AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Harry Potter 6 et le Département des Mystères

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 11:51




Cette histoire se déroule juste après le tome 5. L'ayant écrite avant la sortie du tome 6, certains faits sont tout à fait indépendants du contenu du 6e livre.
Le Monde Sorcier est au courant du retour de Voldemort et chacun s'inquiète de la sécurité d'Harry et de son retour à Poudlard. Pendant l'été, Harry fait la connaissance d'une jeune fille qui chamboule pas mal de choses et représente un mystère que même Dumbledore est en peine de résoudre...


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 11:52

Chapitre 1 : Une remise en question

Le réveil fut de nouveau pénible ce matin-là. Harry avait une fois de plus rêvé de la mort de son parrain, Sirius Black. Il n'arrivait toujours pas à croire qu'il était mort : ce voile le hantait, comme s'il cachait un mystère insondable, presque mortel pour celui qui tentait d’en percer le secret. Harry se reprit, en essayant de penser à autre chose. Depuis deux semaines qu'il était revenu à Privet Drive,Ron et Hermione lui avaient écrit deux fois pour prendre de ses nouvelles et lui remonter le moral en essayant de le déculpabiliser de la mort de Sirius:en vain. De même, Maugrey Fol'Oeil, Remus Lupin et Tonks lui avaient écrit de ne pas se décourager et de donner de ses nouvelles, ce qu'il avait d'ailleurs fait trois fois pour leur éviter d'intervenir chez les Dursley. Car il se doutait bien qu'ils avaient autre chose à faire que de venir exprès prendre de ses nouvelles. De plus il n'avait pas vraiment envie de parler avec un sorcier, que ce soit avec n'importe lequel car depuis qu'elle lui avait été révélée, la prophétie l'obsédait. Elle l'obsédait tellement qu'il pensait à peine à ses résultats de BUSES qu'il recevrait prochainement. Et même à cette heure matinale (il était quatre heures), il repensa aux paroles de Trelawney dans la pensine de Dumbledore : tuer ou être tué .De plus il songea au pouvoir que Dumbledore disait qu'il possédait, d'après la prophétie : c'était donc à cause de ce pouvoir que ses parents, Cédric et même Sirius étaient morts ! Pourquoi fallait-il qu'il ait ce pouvoir s'il ne servait qu'à faire des victimes parmi ses proches ? Harry se dit à cet instant qu'il aurait été préférable qu'il soit sans attache, que personne ne l'aime et que surtout cet amour ne soit pas rendu. Mais il ne pouvait rien faire, il était coincé. Depuis son retour à Privet Drive, il avait un peu lu ses livres scolaires pour se préparer à la sixième année. Mais la plupart du temps, il pensait à son rôle dans la guerre contre Voldemort ou il vivait aussi dans ses souvenirs en feuilletant son album photo : il souriait amèrement devant ses parents et Sirius heureux.
Soudain, un bruit se fit entendre au carreau : c’était Hedwige, partie depuis deux jours. Mais elle n'était pas seule.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 11:54

Chapitre 2 : Un événement inattendu

Harry ouvrit la fenêtre:Hedwige entra dans la chambre suivie par Coquecigrue qui était très excité. Harry commença par ouvrir la lettre de Ron:
« Salut Harry! J'espère que tu vas bien et que ton moral n'est pas bas. J'ai une bonne nouvelle: Papa, Maugrey et Lupin viennent te chercher dans une semaine:c'est génial, non? En plus, Hermione arrive demain. En fait, viens de recevoir mes BUSE : j'en ai onze !et toi ? Bon, vivement dans une semaine!
Ron »
Harry se sentit bizarre après lu la lettre. Il n'avait pas envie de revoir ses amis maintenant qu'un lourd fardeau pesait sur lui. Pour la première fois, il songea à s'enfuir mais en y pensant, il serait vite retrouvé à cause de sa célébrité. Résigné, il prit la lettre d'Hedwige:elle portait le seau de Poudlard.
Harry eut un instant d'hésitation puis l'ouvrit:
« Cher Mr Potter,
Voici vos résultats de BUSE et recevez nos félicitations:
Sortilèges:E.E
Métamorphoses:O
Botanique:E.E
Défense contre les forces du mal:O
Potions:E.E
Soins aux créatures magiques:E.E
Astronomie:A
Divination:P
Histoire de la magie:P
La nouvelle rentrée scolaire commencera le 1er septembre. Le Poudlard Express partira de la gare de King's Cross, quai n°9 3/4 à onze heures précises. Vous trouverez sous ce pli la liste qui vous sera nécessaires au cours de l'année scolaire.
De plus, le capitaine de l’équipe de Gryffondor, Angelina Johnnson, ayant fini ses études à Poudlard, je vous nomme à votre tour capitaine de l’équipe en espérant que vous saurez accomplir votre rôle aussi bien que vous êtes attrapeur.
Avec mes meilleurs sentiments,
Professeur M. McGonagall, directrice adjointe »
Harry était content de ses résultats : ainsi il pourrait envisager une carrière d'Auror. Cependant il pensa qu'il n'atteindrait probablement jamais l'âge adulte, donc à quoi bon se soucier de la vie scolaire maintenant. De plus être capitaine de l’équipe de Quidditch de Gryffondor l’enchantait au plus haut point même si cela allait lui donner beaucoup de soucis. Harry s'aperçut qu'il n'était que cinq heures du matin. Fatigué de ces nouvelles, il se rallongea pour une heure ou deux. Il fit un rêve étrange, qui n'avait rien à voir avec Voldemort ou Sirius. Il était devant une porte fermée du Département des Mystères et il semblait attendre quelque chose d'important. Mais il fit aussitôt un autre rêve totalement différent : il était sorti dans la rue de Privet Drive pour prendre l'air, sur le conseil de sa tante. Mais brusquement il vit apparaître en face de lui le mangemort Macnair. Pris de panique, il fit demi-tour pour rentrer mais Bellatrix Lestrange se tenait devant la maison. Il avait sorti sa baguette magique mais aucun son ne sortait de sa bouche : il était comme paralysé. Il sentit la main d'un mangemort se poser sur son épaule pour transplaner et l'amener à Voldemort. Puis tout à coup, il se réveilla, en sueur.
Harry ne savait pas comment interpréter ce dernier rêve : s’agissait-il d'une mise en garde ou d'une prémonition ? Il ne savait que penser : tout ce qu'il savait, c'était que ce qu'il avait ressenti lui avait semblé bien réel. Il n'était que six heures du matin : malgré tout, il descendit à la cuisine. Sa tante Pétunia était déjà levée et préparait le petit déjeuner car son oncle Vernon devait partir tôt au travail. Quand il entra dans la pièce, ils ne le regardèrent même pas. Depuis qu'il était revenu, son oncle l'avait totalement ignoré mais sa tante lui jetait de temps en temps un regard compatissant en voyant sa mine pâle et son air désespéré tout comme ce matin-là où il prit seulement deux toasts. Et encore il se forçait à manger pour ne pas tomber de faiblesse. Après avoir mangé son maigre petit-déjeuner, il retourna dans sa chambre lire une énième fois un livre sur le Quidditch. A dix heures dix, il descendit l'escalier pour voir s'il y avait encore quelqu'un : il voulait savoir s'il y avait des nouvelles intéressantes dans le monde des Moldus concernant Voldemort à la télé ou à la radio. Malheureusement sa tante faisait le ménage dans la salle :
« Ecoute, ne reste pas toujours enfermé dans cette maison, sors un peu, ça va te faire du bien de prendre l'air. »
Harry ne répondit pas et sortit en ayant une impression de déjà-vu. A peine avait-il refermé la porte d'entrée derrière lui, qu'une personne apparut devant lui.
Cette personne était une très belle jeune fille:
« Je suis désolée, mais il ne faut pas que tu fasses un pas de plus à l'extérieur de cette maison.
-Et pourquoi ? Et puis, qui es-tu ?
-Ecoute Harry, je ne peux pas te dire mon identité. Mais sache que si tu vas plus loin, ton rêve va se réaliser avant que tu n'aies compris quoique ce soit.
-Comment sais-tu...
-Je ne peux rien te dire mais si tu veux revoir vivant Ron, Hermione et tes autres amis, je te conseille de rentrer au plus vite. De plus, si tu veux honorer la mémoire de Sirius, ne te fais pas avoir bêtement.
-Je peux savoir comment tu me connais si bien ?dit Harry dont la tension avait monté au nom de Sirius.
-Disons, en résumé que je connais ta vie sur le bout des doigts ainsi que toutes tes aventures, qu'elles soient personnelles ou concernant Voldemort.
-Tu oses prononcer son nom !
-Tu le fais bien toi, alors que tu devrais être le premier à avoir peur de prononcer son nom, ou son pseudonyme bien sûr. Mais de toute façon, la peur d'un nom ne fait qu'accentuer la peur de la chose elle-même.Ca te rappelle des souvenirs, non ?dit-elle, devant un Harry ébahi.
-Mais qui es-tu ?
-Ecoute, rentre dans ta chambre et écrit à Dumbledore ou à un autre sorcier de l'Ordre que ta vie est encore plus menacée qu'avant.
-Mais ils viennent me chercher dans une semaine ! » (Oh, non !pensa Harry, j'ai fait une gaffe: elle m'a mis en confiance et donc je lui révèle tout).
La jeune fille, en voyant son air alarmé, le rassura:
« Ne t'inquiètes pas, je suis de ton côté, du côté du bien. Bon, s'ils viennent dans une semaine, ça va mais ne sort à l'extérieur sous aucun prétexte même si la vie de quelqu'un est en danger:ils n'attendent que ça pour t'enlever et t'amener à Voldemort malgré le fait qu'il ne connaisse que le début de la prophétie.
-Tu la connaîs? Mais seuls Dumbledore et moi la connaissons (oh, non, qu'est-ce que je viens de dire !)
-Arrête de stresser comme ça ! C'est à cause de ce que révèle la prophétie que je suis là. Aucun membre de l'Ordre ne me connaît mais depuis peu de temps, je suis ton ange gardien. N'importe où tu seras, je ne serai jamais loin. Mon rôle est de te conseiller et de te protéger. Poudlard est très bien protégé bien sûr mais on ne sait jamais. Bon, il faut que j'y aille. Reste à l'intérieur jusqu'à l'arrivée de tes autres protecteurs et tout ira bien. A bientôt Harry. »
Harry eut à peine le temps de lui dire au revoir qu'elle avait disparue dans le plus complet silence.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 11:58

Chapitre 3 : De sérieux doutes

Harry était d'autant plus étonné de ne pas l'avoir entendu partir que le transplanage se signalait par un "clac". Mais qui était cette fille ? Et que lui voulait-elle ? Pourquoi personne de l'Ordre n'était au courant de son existence si elle était du côté du bien ? Pourtant il dut bien reconnaître qu'elle l'avait sauvé car il était persuadé que son rêve se serait réalisé s'il était allé plus loin. Remonté dans sa chambre, il écrivit une lettre à Dumbledore, comme le lui avait conseillé judicieusement la mystérieuse jeune fille : il en mit le moins possible, en voulant toujours à son directeur :
« Professeur Dumbledore,
J'ai failli être attaqué dans la rue en face de la maison des Dursleys par des Mangemorts. Mais tout va bien. J'ai hâte de partir d'ici.
A bientôt,
Harry Potter »
Dumbledore comprendrait sûrement qu'il était urgent de le sortir d'ici mais dès qu'il pensait à lui, il était de mauvaise humeur. Essayant de penser à autre chose, Harry sourit en songeant qu'en fait cette fille était très jolie et que son côté mystérieux renforçait sa beauté. Même s'il refusait de se l'avouer, il avait hâte de la revoir.
La semaine se déroula normalement car Harry ne sortait pas de la maison pour ne prendre aucun risque. Dumbledore ne lui avait pas répondu : Harry ne savait pas quoi en penser. Il se refusait à penser à l'étrange jeune fille même si son image l'obsédait. Il essayait de se distraire avec des livres sur le Quidditch ou même des livres de cours pour ses révisions. Enfin le jour tant attendu arriva. Tôt le matin, il avait fait ses valises et nettoyé la cage d'Hedwige qui n'était toujours pas revenue. A 8h30 il descendit dans la salle à manger et attendit. Il avait déjà prévenu son oncle et sa tante de son départ, provoquant un réel soulagement quant à son départ mais aussi une grosse inquiétude quant à l'arrivée des protecteurs d'Harry. Mais les Dursleys étaient quand même soulagés de le voir partir car depuis l'attaque des Détraqueurs l'été précédent, ils craignaient pour leur sécurité.
A 9h05, Harry eut un grand sourire en voyant M.Weasley, Maugrey et Lupin apparaître en plein milieu du salon. Malgré ses dernières réticences pour revoir un sorcier, quel qu'il fut, il se rendait compte à quel point le monde des sorciers lui avait manqué et plus encore ses amis et ses protecteurs. Lupin s'approcha de lui et lui demanda d'un air soucieux:
« Tout va bien, Harry ?
-Oui, ça va mieux maintenant que vous êtes là »
Lupin sourit. Ce fut au tour de Maugrey:
« Bon, Potter, va chercher tes affaires et on s'en va.
-Je viens t'aider, Harry."
Lupin et Harry montèrent pendant que Maugrey observait tout d'un oeil méfiant, tout même les Dursleys pétrifiés de peur. Quant à M.Weasley, après lui avoir souhaité le bonjour, il posait des tas de questions à M.Dursley sur le fonctionnement de "l'eckekticité", sur les services Moldus et beaucoup d'autres choses sans obtenir la moindre réponse. Harry et Lupin redescendirent peu après avec les bagages, la cage et l'Eclair de Feu.
« Ca y est, tout est prêt ?demanda Maugrey en sortant une cuillère rouillée de sa poche.
-Oui, tout est prêt. Il est 9h15 : plus qu'une minute."
Puis Harry et ses trois protecteurs touchèrent en même temps le portoloin et Harry se sentit tiré comme d'habitude. Il atterrit en tombant sur ses bagages, dans la cuisine du 12 square Grimmaurd. Il eut à peine le temps de se relever qu'il était enlacé dans les bras d'Hermione :
« Je suis vraiment très heureuse de te voir, surtout après la dernière lettre que tu as envoyé. »
Il se retira doucement de son étreinte et fit un grand sourire à Hermione et à la famille Weasley en face de lui. Mme Weasley vint le serrer à son tour tendrement dans ses bras et lui demanda, soucieuse, comment il allait après lui avoir souhaité la bienvenue de la part de tous. « Ca va à peu près mais il faut que je vous parle de la raison pour laquelle je n'ai pas été attaqué.
-Puisque les principaux membres de l'Ordre sont présents, tu peux parler » dit Dumbledore qui venait d'apparaître. Harry sentit son coeur se contracter et pour ne pas céder à la colère qui l'envahissait, il détourna son regard de Dumbledore et le posa sur Lupin qui lui sourit pour l'apaiser. Alors Harry retrouva son calme et commença son récit par son rêve prémonitoire.
Il parla ensuite de la jeune fille et leur communiqua toutes ses paroles et enfin son silencieux départ. Après avoir fini, le silence fut complet. Chacun était dans ses pensées, se demandant l'identité de cette jeune fille. Ce fut Dumbledore qui rompit le silence :
« Harry, viens avec moi. Lupin, Arthur, Maugrey et Tonks, venez aussi. Molly, reste avec les enfants, s'il te plaît. »
Ils s'éloignèrent dans une pièce un peu plus loin, qui servait un peu de bibliothèque.
« Ecoute, Harry. Je ne sais pas si tu fais déjà confiance à cette personne mais si c'est le cas, tu ne le dois pas. Il se peut qu'elle ait organisé cette scène et t'a fait rêvé cela pour que tu l'a croies plus facilement. Je n'ai aucune idée de qui elle est et de ce dont elle est capable, soupira Dumbledore.
-Mais...commença Harry
-Il n'y a pas de mais. Je vois qu'elle a réussi car tu lui fais déjà confiance. Pour savoir qui elle est et quelles sont ses intentions, il faut que je la voie. Elle t'a bien dit qu'elle serait toujours proche de toi, n'est-ce pas ?
-Oui, en effet mais...
-Bon, c'est parfait. Lupin, accompagne-le à la porte d'entrée et fais-le sortir dehors sans l'accompagner.
-Quoi ?
-Fais ce que je dis. »
Lupin et Harry, sans un mot, allèrent à la porte d'entrée. Lupin, avec un soupir, ouvrit et Harry sortit dans la rue vide et glaciale pendant qu'on refermait derrière lui. Pendant ce temps, Dumbledore disait aux autres, toujours muets d'étonnement :
« Tenez-vous prêts. »
Harry ne comprit pas sur l'instant tout ce que cela signifiait : résigné, il attendit. Il n'eut pas à attendre longtemps :
« Que fais-tu là, au beau milieu de la rue, seul en plus ? »
L'étrange jeune fille venait d'apparaître devant lui. Mais il n'eut pas le temps de répondre. Deux sorciers les encadrèrent sur l'instant.
C'étaient Maugrey et Tonks.
« Quoi ? C'était un piège, n'est-ce pas ? Mais pas la peine de me regarder comme si j'allais m'enfuir ! Je vous suis, même si c'est à contre- coeur. »
Harry était vraiment désolé pour elle car il avait servi à la piéger alors qu'il sentait intérieurement qu'elle était de leur côté. Ne faisant attention à ce que personne ne les voies, ils entrèrent tous les quatre dans le 12 square Grimmaurd. La jeune fille suivait Harry, encadrée par les deux Aurors. Ils allèrent dans la pièce où Harry s'était trouvé quelques minutes plus tôt et se retrouvèrent face à Dumbledore : M.Weasley et Lupin étaient dans un coin de la pièce, silencieux et conscients de la situation. Ce fut Dumbledore qui prit la parole :
« Alors voici celle qui alimente nos craintes. »
La jeune fille regardait Dumbledore bien en face mais un mélange de respect et de crainte se lisait sur son visage.
« Je ne pensais pas que je pouvais alimenter vos craintes.
- Détrompe-toi. Nous assurons la sécurité de Harry avant tout, répondit avec douceur Dumbledore
-Ah oui, professeur Dumbledore ? Je pensais que Harry serait mieux protégé à l'extérieur de la maison des Dursleys s'il lui prenait l'envie de sortir : mais apparemment ce n'était pas le cas sinon je ne serais pas intervenue.
-Et tu es intervenue sur l'ordre de qui, en fait ? »
A cette question, elle rougit et détourna les yeux de Dumbledore.
« Ecoutez, je ne peux révéler le pourquoi de mon intervention mais sachez que j'agis seule et sur l'ordre de personne. Mon seul but est de protéger Harry du mieux que je peux. Je vous en prie, croyez-moi. L'appui de l'Ordre et surtout de vous, professeur Dumbledore, est très important pour moi. »
Tous, même Dumbledore, restèrent silencieux après ce discours.
La jeune fille n'osait regarder Dumbledore mais lui, au contraire, la fixait intensément comme pour découvrir le secret qui se cachait en elle. Harry, quant à lui, était, après ses paroles, plus déterminé encore à la croire car pour lui, elle semblait incarner la sincérité. Enfin, après un long examen qui semblait satisfaisant, Dumbledore demanda avec douceur :
« Pourrait-on au moins savoir ton nom ? »
La jeune fille parut soulagée d'un grand poids et répondit :
« Oui, bien sûr, excusez-moi. Je me nomme Arwen Phileas.
-D'accord. Et, si ce n'est pas indiscret, quel âge as-tu ?
-J'ai dix-sept ans, dit-elle avec un joli sourire, sourire qui se révélait être le premier, comme le remarqua Harry.
-Bon, eh bien Arwen, fais-moi le plaisir de me suivre : j'aimerais te parler en privé. »
Elle suivit Dumbledore avec beaucoup plus de respect que de crainte à présent jusqu'à une petite pièce au fond du couloir. Elle y entra avec Dumbledore et disparut à la vue d'Harry qui se posait bien des questions sur cet entretien privé mais il était charmé d'avoir enfin quelques informations sur elle.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:03

Chapitre 4 : Un début de révélation

Dumbledore referma la porte derrière eux et alla s'asseoir dans un confortable fauteuil. Sur son invitation, Arwen s'assit elle aussi, en face de lui.
« Bon, je vais être franc avec toi. Il est vrai qu'il a été honnête de ta part de nous dévoiler ton nom. Mais beaucoup de zones d'ombres demeurent. Tu me demandes mon appui ainsi que celui de l'Ordre mais il faudrait que tu m'éclaircisses : qui es-tu véritablement ? Et pourquoi tiens-tu tellement à protéger Harry ?
-Ecoutez, je vous ai déjà dit que je ne pouvais pas vous en dire plus, à mon grand regret d'ailleurs. Je serais prête à donner ma vie pour sauver celle d'Harry : cela ne vous suffit-il pas ?dit-elle avec un désespoir non dissimulé.
-Je vois seulement que tu es prête à faire de grands sacrifices pour le protéger et pour le sauver. Nous, en tant que membres de l'Ordre, nous avons le devoir de le protéger contre Voldemort. Mais toi ? Tu es apparue au milieu de nulle part, le sauvant des Mangemorts certes mais tu ne m'encourages pas à te soutenir si tu ne me dévoiles rien sur toi, à part ton nom et ton âge, informations qui sont quand même insuffisantes, tu l'avoueras. Je ne puis accorder ma confiance à quelqu'un en ne sachant que cela, surtout dans les temps que nous vivons. »
Après ces paroles, Arwen sembla plongée dans un désespoir profond, la tête enfouie dans ces mains : mais elle semblait réfléchir à ce qu'elle allait révéler à ce grand sorcier qu'elle admirait du plus profond de son coeur sans vouloir pourtant le lui montrer. Enfin, elle releva la tête et regarda Dumbledore : ce dernier s'aperçut alors, par son regard déterminé, qu'elle avait pris un importante décision.
« Très bien. Puisque vous m'y obligez, je me vois contrainte de vous révéler des informations confidentielles sur moi : elles ne devront pas sortir de cette pièce et surtout en aucun cas être communiquées à Harry : ma mission en dépend. Bon, je commence. Comme je viens de le dire, j'ai été chargé d'une mission : protéger Harry et le sauver même si j'en meurs. Je ne peux vous révéler mes origines et d'où je viens. Mais voici ce que je peux vous dire, bien à contre- coeur. Tout d'abord je connais toute l'histoire d'Harry, tout ce qu'il a vécu depuis sa naissance jusqu'à aujourd'hui. Mais cette connaissance ne provient pas des livres faisant allusion à lui : c'est comme si j'avais été prêt de lui durant ces seize années. Comment, me direz-vous ? Eh bien, je ne sais pas de trop : je crois avoir une sorte de lien avec lui, un lien indissoluble qui fait que même en ce moment où je vous parle, je peux être capable de vous dire ce qu'il fait. Mais c'est un lien différent de celui qu'il entretient avec Voldemort car c'est un lien bénéfique. Il y a autre chose qu'il faut que je vous révèle : je suis un animagus non déclaré: j'ai reçu cette faculté à ma naissance. Je vais vous montrer, si un jour, vous souhaitez me reconnaître. »
Là dessus et en silence, Dumbledore la vit se transformer en un instant en un magnifique chat blanc et bleu à poils longs : son allure exprimait de la douceur mais aussi une certaine majesté.
Puis, l'instant d'après, Dumbledore revit Arwen toujours bien assise sur sa chaise, avec un petit sourire triste.
« C'est impressionnant pour une personne de ton âge.
-Merci mais il était nécessaire que je maîtrise cette faculté parfaitement pour aider Harry. Mais j'ai reçu aussi certains pouvoirs à ma naissance que je ne peux vous divulguer maintenant. »
Soudain, une explosion retentit dans la maison : Dumbledore et Arwen se précipitèrent hors de la pièce. Dumbledore et Arwen arrivèrent dans la cuisine et découvrirent avec surprise les jumeaux Weasley en train de montrer leurs nouveaux produits explosifs : soulagés,
Dumbledore et Arwen se regardèrent en souriant et assistèrent au spectacle .Dumbledore remarqua, malgré la joyeuse ambiance, un sourire triste sur les lèvres d' Arwen qui ne faisait que de regarder Harry.
Quand le spectacle fut fini et que le sol fut jonché de farces et attrapes en tout genre, Dumbledore demanda le silence et annonça :
« Je viens d'avoir un entretien privé avec Arwen ici présente. J'ai le plaisir de vous annoncer que je n'ai plus aucun doute et qu'elle fait désormais partie de l'Ordre du Phénix. Et pour mieux protéger Harry, je pense qu'elle ira à Poudlard mais il faut encore que j'y réfléchisse. »
Sur ces mots, Dumbledore partit laissant l'assemblée surprise qui regardait Arwen : celle-ci, surprise de la confiance que lui accordait Dumbledore, demeurait quelque peu interloquée.
«Bon, eh bien, dit Lupin, bienvenue parmi nous Arwen. Je suis content que tu sois des nôtres! »
Grâce à ces mots, l'atmosphère se détendit et tous firent un grand sourire à Arwen, qui ne savait plus où se mettre devant tant de marques d'amitié. Seul Maugrey la regardait sans un sourire.
« J'espère que tu ne nous décevras et que Dumbledore a raison de te faire confiance sinon gare à toi.
-Ne vous inquiétez pas, je suis de votre côté jusqu'à ma mort. »
Après cette réponse, Maugrey partit. Harry était heureux qu'Arwen fasse partie du groupe:elle montrait une légère timidité que Harry n'avait pas encore remarqué mais il avait l'impression que chacune des facettes qu'il découvrait en elle lui plaisait. Mme Weasley, quant à elle, commença à prendre un air maternel avec Arwen, qui n'ayant pas de famille, semblait-il, et un peu déconcertée par la tournure des événements, semblait un peu perdue.
Mme Weasley la conduisit à sa chambre, après que Ron, Hermione, Ginny et les jumeaux aient fait un peu sa connaissance. Hermione était rassurée elle aussi car après lui avoir parlé un peu, elle s'apercevait qu'Arwen était très gentille mais qu'elle était aussi très instruite comme si elle avait lu une quantité de livres : Arwen semblait en avoir lu autant voire plus qu'elle. Hermione se disait donc que ce serait bénéfique pour défendre Harry et aussi pour l'Ordre dont elle faisait partie.
Après que Mme Weasley l'ai laissé seule dans sa chambre, Arwen se mit à réfléchir sérieusement à tout ce qui venait de se passer. Elle était vraiment surprise de la confiance que lui accordait Dumbledore et du fait qu'elle irait probablement à Poudlard : elle qui avait prévu beaucoup de complications pour protéger Harry même là-bas, là, il lui simplifiait la tâche ! Elle était heureuse que les amis d'Harry lui fassent aussi confiance : ça lui faisait chaud au coeur. Mais quand elle pensa à Harry, ce fut différent : c’était un réel plaisir que de le regarder ou de lui parler : en fait, il lui manquait déjà ! Elle s'aperçut avec surprise qu'elle était amoureuse de lui.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:03

Chapitre 5 : Une rentrée ordinaire

Le reste des vacances se déroula normalement : Harry, Ron, Hermione et Ginny jouaient, étudiaient un peu ou nettoyaient de temps en temps la maison avec Mme Weasley. Ron, Ginny et Hermione avaient été enchantés d’apprendre qu’Harry serait le nouveau capitaine même si cela ne les surprenait pas beaucoup. Harry avait promis à Ginny de l’engager comme poursuiveuse puisqu’elle se débrouillait très bien et que deux poursuiveurs manquaient maintenant. Quant à Arwen, depuis ce fameux soir, ils n'avaient fait que la croiser : elle semblait presque les fuir, à la stupéfaction d'Harry qui aimait sa compagnie sans pourtant se l'avouer: en effet, sans s'en rendre compte, depuis la mort de Sirius, il avait trop peur d'aimer. Quant à Arwen, elle avait fait le point sur ses sentiments et avait jugé préférable de les refouler sinon sa mission pourrait en pâtir et de plus, elle craignait qu'Harry ne ressente pas la même chose qu'elle. Ainsi, même si elle en souffrait énormément, elle fuyait Harry pour que ses sentiments ne reviennent pas. Cependant, elle pouvait toujours le surveiller de temps en temps grâce à son pouvoir et voir s'il y avait un quelconque danger. Elle assistait à toutes les réunions de l'Ordre mais ne disait jamais rien, préférant seulement être mise au courant. Seul Rogue la regardait avec méfiance et elle le soupçonnait, à juste titre, d'avoir demandé à Dumbledore de lui faire boire du Veritaserum. Mais elle préférait l'ignorer.
Le dernier jour des vacances, il y eut beaucoup de remue-ménage. Mme Weasley était allée sur le chemin de traverse pour acheter le nécessaire à chacun. Mais quelle ne fut pas sa surprise quand elle vit le peu d'affaires d'Arwen. Elle en parla à Dumbledore qui, de toute façon, était venu voir la jeune fille avec le professeur Mc Gonagall : celle-ci apportait le Choixpeau Magique.
« Eh oui Arwen, j'ai décidé que tu irais à Poudlard, en tant qu'élève bien sûr. Pour que tu sois plus proche d'Harry, nous ferons croire que tu as seize ans, si tu es d'accord.
-Oui, bien sûr, ça ne me fait rien. »
Alors Mc Gonagall posa le Choixpeau sur la tête d'Arwen : une seconde plus tard et sans aucune hésitation, il annonça :
« Gryffondor ! »
Arwen arbora un grand sourire ainsi que Dumbledore et Mc Gonagall.
« Très bien, c'est encore mieux. Pour ta liste de livres, j'ai demandé à Molly de te les acheter.
-Mais, professeur, avec quel argent ?s'affola soudain Arwen
-Avec l'argent de l'école : nous te finançons.
-Mais...
-Il n'y a pas de mais, reprit Dumbledore avec douceur mais fermeté, tu n'as aucun parent connu et donc pas d'argent. Tu es devenue, si on peut dire, la pupille de l'école. J'ai donné à Molly l'argent nécessaire pour tout ce dont tu as besoin selon elle. Donc, s'il te plaît, ne discute pas.
-En tout cas, merci mille fois, professeur, dit Arwen en rougissant
- Remercie-moi en protégeant Harry du mieux que tu peux, c'est tout.
-Je ferai tout mon possible. »
Après cette discussion, les deux professeurs partirent, laissant Arwen heureuse de son sort et du fait qu'elle pourrait passer beaucoup de temps avec Harry.
Ne pouvant garder sa joie plus longtemps pour elle seule, elle alla le dire à Harry, Hermione, Ron et Ginny. Tous les quatre étaient avec Buck et lui tenaient compagnie. Ils la regardèrent entrer avec étonnement.
« Voilà, je sais que je vous ai plutôt évité ces derniers temps mais c'est parce que je craignais quelque chose. Je craignais de ne pas pouvoir vous accompagner à Poudlard. Mais Dumbledore et Mc Gonagall viennent de m'annoncer qu'ils m'y acceptaient.
-C'est génial ! Mais dans quelle maison ?demanda Hermione précipitamment
-Le Choixpeau a décidé Gryffondor
-Super !dit Ron. Avec toutes tes connaissances réunies à celles d'Hermione, on est sûr de gagner la Coupe des Quatre Maisons
-Oui, mais as-tu de l'argent pour payer tes études ? » Demanda Ginny avec inquiétude
Et là, tous quatre la regardèrent avec appréhension : Ginny avait touché le point sensible.
Alors Arwen sentit sa gorge se serrer car elle n'aimait pas être dans cette situation de pauvre orpheline :
« Eh bien, en fait, Dumbledore m'a dit que puisque je n'avais pas d'argent n'ayant pas de famille... je deviendrais la pupille de l'école. »
A ces mots, ils restèrent tous étonnés et silencieux. Ce fut enfin Harry qui débloqua la situation :
« En tout cas, Arwen, c'est un grand bonheur pour moi de te voir venir avec nous à Poudlard. Je sens que cette année, on ne va pas s'ennuyer. »
Le regard d'Harry était assez éloquent pour qu'Arwen vit les sentiments du jeune homme.
Ensuite, tout se passa très vite pour Arwen : le retour de Mme Weasley du Chemin de Traverse d'où elle rapportait tout ce qu'il lui fallait et même un peu plus : elle n'avait pas hésité à lui acheter beaucoup de vêtements, qui étaient tout à fait à son goût, des livres neufs, une baguette magique qui lui convenait parfaitement, même si elle n'en avait jamais eu besoin et d'autres fournitures essentielles. Mais ce qui étonna le plus Arwen fut le moment où Mme Weasley lui offrit un cadeau de sa part :
« Voilà ma chérie, je ne sais pas quand est ton anniversaire et même je crois que toi-même, tu ne le sais pas, alors j'ai décidé qu'avant que tu ne partes, c'était l'occasion de te faire un petit cadeau pour te souhaiter la bienvenue parmi nous. »
Arwen ne savait pas quoi dire : pour toute réponse, elle eut les larmes aux yeux et découvrit son cadeau : une magnifique chouette marron tachetée de noir qu'elle décida d'appeler Bubo. En guise de remerciement, elle serra Mme Weasley dans ses bras : l’une et l'autre donnaient l'impression, aux yeux d'Harry, Ron, Hermione et Ginny, d'être comme mère et fille.
Le lendemain matin, Mme Weasley, Fred, George ainsi que Lupin, Tonks et Maugrey accompagnèrent Harry, Ron, Hermione, Ginny et Arwen sur la voie 9 3/4 : il n'y eut aucun incident mais beaucoup d'émotions car ils craignaient pour la sécurité d'Harry mais Harry les rassura en leur disant qu'il bénéficiait maintenant d'une double protection : Poudlard et Arwen. Alors tous les cinq montèrent dans le train et ils leur dirent au revoir par la fenêtre tandis que le train les emmenait à Poudlard.
Tous les cinq s'avancèrent plus avant dans le train.
« Je suis désolée mais, en tant que préfets, il faut qu'on vous quitte pour aller les rejoindre dans le compartiment. On vous rejoint plus tard, d'accord ? dit Hermione
-Pas de problème, on va essayer de trouver un compartiment de vide, dit Harry, un peu déçu quand même »
Hermione et Ron s'éloignèrent alors. Mais Ginny reconnut des amis un peu plus loin : « Excusez-moi, je vais aller les rejoindre. A tout à l'heure ! »
Alors Harry et Arwen restèrent plantés là, ne sachant pas trop quoi dire : enfin Harry dit :
« Bon, allons trouver un compartiment car à ce train-là, il ne va plus y en avoir. »
Ils ne trouvèrent un compartiment que tout au bout du train, un compartiment miraculeusement vide.
« Je n'imaginais pas le Poudlard Express comme ça mais je le trouve bien quand même, dit Arwen, un peu embarrassée d'être seule avec Harry.
-Tu vas voir, Poudlard est bien mieux : tu vas adorer, dit Harry, embarrassé lui aussi. »
Ils n'osèrent plus dire un mot jusqu'à l'arrivée du chariot de friandises où Harry acheta presque de tout et en quantité suffisante.
Arwen admirait Harry: elle sentait qu'elle l'aimait d'un amour pur et indestructible et qu'elle ne pourrait jamais aimer quelqu'un d'autre comme ça. Quant à Harry, il admirait la beauté d'Arwen qui lui semblait féerique : il ne pouvait s'empêcher de la comparer à Cho qu'il avait entrevu dans le train et il s'étonnait d'être sorti auparavant avec elle : il se disait qu'Arwen était bien plus belle et il se demandait même si une jeune fille pourrait être plus belle qu’elle.
Arwen s'amusait des friandises que lui faisait partager Harry : elle avait goûté à tout mais sa friandise préférée fut les Chocogrenouilles, car elle adorait le chocolat et elle s'amusait des cartes à collectionner et des grenouilles sautillantes. Grâce aux friandises, ils s'amusaient beaucoup ensemble ayant presque l'impression de se connaître depuis toujours. Mais ils furent interrompus dans leur joie par celui qu'Harry détestait le plus dans le train :
« Alors Potter, toujours vivant ?dit un Drago Malefoy avec un sourire méprisant. Mais ce ne fut pas Harry qui répondit mais Arwen qui répliqua :
-Pourquoi Malefoy, ça te gêne de voir Harry en vie ? Je ne pense pas car tu ne pourrais plus lui lancer tes sales insultes à la figure ! Ce qui te gêne surtout en fait, c'est que Voldemort s'intéresse maintenant à toi, ton père étant dorénavant à Azkaban. J'ai raison, n'est-ce pas ? » Il y eut un moment d'hésitation pendant lequel Malefoy et Arwen se fixèrent du regard, le regard d'Arwen étant beaucoup plus assuré que celui de Malefoy.
« Je ne te connais pas : qui es-tu ?demanda Drago, surpris de la beauté et de la véracité des paroles d'Arwen.
-Je suis nouvelle à Poudlard et j'entre comme Harry en sixième année : de plus je suis à Gryffondor. Ca te pose un problème ? »
Malefoy, pour toute réponse, partit, encadré par Crabbe et Goyle. Harry resta interloqué du comportement de Malefoy.
« Alors là, je ne pensais pas avoir une telle surprise ! Je n'en reviens pas ! Il a été correct avec toi alors que tu me défendais ! Mais comment sais-tu que Voldemort s'intéresse à lui ?
-Ecoute Harry, c'est compliqué... »
Mais Neville se présenta à ce moment-là :
« Pardon mais j'ai entendu votre conversation avec Malefoy. Et là, franchement, je suis épaté par ce que tu viens de lui dire. Je ne te connais pas, c'est vrai, mais je te prends déjà en amitié. »
Arwen le regarda avec une expression si douce sur le visage qu'Harry fut étonné du changement qui s'était produit. Mais il n'eut pas le temps d'y penser davantage car Hermione et Ron arrivèrent dans le compartiment et demandèrent s'il s'était passé quelque chose. Alors Harry et Neville racontèrent ensemble la discussion entre Arwen et Malefoy et l'étrange comportement de ce dernier. Il en résultat qu'Hermione regarda Arwen avec étonnement et plaisir et Ron la dévisagea comme si elle était soudain devenue leur sauveur. Ils n'osèrent pas demander à Arwen comment elle savait toutes ces choses car elle gardait une certaine réserve empreinte de majesté qu'ils n'osaient troubler de peur de la blesser. Mais ils avaient l'impression, et Harry encore plus car il sentait qu'il avait un lien avec elle, qu'Arwen connaissait énormément de secrets. Ils parlèrent donc de choses et d'autres et Arwen leur en sut gré : puis le soir arriva tranquillement pendant que le train s'arrêtait à la gare de Pré-au-lard où Hagrid les attendait. Quand ils descendirent, il leur fit un clin d'oeil et regarda Arwen avec curiosité. Celle-ci s'arrêta un instant devant les diligences pour regarder les Sombrals. Ensuite toutes les diligences se dirigèrent vers Poudlard et ce ne fut l'affaire que d'un instant pour qu'elles pénètrent dans le château. Arwen était tout simplement émerveillée que ce soit de l'extérieur ou de l'intérieur de Poudlard : comme Harry, il lui semblait, même si elle n'y était jamais entrée physiquement, qu'elle rentrait chez elle. Ils s'assirent tous les quatre à la table des Gryffondor et Arwen sourit timidement au professeur Dumbledore qui lui rendit son sourire. Mais Harry lui chuchota :
« Mais qui est le nouveau prof de Défense contre les forces du mal ? »
Arwen s'apprêta à lui répondre mais McGonagall entra avec les premières années pour la cérémonie de la répartition.
Comme d'habitude, les nouveaux semblaient effrayés mais étaient aussi émerveillés de la splendeur des lieux. Arwen écouta à peine la chanson du Choixpeau magique qui évoqua bien entendu la situation actuelle en demandant à tous de s'allier et non de se diviser : la jeune fille était plongée dans ses pensées. Elle ne sentait aucune mauvaise vibration de la part des nouveaux, peut-être à cause de leur jeunesse, mais cela venait, comme elle s'y attendait, de la table des Serpentard où Drago Malefoy la fixait étrangement. Il y avait aussi Rogue qui la regardait plein de courroux et de mépris car il se rendait compte qu'elle aimait beaucoup Harry et que surtout elle semblait très puissante : et cette puissance, acceptée sur les lieux mêmes de Poudlard le rendait furieux car il était atrocement jaloux de cette fille qui ne venait de nulle part et dont on ne savait pratiquement rien.
La cérémonie finie, les plats se remplirent et les discussions reprirent là où elles s'étaient arrêtées :
« Alors, tu ne m'as pas répondu pour le prof de DCFM : tu sais quelque chose ?
-Tout ce que je sais, c'est qu'il n'est pas présent à la table des professeurs et qu'on ne le connaît pas encore.
-Bon, heureusement que ce n'est pas Rogue, ça me rassure un peu !et tu sais comment il est ?
-Harry, même si je le savais, je ne pourrais pas te le dire. Attends mercredi et tu verras. » Dit-elle d'un ton sans réplique. Harry resta un moment interloqué qu'Arwen sache tant de choses : il se demanda si elle avait des pouvoirs pour paraître si puissante. Ron et Hermione, quant à eux, n'avaient pas fait attention à leur discussion et se chamaillaient comme d'habitude mais plus gentiment quand même comme s'il y avait eu une évolution.
La soirée passa très vite : quand tout le monde eut finit, Dumbledore se leva et dit :
« Maintenant que nous sommes rassasiés, je vais vous faire une annonce : nous aurons le plaisir d'accueillir cette année un nouveau professeur de Défense contre les forces du mal qui, j'espère, restera plus d'un an. Vous ferez sa connaissance lors de votre cours avec lui.
Bien, bonne nuit à tous. »
Alors tous les élèves se levèrent et les préfets de chaque maison réunirent les premières années pour les conduire aux dortoirs. Mais Harry suivi d'Arwen les devancèrent pour arriver dans les premiers : mais arrivés devant le portrait de la Grosse Dame, Harry se trouva ennuyé de ne pas savoir le mot de passe :
« Comment on va faire ? J'ai complètement oublié de demander à Ron et à Hermione le mot de passe !
-Ne t'affole pas comme ça ! Moi, je le connais. Veritaserum !et voilà ! »
Et le portrait les laissa entrer. Harry la suivit dans la salle commune puis l'arrêta par le bras : « Arwen, il faut que tu me dises comment tu sais toutes ces choses : c'est vrai, tu es censée me protéger, tu sembles tout savoir sur moi mais moi, je ne sais pratiquement rien sur toi. Alors, s'il te plaît, si tu as un tant soit peu de respect pour moi, explique-toi. »
Mais à ce moment-là, ils entendirent approcher distinctement d'autres Gryffondor. Alors Arwen glissa ces quelques mots à l'oreille d'Harry :
« Demain soir promis, je t'expliquerai en partie qui je suis »lui dit-elle en souriant avant de s'élancer dans l'escalier menant au dortoir des filles.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:04

