bonheur, ne remarquèrent cela.
Quand Lily put enfin prendre son fils sans ses bras, elle pleura de joie tellement elle était heureuse de savoir qu’il allait bien et qu’aucun incident fâcheux ne soit survenu. En silence, les parents regardèrent, admiratifs, longtemps leur bébé, comme s’ils n’arrivaient pas à croire qu’il soit enfin dans leurs bras.
« James, dit enfin doucement Lily pour ne pas réveiller le bébé, ça m’ennuie mais j’ai changé d’avis pour le prénom. Je trouve que Miles ne lui va pas tellement.
-Je n’osais pas te le dire mais je suis du même avis que toi. Quel prénom donner à ce petit bout de chou, alors ?chuchota presque James.
-Comment s’appelait déjà ton grand-père paternel qui était si fort en DCFM ?
-Il s’appelait Harold mais ce n’est pas vraiment idéal non plus…
-C’est vrai mais on peut s’en inspirer et prendre le prénom Harry, qu’en dis-tu ?demanda Lily. »
Mais avant que James n’exprime son opinion, le bébé sourit aussitôt à la mention de ce prénom et se rendormit profondément. Ils sourirent tous deux.
« Bon, je crois que c’est adjugé par le concerné, dit James. En plus, il se finit comme le tien.
-Je ne l’ai pas choisi pour cela, tu sais. Mais ainsi il réunit les deux, un élément de ta famille et un peu de moi.
-C’est vrai, ce prénom est idéal, tu es géniale ma chérie. »
Ils s’embrassèrent et allèrent dans la chambre du bébé, poser Harry dans son berceau. Heureux, ils reprirent leur observation admirative.
« Tu as remarqué James que ses cheveux sont déjà légèrement noirs. Je crois qu’il va te ressembler.
-C’est possible en effet mais j’espère surtout qu’il ne fera pas toutes les gaffes que j’ai faites dans ma jeunesse, rit James. Mais en même temps, c’est dommage que ce ne soit pas une fille, elle t’aurait peut-être ressemblé et vu ta beauté, elle aurait eu de nombreux prétendants.
-James, ne reviens pas là-dessus, c’est ainsi et puis franchement s’il te ressemble beaucoup, je crois qu’il aura aussi beaucoup de conquêtes, sourit Lily à son tour. »
Mais Lily se mit à bâiller : toute sa fatigue retombait en masse. James l’entraîna hors de la chambre, après qu’ils aient embrassé leur petit Harry, qui dormait comme un ange.
Il n’y avait pas un seul jour qui passait sans James et Lily, à leur lever, n’aillent admirer leur petit garçon. Lily n’eut presque aucun ennui, le petit Harry faisait ses nuits tranquillement, sans gêner personne, comme si la peur de réveiller sa maman, si fatiguée, le faisait dormir presque sans réveiller. Il pleurait bien sûr une ou deux fois certaines nuits et James, courageux, se levait pour le calmer alors que d’autres fois, c’était Lily, mais en général, Harry était un bébé très calme. Deux jours après l’accouchement, Sirius, Remus et Dumbledore vinrent voir les heureux parents et le bébé.
« Il a fallu que je le retienne, le lendemain matin de l’accouchement, sinon il aurait couru ici, dit Remus en montrant Sirius. Il n’avait qu’une hâte, voir votre enfant. J’ai voulu qu’il vous laisse quand même tranquille tous les deux, ou plutôt tous les trois, sourit-il en regardant le berceau.
-Il est vraiment magnifique, dit Sirius, tout à sa contemplation. Et déjà très courageux, il me fixe tellement… »
A ce moment-là, Sirius faisant une légère grimace comique, Harry sourit puis se mit presque à rire en le regardant.
« Je l’ai fait rire, tu te rends compte, James ?dit Sirius épaté. Il est vraiment trognon quand il rigole.
-C’est vrai, félicitations, James et Lily, dit Dumbledore à son tour. Vous avez un très beau petit garçon, qui, je crois d’après ses quelques cheveux, tiendra de son père.
-Mais je l’espère bien, sourit James.
-Il est vraiment adorable, c’est vrai, admit également Remus. Mais quel prénom lui donnez-vous, nous ne savons toujours pas ?
-Harry, dit Lily. Comme le début du prénom du grand-père de James…
-…et la fin du prénom de Lily, finit James.
-C’est un très bon choix, dit Dumbledore. Il portera très bien ce prénom, j’en suis persuadé, surtout avec la renommée de votre grand-père, James. »
Le directeur de Poudlard ne put s’empêcher de regarder Harry de façon différente de celle
qu’il voulait afficher et le regarda d’un air inquiet, presque avec de la pitié dans le regard. Mais cela passa très vite et les parents et amis ne s’aperçurent de rien. Dumbledore prit congé peu après, invoquant des affaires urgentes. Remus partit également, une heure après. Seul Sirius semblait ne plus pouvoir se détacher du berceau, parlant au bébé à demi-voix, lui chuchotant des plaisanteries et lui faisant des grimaces qui faisaient rire Harry de plus belle. James et Lily échangèrent un regard complice et dirent à Sirius :
« Sirius, nous aurions quelque chose à te demander.
-Tout ce que vous voulez, dit-il en les regardant avec enthousiasme.
-Accepterais-tu, demanda James, de devenir le parrain d’Harry ? »
Si Sirius était quelques minutes avant, très heureux, il fut comblé à la demande de James et accepta presque, avec un cri de joie, en enlaçant James puis en embrassant Lily sur la joue.
Le baptême se déroula quelques jours après, le temps d’organiser la cérémonie à l’église. Dumbledore avait beaucoup hésité avant d’accepter cette cérémonie, craignant le danger que la famille Potter pourrait encourir mais finalement il accepta, pensant qu’une sortie en public ne ferait que du bien moralement surtout à Lily qui ne sortait jamais, mais aussi à Harry qui sortait pour la première fois ; de plus la petite famille pourrait oublier quelque peu ses soucis dans cette fête particulière et unique. Il prit toutes les dispositions de sécurité nécessaires et maximales pour qu’aucun drame ne puisse parvenir jusqu’à eux.
La cérémonie fut très intime. Seuls les amis et famille était invité. Ainsi les parents de Lily insistèrent pour venir mais furent présents également Dumbledore bien sûr, Remus, Peter et quelques amies de Lily. Ils n’osèrent pas inviter plus de personnes, craignant des fuites dans la nouvelle. Le baptême se déroula sans aucun incident. Sirius était fou de joie et faillit embrasser le prêtre tellement il était heureux. Remus insista pour prendre quelques photos, souvenirs impérissables d’un pur moment de bonheur. Les parents de Lily dirent à leur fille seuls à seuls que son petit garçon était vraiment magnifique et qu’ils étaient très heureux pour elle, même s’ils craignaient pour sa vie. Ils lui confièrent que Pétunia avait accouché un mois avant elle, d’un petit garçon également, qu’ils avaient nommé Dudley. A voir le visage de sa mère très expressif, Lily devina que ses parents n’aimaient pas vraiment leur beau-fils et qu’ils semblaient préférer Harry à leur autre petit-fils : en fait, ses parents avaient l’impression qu’Harry était leur premier petit-fils et non leur second. Peu avant de quitter l’église et n’y tenant plus, sa mère lui dit qu’elle regrettait plus que tout de ne pas la voir plus souvent et que le temps passé près de Pétunia, elle préférerait le passer près de sa fille cadette. Lily sourit légèrement mais encouragea ses parents à mieux s’entendre avec la famille Dursley, ils ne devaient pas être si méchants, après tout. Leur séparation fut vraiment émouvante : Lily et sa mère pleuraient, ne sachant pas quand elles se reverraient et Mr. Evans avait presque les larmes aux yeux, ayant toujours eu une légère préférence pour sa fille cadette. Etant un peu ému par cette si dure séparation, Dumbledore s’avança et promit à Mr. et Mrs. Evans qu’il arrangerait dans quelques semaines une autre rencontre, pour qu’ils puissent se voir plus souvent. Lily et ses parents remercièrent chaleureusement le directeur et tout le monde put se séparer sauf Sirius, qui alléguant son nouveau statut de parrain, exigeait de rester avec ses amis et son filleul. Mais si tôt rentrés chez eux, Sirius n’eut pas le temps de taquiner Harry que celui-ci, fatigué de la journée, s’endormit dans ses bras.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:25

Chapitre 13 : Des fêtes bien sombres

Les jours passaient, et les parents d’Harry étaient de plus en plus enchantés de leur petit garçon, qui ne semblait leur offrir que des satisfactions. Leur seul soin était de ne pas penser à la menace qui pesait sur eux et de profiter des instants merveilleux qu’ils passaient en famille. Malheureusement, tout bonheur est souvent obscurci et trois semaines après le baptême d’Harry, un drame se produit, alors que Lily s’apprêtait à rendre visite à ses parents avec son bébé. Apparemment, Voldemort, excédé de ne pas pouvoir éliminer rapidement Harry, avait envoyé ses Mangemorts, un soir, chez les parents de Lily. Aucun membre du Phénix, même Dumbledore, ne semblait s’attendre à cela et quand on le sut, il n’y eut plus rien à faire : Lily, apeurée, se précipita malgré le danger chez ses parents mais ce fut pour y découvrir en pleurs, la marque des Ténèbres au-dessus de la maison. James la ramena évanouie chez eux, alors que Remus veillait sur Harry, en attendant que James puisse calmer sa femme. Quand elle se réveilla, Lily voulut d’abord aller se venger et tuer tous les Mangemorts qu’elle trouverait sur son chemin et surtout Voldemort mais James, qui réussissait à la retenir de ne pas sortir, la vit une heure après, s’effondrer sur le sol et pleurer à chaudes larmes. Elle adorait ses parents et elle n’acceptait pas que simplement, par sa faute, des Mangemorts les avaient tués :
« Je m’en veux tellement, si tu savais, James ! Je ne sais pas ce que je voudrais faire tellement je m’en veux. Si je n’avais pas été une sorcière, ils ne seraient pas morts ! Si j’avais été là à temps, ils n’auraient pas été…
-Lily chérie, tu n’aurais rien pu faire, il paraît qu’ils étaient vingt là-bas et il aurait été très difficile d’empêcher seulement un de leur lancer l’Avada…
-On aurait du les protéger, on aurait du savoir qu’ils étaient visés par Voldemort !s’exclama Lily, en pleurs et en colère. On n’a rien fait pour les protéger, rien du tout, je n’ai rien fait, je ne suis qu’une fille indigne et ingrate, toujours je m’en voudrais, tout ça est entièrement de ma faute, entièrement… »
Et Lily s’effondra une nouvelle fois dans les bras de son mari qui, même s’il essayait de la déculpabiliser, n’y arrivait bien entendu pas. James ressentit alors une haine incroyable envers Voldemort qui rendait sa femme si malheureuse et avait tué des gens qu’il appréciait énormément, tout moldus qu’ils avaient été.
L’enterrement eut lieu trois jours plus tard. C’était un vendredi, donc James devait aller se rendre au travail mais auparavant, il fit promettre à Lily de ne pas bouger de la maison car un piège lui serait certainement tendu au cimetière, comme le redoutait également Dumbledore.
« Je te le promets, James, je resterai, comme d’habitude, à la maison, à veiller sur Harry, répondit Lily toujours anéantie mais ayant d’autres pensées en tête. »
James partit, l’esprit tranquille, ne pensant pas que sa femme puisse lui mentir, Lily ayant toujours été un modèle de sincérité et d’honnêteté. Mais ce jour-là, il n’en était rien. Lily avait menti volontairement, tout en sachant qu’elle risquait beaucoup sur cette affaire. Elle avait pris soin d’appeler Remus quelques heures avant pour lui demander de garder à nouveau Harry, ce qu’il avait accepté avec plaisir, Lily lui ayant donné comme raison le fait qu’elle devait faire des courses urgentes que James ne saurait jamais faire pour Harry. Remus arriva donc peu de temps après le départ de James et Lily transplana rapidement au cimetière où la cérémonie à l’église était déjà commencée. Lily connaissait parfaitement cette église pour y avoir joué enfant : elle put ainsi, sans se faire remarquer par quiconque, se cacher dans un coin à l’étage et elle eut ainsi une vue générale de la cérémonie. L’assemblée était assez nombreuse, les Evans ayant été un couple très apprécié durant leur vie. Lily reconnut au premier rang sa sœur Pétunia avec son mari Vernon. Lily ne vit pas si sa sœur pleurait ou non mais selon elle, sa douleur et sa rancune envers elle devait être toute interne. Elle aperçut également des voisins et amis assez proches mais pas mal de personnes, qui lui étaient inconnues, semblaient être venus en curieux, puisque la mort de Mr. et Mrs. Evans avait suscité pas mal de rumeurs, par l’étrangeté de leur disparition. Pendant la cérémonie, Lily ne put s’empêcher de pleurer silencieusement tellement elle ne pouvait s’empêcher de regarder le cercueil où ses parents reposaient. Pour elle, se répéter qu’elle était la cause de leur mort, était véritablement une torture et elle entendait à peine les paroles du prêtre tellement elle était bouleversée et en larmes. Le plus difficile était qu’elle ne pouvait être consolée par personne en ce moment pénible et sa douleur devait être silencieuse, au risque de furies assez dangereuses, telles que sa sœur. La cérémonie finit et toute l’assemblée suivit le cercueil au cimetière. Lily était trop troublée pour les suivre et d’ailleurs sa présence aurait fini par se découvrir, à l’extérieur, surtout que dans le cimetière, il n’y n’avait aucun endroit pour se cacher. Elle resta donc sur le sol, pleurant toujours : mais un clac bien familier la fit sursauter et sortir sa baguette en une fraction de seconde, prête à l’attaque. Mais il n’y en avait nul besoin.
« Bonjour, Lily, dit Dumbledore avec un sourire triste.
-Bonjour, professeur, répondit-elle en ne sachant pas comment justifier sa présence.
-Il fait frisquet ici, dites-moi. Mais c’est vrai que le froid arrive déjà depuis plusieurs jours, continua Dumbledore sur un ton banal.
-Ecoutez-moi, professeur, je sais que je ne devrais pas…commença Lily.
-Non, c’est vrai, vous ne devriez pas, répondit gravement le directeur de Poudlard. Mais je me doutais que vous viendriez ici car même si cela est totalement contraire à la prudence et au bon-sens, je sais que c’est ce que j’aurai également fait à votre place. Quand je vous ai dit à vous et James que ce serait bien trop dangereux pour vous de venir ici aujourd’hui, je regrettais mes paroles en même temps que je les prononçais mais il fallait bien vous prévenir. Intérieurement je savais et je souhaitais même que vous veniez, peut-être pour rendre un dernier hommage à vos parents et leur dire adieu. Non, ne pleurez pas, chère Lily, même si les larmes sont parfois bénéfiques, c’est vrai.
-C’est de ma faute s’ils sont…dit Lily en pleurant.
-Non, ce n’est pas de votre faute, dit plus sévèrement Dumbledore. Il faut vous ressaisir. Je sais que c’est dur et que vous croyez ne pas en avoir la force mais il le faut. Il le faut pour votre mari et surtout pour Harry, qui a besoin plus que tout être en ce monde, de votre soutien et de votre amour.
-Mais c’est à cause de moi qu’ils…
-Non, Lily, écoutez-moi et croyez-moi. S’il y a un responsable à leur disparition, c’est bien Voldemort. C’est lui qui a commandé à ses Mangemorts d’aller chez eux et ce n’est pas vous qui avez souhaité leur mort, n’est-ce pas ?
-Oui bien sûr mais si je ne…
-Il aurait pu les tuer de toute façon. Vous savez que Voldemort déteste les moldus et même si vous n’aviez pas été une sorcière, vos parents auraient pu croiser son chemin. Alors, je vous en prie, cessez de culpabiliser ainsi, ça ne vous sert qu’à vous fragiliser davantage et à vous rendre plus vulnérable envers Voldemort et ses Mangemorts. De plus, vous ne voudriez pas que vos parents vous voient aussi bouleversée et culpabilisant. Pensez à eux, Lily et à la réaction qu’ils auraient s’ils vous savaient dans cet état d’esprit. »
Le discours de Dumbledore avait agi sur la jeune femme comme un coup de fouet mais également comme une potion revitalisante. Elle réfléchit et pensa que Dumbledore avait raison sur tout la ligne : jamais ses parents n’auraient souhaité la voir s’abattre, ils l’avaient aimé à la folie : d’ailleurs ils lui avaient dit un jour, quand elle leur avait expliqué le danger représenté par Voldemort, qu’ils donneraient plutôt leur vie à tous deux que de voir le mage noir lui faire du mal. Elle pensa alors désormais à eux avec tristesse et amour, sécha ses larmes et se releva, face à Dumbledore, toujours près d’elle.
« Merci, professeur Dumbledore, je vous suis vraiment très reconnaissante de vos paroles réconfortantes, elles m’ont beaucoup aidé.
-J’en suis très heureux, sachez-le. Rejoignez maintenant votre adorable petit garçon et promettez-moi de ne poursuivre ni Voldemort ni ses sbires à cause de vos parents.
-Je vous le promets, professeur et sachez que je préfère assurer la protection de mon enfant plutôt que de le mettre en danger en affrontant ce mage noir car malheureusement ça ne ramènerait pas mes parents à la vie.
-Bien parlé, Lily, je vous félicite. Sachez que vous êtes et serez toujours une digne Gryffondor, dit le directeur en souriant. »
Dumbledore disparut ensuite juste avant Lily qui, malgré elle jeta un dernier regard au cimetière en murmurant un dernier adieu à ceux qu’elle avait tant aimé.

Les semaines défilaient assez rapidement depuis l’enterrement des Evans. James avait été très surpris du changement de Lily mais il l’était agréablement, ayant craint qu’elle ne se remette pas du décès de ses parents. Il savait très bien lui-même ce qu’on ressentait dans cette situation puisque sa dernière année à Poudlard avait été obscurcie par le décès de ses propres parents. Cependant il n’avait ressenti aucune vengeance envers qui que ce soit puisque c’était la maladie qui les avait emporté tous deux. Ce fut à cette époque que James se rapprocha beaucoup de Lily, qui avait semblé ressentir pour lui une grande compassion, même si l’attirance l’un envers l’autre avait été légèrement antérieure. Quoi qu’il en soit, James était soulagé de ne plus remarquer ni désespoir ni vengeance dans les yeux et le comportement de sa femme.
Halloween approchait à grands pas et James s’ingéniait à décorer toute la maison pour amuser Harry qui s’émerveillait de toutes ces citrouilles et chauve-souris au-dessus de lui. Alors que James et Lily le regardaient, attendris, James s’exclama :
« Regarde, Lily ! Ses yeux, ils sont devenus verts alors qu’hier encore, on ne remarquait rien ! Ils sont exactement semblables aux tiens, c’est incroyable !
-Peut-être en effet, si on observe bien, douta un peu Lily.
-Mais si, regarde. Viens là, mon bout de chou, dit James en prenant Harry sur ces genoux. Regarde bien ses yeux et va te voir dans un miroir. Ils sont vraiment identiques. »
Lily observa Harry dans les yeux et s’aperçut en effet que son mari avait bel et bien raison. Les beaux yeux verts d’Harry brillaient de tout leur éclat.
« C’est vrai, c’est quand même incroyable, tu avoueras, admit Lily.
-Mais non, pas incroyable, c’est tout bonnement magnifique !s’exclama James. Il a tes superbes yeux, ce qui lui fait un magnifique regard et il me ressemble énormément déjà, surtout avec cette petite chevelure noire qui pousse de plus en plus. D’ailleurs il aura autant de mal à se coiffer que moi, plus tard, tu verras !
-Oui, je crois en effet que ce sera le cas. En fait, il continue, comme son prénom, à être le mélange de nous deux, sourit Lily heureuse. »
On frappa à leur porter à cet instant : c’était Sirius.
« Alors comment va ma famille préférée ?dit-il en souriant.
-Regarde Patmol. Viens prendre Harry et regarde ses yeux, dit James en lui passant son petit garçon.