Chapitre 6 : Une belle soirée

Harry n'avait pratiquement pas dormi de la nuit, réfléchissant à ce que lui dirait Arwen le soir. Il avait vraiment hâte que la journée finisse pour se retrouver seul avec elle et entendre ce qu'elle avait à lui dire sur elle. Il se leva tôt le matin et attendit avec impatience qu'elle descende. Peu de temps après, Hermione et Arwen descendirent ensemble car elles partageaient la même chambre. Arwen fit à Harry un sourire montrant qu'elle sentait son impatience. Sans attendre Ron, ils se dirigèrent vers la Grande Salle. Hermione seule parlait et son sujet de discussion était bien sûr les cours qu'ils allaient avoir et comme d'habitude elle en parlait avec entrain :
« Arwen, as-tu lu en fait les livres au programme ?
-Oui, je les ai tous lu mais, sans paraître arrogante, j'en connaissais la majeure partie. »
Hermione resta bouche bée car pour elle, tout y était nouveau.
Ils s'installèrent à leur table et progressivement, les élèves comme les professeurs arrivaient.
Le professeur McGonagall leur distribua leurs emplois du temps : Harry suivrait, comme il l'avait prévu, les matières pour être Auror, Hermione avait décidée de devenir guérisseuse et Ron voulait entrer au Département des jeux et sports magiques. Ainsi Ron ne continuait pas les potions à la différence d'Harry et d'Hermione. Quant à Arwen, elle n'eut pas le sien :
« Le directeur voudrait vous voir tout de suite dans son bureau, Miss Phileas.
-Bon, j'y vais maintenant. »
Arwen les quitta et Harry eut, malgré lui, un petit serrement de coeur. Elle arriva jusqu'au bureau sans problème, connaissant le mot de passe, et elle frappa :
« Entrez !
-Bonjour professeur.
-Bonjour Arwen. Je t'ai fait venir car j'aimerai mettre quelques choses au point. D'abord voici ton emploi du temps qui est le même que celui d'Harry pour que tu sois le plus souvent avec lui pour le protéger bien entendu. Puis, j'aimerai te demander comment tu vas faire pour le protéger vingt-quatre heures sur vingt-quatre car d'abord, tu n'es pas toujours avec lui et puis, il ne connaît pas ton secret et tes pouvoirs.
-Professeur Dumbledore, je vous ai déjà expliqué que j'avais le don de savoir tout ce que fait Harry et surtout de savoir s'il court un quelconque danger, même à l'autre bout de Poudlard et même la nuit. Et en ce qui concerne la connaissance qu'Harry a de moi, je compte lui dévoiler en partie qui je suis ce soir : donc ne vous en faites pas, tout ira bien. »
Dumbledore la regarda avec un regard et un sourire flatteur et lui dit qu'elle pouvait aller en cours.
La journée passa vite à cause des cours de potions et de métamorphoses qui exigeaient une grande attention : le cours de potions se passa relativement bien pour Harry qui avait le coeur léger de voir Arwen assise près de lui. Quant à Rogue, il ne lui adressa pas une seule remarque comme s'il n'osait pas devant Arwen.
Et enfin, le soir arriva.
Harry était dans la salle commune avec Ron et Hermione en train de discuter même s'il pensait à autre chose. Arwen arriva de la bibliothèque, s'assit près de lui et lui chuchota à l'oreille, pendant que leurs amis regardaient ailleurs :
« Dans 30 minutes, dans la salle sur demande ». Puis elle se leva, prétextant un oubli et partit. Harry attendit un quart d'heure et sortit de la salle commune pour, leur dit-il, se promener un peu. Ron et Hermione se firent un sourire complice comme s'ils savaient où il allait se promener. Il lui fallut dix minutes à peine pour atteindre la salle sur demande, tellement il avait été vite. Ayant passé trois fois devant, il entra et trouva avec surprise une pièce très bien décorée, triste mais accueillante à la fois, au milieu de laquelle il y avait deux beaux fauteuils qui semblaient très confortables qui se faisaient face. Arwen était assise dans l'un d'eux mais elle se leva à son arrivée :
« Salut Harry. Viens t'asseoir, je t'en prie.
-C'est très beau ici, bravo pour l'imagination ! »
Et il s'assit en face d'elle. Un silence gêné s'ensuivit.
« Bon, je t'ai promis de te dire une partie de la vérité sur moi. Donc je vais commencer et je te demanderai de ne pas m'interrompre. Voilà : tu dois savoir, puisque Dumbledore te l'a dit, que ta principale protection contre Voldemort est l'amour : cet amour chez toi a redoublé avec ton parrain Sirius mais quand il a disparu, tu en as eu marre d'aimer car tu t'es dit que c'était à cause de cet amour qu'il était décédé. Alors tu as essayé de le bannir de ton coeur. Donc j'ai été envoyée afin que cet amour renaisse en toi pour t'assurer la meilleure protection possible. Mais ce qui n'était pas prévu, c'est que... »
Arwen, gênée, baissa les yeux.
« C'est que quoi ?
-Je vais être honnête Harry. Ce qui n'était pas prévu, c'est que je tomberai amoureuse de toi »lui dit-elle les yeux brillants remplis d'amour et de larmes.
Harry ne sut quoi penser tant il était surpris mais avant même que son esprit ne lui dicte quoique ce soit, ce fut son coeur qui parla :
« Oh, moi aussi Arwen, je suis amoureux de toi et cela, depuis le premier instant où je t'ai vu et quand j'ai appris à te connaître, mon amour n'en a été que plus fort » lui dit-il d'un jet ayant lui aussi les larmes aux yeux. Et avant même que l'un ou l'autre ne sache ce qu'il faisait, ils s'embrassèrent doucement et tendrement : et cela reflétait tout leur amour.
Puis ils se regardèrent en souriant, heureux à la folie de partager les mêmes sentiments.
« Mais Harry, il faut que je te parle de mes pouvoirs.
-Vas-y, je t'écoute : de toute façon, rien de ce que tu me diras ne changera l'amour que je te porte. »
Arwen lui fit un magnifique sourire et commença :
« D'abord, je dois te révéler que je suis un animagus non déclaré : regarde ! »
Et elle se transforma comme avec Dumbledore, en un merveilleux persan bleu et blanc. Puis, elle redevint une jeune fille.
« Ouah ! Et ben, félicitations !
-Merci, j'ai eu ce don à ma naissance. Mais j'ai d'autres pouvoirs plus importants que je dois te dire.
J’entretiens avec toi une relation depuis ta naissance. C’est-à-dire que depuis que tu es né, je sais tout ce que tu as fait car j’étais avec toi à chaque instant. Par exemple, si tu restes là et que je vais à l’autre bout de Poudlard, je saurais quand même ce que tu es en train de faire car j’ai un lien indissoluble avec toi. Et ainsi, même séparée de toi, je saurai si tu es en danger. C’est pour cela que ma mission est de te protéger et cela même si j’en meurs. Cela, je l’ai révélé à Dumbledore mais il ne sait pas ce qui suit. J’ai aussi la faculté de voyager dans le temps et donc de voir l’avenir et le passé : je l’ai déjà utilisé pour le passé mais non pour l’avenir car j’ai peur de changer le cours des choses. Je voyage dans le temps par la pensée uniquement mais c’est encore un peu dur à contrôler.
Et enfin, mon dernier don, le plus déroutant, je peux communiquer avec les autres en pensée et lire leurs pensées : c’est différent de la légimancie. Tout ce que je peux te dire, c’est que j’ai ce don de télépathie, ou appelle-le comme tu veux, et il marche vraiment. »
Alors, Arwen dit à Harry en pensée : « Je n’aime que toi, et cela pour toujours. »
Arwen avait des larmes dans les yeux car elle se demandait si son cher Harry accepterait ce qu’elle venait de lui dire. Mais Harry, pour toute réponse, l’embrassa tendrement et lui sourit : il était tard, alors, ils décidèrent de rejoindre la salle commune : leur silence exprimait leur amour.
Harry se moquait de ces différences car il l’aimait énormément, même s’il se disait que ses pouvoirs pourraient l’aider encore mieux à combattre Voldemort ; pourtant ses principales pensées n’étaient pas dirigées vers son ennemi mais bien vers sa bien-aimée qu'il serrait dans ses bras.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:05

Chapitre 7 : Un nouveau professeur

Le lendemain fut une journée parfaite pour Harry et Arwen. Ils se regardaient toujours avec des yeux plein d’amour et semblaient nager l’un comme l’autre dans le bonheur le plus total.
Ron comme Hermione se rendaient compte de leur comportement et en était heureux surtout pour Harry qu’ils n’avaient jamais vu dans un tel état. Il semblait ne plus penser au danger que représentait Voldemort ni à la prophétie qui gâchait sa vie. Dumbledore, au petit déjeuner, s’était aperçu de leur complicité et ne pouvait que s’en réjouir, sachant que l’amour était une des principales armes d’Harry et qu’il avait retrouvé ce pouvoir en essayant d’oublier Sirius. A la même table, Rogue, par contre, était littéralement furieux car il voyait qu’il ne pouvait plus atteindre Harry moralement car celui-ci était heureux. Ainsi tout le monde s’apercevait de leur bonheur, même Cho à la table des Serdaigle qui était presque folle de jalousie. Quand les deux tourtereaux allèrent en cours, le bonheur demeura quand même : même les cours de sortilèges et de métamorphoses, qui étaient pourtant très difficiles, ne parvinrent pas à leur ôter leur sourire. Car il y avait une chose qui leur permettait d’être heureux en silence et même pendant les cours : c’était de se parler en pensée et de se murmurer des mots doux. Arwen savait que cela aidait Harry à surmonter sa solitude habituelle et à lui faire oublier cette maudite prophétie dont elle connaissait parfaitement le contenu. Quant à Harry, il ne savait pas qu’aimer pouvait apporter autant de bonheur : tous les moments de bonheur qu’il avait vécu jusqu’à maintenant n’égalaient en rien ceux qu’il vivait à présent : il lui semblait incroyable qu’un jour, il doive affronter Voldemort et que le bonheur des bons sorciers en dépendrait. Il avait plutôt l’impression d’être sur un petit nuage et que tous les maux de ce monde ne pouvaient en aucune façon les atteindre. Ainsi, la journée se passa de cette manière, sans aucun problème à l’horizon. Harry avait mis une affiche dans la salle commune, annonçant qu’on cherchait activement un poursuiveur et deux batteurs et que des essais seraient effectués.
Le soir, après les cours, les deux amoureux allèrent sans se faire repérer dans la salle sur demande et restèrent à se contempler en silence, profitant de leur bonheur peut-être éphémère.
Le mercredi matin, toutes les sixièmes années qui faisaient DCFM étaient excitées car ils allaient avoir leur premier cours avec le mystérieux prof. Tous ceux qui avaient eu cours avec lui n’avaient rien voulu dire comme s’ils avaient peur d’en parler. Même Harry y pensait, le dernier prof en charge ayant été un vrai cauchemar surtout pour lui. Seule Arwen resta calme comme si elle savait déjà de quoi il retournait. Mais elle affirma à Harry qui lui posait la question, qu’elle n’était pas allée dans le futur : elle ne s’y risquerait pas pour une chose si peu importante.
Et enfin l’heure d’aller en cours de DCFM arriva. Il va sans dire que tous les élèves étaient présents plusieurs minutes avant l’heure, à attendre devant la salle de cours. Juste à l’heure, la porte s’ouvrit toute seule et une voix demanda aux élèves d’entrer. Les élèves intrigués s’assirent à leur place : Harry était bien entendu à côté d’Arwen tout comme Ron était à côté d’Hermione. Harry remarqua que la salle était assez nue par rapport à ses prédécesseurs et il lui sembla qu’il n’y avait que le strict minimum. Les élèves restaient silencieux et étaient un peu inquiets : quant à Arwen, elle semblait de pas se préoccuper le moins du monde de ce qui allait se passer comme si elle savait ce qui se cachait derrière ce silence. Soudain, alors que personne n’y semblait assis une seconde auparavant, un homme apparut aux élèves derrière le bureau et leur dit en rugissant :
« Il ne faut jamais se fier aux apparences ! Vous croyiez que personne n’était assis là alors que je vous observais ! Peut-être étiez-vous méfiants, me direz-vous mais la méfiance ne suffit pas quand on est en guerre : l’observation est une de vos armes les plus utiles et elle vous sauvera de nombreuses fois la vie si vous êtes amené, un jour, à combattre Voldemort ! »
Etrangement, il ne semblait pas s’adresser à Harry mais à tous les élèves qui n’avaient pas bougé d’un millimètre et restaient pratiquement bouche bée. Sauf Arwen bien entendu. Leur nouveau prof paraissait avoir 60 à 65 ans, il était assez grand et assez athlétique, malgré ses cheveux gris qui viraient au blanc. Il y avait dans ses yeux une lueur étrange et Harry ne put s’empêcher de le comparer à Arwen.
« Bien, je me nomme Arès Crewfinks et on m’a demandé de vous enseigner l’art de combattre le mal sous toutes ses formes, même les plus insidieuses. J’espère, et même j’ai l’ambition de, vous apprendre tout ce qu’il faut savoir pour reconnaître et combattre tout ce qui a trait à Voldemort puisqu’il représente le plus grand mal aujourd’hui comme hier. Mais pour commencer, je veux avoir avec chacun d’entre vous un entretien particulier à partir d’aujourd’hui afin de connaître vos capacités et ainsi nous entraîner comme il se doit. Puisque je ne vous connais pas, on va faire simple, c’est-à-dire par ordre alphabétique. Il y a une petite salle à côté où je pourrai vous évaluer. Après chaque entretien, vous pourrez allez vaquer à vos occupations mais pour ceux attendant leur tour, attention !pas de chahutage, sinon vous aurez affaire à moi car même occupé là-bas, j’aurai des oreilles même ici ! »
Alors le professeur Crewfinks prit la liste alphabétique et appela le premier nom et accompagné de l’élève alla dans la salle adjacente.
Tous les élèves restaient immobiles d’anxiété mais avaient chacun un comportement différent : Hermione semblait revoir tout ce qu’ils avaient appris à l’AD, Ron avait le regard perdu comme s’il allait se présenter devant son bourreau, Neville était tout simplement paniqué, Malefoy restait dur et impassible même si on percevait légèrement de la peur sur son visage et quant à Harry, il ne savait comment réagir car même s’il était très fort dans cette matière, même s’il avait donné des cours à ses camarades et enfin même s’il avait affronté de nombreuses fois jusqu’ici Voldemort, il ne pouvait s’empêcher d’être anxieux car cet homme lui faisait un certain effet, comme s’il l’avait déjà connu et que cette expérience lui avait été néfaste. Il prit peur intérieurement que ce prof soit un Mangemort caché, comme en quatrième année : alors il interrogea en pensée sa chère Arwen qui s’était attendue à la question.
« Non Harry, ce n’est pas un Mangemort, je l’aurais senti. Ce qui n’empêche pas qu’il n’est pas très net et que je vais essayer d’en savoir plus sur lui, fais-moi confiance : je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose. »
Et elle le regarda avec une douceur et un amour infini. Harry était moins inquiet, rassuré par ces bonnes paroles.
Il n’y avait aucun bruit dans la salle de classe : peu à peu, les élèves étaient appelés et vint le tour d’Hermione qui alla dans la salle un peu tremblotante mais avant de franchir le seuil, elle se sentit rassurée tout à coup, comme débarrassée d’un poids immense : elle sut que cela venait d’Arwen et elle lui en sut gré.
Puis arriva la lettre P. Ce fut le tour d’Arwen, qui comptait bien avoir des réponses à ses questions. Adressant un sourire à Harry, elle partit dans l’autre pièce : c’était une salle bien éclairée avec pratiquement aucun meuble, les seuls meubles étant une table et une chaise sur laquelle était assis le professeur Crewfinks.
« Alors voilà celle dont Dumbledore m’a tant parlé : la soi-disant protectrice d’Harry Potter.
-Eh oui, c’est bien moi. Mais si, comme vous le dites, le professeur Dumbledore vous a parlé de moi, il a du vous dire qu’il est tout à fait inutile de juger mes compétences.
-Ah, tu crois que je ne vais rien te demander, peut-être ! s’exclama-t-il avec vigueur
-Je ne vois pas pourquoi vous le feriez.
-Eh bien, seulement pour juger si tu es vraiment capable de protéger Potter ! Car selon moi, tu n’as rien réussi à prouver jusqu’à maintenant et si Dumbledore t’accorde sa confiance, ce n’est que pure chance ou pur maléfice de ta part bien entendu. »
Ces doutes ne firent qu’irriter Arwen. Pour qui cet homme se prenait-il pour la juger si sévèrement sans la connaître ? Elle décida en son fort intérieur qu’elle ferait tout pour lui montrer de quoi elle était capable.
« D’accord. Alors demandez-moi n’importe quoi et je le ferai devant vous. »
Crewfinks sourit méchamment et lui demanda un sortilège particulièrement difficile pour n’importe quel sorcier, même expérimenté. Arwen resta un peu étonnée car elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’il lui demande quelque chose d’aussi difficile, même pour elle. Pourtant elle s’exécuta : en se concentrant très fort, elle dit :
« Protego humano ! »
Alors un fil argenté sortit de sa baguette et dessina une forme humaine qui devint en quelques secondes un être humain à part entière sauf qu’il était impersonnel, sans âme. Son sort était réussi parfaitement car dès qu’il fut constitué, il protégea Arwen contre toute attaque éventuelle. Arwen regarda son professeur, satisfaite et il lui fit signe de le faire disparaître, ce qu’elle fit.
« Eh bien, je ne m’attendais pas que tu réussisses aussi parfaitement ce sort mais des preuves restent à faire, cela ne suffit pas.
-Comment ça, ça ne suffit pas ? Vous savez très bien que ce sort ne peut être réussi parfaitement que par un esprit et un cœur pur : cela ne vous rassure-t-il pas sur mes intentions et mes capacités ? Vous ne comprenez donc pas que mon seul intérêt est de protéger Harry et que j’ai reçu les capacités afin de le faire correctement ! Croyez-moi quand je vous dis que je suis capable de le faire ! Mais vous qui me posez toutes ces questions et me jugez, quelles capacités avez-vous donc ? Parce que franchement je ne vous connais pas : je ne sais pas de quoi vous êtes capable et si je peux avoir confiance en vous. »
Crewfinks regardait fixement Arwen et ne lui disait mot : il lui fit simplement signe de partir et appela le prochain élève sur la liste. Arwen sortit donc de la salle en se demandant bien de quoi il était capable.
Harry, qui attendait son tour, se demandait bien comment cela se passait entre Arwen et ce professeur. Même s’il savait qu’Arwen était forte, il se faisait du souci pour elle. Soudain, Crewfinks appela l’élève juste avant lui, donc Arwen était ressortie mais sans lui dire un seul mot mentalement : il se dit que cela ne devait rien présager de bon.
Enfin, il appela son nom et Harry franchit le seuil avec une certaine appréhension. Le professeur Crewfinks ne le regardait pas mais Harry savait qu’il allait attendre beaucoup de lui.
« Bien, le champion en titre ! dit-il avec un petit ton moqueur qu’Harry n’aima pas
-Alors, on m’a souvent parlé de tes exploits face à Voldemort et de tes capacités mais j’aimerai les voir par moi-même. Je vais te demander différents sorts et tu devras les faire ou du moins essayer. Prêt ?
-Oui, je suis tout à fait prêt, professeur.
-Très bien, allons-y ! »
Alors il lui demanda des sorts assez difficiles mais qu’Harry connaissait pour s’être entraîner et les avoir pratiqué avec les séances de l’AD ou pour lui-même, comme le sort bien entendu du patronus et d’autres plus compliqués mais dont il connaissait les rudiments : donc, il s’en sortit à merveille et même ce professeur devait reconnaître son talent en cette matière.
« Bien, vraiment très bien, c’était le minimum qu’il te fallait pour combattre Voldemort mais cela ne suffit pas car il est d’une grande puissance et il te faut beaucoup d’atouts en plus pour pouvoir le vaincre. C’est pour cette raison que je compte demander la permission à Dumbledore de te donner des cours personnels le soir, deux fois par semaine. J’espère que ça ne t’ennuie pas et même dans le cas contraire, ce n’est pas à toi de décider.
-Mais je pensais que la protection dont je bénéficie avec Arwen était amplement suffisante avec mes compétences.
-Eh bien, tu te trompes lourdement si tu crois ça ! Cette Arwen ne sera pas toujours là pour te protéger, je te signale et nous ne sommes pas sûr qu’elle fasse le poids face à lui : de toute façon, quand elle ne sera pas là, tu seras trop démuni face à lui, d’où la nécessité des cours particuliers. Bon, tu peux partir. »
Harry, sans rechigner, se dirigea vers la porte mais avant de la franchir, il eut une surprise :
« Legilimens ! »
Mais Harry eut le réflexe de se souvenir de ses leçons d’occlumancie avec Rogue et eut juste le temps de dire :
« Protego ! »
Il regarda le prof, satisfait de sa réaction, mais celui-ci se contenta d’appeler le prochain élève sans même lui accorder un seul regard : Harry était sûr que s’il n’avait pas été concentré, Crewfinks lui aurait sûrement dit : « Vigilance constante ! » comme le dit si bien Maugrey. Mais il n’aimait pas la façon qu’il avait de traiter Arwen comme un danger potentiel ou comme quelqu’un qui a peu de pouvoirs. Il espérait vraiment ne pas avoir ces séances, sinon l’année commencerait bien mal.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:06

Chapitre 8 : Une année risquant d’être mouvementée

Harry rejoignit la salle commune où il trouva Hermione assez chamboulée :
« Harry, tu as vu comment ce nouveau professeur enseigne ? J’ai réussi à faire tout ce qu’il m’a demandé mais je n’aime pas du tout sa façon de nous parler et sa façon d’enseigner. Et toi, comment ça s’est passé ? »
C’était vraiment très surprenant de la part d’Hermione de critiquer un prof, remarqua Harry.
« Il m’a demandé des sorts assez compliqués que j’ai réussi quand même mais il me dit que c’est insuffisant et veut me donner des leçons particulières, soupira Harry
-Je croyais que la protection de l’Ordre, de Poudlard et d’Arwen étaient amplement suffisantes même si des cours de défense ne te feraient pas de mal.
-Il a osé dire qu’Arwen était incompétente !s’exclama Harry. Et non, des cours avec lui, je n’en veux pas, je suis assez grand pour me défendre tout seul.
-Mais Harry…
-Où est Arwen, j’aimerai lui parler ?
-Elle est montée dans le dortoir des filles et a demandé de ne pas la déranger, même si c’est toi. Elle avait l’air soucieuse et contrariée : je me demande ce qui s’est passé avec le professeur Crewfinks.
-Moi aussi. »
A ce moment-là, Ron entra dans la salle commune, épuisé.
« Croyez-moi, cette année risque d’être très difficile avec un prof pareil ! Il m’en a fait baver et m’a grondé car il y a un sort très difficile que je n’arrivais pas à faire ! Même toi Harry, pendant les séances de l’AD, tu disais qu’il était dur à exécuter !
-Oui, je sais Ron, à nous aussi, il en a fait voir, comme à tout le monde je suppose ! Mais je m’inquiète pour Arwen car elle ne refait pas surface. Hermione, peux-tu aller voir ce qu’elle fait ? Car je n’ai pas le droit de monter, même au risque de la voir se fâcher, tant pis, c’est moi qui prendra !
-D’accord, j’y vais mais c’est pour te faire plaisir et aussi parce que je m’inquiète. »
Quelques minutes plus tard, Hermione dévala plus que descendit les marches du dortoir et leur dit le visage pâle :
« Arwen n’est pas là-haut et portant je suis sûre l’avoir vue monter et qu’elle n’est pas redescendue. »
Harry devint pâle à son tour, craignant une attaque de Voldemort.
Alors d’un commun accord, ils décidèrent d’aller trouver le professeur Dumbledore pour lui en parler. Mais au moment où ils allaient sortir de la salle commune, Arwen arriva le sourire aux lèvres.
« Mais Arwen, où étais-tu, on t’a cherché partout ! On commençait à s’inquiéter ! »dit Harry, plus soulagé que mécontent.
La jeune fille sembla décontenancée de les voir là et surtout qu’ils se soient aperçus de son absence.
« Je ne vois pas pourquoi. Vous n’aviez aucune raison de vous alarmer, j’étais sortie faire un tour, c’est tout.
-Mais Arwen, dit Hermione, je suis absolument sûre t’avoir vue monter dans le dortoir et m’avoir demandé de ne surtout pas te déranger. Et je sais que je n’ai pas d’hallucinations. Alors comment se fait-il que je ne t’ai pas vue redescendre et que maintenant tu sois devant nous, venant de l’extérieur de la tour de Gryffondor car je sais qu’à Poudlard, il est impossible de transplaner.
-Oui je le sais aussi bien que toi Hermione, moi aussi j’ai lu L’histoire de Poudlard, je te signale.
-Alors peux-tu nous donner une réponse, oui ou non ? dit Harry en fronçant les sourcils.
-Ecoutez, j’entends les voix des autres Gryffondor, donc je vous donne rendez-vous à tous les trois dans la salle sur demande comme l’autre fois, d’accord Harry ?
-Très bien. »
Alors Arwen monta et ils ne la virent pas au repas du soir.
Après avoir mangé, ils se rendirent dans la salle sur demande dans laquelle Arwen était déjà. Harry remarqua que le décor n’était plus aussi intime que la dernière fois mais plus simple et en même temps plus recherché. Un canapé les attendait et Arwen était installée dans un confortable fauteuil. Elle fit quand même un beau sourire à Harry et leur dit :
« Je sais que vous doutez de moi et de mes intentions maintenant mais en fait il n’y a rien de mauvais dans cet événement, seulement des choses à mon égard que vous ignorez. Tout d’abord, je vais vous raconter à vous deux ce que j’ai déjà dit à Harry car je vous considère comme les meilleurs amis qu’on puisse imaginer : je vous demande donc de me croire comme l’a fait Harry. »
Sur ces paroles, elle commença son récit sur ses pouvoirs, récit ponctué par les exclamations de Ron et d’Hermione qui la regardaient maintenant avec attention et intérêt. Quant à Harry, qui connaissait ce récit, il observait avec attention sa petite amie car il avait la certitude qu’elle lui cachait quelque chose d’autre. Pourtant il ne pouvait, comme toujours, s’empêcher de l’admirer.
« Bon, voilà ce que j’ai dit à Harry la dernière fois. Maintenant je vais vous dire ce qui s’est passé dans la salle commune. »
Les trois Gryffondor retinrent leur respiration, sachant que ce qu’elle allait leur dire était important.
« Alors voilà ce qui s’est passé : je suis sortie très mécontente du cours de Crewfinks parce qu’il croit que je ne suis pas à la hauteur pour te protéger Harry. Je suis restée dans les parages en attendant que tu sortes et voir comment ça c’était passé. Mais, grâce à mon don de savoir ce que tu fais à chaque instant, j’ai vu les épreuves et les sorts qu’il te demandait et sa décision finale de te donner des cours, ce dont il allait parler à Dumbledore.
-Oui mais tu sais, je suis sûr que Dumbledore a accepté, pour ma sécurité comme d’habitude, soupira Harry.
-Mais justement Harry, j’avais un atout par rapport à lui : le temps ! Alors je me suis précipitée au bureau de Dumbledore pour le convaincre que je serai assez forte pour te protéger et que toi-même tu n’aurais pas besoin de ces cours car tu en savais suffisamment pour l’instant et que ces cours ne serviraient qu’à une chose : t’angoisser davantage par rapport à Voldemort.
-Ca m’étonne qu’il t’ait écouté !
-Mais mon cher Harry, détrompe-toi. N’oublie pas que tu as affaire à quelqu’un de très persuasif. Après avoir avancé tous mes arguments, il me regarda longuement et me dit qu’il était d’accord avec moi et même si je n’avais pas été le voir, il aurait dit au professeur Crewfinks que les cours étaient amplement suffisants pour un élève ayant obtenu la note maximale aux BUSES et qui pouvait prétendre avoir déjà une très bonne note aux ASPICS, si tu les passais maintenant.
-Il t’a dit ça de moi !s’exclama Harry flatté et rougissant un peu.
-Mais oui, contrairement à ce que tu penses, il a une très bonne opinion de toi, comme tu le constates. Après être sortie satisfaite de son bureau, j’ai attendu dans un coin l’arrivée de Crewfinks qui d’ailleurs m’a suivi de peu : j’ai attendu de le voir sortir pour voir sa réaction et croyez-moi, il était furieux à un point… Il ne savait plus où il en était et insultait tout ce qui bougeait, même les tableaux ! »
Les quatre Gryffondor éclatèrent de rire ensemble, Harry, Ron, Hermione étaient contents eux aussi que la jeune fille les ait tous vengés.
« Mais Arwen, demanda Hermione en reprenant son sérieux, cela n’explique toujours pas le mystère de ta disparition ?
-Ah Hermione, tu n’oublies jamais le sujet principal de la discussion !
-Excuse-moi mais j’aimerai savoir, c’est tout.
-Très bien, de toute façon, j’allais y venir car c’est la partie la moins agréable de mon récit. Avant d’aller trouver Dumbledore, je me suis doutée que vous vous demanderiez où j’étais et ne sachant pas pour combien de temps j’en aurais, j’ai utilisé mon pouvoir que vous ne connaissez pas : le don de pouvoir, par la pensée, faire croire à quelqu’un quelque chose de précis, l’influencer, si vous préférez : je t’ai donc fait croire Hermione que j’entrais dans la salle commune et que je te demandais de ne me déranger à aucun prix. Donc en fait, tu as eu une sorte d’hallucination provoquée par moi, désolée. Et si vous ne vous étiez pas aperçus de mon absence, ce qui a rompu le charme, je serais revenue sans qu’aucun de vous ne me voie et s’en aperçoive. Je sais que j’aurais du faire autrement, désolée, je ne le referai plus, c’est promis. »
Cette révélation fut suivie d’un long silence que personne n’osait rompre. Les trois amis étaient abasourdis par ce qu’ils venaient d’entendre et Hermione n’en revenait pas qu’elle avait été manipulée par sa meilleure amie. Ron était tout simplement choqué et Harry était vraiment contrarié qu’elle leur ait fait une chose pareille, elle, sa petite amie, qu’il considérait comme parfaite.
Arwen voyant leurs expressions tout à fait révélatrices et sentant leur esprit la rejeter, eut les larmes aux yeux et crut un instant qu’elle allait s’évanouir, tant elle sentait leur rejet : elle ne s’était pas rendue compte de l’importance de son acte et elle les aimait tellement que c’était pénible à supporter. Mais c’était surtout Harry qui la peinait car elle ne voyait plus dans ses yeux tout l’amour qu’il lui portait. Elle ne sentait dans tout son être et dans tout son esprit, que le rejet et une immense déception : mais l’amour n’y avait plus sa place. Alors elle fondit en larmes et partit en courant de la salle sur demande qu’elle voyait à présent comme un lieu cauchemardesque. Elle ne savait où aller, elle courait, c’est tout, pour soulager sa douleur qui ne diminuait pas, tout au contraire. Ceux qui la virent passer en coup de vent, complètement égarée et sans repères, la virent se diriger vers la forêt interdite.
Elle ne se rendit même pas compte qu’elle était dans le lieu le plus mystérieux et dangereux de Poudlard : elle alla se réfugier en haut d’un arbre et pleura comme elle n’avait jamais pleuré. Puis, fatiguée de toutes ces émotions qui se bousculaient dans sa tête, elle s’endormit.
Le lendemain matin, Harry s’éveilla avec la désagréable impression d’avoir fait quelque chose de mal la veille au soir. Quand il descendit dans la salle commune, il vit qu’Hermione et Ron avaient la même tête que lui.
« Alors vous savez pourquoi on se sent si coupable ?demanda avec inquiétude Harry.
-C’est évident, non !s’exclama Hermione. C’est à cause d’Arwen : c’est vrai qu’elle nous a manipulé et qu’elle aurait du nous dire qu’elle avait ce pouvoir. Mais je crois qu’on a réagi un peu trop excessivement, non ?
-Tout à fait. Mais c’est surtout moi qui est coupable : j’ai bien vu qu’elle était surtout contrariée de ma réaction : non mais je vous jure, je suis son petit ami et je n’ai pas été capable de la comprendre ! Je l’ai regardée comme si elle avait commis un crime épouvantable ou comme si elle nous avait trahi. Je m’en veux vraiment beaucoup.
-Mais Harry, admit Ron, nous sommes tous les trois coupables, nous aussi, on a mal réagi.
-Et en plus j’ai vu qu’elle n’avait pas couché dans son lit cette nuit.
-Mais où peut-elle être ?s’affola Harry
-Je ne sais pas mais je pense que si elle n’a pas réapparu d’ici ce soir, il vaudrait mieux prévenir le professeur Dumbledore.
-Mais Hermione, il va carrément me tuer de l’avoir contrariée et d’avoir mis en péril ma principale protection et surtout ma petite amie !
-Tant pis, ce sera la dernière solution. Avant de le faire, on ferait mieux de la chercher dans notre temps de libre. »
Alors ils partirent tous les trois à sa recherche, renonçant à déjeuner.
A chaque fois qu’ils eurent un moment de libre dans la journée, ils recherchèrent activement Arwen qui semblait s’être volatilisée. Ils désespéraient de plus en plus, surtout Harry qui malgré tout se sentait responsable de sa disparition : il l’aimait autant qu’avant, même après ce qu’elle avait fait car il voyait tout l’amour qu’elle avait mis dans son entreprise. Il regrettait amèrement son comportement qu’il considérait comme excessif : il aurait du être surpris, c’est tout ! Mais ce qui l’inquiétait plus que tout, c’est qu’il ne percevait rien d’elle, comme si le contact s’était rompu entre eux.
Donc, le soir, après leurs cours, ils décidèrent d’aller voir Dumbledore qui serait leur dernier espoir : même Harry voulait y aller même s’il répugnait à lui dire ce qui s’était passé, lui qui avait une si haute estime de lui ! Mais ils se trouvèrent coincés devant la statue du phénix car ils ne savaient pas le mot de passe : heureusement, le professeur McGonagall arriva à leur rescousse :
« Mais que faites-vous ici ?
-Voilà, on aimerait voir le professeur Dumbledore de toute urgence, dit Harry.
-Vous avez un problème Potter ?
-Pas moi, c’est Arwen.
-Bon, très bien, suivez-moi tous les trois. »
Elle prononça le mot de passe et ils la suivirent dans le bureau de Dumbledore. Celui-ci ne parut pas surpris de leur venue et les invita à dire leur problème. Alors à tour de rôle et le cœur gros, les trois amis racontèrent à Dumbledore et à McGonagall toute l’histoire : les pouvoirs d’Arwen, la scène de la salle commune, enfin tout.
Leur récit fut suivi d’un long silence qui embarrassait les trois Gryffondor. Enfin, Dumbledore leur dit :
« Bon, et vous n’avez eu aucune nouvelle durant la journée ?
-Non, professeur, on l’a cherché un peu partout mais sans résultats. »
Cette inaction énervait Harry au plus haut point : pourquoi ne pas se précipiter à sa recherche au lieu d’attendre bêtement !
« Alors on va se répartir en plusieurs groupes de recherche : certains dans Poudlard, d’autres à Pré au lard et aussi dans la forêt interdite, vous allez… »
Le directeur fut interrompu par un coup à la porte : tous espérèrent que c’était Arwen venue les rassurer. Mais il n’en fut rien : c’était Hagrid :
« Professeurs, Harry, j’ai trouvé dans la forêt interdite Arwen inanimée près d’un arbre et je n’arrive pas à lui faire reprendre conscience : je l’ai emmenée à l’infirmerie où Mrs Pomfresh s’occupe d’elle, dit-il tout essoufflé et assez inquiet.
-Suivez-moi tous les trois ainsi que vous Minerva : Hagrid, ne vous inquiétez pas, on vous tiendra au courant, merci. »
Alors ils se précipitèrent à l’infirmerie. Mrs Pomfresh était penchée sur Arwen mais quand elle les entendit, elle releva la tête :
« Alors dites-nous, est-ce grave ? Vous l’avez sûrement revigorée grâce à une de vos potions miraculeuses !
-J’aimerai bien, professeur Dumbledore. Mais il semble que cette jeune fille a subi un choc terrible, d’abord physique car il semble qu’elle soit tombée d’un arbre mais aussi émotionnel. »
En entendant ses paroles, Harry sentit son estomac se nouer car il savait qu’il en était la cause.
« Mais croyez-vous qu’elle va bientôt reprendre conscience ?
-Je ne sais pas quoi vous répondre. Cette jeune fille est étrange car elle semble concentrée même s’il est évident qu’elle est inconsciente : on a l’impression qu’elle est en train de faire quelque chose malgré son état comateux.
-Excusez-moi, dit tout d’un coup Harry, mais je me sens bizarre : c’est comme si je flottais.
-Attendez, jeune homme, venez par ici que je regarde ce que vous avez, lui dit l’infirmière en lui prenant le bras »
Mais elle fut repoussée en le touchant par une force, un magnifique champ magnétique bleu et blanc qui soudain entoura Harry de la tête aux pieds. Une telle force par sa magnificence subjuguait.
« Harry, demanda Dumbledore très surpris, as-tu fait quelque chose en rapport avec ça ?
-Mais non, je n’ai rien fait du tout !
-Bon, alors je vais essayer quelque chose : Impedimenta ! »
Ce sort qu’il lança à Harry ne lui fit rien et ne fit qu’un petit « pop » sur son bouclier.
« Merveilleux !dit Dumbledore avec admiration. Minerva, allez chercher le professeur Rogue s’il vous plaît.
-Oui, bien sûr, Albus. »
Silencieux, ils attendirent : Hermione réfléchissait à tout ce qu’elle avait lu en rapport avec un tel phénomène mais ne trouvait rien ; Ron était émerveillé par le bouclier ; Dumbledore semblait réfléchir à toute vitesse sur quelque chose que nous ne pouvons dire maintenant et Harry attendait patiemment que son ennemi arrive, calme, presque apaisé. Rogue ne tarda pas à venir suivi du professeur McGonagall et il fut surpris de la scène qui s’offrait à lui.
« Severus, je ne vous demanderez qu’une chose : pratiquez la legimancie sur Harry, s’il vous plaît, comme vous en aviez l’habitude l’an dernier.
-Mais avec plaisir, monsieur le directeur : Legilimens ! »
Le sort percuta de plein fouet le bouclier mais ne lui fit aucun dommage, Harry était protégé physiquement comme mentalement.
Rogue sembla plus contrarié que surpris de la réaction provoquée. Tous étaient surpris de la puissance d’un tel phénomène.
« Monsieur le directeur, pourriez-vous m’expliquer ce qui se passe ?demanda Rogue énervé.
-Je vous demanderai Severus de garder le silence sur ce que vous avez vu. Merci d’être venu aussi rapidement. »
Rogue, dépité, partit en claquant la porte de l’infirmerie au risque de provoquer un trouble chez Arwen, ce qui mit Mrs Pomfresh sérieusement en colère.
« Bon Harry, tu ne peux rester avec ce bouclier visible. Essaie de te concentrer pour le rendre invisible aux yeux de tous mais qu’il soit toujours présent pour te protéger.
-D’accord, professeur, je vais essayer. »
Harry se concentra alors beaucoup en s’adressant en lui-même au bouclier :
« Reste pour me protéger mais devient invisible, même pour les yeux avisés. »
Soudain, le bouclier disparut : Hermione essaya de jeter un sort à Harry mais il resta intouchable. Dumbledore, pour tout compliment, lui sourit. Mais Harry n’était pas satisfait : il demanda avec angoisse à son directeur :
« Professeur Dumbledore, croyez-vous qu’Arwen va bientôt se réveiller ?
-Je ne sais pas Harry : son organisme semble réagir étrangement mais je suis pratiquement sûr que c’est Arwen qui a créé ce bouclier puisqu’elle n’était plus capable de te protéger physiquement mais ses pouvoirs sont très impressionnants et surtout rares, même pour un sorcier comme moi qui a vu beaucoup de choses. Quant à son état, je suis sûr que Mrs Pomfresh elle-même ignore comment elle va.
-Vous avez raison, monsieur le directeur, son état dépasse tout ce que j’ai vu jusqu’à présent. Il m’est malheureusement impossible de dire quand elle se réveillera, si elle se réveille un jour. C’est un accident bête mais qui arrive plus souvent qu’on ne croit, même à de grands sorciers mais dans son cas, il y a une souffrance morale qui empire les choses : si elle allait mieux moralement, je vous garantie qu’elle se réveillerait sans difficultés. »
Harry, à son discours, devint presque aussi pâle qu’un mort : jamais il ne s’en était voulu autant : s’il avait pu, il se serait sacrifié pour la sauver. Sans un mot, il quitta l’infirmerie. Dumbledore, inquiet pour son état, demanda à Hermione et à Ron de veiller sur lui car il craignait qu’il ne fasse une bêtise. Puis lui-même, après un dernier regard, plein de tristesse, envers Arwen, sortit accompagné du professeur McGonagall, avec laquelle il alla dans son bureau pour une discussion des plus sérieuses.
Harry partit se réfugier sous l’arbre près du lac où il put penser tout à son aise. Tout était de sa faute : d’abord Arwen leur avait joué ce tour pour qu’il n’ait pas de cours particuliers avec Crewfinks, puis elle avait du leur raconter ce qui s’était passé encore à cause de lui car c’est lui qui s’était aperçu de son absence et enfin c’était à cause de sa réaction qu’elle était tombée dans une sorte de coma profond : tout était de sa faute et il ne pouvait réparer ses erreurs. Les larmes lui coulèrent sur les joues : quand il repensa aux merveilleux moments qu’il avait passé avec elle, il se demandait comment il avait pu lui faire autant de mal. Leur complicité avait été si grande surtout grâce à son don de télépathie ! Mais soudain tel un éclair, une pensée lui traversa l’esprit : mais oui ! Il avait trouvé la solution pour la réveiller ! A ce moment Ron et Hermione vinrent le trouver :
« Harry, on t’a cherché partout !s’énerva Hermione. On commençait vraiment à s’inquiéter, tu sais. »
Harry, sans un mot d’explication, partit en courant le sourire aux lèvres. Mais il ne se doutait pas qu’il se passait quelque chose de très ennuyeux à l’infirmerie. En effet, Arwen, qui était toujours profondément endormie, était en grand danger : un Mangemort se tenait à côté d’elle et essayait de la transporter à l’extérieur de Poudlard après avoir seulement assommé Mrs Pomfresh. C’était Bellatrix Lestrange en personne : elle réussissait grâce à un sort très élaboré de lévitation, qui marchait seulement sur des personnes inconscientes et désarmées, de la faire aller jusqu’à la forêt interdite en la faisant passer par la fenêtre tout en contrôlant son vol. Cependant Harry arriva au moment où la Mangemort commençait à la faire sortir de l’infirmerie : Harry sentit presque son cœur s’arrêter de battre quand il vit cette scène : aussitôt il sortit sa baguette :
« Arwen protego ! » et dit aussitôt avant que Lestrange ne se retourne : « Stupefix ! »
Mais la Mangemort était très rapide et même prise par surprise, elle avait des ressources.
Se retournant vers Harry, elle ne prit même pas la peine de lui jeter un sort mais lui dit seulement en prenant un portoloin :
« A très bientôt Potter car le maître s’intéresse de très près à ta petite chérie. »Et éclatant d’un rire infernal, elle s’échappa grâce au portoloin. Tout ce remue-ménage avait alerté les professeurs qui accoururent à l’infirmerie : il y avait Rogue, McGonagall, Dumbledore, Flitwick et bien sûr Crewfinks.
« Harry, que se passe-t-il ? demanda avec inquiétude le professeur Dumbledore
-Eh bien Professeur, Bellatrix Lestrange en personne était ici il y a une minute à peine et essayait d’enlever Arwen par tous les moyens.
-Comment ?
-Eh oui, je suis moi-même très surpris qu’elle soit parvenue jusqu’ici et même qu’elle n’ait pas tentée de me tuer !
-Donc Potter, vous n’avez plus votre soi-disant protection puisque votre soi-disant protectrice est dans le coma !dit Crewfinks méchamment et certain d’avoir eu raison.
-Pardon, Arès mais voulez-vous, je vous prie, lancer n’importe quel sort à Harry, dit calmement Dumbledore.
-Mais avec plaisir : Impedimenta ! »
Le sort lancé eut pour seul effet de faire réapparaître le bouclier mais aussitôt le danger écarté pour Harry, il redevint invisible. Crewfinks resta bouche bée devant un phénomène aussi extraordinaire.
« Bon, nous allons passer l’école au peigne fin pour savoir comment Bellatrix a pu pénétrer ici et voir si elle n’y a pas laissé quelque chose. Harry, est-ce qu’Arwen va bien ?
-Oui professeur, j’ai pu à temps l’entourer d’un bouclier de protection.
-Très bien. Tu restes avec elle le temps que nous inspections l’école ?
-Oui professeur, car je pense avoir trouver un moyen pour la réveiller.
-Parfait. Je vais demander, puisqu’il n’y a que vous dans l’infirmerie, qu’on ne te dérange pas. »
Dumbledore ferma la porte et Harry se tournant vers Arwen toujours comateuse :
« Ne t’inquiètes pas, j’ai trouvé la solution. »
Alors Harry s’assit à côté d’elle et lui prit la main avec tendresse. Puis il ferma les yeux et se concentra pour essayer d’entrer en contact avec Arwen par télépathie. Au bout de quelques minutes et grâce à une grande concentration, il parvint à son but : il était dans une pièce remplie de lumière, une lumière très intense, non aveuglante mais envoûtante. Quand il parvint à détacher son regard de cette lumière, il vit au milieu de la pièce Arwen debout, vêtue de blanc et qui semblait attirée fortement vers cette même lumière. Harry se risqua à communiquer avec elle mais il semblait que dans ce lieu, toute parole et même toute pensée était inutile : Harry le comprit dès qu’il voulut ouvrir la bouche. Alors il lui communiqua tout l’amour qu’il éprouvait envers elle : alors soudain avec surprise, il ressentit qu’Arwen faisait la même chose à son égard et c’était si fort, si intense qu’il eut du mal à le supporter. Il prit conscience à cet instant à quel point Arwen l’aimait et pourquoi elle était dans cet état. Puis comme sortant d’un rêve, Harry ouvrit les yeux et vit le décor de l’infirmerie. Croyant avec désespoir qu’il avait rêvé, il tourna machinalement son regard vers celle qu’il aimait mais sa surprise devint bonheur quand il la vit lui sourire tendrement. Ils s’enlacèrent avec joie et leur étreinte dura longtemps.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:11

Chapitre 9 : Le calme après la tempête

Harry et Arwen sortirent enlacés de l’infirmerie et il va sans dire que tous ceux qui les virent furent étonnés de l’excellent état de santé d’Arwen. Enfin ils croisèrent Dumbledore et McGonagall :
« Alors je vois que notre belle endormie a été réveillée par son prince charmant, dit Dumbledore en souriant.
-Oui, tout à fait professeur. Et je serai allé n’importe où pour la délivrer, répondit Harry un peu gêné. Mais avez-vous trouvé comment Bellatrix Lestrange s’est introduite ici ?
-Non, malheureusement Harry et pourtant on a cherché partout mais on pense que ça pourrait venir d’un élève. Mais, ne fais pas cette tête, ça ne vient pas de Drago Malefoy. Enfin, je ne pense pas.
-Ah oui, excuse-moi Arwen, on ne t’a pas raconté !
-Mais Harry, ne t’en fais pas, je sais déjà tout car je me rendais compte, sans pouvoir rien faire, de tout ce qu’il se passait. Et je sais qui est l’élève qui a aidé Bellatrix Lestrange. »
Les deux professeurs et Harry regardèrent Arwen étonnés qu’elle sache tant de choses même après avoir été dans le coma.
« D’accord, je vais vous dire son nom : c’est Pansy Parkinson, de Serpentard bien sûr.
Et en fait Harry, désolée, tu n’as plus ton bouclier de protection puisque je suis réveillée.
-Mais Arwen, le plus important est que tu sois réveillée justement.
-Bon, Arwen, dit Dumbledore, nous allons prendre des mesures concernant Miss Parkinson.
Merci de ton aide. »
Et les deux professeurs s’en allèrent en direction de la salle commune des Serpentard.
Arwen et Harry se regardèrent en souriant et se dirigèrent vers leur salle commune : mais en chemin, ils tombèrent sur Ron et Hermione.
« Mais Arwen, c’est extraordinaire ! On a tellement pensé à toi, si tu savais !
-Merci Hermione, c’est gentil. J’espère que désormais vous m’accepterez telle que je suis ? dit Arwen en rougissant un peu.»
Les trois Gryffondor comprirent ce qu’elle voulait dire et restèrent un peu gênés de leur réaction de ce fameux soir.
« Ecoute Arwen, excuse-nous pour l’autre soir, on a eu, j’ai eu surtout, une réaction démesurée et je te promets, et je sais que Ron et Hermione sont de mon avis, que ça ne se reproduira jamais.
-D’accord et pardon de ne pas vous avoir dit tout cela plus tôt. »
Ainsi la gêne fut aussitôt dissipée et Harry entreprit de raconter à ses amis la venue de la Mangemort, produisant de l’effarement et de la peur chez Ron et de l’étonnement chez Hermione qui ne comprit pas comment elle avait pu faire. Mais Arwen leur dit être entrée dans l’esprit de Lestrange et ainsi elle avait compris qu’elle avait réussi l’exploit de pénétrer dans Poudlard grâce à la trahison de Parkinson.
« Ecoutez, je préférerai qu’on ne reparle plus de tout ça, s’il vous plaît : j’ai un peu mal à la tête et même si j’ai beaucoup dormi, je vais aller me reposer dans mon lit.
-Oui, excuse-nous Arwen, on va te ménager, tu es à peine guérie, il ne faut pas l’oublier. Je vais te dorloter, tu vas voir, lui dit Harry en souriant.
-Tenez-moi quand même au courant pour Parkinson, je veux savoir ce qu’elle devient.
-D’accord, promis, lui répondit Hermione, en tant que préfets, on a le droit de savoir ce qu’il se passe et donc d’interroger les professeurs, c’est ça l’avantage ! »
Harry et Arwen partirent donc en direction de la tour de Gryffondor où Harry veilla que sa petite amie se repose en paix et sans danger.
Quant à Hermione et Ron, ils allèrent interroger Dumbledore et McGonagall mais la nouvelle ne leur fit pas du tout plaisir : Pansy Parkinson était partie dès qu’elle eut aidé la Mangemort. Elle était partie de Poudlard et il semblait que cela fut définitif. Elle devait certainement avoir rejoint Voldemort et ses Mangemorts. Les deux professeurs semblaient découragés de ne pas l’avoir interceptée mais ils faisaient des recherches intensives dans le château pour voir si elle n’avait pas laissé des traces qui pourraient devenir désastreuses, comme à titre d’exemple le journal intime de Tom Jédusor. Alors nos deux préfets participèrent eux aussi à ces recherches tout en craignant maintenant pour leurs deux meilleurs amis.
Quelques heures plus tard, Arwen se réveilla dans son lit et trouva Harry endormi sur un fauteuil près d’elle, trop fatigué pour avoir pu veiller plus longtemps : elle sourit quand elle vit cette touchante attention car elle n’aurait jamais imaginé qu’Harry l’aimerait autant : tous ceux qui l‘auraient vu à cet instant aurait pu la croire heureuse mais en fait il n’en était rien : un lourd secret la rongeait et elle ne pouvait le révéler au risque de provoquer des catastrophes inimaginables. Mais à cet instant Harry se réveilla :
« Tu ne vas quand même pas me dire que j’ai dormi ?
-Mais si, très profondément même. »
Harry rougit : il s’en voulait énormément de n’avoir pas pu rester éveillé. L’être qu’il aimait le plus au monde aurait pu être en danger et lui était endormi. Comment avait-il pu la laisser et dormir comme une marmotte ?
« Harry, dit Arwen l’interrompant dans ses pensées, tu ne dois pas du tout t’en vouloir : tu étais très fatigué de m’avoir veillé pendant mon coma et puis maintenant j’ai à nouveau ma protection : plus personne ne peut m’atteindre tout comme pour toi. Nous n’avons plus aucun souci à nous faire pour l’instant. Vivons notre bonheur et notre amour pour l’instant. Je t’en prie, écoute-moi.
-Tu as tout à fait raison, ma tendre Arwen. Mais j’aimerai juste savoir une dernière chose avant : quel était ce lieu mystérieux où nous étions ?
-Tu le sais déjà Harry mais je vais quand même te le dire : c’est un lieu de passage, une salle d’attente si tu préfères, là où tu attends ta destinée ou alors là où tu dois choisir de rester ou de partir, dit-elle en baissant les yeux
-Donc, tu ne savais pas quoi faire, c’est bien ça ?dit Harry prenant peur
-Ce n’est pas aussi simple : on est attiré désespérément par cette lumière que tu as vue et on est un peu inconscient de ce qu’on fait mais dès l’instant où tu es apparu et que tu m’as communiqué ton amour, j’ai su immédiatement où était ma place : près de toi, pour l’éternité. »
Arwen, en disant ces mots, avait les larmes aux yeux. Harry ne put s’empêcher de l’embrasser et de la serrer dans ses bras, tellement il était heureux qu’elle soit revenue pour lui. Puis d’un commun accord, ils descendirent dans la salle commune pour savoir ce qu’il en était par Hermione et Ron des recherches.
Quand ils virent l’expression de leurs amis, ils surent que c’était mauvais. Ils leur racontèrent la fuite de Parkinson et leurs recherches approfondies et épuisantes d’un quelconque danger resté dans l’école : mais il semblait qu’il n’y avait plus aucun danger. Harry était mécontent que Parkinson leur ait filé entre les doigts mais Arwen était sereine, comme s’il ne s’était rien passé :
« Arwen, j’ai l’impression que tu ne nous dis pas tout, lui dit doucement Harry.
-Oh, je pensais au fait que Pansy Parkinson ait rejoint Voldemort à l’heure qu’il est et je suis seulement triste car elle a du recevoir la marque des ténèbres sur son bras, c’est tout.
-Mais c’est ce qu’elle veut !
-Pas nécessairement. Elle ne pensait peut-être pas en arriver là et seulement jouer un rôle dans Poudlard et non à l’extérieur à partir de maintenant. »
Harry était un peu interloqué de la réaction d’Arwen qui semblait presque prendre en pitié celle qui avait trahi Poudlard. Elle semblait presque la comprendre, comme si elle-même vivait une situation similaire. Mais Harry chassa vite cette idée de son esprit car il lui était impossible de prendre au sérieux cette théorie.
Ils allèrent manger tous les quatre dans la Grande Salle et parlèrent de choses et d’autres, mais n’évoquant pas tous les événements passés. Neville, Ginny ainsi que d’autres élèves vinrent dire bonjour à Arwen et prendre de ses nouvelles : Arwen était tellement touchée d’une telle attention qu’elle en eut les larmes aux yeux. Même Malefoy dut se retenir pour ne pas aller la voir car il se sentait attiré par elle : il n’était pas amoureux mais il avait l’impression que sa présence l’amenait peu à peu du côté du bien et c’était cela qui le rendait fou.
Ensuite, tout se déroula normalement : les cours où Crewfinks ne faisait plus de reproches à Arwen et même à Harry comme s’il s’était rendu enfin compte de leur puissance ; et il y avait bien sûr aussi les devoirs, l’entraînement du Quidditch et surtout l’amour toujours plus fort d’Harry et d’Arwen qui ne semblait pas avoir de limite. Les essais de Quidditch avaient été assez concluants : un élève de deuxième année nommé Kevin Racey avait été pris comme poursuiveur et deux élèves de quatrième année, Sarah Phelling et Alexandre Fawkes avaient été pris comme batteurs. Tous trois semblaient assez prometteurs et Harry, capitaine assez gentil mais exigeant, avait assez confiance pour gagner le tournoi.
Un soir cependant Harry et Arwen eurent une surprise en rentrant dans leur salle commune : ils surprirent Ron et Hermione enlacés tendrement. Quand ils les virent rentrer, ils s’écartèrent rapidement l’un de l’autre mais Harry comme Arwen leur sourirent :
« Alors, comme ça, on nous a caché une chose d’une telle importance ?
-Harry, nous sommes désolés, répondit Hermione, mais c’est arrivé comme ça !
-Oui, il faut nous croire, c’est arrivé quand tu étais dans ton coma Arwen : Harry était près de toi et nous, enfin, on s’est…
-Ron, voyons, vous n’avez pas à vous justifier, on comprend tout à fait, n’est ce pas, ma petite Arwen ?
-Tout à fait, et ça me fait extrêmement plaisir pour vous deux car à vrai dire, ça me gênait que vous restiez seuls pendant que nous étions ensemble. Comme ça, maintenant nous serons en couple et on se gênera moins pour se faire quelques bisous, dit Arwen en rougissant. »
Tous les quatre rirent donc ensemble de leur félicité présente et se séparèrent pour aller dormir. Quand Harry se coucha, il eut pourtant l’impression malgré leur joie, que quelque chose n’allait pas et que cela venait d’Arwen : il eut peur un bref instant qu’elle ne lui dise pas encore toute la vérité mais il chassa vite cette idée en se disant qu’il fallait profiter du moment présent car avec Voldemort, cela ne durerait probablement pas et sans le savoir, il avait tout à fait raison. En effet, Arwen dans son lit, faisait un cauchemar : elle se trouvait en présence de Voldemort qui utilisait le sortilège Doloris pour lui faire avouer son secret. Mais elle ne cédait pas. Puis il arrêta le sortilège pour la questionner tranquillement sur les intentions de Dumbledore et le pourquoi de sa présence près d’Harry : il riait de son silence et tout d’un coup, Arwen se réveilla en sursaut. Elle était en sueur et avait des larmes qui lui coulaient le long des joues : elle se calma après avoir vu qu’elle était en sécurité dans Poudlard mais quand elle se remémora son rêve, Arwen se rendit compte avec stupeur que ce rêve n’était pas un simple rêve imaginaire. Il n’était pas prémonitoire mais pire encore : la jeune fille comprit que Voldemort pouvait avoir accès à son esprit quand elle était endormie.
Folle d’angoisse, elle n’en dormit plus de la nuit qui venait à peine de commencer.
Le lendemain matin, Harry retrouva comme d’habitude Arwen dans la salle commune le sourire aux lèvres mais quelque chose l’étonna :
« Tu as mal dormi cette nuit ?lui demanda-t-il après l’avoir embrassé.
-Pourquoi ?
-Tu as des cernes sous les yeux, de petites mais je te connais si bien que je remarque tout ! »
Arwen fut ennuyée car elle pensait que sa veille et ses pleurs ne seraient plus visibles. Mais il ne fallait pas qu’Harry sache la vérité car il s’inquièterait atrocement pour elle et elle voulait qu’il soit heureux.
« Je n’avais pas sommeil c’est tout et j’ai bouquiné pour m’occuper. Rien de plus !
-Quoi ? Tu ne m’as pas réveillé pour que je te tienne compagnie ?lui dit Harry en plaisantant.
-Non car je savais mon chéri que tu aurais une journée harassante aujourd’hui.
-Comment ça, je ne vois pas de quoi tu parles ?s’affola-t-il tout d’un coup.
-De tes cours avec McGonagall et Rogue pour réussir un jour ta carrière d’Auror, voyons ! »
Harry resta bouche bée. Avec tout le bonheur qu’il ressentait en compagnie d’Arwen, il avait complètement oublié ses cours particuliers que les professeurs lui avaient pourtant rappelé aux derniers cours : si Arwen ne lui avait pas rappelé, il aurait été dans de beaux draps !
Alors le jeune Gryffondor, après un rapide mais tendre baiser à Arwen, partit en courant car son cours particulier avec McGonagall devait commencer cinq minutes plus tard. La jeune fille fut alors soulagée que la discussion ne se soit pas appesantie sur son manque de sommeil.
Puis, les jours passèrent avec toujours un peu la même routine avec les cours particuliers d’Harry car il était le seul à vouloir devenir Auror. Mais Arwen ne dormait pratiquement plus la nuit et réussissait grâce à un sort à annuler ses petits cernes sous les yeux car dès qu’elle s’endormait, même un bref instant, Voldemort s’introduisait dans son esprit et la torturait mentalement, lui donnant des maux de tête très puissants et difficiles à supporter. Ainsi s’il arrivait qu’elle ne s’endorme, elle avait établi un mini réveil qui pouvait le réveiller au bout de deux minutes : ce réveil était mental donc ne réveillait pas les autres filles du dortoir comme Hermione qui avait le sommeil très léger. D’ailleurs, celle-ci s’apercevait bien des insomnies d’Arwen mais n’en disait mot, cherchant une explication dans les livres traitant du manque de sommeil mais elle ne trouvait rien. Mais un jour, lors d’un cours de métamorphose, Arwen ne put supporter plus longtemps car elle ne dormait plus depuis près de deux semaines maintenant : sachant parfaitement le cours que ce soit pratique ou théorique, elle s’endormit profondément. Harry, assis à côté d’elle, ne s’aperçut de son sommeil que lorsque Arwen remua péniblement comme secouée par des chocs électriques qui se révélaient être en fait des sorts Doloris jetés par plusieurs Mangemorts. Mais il n’y avait pas qu’Harry qui s’en était aperçu mais toute la classe dont le professeur McGonagall. Harry ne savait quoi faire tant il était bouleversé : pourtant la jeune fille ne criait pas mais se débattait seulement. Il essaya de la réveiller mais en vain. Alors le professeur prit les choses en main et la réveilla grâce à un simple « Enervatum ». Arwen se réveilla alors et vit que tout le monde avait les yeux rivés sur elle avec peur dont Harry qui semblait alarmé.
« Miss Phileas, est-ce que vous allez bien ?demanda avec gentillesse le professeur.
-…
-Mr Potter, emmenez-la à l’infirmerie s’il vous plaît.
-Bien sûr, professeur. »
Arwen ne semblait pas vraiment réaliser ce qu’il se passait et se laissa entraîner par Harry, auquel d’ailleurs elle ne répondit rien, oralement comme mentalement, ce qui aviva l’inquiétude d’Harry car Arwen était d’habitude très loquace sur les deux plans. Presque arrivés à l’infirmerie, ils croisèrent le professeur Dumbledore :
« Harry, Arwen, où allez-vous ?leur demanda-t-il avec douceur mais insistance en voyant le regard vide d’Arwen.
-A l’infirmerie professeur, pour Arwen. »Alors Harry lui raconta ce qui s’était passé en cours de métamorphose. Dumbledore, examinant avec attention Arwen, les suivit car lui aussi, commençait, sans le montrer pourtant, à être inquiet.
Quand ils entrèrent, Mrs Pomfresh se précipita et prit Arwen par les épaules en demandant ce qui s’était passé. Alors Harry refit son récit sous le regard étonné de Mrs Pomfresh. Les deux adultes ne surent quoi dire après qu’il l’eut fini. L’infirmière prit seulement la décision de la coucher pour qu’elle se remette de son choc. Arwen s’allongea docilement en ne disant pas un mot. Mais les deux adultes et Harry constatèrent que peu à peu les couleurs lui revenaient au visage et que son regard n’était plus vide mais triste et apeuré. Alors Dumbledore demanda à Harry de le suivre un peu à l’écart :
« Dis-moi, Harry, sais-tu réellement quelque chose qui pourrait nous aider ?
-Non, professeur. Mais il y a une chose pourtant : il y a environ deux semaines, j’ai remarqué un matin des cernes sous ses yeux et elle a prétexté avoir eu une insomnie. Mais je crois que quelque chose n’allait pas et que depuis, toutes les nuits, elle ne dormait plus. »
Dumbledore sembla anxieux à ces paroles mais il fut interrompu par Ron et Hermione venus voir ce qu’il se passait suivi de McGonagall.
« Alors Albus, savez-vous quelque chose ? Et comment va-t-elle ?
-Pour l’instant Minerva, nous n’en savons pas plus, malheureusement.
-Professeur Dumbledore, dit soudain Hermione, je crois savoir pourquoi elle est dans cet état. Depuis plusieurs nuits déjà, j’avais remarqué qu’elle ne dormait plus et donc j’ai consulté des livres pour en savoir plus mais je n’ai rien trouvé. Pourtant, ce n’étaient pas des insomnies normales, elle voulait ne pas dormir car je crois qu’elle devait courir un danger quand elle s’endormait. Mais… »
Hermione fut à son tour interrompue par Arwen qui se réveillait en demandant ce qu’il se passait et le pourquoi de sa présence à l’infirmerie.
« Arwen, tu ne souviens plus de ce qu’il s’est passé pendant le cours de métamorphoses ?lui demanda Harry anxieusement.
-C’est vrai, pardon professeur McGonagall, je me suis endormie. Votre cours était bien sûr intéressant mais…
-Arwen, ce n’est pas de ça dont on parle : le fait que tu te sois endormie n’est pas une faute mais j’ai vu que tout d’un coup, tu étais secouée comme de courants électriques. Et puis, tu n’as pas semblé réagir quand on te posait des questions après t’avoir réveillée. »
Mais au fur et à mesure de son récit, Arwen devenait assez rouge, gênée de quelque secret. Harry s’arrêta, voyant à l’évidence qu’elle se souvenait de tout.
« Dis-nous quelque chose au moins, s’inquiéta Harry.
-Ecoutez, c’est vrai que je me souviens de tout mais pour des raisons importantes, je ne peux pas tout révéler.
-Arwen, tu dois nous dire ce qui s’est passé : ton comportement a été des plus inquiétants et ça peut se reproduire.
-Très bien, alors professeur Dumbledore, je viendrai demain dans votre bureau pour vous en parler. »
Dumbledore satisfait, partit avec le professeur McGonagall pendant qu’Harry, Ron et Hermione regardaient Arwen avec inquiétude.
« Ecoutez, je vous dirai tout en même temps que Dumbledore alors ne me posez plus de questions s’il vous plaît, il faut que je réunisse mes esprits car je suis assez secouée. »
Alors Arwen, avec l’autorisation de Mrs Pomfresh à laquelle elle assura que ça ne se reproduirait plus, sortit de l’infirmerie avec ses trois amis qui n’osaient dire un mot, de peur de ne pas se contrôler et de lui poser un tas de questions. Arwen partit se réfugier dans le dortoir des filles pendant que les trois Gryffondor discutèrent dans la salle commune sans pourtant trouver ce qui se passait. La jeune fille ne descendit pas au repas du soir et quand Hermione monta se coucha, elle vit qu’Arwen ne dormait pas et lisait tranquillement. Il va sans dire qu’ils attendaient avec impatience le lendemain les explications, surtout Harry qui était follement inquiet pour sa petite amie qui ne lui disait rien même en pensée et Hermione qui, bien sûr était inquiète, mais voulait comprendre puisqu’elle avait cherché si longtemps dans les livres.
Et le lendemain vint tranquillement rempli de promesses d’explications : c’était un samedi, ce qui facilitait le temps des révélations. Arwen, après un rapide bonjour, leur dit seulement :
« A dix heures, rendez-vous devant le passage menant au bureau de Dumbledore. »
Impatiemment, ils attendirent en silence l’heure dite et à 9h50, ils sortirent tous les trois de la salle commune pour rejoindre Arwen au lieu de rendez-vous. Arwen s’y trouvait déjà quand ils y arrivèrent cinq minutes plus tard : Harry trouva que sa petite amie était fort pâle et eux-mêmes avaient du mal à se contenir. A dix heures sonnantes, ils montèrent dans le bureau de Dumbledore qui les attendait assis derrière son bureau.
« Bon, je pense que tout le monde ici attend avec impatience tes explications : alors, sans préambule inutile, asseyez-vous et vas-y, Arwen, nous t’écoutons. »
Arwen avait tellement la gorge nouée qu’elle eut du mal commencer mais un regard plein de chaleur et d’amour d’Harry la renforça dans son courage.
« Alors voilà : il y a environ deux semaines maintenant, j’ai fait une nuit, ce que j’ai prit au départ pour un cauchemar : j’étais dans un lieu inconnu et me trouvait en face de Voldemort qui me posait un tas de questions sur l’Ordre et sur mon rôle auprès d’Harry. Puisque je ne voulais pas répondre à ces questions, il me faisait subir le sortilège Doloris pour m’obliger à parler mais je ne voulais toujours pas répondre : alors il me le faisait subir encore et encore et c’est à ce moment que je me réveilla. Mais je me rendis compte avec horreur que ce n’était pas simplement un rêve mais que ces tortures se produisaient réellement et que Voldemort pouvait ainsi avoir accès à mon esprit plus fragile la nuit pour me torturer. Alors je décida de ne plus dormir et de rester éveillée pour que ça ne se reproduise pas : pour cela je mis au point un système de réveil psychique : ainsi dès que j’allais m’endormir dans les bras de Morphée, j’étais réveillée. De plus je réussis à effacer, grâce à un sort, les petits cernes qui s’étaient formées sous mes yeux. Mais bien sûr ce procédé ne marcha pas tout le temps comme vous vous en êtes aperçu et la fatigue s’est accumulée : en cours de métamorphoses, Voldemort, qui m’attendait au virage, a recommencé. »
Tout au long de son récit, les trois Gryffondor restèrent muets d’étonnement et Harry devenait de plus en plus pâle : ses yeux reflétaient la peur de perdre celle qu’il aimait tant. Quant à Dumbledore, il faisait comme d’habitude, regardait fixement Arwen en ne montrant aucune émotion : mais il prit la parole aussitôt qu’Arwen eut fini :
« Mais dis-moi, comment as-tu pu réussir à rester éveillée pendant un si grand nombre de jours ?
-Eh bien, en fait, j’ai utilisé un sort permettant de rester éveillé longtemps, c’est tout. Mais je l’ai tellement utilisé qu’à la fin, ça ne marchait plus et je devais sans cesse prendre sur moi-même pour ne pas m’endormir.
-D’accord. Mais Arwen, sais-tu comment il s’y prenait pour s’introduire dans tes rêves car Lord Voldemort a beau être puissant, je ne vois pas comment il pouvait faire, dit Dumbledore avec inquiétude. »
A cette question, Arwen devint très pâle et hésita : devait-elle dire la raison pour laquelle elle n’était pas venue voir Dumbledore aussitôt ? Pourtant elle avait accepté de venir pour ça et ne devait pas rebrousser chemin car elle savait qu’elle ne pourrait pas tenir plus longtemps sans dormir. Alors sans regarder Harry, qui pourtant, la regardait intensément, elle regarda le directeur et lui dit :
« Oui, professeur, je le sais et même je le sais depuis cette première nuit. Mais pour une raison que vous allez comprendre, je n’osais pas vous en parler. Voldemort réussit à s’introduire dans mon esprit grâce à mon lien avec Harry : puisque je forme une protection, une barrière qui l’empêche de lui nuire même la nuit, il s’attaque à moi pour que je puisse lever cette protection et ainsi il a des chances de s’attaquer de nouveau à Harry tout en essayant de me faire révéler des informations secrètes. Je suis désolée, j’aurais du vous le dire, à vous tous dès le début mais j’ai eu peur que si vous le sachiez, on trouve le moyen de rompre le lien nous unissant moi et Harry et ainsi Voldemort aurait toutes ses chances auprès de toi, Harry, en te faisant souffrir, comme l’an passé, dit Arwen en se tournant vers celui qu’elle aimait le plus au monde. »
Cette révélation fut suivie d’un silence consterné et apeuré.
Dumbledore réfléchissait à une vitesse consternante et il prit finalement une décision.
« Arwen, j’aimerai te parler seul à seul. Alors, si vous voulez bien m’excuser Harry, Ron, Hermione, Arwen vous rejoindra plus tard. »
Les trois amis, sans un mot, quittèrent le bureau et Harry accorda un dernier regard rempli d’amour à Arwen qui le lui rendit même si tous deux étaient effrayés quant à la situation.
Quand la porte se fut refermée sur eux, Dumbledore regarda fixement Arwen et lui dit :
« C’est très bien ce que tu as voulu faire pour protéger Harry : tu as des facultés hors du commun pour avoir résisté aussi longtemps mais je suppose que ton amour pour lui y est pour quelque chose, n’est ce pas ? »Sans un mot, Arwen acquiesça.
« Bon, voici ce que j’ai à te proposer pour que Voldemort garde ses distances par rapport à toi comme par rapport à Harry. Je ne pensais pas que ta force mentale était aussi grande, donc tu vas pouvoir vaincre ce problème nocturne toute seule. Oui, tu as bien entendu, dit Dumbledore en voyant l’expression d’Arwen.
-Mais professeur, en voulant dire toute seule, vous voulez dire sans formule ni potions.
-Ni baguette, ajouta le directeur. Je suis sûr qu’à la seule force de ton esprit, tu peux résoudre ce problème en fermant ton esprit à la présence de Voldemort. Mais bien sûr, cela exige une extraordinaire concentration, comme tu t’en doutes. Je ne te garantie évidemment pas que cela marchera aussitôt mais je pense qu’à la longue, ça devrait marcher. »
Arwen regarda son directeur assez bouleversée au début mais après quelques instants, elle lui dit en souriant :
« Merci professeur de m’accorder une telle confiance car cette confiance m’a permis de retrouver celle que Voldemort m’avait ôtée. J’étais sans arrêt effrayée pour un rien mais maintenant ça va mieux et je vous en suis extrêmement reconnaissante. Enfin, j’arrive à me reconnaître et je sais que je vais réussir car j’en ai les capacités. Mais il serait temps, professeur, de révéler à Harry certaines choses sur lui-même, vous ne croyez pas ?
-Si, en effet, tu penses à la même chose que moi, je pense aussi qu’il serait temps : j’attendais qu’il soit prêt.
-Je comprends professeur mais vous savez, malheureusement, qu’attendre est quelquefois très mauvais pour la personne qu’on veut protéger. »
Dumbledore, surpris que la jeune fille le comprenne aussi bien, ne put rien répondre et Arwen, avec un sourire à son directeur, sortit du bureau. Avec toujours le sourire aux lèvres, elle rejoignit ses trois amis à qui elle raconta absolument tout de sa discussion avec Dumbledore.
Les trois Gryffondor furent bien évidemment très surpris de la discussion. Harry s’inquiéta pour Arwen mais elle lui répliqua que maintenant elle contrôlait la situation et que Voldemort ne lui ferait plus passer à partir de maintenant d’insomnie.
« Mais dis-moi, tu as parlé de certaines choses qui me concerneraient, n’est ce pas ? Ne pourrais-tu pas m’expliquer de quoi il s’agit ?
-La patience est une vertu Harry, ne l’oublie jamais. Bon, je vais dormir, il est tard, je suis fatiguée et en plus je dois livrer une petite bataille contre ce serpent, donc veuillez m’excuser. »
Harry, assez déçu de ne rien savoir tout de suite fit une petite moue. Mais Arwen pour se faire pardonner, lui fit, avant de monter, un tendre et langoureux baiser en lui disant mentalement :
« Ne t’inquiète pas, tu sauras tout demain et tu seras enchanté de ce que je te dirai sur toi-même. Alors dors bien mon amour.
-D’accord, j’ai hâte d’y être, ma chérie, lui répondit-il toujours mentalement. Et toi aussi, dors bien et débarrasse-toi de cette vermine qui te ronge : bonne chance ma belle Arwen. »
Et les yeux remplis d’amour, ils se quittèrent pour aller dormir. Arwen, arrivée près de son lit, se demanda quand même comment elle ferait et un doute l’envahit subitement car elle était seule maintenant. Mais elle fut interrompue dans ses pensées :
« Arwen, ne t’en fais pas, tout ira bien, j’ai confiance ne toi, lui dit Hermione en lui souriant anxieusement.
-Merci Hermione mais je dois t’avouer que je doute de moi face à lui : je me sens démunie. Je sais que c’est étrange de ressentir ça avec tous mes pouvoirs mais voilà : j’ai un peu peur. »
Et Hermione la vit un peu chanceler : pour la première fois, elle vit combien elle était fragile et que ses pouvoirs ne lui apportaient pas quelquefois la force nécessaire pour affronter de tels dangers. Alors Hermione la prit dans ses bras en lui murmurant :
« Aies confiance en toi, c’est tout ce qui importe et tu réussiras, j’en suis sûre car tu es la plus forte : n’oublie pas que tu es sur ton terrain, celui de l’esprit et tu peux faire ce que tu veux là-bas. En un mot Arwen, botte-lui les fesses !lui dit-elle en souriant »
Pour tout remerciement, Arwen sourit à Hermione d’un sourire si confiant qu’Hermione sentit la vie revenir en elle ainsi qu’une confiance absolue. Elles se séparèrent et quand Arwen se coucha, elle était si apaisée que personne n’aurait pu la troubler. C’est ainsi qu’elle refit son rêve et revit Voldemort, très content d’ailleurs de la revoir mais pas pour longtemps. Ce qui se passa entre eux est impossible à raconter car seule Arwen le vécut et Voldemort bien sûr. Mais jamais la jeune fille ne voulut en parler, même à Harry. Nous dirons simplement que le lendemain matin, quand Arwen se réveilla, elle avait des larmes dans les yeux mais un sourire sur les lèvres, le sourire de la victoire. Hermione qui la regardait anxieusement, fut tout de suite rassurée et courut le dire à Harry et à Ron qui eux aussi attendaient avec angoisse dans la salle commune. Quand Arwen descendit à son tour, elle leur dit simplement que jamais elle ne parlerait à aucun mortel ce qui s’était passé. Ses trois amis comprirent parfaitement et ils partirent déjeuner par couples dans la Grande Salle dans laquelle était déjà Dumbledore et à qui Arwen fit un merveilleux sourire éloquent pour le rassurer.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:12