-Oh, mais dites donc tous les deux, dit Sirius en riant, vous voulez vraiment faire une potion de ce pauvre enfant ! D’abord vous ajoutez les cheveux de James et maintenant c’est les yeux de Lily ! Je vous en prie, ne lui donnez pas la barbe de Dumbledore ni les oreilles des elfes de maison ! »
Les trois amis rirent alors comme ils n’avaient pas ri depuis très longtemps. Harry se demandant ce qu’il se passait, se mit à rire lui aussi, gagné par l’hilarité générale.
La fête d’Halloween se passa dans une atmosphère très tendue, dans le monde des sorciers comme dans la maison des Potter. Les attaques des Mangemorts et de Voldemort se multipliaient et plus personne ne semblait vouloir rire de quoi que ce soit. James et Sirius avaient énormément de travail alors que Lily, ne pouvant plus travailler à cause d’Harry, se contentait de rester à la maison pour protéger son petit garçon. James rentra très tard le soir d’Halloween et même s’ils voulurent faire une petite fête pour le premier Halloween d’Harry, l’entrain n’était pas au rendez-vous car même si James faisait des efforts pour être souriant, il était furieux de ne pas avoir pu sauver à temps plusieurs sorciers dans un magasin du Chemin de Traverse. Malgré tout, Lily avait organisé un repas succulent et tellement riche en surprises en tout genre que James la soupçonna de s’être inspirée de leurs fêtes d’antan à Poudlard. Harry s’amusa comme un petit fou avec toutes les surprises qu’il dénichait dans les friandises mais à la fin du repas, s’apercevant de l’humeur de ses parents et surtout de son père, il resta assis sans bouger, au milieu des surprises qui ne l’amusaient plus. Le croyant fatigué, Lily alla le coucher et elle se blottit contre James le reste de la soirée, sans parler, consciente de la situation qui devenait vraiment dramatique. L’Ordre du Phénix, selon James, avait toutes les peines du monde à empêcher ou prévenir les attaques et Dumbledore semblait plus découragé de réunion en réunion. Apparemment personne ne trouvait de solution pour vaincre une fois pour toutes Voldemort et le monde sorcier semblait se résoudre à une mort imminente. Même James et Lily avaient les mêmes pensées et ils se disaient que leur protection ne tiendrait pas longtemps, si le Ministère de la Magie ou même Poudlard cessaient d’exister. Ils se promirent tous deux un amour éternel, comme ils l’avaient fait lors de leur lune de miel et s’endormirent à moitié, faisant des cauchemars, toujours en relation avec Harry et Voldemort.
Ils furent réveillés tôt le lendemain matin par Harry qui pleurait dans son lit. Quand Lily vint le voir, elle s’aperçut rapidement que ce n’était pas des pleurs habituels et que son petit garçon était vraiment malheureux. Il s’arrêta de pleurer dès qu’elle arriva près de lui et se mit à la regarder, triste, comme comprenant la situation actuelle. Il ne fut calmé que quand James vint le prendre à son tour dans ses bras.
« Tu sais, Lily, je crois que notre bout de chou a été perturbé de la soirée. J’ai honte de moi en fait : j’ai l’impression qu’il a ressenti ma colère et mon désespoir et ça l’a vraiment perturbé, dit James tristement.
-Je n’osais pas te le dire, mais je crois en effet que c’est cela qui l’a rendu triste à ce point.
-Bon, alors, c’est d’accord, dit James en s’adressant cette fois à Harry et en le regardant dans les yeux. A partir d’aujourd’hui, rien ne devra influencer mon humeur quand je reviendrai à la maison. Je te promets, mon garnement, que je serai toujours gai avec toi, sinon tu me le rappelles avec ta petite moue, d’accord ? »
Harry réfléchit un instant et sourit ensuite à son père d’un sourire satisfait et malicieux. James sourit à son tour, heureux de sa réaction.
« Tu vois, ma chérie, il suffit que je le cajole pour retrouver la bonne humeur. Ce petit a le don de me faire sourire. Je l’adore tellement, si tu savais. Lui et toi, vous êtes ce que je chéris le plus au monde. Jamais, tu m’entends, jamais Tu-Sais-Qui ne vous fera du mal, ça je te le promets. Je le combattrai jusqu’à mon dernier souffle.
-S’il-te-plaît, James, ne parle pas de ça devant notre petit amour. Il est trop fragile et innocent pour entendre parler de cette menace, dit Lily en reproche.
-Tu as raison, excuse-moi, dit-il en embrassant Lily. Allez, je dois aller travailler, j’ai peur qu’il y ait eu du grabuge dans la communauté sorcière, continua-t-il en se levant et en donnant Harry à sa femme.
-De toute façon, on va le savoir par la Gazette.
-Oui, mais je préfère l’entendre au Ministère, au moins j’aurai le droit de hurler. A ce soir, Lily chérie, passe une bonne journée, et toi aussi mon cœur de Vif d’or. »
Il n’y avait eu heureusement aucun drame particulier pour Halloween, comme si Voldemort attendait, comme d’habitude, le bon moment pour frapper.
Les jours défilèrent de nouveau assez rapidement et Noël arriva à son tour, avec sa dose de neige et de cadeaux, pour le plus grand bonheur d’Harry, qui avait un peu plus grandi.
Lily essayait du mieux qu’elle pouvait de faire découvrir à Harry toutes les merveilles de Noël et c’est comme si elle se disait qu’elle devait faire de son mieux pour que son petit garçon voit tout cela avec elle. La veille de Noël, la neige était tombée à gros flocons pendant la nuit et quand Lily ouvrit sa fenêtre, elle découvrit avec surprise et enchantement un merveilleux tapis de neige recouvrant l’extérieur de leur maison. Leur pelouse comportait une pente assez douce et longue puisque leur maison était sur un sommet assez élevé du village. Ce serait une merveilleuse occasion pour Harry et moi de faire de la luge, se dit Lily avec joie. Elle s’habilla assez rapidement et alla prendre Harry dans son lit : réveillé, celui-ci ne semblait n’attendre que sa mère, comme s’il savait qu’elle lui préparait une surprise. Lily alla prendre ensuite la luge rangée dans une armoire, où tout ce qui était d’une taille assez conséquente avait été rétréci pour y être rangé sans problème. Et quand elle sortit avec Harry bien emmitouflé, celui-ci tapa des mains tellement il était enchanté de ce magnifique spectacle : il sourit et n’eut qu’une envie, aller s’enfoncer dans cet épais et nouveau tapis blanc qui semblait si doux et si confortable. Lily fit de la luge avec son petit garçon toute la matinée et c’est couvert de neige qu’ils rentrèrent pour aller se réchauffer auprès du feu le midi. Harry, très fatigué, put à peine manger et s’endormit très rapidement dans les bras de sa mère, émerveillée et comblée par son enfant.
L’après-midi, il retomba de la neige et alors qu’Harry dormait toujours paisiblement, la porte tonna légèrement sous un frappement. Lily, qui sursauta et saisit aussitôt sa baguette, alla ouvrir prudemment et crut apercevoir avec surprise le Père Noël sur le seuil de sa porte. Mais elle sourit alors et baissa sa baguette.
« Vous auriez du me prévenir que vous veniez, Hagrid, ça m’aurait évité une peur bleue et le réveil probable de mon petit ange. Allez, entrez, vous êtes déjà couvert de neige.
-Désolé Lily, je pensais vous faire une petite surprise. On ne se voit plus ces derniers temps et je voulais prendre de vos nouvelles, dit-il en regardant ses bottes.
-Hagrid, arrêtez de ne pas tout me dire, sourit Lily en regardant l’expression embarrassée du demi-géant. Je sais que vous êtes venu voir Harry, non ? »
A ce moment-là, le garde-chasse se mit tellement à rougir qu’il se tourna résolument vers la porte.
« Je suis désolé Lily, je m’en vais, je n’aurai jamais du venir sans vous prévenir, je suis un malotru.
-Mais Rubeus, dit alors la jeune femme en lui prenant amicalement le bras, je ne vous chasse pas, tout au contraire. Je vous demande seulement une chose : asseyez-vous auprès du feu car vous êtes gelé et je vous amène Harry car je crois qu’il est réveillé. Mais ne vous en faites pas, je ne vous en veux pas le moins du monde, vous savez que je vous apprécie beaucoup et que c’est réciproque envers moi et James. »
Il la regarda alors dans les yeux et y vit la plus grande sympathie envers lui.
« D’accord, merci Lily, vous êtes vraiment très gentille. »
Et en effet Harry, alerté mais non effrayé par le bruit précédent, était tout à fait réveillé :
« Et voici mon petit bonhomme adoré, dit Lily en amenant Harry près d’Hagrid. Allez-y, prenez-le, j’ai confiance en vous, dit-elle devant l’hésitation du gardien des clés.
-Qu’il est sage et trognon ce petit bout de chou, dit Hagrid en le prenant délicatement dans ses bras. Regardez, vous avez vu, il m’a souri ?s’étonna-t-il devant le sourire gai du petit garçon qui voulait s’amuser avec la grosse barbe de Rubeus. »
D’ailleurs il ne put s’empêcher d’embrasser Harry sur le front mais ce faisant, sa barbe envahit totalement Harry. Quand il s’en aperçut, Hagrid s’empressa de redonner Harry à sa mère pas du tout affolée et d’ailleurs ce dernier, au lieu de pleurer de ces picotements, riait aux éclats, ce qui amena Hagrid à passer à la phase deux :
« Tenez, je lui ai amené un petit cadeau, dit-il en sortant un paquet mal emballé de sa poche intérieure. J’espère que ça lui plaira. »
Il donna alors le paquet à Harry, sans une légère réticence de Lily qui, même si elle savait qu’Hagrid était très bon, savait également que sa maladresse pouvait causer quelques catastrophes. Mais le contenu n’était nullement dangereux, ce qui fit respirer la jeune mère : Harry rit alors de plus belle en prenant dans ses mains une figurine de dragon miniature qui essayait de voler car les efforts d’Harry, qui se traînait à quatre pattes par terre, le poussaient à prendre dans ses mains le dragon dès qu’il essayait de voler un tant soit peu. Cette scène était par conséquent très amusante et fit sourire de bonheur Hagrid et Lily, ravis de l’amusement du petit bonhomme. Hagrid ne resta pas très longtemps et donna l’excuse qu’il fallait déblayer les chemins de Poudlard de toute cette neige et aider à la décoration du château.