Chapitre 10 : Un nouveau départ

La journée se passa si lentement qu’Harry ne tenait pratiquement plus en cours : il comptait les heures et les minutes qui le séparaient des révélations que lui feraient sa bien-aimée. Pourtant Arwen le rappelait à l’ordre pour qu’il suive les cours avec un seul mot : patience. Mais à la fin de la journée, elle le menaça tout simplement de ne rien lui dire. Cela calma Harry qui ne voulait pas qu’elle mit sa menace à exécution : il ne savait pas qu’Arwen ne l’aurait pourtant jamais fait. Et enfin, les cours s’achevèrent avec le cours de sortilèges et Harry dut se retenir pour ne pas crier de joie. Sans rien dire à personne, ils s’esquivèrent bien entendu dans la salle sur demande, leur lieu de prédilection. Arwen transforma la salle en un paysage naturel, avec de la verdure et des arbres mais aussi des sièges : ceux-ci semblaient naturels mais ils étaient pourtant moelleux et apaisants. Harry s’installa dans un siège vert foncé tandis qu’Arwen restait debout, comme si elle ne savait pas par où commencer.
« Bon, voilà Harry : je ne vais pas tourner en rond et je vais te dire vraiment ce qu’il en est. Mais fais attention, ce que je te dis est d’une grande importance et Voldemort ne sait pas ce que je vais te révéler, alors ne le prend pas à légère.
-Ne t’inquiète pas, c’est vrai que j’ai hâte de savoir ce qu’il en est mais j’ai tout à fait conscience du danger.
-Très bien. Alors en fait tu as trois pouvoirs en tout. Le premier, tu le partages avec moi, c’est-à-dire que tu peux lire les pensées des autres : ce n’est vraiment de la légimancie comme je te l’ai déjà expliqué, mais c’est différent : tu le remarqueras quand tu l’utiliseras.
-Tu veux dire que moi aussi je pourrai communiquer par la pensée avec les autres et ainsi je pourrai te parler quand l’envie m’en prend.
-Bien sûr Harry et ça sera un plaisir que tu sois comme moi : ainsi, même si on se trouve loin l’un de l’autre, on pourra quand même parler et se dire des mots doux, lui dit en souriant Arwen. Mais attention, il faut que tu choisisses avec précaution ceux avec qui tu veux parler car ce n’est pas évident que ces personnes veuillent garder ton secret et parler avec toi à tout instant ! Mais bien sûr, je me doute du choix que tu feras, dit-elle en voyant le sourire éclairer le visage d’Harry.
-Oui, tu as deviné : Ron et Hermione sont, comme tu le sais, des personnes de confiance et les meilleurs amis qui puissent exister. Mais dis-moi, ce pouvoir ne donne pas accès par hasard, comme la légimancie, aux souvenirs de l’autre ?
-Non, désolée Harry, tu n’en sauras pas plus sur moi, lui répondit-elle en devinant ses intentions.
-Bon, tant pis, j’aurais essayé au moins, dit-il en soupirant. Mais quand même, si tu pouvais me dire de temps en temps des choses sur ton enfance ou quoique ce soit, j’aimerais beaucoup ! »
Arwen, à ce moment, devint très pâle et ne répondit pas. Harry, désolé de l’avoir fait souffrir, l’enlaça.
« Oh ! Excuse-moi ! Je devrais pourtant savoir que tu ne veux pas en parler mais c’est plus fort que moi, j’aimerai tant que tu me racontes ce qui te fait tellement souffrir, lui dit Harry tristement.
-Ecoute mon bien-aimé, tu sais que je t’adore et que je ferai n’importe quoi pour toi, même mourir : mais te raconter mon passé est impossible, je suis désolée. Peut-être un jour, tu sauras mais pour l’instant tu n’es pas prêt à me connaître entièrement. Même si, reprit-elle en le voyant se révolter, tu crois l’être. Bon, passons : ton deuxième pouvoir est très différent et lui, tu le découvriras tout seul : tu as la nature d’un animagus en toi : seuls quelques élus ont ce don, alors utilise-le efficacement. Mais je ne sais pas en quel animal tu te transformes, tu le découvriras seul, c’est une nécessité.
-Ouah ! Je ne m’attendais pas à devenir animagus comme mon père et S… »
Harry ne finit pas sa phrase et devint pâle à son tour, frappé de nouveau par le souvenir atroce qui ne lui était revenu que rarement maintenant qu’il était amoureux. Il se sentit responsable de l’avoir trop oublié : son parrain s’était sacrifié pour le sauver et voilà qu’il ne pensait que rarement à lui. Il sentit les larmes couler sur son visage. Mais à cet instant, il sentit une chaleur réconfortante lui envahir le corps : cette chaleur était tout l’amour qu’Arwen lui communiquait.
« Ce n’est pas ta faute : le seul responsable c’est Voldemort et il le paiera, je te le promets ! »
Alors, Harry, séchant ses larmes, s’excusa et demanda à la jeune fille de continuer et de lui dire en quoi consistait son troisième don.
« En fait, c’est le plus compliqué et le plus difficile à acquérir. Tu pourras voir à une grande distance ce qu’il se passe : par exemple, tu pourras voir ce que font en ce moment Ron, Hermione ou même Hagrid dans sa maison : et avec de l’entraînement tu verras beaucoup plus loin, jusqu’au quartier de l’Ordre par exemple. Tu pourras donc traverser mentalement les murs comme les fleuves ou les montagnes. »
Pour toute réponse, Harry resta bouche bée : avoir de tels pouvoirs était excitant certes mais effrayant aussi.
« Ne t’en fais pas Harry, tu y arriveras, j’en suis certaine, lui dit Arwen avec un immense sourire réconfortant. »
Alors qu’ils quittaient tous deux la salle sur demande, main dans la main, à des milliers de kilomètres de Poudlard, se tenait un sorcier qui pensait beaucoup à eux. Voldemort était assis dans une grande pièce lambrissée : avec Nagini qui tournait autour de lui, il pensait à voix haute. Mais il fut interrompu par l’arrivée de Bellatrix Lestrange :
« Alors Bella, quelles sont les nouvelles ?
-Eh bien, maître, le problème c’est que peu de nouvelles nous arrivent de Poudlard.
-Comment ça ?rugit-il
-J’ai l’impression que plus aucun de nos informateurs et en particulier Malefoy, ne souhaite nous dire quoique ce soit, dit-elle en baissant la tête.
-Ah ! Je vois, ils ont tous été hypnotisés par cette Arwen. Peux-tu me dire pourquoi Bella ?
-Eh bien…
-Ne te fatigue pas, tu ne ferais que dire des âneries ! Mais, qui est cette fille à la fin ? Nous n’avons trouvé aucun renseignement sur elle. A moins que toi aussi tu me caches des choses Bella ?
-N’ayez aucun doute sur ma fidélité maître : je suis à vous corps et âme.
-Oui et d’ailleurs, tu es la plus fidèle de tous mes Mangemorts actuels. Mais comprends qu’il me faut cette fille : elle s’est peut-être échappée de mon emprise mentale mais elle ne perd rien pour attendre : il faudrait l’éloigner de son Potter. Ton échec humiliant m’a quand même appris quelque chose Bella. Je sais à présent, et même sans nos traîtres d’espions, que cette fille et Potter ont un lien indéfectible : il faut donc briser ce lien abject et ainsi je pourrai à ma guise découvrir le secret que cache Arwen Phileas. Je pourrai peut-être même utiliser cette fille si les circonstances me sont favorables et elles le seront. N’est ce pas Nagini, dit-il en caressant son serpent. » Alors Voldemort partit d’un grand éclat de rire car il se sentait prêt pour la victoire. Au même moment, dans la salle commune des Gryffondor, Harry eut soudain un très mauvais pressentiment : il sentait, malgré tout ce qu’il venait d’apprendre sur ses pouvoirs, que quelque chose de très inquiétant se préparait dans l’ombre.
Et Noël arriva doucement avec sa dose de neige et de surprises. Harry avait appris facilement à contrôler son premier pouvoir, celui de lire les pensées mais il suivait avec attention les conseils d’Arwen : ne pas en abuser pour espionner tout le monde, surtout Rogue et Malefoy surtout. Il avait révélé à Ron et Hermione en quoi consistaient ses pouvoirs et avait bien sûr provoqué l’émerveillement chez l’un et l’autre avec en plus plein de références à des manuels de la part d’Hermione. Ils pouvaient ainsi tous les quatre, communiquer à n’importe quel moment mais bien sûr, il fallait que ce soit Arwen ou Harry qui commence. Pour les deux autres pouvoirs, Arwen lui avait conseillé d’attendre un peu. Cependant, Harry était très inquiet pour une chose : le cadeau qu’il offrirait à sa petite amie pour Noël : il n’avait vraiment aucune idée et c’est en vain qu’il demandait des conseils en cachette à Ron qui lui non plus ne savait quoi offrir à Hermione. Même leur attitude les trahissait auprès d’elles. Quant aux deux filles, elles ne semblaient pas le moins du monde tracassées par ce problème : elles passaient souvent leur temps à la bibliothèque et ainsi Hermione était enchantée que quelqu’un soit aussi assidue qu’elle au travail. Harry eut quand même l’idée d’aller secrètement à Pré au lard pour trouver un cadeau à Arwen. Il passa la journée à faire les boutiques pour trouver l’objet rare qu’il voulait offrir à sa bien-aimée : malgré le choix très varié, il n’arrivait pas à trouver l’objet de ses désirs. Ce ne fut qu’en fait de journée, alors qu’il s’apprêtait à rentrer à Poudlard qu’il fut cloué sur place par quelque chose traînant dans un coin et rempli de poussière. La vendeuse, qui voulait lui vendre d’autres choses beaucoup plus mises en valeur, ne parvint pas à lui faire changer d’avis. Il acheta son cadeau et rentra.
Il était très joyeux et content de lui, en entrant dans la Grande Salle pour le repas du soir : il fit un magnifique sourire à Arwen qui le lui rendit :
« Dis-moi Harry, tu ne me cacherai pas quelque chose par hasard ?
-Mais pourquoi voyons, je n’ai pas le droit d’être joyeux ? J’ai quand même la plus merveilleuse petite amie qui soit au monde !
-C’est ça ! Et moi, je me demande où tu as été te promener toute la journée !
-En fait, Harry, intervint Ron, je reste à Poudlard avec Hermione pendant les vacances, c’est chouette non ?
-Oui, super. Mais en fait Arwen, j’ai un énorme doute qui me vient à l’esprit : restes-tu pendant les vacances de Noël, tu ne m’en as rien dit ? Peut-être as-tu de la famille qui t’attend pour les fêtes ? »
Mais Harry avait touché un point extrêmement sensible et il ne tarda pas à s’apercevoir de l’erreur qu’il avait commise.
« Ecoute Harry…commença Arwen »
Mais elle ne put finir sa phrase : les larmes aux yeux, il partit en courant de la Grande Salle. Harry fut désolé mais il ne savait pas comment interpréter ce manque de confiance envers lui : sa famille était-elle si horrible au point de ne pas en parler, même à celui qu’elle aimait le plus au monde ! Harry, un peu déconcerté, promena son regard autour de lui et il s’aperçut que Dumbledore l’observait, comme s’il savait exactement ce qu’il se passait. Le directeur lui fit un sourire compréhensif et Harry eut l’impression très nette que Dumbledore n’en savait pas plus que lui sur la famille d’Arwen mais qu’il aurait aimé combler cette importante lacune.
Arwen, quant à elle, s’était enfuie vers les étages supérieurs : dans son trouble, elle ne s’était pas aperçue qu’elle avait été suivie. Quand enfin elle s’arrêta pour reprendre son souffle, elle vit, en se retournant, Malefoy, qui la prit de vitesse pour lui parler :
« Ecoute, je sais que ce n’est pas le meilleur moment pour te parler mais je vois que ça ne va pas : alors, si tu veux te confier, je suis là, même si tu penses que je suis sûrement la dernière personne à qui tu voudrais te confier dans un moment pareil.
-C’est vrai que je suis assez surprise, je l’avoue mais ne t’inquiète pas, je ne vais pas te rejeter.
-Vraiment ?dit Malefoy interloqué.
-Non. Je ne vais pas te juger sur tes actions passées : tout le monde peut changer, non ? Même si tu en fais voir à Hermione, à Ron et surtout à Harry, je sais que maintenant, tu voudrais changer et montrer le véritable Drago qui se cache sous le mauvais. C’est ce que tu penses depuis quelque temps maintenant d’ailleurs et je crois n’être pas étrangère à ce changement subi. Je t’ai montré une voie qui tu ne connaissais pas et que tu méprisais et tu commences seulement à apprécier ce qu’elle représente. C’est bien pour cela que tu as envoyé une lettre de rupture à tes parents, non ? »
Pendant tout ce discours, Malefoy était resté muet d’étonnement : il savait qu’Arwen était très douée et très bonne mais il n’avait jamais imaginé qu’elle ne saurait autant sur lui et qu’elle lui parlerait avec une voix si douce et si mélodieuse. Même si ses paroles l’étonnaient au plus haut point, il était comme subjugué par sa beauté et sa voix. Mais il réalisa tout d’un coup qu’elle lui posait une question.
« Je ne sais pas comment tu as deviné tout cela mais tout ce que tu as dit est la pure vérité. Depuis que tu es apparue, je me sens différent et je t’en remercie vraiment car je me sens beaucoup mieux qu’avant : tout me semble naturel et comme allant de soi : je me sens égal aux autres, aux enfants des moldus. C’est pour cela que j’ai rompu avec mes parents : ils n’accepteraient jamais ma nouvelle personnalité. De plus, je ne supportais pas de donner sans arrêt des informations à Voldemort sur Harry et toi et… »
A cet instant, Malefoy s’aperçut des révélations qu’il venait de lui faire : il risquait maintenant une condamnation à Azkaban, il le savait.
« Ne t’en fais pas, je ne dirai rien de ta « confession ». Tu ne te rendais pas compte de ce que tu faisais. Personne, à part moi, ne t’a entendu et de toute façon, je le savais déjà. Mais je croyais ton père enfermé encore à Azkaban, je me trompe ?
-C’est vrai, il y est encore : il n’y a que ma mère qui a du lire ma lettre mais mon père ne devrait pas tarder à sortir, paraît-il et ne m’en demande pas d’avantage, je ne sais rien de plus des plans de Tu-Sais-Qui.
-Mais je m’en doute : Voldemort t’utilisait, c’est tout.
-En fait, j’étais venu te voir pour te consoler et on ne parle que de moi, excuse-moi.
-Ce n’est pas grave Drago, lui dit en souriant la jeune Gryffondor. Ma tristesse est passée : je constate de moi-même le bien que j’ai fait et j’en suis heureuse. Mais juste un petit conseil avant de nous séparer : ne te lie pas d’amitié pour l’instant avec Harry, Ron et Hermione. Même si tu vas être rejeté de la part des Serpentard, persévère et tu verras que mes trois amis s’apercevront d’eux-mêmes de ton changement. »
Alors, pour la première fois, Malefoy lui sourit et partit en direction de sa salle commune. Arwen, satisfaite même si elle était encore un peu triste, partit se coucher en essayant d’éviter ses trois amis pour qu’aucune explication ne soit donnée.
Pendant ce temps, le repas s’était terminé et Harry avait décidé d’aller voir Dumbledore pour qu’il l’éclaire sur les parents d’Arwen. Il lui sembla qu’il l’attendait :
« Harry, je sais pourquoi tu es venu mais je ne peux pas te renseigner sur Arwen : sa généalogie m’échappe complètement : même après des recherches, je n’en sais pas plus que toi sur son compte. Je crois qu’il faudra que ce soit elle qui nous dise ce que nous voulons savoir car il n’y a aucun moyen de le savoir autrement.
-Mais professeur, elle refuse d’en parler, même à moi !
-Je pense qu’elle doit avoir ses raisons, Harry. Tu sais, tout comme moi, qu’Arwen possède une très grande sagesse : elle nous le dira en temps voulu. Et maintenant, excuse-moi, j’ai des rendez-vous qui ne peuvent pas attendre. »
Harry, singulièrement déçu, même s’il s’attendait à cette réponse, alla à un de ses cours du soir avec McGonagall et il souhaita qu’Arwen resterait pendant les vacances car son absence serait interminable pour lui et surtout il ne se voyait vraiment pas passer Noël sans elle. Ce ne fut donc pas très étonnant qu’il fût moins concentré ce soir-là.
Le lendemain matin, veille des vacances tant attendues, Harry se leva de bonne heure car il voulait savoir la réponse d’Arwen pour les vacances. Mais il s’aperçut avec désappointement qu’elle n’était pas encore descendue. Hermione le rejoignit peu de temps après et quand il lui parla d’Arwen, Hermione sembla gênée :
« Ecoute, ne lui dis rien surtout mais elle n’a pas arrêté de pleurer toute la nuit : alors je crois qu’elle doit être fatiguée ce matin. Mais un conseil Harry : si elle ne montre rien et semble comme avant, ne lui reparle pas d’hier soir et tout repartira comme d’habitude. D’accord ? »
Mais Harry n’eut pas le temps de répondre : Ron arriva à la table en baillant et embrassa Hermione. L’heure arriva pour aller en cours de créatures magiques avec Hagrid : ils trouvèrent Arwen parlant avec le garde-chasse comme d’habitude. Après qu’Arwen l’eut embrassé comme si de rien n’était, Harry comprit qu’elle ne lui voulait pas et qu’elle gardait sa douleur enfouie au fond d’elle-même. Le cours fini, Harry posa la question qui lui tenait tant à cœur :
« Alors, ma chérie, dis-moi, me feras-tu le plaisir de rester pendant les vacances ?demanda-t-il angoissé.
-Ecoute Harry, répondit-elle en s’arrêtant à mi-chemin du cours suivant, je dois t’avouer que je pars demain, peut-être pour la totalité des vacances. Je suis désolée de te faire subir ça mais il faut que je parte, c’est nécessaire à un point que tu ne peux t’imaginer !
-Mais, dit un Harry tout désorienté, je croyais que tu serai là pour Noël au moins : on n’a jamais passé de fêtes ensemble et on ne se sera jamais séparé si longtemps !
-Je sais, mon amour. Mais dis-toi qu’il nous reste la communication par télépathie ! Et puis, peut-être ne serais-je pas absente toutes les vacances !
-Peut-être… »
A cet instant, ils entendirent les cours reprendre et se dépêchèrent pour ne pas arriver en retard. Ils se dirent à peine un mot du reste de la journée tant la douleur de la séparation était forte. Le soir arriva puis le matin fatal de leur séparation. Au moment de se quitter, ils s’enlacèrent si fort qu’ils ne distinguaient presque plus leurs propres corps. Mais Arwen, les yeux remplis de larmes, quitta quand même la tour de Gryffondor.
Les premiers jours des vacances furent très durs à supporter pour Harry. Malgré la tonne de devoirs qu’ils avaient à faire, Harry ne cessait de penser à Arwen et il devait se retenir pour ne pas lui demander de ses nouvelles toutes les heures. Il n’avait aucune idée de l’endroit où elle trouvait ni de ce qu’elle faisait : tout ce dont il avait l’impression, c’est qu’elle faisait autre chose que de s’amuser ou de travailler. Et c’était la vérité : Arwen faisait une mission pour l’Ordre : elle devait espionner les agissements de Voldemort grâce à son don de télépathie. En effet, c’était aussi un moyen pour elle de se perfectionner dans son pouvoir : pouvoir lire plus loin les pensées de quelqu’un d’autre. Ainsi elle essayait de localiser Voldemort grâce à son don et quand elle sentait qu’il n’était pas dans son champ, elle se déplaçait tout en demeurant cachée bien entendu. Elle craignait que Voldemort ne s’en aperçoive mais elle risquait le tout pour le tout et si Harry avait su ce qu’elle était en train de faire, il aurait été fou d’inquiétude pour elle. Ce travail était très fatiguant car elle percevait en chemin toutes les pensées des autres personnes qui la séparaient du sorcier et il lui fallait faire le tri. Elle tombait souvent de sommeil et s’endormait sur le sol terreux. Pendant ce temps, Harry jouait aux échecs version sorcier bien sûr avec Ron mais celui-ci faisait vraiment ce qu’il voulait : même si Harry n’avait aucune idée de ce que sa petite amie faisait, il était inquiet et on peut le comprendre facilement.
Enfin le jour de Noël arriva enfin. Harry, malgré les cris de Ron qui le pressaient comme d’habitude de descendre, se leva péniblement : il n’avait pas du tout envie de partager l’allégresse générale. Cela faisait six jours qu’il n’avait pas vu Arwen et elle ne lui avait pas dit un mot par télépathie depuis deux jours. Il était désespéré et avait une seule envie : la revoir et surtout qu’elle soit en bonne santé. Mais les appels incessants de Ron et d’Hermione qui s’était jointe à lui, achevèrent de le persuader de descendre. Sa plus belle surprise l’attendait au pied du sapin : sa chère Arwen, revenue et en excellente santé, semblait-il. Elle lui souriait tendrement et semblait très heureuse. Ils se jetèrent littéralement dans les bras l’un de l’autre : Hermione et Ron, se tenant par la main, contemplaient la scène avec attendrissement. Mais quand Harry prit Arwen par la taille pour mieux la contempler, celle-ci émit un léger signe de douleur :
« Mais ma chérie, qu’y a t il ?demanda-t-il avec inquiétude.
-Ce n’est rien, je suis tombée l’autre soir et ma chute a été assez rude : j’étais fatiguée et hop, je me suis endormie aussitôt mais je suis tombée en même temps, c’est tout. Je demanderai à Mrs Pomfresh de me guérir ça, vite fait, bien fait ! Bon, et maintenant, ouvrons les cadeaux !
-Ca, c’est la meilleure parole que tu pouvais dire, dit Ron.
-Mais tu es vraiment un obsédé des cadeaux, toi !s’indigna Hermione. Tu n’aurais pas pu la laisser finir au moins !
-Mais, voyons, ma chérie…
-Il n’y a pas de mais…
-Hermione, interrompit Arwen, ce n’est pas si grave, j’avais fini de toute façon : Ron voulait m’approuver, c’est tout ! Ne nous querellons pas en un si beau jour alors que nous sommes tous réunis !
-D’accord, admit Hermione, j’ai eu tort : excuse-moi Ron. Je ne recommencerai plus, mon chéri. »
Alors les deux couples se tournèrent en privé pour s’offrir leurs cadeaux.
« Hermy chérie, voici ton cadeau »
Et la concernée ouvrit une jolie boîte où il y avait un très beau bracelet composé de petits cœurs qui changeaient de couleur, selon l’humeur de celle qui le portait. Hermione en rougit de plaisir : alors elle donna à Ron son cadeau. Il ouvrit une boîte lui aussi : elle contenait une très jolie montre en argent : au milieu du cadran étaient représentés les visages de Ron et Hermione souriants et la montre lui indiquait les rendez-vous à ne pas manquer ou même les cours en faisant sentir à son propriétaire une légère chaleur qui s’intensifiait s’il n’y allait pas.
Ils s’embrassèrent langoureusement, très heureux l’un comme l’autre de leurs cadeaux, comme l’indiquait la rougeur des oreilles de Ron et le teint rosé d’Hermione. Quant à nos deux autres amoureux, ils s’étaient bien entendu offerts leurs cadeaux. Harry découvrit dans une petite boîte en métal, une boule couleur or et argent. A son regard interrogatif, Arwen lui expliqua :
« Voilà Harry, je n’ai pas vraiment l’habitude d’offrir des cadeaux : en fait, je n’en ai jamais offert à qui que ce soit. Alors j’ai eu l’idée d’illustrer, de matérialiser la chose la plus importante pour moi : mon amour pour toi. Si tu regardes attentivement dans la boule, tu verras ce que je veux dire : seul toi peut le voir. Même moi qui l’aie fabriquée, je serais incapable maintenant de voir ce qu’elle contient. Tu en es le seul et unique propriétaire car elle a été faite pour toi et n’importe qui ne verrait qu’une simple boule avec rien à l’intérieur. Vas-y, regarde. »
Et Harry, regarda à l’intérieur : ce qu’il vit était tellement magnifique, tellement émouvant que s’il avait eu des doutes sur l’amour d’Arwen, ces doutes se seraient envolés aussitôt. Cette vision, qu’on ne saurait traduire par des mots, l’émut à un tel point qu’il en pleura : cela dépassait tout ce qu’il avait connu jusqu’à présent. C’était tout simplement une vision enchanteresse. Arwen le regardait avec anxiété :
« Ca te plaît, j’espère ?
-Tu veux rire : c’est le plus cadeau que je n’ai jamais eu et que je n’aurai jamais. Tu ne pouvais pas faire mieux. C’est magnifique, mon amour. Je t’adore. A côté du tien, mon cadeau va paraître vraiment nul, dit-il très gêné.
-Comment ça ? Tu m’offres un cadeau ?s’étonna Arwen bouche bée.
-Eh bien, évidemment : tu ne vas pas me dire que tu ne t’y attendais pas, tout de même ?
-Non. Quand je parlais des cadeaux, je parlais des vôtres, pas des miens. Je n’ai jamais reçu de cadeau dans ma vie.
-Eh bien, ma pauvre chérie, tu es vraiment à plaindre ! Mais je rattrape le coup en t’offrant un modeste cadeau mais qui vient du plus profond de mon cœur. »
Harry lui tendit un écrin : Arwen découvrit avec stupéfaction un magnifique collier où était suspendue une étoile étincelante : quand les amis de celle qui le portait, voyaient l’étoile, ils étaient tout de suite rassurés par sa magnificence et sa beauté enchanteresse. Mais les ennemis étaient impressionnés et tétanisés par la peur qu’elle leur inspirait. Au dos de l’étoile étaient inscrits ces simples mots : Harry love Arwen forever. Arwen, émue au plus haut point, pleurait et embrassait en même temps Harry, tant elle était heureuse :
« C’est un cadeau merveilleux Harry, mon amour. Tu ne pouvais pas m’offrir un objet plus touchant.
-C’est normal ma chérie. Quand je l’ai vue, elle m’a tout de suite fait penser à toi. Je ne te l’avais pas dit mais j’avais fais des recherches sur ton prénom et j’ai découvert qu’il appartenait à une langue très ancienne et perdue aujourd’hui, l’elfique et j’ai donc appris qu’il signifiait : « étoile du soir ». Je trouve que tu brilles autant qu’une étoile et les étoiles sont si belles que tu leur ressembles vraiment, tu sais. Et puis, j’ai appris en maniant ce pendentif qu’il avait les mêmes pouvoirs que le phénix pour ce qui est de rassurer ou de faire peur. Et puisque je sais que tu apprécies énormément le très bel animal qu’est le phénix, voilà. »
Arwen émue au plus profond du cœur, ne lui dit rien mais ses yeux et son expression étaient assez clairs : elle rayonnait d’amour pour Harry. Ils s’embrassèrent tendrement et se tournèrent, tout souriants, vers leurs amis. Ils s’offrirent bien sûr entre amis des cadeaux mais rien n’était aussi original que ceux qu’ils s’étaient offerts entre amoureux. Entre filles et entre garçons, ils se montrèrent leurs cadeaux respectifs et Ron et Hermione furent émerveillés par les cadeaux de leurs amis : c’est vrai qu’ils admiraient cet amour qui était entre eux mais lui comme elle était quelque peu jaloux de cet amour parfait et aurait aimé connaître la même chose. Le reste de la journée se déroula dans la plus grande joie. Dumbledore avait autorisé les jumeaux Fred et George à venir à Poudlard le temps des fêtes pour la plus grande joie de tous car ils avaient apporté beaucoup de spécialités de leur boutique. Tout le monde se méfiait de leurs friandises et autres gogos mais ça n’empêchait personne de les utiliser quand même. Il semblait qu’Arwen elle-même s’amusait autant que les autres. Seul Dumbledore, au repas du midi, vit en profondeur une certaine tristesse dissimulée assez adroitement. Mais bien sûr, il ne lui fit rien remarquer, sachant que cette jeune fille se distinguerait toujours des autres.
Le directeur organisa même un bal car de nombreux élèves étaient restés à Poudlard pour les fêtes. D’ailleurs ce bal fut mémorable avec les flocons de neige qui tombaient doucement sur les épaules des danseurs amoureux. Il va sans dire qu’Harry et Arwen étaient le couple le plus amoureux de la soirée et tous pouvaient s’en apercevoir aisément, même Rogue qui faisait comme à son habitude la tête dans son coin. Il semblait que ses deux-là avaient oublié que le monde tournait encore autour d’eux : ils étaient dans leur petit monde à part et dansaient sans relâche. Harry, qui pourtant avait une mauvaise expérience de la danse, était au comble du bonheur. A la fin de la soirée, alors qu’il ne restait plus qu’eux sur la piste de danse depuis un bon moment, ils s’arrêtèrent enfin, sentant la fatigue les prendre un peu. Ils s’aperçurent alors que tout le monde les regardait depuis sûrement un certain temps et admirait ce couple parfait. Arwen, depuis que le bal avait été annoncé, avait revêtu, pour l’émerveillement de son cavalier amoureux, une magnifique robe bleue foncée qui avait pris l’aspect du ciel étoilé. Son collier, qu’Harry lui avait offert, ressortait parfaitement sur un petit décolleté très élégant. Sa robe était assez longue mais très moderne et dessinait parfaitement sa taille fine. Même Hermione, qui pourtant avait revêtu une très belle robe rose foncée, ne put s’empêcher d’admirer son amie. En tout les cas, quand Arwen fit son entrée dans la Grande Salle, tous les garçons devinrent jaloux d’Harry, même Malefoy et ce fut presque le cas pour Rogue. Quand il s’aperçurent qu’ils étaient observés autant, même par un Dumbledore souriant, ils ne purent s’empêcher de rougir : le directeur annonça donc que la soirée était finie et tout le monde rentra dans sa salle commune ou rejoignit son dortoir. Quant à nos deux tourtereaux, ils restèrent dans la salle commune de Gryffondor alors que tous leurs camarades, extenués, montaient se coucher comme ce fut le cas pour Ron et Hermione. Près du feu qui crépitait joyeusement, ils s’installèrent sur le canapé et s’enlacèrent dessus dans une étreinte amoureuse. Ils restaient ainsi, ayant pour seul bonheur d’être ensemble et de s’aimer. Alors qu’une heure du matin sonnait à l’horloge, Arwen se releva du canapé en disant à Harry qu’ils feraient mieux de se coucher et qu’elle était très fatiguée même si elle adorait être dans ses bras.
« Alors pourquoi ne restes-tu pas ici ?
-Tu sais Harry chérie, j’ai beaucoup de sommeil à rattraper et rester avec toi m’empêcherait de dormir, tellement je t’aime.
-J’ai l’impression qu’il y a une autre raison, je me trompe ?dit-il en la prenant par les hanches. »
Mais à cet instant, Arwen, comme le matin, ne put s’empêcher de faire un léger mouvement de douleur et Harry s’en aperçut aisément.
« Dis-moi, je t’en prie, ce qui t’es arrivé, sinon je n’arriverai pas à dormir de la nuit, s’inquiéta Harry.
-Très bien, je crois que de toute façon, il aurait fallu que je te le dise, soupira la jeune fille.
Voilà, lors de mon absence, j’ai dû me battre contre des Mangemorts et ça n’a pas été de tout repos, crois-moi bien.
-Quoi !s’affola Harry. Mais pourquoi ne me l’as-tu pas dit, te rends-tu compte de la gravité de ce qui s’est passé ?
-Je ne te l’ai pas dit car je savais que tu t’inquiéterais, que tu aurais cette réaction. Mais ne t’en fais pas, ça va et à part cette petite douleur, je n’ai rien. Je faisais juste une petite mission pour l’Ordre, c’est tout !
-Comment ça, c’est tout ! Comment as-tu pu me cacher ça, tu as risqué ta vie !s’énerva et s’inquiéta Harry. »
Arwen, les yeux embués de larmes, n’osait plus regarder Harry, tellement elle était gênée. Jamais elle n’avait ressenti un amour aussi grand pour quelqu’un et elle se rendait compte qu’elle aurait dû lui révéler sa mission. Alors elle décida, pour se rattraper tant bien que mal, de lui raconter tout ce qui s’était passé avec les Mangemorts.
« Très bien Harry, je vais tout te révéler de mon séjour à l’extérieur de Poudlard ainsi que mon combat contre les partisans de Voldemort. Assis-toi, tu vas en avoir besoin. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:13

Chapitre 11 : Des ennuis pour chacun

« Bon, je commence. Depuis plusieurs jours, je m’étais installée dans une sorte de grotte pour pouvoir à ma guise, espionner les agissements de Voldemort et de ses Mangemorts. Mais puisque je surveillais presque vingt-quatre heures sur vingt-quatre, la fatigue commença à se faire sentir assez vite et je m’endormais souvent sans m’en rendre compte. Un soir, alors que cette fatigue s’était faite sentir une fois de plus et que le sommeil m’avait surpris, je me réveillai en sursaut en sentant une présence, ou plutôt des présence, étrangères et ennemies. Heureusement, j’avais en permanence, mon bouclier autour moi et ainsi ils n’avaient pu rien faire. Quand j’ouvris les yeux, je vis quatre Mangemorts qui m’environnaient de part et d’autre, m’interdisant de faire quoique ce soit. Parmi eux se trouvait notre vieille connaissance, Bellatrix Lestrange et c’est elle, justement, qui parla la première :
« -Eh bien, comme on se retrouve, très chère Arwen. Je savais bien qu’on finirait par se revoir et que je réussirai à t’amener à notre maître.
-Quoi !m’exclamai-je. Vous croyez vraiment pouvoir m’amener devant ce sale serpent. »
A cette parole, les Mangemorts devinrent fous de colère et en particulier Lestrange. J’avoue avoir un peu poussé en disant ça alors que j’étais en situation défavorable : quoique, tout bien réfléchi, non, il mérite ce nom. Bon, je continue mon récit, excuse-moi, Harry.
-Ce n’est pas grave, ton récit est passionnant mais je me demande comment tu t’en es sorti, ma pauvre chérie.
-Et encore, ce n’était encore rien. Mais je continue. Là-dessus, j’ai cru qu’ils allaient prononcer l’avada. Mais Lestrange se reprit et calma les autres comme Avery.
« Tu es maligne, tu sais. Tu voulais qu’on te tue avant que le maître ne t’ait vue. Mais désolée, je vais t’amener devant lui, et même si tu l’insultes avec ta sale intelligence, notre maître te fera payer avec l’endoloris. Bon, trêve de discussion, il faut y aller, il nous attend.
-Je vous en prie, vous pouvez partir, ça ne me dérange pas le moins du monde.
-Mais c’est que tu es une marrante toi. C’est toi qu’il attend, pas nous, très chère.
-Vraiment ? Mais je ne vais pas me laisser faire, vous vous en doutez bien.
-Très bien, tu veux la manière forte. Alors, Endo…
-Protego ! »
Et un bouclier très puissant vint me protéger, un peu comme celui que je t’avais donné lors de mon coma. Mais le problème est qu’il était de courte durée. Même si je réfléchissais à toute vitesse pour trouver une solution pendant que les sorts ricochaient sur mon bouclier, je ne trouvais pas d’issue possible. Alors les sorts s’arrêtèrent sur l’ordre de la Mangemort :
« Tu veux qu’on y passe la soirée ou quoi ? Allez, sois gentille et tu ne souffriras pas de trop quand le maître te tuera.
-Et vous croyez que c’est censé me rassurer ?
-Tu sais bien que tu n’as plus aucune ressource à part ton minable bouclier qui va s’épuiser dans quelques instants. Alors, rends-toi, tu n’as pas d’autre solution.
-Jamais ! J’ai toujours ma baguette et je sais assez bien m’en servir, méfiez-vous ! »
A ce moment, mon bouclier devint presque transparent et ne devint plus qu’un malheureux souvenir. Avery et un autre Mangemort que je ne connais pas en profitèrent pour m’attaquer et jetèrent un Stupefix mais j’avais prévu l’attaque et je l’évitai facilement en jetant un Rictusempra. Mais Lestrange, pleine de haine, car tout ça durait trop longtemps à son goût, lança un sort que je ne pus entendre ni même prévoir et ça me projeta contre la paroi et cela plusieurs fois comme si c’était un sort à répétition, d’où mes hématomes. A la fin, j’étais épuisée et j’avais de la peine à réfléchir sur ce que je ferai. Lestrange, se croyant victorieuse, me désarma et elle commençait à se pencher vers moi :
« Tu vois, tu ne faisais pas le poids. Ca ne sert plus à rien de résister maintenant. »
Mais à cet instant, je crois qu’elle eut la plus grande surprise de sa vie. J’avais réuni toutes mes forces et dans un ultime acte de désespoir, j’ai utilisé un de mes pouvoirs que j’ai pourtant du mal à maîtriser : mon pouvoir de voyager dans le temps. Ainsi, me retrouvant deux heures en arrière, avant l’attaque des Mangemorts, j’ai pu m’enfuir en transplanant, épuisée, dans le bureau de Dumbledore qui heureusement, se trouvant là, me transporta d’urgence à l’infirmerie. Le lendemain matin était le jour de Noël. Voilà, tu sais tout, tu es content ? »
Harry n’arrivait pas à trouver les mots tant ce récit l’avait bouleversé. Que sa petite amie, celle qu’il chérissait le plus au monde, ait combattue seule plusieurs Mangemorts et avait risqué de mourir, le rendait fou : il avait risqué de ne plus jamais la revoir et tout cela pour le protéger lui contre cette éternelle menace que représentait Voldemort. Il ne voulait plus qu’elle risque sa vie pour lui, ça le rendait trop malheureux de la voir souffrir, toujours à cause lui. Il s’imaginait le combat et il se rendit compte avec horreur des risques qu’elle avait pris, seulement pour glaner quelques informations. Il avait l’impression que sa tête allait exploser, tant il souffrait pour elle : jamais il n’avait imaginé qu’une telle chose pourrait se produire : il était abasourdi et n’arrivait pas à se remettre de son choc. Il se sentait rempli de vengeance contre ces Mangemorts et surtout contre Lestrange qui déjà, lui avait fait perdre, pas directement bien sûr, mais perdre quand même son parrain qu’il aimait tant. Arwen, bien entendu, sentit tous ces sentiments et ces pensées vengeresses. Alors elle enlaça Harry et essaya de le calmer. Elle lui transmit par télépathie, des sentiments d’amour, de tendresse et de pardon. Mais Harry, n’arrivait pas à approuver tout ce qu’Arwen lui transmettait et pour la première fois, rejeta ces pensées. Avec des larmes de souffrance et d’autres de vengeance dans les yeux, il monta dans son dortoir. Arwen comprit alors que sa plus grande faute était de s’être éloignée d’Harry et que c’est près de lui qu’il faudrait qu’elle reste, car son amour pour elle se transformerait vite en vengeance et en haine contre Voldemort et ses Mangemorts et bien sûr, il ne le fallait surtout pas car ça détruirait Harry et par conséquent le monde. Elle se promit de rester près de lui, même si ses dons étaient requis à l’extérieur. Ayant pris cette bonne résolution, elle monta à son tour se coucher, tout en souriant quand même en repensant à la tête qu’avait du faire la Mangemort quand elle avait soudain disparu. Elle pensa que cette dernière, au contraire d’elle, n’avait pas du passer un bon Noël.
Les vacances de Noël passèrent à une vitesse surprenante. Arwen et Harry étaient toujours ensemble et s’amusaient beaucoup avec Ron et Hermione, même si cette dernière leur reprochait de ne pas assez travailler, appuyée de temps à autre par Arwen. Il semblait à Arwen qu’Harry ne pensait plus à sa bataille contre les Mangemorts et au danger qu’elle avait encouru mais elle savait qu’un jour ou l’autre, la fureur de son petit ami éclaterait au grand jour : pour l’instant il la laissait dormir. Les cours reprirent avec toute la nostalgie qu’on éprouve après les fêtes. Il semblait que les professeurs étaient soucieux et agissaient avec plus d’inquiétude mais quand Harry, Ron et Hermione demandèrent à Arwen si elle savait quelque chose puisqu’elle faisait partie de l’Ordre, elle leur répondit tout simplement qu’elle ne savait rien, qu’ils ne lui avaient rien dit et qu’elle aussi effectivement avait remarqué leur comportement étrange. Un professeur, lors d’un cours, les éclaira pourtant sur la situation : ce fut en DCFM avec Crewfinks. Comme à chaque cours, aucun bruit ne se faisait entendre dans la classe et une tension se faisait sentir parmi les élèves qui s’affrontaient du regard. Pourtant Malefoy eut un vague sourire en croisant le regard d’Arwen qui le lui rendit sans qu’Harry ne le remarque.
« Alors pour cette rentrée, je vous ai concocté quelque chose de spécial que vous apprécierez sûrement. »
Des regards intrigués se promenèrent de part et d’autre.
« On va se rendre à nouveau dans la salle adjacente, comme lors du premier cours mais cette fois-ci, on va s’y rendre tous ensemble. Allez, venez, vous n’allez pas vous faire tuer quand même ! »
Alors tous les élèves se levèrent et même si quelques-uns hésitèrent, tous les Serpentard et tous les Gryffondor passèrent dans la salle adjacente. Ils découvrirent avec une certaine surprise un espace de duel.
« Eh oui, c’est bien ce que vous pensez. Vous allez deux par deux et chacun votre tour, faire un duel devant tout le monde. Aucun point n’est à remporter, seulement la victoire. Pour bien motiver les troupes, ce sera à chaque fois un Gryffondor contre un Serpentard et c’est bien sûr moi qui désignerai les adversaires et arbitrerai le duel. »
Un mouvement d’inquiétude passa parmi les élèves et Harry sentit qu’il se battrait contre Malefoy, à son habitude : il sentait l’adrénaline monter en lui, même s’il n’avait pas très envie de le faire. Tous étaient inquiets sauf bien sûr Arwen, qui semblait partie ailleurs, comme si la situation ne l’intéressait pas le moins du monde.
« Mais professeur, y aurait-il une raison pour que vous nous fassiez faire des duels tout d’un coup ?s’inquiéta Seamus.
-Monsieur Finnigan, je pense que vous êtes quand même au courant de la situation, ayant un parent sorcier et faisant votre scolarité dans le plus grand collège de sorcellerie du monde, non ?se moqua-t-il. »
Seamus rougit à ce moment-là et ne répondit rien. Harry, même s’il était à chaque cours furieux de la manière dont Crewfinks s’adressait à eux, ne répondait rien mais savait que le professeur était ainsi à cause d’Arwen et de sa collaboration avec Dumbledore.
« Bon, cette question étant réglée, je vais vous répartir par groupes de deux et vous pourrez vous entraînez mais bien sûr aucun des sorts impardonnables n’est admis, sinon vous risqueriez quand même une exclusion de l’école. Bon, alors : Granger avec Foster, Potter avec Malefoy, Weasley avec Zabini, Longdubat avec Bulstrode, Finnigan avec Crabbe, Thomas avec Goyle… »
Et il continua ainsi jusqu’à avoir fait tout le monde mais Harry remarqua avec surprise qu’il n’avait rien dit d’Arwen : il espéra qu’elle n’aurait pas à faire de duel puisque c’était un compte impair. Mais Crewfinks regarda méchamment Arwen, qui sut aussitôt ce qu’il allait lui dire. Elle regarda Harry avec angoisse et il comprit alors ce que ça voulait dire :
« Et Phileas, vous me ferez l’honneur de faire un duel avec moi, dit-il ironiquement. »
Beaucoup dont Hermione et Ron devinrent pâles à cette phrase et appréhendèrent pour leur amie ce qui allait lui arriver. Quant à Harry, il était rouge de colère : il pensait qu’il en avait fini de ridiculiser sa petite amie mais apparemment il était rancunier.
Tout le monde se mit en place et Harry se décida à passer sa colère sur Malefoy. Mais celui-ci ne semblait pas de cet avis et semblait aussi compatir à la situation d’Arwen.
« Ecoute Potter, même si tu crois que je vous déteste, je compatis pour Arwen et je l’admire beaucoup.
-C’est ça ! A d’autres, Malefoy, tu espères me faire croire ça pour que je ne sois pas dur avec toi, que je t’épargne mais ne compte pas là-dessus.
-Il ne faut pas exagérer quand même Potter. Je ne suis pas une mauviette et je compte me battre mais je voulais juste te dire ça, pour te montrer que je ne suis pas si mauvais que tu peux le croire.
-Très bien, si tu as fini avec ton discours, on pourrait peut-être commencer, on est un peu en retard, dit Harry ironiquement.
-Mais avec plaisir. »
Ils se mirent en position et commencèrent à se lancer des sorts mais peut-être avec moins de méchanceté et de hargne que d’habitude. Chacun surveillait du coin de l’œil ou de l’esprit, ce qu’il se passait du côté du duel avec Crewfinks.
« Alors, Miss Phileas, prête à commencer et à vous faire ridiculiser ?
-Je ne tiens pas à faire ce duel mais malheureusement vous m’y obligez, dit Arwen calmement.
-Mais c’est pour apprendre à vous protéger que je fais ça, uniquement.
-Ecoutez, sans vous offenser, je ne vous crois pas du tout et vous souhaitez simplement assouvir une vengeance personnelle. Je suis désolée mais vous n’êtes pas tout puissant ici, c’est Dumbledore qui l’est et il décide de ce qui mieux pour Harry, il sait s’il a besoin de recevoir des cours personnels ou non.
-Oui et vous l’encouragez dans votre sens.
-Désolée mais je ne l’influence pas du tout. Je lui dis ce qu’il en est et c’est ensuite à lui de décider mais si vous avez un problème, allez lui en parler, je vous en prie. »
Arwen eut la forte impression à ce moment qu’il allait exploser de rage mais il se reprit rapidement et eut un vague sourire : elle sut immédiatement qu’il voulait lui faire payer dans le duel. Elle ne fut pas très rassurée mais essaya de se calmer en pensant qu’elle était la plus forte, enfin elle l’espérait. Crewfinks salua, Arwen fit la même chose, même si elle n’en avait pas très envie.
« Impedimenta ! »
Arwen l’évita facilement.
« Expelliarmus !
-Protego ! Silencio !
-Rictusempra ! »
Au bout d’un certain moment, Crewfinks commença à s’énerver car les sorts se multipliaient et chacun les évitaient soigneusement. Il regarda autour de lui et vit beaucoup d’élèves malmenés par leurs adversaires, des Gryffondor comme des Serpentard : d’autres se contentaient de regarder les autres duels car une heure et demie s’était écoulée et de nombreux élèves étaient lassés de se battre comme étonnamment Malefoy et Harry qui regardaient depuis un bon moment le duel Arwen-Crewfinks. Les sorts les plus variés affluaient dans ce dernier duel et beaucoup en apprirent en les regardant. Mais au bout des deux heures de cours, Crewfinks était en nage et Arwen, qui n’avait pourtant pas la moindre goutte de sueur, semblait prête à s’évanouir d’épuisement mais aucun ne voulait lâcher prise. Seul le pouvoir de la sonnerie les interrompit : Harry se dirigea vers Arwen, la prit par le bras et Crewfinks ne dit rien, il n’en pouvait plus lui-même. En quittant la salle de classe avec tous les autres élèves, Arwen n’y tint plus et s’évanouit dans les bras d’Harry qui l’emmena aussitôt à l’infirmerie accompagné de Ron et d’Hermione. Malefoy, même s’il n’était pas trop sûr de lui, les suivit car il était inquiet pour la seule personne qui ne l’eut jamais compris.
Quand ils entrèrent dans l’infirmerie, Mrs Pomfresh se précipita sur eux en demandant ce qu’il s’était passé. Quand Harry lui raconta brièvement ce qu’il s’était passé, elle eut un regard désapprobateur sans toutefois rien dire.
« Bon, ça ne servira à rien que vous restiez là. Je vais lui donner une potion revigorante et elle se reposera un peu, ne vous inquiétez pas, Mr Potter, ça ira, c’est juste de la fatigue accumulée. »
En sortant, tout déçu de l’infirmerie, le trio vit Malefoy contre le mur, comme s’il attendait.
« Qu’est-ce que tu fais là Malefoy, tu n’en as pas eu assez de te battre tout à l’heure, tu veux recommencer peut-être ?lui dit Harry, énervé de ce qui arrivait encore à sa petite amie.
-Non, pas du tout Potter, je voulais seulement prendre des nouvelles d’Arwen. »
Harry regarda surpris ses deux amis tout aussi étonnés que lui.
« C’est gentil de ta part, merci. Mrs Pomfresh dit que ce n’est rien, juste de la fatigue, lui dit Harry en essayant d’être aimable.
-D’accord, tant mieux. Bon, il faut que j’y aille.
-Attends un peu Malefoy, pourquoi tu t’inquiètes subitement pour elle ? En plus, tu ne t’intéressais pas vraiment à notre duel tout à l’heure. Alors peux-tu nous expliquer ce subit changement de comportement ?
-Disons que je ne suis pas aussi mauvais que vous pouvez le penser et que moi aussi j’ai tendance de temps en temps à m’inquiéter. Je suis sûr qu’elle vous racontera mais disons simplement qu’Arwen a réussi à me comprendre mieux que quiconque. Salut ! »
Le trio resta interloqué devant un changement aussi radical.
« Je crois qu’il faudra effectivement qu’Arwen nous explique ça quand elle se réveillera car je suis assez curieuse de savoir ce qu’il s’est passé entre eux, dit Hermione.
-Oui moi aussi Hermy, j’espère qu’il ne lui a rien dit de grave, sinon il aura affaire à moi.
-Mais voyons Harry, il n’aurait pas eu ce comportement et en plus, Arwen serait venue t’en parler, je pense, non ?
-Je crois Ron que tu ne connais pas encore assez Malefoy. Il nous en a fait voir de toutes les couleurs depuis plus de cinq ans et tu crois qu’il changerait subitement, comme ça !
-Mais Harry, dis-toi que tout le monde peut changer, il est possible…
-Tu t’y mets aussi Hermione ! Je rêve là ! Ca se voit que vous ne tenez pas à Arwen autant que moi ! Désolé mais il faudra plus que des paroles pour me prouver sa bonne foi ! Peut-être essaie-t-il tout simplement de l’attirer dans les filets de Voldemort, vous n’y avez pas pensé évidemment ! »
Harry partit seul dehors, inquiet de ce qu’il allait arriver et se rendit compte une fois de plus, à quel point il ne pouvait se passer d’Arwen : sa seule présence suffisait toujours à l’apaiser et son amour pour elle était si grand qu’il aurait déplacé des montagnes pour elle : il se sacrifierait même pour elle. Il se moquait de la prophétie et de ce qu’elle signifiait pour son avenir : tout ce qu’il savait, c’est qu’il n’hésiterait pas à se sacrifier même si l’avenir du monde dépendait de lui : il l’aimait et seul cet amour était important à ses yeux. Il ne pourrait jamais vivre sans elle, il préférerait mourir.
Une heure plus tard, après avoir bien réfléchi à la situation sur Malefoy, il rentra dans la tour de Gryffondor en espérant y trouver sa chère Arwen. Mais elle n’y était pas : alors il se décida à aller à l’infirmerie mais Ron l’arrêta juste avant qu’il ne sorte.
« Ecoute Harry, on est désolé pour tout à l’heure.
-Ce n’est pas grave Ron, on verra ce qu’en dit Arwen, c’est tout. Où est Hermione ?
-Avec elle, à l’infirmerie justement. Elle ne s’est pas encore réveillée mais selon Mrs Pomfresh, ça ne devrait pas tarder. Mais on est de tout cœur avec toi Harry, quoiqu’il advienne.
-Merci Ron, c’est gentil. On y va ? »
Ils s’apprêtaient tous deux à sortir quand Hermione entra en compagnie d’Arwen. Harry, heureux, l’enlaça tendrement et l’embrassa.
« Alors comme ça, on n’était pas à mon chevet, très cher ?dit-elle en plaisantant.
-Excuse-moi ma chérie, j’avais besoin de réfléchir.
-Ne fais pas cette tête toute penaude, tes excuses sont acceptées, je sais que tu as des doutes sur Malefoy mais sache que… »
Une personne entra dans la salle commune et les interrompit : c’était le professeur McGonagall.
« Bonjour tous les quatre, j’ai su que vous vous étiez réveillée Miss Phileas, nous étions un peu inquiets. Pouvez-vous tous me suivre dans le bureau du professeur Dumbledore, il aimerait vous parler. »
Ils échangèrent tous les quatre, des regards intrigués mais suivirent la directrice-adjointe sans discuter.
Peu après, ils arrivèrent dans le majestueux bureau du directeur qui les attendait patiemment, assis dans son fauteuil.
« Merci à vous quatre de vous être déplacé aussi rapidement. Voilà, j’ai appris ce qu’il s’est passé dans le cours du professeur Crewfinks et j’aimerais, avant de l’entretenir lui-même, connaître votre histoire, votre version des faits, si vous préférez.
-Mais professeur Dumbledore, on n’a rien fait de mal pourtant !s’étonna Harry.
-Non, je sais, mais il y a certaines choses qui n’auraient pas du être commises, je pense qu’Arwen en est la preuve vivante, n’est ce pas ?
-C’est vrai, pardon professeur.
-Bon, alors allons-y. Vas-y, Harry, commence. »
Et Harry raconta comment Crewfinks avait décidé de leur faire faire un duel et avait réparti les équipes. Dumbledore ne l’interrompit pas une seule fois mais il fronça les sourcils quand Harry dit que le professeur avait décidé de faire un duel avec Arwen.
« Arwen, continue s’il te plaît, car je vois qu’Harry va commencer à avoir des lacunes à partir de maintenant. »
Alors d’une voix hésitante, Arwen se mit à son tour, à narrer son duel et la discussion qui avait eu lieu entre eux sans omettre aucun détail ni dans les paroles ni dans les sorts jetés. Quand elle finit, Dumbledore avait l’air soucieux et très ennuyé. Il fixait intensément Arwen comme s’il voulait la juger : Arwen avait baissé les yeux car elle était trop gênée par cette observation assidue. Le directeur sembla s’en apercevoir et reprit la parole en cessant de la regarder.
« Bon, voilà, j’ai pris une décision qui j’espère ne vous contrariera pas de trop. Il est inutile que j’entende la version du professeur Crewfinks, je vous fais assez confiance et je ne doute nullement de vos propos. Ce professeur a abusé de ces droits envers vous, en tant qu’élèves et il a mis en danger l’un d’entre vous, ce qui est très grave. »
A ce moment, Harry communiqua la pensée à Arwen qu’il le renverrait sûrement, d’après ce qu’il avait fait : Harry en était très content mais Arwen lui dit en pensée quand même que c’était assez bizarre et qu’il fallait mieux attendre la fin de ses paroles.
« Mais je ne peux malheureusement le renvoyer car trouver un professeur en cours d’année est impossible. Et il n’y a pas de mais Harry, voyant qu’il allait intervenir. Il est très compétent, il a combattu, quoique vous disiez, de nombreuses créatures et de nombreux Mangemorts. Mais il va y avoir quand même un changement. Désormais Arwen, tu seras professeur-adjointe dans le cours de Défense contre les forces du mal. Tu feras le cours en alternance avec le professeur Crewfinks mais tu ne jouiras de ce poste privilégié que pour ce cours : dans les autres, tu redeviendras élève. Et… »
Dumbledore s’interrompit en remarquant, d’abord l’expression abasourdie d’Harry, Ron et Hermione mais surtout la mine désespérée d’Arwen qui semblait sur le point de s’effondrer plus mentalement que physiquement. Elle n’en revenait pas. Elle n’aurait jamais prévu une telle décision. Enseigner avec Crewfinks mais il allait la détester encore plus et c’est ce dont elle n’avait vraiment pas besoin.
« Ecoute Arwen, je sais. Tu vas me dire probablement qu’il va te détester encore plus qu’il ne le fait déjà mais ne t’inquiète pas, je vais essayer de le raisonner et il ne te causera plus d’ennuis, je te le promets. Et s’il y a un quelconque problème entre vous, tu viens me voir. Tu dois te demander pourquoi je t’ai choisi, n’est ce pas ? Je t’ai choisi parce que tu es aussi compétente que lui, tout simplement, tu as énormément de connaissances et les élèves apprendront en ayant quelques cours avec toi car ils se sentiront rassurés. Je te verserai un petit salaire pour ta contribution mais bien sûr, tu feras ce que tu pourras.
-Mais professeur, dit-elle faiblement, vous me donnez déjà tout ce dont j’ai besoin !
-Eh bien, disons, que ce sera de l’argent de poche, dit le directeur en souriant. Fais un essai et on verra ce que ça donnera, d’accord ?ajouta-t-il devant l’air contrarié d’Arwen.
-D’accord professeur, si vous le souhaitez, soupira Arwen.
-Très bien, cette question étant réglée, vous pouvez partir. »
Après être sorti du bureau, Harry apostropha Arwen :
« Pourquoi m’as-tu empêché d’intervenir ? J’aurais pu le convaincre de ne pas te laisser le faire ! Dis-moi pourquoi !
-Il ne t’aurait pas écouté. La seule qu’il voulait entendre, c’était moi et personne d’autre. Et puis, de toute façon, je lisais dans ses yeux de la détermination et quand il est comme ça, il ne revient pas sur sa décision, crois-moi !
-Mais c’est ta vie, pourtant, tu en fais ce que tu veux !s’indigna Harry.
-Oui Harry mais je sens qu’il a quelque chose en tête. J’essayerai de faire de mon mieux, c’est tout, même si j’appréhende de le revoir.
-En tout cas, félicitations, car tu dois avoir de sacrés compétences pour qu’à ton âge, il te confie un tel poste.
-Oui, ça s’est sûr, bravo !
-Merci Hermione, merci Ron. Je suis un peu fatiguée, je vais aller me coucher.
-Je viens aussi Arwen. Bonsoir les garçons. »
Arwen comme Hermione firent un petit baiser à leur petit ami pendant que ceux-ci montaient à leur tour, éreintés : même Harry n’avait plus la force de penser à quoique ce soit, même à Malefoy, qui semblait à des kilomètres maintenant.
Mais Harry comme Arwen passèrent une très mauvaise nuit. Arwen n’arrivait pas à s’endormir malgré son intense fatigue tellement elle appréhendait la réaction de Crewfinks, ses conséquences sur elle-même et elle songea avec une angoisse folle qu’il faudrait qu’elle prépare des cours : elle, préparer des cours ! Ca relevait de l’inimaginable pour elle. Elle s’endormit quand même au bout de plusieurs heures. Harry eut aussi beaucoup de mal à s’endormir : il appréhendait lui aussi les répercutions de cette affaire. Pourtant il finit par s’enfoncer dans le sommeil en même temps qu’Arwen et étrangement ils firent le même rêve. Chacun d’eux, dans son rêve, se trouvait dans une immense pièce : Harry la reconnut comme une salle qu’il avait traversé au Département des Mystères l’an passé mais Arwen elle, ne sut pas où elle se trouvait. Il y avait plusieurs portes mais chacune d’elles était fermée. La salle était complètement vide : mais pourtant chacun d’eux sentait comme une présence dans la pièce et même si aucun objet ne s’y trouvait, l’impression était telle qu’on croyait qu’elle était remplie d’objets. Une des portes closes, celle qui était la plus petite de toutes, dégageait une étrange lueur. Ce qui était étrange était qu’elle attirait Harry comme un aimant : il voulait à tout prix voir ce qui se trouvait à l’intérieur mais impossible, il avait beau s’acharner à essayer de l’ouvrir, rien n’y parvenait. Quant à Arwen, de son côté, c’était le contraire, elle était dégoûtée de cette porte et voulait absolument éviter de voir son contenu : elle voulait sortir de cette salle mais toutes les portes étant fermées, c’était impossible. Tous deux se réveillèrent, chacun de son côté, en sueur, l’un de la peur causée par la porte et son contenu et l’autre par la fatigue éprouvée en voulant l’ouvrir.
Le lendemain matin, chacun de nos deux amoureux ne savait pas s’il devait parler de son rêve ou non à l’autre. Mais la télépathie arrangea tout et quand ils se dirent bonjour, ils s’aperçurent bien vite de ce qui se passait.
« Excuse-moi, j’aurai du t’en parler : ça me tracasse c’est tout, commença Arwen.
-Non, ne t’excuse pas, c’est à moi de m’excuser : j’aurais du commencer le premier, continua Harry dépité.
-Arrêtons car je crois qu’on ne va plus en finir, dit Arwen avec un petit sourire. Disons-nous bonjour encore une fois et n’en parlons plus. »
Ils s’embrassèrent alors langoureusement, étant seuls dans la salle commune puisqu’il était très tôt.
« Tu ne crois pas qu’on devrait en parler à Dumbledore. C’est la deuxième fois dans un rêve que je me retrouve au Département des Mystères.
-Comment ça, la deuxième fois ?
-Tu ne le savais pas ? Excuse-moi, je croyais que tu le savais vu que tu avais vu ce rêve quand on s’est rencontré la première fois.
-J’avais vu celui de l’attaque devant la maison de ton oncle et de ta tante mais non l’autre. Qu’est-ce qui s’était passé ?
-Rien de bien passionnant. J’étais devant une porte et j’attendais quelque chose sans savoir quoi. Mais ces rêves veulent dire quelque chose, c’est certain. Pour avoir amplifié comme ça en plus. Et le fait qu’on l’ait partagé montre que c’est important. J’avais tellement envie d’ouvrir cette porte que…
-Quoi ?! Tu voulais l’ouvrir ! Moi, au contraire, j’étais révulsée à son aspect et à ce qu’elle contenait.
-C’est bizarre de ne pas avoir ressenti la même chose. Ecoute, je pense que la meilleure solution est que Dumbledore…
-Bonjour tout le monde, l’interrompit Hermione. Oh, pardon Harry ! Je t’ai interrompu, je ne voulais pas.
-Ce n’est pas grave Hermione, tu pourras peut-être nous aider.
-Non, Harry, je ne veux pas que tu racontes cela à qui que ce soit, tu as compris ?dit Arwen avec une note d’angoisse dans la voix.
-Mais pourquoi ma chérie, on pourrait peut-être savoir d’où ça vient, si c’est Voldemort qui nous envoie ce rêve ou non et…
-Ce n’est pas Voldemort !dit Arwen mais aussitôt elle plaqua la main sur sa bouche.
-Comment sais-tu que ce n’est pas lui ? Tu me caches quelque chose ?questionna Harry très surpris.
-Ecoute, je n’aurai pas du dire ça. Mais ne cherche pas plus loin, je t’en supplie Harry, lui dit-elle, les yeux suppliants et embués de larmes.
-Désolé, j’ai le droit de savoir ce que ce rêve signifie car moi aussi, je l’ai vécu. »
A ces mots dits assez froidement, Arwen sortit de la salle commune bouleversée.
« Mais Harry, dis-moi, que se passe-t-il ?interrogea Hermione assez troublée.
-J’aimerai bien le savoir Hermy. Mais je me demande pourquoi Arwen ne veut rien dire alors qu’elle m’avait juré de tout me révéler.
-Vas voir Dumbledore et raconte-lui, il en sait peut-être plus qu’il ne veut bien le dire.
-D’accord, tu as raison. Mais avant tout, je vais te raconter ce qu’il s’est passé. »
Harry lui raconta tout dans les moindres détails, en incluant son rêve fait à Privet Drive durant l’été et les émotions d’Arwen contraires aux siennes dans son rêve. Hermione ne sut elle non plus quoi en penser mais lui promit d’aller voir ce qu’elle pourrait trouver à ce sujet à la bibliothèque. Il lui demanda de raconter tout cela à Ron dès qu’il se lèverait. Il alla trouver le professeur Dumbledore dans son bureau en espérant sincèrement que pour une fois, il lui apporterait des réponses.
Quand il frappa à la porte du bureau du directeur, Harry put entrer aussitôt comme si Dumbledore sentait que quelque chose n’allait pas.
« Excusez-moi de vous déranger professeur mais j’aimerai vous parler.
-Je t’en prie Harry, dis-moi quel est ton problème.
-Eh bien voilà, cette nuit, Arwen et moi avons faits le même rêve à peu de choses près et j’aimerai que vous m’éclairiez sur sa signification car c’est la deuxième fois que je le fais, la première fois ayant été durant l’été, la même nuit où j’avais rêvé que je me faisais attaquer par des Mangemorts.
-Très bien Harry, je t’écoute, dit Dumbledore avec douceur et en ne montrant rien de ses pensées. »
Alors Harry raconta tout ce qu’il avait vécu et ressenti comme ce qu’avait ressenti Arwen : il fit le même récit que celui qu’il avait fait à Hermione mais en étant un peu plus détaillé et soucieux des réponses de Dumbledore. Quand il eut fini, Dumbledore ne dit rien, il semblait à Harry qu’il réfléchissait à ce problème mais n’arrivait pas à en trouver la solution. Mais il reprit la parole quand même :
« Et pour quoi Arwen n’est-elle pas avec toi pour me raconter ce rêve ? »
Harry, avec peu d’entrain cette fois-ci, lui dit de quelle façon la jeune fille avait réagi et la contrariété que ça lui inspirait.
« Je vois. Je vais te dire Harry ce que je pense de tout ça en quelques mots : je crois que tu es lié d’une façon particulière au lieu que tu as vu dans le Département des Mystères et un jour tu découvriras ce qu’il y a là-bas qui t’attire tellement mais j’ai peur que ce ne soit dangereux : Arwen qui partage, encore plus que durant l’été, tout ce que tu ressens et penses a intercepté ce rêve et voulant te protéger, elle ne veut pas que tu cèdes à la tentation d’ouvrir cette porte et elle ne veut surtout pas que tu cherches plus loin car elle craint de te perdre. Je pense que c’est la seule explication. En plus, vous étiez traumatisés par ce que je vous avez dis sur Crewfinks et le fait qu’Arwen serait professeur-adjointe, donc vous étiez plus fragiles mais en aucun cas, cela ne vient de Voldemort, ne t’inquiète pas, ce ne sont pas ses manières d’agir.
-Très bien professeur. Mais j’ai pourtant l’impression qu’elle en sait plus long qu’elle ne veut bien le dire.
-Moi aussi Harry, j’ai cette impression mais ne la brusque pas surtout, elle nous dira tout dès qu’elle sera prête mais je crois que ça ne tardera pas alors patience. »
Harry n’insista pas, voyant l’ennui de son professeur qui semblait ne pas en savoir plus que lui malgré la forte impression qu’il avait fait des recherches sur elle. Il quitta son bureau et se dirigea vers la Grande Salle pour prendre son petit déjeuner en espérant y trouver celle qu’il adorait.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:14