Quand James rentra éreinté chez lui le soir à cause du temps et des attaques incessantes des Mangemorts dans tout le pays, il découvrit stupéfait et ravi sa maison entièrement décorée aux couleurs rouge, blanche et verte. Lily avait fait un travail fantastique.
« Mais dis donc ma chérie, tu n’as pas chômé aujourd’hui, toi ! Tes décorations sont encore plus belles qu’à Poudlard et ce n’est pas peu dire. C’est sublime !
-Et encore, tu n’as pas goûté au repas que j’ai préparé, répondit Lily en souriant.
-Tu m’en fais saliver d’avance, dit-il en l’embrassant. »
Leur réveillon fut littéralement magique et plein de gaieté. Alors que Lily avait insisté pour que James lui raconte sa journée et donc les problèmes des Aurors et des membres de l’Ordre, leur chagrin et leur désespoir avaient été vite effacés par leur petit Harry qui était leur source continuelle de joie et de bonheur.
« Tu verras, dit James à la fin de la soirée, couché sur le canapé avec Lily qui tenait Harry endormi dans les bras, je suis sûr que dans un peu plus de dix ans, notre petit garçon sera à Gryffondor : avec les qualités dont il est doté et qu’on lui a transmis, il ne peut être que dans cette maison, j’en suis sûr.
-N’oublie pas, James adoré, que les autres maisons sont tout aussi bien et que de toute façon je serai ravie de le voir intégrer Poudlard, la meilleure école de sorcellerie au monde avec à sa tête, car je suis sûre qu’il y sera encore, Dumbledore, le plus grand sorcier de notre époque. Il ne pourra pas être mieux instruit autre part que là-bas.
-C’est vrai, tu as raison et c’est pour cette raison que nous l’y avons inscrit dès sa venue au monde. Au moins il est certain qu’il ira, envers et contre tout. Mais j’insiste Lily, Gryffondor est la maison qui lui conviendra le mieux, tu te souviendras ce que j’ai dit plus tard. Et il jouera obligatoirement dans l’équipe de Quidditch, ça j’y tiens.
-Mais il faut qu’il aime ça voyons. J’aime beaucoup ce sport mais ce n’est pas pour ça que j’y jouerai, tu le sais bien : Harry pourra être pareil.
-Je sais, tu as raison, on verra bien. De toute façon, il a déjà ta tolérance et il l’aura envers ses camarades.
-Ainsi que surtout mon sens de la justice. Tu verras, il défendra les plus faibles. Ah James, si tu savais comme j’appréhende de le voir grandir, soupira soudain Lily.
-Pourquoi, voyons ?
-Je ne sais pas, j’ai peur pour lui James, de tout ce qui l’attend et le menace…
-Je t’en prie, Lily, regarde-moi. Ne pense pas à cette maudite menace qui bouleverse déjà notre vie et ne pense qu’à nous trois, ensemble, d’accord ?
-Tu as raison, mon amour, à nous trois, on est plus fort que tout. »
Sur ces belles paroles pleines d’espoir, ils s’embrassèrent langoureusement et allèrent se coucher après avoir couché leur fils.
Le jour de Noël se passa merveilleusement car la petite famille avait réussi à inviter Sirius, libre pour un jour exceptionnel de congé. Ils s’amusèrent avec des sacs de friandises que Patmol avait apporté, surtout pour Harry d’ailleurs et vint le moment des cadeaux : James offrit à Lily des boucles d’oreille et un collier assorti, l’ensemble répandant, quand on se concentrait, la chaleur du phénix et son chant résonnait seulement pour la personne. Lily en fut toute émue, tellement elle aimait cet animal. Lily offrit à James un livre très rare sur le Quidditch qui était mis à jour toutes les ans : c’était le dernier en date, le plus complet et le mieux analysé. Dans ce livre on pouvait aller jusqu’à revivre, en plongeant dedans avec des lunettes spéciales, les plus beaux matches de l’histoire. James sauta de joie devant ce cadeau car il l’avait toujours convoité sans avoir jamais imaginé l’obtenir. Sirius donna à Lily une collection passionnante de livres sur la DCFM rare et précieuse par les faits décrits et très secrets. Sirius connaissait la profonde érudition de Lily, surtout en DCFM et son désir de tout connaître sur ce sujet si vaste. Elle fut évidemment ravie. James et elle s’étaient alliés d’ailleurs pour offrir à Sirius les secrets des blagues du sorcier le plus grand blagueur de tous les temps, secrets réunis dans un livre qui éclatait de rire à chaque fois qu’on l’ouvrait. Ce livre n’existait qu’à trois exemplaires dans le monde entier et le couple avait eu beaucoup de difficultés à pouvoir l’obtenir. Sirius, interloqué et subjugué, osa à peine le toucher, tellement il avait toujours été admiratif de cet homme, mort vingt ans auparavant. Il les remercia en se contentant de les regarder d’un œil coquin mais en même temps ému. Quant à James, Sirius lui offrit une montre indiquant l’endroit où la personne qui la porte se trouve exactement s’il arrivait qu’il soit perdu ou emprisonné. Harry bien entendu fut couvert littéralement de cadeaux et jamais un enfant ne fut autant aimé, cajolé et gâté par sa famille ce jour-là. Il s’amusa de tout ce qu’on lui offrait et semblait remercier autant ses parents que son parrain.
Mais la fin de la journée se passa bien mal. Alors qu’ils étaient tous en train de jouer à un des jeux sorciers apportés par Sirius, le patronus d’un des membres de l’Ordre apparut devant eux, montrant l’urgence de la situation. En une fraction de seconde, James et Sirius se levèrent, prirent leur manteau et leur baguette et transplanèrent au lieu de l’appel au secours. Lily avait insisté pour venir, connaissant très bien les sorciers en question mais le seul regard que James montra à Lily en disait long sur la protection qu’elle devait assurer auprès d’Harry. Elle reprit vite ses esprits et essaya de ne rien montrer de son inquiétude à son fils qui déjà ne savait plus où il en était. Elle alla le coucher, se sentant trop inquiète pour le lui cacher et attendit.
Pendant ce temps, James et Sirius étaient effectivement dans une mauvaise posture car très peu de membres de l’Ordre avaient répondu à l’appel de cette famille sorcière qui avait vu débarquer chez eux dix Mangemorts qui avaient déjà tué deux de leurs quatre enfants ainsi que la mère de la sorcière des lieux. Les deux anciens Maraudeurs avaient réussi avec deux autres membres et le sorcier de l’appel au secours à tuer six Mangemorts mais les quatre derniers résistaient farouchement et prenaient l’avantage sur nos quatre sorciers qui faiblissaient car chacun était blessé. Le Mangemort qui se battait contre James, blessé à la jambe, lui lança alors à un moment :
« Alors Potter, ta famille va bien ? Tu sais que notre maître va bientôt débarquer chez vous et tuer ton saleté de gosse, tu verras, ça sera hilarant !ricana-t-il. » Mais ce furent son dernier rire et ses dernières paroles car James, fou de colère comme jamais, le tua aussitôt, sans une seconde d’hésitation. Il put alors aider ses compagnons mais c’était presque tard : toute la famille des lieux avait été tuée ainsi que l’un des deux membres de l’Ordre. James réussit avec Sirius et le dernier membre présent à mettre hors d’état de nuire les trois autres Mangemorts et à les ligoter. Sirius avec l’autre sorcier les emportèrent au Ministère alors que James rentrait chez lui, convaincu par Sirius de ne pas aller avec eux.
Quand James rentra à la maison, Lily se jeta dans ses bras et s’empressa de guérir sa jambe qui commençait à s’infecter. Quand il lui fit le récit du combat et du décès de cette famille, Lily fondit en larmes car c’étaient de très bons et anciens amis qui étaient très gentils avec tous. James essaya de consoler sa femme comme il put, ce qu’il réussit à moitié. Elle s’endormit dans ses bras, convaincue en elle-même que jamais ils ne réussiraient à s’en sortir indemnes.


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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:29

Chapitre 14 : Un calme mérité

Après ce qui était arrivé à cette famille sorcière le soir de Noël, les drames semblaient s’enchaîner dans un ordre sans fin. Les sorciers étaient plus terrifiés que jamais, la Gazette ne cessait de s’en prendre aux Aurors et à leur inefficacité alors que l’Ordre du Phénix semblait se dissoudre de plus en plus. La nouvelle année qui commençait ne semblait apporter qu’un nouveau lot de souffrances et de morts plus important encore que l’année précédente et personne dans le camp du bien ne put fêter le nouvel an. James et Lily ressentaient encore plus que tout le monde le poids désespérant de cette mort imminente et même leur protection magique leur paraissait parfois bien mince en face de la menace de Voldemort. Harry n’était plus aussi joyeux, voyant ses parents chaque jour en train d’essayer de lui cacher leurs pleurs et leurs colères et eux, tout parents parfaits qu’ils étaient, ne parvenaient pas à être légers et gais avec lui, tellement ils se sentaient menacés de tout côtés. Les journées s’écoulaient donc de manière bien morose et le couple se demandait chaque soir combien de journées ils pourraient vivre encore.
Alors que le mois de février commençait, aucun d’eux n’eut l’envie de fêter la Saint-Valentin, tellement ils se sentaient plus tristes chaque jour. Mais c’était sans compter l’intervention de leurs meilleurs amis qui se rendaient compte, même s’ils étaient un peu dans le même état, à quel point cette petite famille avait besoin de vacances. Un soir, Sirius et Remus frappèrent à leur porte. Après avoir salué le couple et embrassé Harry, ils passèrent aux choses sérieuses :
« Bon, écoutez, commença Sirius, nous nous rendons compte à quel point vous pouvez vous sentir anéanti et désespéré, surtout avec ce qui vous menace, vous et votre bout de chou. Mais vous ne devez en aucun cas désespérer et baisser les bras, c’est ce que Vous-Savez-Qui souhaite le plus et il ne faut pas offrir ce cadeau à ce s******* !