Chapitre 12 : Le monde change

Quelques jours passèrent sans qu’Harry et Arwen ne s’adressent la parole. Pourtant Harry essayait de reprendre contact avec elle et lui adressait quelques mots que ce soit oralement ou par télépathie mais rien à faire : pas même Ron et Hermione n’arrivaient à lui faire décrocher un seul mot. Qu’Arwen soit contrariée ennuyait bien évidemment énormément Harry mais ce qui l’inquiétait le plus est qu’en trois jours Arwen semblait avoir perdu dix ou quinze kilos : elle qui était si auparavant si élégante et si mince, elle était maintenant maigre et dans un état maladif. Sa pâleur n’arrangeait rien. Harry ne comprenait pas comment un tel changement avait pu se produire si vite, c’était presque inconcevable d’avoir maigri ainsi naturellement. Il craignait qu’elle n’ait eu recours à un sortilège pour mourir de chagrin. Il semblait que tout Poudlard s’était aperçu de ce changement et Harry eut la surprise de voir Malefoy se faire un sang d’encre car il ne la quittait pas des yeux quand elle était en sa présence et semblait très malheureux. Même les professeurs ne l’interrogeaient plus de peur de la voir s’affaiblir encore plus : et ce qui paraissait le plus étonnant, c’est que même le professeur Rogue ne profitait pas de ses cours pour lui faire des remarques désobligeantes mais il y avait une légère lueur dans ses yeux qui avaient une pointe de tristesse, à ce que remarqua avec étonnement notre trio. Quant à Arwen, elle ne semblait pas se rendre compte qu’elle était l’objet de tous ces regards : elle suivait les cours très studieusement, mangeait et dormait : elle ne faisait plus rien d’autre. Le professeur Dumbledore paraissait aussi très inquiet et il regrettait en son for intérieur de l’avoir nommée professeur-adjointe pour la DCFM si vite. Il hésitait à parler à Harry car il craignait que celui-ci ne pense qu’il ne gérait pas la situation : alors il espéra que tout s’arrangerait car sinon la protection d’Harry était compromise si Arwen ne parvenait pas à remonter la pente. Cependant il se promit d’attendre la fin du week-end et laisser une chance à Harry pour sauver Arwen. Cette chance, Harry comptait la saisir et dès le samedi matin, il se promit de sacrifier son entraînement de Quidditch qu’il avait tous les week-ends et de consacrer les deux jours entiers pour se réconcilier avec sa bien-aimée. Il se leva très tôt le samedi et alla demander à Dobby dans les cuisines de lui donner les gourmandises préférées d’Arwen au petit déjeuner c'est-à-dire des muffins, des brownies, des cookies, le tout accompagné par du lait au goût de fraise ainsi que du jus d’orange très frais. Il récita un sort pour pouvoir monter dans le dortoir des filles et ainsi il put, sans réveiller personne et surtout pas la concernée, la transporter dans la Salle sur Demande où Dobby avait déjà apporté ce qu’il fallait. Harry transforma la salle en une prairie verdoyante agrémentée de quelques arbres pour avoir de l’ombre et de la fraîcheur. Il l’allongea dans un petit canapé naturel mais confortable et lui-même s’assit dans un fauteuil du même genre. Enfin il la réveilla par un tendre baiser. Elle ouvrit tout doucement les yeux et le regarda intensément avec tristesse. Harry, prévoyant une scène hors de son contrôle et entravant ces préparatifs, prit aussitôt la parole :
« Ecoute ma chérie, j’ai essayé vainement les trois derniers jours de m’excuser auprès de toi pour avoir raconter notre rêve à Hermione et à Dumbledore mais il le fallait ! Je sentais que c’était important de le faire. Alors avant de me reprocher quoique ce soit ou de m’ignorer, écoute-moi attentivement. Je t’aime Arwen, d’un amour qui dépasse tout ce que j’aurais pu imaginer : ta présence à mes côtés suffit à me rendre fou de bonheur et d’amour pour toi. Ces derniers jours, je ne vivais plus que comme un fantôme, guettant la moindre de tes paroles qui me consolerait et qui me dirait que tu m’excuses. C’est vrai que de nombreuses personnes m’aiment et m’apprécient comme Ron, Hermione ou même Dumbledore ou Lupin et je le leur rends. Mais toi, tu es ce qui m’est arrivé de mieux dans ma triste vie et je sais que plus rien ne m’arriva de plus beau que toi. Tu le sais, ma vie est vouée à la tristesse et au chagrin à cause de cette maudite prophétie qui tue tant de gens que j’aime : mes parents, Cédric et aussi Sirius. Tu vois, grâce à toi, j’arrive maintenant à faire le deuil de mon parrain : tu m’as fait accepté cet instant et je n’y serais jamais parvenu sans toi, ça je peux te l’affirmer. Tu as toutes les qualités qu’on peut souhaiter trouver dans l’amoureuse parfaite. Tu es mon rayon de soleil et jamais je ne pourrai vivre sans toi, continua Harry les yeux en larmes. Mon cœur serait brisé éternellement si tu venais à mourir ou même à me quitter. J’ai été amoureux de toi dès le premier instant où j’ai posé les yeux sur toi quand tu es apparue si miraculeusement à Privet Drive. Et il faut que je te le dise, jamais je ne pourrai vivre sans toi : j’aimerai qu’un jour, quand on sera sorti de Poudlard, on se marie. Ce serait un pur moment de bonheur et vivre en ta compagnie le reste de mes jours, si on arrive à battre Voldemort, serait une vie merveilleuse et idyllique car tu es celle qui m’étais destiné, tu es mon âme sœur, la moitié sans laquelle il m’est désormais impossible de survivre. »
A la fin de ce long monologue si touchant, Harry qui était en pleurs aux pieds d’Arwen, guettait la moindre parole, la moindre réponse, un quelconque « oui » qui le délivrerait. Au fur et à mesure qu’il parlait, les yeux d’Arwen s’illuminaient lentement comme si elle retrouvait du goût à la vie. Et quand Harry en était arrivé à la proposition de mariage, un étonnement s’était lu sur ce visage devenu si maigre. La réponse qu’Harry attendait si impatiemment, il l’eut plus vite qu’il ne l’attendait :
« Harry, sache que je n’ai pas besoin de tes excuses et que je ne les ai jamais attendues en fait. Tu ne peux pas savoir à quel point ce rêve m’a fait peur mais aujourd’hui, je me rends compte après tout ce que tu viens de dire, que je n’avais aucune raison de tant m’inquiéter. Cet amour, tu me le tends d’une manière si touchante, si amoureuse et sincère qu’il m’est impossible de refuser. Tu sais quand je t’ai offert ce cadeau à Noël l’amour que je te porte : tu es l’amour de ma vie et moi non plus je n’imagine pas vivre sans toi. Même si j’étais destinée à te protéger, je suis tombée amoureuse de toi le premier instant où on s’est vu aussi et cela malgré le fait que je te connaissais par cœur : j’ai pu te connaître réellement et m’apercevoir que tu étais exceptionnel. Tu es aussi le meilleur amoureux qu’on puisse souhaiter et sache mon cher amour, que j’accepte, après t’avoir fait languir, ta proposition de mariage pour quand on sera sortis de Poudlard, finit-elle avec un immense sourire de joie. »
Harry, qui avait eu peur d’abord d’une réponse négative car un peu trop précoce, sauta littéralement de joie à cette réponse si favorable. Il l’embrassa et jamais il ne s’était senti aussi heureux : il pensa aussitôt que c’est le meilleur souvenir qu’il pourrait offrir face aux Détraqueurs. Arwen lui répondit mentalement que pour elle aussi, ce serait son meilleur souvenir. Puis ils se regardèrent en souriant et leur regard était suffisant pour se rendre compte de leur amour exceptionnel.
« Alors, tu veux bien manger ce que je t’ai apporté pour reprendre des forces, mon amour ?
-Oui, mais à une seule condition, mon chéri, sourit-elle malicieusement.
-Et laquelle, puis-je savoir ?s’inquiéta Harry
-Que tu manges avec moi !éclata Arwen de rire. »
Harry rit lui aussi de son inquiétude inutile et ils dégustèrent avec délice ce petit déjeuner plutôt frugal mais qui fut fini entièrement à cause de l’insistance d’Harry pour qu’Arwen mange à n’en plus pouvoir. Ils quittèrent amoureux plus que jamais leur pièce préférée et rejoignirent leur salle commune sous l’œil ébahi de tous.
Bien sûr, la plupart furent heureux du changement d’Arwen qui passa le reste de la journée à se reposer et Harry se promena en montrant à tout Poudlard son nouveau bonheur même s’il ne dévoila à personne, même pas à Ron et à Hermione, la joie qu’il avait d’épouser un jour sa chère Arwen. Le dimanche matin, Arwen descendit avec Harry dans la Grande Salle et elle put montrer à tous, dont à Dumbledore qui fut alors moins inquiet, son rétablissement. Pourtant Harry s’inquiéta d’une chose importante pour le déroulement de la semaine :
« En fait, Arwen, sans te mettre la pression, as-tu réfléchi au cours que tu vas nous donner demain ? Car là, il ne te reste plus beaucoup de temps malheureusement, lui dit Harry
-Je me demandais quand tu poserais la question, sourit Arwen. Eh bien, mon cher Harry, tu verras en temps et en lieu.
-Oui mais on pourrait peut-être t’aider si tu n’as pas beaucoup d’idées, intervint Hermione qui avait entendu et qui était pleine d’espoir à l’idée de faire des recherches pour ça.
-Oh non Hermy, je t’en prie, arrête un moment de penser « études », il n’y a pas que ça dans la vie !s’énerva un peu Ron.
-Je te signale Ronald que nous avons nos ASPICS l’année prochaine et qu’il faut s’y préparer !s’indigna Hermy.
-Bon, arrêtez avant que ça ne dégénère s’il vous plaît !s’exclama Arwen. Je n’ai pas besoin d’aide Hermy tout simplement parce que je sais déjà ce que je vais faire comme cours mais merci de m’avoir proposé, j’apprécie beaucoup. »
Les trois Gryffondor restèrent interloqués à l’idée de savoir qu’Arwen avait déjà planifié son cours et qu’elle ne semblait pas le moins du monde inquiète à l’idée d’être leur professeur.
« Ne faites pas cette tête !rigola Arwen. Vous savez, j’ai eu beaucoup de temps pour réfléchir et j’ai fait mon cours mentalement, c’est tout. J’espère que mon cours vous plaira au moins.
-Attends, j’ai une question toute bête à poser là, dit Ron. Est-ce qu’il faudra qu’on te vouvoie ? »
A cette question, Harry, Hermione et Arwen rirent en chœur.
« Ben quoi ? Pas la peine de se moquer, c’est normal comme question !se contraria Ron.
-En fait, je crois que oui malheureusement, il va falloir.
-Non ? Tu veux rire ?s’étonna Harry. Moi, te vouvoyer ?
-Eh oui, tout élève doit vouvoyer son professeur, très cher, sourit Arwen. Mais ne t’inquiète pas, ça ira tout seul, tu t’y habitueras, ajouta-t-elle avec un sourire malicieux en coin. »
Le reste de la journée se passa tranquillement et contrairement à ce que croyaient ses amis, Arwen appréhenda le lundi matin fatal pour elle où il y aurait ses deux longues heures de cours à donner. Crewfinks devait assister au cours en simple spectateur pour savoir de quoi parlerait son cours et voir comment Arwen se débrouillait. Normalement il ne devait rien dire mais Arwen avait bien peur qu’il ne puisse s’en empêcher si elle faisait une faute quelconque à ses yeux. La nouvelle s’était répandue rapidement et beaucoup se moquaient sous cape de Crewfinks, pensant qu’il n’était pas assez compétent. Les Gryffondor et les Serpentard attendirent donc avec impatience l’heure du cours, les uns pour se moquer et les autres pour leur impatience de voir Arwen à l’œuvre. Avant l’entrée des élèves, Arwen alla dans la salle de cours se préparer et surtout appréhender toute seule. Harry ressentait l’inquiétude de sa petite amie et il s’angoissait lui-même à l’idée que le cours pourrait être catastrophique : que par exemple elle reste sans voix devant eux ou que son sujet ne serait pas assez passionnant pour des sixième année. En résumé, il interceptait toutes les angoisses d’Arwen. Enfin ils entrèrent dans la salle de cours et il vit Arwen apparemment calme, assise au bureau : elle voulait montrer bonne figure mais seul Harry savait ce qu’il en était vraiment : un énorme nœud à l’estomac et une angoisse folle. Il lui dit mentalement :
« Ne t’en fais pas, mon cœur, tout ira bien, je suis avec toi. Fais ton cours et ne t’occupe pas des autres. Fixe-toi sur moi. »
Arwen lui adressa en réponse un petit sourire crispé, étant incapable de lui répondre autrement. Crewfinks enfin entra tranquillement et de mauvaise humeur s’assit au fond, sous le regard de tous. Il adressa un sourire ironique à Arwen :
« Allez-y, vous pouvez commencer votre…cours »dit-il en appuyant sur ce dernier mot ironiquement.
Au lieu de céder à son jeu, ce que craignait Harry, Arwen lui adressa en retour un sourire malicieux et assuré et elle commença :
« Très bien. Comme vous avez dû en être informé, j’assurerai ce cours uniquement et seulement avec vous, en coopération avec le professeur Crewfinks. Durant ce cours que j’assure, des élèves de d’autres maisons peuvent venir donc je suis sûre que le message leur sera transmis. Aucune question au sujet de ma nomination comme professeur-adjointe temporaire ne devra être posée malgré, je suis sûre, votre vive curiosité. Mais si vous avez des questions particulières sur le cours, adressez-vous à moi pendant mon heure de permanence que j’assurerai le vendredi après-midi de cinq à six heures dans un petit bureau de la bibliothèque. Bon, nous allons commencer par un sujet rarement évoqué et qui est pourtant important : le camouflage des Mangemorts et de leurs alliés. Ce sujet est rarement traité à cause de l’ignorance qu’on a de leurs procédés. Mais j’ai personnellement une petite connaissance là-dessus que j’aimerai vous faire partager pour votre protection. Alors… »
Et le cours se déroula très bien, sans aucune question de posée, de la part ni des élèves ni de Crewfinks. Tous les élèves prenaient des notes et appréciaient le ton détendu mais ferme d’Arwen qui était de moins en moins angoissée. Le cours se termina enfin et notre trio, de même que Malefoy, très heureux et très fier d’Arwen, se retinrent pour ne pas applaudir.
« Bon, voilà : comme devoir, vous me donnerez votre impression sur ces camouflages assez divers et vous me direz ce que vous feriez réellement si vous étiez attaqué par un Mangemort camouflé. Merci. »
Tous les élèves sortirent de la classe, agréablement surpris et Arwen fit signe à ses amis de sortir aussi, sachant pertinemment que Crewfinks voudrait lui parler.
Harry, Ron et Hermione attendirent peu de temps à l’extérieur de la salle et ils virent sortir Arwen le sourire aux lèvres.
« Alors ?demanda anxieusement Harry.
-Allons discuter plus loin, si vous voulez bien. »
Ils allèrent dans un couloir isolé et reprirent leur conversation :
« Alors étonnamment, il n’a rien trouvé à redire et il m’a même félicité !dit-elle avec un immense sourire.
-Quoi ?dirent-ils tous les trois en chœur.
-Eh oui ! J’étais loin de m’imaginer qu’il le ferait mais c’est arrivé. C’était comme s’il s’excusait de m’en avoir fait autant voir et qu’il reconnaissait enfin que j’avais quelques connaissances en la matière.
-Eh bien ! Quel retournement de situation !s’étonna Hermione. Tu ne trouves pas ça bizarre comme changement soudain ?
-Bien sûr que si Hermy et c’est pour cela que je me méfie de lui, encore plus qu’avant d’ailleurs mais ça fait plaisir de savoir qu’il ne sera pas toujours à me réprimander pour chaque geste que je ferai ! Bon, il faudrait peut-être y aller, la pause est finie et on a cours de potions, chers amis ! »
Alors, avec une mine renfrognée, ils se dirigèrent tous trois vers la salle de potions devant laquelle tous les élèves étaient déjà alors que Ron allait à la bibliothèque pour faire des recherches. Le cours fut différent cette fois-ci à cause de Rogue. Tous pouvaient remarquer son changement : étonnamment il était moins méchant et il ne fit même pas de remarque à Neville quand celui-ci malencontreusement renversa son chaudron. Mais seule Arwen s’aperçut que c’était à cause d’elle et que son retour à la gaieté semblait avoir provoqué un changement chez Rogue qui la regardait presque toutes les cinq minutes. Son visage était beaucoup moins haineux, ce qui le transformait beaucoup bien évidemment. Harry demandait souvent à Arwen par télépathie ce qu’il pouvait bien se passer chez lui mais elle lui répondait de faire attention à sa potion qui ne devait pas bouillir. Le cours se termina enfin à 12h15 et Arwen se chargea d’amener leurs échantillons sur le bureau de Rogue. Quand elle les déposa sur son bureau après les autres élèves, Rogue la regarda et lui demanda :
« Pourrais-je vous parler quelques minutes Miss Phileas ?
-Bien sûr professeur. »
Tous les élèves sortirent dont Harry et Hermy qui jetèrent un regard intrigué et légèrement affolé à la jeune fille.
« Voilà. J’aimerai que vous veniez demain soir dans mon bureau à 8h. J’aurai quelque chose de très important à vous dire mais à vous seule. Si vous venez, ce dont je ne vous oblige en aucune manière, sachez-le, vous devrez garder ce que je vous dirai pour vous seule et ne le répéter surtout à personne, et surtout pas à vos amis ni même à Potter. Alors, que décidez-vous ?lui demanda-t-il brutalement. »
Arwen fut un peu décontenancée par cette demande et surtout ce ton si sérieux qu’il prenait. Mais elle prit sur elle et répondit malgré sa légère peur de se retrouver seule avec lui le soir.
« D’accord professeur, je viendrai et je vous promets que quoique vous me disiez, je ne le dirai à personne, même pas à Harry. Vous avez ma promesse.
-Très bien, lui répondit-il visiblement soulagé. A demain soir alors. »
Arwen traversa le plus vite possible la salle pour rejoindre ses amis dans la Grande Salle où le déjeuner avait commencé.
Quand Harry vit enfin Arwen arriver, il fut soulagé de ne plus la savoir avec Rogue mais il remarqua quand elle s’assit en face de lui, son extrême pâleur.
« Que te voulait Rogue pour que tu sois si pâle ?dit-il inquiet.
-Oh, pas grand-chose, juste une précision à éclaircir.
-Mais…
-Ecoute Harry, je t’en prie, je ne tiens pas à en parler. Alors laisse tomber. En fait, vous avez un match de Quidditch à préparer je crois pour le week-end prochain ? »
Harry la regarda assez mécontent qu’elle change de sujet et fut prêt à relancer la conversation interrompue mais Ron fut le plus rapide :
« Oui, tout à fait et d’ailleurs j’ai hâte qu’on batte les Poufsouffle car puisqu’on a battu grâce à Harry les Serpentard la dernière fois, il faudrait qu’on gagne celui-là pour avoir toutes nos chances contre Serdaigle. En plus, continua-t-il en avalant une grosse bouchée de pommes de terre, on a pas mal d’avance. Donc j’espère que la coupe sera à nous !
-Eh bien Ron, tu prends ça à coeur, je vois !
-Evidemment Arwen que je prends ça à coeur, je te signale que ce n’est que la deuxième année que je joue dans l’équipe et que l’an passé n’ a pas été une partie de gâteau avec cette saleté d’Ombrage et toutes ces manigances avec l’équipe et…
-Ron, interrompit une fois de plus Arwen, j’étais là, je le sais : non physiquement certes mais spirituellement donc ne te fatigue à me raconter, lui dit-elle en souriant.
-Pardon, j’ai tendance à oublier que tu sais tout de nos aventures. D’ailleurs j’ai toujours du mal à saisir : comment tu as fait et pourquoi tu n’es pas venue plus tôt ? »
Un silence embarrassé s’installa à la plus grande gêne de Ron qui s’aperçut de son erreur de parler de son passé.
« Bon, écoute Ron, ce n’est pas grave. Mais je préfère vous laisser, j’ai mon prochain cours à préparer puisqu’on a une heure de libre avant le cours de Sortilèges. A tout à l’heure. »
Arwen sortit de la salle, après avoir déposé un baiser sur le front de Harry, dont la colère explosa sur Ron dès qu’Arwen eut quitté la Grande Salle.
« Comment as-tu pu Ron lui parler de son passé ? Tu sais pertinemment qu’elle a horreur de ça et qu’à chaque fois, elle s’écarte de nous et se retranche dans sa solitude. Je ne veux surtout pas la perdre ! La prochaine fois que tu fais une bourde pareille, je ne serai pas aussi indulgent, je peux te l’assurer ! dit Harry assez fort et très en colère. De nombreux élèves les regardèrent ainsi que quelques professeurs dont Dumbledore du coin de l’œil. Hermione avait rougi du regard que beaucoup portaient sur eux et semblait aussi mécontente qu’Harry sans pourtant trop le montrer car l’expression d’Harry à cet instant était assez évocatrice : on aurait dit que sa rage allait se transformer en coups de tonnerre et ses yeux jetaient quelques éclairs. Après avoir fait comprendre à Ron par un seul regard qu’il confirmerait ce qu’il venait de dire si cela se reproduisait, il sortit de la salle, laissant Ron écarlate de honte et désespéré d’avoir dit une chose pareille à une de leurs meilleurs amis et surtout à l’amoureuse de celui qu’il considérait comme son frère.
Harry, en sortant de la Grande Salle, n’eut pas très loin à chercher pour trouver Arwen : elle était adossée au mur dans un couloir voisin et semblait en pleine songerie. Elle sentit aussitôt la présence d’Harry et le regarda tristement :
« Ecoute Arwen, je te promets que Ron ne recommencera plus, il a compris maintenant.
-Je m’en doute Harry, surtout avec la scène que tu lui as faite, répondit-elle avec un petit sourire.
-C’est vrai que tu as tout entendu avec ton don, se rappela Harry. Bon, j’y suis peut-être allé un peu fort, d’accord ! Mais j’ai horreur qu’on te fasse de la peine, je t’aime tant.
-Je sais Harry. Mais Ron n’a pas d’excuses à me faire, ce n’est pas de sa faute. Et puis, je sais que je ne devrais pas me contrarier en ce qui concerne mon passé mais c’est plus fort que moi.
-C’est normal, tu dois avoir un passé très difficile, je comprends.
-Mais j’apprécie énormément Harry que tu ne poses pas plus de questions, c’est adorable de ta part, merci beaucoup.
-C’est normal, je veux respecter ce que tu ne veux pas que je sache. »
Arwen lui sourit, rassurée une fois de plus qu’il ne pose aucune question. Alors qu’elle allait parler, ils entendirent un bruit assez étrange, comme si quelqu’un tombait à terre. Ils se précipitèrent tous deux et trouvèrent deux couloirs plus loin une personne étendue à terre et qui semblait mal en point. Harry s’empressa de la retourner pour voir qui c’était et c’était en fait Katie Bell, poursuiveuse à Gryffondor. Elle était inconsciente et avaient des marques de brûlure sur le corps et le visage. Arwen fit apparaître un brancard et ils l’allongèrent dessus pour la transporter à l’infirmerie. Mrs Pomfresh fut assez étonnée de les voir arriver en bon état, apportant quelqu’un d’autre mais elle se tut : seule son expression trahissait ses pensées. Il semblait que l’attaquant n’avait laissé aucune trace et avait disparu mystérieusement. Mrs Pomfresh allongea Katie sur un lit et leur demanda ce qui s’était passé : Arwen et Harry lui dirent donc qu’ils ne savaient pas qui l’avait attaqué et qu’ils n’avaient rien entendu, pas même le son d’une voix qui aurait du normalement prononcer une formule. L’infirmière leur demanda de sortir : elle allait l’examiner et elle leur en dirait plus une heure plus tard. Harry et Arwen sortirent donc de l’infirmerie assez inquiets : ils rencontrèrent, sortant de la Grande Salle, Ron et Hermione.
« Ecoute Arwen, je suis vraiment un imbécile, je n’aurai jamais du te parler de ton passé : excuse-moi, je suis vraiment désolé, dit un Ron tout penaud.
-Ecoute Ron, je ne t’en voulais pas de toute façon, je ne devrais pas le prendre aussi mal mais c’est gentil de t’excuser, j’apprécie beaucoup. Mais ce n’est pas le principal problème !dit avec ennui Arwen.
-Mais vous sortiez de l’infirmerie, non ?remarqua Hermione.
-En effet, Hermy, on va te raconter ce qu’il s’est passé. »
Et Harry raconta en détail tout ce qu’ils avaient vu et entendu. Ron sembla très inquiet et Hermione réfléchissait comme si elle pensait à tout ce qu’elle avait lu ou remarqué d’inhabituel. Enfin Ron s’exclama avec rage :
« C’est Malefoy, j’en suis sûr ! Il veut nous faire perdre la coupe de Quidditch ! Car si on perd le match, les Serpentard ont toutes leurs chances ! Ah ! Je vais le massacrer lui !
-En effet, c’est possible que ce soit Malefoy, il connaît pas mal de choses sur la magie noire, dit Hermione après réflexion.
-Alors, qu’est-ce qu’on attend, allons lui dire ses quatre vérités ! dit Ron.
-Non, interrompit Arwen. Ca m’étonnerait énormément que ce soit lui. C’est vrai que je peux me tromper mais il a changé et il ne ferait pas cela, en tout cas, plus maintenant. »
Ses trois amis la regardèrent avec surprise.
« Nous cacherais-tu encore quelque chose mon Arwen ?suspecta Harry.
-Très bien, vous avez gagné. Je vais tout vous raconter mais pas ici. Allons dans notre salle commune. »
Arrivés là-bas, Arwen leur raconta sa discussion avec Malefoy et son changement soudain. Elle leur avoua lui faire confiance car elle avait senti de l’honnêteté en lui et l’amour surtout envers autrui.
A la fin de ce récit, Harry comme Ron étaient très méfiants :
« Mais comment sincèrement peux-tu lui faire confiance ? Il n’a rien prouvé !s’exclama Harry. Avec tout ce qu’il nous a fait subir dans le passé, un changement aussi soudain est quand même étrange ! Il veut peut-être te piéger pour t’amener à Voldemort, on ne sait jamais. Te rends-tu compte ?s’inquiéta Harry.
-Je suis du même avis qu’Arwen. Il est tout à fait possible que Malefoy ait changé. Ca se voit dans son regard comme dans son comportement. J’ai même remarqué qu’il s’est mis à dos tous les autres Serpentard ! Et puis, tout le monde a le droit de changer même Malefoy, non ? s’exclama Hermione. »
Il y eut un silence assez embarrassé, où deux groupes se faisaient front : les filles contre les garçons. Mais Ron rompit le silence :
« De toute façon, on est bien ennuyé : nous n’avons plus que deux poursuiveuses ! Car il semble d’après les blessures de Katie qu’elle ne sera pas prête dimanche. Comment va-t-on faire ? Il faut trouver quelqu’un ! Car même si ils sont très talentueux, Ginny et Kevin n’y arriveront jamais à deux, surtout que Katie était l’atout majeur.
-Et toi Hermione, tu ne pourrais pas jouer, je crois que tu es assez bonne, non ?proposa Harry.
-Non Harry, j’ai un mal fou à faire des passes directes et je préfère être spectatrice plutôt que membre de l’équipe. »
Alors leurs regards se tournèrent vers Arwen, la seule à n’avoir rien dit.
« Vous êtes fous là ! Je n’y ai jamais joué de ma vie. J’ai seulement regardé ! Et même si je connais les règles par cœur, bien jouer est différent ! Surtout que nous avons à peine une semaine devant nous ! Il faut que vous trouviez quelqu’un d’expérimenté, c’est obligatoire.
-Mais Arwen adorée, la seule solution c’est de voir comment tu te débrouilles sur un balai : ça te fera du bien en plus, tu verras ! En plus, il faut pour trouver quelqu’un mettre des affiches et tout ça demande du temps. Alors toi qui es douée en tout, tu es sûrement douée pour ça ! dit Harry avec entrain.
-Ca dépend, regarde Hermione, elle est douée en tout et pourtant le Quidditch n’est pas son fort !remarqua Arwen.
-Tu peux essayer, ça ne te coûte rien. Et en plus, tu me feras un énorme plaisir : tu veux bien faire ça pour moi au moins !ajouta Harry avec un sourire charmeur. »
Arwen, ne pouvant résister, hocha la tête et Ron comme Harry se sentirent soulagés.
Le lendemain matin se leva et Arwen appréhenda sans rien dire son entretien avec Rogue car elle craignait un tas de reproches du genre de ceux faits habituellement par Crewfinks. Elle écouta à peine les cours de métamorphose et de sortilèges qu’elle connaissait par cœur : Harry se rendait bien compte de son trouble mais même s’il essayait en douce de deviner ses pensées, rien n’y parvenait comme si elle avait le pouvoir de cacher les pensées qu’elle voulait, ce que Harry était incapable de faire. Il devait avoir une leçon particulière avec Flitwick le soir et il se doutait qu’Arwen craignait justement ce même soir mais il n’en connaissait pas la raison. Elle mangea à peine au déjeuner malgré les remarques incessantes d’Harry qui lui demandait de manger pour reprendre des forces. Mais rien ne passa. L’après-midi, Arwen passa son temps à la bibliothèque pendant qu’Harry suivait des cours particuliers avec McGonagall, cours qui le fatiguaient énormément car les professeurs et surtout Rogue d’ailleurs, lui demandaient beaucoup à cause de son destin mais Arwen l’encourageait toujours pendant ses cours, l’incitant à persévérer et quelquefois aussi elle le conseillait et lui donnait des astuces que pas même le professeur n’aurait su trouver. Mais cet après-midi-là, Arwen lui disait à peine deux mots et semblait beaucoup réfléchir mais cela n’avançait pas beaucoup Harry : au contraire, il se débrouilla très mal et McGonagall le lui reprocha assez sévèrement en lui disant qu’il n’était pas assez concentré. Arwen au dîner le fit remarquer à Harry mais pour toute réponse, il lui fit un sourire mécontent. Sans dire un mot, il quitta la Grande Salle pour se rendre à son cours. Hermione et Ron sentant une petite tension se regardèrent silencieusement et Arwen, après avoir vu leur échange de regard, quitta à son tour la table pour se rendre avec angoisse dans les cachots.
Elle frappa d’un petit coup timide à la porte en fer du bureau de Rogue. Elle ne put s’empêcher de tressaillir quand Rogue répondit durement :
« Entrez ! »
Arwen entra timidement, sentant que l’appréhension montait en elle à une vitesse hallucinante : son estomac lui faisait beaucoup mal et elle avait la gorge toute sèche. Elle n’avait qu’une hâte, sortir d’ici le plus vite possible pour rejoindre Harry et s’excuser de son comportement envers lui. Car Arwen, malgré son apparent courage devant Severus Rogue, était en fait morte de peur devant lui : il lui faisait l’effet d’une douche mortellement froide dans le dos et son sourire ironique qu’il avait si souvent sur le visage lui annonçait les pires choses. Pourtant ce soir-là, Arwen fut assez surprise de lui trouver un air assez grave qu’elle ne lui avait jamais vu jusqu’à maintenant, même dans les souvenirs d’Harry. C’était comme s’il se préparait à lui tenir une discussion des plus sérieuses.
« Bonsoir Miss Phileas. Asseyez-vous s’il vous plaît. »
Arwen s’exécuta assez rapidement car de toute façon elle sentait qu’elle n’aurait pas pu rester debout plus longtemps : elle avait senti ses jambes faiblir. Le professeur Rogue s’assit lui-même derrière son bureau et croisa les mains en regardant Arwen fixement :
« Je vous ai demandé de venir ce soir pour m’entretenir avec vous d’un sujet assez délicat et qui me tient à cœur. Savez-vous de quoi je veux parler ?
-Non, pas vraiment professeur. Mais peut-être cela a-t-il un rapport avec Harry, non ? demanda Arwen qui pensa aussitôt à la protection dont elle était chargée.
-Non, rien avec à voir avec Potter. Cela concerne un sujet que vous ne voulez aborder sous aucun prétexte en fait. »
Arwen à cet instant, sentit son estomac se nouer atrocement, pensant aussitôt qu’il avait peut-être découvert la vérité sur elle et son passé. Rogue la regarda avec un petit sourire et continua :
-Oui, je le vois, vous avez compris : j’aimerai parler de votre passé mais surtout de votre famille.
-Ecoutez professeur, je ne…
-Non, ne m’interrompez pas, je vous prie. Je sais que c’est difficile pour vous d’en parler : vous ne pouvez même pas avec votre Potter. Mais il faut que vous compreniez, je dois savoir : je ne peux plus continuer à être dans l’incertitude, ça me ronge à la fin. Donc vous ne ressortirez d’ici seulement quand vous aurez répondu aux questions qui m’angoissent à chaque instant depuis que je vous ai vu la première fois square Grimmaurd. Vous avez compris ? »
Arwen était glacée de terreur et d’appréhension après ce discours. Elle appréhendait les pires choses et elle sentait que cette soirée n’était pas prête de finir. Elle ne voulait en aucun cas lui révéler qui elle était : si elle était obligée de le dire un jour, ce serait Harry qui serait mis au courant en premier et non ce professeur qu’elle craignait et détestait. A cet instant elle vit qu’Harry venait de finir son cours du soir et allait rentrer dans la salle commune : mais il lui par la par télépathie :
« Arwen, tu m’entends, je le sais. Alors écoute-moi : je ne sais pas où tu es, avec qui ni ce que tu fais mais je veux qu’on se réconcilie dès que tu rentres dans la tour de Gryffondor, d’accord ? »
Arwen se sentit soulagée par tout cet amour et malgré la situation dans laquelle elle était, pour toute réponse, elle lui envoya une bouffée d’amour. Elle sentit qu’Harry souriait de contentement et de soulagement puis elle se concentra sur la situation. Tout cela n’avait duré qu’une seconde pour Rogue mais pour Arwen, ça semblait avoir duré une éternité tellement elle était heureuse et soulagée. Mais elle se reprit rapidement devant le professeur qui la regardait bizarrement :
« Très bien professeur Rogue, je vous écoute. J’essayerai de répondre à vos questions puisque vous m’y obligez.
-Alors commençons. J’aimerai savoir tout d’abord si vous connaissez une certaine Emily Fazle ?
-Non, désolée, ce nom ne me dit rien.
-Bon. Et votre mère est-elle vivante ? »
Arwen à cet instant commença à avoir des vertiges : s’il continuait à poser des questions aussi gênantes, ce ne serait pas aussi facile que de répondre à la première question. Pourtant elle répondit en se demandait quelle serait la prochaine.
« Non. Enfin je suppose, je ne l’ai jamais connue.
-Elle vous a abandonné ?demanda Rogue avec insistance : Arwen remarqua quelques gouttes de sueur sur son front.
-Je ne sais pas : je ne l’ai jamais connue c’est tout, répondit-elle assez gênée.
-Mais vous avez été élevée par qui et qui sont vos parents ou tuteurs actuels ? Vous avez encore votre père je suppose ? dit Rogue en se rapprochant d’Arwen.
-Mais pourquoi me posez-vous toutes ces questions ? Vous n’avez aucun droit de me demander des choses pareilles, je n’ai aucun compte à vous rendre sur ma famille !s’énerva Arwen en perdant son sang-froid habituel. »
Rogue fut assez décontenancé sur le changement subit d’Arwen. Il ne s’attendait pas à ce qu’elle réagisse aussi violemment : il sentait son angoisse à sa voix tremblante et sa peur de découvrir la vérité. Il aurait voulu la laisser tranquille mais maintenant qu’il la tenait devant lui, il fallait qu’il sache.
« Très bien. Alors j’aimerai savoir quel est votre mois de naissance ?
-Pardon ?
-Oui, vous avez bien entendu, à quel mois de l’année êtes-vous née ? Si vous le savez bien sûr.
-Au mois de mai. Mais je ne sais pas la date exacte, répondit-elle assez décontenancée par cette question. »
Rogue alors réfléchit intensément : malicieusement Arwen s’introduit dans ses pensées discrètement :
« Mais c’est impossible alors : c’est tout à fait incompatible ! Si cela avait été vrai, elle aurait du naître en janvier, ça ne correspond donc pas ! »
Arwen sortit toujours aussi discrètement de sa tête : elle n’y comprenait rien du tout. Si ça s’arrêtait là, elle voulait bien quitter son bureau mais elle sentait qu’il voulait approfondir les choses et ça, ça ne lui plaisait pas du tout.
« Bon, excusez-moi mais vous avez peut-être fini, professeur ? De toute façon, je ne vous dirai rien de plus, ajouta-t-elle de façon catégorique et en se dirigeant vers la porte.
-Non ! Attendez ! s’exclama-t-il fermement. Je vais vous expliquer. »
Arwen eut du mal à réprimer un « Enfin ! ».
« Asseyez-vous à nouveau. Je dois vous expliquer pour que vous compreniez mieux et que vous puissiez peut-être mieux m’aider. »
Arwen fut assez surprise du fait qu’elle allait connaître des détails sur la vie de Rogue mais elle était très intéressée.
« Mais réitérez-moi votre promesse : rien de ce que je vous dirai dans ce bureau ne devra être dit à Potter ni à aucun de vos amis, d’accord ?demanda-t-il d’une voix menaçante.
-Je vous le promets, vous avez ma parole que tout ce que vous me direz restera entre vous et moi, répondit Arwen sérieusement.
-Très bien. Alors voilà : il y a dix-neuf ans de cela, je suis tombé amoureux d’une jeune fille intelligente et particulièrement belle, aussi belle que vous l’êtes. Elle s’est vite aperçue de mon amour car j’étais trop maladroit pour arriver à le dissimuler. Cela se passait lors de réunions de l’Ordre alors : elle faisait partie du Ministère et elle nous donnait des renseignements. Malgré mon physique peut-être un peu rébarbatif pour certains (Arwen réprima un sourire), elle a fini par m’apprécier et à m’aimer au bout d’un an. Mais un jour, alors que nous étions très proches, elle a disparu mystérieusement et je n’ai jamais su ce qu’elle était devenue malgré d’incessantes recherches. Et j’ai cru en vous voyant la première fois…
-Quoi, qu’avez-vous cru ?
-…j’ai cru que vous pouviez être sa fille et par la même occasion la mienne car les dates correspondaient assez, dit-il en soupirant. Mais votre mois de naissance ne correspond à rien et c’est impossible que vous soyez ma… »
Mais il se tut, ne pouvant continuer, tant il ne pouvait croire qu’il lui avait révélé tant de choses sur lui et ses sentiments. Au lieu de rougir, comme Arwen était en train de le faire, il fit une moue et son visage devint très dur.
Arwen n’en croyait pas ses oreilles : c’était donc pour cela que Rogue avait eu ce comportement envers elle. D’un sens, c’était assez flatteur mais maintenant qu’il savait qui elle n’était pas, Arwen pensa avec ennui qu’il serait beaucoup moins conciliant envers elle.
« Mais bien sûr, reprit Rogue, vous pouvez probablement être sa fille et que vous ne le sachiez pas. »
Arwen sortit de sa rêverie et lui répondit calmement, presque soulagée :
« Non, je suis sûre que je ne suis pas la fille de cette personne. Et cela, reprit-elle en voyant Rogue ouvrir la bouche assez surpris, je ne peux pas vous l’expliquer. Vous avez éclairci le mystère mais je ne vous dirai rien de plus sur moi, je suis navrée. Je vous remercie de m’avoir raconté tout cela, vous n’étiez pas obligé et j’apprécie beaucoup la confiance dont vous avez fait preuve à mon égard. Je vous promets une fois de plus que tout restera entre nous. Veuillez m’excusez mais j’ai cours de bonne heure demain matin. Au revoir. »
Arwen se dirigea vers la porte et Rogue, si surpris de son comportement, ne dit rien : il avait craint qu’elle ne se moque de lui ou qu’elle ait seulement un petit sourire mais il n’en avait rien été. Maintenant, même s’il savait la vérité, il la respecterait énormément à l’avenir. Mais une dernière parole d’Arwen fit énormément de bien à Rogue, le confortant dans son idée qu’il avait dorénavant d’elle :
« Mais même si je n’en parlerai à personne, j’essayerai de vous aider à retrouver ce qu’est devenue cette femme, rien que pour consoler votre âme torturée, ajouta Arwen au seuil de la porte. »
Puis elle sortit après lui avoir souhaité une bonne nuit.
Quand Arwen rentra soulagée de son entretien dans la salle commune, elle trouva Harry qui l’attendait, endormi dans un fauteuil : elle sourit tendrement de cette attention qui la touchait beaucoup et elle posa sur ses lèvres un tendre baiser pour le réveiller. Il sourit à son tour en la voyant en face de lui, toute souriante et heureuse et il décida de ne lui poser aucune question : il lui faisait confiance et il l’aimait et c’était le principal. Ils montèrent main dans la main et se séparèrent pour aller dans leurs dortoirs respectifs, ravis l’un l’autre de s’être réconciliés.
Le reste de la semaine passa très rapidement : le soir, Harry n’avait pas le temps d’entraîner Arwen pour le match à cause de ses cours personnels mais elle s’entraînait toute seule, prétextant préférer la solitude pour un tel entraînement car elle craignait beaucoup de ne pas être à la hauteur. Pour ne gêner personne, elle s’entraînait dans sa salle favorite, la salle sur demande et faisait de réels progrès mais elle pensait qu’elle n’était pas assez bonne quand même. Katie Bell s’était un peu remise de son attaque mais ne savait pas qui l’avait attaqué ni quel sort on avait utilisé : elle savait juste qu’en sortant de la Grande Salle, elle était tombée brutalement en ayant mal partout et avait perdu connaissance. Elle n’avait pas assez de forces pour disputer le match et en était d’ailleurs désespérée. Mais elle avait appris que c’était Arwen qui la remplacerait et comme tout le monde, elle lui faisait confiance pour être à la hauteur. Arwen avait de nouveau donné cours en DCFM et avait réussi brillamment à intéresser ses camarades et même Crewfinks secrètement. Le samedi matin arriva enfin avec toute l’angoisse d’Arwen qui n’avait plus du tout confiance en elle, craignant d’être ridicule. Dumbledore avait eu la générosité, secrètement bien sûr, de lui offrir pour l’occasion un Nimbus 2000 qu’Arwen affectionnait beaucoup d’ailleurs. Arwen se prépara avec angoisse dans les vestiaires et était déjà prête quand le reste de l’équipe arriva : Harry sourit en voyant sa chère petite amie déjà prête, signe évident de forte inquiétude.
« Ne t’inquiète pas, tout va bien se passer ! Je suis sûr que tu es très bonne au Quidditch et d’ailleurs personne n’en doute.
-C’est bien ça qui me fait peur, c’est que tout le monde a confiance en moi sauf moi !
-Arwen, fais de ton mieux, on ne t’en voudra pas, tu sais, intervint Ginny. De toute façon, on n’aurait pas pu trouver un remplaçant si vite : le temps de faire les essais aurait été trop long. Et puis, tout le monde a confiance en toi, donc ça va te donner du courage et de la confiance aussi ! »
Arwen eut un sourire un peu crispé par la crainte et elle resta un peu à l’écart pendant que le reste de l’équipe se préparait. Puis, l’heure sonna d’entrer sur le terrain : Harry essayait de la rassurer mentalement mais sans succès. Il y eut de nombreuses acclamations quand ils entrèrent sur le terrain, surtout à cause de la notoriété de Harry et d’Arwen : les Poufsouffle quant à eux étaient peu acclamés, sauf par leur propre maison bien sûr. Arwen qui s’était entraînée si durement dans la salle sur demande sentit la grande différence avec un vrai terrain de Quidditch où il y avait un public si nombreux : sa peur s’était envolée sitôt qu’elle s’était envolée sur son balai comme si plus aucune peur ne l’habitait. Elle comprenait maintenant ce qu’avait ressenti Harry la première fois qu’il était monté sur un balai : c’était tout simplement merveilleux. Le vent très doux caressait son visage et ses cheveux qu’elle avait coiffés en tresse pour ne pas la gêner ne semblaient attendre qu’une chose, qu’elle les détache. Jamais elle n’avait ressenti cette sensation de liberté : il lui semblait qu’elle pourrait aller là où elle voudrait et que plus personne ne lui dicterait sa conduite. Cela ne dura que quelques secondes mais ce fut un pur moment de joie qu’Harry ressentit aussi avec le plus grand bonheur, voyant que pour une fois, elle semblait heureuse. Tous pouvaient s’apercevoir qu’Arwen ne semblait pas être sur un balai tellement elle était légère : même si son balai était moins puissant que l’Eclair de feu, on avait l’impression qu’elle pouvait aller aussi vite, ne semblant peser qu’une plume. Le public était presque émerveillé par ce talent qui se révélait : mais Lee Jordan, qui commentait pour la dernière année les matches se reprit et annonça les noms des joueurs des deux équipes, ce qui reprit tout le monde.
« Voici l’équipe de Gryffondor composée de tout nouveaux membres ! Tout d’abord nous avons comme poursuiveurs Ginny Weasley, Kevin Racey et Arwen Phileas, comme batteurs, mais seront-ils aussi talentueux que les jumeaux Weasley, quoi professeur, je dis ce que je pense, c’est tout !dit-il après un regard noir de McGonagall. Nous avons Sarah Phelling et Alexandre Fawkes, ensuite nous avons notre attrapeur habituel mais devenu capitaine de l’équipe, j’ai nommé Harry Potter ! Et notre gardien de l’an passé, Ron Weasley ! »
Des acclamations avaient retenti à chaque nom donné, même aux noms des jumeaux et c’était presque la folie dans les tribunes avec toutes les acclamations lancées. Lee continua en annonçant les noms de l’équipe de Poufsouffle :
« Et voici l’équipe de Poufsouffle qui elle aussi a de tout nouveaux membres ! Ce match peut nous surprendre je crois. Nous avons Justin Finch-Fletchey comme gardien, comme batteurs, Zacharias Smith et William Limey, comme poursuiveurs, nous avons le capitaine de l’équipe, Thomas Bradley, Susan Bones et Amy Nigdle et enfin le poursuiveur est Mary Adams !
Mrs Bibine fait réunit les deux capitaines pour lancer le Souaffle ! Et c’est parti ! Ginny a pris le Souaffle juste devant Bones et arrive très rapidement vers les buts des Poufsouffle et elle marque ! Dix points pour Gryffondor ! Et Nigdle a repris le Souaffle mais est contrée par Phileas qui lui prend facilement comme si elle avait fait ça toute sa vie ! C’est incroyable, on dirait qu’elle se déplace beaucoup plus facilement que tous les autres ! Pardon, professeur, je m’égare ! Et Phileas est prête à marquer un but et elle marque ! Vingt à zéro pour Gryffondor ! »
Et Lee continua de commenter alors que les Poufsouffle marquaient à leur tour. Harry, même s’il essayait de surveiller Arwen pour qu’elle ne soit pas blessée, essayait de repérer le Vif d’or mais celui-ci n’apparaissait nulle part. Il savait qu’Adams le surveillait pour pouvoir partir comme lui aussitôt que le Vif serait repéré. Mais il voulut faire son fameux coup à cette jeune fille qui avait peu d’expérience semblait-il dans le domaine : la feinte de Wronski.
« Et…mais oui, il semble que Potter ait repéré le Vif d’or et Adams le suit de très près car elle a un très bon balai, un Nimbus 2001 ! Adams est juste derrière Harry à présent : qui va l’attraper le premier ? Ils arrivent presque jusqu’à terre ! Mais Harry remonte en piqué avec talent alors qu’Adams est prête à s’écraser ! Il a fait la feinte de Wronski, c’est magnifique ! Adams a écorché son bras mais elle repart aussi vite et avec hargne ! Encore un but de marqué par Ginny Weasley ! Nous sommes à quarante à trente en faveur de Gryffondor ! Ce match est plus serré qu’on ne l’aurait cru ! Et c’est Phileas qui a repris le Souaffle mais Bradley essaie de la contrer ! Mais que se passe-t-il ? Ils sont restés tous deux à se regarder et se sont arrêtés en plein vol ! »
A cette phrase, Harry tourna le regard vers Arwen et Bradley et ce qu’il vit le stupéfia : Arwen était rouge de visage et semblait très gênée. Quant à Bradley, il semblait l’admirer, l’aimer à la folie mais aussi bizarrement il semblait vouloir la défier. C’était comme si le temps s’était arrêté pour ces deux joueurs. Arwen sentait son cœur battre à une vitesse folle : elle ne savait pas ce qui lui arrivait. Ses jambes étaient en coton et elle avait un nœud à l’estomac mais étrangement ça ne lui faisait pas mal, justement c’était une sensation très agréable. Bradley la regardait fixement et ne semblait pas pouvoir détacher son regard du sien. Harry fut jaloux aussitôt car il sentait que quelque chose se passait sans qu’il puisse y prendre part : surtout que Bradley était très beau, c’était presque le jeune homme le plus beau de Poudlard : il avait des cheveux blonds ni trop courts ni trop longs, ses yeux bleus éclatants faisaient tomber plus d’une fille et sa carrure était parfaite. Il n’avait aucune petite amie, malgré toutes les filles qu’il avait à ses pieds et avait failli être à Serdaigle pour son intelligence mais le Choixpeau pour sa très grande loyauté, l’avait finalement envoyé à Poufsouffle. Il était très gentil et ne se faisait jamais remarquer par des actions d’éclat : c’était le jeune homme modèle. Mais tout d’un coup Zacharias Smith envoya un Cognard sur Arwen qui le reçut sur son côté gauche. Cet incident débloqua les deux joueurs qui baissèrent la tête de honte en même temps : Arwen avait très mal au côté mais n’en faisait rien voir. Sarah Phelling de vengeance renvoya le Cognard sur Zacharias qui l’évita de justesse. Kevin Racey prit le Souaffle des mains d’Amy Nigdle et se dirigea vers les buts de Poufsouffle. Tout était rentré dans l’ordre mais Harry vit avec horreur que Mary Adams était prête à attraper le Vif d’or, n’ayant pas été la moins du monde dérangée par ce qui s’était passé. Tentant le tout pour le tout, il fonça aussi vite que l’éclair pour essayer d’arriver à la hauteur de Mary : essayant de devenir aussi léger que possible en pensant à Arwen, il put arriver à sa hauteur et attraper le Vif d’or juste à deux doigts de la main d’Adams qui poussa un cri de mécontentement.
« Eh oui, c’est fait, le match est fini : Gryffondor gagne ! Harry vient d’attraper le Vif d’or alors que le score était de quatre-vingt à soixante-dix ! »
Des acclamations retentirent de toutes parts pour Harry qui était très satisfait mais toujours ennuyé pour ce qui venait de se passer. Il regarda autour de lui et vit Arwen qui avait des larmes de joie qui lui coulaient le long des joues. Elle lui murmura mentalement :
« Bravo mon cœur, tu es le meilleur au monde ! »
Harry lui fit un grand sourire, légèrement rassuré. Arwen sentit cette inquiétude et fronça un peu les sourcils, se demandant ce qu’il pouvait avoir.
Heureuse, l’équipe rentra dans les vestiaires et se changea joyeusement.
« Tu vois Arwen, il ne fallait pas en faire un plat !dit Ron joyeusement. Tu as marqué trois buts, c’est très bien pour une toute première fois, tu es très bonne bravo !
-Merci Ron, c’est gentil mais tu sais, tu peux féliciter aussi ta sœur et Alexandre car ils ont été très bons eux aussi !dit-elle en rougissant légèrement. Et je te rappelle que tu t’es beaucoup amélioré aussi ! Tu as arrêté cinq buts quand même !
-Oui c’est vrai Ron, on peut te féliciter aussi !continua Harry alors que les oreilles de Ron trahissait sa joie. On peut tous se féliciter, surtout les nouveaux d’ailleurs ! Donc je suis très fier de vous tous, vous avez été parfaits ! Si on joue comme ça contre les Serdaigle, on est sûr de gagner la coupe de Quidditch ! Allez vous reposer, vous le méritez amplement. »
Tous les joueurs sortirent alors qu’Harry et Arwen restaient ensemble dans les vestiaires : à l’extérieur ils entendirent Hermione féliciter Ron puis partir vers la salle commune, certainement enlacés.
« Arwen, j’aimerai te parler d’une chose qui m’a beaucoup troublé pendant le match. J’espère que tu pourras m’éclairer.
-Pas ici Harry, s’il te plaît, ce n’est pas vraiment l’endroit, on pourrait nous entendre, d’accord Harry chéri ? »
Harry acquiesça et ils partirent main dans la main vers leur salle favorite : mais ils étaient observés par le seul être qui voulait plus que tout qu’ils se séparent.
Mais ils ne furent pas vraiment tranquilles en arrivant à l’intérieur de l’école. Beaucoup de Gryffondor étaient déchaînés et on les acclama de nouveau tous les deux : ils furent séparés rapidement par la foule mais Arwen n’était pas inquiète puisqu’elle suivait tous les faits et gestes mentalement de son amoureux. Quant à Harry, tout cela l’agaçait un peu : il voulait des réponses et non faire la fête même s’il était très heureux d’avoir gagné. Tout les Gryffondor faisaient la fête sauf Hermione qui comme d’habitude étudiait dans son coin, à l’écart du bruit tout en étant quand même dans la fête.
« Alors Hermy, tu arrives à te concentrer ?lui demanda Arwen.
-Tout à fait, j’ai l’habitude maintenant ! Je veux m’avancer pour les ASPICS l’année prochaine car je sais que les profs nous accableront de travail alors, il vaut mieux prendre les devants. Qu’en penses-tu ?
-Je trouve que tu as parfaitement raison ! Tout le monde devrait adopter ton attitude !
-Pourquoi ne le fais-tu pas alors ? Tu sais déjà tout, n’est ce pas ?
-Non, loin de là, si je voulais, il me resterait de nombreuses choses à apprendre mais je pense que je n’ai pas besoin de réviser pour les ASPICS, dit Arwen avec lassitude.
-Bon, au moins, tu sais que tu réussiras, c’est déjà ça !
-Je n’ai pas voulu dire Hermione que je les passerai, ajouta Arwen avec douceur. Tu comprends ce que je veux dire ? »
Hermione alors comprit à l’instant ce que son amie voulait dire. Elle faillit pousser un cri de stupeur et d’effroi mais Arwen lui mit le doigt sur la bouche.
« S’il te plaît, ne dis rien à Harry, je préférerai, d’accord ? Garde ça pour toi jusqu’à ce que ça produise. »
Hermione acquiesça mais une larme lui coula le long de sa joue. Arwen la prit dans ses bras pour qu’Hermione ne voie pas qu’elle avait des larmes dans les yeux elle aussi. Mais elle monta dans son dortoir, à la recherche de calme et de paix. Quant à Hermione, elle était restée dans la même position d’étonnement douloureux et Ron s’approcha d’elle pour lui demander ce qu’elle avait : mais elle lui répondit simplement qu’elle était fatiguée et que le surmenage la mettait quelquefois à fleur de peau. Ils s’embrassèrent langoureusement : Hermy sourit gentiment à son petit ami même si dans son fort intérieur, une cascade de pleurs semblait sur le point de rompre. Harry ne sut rien de tout cela, étant en pleine foule et ne pouvant pas se concentrer assez pour parler par télépathie à sa petite amie : il était encore jaloux de la scène du match mais il savait que ce n’était pas de la faute d’Arwen : par contre il en voulait atrocement à ce joueur de Poufsouffle car il avait peur qu’il ne lui prenne celle qu’il aimait par-dessous tout. Il décida d’aller le lendemain parler à Bradley pour avoir de sérieuses explications. Il pensa à un duel si l’autre résistait dans son amour et Harry se sentait sûr de gagner ayant cet atout en main. Bien sûr, ça ne ferait pas plaisir à Arwen mais au moins, elle se rendrait compte une fois de plus combien il l’aimait. Rassuré par tant de bonnes résolutions, il alla se coucher avec un sourire vengeur sur les lèvres. Arwen sentit cette résolution et décida de tout faire pour l’en empêcher, ce qui ne serait pas en soi une mince affaire.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:14