-Tout à fait, continua Remus en essayant de calmer son ami. Ce que nous essayons de vous dire est que vous devez vous changer les idées. Depuis la naissance d’Harry, vous avez eu très peu de bon temps à vous et vous ne profitez plus des quelques joies qui peuvent encore subsister en ce monde. Nous vous offrons donc des vacances loin d’ici, dans un coin paisible où aucun Mangemort d’aucune sorte ni même leur maître ne viendra vous embêter…
-Mais on ne peut pas, dit soudain Lily. Cette maison est notre seule protection contre lui et si jamais il apprenait qu’on est parti autre part, ce serait terrible pour… »
Lily s’interrompit et regarda Harry, les larmes dans les yeux.
« Lily, reprit Sirius en lui prenant la main, je te promets que tout ira bien et qu’on s’occupe de tous les détails. Même Dumbledore nous soutient et nous aide sur ce coup-là, c’est bien la preuve que vous serez en sécurité. En plus, ce n’est pas comme si vous abandonniez Harry, il vous accompagnera et ce sera juste un petit week-end, rien de méchant quoi. »
Lily tourna alors son regard avec son mari, pensif depuis le début de la conversation.
« Vous êtes sûrs de votre coup, les gars ? Car ce n’est pas comme à Poudlard, l’affaire d’une petite blague où on ne risque rien mais là, c’est quand même nos vies à tous trois qui seront en jeu, dit James avec sérieux et en fronçant les sourcils.
-Ne t’inquiète pas vieux frère, dit Sirius, je connais l’enjeu. Je vous promets que vous serez aussi bien protégés qu’ici, voire plus mais c’est exceptionnel pour un week-end, voilà tout. Vous serez tous trois invisibles aux yeux du monde tout simplement et personne ne saura à quel endroit vous êtes ni ne vous entendra. Vous serez sur un petit îlot paradisiaque au milieu de l’océan pacifique où seul le bonheur sera au rendez-vous. »
Les époux se regardèrent, surpris de ce coup de force. Leurs amis leur expliquèrent que tout avait été prévu pour leur confort matériel et spirituel. Ils auraient toute la nourriture voulue déposée dans un endroit désert et seul le calme pourrait être à même de les déranger. Convaincus par ces explications détaillées et rassurantes, les deux jeunes gens se regardèrent, pour savoir ce que l’autre pensait, et leurs regards suffisant, ils acceptèrent avec plaisir l’offre de leurs meilleurs amis en les remerciant chaleureusement pour tout ce qu’ils faisaient pour eux.
Ainsi, deux jours plus tard, la petite famille, après avoir pris quelques affaires indispensables, surtout pour Harry, partit avec un portoloin, donné par Sirius le matin même du départ. Ce fut la première fois qu’Harry prenait un portoloin et apparemment il n’apprécia guère puisqu’à l’arrivée il fit une petite moue, prêt à pleurer mais le sourire apaisant de sa mère l’en dissuada. Quand ils lâchèrent donc le portoloin, ils découvrirent un paysage magnifique : en face d’eux se trouvait la mer à perte de vue, qui était d’un bleu magnifique et profond ; de l’autre côté se trouvait l’île sur laquelle ils avaient atterri. L’île en elle-même ne semblait pas très grande et la moitié semblait être recouverte par la forêt mais ils découvrirent à quelques mètres d’eux une très belle petite maison faite en bois et dont le toit était en branchages. Intrigués, ils pénétrèrent à l’intérieur et découvrirent avec émerveillement un intérieur entre la modernité et le provisoire. On aurait dit que l’aspect sauvage de tout ce qui était à l’intérieur était conservé dans son état tout en étant devenu pratique et moderne. Lily n’avait jamais vu de pareil endroit : tout semblait si naturel et en même temps magique, alors que l’alliance des deux était pourtant très rare. Ravis, les deux époux s’embrassèrent et déposèrent leurs affaires. Harry, exténué par le voyage en portoloin et semblant sur le point de s’endormir, fut déposé par Lily dans le berceau en mousse qui était dans une pièce voisine. Leur bébé endormi à points fermés, le couple sortit et alla prendre un bain dans cette mer somptueuse et tempérée. Ils s’amusèrent d’ailleurs comme lors de leur septième année, quand ils avaient pris une nuit un bain interdit dans le lac noir, sauf que là, aucun concierge ne pouvait venir les gronder : ils étaient libres de faire tout le bruit qu’ils voulaient. Ils s’aperçurent à un instant de leur invisibilité et de leur inexistence pour le monde quand un dauphin passa à côté d’eux sans n’être aucunement effrayé. Lily put même le caresser ; il crut d’ailleurs probablement à une caresse de l’océan. Après deux heures d’un bain qui les avait entièrement revigorés, autant le corps que l’âme, ils rentrèrent à l’intérieur pour s’assurer qu’Harry allait bien. Pendant que Lily préparait le repas, James alla visiter les environs et découvrir les merveilles de cette île. Malheureusement il rentra une heure plus tard que prévu à la grande inquiétude de Lily, car n’ayant pas vu le temps passer, il était allé trop loin et n’avait pas pu revenir en transplanant car apparemment le transplanage était impossible sur cette île. Cette inquiétude passagère finit enfin par les rassurer encore plus car au moins ils se disaient que personne ne pourrait venir les ennuyer, à moins de connaître l’endroit où ils se trouvaient exactement.
La petite famille passa ainsi un week-end grandiose où ils découvraient à chaque instant de nouvelles choses qui les amusaient ou les éblouissaient. Ils ne pensèrent à aucune menace ni de Voldemort ni de ses sbires. L’innocence et le bonheur étaient seulement dans leurs esprits et ce fut le week-end le plus heureux qu’ils passèrent tous trois ensembles. Le dimanche soir arriva malheureusement beaucoup trop vite dans leur paradis et il fallut reprendre le portoloin du retour. Pourtant il leur fallut dire adieu au magnifique coucher de soleil qu’ils pouvaient voir à l’horizon et qu’ils avaient tant admiré la veille au soir en s’endormant sur le sable chaud, enlacés l’un dans l’autre. Ce fut donc avec un immense regret qu’ils durent quitter cette île qui ne leur avait offert que des joies. Juste avant de toucher le portoloin, Lily avec Harry endormi dans les bras, murmura un touchant merci à ce petit coin de paradis.
Quand Lily se réveilla le lendemain matin, elle eut du mal à réaliser qu’elle était revenue chez elle et que le danger ne semblait plus aussi loin que sur cette île. James était déjà parti travailler, n’ayant dormi que deux heures car il devait aller au Ministère à l’aube. Harry n’avait jamais été aussi fatigué mais malgré sa fatigue, il avait un visage si serein que Lily, en le regardant avec amour, fut réellement ravie que leur petite escapade ait pu régénérer son petit amour.
De nouveau, les jours passèrent dans un train-train quotidien dramatique mais James et Lily faisaient tout leur possible pour éviter de paraître triste devant leur enfant et ils ne faisaient qu’une suite de jeux et de câlins à l’être auquel ils tenaient le plus au monde. Ce n’était que lorsqu’il était endormi que James parlait des ennuis que Sirius avait auprès des Mangemorts qui voulaient à tout prix le capturer pour savoir où était caché Harry car apparemment le secret de leur recours au Fidelitas avait été appris du camp adverse. Ils essayaient de cacher leurs peurs, l’un devant ses amis et ses collègues et l’autre devant son petit garçon mais dès qu’ils étaient seuls ensemble, leur peine et leur inquiétude éclataient, ne sachant plus à qui ils devaient faire confiance exactement. Car même si tous deux avaient une foi inébranlable en leur meilleur ami, ils savaient aussi également que les tortures des Mangemorts pouvaient être si terribles et insupportables que la victime pourrait parler sans même s’en rendre compte. Malgré leurs peurs, ils essayaient tout de même à chaque fois de parler d’autres choses et de se remémorer leurs bons souvenirs à Poudlard, même leurs moments de disputes qui leur semblaient bien gais et légers, en comparaison de ce qui les menaçait. C’est ainsi qu’au mois de mai, ils se souvinrent tous deux d’une de leurs nombreuses disputes, celle-ci particulièrement forte quand ils étaient en cinquième année. L’année scolaire n’avait fait que commencer que de nouvelles tensions avaient augmenté, surtout à cause du nouveau statut de préfète de Lily chez les Gryffondor :
« Tu te rappelles, James chéri, j’étais si énervée de courir sans arrêt après toi pour que tu ne fasses pas perdre de points à notre maison que je n’arrivais plus à dormir et que j’avais des cernes sous les yeux.
-Mais tu as fini bien entendu par abandonner, grâce à mon charme irrésistible…sourit James.
-Mais non, tu sais très bien ce qui s’est passé ce soir-là, dans la volière. Je venais de te pincer une fois de plus mais là, je t’avais pris sur le fait, les mains remplies de Bombabouses que tu venais de recevoir par hibou spécial. J’étais dans une colère noire.
-Tu avais surtout peur que le concierge Apollon Picott me donne une punition carabinée et croit que tu étais dans le coup.
-C’est vrai, j’avoue, rougit Lily. Mais surtout, je ne supportais pas que tu veuilles m’embêter à ce point. J’en avais assez de te surveiller sans cesse et je n’en pouvais plus de tes charmes incessants à mon égard. Je crois que jamais je n’ai crié aussi fort après toi que ce soir-là…
-C’est vrai, on aurait dit une Beuglante…ria James.
-Tu peux plaisanter, je trouve que ce n’était pas une si mauvaise chose.
-Quoi, de m’avoir percé les tympans, tu veux rire ?s’étonna James en souriant.
-Mais non, gros bêta, je veux dire qu’il y a eu comme une trêve entre nous ce soir-là. Quand tu m’as dit des choses horribles, d’abord sur ma couleur de cheveux…
-C’est vrai, excuse-moi, mon poussin, j’ai été odieux, soupira James tristement.
-…mais aussi tu m’as dit des choses sur mon caractère, mon comportement qui t’agaçaient au plus haut point. Et tu t’es exclamé alors que j’étais une fille sans cœur et que j’avais à la place un énorme trou dans lequel je voulais entraîner quiconque passait devant moi, en résumé que j’étais destructrice partout où j’allais, dit Lily les larmes dans les yeux. Et là, j’ai compris que je ne devrais plus t’approcher d’aussi près, tellement j’avais été blessée.
-Euh, écoute, dit James très mal à l’aise et très pâle, tu sais très bien que je ne pensais pas un mot de ce que je disais. J’étais jeune à l’époque et imbécile à outrance. Je sais que je ne pourrais jamais me faire pardonner pour ça mais…
-Non, James, ne t’excuse pas pour ce que tu as dit il y a tant d’années, c’était un autre James qui parlait, non l’homme dont je suis tombée amoureuse et le parfait mari que j’ai épousé, dit Lily en le regardant avec amour. Et après tout, je me demande si tu n’avais pas raison à l’époque.
-Comment ça, j’avais raison ? Mais voyons, Lily, j’ai dit un tas d’atrocités que je n’oserai pas répéter dans cette maison !
-Non, je veux dire qu’en fait, depuis qu’on se connaît, je n’ai fait que t’entraîner et j’ai sacrifié peu à peu tous ceux qui m’étaient chers ou je les ai mis en danger. D’abord toi, ensuite ma meilleure amie que Voldemort a tuée en septième année, après mon pauvre petit Harry si innocent et enfin mes parents. Mais il y a aussi Sirius, Dumbledore et d’autres personnes encore qui risquent leurs vies à cause de moi, dit Lily en pleurant.
-Je t’en prie, Lily adorée, ne dis pas de sottises. C’est Tu-Sais-Qui le responsable de tout ça et non toi. Tu n’as entraîné personne dans rien du tout. Ce n’est pas de ta faute s’il tue les gens que tu chéris. Tu sais très bien qu’il fait ça à tous les sorciers forts, honnêtes et courageux comme toi. Tu ne dois surtout pas t’en vouloir pour les crimes qu’il commet autour de toi. Tu es la plus pure et la plus courageuse sorcière qu’il soit en ce monde, Lily. Tu es la plus belle lumière qu’il peut nous rester en ces temps de malheur, alors je t’en prie, garde ta force et ta luminosité. Sans toi, je me perdrais totalement dans ces ténèbres qui nous entourent de toutes parts car tu m’as sauvé, mon amour, oui sauvé du James d’avant orgueilleux et plein de superbe. Tu es celle qui a apporté l’amour et la pureté dans mon cœur et jamais sans toi, je n’aurais pu survivre, dit James les larmes dans les yeux et la regardant avec un amour qui semblait indestructible. »
Lily, émue au plus profond d’elle-même, ne sut trouver les paroles pour lui répondre, tellement ce discours si touchant et adorable l’avait troublée. Toute sa réponse résida en de nouvelles larmes mais accompagnées cette fois d’un sourire comblé d’amour, tendre et ému. Ils s’embrassèrent longuement et restèrent enlacés en silence sur leur canapé le reste de la nuit.
Quand l’anniversaire d’Harry arriva le 31 juillet, James avait demandé un congé exceptionnel pour pouvoir fêter le premier anniversaire de son petit garçon. Il voulait profiter au maximum de cette journée pour pouvoir avec Lily lui préparer une fête somptueuse. Ils voulurent inviter quelques amis et par conséquent Sirius fut bien sûr invité ainsi que Remus et Peter. Les autres personnes auxquelles les parents avaient pensé avaient refusé à cause de Voldemort, les gens souhaitant sortir le moins possible. Ils avaient décoré toute la salle à manger de même que la chambre d’Harry qui était illuminée de chandelles flottant au-dessus d’eux et de bougies de différentes couleurs qui changeaient selon les mouvements qu’on faisait à côté d’elles. A chaque fois qu’Harry s’amusait à toucher une des bougies volantes, elle se transformait en gâteau et se mettait à chanter « Happy Birthday to you Harry ». Le petit garçon riait à chaque fois aux éclats et s’empressait de toucher à d’autres bougies. Quand arriva le moment des cadeaux, Harry ouvrit la bouche de surprise tellement il y en avait. Tapant gaiement des mains, il commença avec l’aide de ses parents à déballer les paquets, ce qui demanda une bonne heure. Une bonne partie venait bien entendu de ses parents mais il avait été également très gâté par son parrain qui ne cessait de le chatouiller et ne voyait que par lui mais aussi par Remus, Dumbledore et d’autres qui n’avaient pas oublié combien cet enfant était adorable et voulant lui montrer qu’il était aimé. Même Hagrid pensa à lui et lui envoya un minuscule balai volant qui virevoltait tout autour d’Harry en restant à sa hauteur. Tous les jouets que reçut le petit bonhomme étaient bien sûr magiques et jamais il ne s’amusa autant devant tout ce qu’il reçut. Dans la soirée, Peter prétexta le travail pour partir et ce fut comme si Harry, ce dernier une fois parti, était soulagé car il sourit de toutes ses oreilles. Ce fut alors que ses parents, son parrain et Remus poussèrent tous un cri de surprise : le petit garçon s’était mis debout et essayait d’attraper le petit balai d’Hagrid, qui s’étant adapté à sa levée, volait devant lui. Ainsi Harry avança les bras tendus vers le balai de plusieurs pas sans tomber, les yeux rivés sur son jouet, et pas du tout préoccupé de la nouvelle hauteur qu’il venait de franchir. Lily s’empressa d’aller juste à côté de lui pour le retenir s’il venait à tomber. Mais apparemment Harry voulait sans cesse attraper son jouet, ne s’apercevant pas le moins du monde qu’il marchait pour la première fois.
« Eh bien, s’exclama Sirius en riant, on peut dire que ce petit bonhomme est pressé de monter sur un balai et qu’il préfèrerait voler plutôt que marcher.
-C’est magnifique, dit James à son tour. Mon petit garçon se met à marcher devant la vue d’un balai volant : c’est sûr, il a une vocation.
-James, je t’en prie, dit soudain Lily. Il veut seulement s’amuser et prendre un jouet qui bouge devant lui, c’est tout, il ne sait même pas encore que c’est un balai ni même ce que c’est.
-Quoiqu’on en pense, affirma Remus avec raison, on peut dire sans se tromper qu’Harry est du genre pressé. Il ne veut pas attendre pour se déplacer tout seul. Oups, je l’ai dit trop vite… »
En effet, Harry, les yeux toujours rivés sur son petit balai, n’avait pas vu le paquet cadeau resté par terre et avait trébuché en avant. Heureusement, Lily, toujours attentive aux moindres de ses mouvements, l’avait rattrapé de justesse mais dans sa chute, il avait bien entendu attrapé enfin le balai qu’il tenait étroitement dans sa main, étant en sécurité dans les bras de sa mère, tout souriant d’avoir réussi. Les quatre adultes eurent un sourire attendri en le voyant si heureux mais ses parents ne purent s’empêcher de penser en se regardant que leur si précieux enfant commençait déjà à grandir vite, et même trop vite à leur goût.
Cependant, ces moyens de joie ont toujours une fin et comme l’avait dit James à sa femme quelques mois auparavant, Sirius avait en effet de nombreux problèmes avec les Mangemorts depuis qu’ils avaient découverts que la famille Potter bénéficiait d’une protection quasi impossible à briser. Voldemort était plein de colère, de haine et de frustration de n’avoir toujours pas pu tuer Harry depuis qu’il avait décidé de le faire. Sirius essayait donc de se protéger le plus possible et de ne pas se faire attraper par les Mangemorts au complet mais ça devenait de plus en plus difficile et ses cachettes commençaient à s’épuiser. Il est vrai que son passé et son âme de Maraudeur lui avait été très utile mais ses ressources s’épuisaient et même Dumbledore lui avait offert de se réfugier à Poudlard, ce que Patmol avait refusé énergiquement, ne voulant pas se laisser abattre par ses ennemis. Mais il savait en lui-même que ses adversaires, dont quelques uns des membres de sa famille, étaient tout prêts à l’avoir. C’est ainsi qu’au début du mois d’octobre 1981, Sirius alla frapper à la porte de ses meilleurs amis, accompagné de Dumbledore.
« Bonsoir James, dit gravement Dumbledore quand celui-ci leur ouvrit. J’ai peur de ne venir ici à chaque fois seulement pour vous annoncer des choses graves.
-Que se passe-t-il ?demanda Lily en pâlissant soudainement et en serrant le bras de son mari, pâle lui aussi.
-En fait, on est là à cause de moi, pour tout vous dire, dit Sirius.
-Comment ça ?s’inquiéta James.
-Comme tu as pu le constater, ces saletés de Mangemorts en ont de plus en plus après moi car ils se doutent que je sais des choses vitales sur vous et j’ai peur que ça ne devienne dangereux pour votre sécurité. C’est pour cela que j’ai eu une idée et que j’ai contacté Dumbledore…
-…contacté pour quoi faire ?demanda James en l’interrompant.
-Sirius a constaté qu’il faudrait effectuer une tactique de diversion en faisant croire aux Mangemorts qu’il est toujours votre Gardien des Secrets mais qu’en fait, sans qu’ils le sachent, qu’il ne le soit plus, dit Dumbledore assez tristement.
-Quoi ?s’exclama Lily. Nous changer de Gardien mais c’est très dangereux, voyons ! Et en plus Sirius, c’est en toi que nous avons le plus confiance et qui est le plus sûr. On n’imagine pas un autre Gardien que toi.
-C’est très gentil Lily, et ça me touche que vous pensiez ça mais il vous faut quelqu’un d’autre, c’est la seule solution que j’ai trouvée.
-Alors, qui ?s’impatienta James. As-tu seulement trouvé quelqu’un de vraiment sûr et de proche pour notre survie à tous trois ?
-Je n’en vois qu’un : Peter, dit calmement Sirius.
-Peter ? Mais pourquoi lui, voyons ? Ce n’est pas que je n’ai pas confiance en lui bien sûr mais pourquoi pas Remus ?
-Ecoute James, tu sais très bien que Remus est instable à certaines époques, tu me l’avais dit toi-même et en plus, il est encore trop proche de vous. Alors que Peter, personne ne penserait que c’est lui, il passe quand même assez inaperçu et même s’il n’est pas aussi proche de vous que moi et Remus, il est digne de confiance, il l’a déjà prouvé. Je pense que c’est la personne idéale, ni trop proche ni trop inconnue. Tu sais très bien que les gens l’oubliaient très vite avant et il paraît que c’est pareil aujourd’hui : il est presque invisible aux yeux du monde tellement il est neutre et en plus, n’oublie pas qu’il t’était d’une fidélité extraordinaire à Poudlard : il t’admirait. Alors on ne peut pas dire qu’une trahison lui passerait par la tête, ce serait la dernière chose à laquelle il penserait.