Chapitre 13 : Un nouvel ami imprévu

La nuit passa en toute tranquillité et Arwen se réveilla assez tard le matin, étant très fatiguée de ce match de Quidditch éprouvant pour elle qui n’avait pas l’habitude. Heureusement, c’était le dimanche donc elle n’avait pas de souci à se faire mais la pensée de son petit ami jaloux la fit se lever en hâte. Après s’être habillée rapidement avec un jean et un gilet assez moulant, elle descendit et vit Hermione en train de discuter avec Ron.
« Bonjour tous les deux ! Vous avez bien dormi ? Avez-vous vu Harry par hasard ? demanda-t-elle aussitôt avec anxiété.
-Il s’est levé tôt. Il m’a dit qu’il avait une chose urgente à faire, répondit Ron tranquillement.
-Pourquoi Arwen, ça ne va pas ? dit Hermione en voyant une appréhension sur le visage de son amie.
-Ecoutez, je n’ai pas le temps de vous expliquer, il faut que j’y aille, j’ai repéré où il est. A tout à l’heure ! »
Elle sortit aussitôt presque en courant.
Pendant qu’Arwen dormait tranquillement, Harry en profitait pour vouloir se venger. Il se leva de bonne heure et partit dans la Grande Salle : il y vit peu d’élèves mais celui qu’il voulait voir faisait justement partie d’entre eux. Harry alla à la table des Poufsouffle directement et se planta devant Bradley :
« Je pourrais te parler un moment seul à seul ?
-Bien sûr, répondit naïvement et sans comprendre Bradley. »
Ils sortirent et Harry l’emmena dans une classe vide.
« Alors voilà : je vais être clair. J’ai remarqué hier pendant le match qu’il se passait quelque chose entre toi et ma petite amie. J’aimerai savoir ce qu’il s’est passé exactement ! dit Harry en ayant du mal à contenir sa jalousie.
-Tu es jaloux j’ai l’impression !répondit-il avec ironie. Tu as peur que je la séduise, c’est ça ?
-Fais attention à ce que tu dis, dit Harry en essayant de se calmer. Ou sinon…
-Ou quoi ?dit avec prudence Bradley, connaissant la force du Gryffondor.
-Très bien, je vais être encore plus clair. Es-tu amoureux d’Arwen, oui ou non ?
-Ca ne te regarde pas !
-Si, je suis son petit ami, donc ça me regarde ! REPONDS !explosa Harry.
-Et si je l’étais, que ferais-tu ? Me tabasser peut-être ?dit Bradley qui commençait à craindre que ça ne tourne mal.
-Non, répondit Harry tranquillement et il continua avec un petit sourire. Si tu es amoureux d’elle et que tu ne veux pas lâcher prise, je te propose un duel ce soir à 22h dans la salle sur demande. Celui qui gagne pourra faire ce qu’il veut.
-Tu plaisantes ?s’étrangla Bradley, sachant combien Harry était bon en duel.
-Pas du tout ! Si tu n’es pas à 22h dans la salle sur demande, c’est que tu abandonnes et que tu ne devras jamais séduire ma petite amie, entendu ? »
Le Poufsouffle n’eut même pas le temps de répondre qu’Harry était sorti de la salle. En chemin vers la salle commune, il rencontra Arwen qui se précipitait vers la salle qu’il venait de quitter.
« Tiens, bonjour ma chérie, comment vas-tu ce matin ? Tu es magnifique !
-Arrête de faire la comédie. Qu’as-tu mijoté dans mon dos ?dit Arwen tout en sachant très bien ce qu’il avait fait.
-Rien du tout, mentit Harry avec un petit sourire charmeur.
-Bon, je te crois. Viens, on va prendre notre petit-déjeuner. »
Arwen le prit par la main et ils allèrent manger mais bien sûr, Arwen avait elle aussi quelque chose en tête. Quand Bradley, assez pâle, entra dans la Grande Salle quelques minutes plus tard, Harry l’ignora. Le Poufsouffle vit Arwen et il sentit son cœur bondir et se ranimer d’amour et d’ardeur en la voyant lui sourire : de plus Arwen lui apparaissait magnifique et sublime : il ne s’était jamais senti ainsi face à une fille et pourtant il avait vu de très belles jeunes filles. Mais elle, elle les dépassait toutes. Harry ne remarqua pas ce changement soudain de comportement de Bradley ni le sourire d’Arwen : il se contentait d’être heureux de savoir qu’il serait débarrassé de son adversaire le soir même.
La journée se passa beaucoup en révisions et non en cajolements. L’année s’avançait comme le leur faisait remarquer Hermione et leurs examens promettaient d’être difficiles. Le soir arriva très vite et tous les quatre étaient en train de dîner quand Arwen commença à mettre son plan à exécution.
« Harry, il faut qu’on passe la soirée ensemble ce soir pour mettre au point une chose très importante et qu’on a délaissée trop longtemps. »
Harry faillit s’étouffer en entendant ce que dit Arwen.
« Quoi ? Ce soir ! Mais on peut le faire demain soir !
-Non désolée Harry mais demain soir, tu as entraînement avec Flitwick ! Et tous les autres soirs, tu seras occupé aussi de toute façon, alors on n’a que ce soir.
-Mais oui Harry, c’est vrai, si Arwen dit que c’est si important, accepte, c’est pour ton bien, renchérit Hermione. »
Harry crut que le ciel allait lui tomber sur la tête. Il devait accepter sinon Arwen aurait des soupçons mais s’il le faisait, il ne pourrait pas être au rendez-vous fixé par lui-même et ça voudrait dire qu’il est un lâche et qu’il lui abandonne Arwen. Ron et Hermione regardèrent Arwen, troublés de sa réaction. Mais Harry pensa qu’il pourrait se libérer à 22h en trouvant une bonne excuse.
« D’accord, si c’est si important, je veux bien. On y va tout de suite ? »
Arwen le regarda avec un sourire en coin : il ne s’en sortirait pas aussi facilement.
« Très bien, si tu veux en finir aussi rapidement. Allons-y ! »
Ils quittèrent la table mais Ron s’exclama :
« Eh ! Ils n’ont même pas pris de dessert, c’est incroyable tu ne trouves pas Mione ? »
Pour toute réponse, Hermione leva les yeux au ciel, se disant que décidément Ron ne changeait pas en grandissant : il était toujours aussi goinfre.
Arwen et Harry s’assirent dans un canapé dans la salle sur demande aménagée avec goût et s’enlacèrent langoureusement. Mais après quelques minutes, Arwen se leva et regarda Harry fixement :
« Bon, passons aux choses sérieuses Harry. Je t’ai dit il y a pas mal de temps déjà que tu avais trois pouvoirs. Tu as maîtrisé presque aussitôt le premier qui est la télépathie mais on va passer au deuxième que tu vas maîtriser beaucoup moins facilement : je parle de la vision à distance, tu te rappelles ?
-Oui, je crois m’en souvenir mais c’est assez vague : je peux voir très loin même en traversant les personnes et tout type d’élément, c’est ça ? dit Harry qui commençait à craindre que ça ne dure plus longtemps que prévu.
-Oui c’est à peu près ça. Ce don est très difficile à maîtriser Harry et il te faudra de nombreuses soirées pour le contrôler complètement car tes émotions entrent en ligne de compte.
-D’accord mais mon autre don alors ? Celui qui fait que je peux devenir animagus ? On le fera quand ?
-Je vois que tu t’impatientes et c’est normal : se transformer en animal est plus divertissant c’est vrai. Mais si tu n’es pas prêt à contrôler ton esprit suffisamment, ton corps ne sera pas préparé à ta transformation et alors là, on court à la catastrophe.
-Tu pourrais me dire au moins en quel animal je serai pour me donner un avant-goût !
-Désolée Harry mais je n’en sais strictement rien ! Ce sera justement à toi de le découvrir et ton esprit t’y aidera. Mais pour l’instant, place à la vision lointaine ! »
Et sur ces paroles, Arwen élimina mentalement de la pièce tout le mobilier sauf le canapé sur lequel était encore assis Harry et une chaise sur laquelle était posée une plume.
« Voilà Harry, tu es prêt à suivre mes instructions ?
-Je ferai tout ce que tu voudras de moi, ma chérie !dit avec malice Harry.
-Harry !s’énerva-t-elle. Je ne plaisante pas et tu n’as pas intérêt non plus à prendre ça à la légère ! C’est très rare comme don et tu as la chance de l’avoir : c’est très difficile et tu devras te concentrer au maximum, oublier tout ce qui t’entoure à part l’objet que tu veux voir, même moi, même tes soucis qui te rongent : tout oublier sauf le but à atteindre ! Tu m’as compris ?
-Oui, d’accord, je vais faire de mon mieux, répondit-il un peu honteux de sa légèreté.
-Très bien, commençons. »
Harry vit alors la chaise et la plume s’éloigner à une vitesse surprenante de lui et bientôt la salle devint gigantesque de profondeur. Il ne voyait même plus les objets.
« Je pense que tu l’auras compris mais tu dois essayer de voir la plume que j’ai approché plus près de toi que la chaise. Comme tu l’avais appris en première année avec le professeur Flitwick avec le « Wingardium Leviosa », une plume est plus facile pour commencer. Alors concentre-toi, ferme les yeux et visualise la plume dans ton esprit. Ca y est ? Bon, alors maintenant essaie mentalement de faire venir la plume à toi comme si tu faisais d’elle un gros plan. Oui, je sais, ça peut paraître facile mais il faut vraiment que tu la voies distinctement et non que tu l’imagines seulement. Concentre-toi maintenant seulement sur elle et non sur ce qui t’entoure. Je vais arrêter de parler et fais ce que je t’ai dit en te concentrant au maximum. »
Harry se concentra énormément, le plus qu’il put et il visualisa la plume à un angle de la salle posée sur un coussin rouge. Il la fit s’approcher mentalement et progressivement jusqu’à ce qu’il en voit même les poils les plus fins. Il était très content de lui : il rouvrit les yeux, certain que sa petite amie allait le féliciter.
« Alors, comment as-tu trouvé que je me suis débrouillé pour une première fois ?dit Harry fier de lui
-Pas mal ! Mais c’était le plus facile car ce n’était pas loin et en plus tu n’avais aucun obstacle devant toi, je te signale ! Maintenant tu vas recommencer mais en le faisant pour la chaise ! »
Harry souffla de mécontentement : il regarda sa montre discrètement : 20h30.
« Bon, ça va, j’ai encore du temps ! »pensa-t-il.
Arwen fit semblant de n’avoir rien entendu. Harry se concentra de nouveau mais eut plus de mal cette fois-ci comme si la chaise résistait à sa volonté. Mais au bout d’une demi-heure d’intense fatigue, il réussit enfin. Il était en sueurs et n’en pouvait plus. Il ne pensait pas que ça pourrait être aussi fatiguant. Il regarda de nouveau sa montre et s’aperçut qu’il n’avait plus qu’une heure à peine.
« Bon, j’en ai assez, on peut peut-être arrêter, non ?
-Mais Harry, tu n’as pratiquement rien fait, je te signale ! Tiens, puisque tu es vraiment fatigué, prends cette barre de chocolat venant de Honeydukes, ça te fera du bien !
-On dirait que tu as vraiment pensé à tout, non ? dit Harry en mangeant le chocolat de mauvaise grâce.
-Que veux-tu, je ne suis pas là pour te protéger pour rien ! Allez, je réorganise la salle. »
Harry fut affolé en voyant qu’Arwen voulait le faire travailler d’arrache-pied ce soir-là. En temps normal, il n’aurait rien dit mais là, ça commençait à devenir pressant : il restait environ trois quarts d’heure. Mais il ne dit rien, espérant qu’après le prochain objet, ce serait fini.
« Bon, comme tu le vois, j’ai mis plusieurs objets dans la pièce mais tu ne devras te concentrer que sur un seul. Tu ne le vois pas mais là-bas, j’ai mis un Rapeltout : juste devant il y a une caisse en bois qui cache complètement notre objet. Tu devras donc traverser mentalement la caisse et atteindre la Rapeltout en faisant exactement pareil que pour la plume et la chaise : d’accord ? »
Harry acquiesça mais il avait l’estomac noué car il savait qu’il lui faudrait beaucoup de temps pour réussir : à 22h, Thomas Bradley arriverait et Arwen découvrirait la vérité. Mais Harry essaya de ne pas désespérer quand même. Il se concentra au maximum et visualisa l’objet. Il réussit à 21h50 et était prêt à s’évanouir de fatigue mais était content de lui.
« Bravo Harry, c’est très bien ! Si tu continues comme ça, tu maîtriseras ton pouvoir rapidement ! On va bien sûr arrêter pour ce soir et on reprendra dimanche prochain ! Tiens, voici deux barres qui vont te revigorer de nouveau. On peut rester se reposer un peu ici, si tu veux ?
-Non !cria presque Harry qui faillit s’étouffer avec le chocolat, tellement il voulait vite le manger. Va te coucher, je reste un peu pour reprendre mes esprits.
-Non, non, je reste, je ne veux pas te laisser tout seul surtout. Et… »
La porte s’ouvrit et ils virent arriver Thomas Bradley avec sa baguette et un air farouche mais qui le rendait très séduisant. La stupéfaction se lut sur son visage quand il vit Arwen avec Harry.
« Que se passe-t-il ? Que fais-tu là Bradley, tu veux la salle peut-être ! Attends, on part tout de suite ! dit innocemment et avec le sourire Arwen. »
Les deux garçons restaient muets d’étonnement, ne sachant que faire ni que dire à celle pour laquelle ils se battaient.
« Non, ce n’est pas cela, commença Bradley, mais… »
Il ne put continuer, rouge de honte. Harry essaya de prendre les choses en main.
« Alors écoute Arwen, on n’a pas à rester plus longtemps ici. Je suis crevé : vas-y, je te rejoins dans une minute dans la salle commune, le temps de réunir mes affaires, d’accord ? »
Harry esquissa un très grand sourire innocent à Arwen qui le regardait en fronçant les sourcils. Elle dirigea son regard vers Thomas.
« Dis-moi Thomas, aurais-tu quelque chose à dire sur ta présence ici ? »
Arwen essayait de voir si au moins un des garçons dirait la vérité : elle leur laissait une dernière chance. Mais Bradley, malgré l’amour qu’il portait à Arwen et son désir de tout lui dire mit un point à l’honneur de ne rien révéler.
« Non, je suis juste venu faire quelque chose de personnel, c’est tout !
-A dix heures du soir !ironisa Arwen.
-Je voulais être certain d’être tranquille, voilà tout ! »
Tous trois restèrent muets. Puis tout d’un coup, Arwen éclata de rire en les regardant chacun leur tour.
« Non mais franchement, vous êtes ridicules et stupides !
-Quoi ?s’indigna Harry. Pourquoi dis-tu cela ?
-Vous ne croyez tout de même pas que je ne suis pas au courant de vos manigances derrière mon dos et de votre duel programmé, non ?continua-t-elle mais en se fâchant.
-Comment ça ?
-Harry, arrête ton manège, je sais tout et tu devrais deviner par quel moyen ! J’ai honte de toi vraiment ! Te battre en duel pour savoir lequel est le plus amoureux et qui me gardera, c’est ridicule ! Je ne suis pas une chose, quand même ! s’exclama-t-elle les larmes aux yeux. A moins que tu ne le penses !
-Ecoute ma chérie…
-Non, laisse-moi finir ! De plus, au lieu de vouloir vous battre stupidement, vous auriez pu avoir la délicatesse de me demander mon avis, ça aurait été beaucoup plus simple !
-Arwen, ce n’est pas moi qui ai eu l’idée, c’est…
-Je me moque Thomas de qui a eu l’idée ou pas ! Tu es là ce soir et ça me suffit ! Je ne pensais pas que vous pourriez vous comporter ainsi, surtout toi Harry ! »
Arwen s’assit sur le canapé et prit sa tête dans les mains, ne sachant plus vraiment quoi faire même si elle avait prévu cette scène. Elle avait tellement peur à chaque fois de perdre Harry pour une raison minime et qui lui échapperait qu’elle en était bouleversée.
Quant à Harry, il savait qu’il n’aurait pas du faire une chose pareille et qu’il aurait du avoir confiance en Arwen et en leur amour intense. Il la prit dans ses bras et lui dit de l’excuser pour ce comportement idiot qu’il avait eu. Désormais il ne douterait plus et saurait que leur amour serait plus fort que tout. Il l’aimait à la folie et la considérerait à jamais comme son âme sœur, celle pour qui il déplacerait des montagnes : il lui certifia qu’elle n’était pas un objet pour lui mais bien la personne la plus vivante et aimée qui existe. A ces mots, Arwen pleura doucement sur ses épaules comme si un fardeau lui avait été enlevé.
Thomas, lui ne savait comment se comporter devant cette scène intime et si touchante : il sentit jusqu’au fond de son être la puissance de l’amour qui unissait les deux Gryffondor et il comprit que jamais Arwen ne pourrai éprouver cela pour lui. Il décida d’abandonner, se réjouissant plus de leur bonheur plutôt que de se lamenter sur son malheur. Il fit quelques pas pour sortir.
« Attends Thomas !dit Arwen en essuyant ses larmes et en se levant. Je veux avant tout te remercier.
-De quoi ?demanda-t-il surpris.
-D’abandonner. C’est très noble de ta part. Et j’ai quelque chose à te proposer si tu es d’accord. J’aimerai que tu deviennes notre ami au lieu de devenir un amant éconduit. »
Pour Bradley, la surprise fut totale. Il pensait que tous deux le détesteraient après ce soir et au lieu de cela, Arwen lui proposait ce qu’il n’aurait jamais espéré. Il se tourna vers Harry pour voir sa réaction. Mais Harry avait senti le changement par télépathie de Thomas et Arwen l’avait prévenu tout en lui demandant son accord. Harry lui sourit puis se leva et lui tendit la main. Thomas la serra avec joie.
« Alors amis ?
-Oui, tant que je vivrai, je vous serai fidèle à vous deux. Vous m’avez fait une très belle proposition et je vous en serai éternellement reconnaissant. Je n’essaierai jamais de te séduire Arwen, je te le promets ! Et s’il te fait des misères, tu sais à qui te confier, finit-il en souriant. »
Tous les trois rirent de bon cœur, soulagés que tout se finisse bien. Thomas leur souhaita bonne nuit et sortit. Arwen se tourna alors vers Harry et ils s’embrassèrent comme s’ils n’attendaient que ça.
« Vous êtes la plus généreuse personne au monde, Miss Phileas, dit en souriant Harry.
-Et vous, Mr Potter, le moins rancunier au monde. »
Ils rirent de nouveau, heureux de leur bonheur si parfait. Ils sortirent enlacés de la salle et Harry porta Arwen jusqu’au pied de leur dortoir : durant tout le chemin, ils n’avaient cessé de se regarder avec amour. Ils s’embrassèrent langoureusement pour se dire bonne nuit et se séparèrent heureux. Malgré cet amour parfait, à des milliers de kilomètres, Voldemort pensait à Harry et lui envoya tel un ouragan toute la haine qu’il nourrissait à son égard avec un message on ne peut plus clair : « Je détruirai le seul amour que tu nourris et je le ferai avec le plus grand plaisir que je n’ai jamais eu. Profite bien de tes derniers moments avec elle, Potter ! » Harry se réveilla en sueurs et en pleurs : il était presque tenté de crier de tristesse et de rage contre son ennemi. Dans l’autre dortoir, Arwen aussi était réveillée et des larmes de désespoir coulaient doucement sur ses joues. Harry ne comprenait pas que Voldemort ait pu l’atteindre alors qu’il pratiquait toujours l’occlumancie et qu’Arwen le protégeait. Il décida, malgré son aversion à le lui en parler, d’aller voir dès le lendemain Dumbledore qui pourrait, espérait-il, lui fournir des explications et surtout une protection pour Arwen.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:15

Chapitre 14 : Des sacrifices obligatoires

Le teint morose le lundi matin, Harry et Arwen allèrent déjeuner sans grand appétit malgré l’entraînement intensif d’Harry la veille au soir. Ron et Hermione avaient peur de demander ce qui se passait, croyant que c’était une dispute mais à voir leurs mines désolées et qu’ils se regardaient avec tendresse, ils ne purent longtemps se retenir :
« Allez-vous nous dire ce qu’il se passe ou non ? C’est trop dur d’attendre ! s’exclama Hermione.
-Ecoute Hermione, on n’a pas vraiment…
-Non Arwen, il le faut, je crois mais pas ici. Venez. »
Ils se levèrent tous quatre de table et allèrent dans une classe vide. Harry alors leur raconta son rêve et la menace de Voldemort. Alors qu’Hermione avait mis la main devant sa bouche et commençait à pleurer et que Ron était bouche bée d’horreur, Arwen regardait dans le vide, comme si elle se disait que son destin était scellé.
« Il faut que vous le disiez à Dumbledore, c’est vital, seul lui peut faire quelque chose !
-Tu sais Hermione, je voulais justement le faire après les cours mais j’espère qu’il trouvera une solution, termina Harry, la voie brisée.
-Comment te sens-tu Arwen ? »
La jeune Gryffondor releva alors les yeux et s’aperçut qu’on lui parlait.
« Comment veux-tu que je me sente Hermy ? Mal dans ma peau et mal dans ma tête, c’est tout ce que je peux dire. Mais il faut aller en cours. »
Les cours se passèrent normalement mais Harry jetait sans cesse des coups d’œil furtifs à sa petite amie et lui demandait par télépathie comment elle allait. Elle répondait par monosyllabes, ne se sentant pas la force de lui dire combien elle était désespérée et qu’elle aurait voulu demander au monde entier pourquoi son bonheur avec Harry était si éphémère. Parfois il lui semblait que des flots de larmes allaient se répandre autour d’elle et qu’elle serait engloutie dedans pour pouvoir échapper à Voldemort que maintenant elle craignait tant. Elle sentait en son for intérieur qu’il avait les capacités de la détruire comme si son ancienne expérience avec lui n’avait fait que raviver la haine que Voldemort lui portait. Pourtant elle avait confiance en Dumbledore et savait qu’il pourrait l’aider, il était toujours là pour elle. Rassurée, elle essaya au mieux d’écouter le cours au lieu de se tracasser. Leurs cours finissant à 18h, Harry et Arwen se dirigèrent vers le bureau de Dumbledore et prononcèrent le mot de passe, espérant de toutes leurs forces que leur directeur leur fournirait de quoi les rassurer. Comme d’habitude, Dumbledore les accueillit avec le sourire, même s’il savait que quelque chose de grave devait se passer pour qu’ils viennent le voir tous deux :
« Voilà, professeur, on vient vous voir car j’ai encore rêvé de Voldemort la nuit dernière malgré l’occlumancie que j’ai pratiquée pourtant sérieusement, ça je vous l’affirme !
-Je te crois, Harry. Continue, que s’est-il passé ?demanda-t-il d’une voix douce mais légèrement inquiète.
-Eh bien, en fait, pour tout vous dire, Arwen m’a entraîné hier soir et après un léger différend, on a été vraiment très unis elle et moi, psychiquement bien entendu. Et, continua Harry, après avoir regardé Arwen, la voix tremblante, Voldemort m’a envoyé un message très clair : il m’a dit exactement qu’il détruirait mon seul amour et qu’il le ferait avec beaucoup de plaisir. Et j’ai eu l’impression qu’il voulait dire qu’il n’allait pas tarder à le faire, finit-il la voix brisée. »
Dumbledore resta pensif et ne les regardait pas en face. Ayant croisé les mains, il restait silencieux, cherchant une solution à ce nouveau et grave problème. Il n’avait pas pensé que Voldemort voudrait s’en prendre si tôt à Arwen après ses échecs mais il semblait ne pas supporter le grand amour qui remplissait Harry et cela étant, Dumbledore en étant content car cela signifiait que le mage noir se sentait menacé par cet amour si intense et extraordinaire. Bien sûr Arwen pouvait se défendre grâce à ses pouvoirs et au nombre de ses connaissances : pourtant un doute subsistait : et si Voldemort pouvait atteindre la jeune fille et la tuer, qu’adviendrait-il d’Harry et de sa force ? Dumbledore prit alors une décision.
« Je comprends que vous êtes inquiets et vous avez eu raison de venir me voir. Bien sûr il faut prendre des mesures par rapport à toi Arwen, tu t’en doutes. Et d’abord il ne faut plus que tu ne sortes de Poudlard même pour aller à Pré au lard, c’est vital ! Si tu sors de l’école, je ne réponds plus de ta protection, tu en es consciente ?
-Oui, professeur, admit-elle à contrecœur puisqu’elle adorait aller dans le village.
-De plus, je vais te demander quelque chose qui va te coûter beaucoup, je le sais mais il le faut : il faut que tu abandonnes momentanément ton pouvoir de télépathie. »
A ces mots, Arwen crut que le ciel allait lui tomber sur la tête : elle ne put s’empêcher de crier, malgré ton grand respect de Dumbledore :
« Quoi ? Mais vous êtes inconscient ou quoi ? »
En disant cela, Arwen rougit jusqu'au fond des yeux :
« Pardonnez-moi professeur, je ne me suis pas contrôlée.
-Ce n’est rien, voyons et je m’attendais à ce que tu réagisses ainsi.
-Mais professeur, dit Harry estomaqué, vous ne croyez pas que ça affaiblira Arwen plutôt qu’autre chose ?
-Non, au contraire, je pense qu’ainsi Voldemort ne pourra atteindre son esprit.
-Mais pourtant professeur, reprit Arwen pour préserver son cher pouvoir, je lui ai fermé mon esprit quand je l’ai combattu psychiquement ! Il n’y a pas de raison qu’il puisse y venir de nouveau, c’est impossible.
-Je le sais bien Arwen mais je crains qu’il n’ait trouvé une autre solution pour t’atteindre et ça m’inquiète. Il ne pourrait te blesser que par cette voie et c’est justement cette voie qu’il faut obstruer pour prévenir tout danger.
-Mais il y a un très gros problème professeur auquel vous ne pensez pas puisque vous n’en avez pas connaissance : ma télépathie est reliée étroitement à ma surveillance d’Harry et à ses actes. Si je mets de côté ce pouvoir, l’autre le sera automatiquement et Harry risque d’être en plus grand danger, sachez-le. »
Dumbledore soupira : il savait bien cela et en avait conscience mais c’était la seule solution.
« Eh bien, mes chers enfants, il ne faudra pas que vous vous quittiez, ou le moins possible. Ainsi cela n’entrera pas en ligne de compte. Mais je ne pense pas qu’être ensemble à chaque minute vous pose un problème, n’est-ce pas ?termina-t-il avec un petit sourire. »
Les deux adolescents sourirent à leur tour et acquiescèrent d’un hochement de tête.
« Bon, eh bien, la prudence s’impose donc. Il en est de même pour toi Harry, il faut que tu sortes le moins souvent possible. Je te laisse la permission pour Pré au lard mais je te fais confiance, à la moindre incartade, interdiction de sortir !
-Très bien professeur, je ferai attention !
-Vous pouvez partir car en plus le temps presse, n’est-ce pas Arwen, n’as-tu pas un cours à préparer pour demain ?demanda malicieusement le directeur.
-Si, professeur mais je sais déjà ce que je vais faire.
-D’ailleurs, je profite de l’occasion pour te féliciter de tes cours. Ils sont passionnants et digne d’un très bon professeur expérimenté. Le professeur Crewfinks n’est pas venu se plaindre à moi, ce qui est assez révélateur, tu ne trouves pas ? »
Arwen rougit sous les compliments : elle ne savait comment remercier le directeur de tant de bonté envers elle mais son regard embué de larmes de remerciements montra à Dumbledore combien cela l’avait touchée. Arwen et Harry sortirent en silence.
« Tu te rends compte, il va falloir qu’on renonce à nos conversations télépathiques qui m’étaient si chères !se plaignit Harry.
-Je sais mon amour mais dis-toi qu’on est toujours l’un avec l’autre et que personne ne pourra nous séparer, non jamais ! Notre amour est trop grand d’ailleurs. Et dis-toi que même si je ne pourrais plus te suivre mentalement, mon cœur sera toujours avec toi et c’est cela le plus important. »
Ils s’embrassèrent dans le couloir mais Harry dit tout à coup :
« Mince alors, tu ne vas plus pouvoir m’entraîner pareil maintenant ! Comment va-t-on faire ?demanda-t-il inquiet.
-Eh bien, tu me feras confiance et tu écouteras mes conseils : il te faudra désormais une plus grande confiance en toi puisque tu l’as perdue lors de l’incident en juin. »
Harry détourna son regard, les larmes lui venant aux yeux. Mais soudain une idée germa dans son esprit.
« Mais en fait Arwen, tu m’as dit que tu savais certaines choses sur le Département des Mystères. Tu ne t’es jamais expliquée clairement mais j’aimerai savoir une bonne fois pour toutes ce qu’il y a derrière ce voile. »
Arwen resta sans voix. Elle ne voulait surtout pas lui faire connaître la vérité de peur de sa réaction : il le faudrait un jour, c’est vrai mais c’était encore trop tôt, la blessure n’était pas assez refermée.
« Ecoute, je ne puis rien te dire pour l’instant mais tu le sauras un jour, promis, lui dit-elle en s’éloignant après lui avoir fait un baiser sur la joue.
-Pourquoi fermes-tu ton esprit ?dit Harry avec méfiance.
-Je mets en pratique ce que Dumbledore m’a demandé et je t’en prie, aies confiance en moi, c’est essentiel, dit Arwen avec une voix triste.
-D’accord, excuse-moi, dit-il en l’embrassant. Viens, allons dans notre salle commune, je te rappelle, tu as ton cours à préparer, comme l’a dit si bien notre directeur. »
Main dans la main, ils partirent dans leur salle commune. Cependant, au même moment, celui qui voulait la mort d’Harry plus que tout, était heureux et riait de joie.
Le mois de février vint à la rencontre de tous très rapidement : Harry avait presque entièrement maîtrisé son pouvoir de détailler les choses au loin. Il pouvait avoir à travers des murs et avait presque réussi à voir à l’autre bout de Poudlard. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, approchait et il ne savait toujours pas quoi offrir à Arwen. Ron semblait dans le même cas lorsque le 12 au soir ils se retrouvèrent seuls dans la salle commune.
« C’est bizarre, aucune idée ne me vient, bon sang ! Je suis trop bête !dit Ron en lançant son livre de DCFM. »
Harry se contenta de soupirer d’un air désespéré. Il savait que Arwen ne pouvait rien lui offrir puisqu’il était interdit pour elle de sortir mais lui n’avait aucune excuse, il se sentait mal dans sa peau et à chaque fois qu’ils étaient ensemble ces derniers jours, il était gêné, se sentant en faute.
« Et si on les invitait tout simplement à ce bar qu’adore les filles pour ce jour-là, tu sais, là où la gérante met tous ces cœurs ! Ca leur ferait sûrement plaisir, tu ne crois pas ?demanda Ron sans grande conviction.
-Je ne pense pas, j’ai une trop mauvaise expérience avec Cho, quand tout le monde nous regardait et franchement l’ambiance ne convient pas !
-Oh, ben, si c’est l’ambiance, allons chez Mme Rosmerta !
-Je t’en prie Ron, ce n’est pas une simple sortie et je te rappelle en fait qu’Arwen ne doit pas sortir de Poudlard ! Mais c’est vrai, j’y pense ! On n’a qu’à aller dans la salle sur demande faire ce qu’on veut comme décor et comme cadeaux !
-Désolé Harry, certains y ont pensé avant toi ! J’ai entendu ce matin dans la salle des préfets qu’il y avait une file d’attente de réservations pour la salle !
-Quoi ? Mais qui…
-Je t’en prie Harry, cette salle n’est pas la nôtre exclusivement, elle est à tout Poudlard, je te signale !
-C’est vrai, j’oubliais !dit Harry d’un ton boudeur. Mais quelle idée as-tu alors car là, c’est une situation désespérée ! »
Ils s’enfermèrent tous deux dans le silence pour trouver une idée mais aucune idée ne venait. Soudain Harry se leva et alla chercher un livre poussiéreux sous une brique de la cheminée. Ron le regardait comme s’il était devenu fou. Harry se rassit avec le fameux livre intitulé : En cas de désespoir de manque d’idées de cadeaux amoureux.
« Mais comment savais-tu qu’un tel volume miracle existait et ici en plus ?hoqueta Ron époustouflé.
-Un soir, que je descendais de mon dortoir l’année dernière, j’ai vu tes frères Fred et George le prendre ici même et le consulter à la même époque. Je les ai espionné et quand ils sont partis, j’ai regardé et je me suis dit qu’un jour, j’aurai à m’en servir si mon cas était vraiment désespéré. Voilà !
-Ouah ! Chapeau mon vieux ! Mais de qui est l’auteur ?
-D’après ce que je vois, de tout le monde : il y a beaucoup d’écritures différentes et à chaque fois que l’élève trouve une idée, il la marque pour ses camarades postérieurs.
-Quelle bonne idée ! Mais qui a commencé cette idée géniale ? Ca remonte à loin ? »
Harry éclata de rire en voyant la première signature marquée lisiblement et presque avec fierté : une signature qui regroupait en fait deux noms : Cornedruepatmol. Il la montra avec déférence, fierté mais aussi tristesse à Ron. Celui-ci sourit en comprenant mais posa la main sur le bras de son ami en le voyant si triste.
« Ce n’est rien, ça va aller, dit soudain Harry en se reprenant. J’aurai du me douter que deux Don Juan comme eux n’avaient pas laissé quelque chose de ce genre. Ils auraient été heureux que je le trouve. Alors, continua Harry en faisant comme si de rien n’était, quelles idées sont proposées ? »
La tristesse submergeait Harry. Pourtant il essayait de penser à Arwen et au merveilleux cadeau qu’il pourrait lui offrir. Les idées défilaient, les unes plus saugrenues que les autres, même celles des initiateurs : certaines même, faisaient rougir les deux amis et ils tournaient vite la page pour ne pas penser à une telle chose. A la fin du livre, ils n’avaient rien trouvé. Pourtant à la dernière page, ils découvrirent un message bien clair :
« Chers Don Juan, vous n’avez donc pas trouvé votre bonheur ?
Voyons, c’est très simple pourtant ! Faites preuve d’imagination et votre cœur
Vous aidera à trouver le cadeau idéal pour celle qui vous est chère. »
A la suite de ces mots, une phrase apparut distinctement :
« Voici une formule pouvant vous aider mais pour cela libérez votre imagination et faites parler votre cœur : imaginio amor liberat. »
Harry et Ron se regardèrent émerveillés d’une telle trouvaille :
« Allez, chacun pour soi : d’accord ? »
Ron acquiesça et ils formulèrent, chacun de leur côté en ne se regardant pas et en fermant les yeux, les trois mots miracles. Un tourbillon les enveloppa et des étincelles bleues argentées sortirent de leur tête. Ils étaient tous deux transportés, comme s’ils étaient sur un petit nuage. Puis tout s’arrêta : chacun avait dans les mains un cadeau et ils se regardèrent très satisfaits de ce choix. Une petite sonnette se fit entendre du livre et le message suivant apparut :
« Si vous êtes heureux et satisfaits, mettez un gallion par personne dans la fente que voici ci-dessous, gallion utile pour l’entretien du livre. Sinon retentez l’expérience et votre objet disparaîtra. Merci. »
Une petite fente apparut et Harry souriant y mit deux gallions devant un Ron gêné.
« Ecoute, tu me rembourseras plus tard ! Nous allons faire plaisir à Mione et à Arwen c’est le principal !
-Mais Harry…
-Il n’y a pas de mais, c’est une avance simplement. Et puis dans deux ans nous aurons un métier, n’oublie pas et tu pourras me rembourser, d’accord ? »
Ron, pour toute réponse, lui sourit et le livre se referma dans un chuintement. Harry le remit à sa place et ils allèrent se coucher, enchantés l’un comme l’autre.
Le 14 février fut un jour de fête et sans cours, comme le décréta Dumbledore qui souhaitait contempler tout l’amour qui pouvait résider dans Poudlard dans une seule journée. La Grande Salle était décorée en rouge et rose et des cœurs flottaient au-dessus des têtes des élèves. Les deux couples s’embrassèrent amoureusement dès le lever pratiquement et leurs mains restaient collées les unes aux autres. Même la nourriture semblait en sucre, tellement tout semblait en adéquation avec l’amour. Comme à son habitude, seul Rogue semblait ne pas partager l’engouement général mais seule Arwen savait pourquoi et elle le regarda légèrement triste. Même Malefoy avait une compagne qui semblait correcte et fréquentable : c’était une élève de sixième de Poufsouffle et beaucoup, surtout Millicent Bulstrode qui était amoureuse de Drago, s’en indignait. Mais Drago semblait heureux et le montrait à Arwen qui était contente pour lui. Les quatre tourtereaux se levèrent de table et les deux filles conduisirent les garçons.
« Mais où allons-nous ?
-On vous a réservé une petite surprise !dit joyeusement Arwen.
-Mais on retourne dans la salle commune là !s’exclama Ron.
-Mais oui, justement, renchérit Hermione. »
Ils se regardèrent d’un regard incompréhensif. Arrivés dans la salle commune, les deux filles les entraînèrent vers les dortoirs.
« Mais…commença Harry.
-Il n’y a pas de mais. Ensemble Hermy ? »
Hermione hocha la tête en souriant devant l’air éberlué des garçons puisqu’ils étaient devant l’escalier menant au dortoir des filles :
« Escalatis mobilis !dirent-elles ensemble »
Et l’escalier apparemment normal se transforma en une sorte d’escalier mouvant dont même les marches semblaient se mouvoir.
« Voilà ! Venez maintenant »
Et les deux garçons montèrent sans difficulté et Ron ne put s’empêcher d’être timide de pénétrer dans cet univers secret et nouveau pour lui : l’espace des filles. Harry avait bien sûr déjà aperçu le dortoir des filles mais il était quand même étonné de l’audace des deux jeunes filles. Le dortoir des sixième année qu’ils découvrirent semblait transformé et bien sûr ce changement était du aux deux filles : il y avait seulement deux immenses lits qui pouvaient à volonté se transformer en canapé, fauteuil ou autre mobilier confortable. Une douce brume envahissait la pièce et Ron comme Harry se sentait transporté de bonheur et d’amour, comme si tout souci n’était que sottise. Ils s’allongèrent sur chacun des deux lits et restèrent silencieux, profitant de ce bonheur. Puis, une demi-heure après environ, les deux garçons se levèrent et dirent ensemble : Accio cadeaux Et les fameux cadeaux arrivèrent aussitôt dans leurs mains qu’ils donnèrent à leurs petites amies. Hermione et Arwen se regardèrent rougissantes et développèrent leurs paquets. Hermione trouva un beau collier rouge et or : lorsqu’elle le mit, elle devint encore plus belle et elle pouvait lire un livre en quelques minutes en retenant son contenu mais bien sûr cela était de courte durée : c’était une sensation folle d’avoir toutes ces connaissances à l’esprit. Elle embrassa Ron, ravie d’un cadeau aussi utile. Quant à Arwen, elle découvrit un diadème : il était en argent scintillant et elle pouvait adopter, quand elle le portait, la tenue et la coiffure de son choix juste en y pensant. Cela l’amusa beaucoup car elle, qui était pourtant assez simple de nature, s’amusait de changer ainsi, un peu à la manière de Tonks. Elle embrassa Harry à son tour, heureuse comme elle l’était rarement. Tous quatre s’amusèrent toute la journée et se firent même apporter à manger par les elfes de maison : même Hermione ne semblait pas s’en apercevoir. Quand Arwen s’endormit le soir dans son lit, alors qu’ils avaient tout remis en place, elle sut soudain, comme si cela était une évidence, qu’elle devrait savourer cette journée si parfaite car ce serait la dernière. Prise d’un soudain mal de tête intense, elle se leva et partit flâner dans les couloirs sous sa forme d’animagus et pour réfléchir. Harry, au même moment qu’elle quittait le dortoir, sut que Voldemort ne tarderait pas à passer à l’attaque et il était prêt à se sacrifier pour Arwen même si celle-ci pensait exactement la même chose de son côté.
Dans son bureau, Dumbledore, cette même nuit, faisaient les cent pas, sentant que la menace s’approchait sans qu’il en connaisse la forme. Il décida d’abandonner son attitude passive envers Arwen et d’essayer d’en savoir au maximum sur elle et sur son possible lien avec Voldemort, puisque celui-ci voulait la kidnapper et non la tuer.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:16

Chapitre 15 : Une nouvelle route pour un nouveau destin ?

Arwen, en entrant dans la Grande Salle le lendemain matin, s’aperçut que quelque chose avait changé dans le visage du directeur, comme si une résolution avait été prise, mais bien sûr cela était si léger que seules des personnes connaissant très bien Dumbledore, pouvaient le remarquer. Les jours passaient et Dumbledore enquêtait discrètement autour de lui sur l’origine d’Arwen et d’où elle était arrivée exactement. Bien sûr il aurait pu la soumettre au Veritaserum mais deux raisons l’en empêchaient : d’abord il ne voulait pas lui faire subir cela puisque c’était assez humiliant mais surtout il était presque persuadé que cela n’aurait aucun effet sur elle car elle semblait douée d’une maîtrise de soi exceptionnelle. Des amis au ministère essayaient d’en savoir plus mais chaque jour apportait plus de questions que de réponses. Elle semblait sortie de nulle part, personne ne savait exactement qui pouvaient être ses parents, de quelle famille elle provenait car son nom ne correspondait à aucune piste possible. Secrètement Dumbledore pensait à une chose, une chose à laquelle il avait du mal à croire tellement c’était invraisemblable mais pourtant certains indices ne trompaient pas.
Quant à Harry, il n’avait refait aucun rêve provenant de Voldemort mais n’en était pas soulagé pour autant : il voulait sans cesse surveiller les allées et venues d’Arwen pour s’assurer qu’elle aille bien. Il s’entraînait souvent seul désormais dans la salle commune pour maîtriser totalement son don : mais s’il avait progressé facilement au début, il avait des difficultés à aller très loin pour voir des objets, ne pouvant aller au-delà de Poudlard, bloquant à chaque fois, même avec la forêt interdite. Arwen le rassurait et avait peur que ce ne soit de sa faute mais Harry savait que non : sa peur de la perdre l’empêchait de progresser plus vite. Harry avait des raisons de s’inquiéter : il semblait qu’Arwen s’affaiblissait de semaine en semaine, comme si un mal intérieur la détruisait. A cause des demandes incessantes d’Harry, elle était allée voir Mrs Pomfresh mais aucun remède ne faisait : l’infirmière en était découragée d’ailleurs d’avoir un cas qu’elle ne pouvait soigner. Même l’hôpital Ste Mangouste avait été prévenu pour des analyses mais sans résultat. Ce n’était pas alarmant mais préventif. Arwen s’endormait désormais très facilement, qu’elle soit dans la Grande Salle en train de manger ou même en cours, où les professeurs ne disaient plus rien, connaissant son cas et sachant très bien que concrètement ils n’avaient rien à lui apprendre. Rogue était renfrogné quand cela arrivait, très mécontent, ne supportant pas qu’on ne l’écoute pas, même si c’était elle. Quant à Crewfinks, il semblait détaché de tout sentiment comme s’il s’en moquait éperdument. Arwen parvenait quand même à faire ses cours de DCFM mais cela lui était plus pénible qu’avant, même si elle ne faisait rien voir aux élèves. Hermione cherchait sans arrêt dans ses livres, cherchant un autre cas analogue ou une potion pouvant la soigner mais même en s’y mettant avec Ron et Harry, elle ne trouvait rien et en avait les larmes aux yeux quand elle la voyait s’endormir tout doucement sur la table. Un soir qu’Arwen avait quitté plus tôt la Grande Salle, ne pouvant plus tenir éveillée plus longtemps, elle vit Malefoy s’approcher d’elle : elle n’eut pas le temps de réagir qu’elle s’effondrait déjà : Drago la retenu à temps et l’emmena dans la salle commune des Serpentard. Il la monta dans son dortoir qui était désert. Il la réveilla en douceur avec une formule :
« Salut !
-Drago, où suis-je ?
-Excuse-moi mais je t’ai montée dans mon dortoir pour que je puisse te parler tranquillement, sans être dérangé par les habituels espions qui sévissent ici.
-Mais, écoute, ce n’est pas vraiment le moment, je suis épuisée ! En plus, je suis un peu gênée d’être ici moi, tu aurais pu choisir la salle sur demande.
-Je suis plus à l’aise ici, dit-il avec un sourire séducteur.
-Je t’en prie, arrête, ce n’est pas le moment et tu le sais très bien !dit Arwen un peu troublée et inquiète.
-Bon d’accord, excuse-moi : je vais te dire de quoi je voulais te parler. J’ai de quoi te guérir partiellement, je pense !
-Quoi ? Mais de quoi parles-tu ?demanda-t-elle surprise.
-Mais de ta langueur voyons, on ne te reconnaît plus, je te signale. Toute l’école s’en ait aperçu et en discute. Tes cours sont toujours aussi intéressants mais ta vivacité et ta bonne humeur qu’on aimait tant ont disparu ! Alors j’ai essayé d’en savoir la cause mais impossible. Les professeurs comme l’infirmière sont muets comme des Veracrasses. Quand je suis allé la dernière fois dans le manoir de mes parents, j’ai piqué plusieurs potions pour mon usage personnel, au cas où. Et une d’entre elle est contre les maléfices de ce genre car je suis persuadé que c’est Voldemort le responsable de tout ça !
-Tu prononces son nom !
-J’essaie de ne pas être un lâche et je me sers de toi comme modèle de courage.
-Merci, répondit Arwen en baissant les yeux et en rougissant sous le compliment. Je te remercie de l’attention et l’estime que tu me portes, Drago mais crois-tu vraiment que cette potion va marcher ?
-On peut toujours essayer. J’ai fait une expérience pour l’étudier un peu et elle est sans danger. Même si elle n’a pas d’effet bénéfique, au moins elle ne te provoquera pas de mal. Alors ? »
Arwen acquiesça de la tête et Drago sortit donc d’une boîte en bois sculptée aux insignes des Malefoy, une petite fiole où un liquide doré résidait. Il la donna à Arwen qui, après une légère hésitation, but son contenu. Quelques minutes passèrent en silence puis quelques couleurs montèrent aux joues si pâles d’Arwen et une partie de la fatigue qu’elle semblait porter s’envola.
« Merci Drago, j’apprécie beaucoup ce que tu as fait pour moi. Même si je sais que cette potion n’agit que partiellement, je me sens beaucoup mieux et moins fatiguée surtout : je sens que mon état va rester stable pour le moment, sourit la jeune fille.
-Je suis très heureux qu’elle t’ait réussi un peu. Ca fait plaisir de te retrouver dans ton état presque normal !sourit Drago à son tour. Au moins mon père conservait quelque chose d’utile chez lui : je suis content d’avoir pris mes dispositions.
-Oui, c’est vrai. Mais je crois qu’il serait temps de dire à Harry, Hermione et Ron ce qu’il en est pour toi, tu ne crois pas ?
-C’est à toi de le leur dire, non à moi. Je serai ravi de me réconcilier avec eux dès que l’occasion se présentera.
-D’accord, je leur parlerai dès le week-end prochain, dit-elle en se levant. Encore merci de tout cœur, Drago, tu es un véritable ami, ajouta Arwen avec un tendre sourire. »
Elle quitta le dortoir et rejoignit ses autres amis dans la Grande Salle où ils devaient être encore. Elle avait un nouvel espoir.
Quand elle s’assit à la table des Gryffondor à côté de ses amis, il y eut beaucoup de chuchotement surpris de la part de toutes les tables, y compris celle des professeurs où Hagrid, béat d’étonnement, restait à la fixer. Harry, Ron et Hermione regardaient Arwen comme si cela faisait six mois qu’ils ne l’avaient pas vu.
« Tu as fait un voyage dans le temps ou quoi ?demanda Hermione interloquée.
-Non, pourquoi Hermy ?
-Tout simplement parce que tu tombais tout à l’heure de fatigue et que là, tu sembles en forme, tes cernes et ta fatigue semblent être partis en partie, continua Harry, le sourire aux lèvres.
-En effet, je vous expliquerai plus tard. Mais pour l’instant, je dois aller voir le professeur Dumbledore qui me fait signe de le suivre, alors excusez-moi tous les trois. »
Les trois Gryffondor la regardèrent partir sans la retenir, ne comprenant rien à la situation. Mais un élève de Gryffondor était plus objectif que le trio :
« Elle s’est entretenue avec quelqu’un d’autre, dit soudain Neville. Cette personne a du lui fournir de quoi se remettre, c’est tout. »
Ils regardèrent Neville étonné mais celui-ci quitta la table à son tour.
Dans le bureau du directeur, Arwen s’était assise face à Dumbledore et craignait un peu ce qu’il avait à lui dire de si urgent.
« Bon, je crois que tu sais pourquoi je t’ai demandé de me suivre, non ?demanda Dumbledore avec douceur.
-J’avoue professeur que je ne sais pas vraiment, dit honnêtement Arwen.
-En fait, j’ai deux raisons. Voici la première : j’ai remarqué que tu viens de te remettre de ta maladie en partie et j’en suis très satisfait. Ton état m’inquiétait beaucoup, je dois avouer.
-Merci, professeur. Et quelle est l’autre ?
-En vérité, je vais t’avouer que depuis quelque temps, j’ai demandé à de vieilles connaissances d’enquêter sur toi car je crois qu’il serait temps qu’on sache qui tu es réellement.
-Mais professeur, pourquoi…
-S’il te plaît, laisse-moi finir. Je sais que tu caches ton identité pour protéger Harry avant tout mais je crois que tu as aussi honte de dire qui tu es en fait : mais dis-toi Arwen qu’il ne faut jamais avoir honte. Nous sommes qui nous voulons être et aucune origine ne peut changer cela. Ce sont nos choix qui nous caractérisent et non notre identité. Il faut que tu réfléchisses à cela, car il faudrait que tu révèles au moins à Harry tes origines. Tu lui dois bien ça, après tout. Mais bien sûr, comme d’habitude, tu agis comme tu veux, je te donne simplement des conseils. Mais sache que je continuerai à t’observer et à enquêter sur toi et cela jusqu’à ce que je trouve qui tu es réellement, quel secret tu caches. C’est pour cela que je préférerai que tu me le dises de toi-même : l’honnêteté est primordiale quand on respecte et surtout quand on aime une personne. Réfléchis-y. »
Pendant ce discours, Arwen avait baissé les yeux et ses traits s’étaient rendurcis. Il semblait que les paroles de Dumbledore ne la touchaient pas.
« Professeur, dit-elle en se levant, je vous suis grée de l’attention que vous me portez car je sais que vous faites cela, non par curiosité mais par souci de me protéger. Mais sachez qu’il faudrait vraiment que je sois perdue pour que je révèle une telle chose. Jamais, je ne pourrai le faire en n’ayant aucune bonne raison, j’aime trop Harry pour cela et j’ai trop peur de le perdre s’il apprenait la vérité. J’ai de nouveau un espoir de survivre à tout cela et cela grâce à mon rétablissement, même si je ne suis pas entièrement guérie. Cependant vous perdez votre temps, professeur : vous ne trouverez rien sur moi, c’est impossible, finit-elle avec un sourire triste.
-Je n’en suis pas si sûr. On verra.
-En tout cas, pardonnez-moi professeur de ne pas être honnête avec vous : j’aimerai beaucoup me confier à un sorcier aussi bon, généreux, puissant tel que vous. Malheureusement c’est impossible : j’en mourrai de chagrin si vous ou Harry réagissiez mal. Merci pour tout ce que vous avez fait pour moi et pour l’aide que vous m’avez apporté. Vous êtes un sorcier exceptionnel, mais vous le savez déjà. Si je vous avais eu comme grand-père, j’aurai été comblée, avoua-t-elle les larmes aux yeux et en se dirigeant vers la porte.
-Mais, dis-moi Arwen, ce n’est pas un message d’adieu au moins ?dit brusquement Dumbledore inquiet.
-Je n’espère pas, professeur. Mais il est toujours préférable de prendre ses précautions.
-Alors Arwen, je suis content de t’avoir connu, oui vraiment même si j’ignore encore tes origines. Merci de rendre Harry aussi heureux. Tu ne pouvais pas me faire un plus beau cadeau.
-De rien, professeur. »
Avec un léger sourire amical, Arwen quitta le bureau du directeur, lequel resta très étonné de cette jeune fille et de ces paroles si élogieuses à son égard et si sincères, cela se voyait. Il se promit de tout faire pour l’aider, même si elle devait en souffrir.
Harry, Ron et Hermione ne demandèrent pas à Arwen comment elle s’était rétabli si miraculeusement car une certaine fatigue perdurait quand même et ils lui faisaient suffisamment confiance, même si cela agaçait Hermione de ne pas connaître la solution miracle. Mais ils se dirent qu’elle le leur parlerait en temps voulu. Le samedi arriva et Arwen se promit de tout leur dire sur Drago dès le soir même.
Elle leur donna rendez-vous à tous trois dans leur salle habituelle, la salle sur demande bien entendu. Quand ils se furent assis enfin, Arwen commença, un peu hésitante, connaissant pertinemment la réaction qu’ils auraient.
« Alors, je vous ai donné rendez-vous ici pour vous dire une chose assez importante et dont j’aurai du vous parler il y a quelque temps même si je vous avais déjà dit un mot.
-Mais qu’est-ce que ça concerne ?dit Harry, un peu étonné.
-Ta maladie peut-être ? demanda Hermione, inquiète.
-Attendez un peu. Je veux vous parler d’un nouvel ami que je me suis fait il y a déjà plusieurs mois et qui a réellement changé, c’en est incroyable.
-Qui ?demanda Harry, soudain réticent
-Drago Malefoy. »
Les trois amis restèrent bouche bée et sans voix. Harry se demanda comment cela était arrivé. Comment pouvait-elle croire qu’il avait changé, ce sale hypocrite ? Il voulait gagner ses faveurs et la trahir, rien de plus ! Il la manipulait pour le compte de Voldemort, c’était évident ! Il était toujours attiré vers les belles filles et là, il voulait la séduire. Elle avait déjà pris sa défense il y a quelque temps et ça recommençait. Cela faisait beaucoup de trop pour Harry, il sentait qu’il allait exploser.
« Non mais comment peux-tu lui faire confiance, Arwen ? Je te croyais plus réaliste et lucide que ça ! C’est un hypocrite, un menteur et un Mangemort probablement ! Tu ne te rends pas compte de ce qu’il te fait ?cria Harry en se levant brusquement du canapé.
-Harry, écoute…
-Non, toi, écoute-moi, je t’interdis de t’approcher de lui ! Il est dangereux !
-Harry, intervint Hermione, après tout, souviens-toi de l’inquiétude qu’il manifestait quand Arwen était malade. Il nous avait dit qu’il avait changé et c’est possible.
-Mais Hermione, tu ne vas pas me dire que tu le crois et que tu as oublié toutes les fois où il t’a traité de Sang-de-Bourbe quand même ?
-Non, Harry, répondit Hermione en baissant les yeux, mais certaines personnes changent. Regarde Rogue. Non, ne rigole pas, je parle sérieusement.
-Malefoy ne changera jamais ! Il est mauvais jusqu’aux os, comme son père. Je suis sûr que c’est un Mangemort ou qu’il ne va pas tarder à l’être.
-Harry, voyons, dit Arwen. Je vous avais déjà parlé de son changement. Il s’est confié à moi et vraiment, je pouvais lire sa sincérité sur son visage et ses pensées me dévoilaient tout son être. Je peux t’assurer à 100% qu’il est devenu bon.
-Mais nom d’un hippogriffe, Arwen ! Je ne le crois pas, il t’a berné. Ne t’approche plus de lui !
-Et, serais-tu fâché, demanda avec malice Arwen, si tu apprenais qu’il avait emmené ta chère et tendre dans sa salle commune ?finit-elle avec le sourire mais n’osant préciser où quand même. »
Harry en tomba presque par terre : heureusement un fauteuil se trouva avant sa rencontre avec le sol. Mais il parvint à bredouiller :
« Tu es devenue dingue ou quoi ? Aller jusque dans sa salle commune, seule avec lui ?
-Eh oui, pas plus tard que mardi soir pendant le repas. Et comme vous commencez à y penser en effet, en voyant les sourcils froncés d’Harry comme ceux d’Hermione, c’est grâce à lui que je me suis remise en partie.
-Il a récité une formule ?demanda Hermione incrédule.
-Non, il m’a donné une potion à boire : elle provenait selon ses dires d’une réserve particulière du manoir de son père d’où il s’est enfui. »
Une fois de plus, Harry crut que le sol allait se dérober sous ses pieds. Elle avait même bu une potion venant de là-bas et de sa part en plus !
« Harry, malgré l’air indigné que tu prends, tu peux constater que je me sens mieux et qu’il a été très bon de…
-Il va peut-être y avoir des effets secondaires, qu’en sais-tu ?
-Je sais que je vais bien, à point c’est tout ! Il aimerait être ami avec vous, si possible, tenta Arwen.
-Non mais tu te rends compte de ce que tu nous demandes là ?explosa soudain Ron. Te souviens-tu du nombre de fois où il nous a insulté et traîné dans la boue. Il voulait nous humilier cent fois et là, tu veux que…
-Je comprends entièrement ce que tu ressens Ron et je ne vous supplierai pas de l’avoir comme ami, je sais que c’est trop vous demander. Mais il a tourné le dos à son passé et à sa famille. Je l’aiderai à rester dans le bon chemin car si on le laisse de côté, il peut retourner avec les Mangemorts et cela, je ne le souhaite à aucun prix. Il est autant en danger que nous maintenant. Mais sachez que je considérerai comme un très bel effort de votre part si vous pouviez oublier tout ce qu’il vous a fait subir. Réfléchissez-y. Bonne nuit. »
Arwen sortit de la salle et alla se coucher pour essayait d’oublier son mal de tête grandissant. Les trois Gryffondor restèrent assis, en silence, ne sachant que faire. Les deux garçons restaient plus butés qu’autre chose, n’ayant en tête que les paroles et actions de l’« ancien » Malefoy. Hermione pensait qu’elle pourrait lui pardonner car elle sentait un réel changement et elle était sûre qu’en étant uni, leur force contre Voldemort n’en serait que plus forte. Ils allèrent se coucher à leur tour, n’osant parler, de peur de raviver d’anciennes blessures et de se fâcher complètement. Ils voulaient tous se préparer au dernier grand événement pour les Gryffondor.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:17