-C’est vrai, tu as peut-être raison. Qu’en dis-tu, Lily ?
-Je suis d’accord mais il agit quand même bizarrement depuis pas mal de temps et j’espère qu’il n’est pas instable.
-Il paraît, dit soudain Dumbledore, qu’il a eu des troubles familiaux et il m’a avoué que parfois il s’inquiétait beaucoup pour les siens, ce qui est tout à fait normal à notre époque. De plus, n’oubliez pas qu’il a été un élève de Gryffondor. Apparemment il a beaucoup de qualités requises pour devenir votre Gardien mais la décision vous appartient à tous deux, bien entendu. »
Le jeune couple se consulta du regard, tellement ils pouvaient savoir ce qu’ils pensaient l’un l’autre quand ils se regardaient et étant du même avis que sa femme, James répondit :
« Alors, c’est d’accord, on est prêt à changer de Gardien. Mais il faut bien sûr maintenant que Peter accepte. »
S’étant mis d’accord, ils décidèrent d’appeler Peter au plus vite pour lui fixer un rendez-vous deux semaines plus tard.

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MessageSujet: Re: L'histoire de James et Lily Potter   Ven 25 Juin - 22:32

Chapitre 15 : La fin d’une tragédie pour le début d’une nouvelle ère

Ainsi, deux semaines plus tard, vers 21h, James alla ouvrir à Sirius une nouvelle fois, sachant très bien ce qu’il faisait là.
« Il n’est pas encore arrivé, je suppose ?demanda Sirius.
-Non, pas encore, répondit Lily.
-Dumbledore n’est pas avec toi ?demanda James.
-Non, il a préféré se retirer de cette affaire pour ne pas trop s’impliquer car selon lui, quatre personnes présentes ce soir, c’était largement dangereux. Et apparemment, Peter avait dit il y a quelque temps au directeur, qu’il ne voudrait surtout pas devenir le gardien de quoique que ce soit, alors il est persuadé qu’on l’attend ici pour rien. Enfin, de toute façon, Dumbledore m’a demandé et m’a chargé de vous le dire aussi, de ne plus l’informer de rien. Donc faisons ça entre nous, chers amis.
-Mais tu es sûr qu’il va venir et surtout qu’il va accepter ?demanda Lily avec angoisse.
-Je suis certain qu’il viendra mais quand à accepter, ça, il nous le dira. Mais puisque Peter n’est pas encore là, je voulais vous demander si vous étiez tous les deux vraiment sûrs de vous car vous savez très bien quel est l’enjeu. Vous faites en ce moment quelque chose d’extrêmement dangereux et il en va de vos vies à tous les trois et plus encore, vous êtes certains de vouloir changer de Gardien ?
-Oui, c’est la meilleure chose à faire si on veut continuer à vivre et si on veut à tout prix protéger notre enfant de ses griffes, répondit James.
-Très bien, dans ce cas, allons-y. »
Dix minutes après, la porte s’ouvrit de nouveau mais cette fois sur Peter qui semblait très surpris et un peu inquiet d’ailleurs de cette petite réunion nocturne.
« Que se passe-t-il, James ? Tu voulais me parler ? Mais pourquoi Sirius est-il là, c’est à cause de moi ?s’étonna Peter en essayant de cacher ses doutes.
-En effet, Peter, nous sommes présents pour toi et tu vas devoir faire preuve d’un grand courage et d’une grande honnêteté envers nous, dit sombrement Sirius.
-Mais qu’est-ce que ça veut dire, je ne comprends pas !dit Peter en s’affolant. Que me voulez-vous ?
-Peter, tu connais notre situation, dit James en lui mettant la main sur l’épaule. Tu sais que Tu-Sais-Qui veut me tuer, moi et ma famille, n’est-ce pas ?
-Oui, je sais, répondit-il en réprimant un tremblement à l’évocation de Voldemort. Et alors, qu’est-ce que ça a à voir avec moi ?
-Jusque là, nous devons t’avouer que Sirius était notre Gardien du Secret mais apparemment, cela devient beaucoup trop dangereux pour lui et donc pour nous. Tout le monde sait qu’aucun Mangemort ne s’en prendrait à toi, ne connaissant pas assez notre amitié : donc nous te demandons, Lily et moi, de devenir notre nouveau Gardien du Secret, dit James en le regardant dans les yeux.
-Quoi ?s’étonna Peter au plus point. Moi ?
-Oui, toi, Peter. Je ne nie pas que ce sera extrêmement dangereux pour toi, je dois te prévenir. Nous comprendrions si tu refusais, c’est un énorme risque à…
-J’accepte, dit soudain Peter.
-Vraiment, tu acceptes ? Oh, merci, mon ami, tu ne sais pas ce que ça représente pour nous.
-Oui, merci beaucoup, Peter, dit Lily à son tour. Vous êtes un véritable ami. »
Peter sembla un peu gêné pendant un instant, comme s’il était prêt à changer d’avis mais il se ravisa rapidement et sourit au couple rassuré de son acceptation.
Sirius fit la même cérémonie qu’avait fait Dumbledore la première fois, sauf que cette fois-ci, le début se fit avec Sirius et Peter ensemble devant le jeune couple puis au milieu du sortilège, Sirius passa la boule de lumière qu’il tenait entre les mains à Peter, s’écartant ensuite pour laisser son ami face aux deux époux. Ce soir-là, beaucoup de choses furent conclues et d’autres furent annoncées : seuls les pleurs d’Harry, dans la pièce d’à côté, pleurs pourtant rares de sa part, vinrent annoncer que quelque chose de dramatique venait de se produire.
Le lendemain, Sirius et le couple Potter se réveillèrent plus soulagés que les autres jours, au vu des événements qui venaient de se produire. Il leur semblait que Voldemort serait bien berné et qu’il serait irrémédiablement contraint d’abandonner les poursuites envers eux. Pourtant ils ne se doutaient pas que le sourire de Peter en partant de chez eux, sourire qu’ils avaient cru amical, était en fait un sourire calculateur et orgueilleux, car Peter savait très bien à qui il rendrait visite la minute d’après. Ainsi quelques heures après ce nouveau pacte, un rire cruel et triomphal s’éleva dans le camp ennemi.
Quelques jours après, Lily préparait gaiement la fête d’Halloween, se disant que cette deuxième célébration pour Harry serait bien plus joyeuse que la dernière. James devrait finir tôt au Ministère ce jour-là, car même si tout le monde craignait une fois de plus une attaque massive de Mangemorts, il y avait soudain moins de morts de leur part, comme si Voldemort attendait quelque chose de particulier. De plus, malgré l’inquiétude que ressentaient toujours les sorciers envers Voldemort, une légère baisse d’attention se faisait sentir et même les Aurors, las de toujours veiller, semblaient vouloir se reposer légèrement, seulement pour cette soirée d’Halloween.
C’est ainsi que James rentra chez lui en milieu d’après-midi, soulagé de n’avoir essuyé aucune mauvaise surprise au bureau et joyeux de pouvoir passer Halloween en toute tranquillité. Quand il rentra dans la maison, il étouffa une exclamation de surprise tellement Lily s’était surpassée une nouvelle fois pour la décoration et même si elle avait totalement changé le style par rapport à l’an passé, c’était aussi magnifique, voire plus beau encore que tout ce qu’il avait vu. On se serait cru entouré de chauves-souris vivantes, de citrouilles rampantes et volantes : il avait du mal à distinguer la part du réel et de l’imaginaire. Dès qu’il fit un pas dans le hall, une musique chère aux sorciers pour cette fête, s’éleva et Lily se jeta dans ses bras, sans qu’il n’y ait rien vu.
« Je t’ai eu !s’exclama Lily en riant. Pour un Auror, dis-moi, tu n’es pas très vigilant, c’est embêtant ça…
-Non, non, tu m’as distrait petite coquine et ta séduction va au-delà de tout ce qu’un homme peut endurer, dit James en la taquinant et en la regardant dans les yeux avec joie. »
Puis, riant aux éclats, ils commencèrent à se lancer des citrouilles et des friandises volantes et mordantes comme les théières mais un hibou arriva à la vitesse d’un vif d’or et leur déposa une lettre où la mention « urgent » était inscrite en lettres rouges et clignotantes. Intrigués et suspicieux, James ouvrit la lettre et reconnut l’écriture de Sirius, ce qui raviva ses alarmes.
« James, Lily,
Je vous demande par pitié de me faire confiance : vous courrez un danger imminent. Je ne suis pas encore tout à fait sûr de ce que je redoute mais par pitié, ne quittez pas votre maison. Surveillez les alentours jusqu’à ce soir minuit. J’espère être alors en mesure de vous fournir les explications nécessaires. Surtout, comme le dit toujours un ami commun, faites preuve d’une vigilance CONSTANTE !!! Cela est VITAL pour vous… »
La lettre n’était pas finie et semblait avoir été envoyée à la hâte, et l’écriture de Sirius, d’habitude si nette, était ici à peine lisible et avec des tâches de quelque chose que les époux ne surent identifier.
« James, dis-moi que ton ami nous fait une mauvaise plaisanterie, comme il en a l’habitude, je t’en prie, dis-le moi…dit Lily devenue très pâle à la lecture de la lettre.
-Non, Lily, Sirius est peut-être l’homme le plus blagueur du monde mais jamais il ne ferait une chose pareille, je le connais trop bien. Il connaît notre situation et n’oserait pas nous avertir si cela n’était pas extrêmement important, soupira James devenu très sérieux et très pâle lui aussi.
-C’est grave, n’est-ce pas ?demanda Lily, les yeux dans le vide, en se demandant pourquoi elle posait la question.
-Oui, extrêmement grave.
-Qu’allons-nous faire, James ? On ne sait même pas d’où peut venir la menace.
-Si, on la verra arriver, je peux te le garantir. Nous sommes à l’intérieur d’une zone de non-transplanage depuis peu, je n’avais pas voulu te le dire pour ne pas t’inquiéter. Donc, nous verrons arriver ce qui nous menace dans un périmètre d’un kilomètre autour de nous. Procédons par ordre. Je suis désolée Lily, mais enlève toutes ces décorations, elles pourraient donner une fausse alerte. Ensuite, prends Harry avec toi pour le rassurer, tu sais à quel point il peut sentir nos craintes.
-D’accord mais toi, que fais-tu pendant ce temps ?
-Je vais aller surveiller les alentours de la maison, il le faut, dit gravement James.
-Mais James, dans sa lettre Sirius nous interdit formellement de sortir de la … dit Lily avec affolement.
-Et depuis quand écoutes-tu les ordres de Sirius, dis-moi ?sourit James légèrement. Je n’en ai pas pour longtemps, ne t’en fais pas. Fais bien ce que je t’ai demandé et tout ira bien, tu verras. »
James l’embrassa et sortit, armé de sa baguette. Pendant ce temps, Lily, plus inquiète que déçue, enleva d’un seul coup de baguette toutes les décorations qu’elle avait mis tant d’heures à mettre en place. L’instant d’après, elle alla voir son petit garçon qui dormait paisiblement dans sa chambre mais qui se réveilla au moment même où sa mère le regarda. Elle le prit dans ses bras et le cajola pour le rassurer mais ne faisant aucun bruit, elle écoutait tout ce qui pouvait se passer d’alarmant à l’extérieur.
James rentra une heure plus tard mais il ne paraissait pas moins inquiet, tout au contraire.
« C’est bizarre, pendant tout le temps où j’ai fait ma ronde, j’ai eu une drôle d’impression, comme si tout autour de nous avait quelque chose de différent, de changé. J’espère que c’est seulement mon imagination mais en tout cas, je n’ai vu ni entendu rien d’alarmant. Je resterai là auprès de vous deux maintenant, dit-il en embrassant sa femme et son fils. »
Le couple, après ces paroles, resta alors enlacé dans l’obscurité, Lily tenant Harry dans les bras et d’ailleurs celui-ci ne dormait pas le moins du monde et semblait presque aussi éveillé et aux alarmes que ses parents. Les heures passèrent et ils ne bougeaient toujours pas, craignant qu’un seul de leur mouvement aggraverait la situation. Ils pensaient tous deux aux autres sorciers qui, moins inquiets, faisaient sûrement la fête au moment même où ils pensaient à eux. Ils pensaient à Dumbledore, qui n’était sûrement pas au courant de la situation et devait être tranquillement assis à la table des professeurs à Poudlard en train de fêter Halloween. Etrangement, ils se souvinrent chacun de leur côté, de leurs fêtes d’Halloween passées et en remontant de plus en plus dans le temps, une importante nostalgie montait en eux, au souvenir de cette époque si simple où Voldemort n’était encore connu de personne. Mais le fait d’être ensemble, de se dire qu’ils s’aimaient, qu’ils étaient mariés et qu’ils avaient eu un merveilleux petit garçon qu’ils serraient contre eux les réconforta dans l’idée que tout ce qu’ils avaient vécu n’avait pas été en vain. Et comme si leurs pensées s’étaient rejointes, James dit soudain, alors que sonnaient dix heures du soir :
« Tu sais, Lily, rien ni personne ne me fera regretter un seul instant d’être tombé amoureux de toi et d’être là en ce moment. Toi et Harry, vous êtes toute ma vie et je ferai tout ce qui est en mon pouvoir physique et mental pour vous protéger envers et contre tout, dit-il en embrassant sa femme et son fils sur le front.
-Je sais, James, c’est également mon cas. Je sacrifierai tout, même ma vie, pour vous sauver toi et notre enfant. Je vous aime tellement, si tu savais. Jamais je n’aurai cru que je pouvais aimer des personnes autant que vous deux. L’amour est la plus belle et la plus puissante chose au monde et ça, Tu-Sais-Qui s’en apercevra très bientôt, je le sens. »
Mais alors que James allait répondre à sa femme, ils aperçurent, à un kilomètre devant la fenêtre qu’ils surveillaient, une forme apparaître en un clac qu’ils n’eurent aucun besoin d’entendre. Pressentant plus reconnaissant la personne qui venait d’apparaître, ils se levèrent d’un bond et James dit à Lily d’une voix ferme et rapide :
« Je vous protégerai jusqu’au bout, Lily et jamais je n’accepterai de mon vivant qu’il passe le seuil de cette maison. Reste ici et ferme derrière moi avec tous les sorts que tu connais. Je n’accepterai jamais qu’il vous fasse du mal à toi ou à Harry. »
Et alors qu’il était prêt à sortir, il ajouta en embrassant Harry puis sa femme :
« Je t’aime, Harry. Je t’aime, Lily. Prends bien soin de lui, ma chérie, je te fais confiance. »
Et refermant la porte derrière lui, il marcha, sans une once de peur, baguette à la main, en direction de la forme qui avançait vers la maison. Lily, plus pâle qu’une morte, ferma la porte en tremblant, avec dix sorts de verrouillage aussi puissants les uns que les autres. Allant en une seconde déposer Harry dans son lit, elle revint à la fenêtre où elle pouvait voir distinctement James qui s’avançait toujours en direction de l’intrus.
Alors, à environ cinq cent mètres de la maison, James s’arrêta devant le mage noir, couvert de sa cape :
« Partez, vous n’êtes pas le bienvenu, dit James en levant sa baguette.
-Vraiment ?répondit Voldemort en ricanant. Et que crois-tu que je suis venu faire ici, du tourisme ?
-Partez, je ne le dirai pas de nouveau, sinon je…
-Tu, quoi ?dit le mage noir en l’interrompant. Tu crois peut-être faire le poids face au plus grand sorcier de tous les temps ?
-Premièrement, c’est Albus Dumbledore qui est le plus grand sorcier de tous les temps et deuxièmement, n’oubliez pas, serpent, que je vous ai combattu trois fois en m’en sortant indemne.
-C’est vrai pour le second point mais je suis venu également pour réparer cette erreur. Tu n’es qu’un insecte que je vais me faire un plaisir d’écraser…
-Expelliarmus !s’exclama alors James.
-Avada Kedavra !cria l’autre en même temps que James. »
Lily hurla alors dans la nuit quand elle vit s’élever un éclair vert et James tomber à terre. Quand elle vit ensuite le mage noir continuer son chemin vers la maison, elle sut que tout était fini. Quand la porte d’entrée vola en éclats, elle eut à peine le temps de s’enfermer dans la chambre d’Harry mais même son sortilège de verrouillage le plus puissant ne parvint pas à l’arrêter. Alors qu’une nouvelle fois, la porte partait en morceaux, Lily, qui avait pris Harry dans ses bras pour le serrer une nouvelle fois contre son cœur et l’embrasser, vacilla sous le choc de l’explosion : alors, elle fit face à Voldemort, après avoir seulement remis son enfant sur son lit et se plaça devant le berceau.
« Vous ne le tuerez pas, dit-elle avec calme et assurance.
-Ah non ?ria-t-il aux éclats. Et pourquoi femme, ne tuerai-je pas celui pour lequel je suis venu ?
-Parce que je vous demande de me tuer à sa place, dit Lily les larmes dans les yeux. Ne le tuez pas, je vous en prie, il est trop jeune, il ne peut faire de mal à personne. Prenez ma vie à la place de la sienne, je ne demande rien d’autre. S’il y a une chose pour laquelle j’existe, c’est pour ça, pour lui sauver la vie. Epargnez-le et prenez-moi, c’est tout ce que je demande…
-Impossible, cria-t-il de colère. C’est lui qui me détruira, non toi ! Ecarte-toi, femme !
-Non ! Je préfère mourir à sa place, c’est mon dernier souhait sur cette terre, ne le négligez pas, j’aime mon fils plus que ma vie, plus que tout au monde !dit la pauvre mère en larmes.
-Si tu ne veux pas t’écarter, très bien ! Avada Kedavra ! »
Son cri s’éleva dans les airs et disparut en une seconde alors qu’elle s’écroulait au sol.
Harry, qui avait assisté, éveillé, à toute la scène, ne vit pas sa mère couchée sur le sol mais seulement le mage noir juste devant lui, qui le regardait avec un sourire diabolique sur les lèvres. Voldemort dit alors :
« Adieu, Harry Potter. Avada Kedavra… »
Au moment où Voldemort prononçait cette dernière syllabe, son corps se fissura de plus en plus et alors qu’il jetait un regard ébahi au petit garçon évanoui, il disparut en hurlant, en une explosion qui fit voler la maison en éclats.

Trente minutes plus tard, le petit garçon fut découvert dans les décombres par Hagrid qui, en larmes, l’enveloppa dans une de ses couvertures. Alors que le demi-géant sortait des ruines, Sirius apparut fou de colère, sur sa moto. Mais dès qu’il vit Harry vivant, il se calma à moitié :
« Où est-il, Hagrid, que je le tue de mes mains ?
-Je ne sais pas, Sirius. C’est Dumbledore qui m’a envoyé ici, il n’y avait plus personne.
-Pourquoi t’a-t-il envoyé ici, alors ?
-Pour récupérer Harry et le lui amener. Dumbledore devait savoir ce qui s’était passé, tout simplement.
-Je dois le trouver, je dois le trouver, je vais lui faire la peau à ce traître…
-Sirius, mais de qui parles-tu ? Tu-Sais-Qui a disparu, tu sais, tu ne peux pas le…
-Je vais le tuer, je vais le tuer…répétait Sirius sans entendre un seul mot d’Hagrid. »
Devant ces paroles qui lui semblaient insensées et relevant plus du choc que de la raison, Hagrid s’éloigna des décombres et de Sirius, avec Harry dans les bras. Mais Sirius, sortant de sa torpeur, appela le demi-géant :
« Attends. Tu iras plus vite avec ma moto volante. Ce serait dommage que tu n’en profites pas.
-D’accord, merci Sirius. »
Et alors qu’Hagrid s’asseyait sur la moto qui refreina un gémissement, Sirius regarda Harry toujours évanoui et l’embrassa sur la joue avec un léger sourire. Après avoir souhaité bon voyage à Hagrid qui s’éleva dans les airs vers Bristol, Sirius, avant de transplaner là où il pensait trouver celui qu’il voulait à tout prix punir, repensa sans le comprendre, à ce qu’il venait de voir sur le front d’Harry : une brûlante et mystérieuse cicatrice.



FIN

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