Chapitre 16 : Un mois marqué sous le sceau de Serpentard

Harry se leva de mauvaise humeur le lendemain matin, ayant fait un cauchemar où il voyait Malefoy embrasser Arwen qui était consentante. Même s’il refusait de se l’avouer, Harry était jaloux de Malefoy et souhaitait en son for intérieur, avoir raison sur ses mauvaises intentions pour prouver à Arwen qu’elle avait tort pour une fois. Même quand il la vit ce matin-là dans la Grande Salle, sa mauvaise humeur ne passa pas et il craignait que son cauchemar ne se réalise mais rien ne se produisit sauf un lourd silence qui s’était installé entre les quatre amis. Arwen prétexta une affaire urgente à régler et sortit de la salle en disant à Malefoy en un regard que rien ne s’était arrangé et qu’il ne devait rien espérer pour l’instant. Harry se sentait responsable de la manière dont il traitait sa petite amie mais il restait sur sa position, se disant qu’il faisait ça pour son bien. Quant à Arwen, elle s’était dirigée vers la volière et attendait apparemment un hibou qui arriva quelques instants plus tard : c’était un hibou assez grand, presque le plus grand et majestueux de la volière. Il donna une lettre à la jeune fille qui la lut aussitôt : un grand sourire soulagé apparut sur son visage et elle rangea soigneusement la lettre dans la poche de sa robe. Quand elle revint dans la Grande Salle, le repas était presque fini et la plupart des élèves étaient partis. Arwen dirigea son regard vers la table des professeurs et elle vit que Rogue sortait au moment même où elle entrait. Essayant de ne pas se précipiter, elle le suivit jusqu’à son bureau dans les cachots. Avec un peu d’appréhension, elle frappa à la porte :
« Entrez !répondit vivement le professeur »
Quand Rogue vit Arwen entrer, il se renfrogna un peu plus encore et baissa les yeux sur ses copies.
« Que voulez-vous, Miss Phileas ?
-Eh bien, en fait professeur, comme je vous l’avais promis, j’ai fait des recherches sur le sujet de discussion privée que nous avons eu il y a plusieurs mois et…
-Justement, Miss Phileas. Je voulais vous dire depuis quelque temps déjà que je regrettais amèrement cette confession que je vous ai faite. Je n’aurai jamais du me laisser aller ainsi et je vous prierai de tout oublier de cette discussion.
-Mais professeur, j’ai…
-Pas de mais qui tienne ! Je vous demande de faire ce que je viens de vous dire, est-ce clair ?tonna Rogue.
-Très bien professeur, mais je tiens quand même, même si je dois oublier tout ça ensuite, à tenir ma promesse, continua Arwen, très déçue. Même si je dois encourir mille Beuglantes de votre part, j’ai écrit il y a quelque temps à plusieurs endroits et j’ai réussi il y a quelques jours à retrouver la trace de celle à laquelle vous pensez depuis longtemps : elle m’a répondu et a joint une lettre pour vous : à vous de voir maintenant, j’ai rempli ce que je devais faire. Au revoir professeur. »
Arwen déposa la lettre sur le bureau de Rogue et partit majestueusement, sans un dernier regard, craignant d’être stupéfixée par le regard de Rogue. Rogue resta un long moment à contempler cette lettre qu’il avait espérée pendant des années : puis enfin il l’ouvrit d’une main ferme. Nous ne rendrons pas compte de son contenu littéral, pour préserver la vie privée de Severus Rogue mais nous dirons seulement qu’un mince sourire apparut sur son visage, comme si un nouvel espoir jaillissait en lui.
Le mois de mars passa assez vite pour faire place au printemps. L’entente n’était plus aussi parfaite entre Arwen et Harry depuis cette dispute avec Malefoy : pourtant ils étaient toujours aussi heureux d’être ensemble et ils n’auraient remplacé ces moments avec aucun autre. Un soir, pendant lequel les quatre amis travaillaient tard, alors que tous les autres étaient couchés, Arwen leva la tête de son livre de sortilège et sembla hésiter : mais elle se lança :
« Harry, ça fait un moment que tu dois attendre que je t’en parle mais il serait temps que tu apprennes à maîtriser ton troisième et dernier pouvoir, l’animagus. »
Le jeune Gryffondor la regarda très étonné, croyant qu’elle avait totalement oublié ou qu’elle ne voulait pas qu’il apprenne ce pouvoir. Il était heureux qu’elle lui en parle enfin.
« Je dois t’avouer que j’y pensais tous les jours. Je craignais que tu croies que je n’en étais pas capable puisque je ne maîtrise pas parfaitement l’autre.
-Je pense que tu es prêt, c’est tout, avec la pratique, tu y arriveras.
-Mais tu vas te transformer en quoi, Harry ?demanda avec curiosité Ron. C’est tellement chouette que je t’envie, je dois dire.
-Ron, répondit Hermione, je ne pense pas que c’est vraiment une partie de plaisir que d’être animagus. Il paraît que l’apprentissage est douloureux et très délicat, d’après ce que j’ai lu. Tu confirmes, Arwen puisque tu en es une ?
-Moi, c’est différent Hermy, répondit Arwen en rougissant et en baissant les yeux. J’ai eu ce don naturellement, je n’ai pas eu à l’apprendre, c’est comme une seconde nature. Bon, Harry, tu vas te rendre dimanche soir dans le Forêt interdite avec ta cape d’invisibilité car tu dois te trouver dans un lieu en tout point naturel et là tu te concentreras et tu essaieras de ne faire qu’un avec la nature, tu m’as compris, c’est très important.
-Oui, je vois ce que tu veux dire, j’ai assez l’habitude maintenant d’exercer mon esprit. Très bien, j’irai. Sans toi, je suppose ?
-En effet. Ensuite, l’animal devrait se révéler à toi sous la forme un peu d’un patronus. Tu verras de quoi je parle. Enfin tu pourras rentrer au château, ce sera terminé pour ce soir-là. »
Harry alla se coucher sans un mot en laissant Arwen les larmes aux yeux : Harry était monté sans même lui donner un baiser. Ron et Hermione ne savaient pas quoi dire, tellement la situation les ennuyait. Parfois Arwen pensait que le mieux était d’abandonner Malefoy pour retrouver son amour d’antan avec Harry mais elle savait que c’était contraire à ses principes et qu’elle ne pourrait jamais trahir la confiance qu’elle accordait à Drago.
Le match de Quidditch contre les Serpentard approchait et Arwen était seulement en remplaçante puisque Katie Bell s’était remise de ses blessures depuis le dernier match. Cela ennuyait un peu l’équipe de savoir qu’Arwen resterait sur le banc mais elle avait insisté pour qu’Harry ne la fasse pas jouer : de plus Dumbledore avait fait savoir officieusement à Harry qu’en effet, avec les menaces de Voldemort, il craignait une attaque en plein vol, alors que sur la terre ferme, elle serait plus surveillée. Beaucoup donnaient les Gryffondor comme grands favoris car même si un poursuiveur était blessé, Arwen était là pour remplacer, ce qui semblait rassurer l’équipe. Gryffondor était premier et semblait être sûr de gagner la coupe. De plus, Harry se sentait très en forme pour humilier Malefoy et lui prendre le Vif d’or sous son nez, pour lui montrer que rien ne changerait jamais. Toute l’école assistait au match qui était très tendu. Enfin, le coup d’envoi fut donné. Les poursuiveurs se passaient admirablement le souaffle qui n’avait aucun risque de leur échapper, avec les entraînements intensifs d’Harry. Ginny faisait des merveilles et réussit en peu de temps à marquer trois buts toute seule. Katie Bell faisait des passes très bonnes et réussies et les Serpentard ne semblaient plus voir le jour. Pourtant un nouveau joueur assez malin des Serpentard réussit à prendre le souaffle des mains de Ginny et malgré les vaines tentatives pourtant très adroites de Kevin Racey et des cognards très bien lancés pourtant de Sarah Phelling et Alexandre Fawkes, il marqua quatre buts sans que les Gryffondor aient eu le temps de souffler. Ce poursuiveur, nommé Anthony Miles, allait à une vitesse époustouflante :
« Alors on traîne les lionceaux ? Vous voulez peut-être être remués à coup de cognard ?lança-t-il aux poursuiveurs de Gryffondor.
-Arrête de les ennuyer ainsi Miles, concentre-toi sur le match !
-Mais je vois que le petit Malefoy veut devenir un traître à sa maison ?répondit-il férocement. »
Harry regarda avec surprise Drago qui semblait être gêné de faire partie d’une équipe aussi lamentable. Il commença enfin à se poser des questions car en plus, Malefoy ne lui avait pas fait, comme à son habitude, des remarques méchantes. Un peut-être se profila à l’horizon mais pour l’instant Harry cherchait partout le Vif d’or car les paroles et le ton de Lee Jordan étaient significatifs :
« Et ces sales Serpentard mènent nos Gryffondor de 130 à 50 ! Pardon professeur, je dis ce que je pense, c’est tout ! Non, attendez, j’arrête de les calomnier, promis. C’est catastrophique ! Le Vif d’or va-t-il finir par être repéré et attrapé par notre attrapeur Harry Potter ? Et voici Miles qui se dirige une nouvelle fois vers les buts de Ron avec une vitesse fulgurante tel un boulet de canon ! Ron résistera-t-il ? Et il marque ! 140 à 50 pour Serpentard ! »
Harry essaya de ne plus penser à la situation lamentable et en se concentrant repéra le minuscule Vif d’or près de la tribune des professeurs qui étaient trop occupés, semblait-il, à essayer d’entretenir un espoir pour la maison des lions, sauf Rogue bien entendu. Harry fonça à toute vitesse pendant que Lee annonçait que Serpentard était arrivé à 150 contre 50. Il sentait Malefoy juste derrière lui qui essayait de le rattraper en silence, pour une fois, ce qui réussissait puisqu’il avançait presque à la hauteur d’Harry. Mais Harry se coucha sur son Eclair de Feu et alors qu’il allait s’écraser contre la paroi inférieure de la tribune des professeurs, il l’attrapa et remonta juste à temps en piqué. Ce fut l’ovation dans les tribunes. Gryffondor avait gagné de 200 contre 150. Harry fut acclamé et Arwen, dès qu’il fut à terre, se jeta dans ses bras en riant de joie et d’amour. Le poursuiveur de Serpentard, Miles, cassa son balai de colère et faillit se jeter sur Harry, les yeux injectés de sang mais le professeur Rogue l’arrêta en l’emmenant dans les vestiaires. Harry était comblé, il se sentait si heureux qu’il en oubliait la querelle avec sa petite amie, pour le plus grand plaisir de celle-ci évidemment.
« Ecoute Harry, dit Ron une fois dans les vestiaires, vraiment désolé mon vieux, ne pas avoir assuré dans les buts. Mais il arrivait à une telle vitesse que j’avais à peine le temps de voir qu’il marquait !
-Mais Ron, je t’en prie, on a gagné, c’est le principal ! Tu as très bien défendu les buts ! C’est ce Miles qui était trop rapide et même pour Olivier Dubois, je parie !
-Merci, c’est gentil, répondit-on en souriant.
-Mais…Oh ! Harry, c’est catastrophique !s’exclama Hermione.
-Quoi Mione, qu’y a-t-il pour gâcher notre joie ?demanda Ron en soupirant.
-Tu as bien raison de soupirer. Si on fait les calculs, l’équipe de Gryffondor est à égalité avec celle de Serpentard pour la coupe !
-Quoi ?s’étrangla Harry, Ron et Arwen.
-Eh oui, je ne sais pas comment ils vont se débrouiller mais il n’y a même pas dix points d’écart ! »
Les quatre amis devinrent silencieux et après s’être douchés et changés, toujours en silence, ils regagnèrent la tour de Gryffondor où l’ambiance n’était pas celle de la victoire : en effet, il semblait que d’autres avaient fait eux aussi le calcul et les visages affichaient un air inquiet. Le soir, dans la Grande Salle, les Serpentard affichaient quant à eux un air goguenard et il était étrange de savoir qui avait gagné réellement. A la fin du repas, Dumbledore réclama le silence et se leva :
« Chers élèves, je vois sur vos visages un air qui m’attriste car il m’oblige à faire une annonce que je jugeai préférable de retarder pour le moment venu. Pourtant, il vaut mieux que vous le sachiez pour que le doute qui plane ici s’évapore. Le match d’aujourd’hui était exceptionnel et je pense qu’il est à marquer dans les annales du Quidditch de Poudlard car cela ne s’était jamais produit auparavant. En effet, pour ceux qui l’ignoreraient encore, les équipes de Gryffondor et de Serpentard sont à égalité dans le nombre de points cumulés pour la coupe. Même s’il reste le match de Serdaigle contre Poufsouffle et même si nos joueurs offraient une très belle performance, il n’en resterait pas moins qu’ils ne pourraient pas égaliser les deux autres maisons, pardonnez-moi de le dire. Par conséquent, j’annonce que lorsque la coupe sera remise, elle le sera aux deux équipes puisqu’elles sont ex aequo. »
Des clameurs se firent entendre partout dans la Grande Salle et même les professeurs, surtout McGonagall et Rogue, semblaient surpris, voire choqués. Harry regarda ses amis comme si c’était la fin du monde, lui qui était pour la première année capitaine et qu’il subissait une si grosse honte. Ron était furieux et semblait prêt à se jeter sur les Serpentard : leur table était d’ailleurs restée très calme et ils avaient presque tous un sourire moqueur et goguenard. Seuls Malefoy et quelques autres semblaient ennuyés, tout en étant silencieux. Le directeur attendit patiemment que le trouble s’apaise un peu puis il reprit la parole :
« Je comprends votre frustration et votre étonnement mais sachez qu’il n’y a pas d’autre solution. Les deux maisons partageront équitablement la coupe et l’aura un temps déterminé, chacune son tour. J’espère que cet incident pourra unir un peu plus les maisons et que les élèves pourront dépasser leurs différends. Merci de respecter ma décision, je ne reviendrai pas dessus, sauf cas exceptionnel bien entendu. Bonne nuit à tous. »
Les élèves sortirent en chahut de la Grande Salle, la plupart furieux d’une telle nouvelle mais respectant la décision quand même de ce directeur tant aimé.
Harry, Ron, Hermione et Arwen revinrent ébranlés dans leur salle commune : Ginny, Neville et Seamus les rejoignirent et ils discutèrent ensemble de cette décision si étrange même si la colère les submergeait. Mais Ron s’exclama soudain :
« Mais oui, bien sûr, on a qu’à pousser un joueur de Serpentard à faire quelque chose de vraiment répréhensible et on pourra avoir la coupe pour nous tout seuls ! Dumbledore a bien dit qu’il pourrait y avoir un cas exceptionnel, oui ou non ?
-Ron, tu te rends compte, on ne va pas agir comme des Serpentard, voyons ! Si ça se trouve, ils disent la même chose que toi ! Je te rappelle en plus que tu es préfet, une telle idée est indigne, voyons !
-Mais ce n’est pas moi Mione qui le ferait ! Disons quelqu’un avec plein de pouvoirs, Arwen par exemple ?répondit Ron plein d’espoir.
-Alors là, mon pauvre Ron, n’y compte pas ! Je ne ferai jamais une chose pareille ! C’est indigne des Gryffondor ! Essaie d’oublier cette méchante idée, ce n’est pas si grave comme situation après tout ! Sur ce, bonne nuit !répondit Arwen »
Arwen embrassa Harry alors que tous restaient silencieux, étonnés d’une telle réaction. Hermione était la moins énervée, c’est pour cela qu’elle prit la suite de son amie pour dormir, laissant sans le savoir ses amis comploter presque jusqu’à l’épuisement.
Le dimanche matin se leva et Harry avait presque passé une nuit blanche : il se rappela tout d’un coup qu’il devrait le soir même connaître en quel animal il se transformerait et cette seule idée le rendit joyeux. Même si la table des Gryffondor était plongée ce matin-là dans un silence fâché, Harry pensa allégrement en quel animal il aimerait se transformer : après maintes réflexion, il pensa à deux animaux en particulier : le lion, si puissant et si représentatif de sa maison et le cerf, animagus de son père James. C’est à ce moment qu’Arwen et Hermione s’assirent à côté d’Harry toujours songeur et souriant :
« Alors, mon bel éveillé, ça a l’air d’aller mieux ce matin ?dit Arwen en l’embrassant.
-En effet, je pensais à ce que je devrais faire ce soir, ça m’a remis d’aplomb.
-Et je suppose que tu as du penser à des animaux précis en lesquels tu aimerais te transformer ?dit-elle avec malice.
-Comment le sais-tu ?demanda Harry surpris.
-Mais c’est normal voyons, on est toujours tenté d’imaginer ça ! Mais garde ça pour toi, je préfère savoir le résultat final ce soir.
-D’accord ! Où est Ron en fait ?
-En fait, répondit Hermione, il est allé discrètement lire des livres à la bibliothèque sur la meilleure façon de discréditer un Serpentard. Il ne me l’a pas dit mais quand je l’ai vu s’y diriger avec un air inquiet et sournois, j’ai tout de suite compris. Tu ne sais pas de quoi il retourne par hasard, Harry ? »
Harry prit un air tout à fait innocent, se rappelant leur complot de la nuit mais il n’avait pas pensé que Ron irait jusque là, prenant au sérieux toute cette histoire.
« Non, je ne savais pas, il ne m’en a rien dit, répondit Harry en baissant les yeux. »
Les deux filles se regardèrent en souriant d’un air entendu.
« Bon, allez, il faut aller travailler à la bibliothèque pour réussir nos examens, dit comme d’habitude Hermione. »
Ses deux amis la suivirent et n’osèrent pas déranger Ron qui semblait en pleine concentration dans un coin faiblement éclairé d’un rayon. Harry prit, en passant un livre intitulé « Secrets et astuces pour être un bon animagus ». Ils y passèrent toute la journée et Harry était plus souvent à lire ce dernier livre plutôt que ses livres de cours. Mais il faisait semblant d’étudier, sous l’œil désapprobateur d’Hermione : mais ce regard envers Harry n’était rien puisqu’un autre regard chargé de foudres était dirigé vers le coin où se tenait Ron à l’écart. Arwen étudiait avec acharnement, semblant vouloir apprendre tout ce qu’il lui tombait sous la main, des livres de septième année principalement. Le soir arriva rapidement pour le plaisir d’Harry qui mangea à une vitesse d’un Eclair de feu pour aller attendre dans son dortoir que le soleil se couche.
Arwen lui souhaita bonne chance tout bas et avec un sourire confiant. Dès que tout le monde fut couché, Harry se leva de son lit où il s’était mis tout habillé et sous sa cape d’invisibilité, se faufila dans les couloirs de Poudlard sans bruit et s’engagea dans la Forêt interdite, en faisant craquer légèrement les brindilles sur le sol. Il n’alla pas très loin dans la forêt, suffisamment pour ne pas être vu de Poudlard. Il s’assit en tailleur sur le sol et enleva sa cape qu’il déposa sur ses genoux : en prenant une grande inspiration, il se concentra en pensant uniquement à la nature qui l’entourait et en essayant de se confondre avec elle. Il y réussit en partie au bout d’une heure : en effet, il dut ouvrir les yeux car il sentait une autre présence juste en face de lui. Le cœur battant très vite, il attendit. Au début, il ne put distinguer l’animal car il faisait très sombre : il décida avec le maximum de précaution de dire « Lumos » : et là, l’animal apparut entièrement. Harry fut singulièrement surpris et déçu : une panthère noire de jais avec des yeux vert émeraude se tenait assise sur son arrière-train et le fixait bizarrement. Ils restèrent ainsi à s’examiner pendant plusieurs minutes qui parurent à Harry des heures. La panthère n’était pas là physiquement mais c’était plus une silhouette légèrement transparente qu’un être vivant en chair et en os. Puis, au grand étonnement d’Harry, la silhouette parla d’une voix douce et mesurée :
« Je sais que tu es surpris et déçu de me voir : mais sache que je suis ce qui te correspond le mieux. Les deux autres animaux auxquels tu pensais ne te reflétaient qu’en partie mais moi, je te reflète entièrement. Mais je sais que tu m’aimeras car on va apprendre à se connaître spirituellement, ne t’en fais. J’ai de nombreuses qualités et pouvoirs que tu apprécieras, tu verras. Maintenant je vais disparaître.
-Mais, quand réapparaîtras-tu ?demanda anxieusement Harry.
-Quand le moment sera venu, quand tu seras prêt à tenter de te transformer et je t’y préparerai progressivement, ne t’en fais pas.
-Très bien, merci, dit Harry soulagé et avec le sourire. »
En une seconde, la forme animale disparut dans un léger souffle de vent. Harry se cacha à nouveau sous sa cape, heureux et très satisfait de son animagus.
En rentrant dans la salle commune, il vit Arwen endormie sur un livre qu’elle lisait sûrement pour l’attendre. Il l’embrassa tendrement et elle se réveilla avec un sourire :
« Alors, tu es content de ton animagus, j’espère ?
-Au début, j’étais déçu mais ensuite je me suis aperçu qu’il était très bien !
-Ne me fais pas languir plus longtemps voyons, allez, dis-le moi !
-Oh, je ne sais pas, le mérites-tu seulement ?dit Harry en la taquinant. »
Arwen prit un petit air boudeur qui lui allait à merveille et croisa les bras en levant les yeux au ciel.
« Bon, d’accord, je suis un animagus panthère noire ! Voilà, tu es impressionnée ou surprise, toi qui sait tout ?dit Harry avec le sourire.
-En fait, je ne savais pas quoi en penser. Mais c’est super Harry, nous sommes deux félins en fin de compte !
-Ah oui, tiens, c’est vrai ça !
-Bon, on doit se coucher, il est plus de minuit et on prend tôt les cours. »
Ils montèrent et s’embrassèrent une nouvelle fois pour se souhaiter bonne nuit. Harry s’endormit heureux d’avoir de tels pouvoirs et bientôt il pourrait se transformer à sa guise et aller où il voudrait sans être repéré. Dans l’autre dortoir des sixièmes années, des larmes coulaient doucement sur les joues d’Arwen qui sentait que ce bonheur était trop beau et qu’il serait sûrement éphémère : elle se sentait mal à l’aise, comme si on l’observait en permanence. Pourtant elle réussit à s’endormir et cela en même temps qu’Harry, comme toujours d’ailleurs.
Les semaines défilèrent et une nouvelle sortie à Pré-au-lard fit son apparition au début du mois d’avril. Tous les élèves à partir de la troisième année étaient enchantés surtout qu’il faisait un temps magnifique et la chaleur commençait à arriver. Ce samedi matin, tout le monde se préparait gaiement, sauf la pauvre Arwen qui, même si elle ne se plaignait pas, aurait été ravie de pouvoir sortir à sa guise avec son bel amoureux.
« Je suis désolé mon amour de te laisser ici : je vais rester en tout cas, tu te sentiras moins seule, d’accord ?
-Mais non, je t’en prie, tu attendais cette sortie avec impatience, je le sais. Je veux que tu t’amuses au maximum, d’accord ? Ce n’est rien pour moi, je vais m’occuper, voler un peu sur mon balai pour me changer les idées et ça ira jusqu’à ton retour.
-Mais Arwen…
-Il n’y a pas de mais, Harry Potter ! Tu y vas à point c’est tout ! Je sais que Ron et Hermione, dit-elle en regardant sérieusement les concernés qui attendaient juste à côté, vont te protéger, je compte sur eux aussi pour te distraire.
-Ne t’en fais pas Arwen, on va lui occuper l’esprit sans arrêt, il n’en pourra plus !dit Ron.
-Et nous le protégerons, tu as notre promesse, renchérit Hermione.
-Tu vois, tu n’as plus aucune excuse. Vas-y, c’est ainsi que tu me feras le plus plaisir !dit-elle avec un sourire honnête.
-Très bien, j’y vais de ce pas. Je penserai à toi quand même. Je t’aime, dit-il en l’embrassant
-Je t’aime aussi, Harry. »
Ils se séparèrent sur ces mots. Arwen les regarda partir inquiète puisque pour la première fois, elle ne saurait pas si Harry était en danger à l’extérieur de Poudlard. Harry passa une journée splendide : ses deux amis ne lui laissaient pas le temps de souffler. Ils allaient de magasin en magasin, riant et bavardant avec insouciance, que ce soit à Honeydukes comme dans d’autres magasins comme le magasin de hiboux où Hermione était tentée quand même de s’en acheter un, pour que ce soit plus pratique.
Au château de Poudlard, Arwen s’ennuyait mortellement : elle ne faisait que de penser à Harry, à leur amour et ne trouvait aucune distraction ni dans les livres ni sur son balai : son amour pour Harry lui emplissait l’esprit. C’est alors qu’en milieu d’après-midi, elle reçut une lettre d’une chouette effraie qui lui était inconnue : elle ouvrit le mot griffonné à la hâte semblait-il et son cœur se serra atrocement :
« Arwen, c’est Drago, viens vite nous aider : il y a des Mangemorts qui viennent d’envahir Pré-au-lard et j’ai trouvé Harry inconscient près de Ron et Hermione. Je défends comme je peux une cabane où je me suis réfugié en-dehors du village avec tes trois amis mais viens vite, je ne pourrai pas tenir longtemps ! Et… »
Arwen sentit un froid lui glacer le sang. Elle n’écouta que son courage et son cœur, alors que son esprit lui interdisait d’y aller, car ça pouvait être un piège. Pourtant elle ne pouvait laisser une telle chose se produire. Elle se transforma en une seconde en chat et descendit les escaliers à une vitesse prodigieuse, sautant parfois par-dessus des élèves de première année. Arrivée aux portes de Poudlard, elle transplana sans un bruit, car quand elle transplanait en animagus, elle ne faisait aucun bruit. Elle atterrit à une petite cabane faite de bois et de fer et entra avec précaution : elle avait repris sa forme humaine et brandissait sa baguette. Mais, sans ses pouvoirs psychiques, elle était plus vulnérable : elle reçut un coup à la tempe et quelqu’un lança un « Expelliarmus ». Désarmée, elle put voir son agresseur : c’était Dolores Ombrage avec une cagoule sur la tête : apparemment, elle venait de se rallier à Voldemort.
« Mon maître va être si heureux de te savoir en sa possession. En plus, c’est moi qui ait eu l’idée de cette stupide lettre à laquelle tu as cru si naïvement pour sauver ton chéri. Vous êtes si stupides, vous les jeunes, surtout les amoureux, qu’on peut vous faire croire n’importe quoi, et même…
-Allez, arrête de bavasser, coupa Lucius Malefoy apparemment sorti d’Azkaban. Emmenons-la avant qu’il n’y ait d’autres ennuis.
-Toujours pressé Malefoy !dit avec hargne Bellatrix Lestrange. Cette gamine nous en a fait voir de toutes les couleurs, on pourrait s’amuser un peu avant de la livrer à notre maître, non ?
-Tais-toi !dit Malefoy avec fureur. Le maître nous a précisé de lui emmener aussitôt et non de nous amuser avec elle. »
Arwen pendant ce discours, était abasourdie et folle de rage contre elle-même. Pourquoi avait-elle été aussi bête et naïve ? Il aurait été étonnant que Drago trouve un hibou aussitôt pour la prévenir et même qu’il prenne le temps d’écrire en pleine bataille. Harry et les autres étaient sains et saufs, et même si c’était le principal, c’était elle qui était dans la mauvaise position. Dès qu’elle était tombée à terre, un des Mangemort avait prononcé une formule et des cordes et un bâillon l’avaient neutralisée. Elle n’arrivait pas à se transformer dans des liens si serrés et avait même de la peine pour respirer. Le cerveau engourdi par le coup qu’elle avait reçu, elle essayait quand même, mais moins facilement, à réfléchir à comment elle allait s’en sortir pendant les débats des Mangemorts. Pourtant ils conclurent leur conversation et Lucius Malefoy s’avança et lui prit le bras pour transplaner. En un clap sonore et fait ensemble, plus personne ne resta dans la cabane et un calme dramatique s’installa.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:44

Chapitre 17 : De l’angoisse justifiée

Quand Harry, Ron et Hermione revinrent à Poudlard, tout heureux de leur journée à Pré-au-lard, ils allèrent aussitôt dans leur salle commune pour aller voir Arwen et voir si elle allait bien : Harry comptait la faire mourir de rire avec toutes les friandises qu’il avait rapporté. Mais bien évidemment, quand ils arrivèrent, Arwen n’était pas là. D’ailleurs pratiquement aucun élève n’était rentré dans la salle commune. Harry ressentit un très mauvais pressentiment, il sentit une appréhension monter en lui, comme s’il savait que quelque chose de grave s’était passé : ce n’était pas l’habitude d’Arwen d’être absente ainsi. Hermione tira Harry de sa rêverie et lui montra un bout de parchemin sur une table. Harry le prit aussitôt et sa lecture lui confirma ses pires doutes et ses pires cauchemars. Hermione et Ron avaient lu en même temps que lui : Hermione semblait sur le point de pleurer et Ron restait abasourdi pendant qu’Harry était aussi pâle qu’un mort. Il avait l’impression qu’il ne pourrait plus jamais rire : il comprenait qu’Arwen s’était jetée dans ce piège inconsciemment à cause de son amour pour lui : cela lui rappelait vivement Sirius et rouvrait une blessure à peine cicatrisée. Sans un mot, il sortit suivi de ses deux amis qui savaient où il allait : ils arrivèrent rapidement au bureau de Dumbledore où ils eurent à peine le temps de frapper que le directeur leur disait d’entrer. Il était en train de finir d’écrire une lettre qu’il envoya aussitôt grâce à Fumesec. Son visage était grave et Harry s’aperçut qu’il l’avait vu rarement aussi inquiet.
« Je sais ce qui vous amène ici et j’espère que vous aurez plus de réponses que de questions. Dites-moi ce que vous savez déjà. »
Harry, toujours en silence, lui donna la lettre qu’ils avaient trouvée et le visage de Dumbledore devint plus sombre encore.
« Où l’avez-vous trouvée ?
-Dans la salle commune, professeur. On vient de la trouver à l’instant, répondit Hermione.
-Je vois. Je vais bien sûr appeler tout de suite Mr.Malefoy pour savoir s’il est au courant de quoi que ce soit.
-Mais vous ne le trouverez pas professeur, je suis sûr qu’il est déjà parti ! C’est lui le traître ! Il a abusé lâchement de la confiance d’Arwen, il l’a trahi !explosa Harry en sortant de son silence.
-Harry, je te prierai de te calmer, cela est pratiquement sûr que c’est un faux. Arwen, dans son aveuglement, n’a rien vu ou même si elle a soupçonné quelque chose, son amour pour toi l’a emporté et tu le sais bien malheureusement.
-C’est encore à cause de moi ! J’en ai marre que les gens que j’aime se font capturer et tuer à ma place ! Si elle meurt, je ne pourrai jamais le supporter, jamais, vous m’entendez !cria Harry en larmes.
-Harry, s’il te plaît, assieds-toi le temps que je fasse chercher Mr.Malefoy. Arwen n’est pas perdue, nous la sauverons, je te le promets, répondit avec douceur le directeur. »
Il sortit de son bureau. Harry s’était assis sur le bout d’un fauteuil et se tenait la tête entre les mains, pleurant à chaudes larmes comme cela faisait longtemps qu’il n’avait pleuré autant. Il lui semblait que le monde entier était sur le point de s’écrouler autour de lui et que tout était à cause de lui, qu’il n’avait rien fait pour l’en empêcher. Il se remémorait les dernières paroles qu’ils avaient échangées et le dernier sourire peut-être qu’il avait vu sur son beau visage. Il croyait qu’il ne l’avait pas aimé assez fort pour la protéger et il regrettait chacune de leurs disputes dont il se sentait responsable. Hermione essayait de le réconforter comme elle pouvait mais en vain, lui répétant que tout n’était pas encore perdu et qu’il restait sûrement une chance de la sauver. Elle-même était en pleurs, se souvenant très bien de la conversation qu’elles avaient eu quand Arwen lui avait dit qu’elle ne pourrait jamais assister aux examens. Ron avait quelques larmes lui aussi qui lui coulaient sur les joues, se demandant bien où elle pouvait être en ce moment même. Quelques instants plus tard, Dumbledore entra et son visage devint ému quand il vit cette scène des trois amis éplorés. Drago, prévenu par un professeur, arriva peu après et quand il découvrit la scène qui s’offrait à lui, il commença à comprendre pour qui ces pleurs étaient répandus. Dumbledore lui demanda poliment de s’asseoir sur une chaise qu’il fit apparaître mais le jeune homme hésita quand il vit Harry prêt à se jeter sur lui, la fureur sur le visage. Hermione et Ron le retinrent à temps : heureusement Ron lui avait pris discrètement sa baguette pour qu’il ne fasse pas d’acte irréfléchi.
« Bon, voici la situation Drago : nous pensons fortement qu’Arwen a été enlevée par des Mangemorts : il semblerait qu’elle ait été attirée en-dehors de Poudlard à cause de cette lettre. La voici. »
Dumbledore, les yeux pétillants, donna à Drago la lettre supposée être la sienne et une surprise mêlée de rage apparut sur le visage de Malefoy qui s’exclama aussitôt :
« Mais professeur, ce n’est pas moi qui ait pu écrire une telle horreur ! Jamais je ne ferai de mal à Arwen, elle a été la plus grande confidente et amie que je n’ai jamais eu ! Et puis, ce n’est même pas mon écriture, ce n’en est qu’une imitation grossière ! Je reconnais vaguement d’ailleurs la forme de l’écriture de celui que j’ai la honte d’appeler mon père ! Croyez-moi, je vous en prie, jamais je n’aurai pu faire une chose pareille. »
Dumbledore l’avait écouté attentivement et son visage s’était quelque peu détendu.
« Je te crois Drago, je ne pensais pas que ce pusse être toi qui ait amené Arwen dans ce piège et…
-Quoi ?s’exclama Harry. Vous le croyez sincère ? Mais c’est la fourberie en personne, professeur ! Il ment comme il respire ! Il m’a toujours haï et il veut me faire du mal à travers Arwen !
-Harry, je t’en prie, coupa fermement Dumbledore. Je sais quand une personne dit la vérité ou non. Je n’ai aucun besoin d’employer le Veritaserum pour savoir s’il dit la vérité. Alors assieds-toi et pensons plutôt à une solution pour sauver celle que tu aimes. »
Harry se rassit, boudeur mais sachant très bien que le directeur n’avait pas tort.
« Quand vous êtes entrés, je savais déjà qu’Arwen n’était pas là car je ressentais auparavant sa présence dans les murs de l’école. Malheureusement je n’ai pas fait assez attention quand elle est sortie car elle est partie sous sa forme d’animagus, donc je m’en aperçu trop tard. J’ai déjà envoyé des lettres à Hagrid et Maugrey puisque ce dernier était justement près d’ici. Ils ont du aller voir cette fameuse cabane et chercher des indices, ils ne devraient plus tarder.
-Mais, professeur, on devrait y aller, peut-être trouverons-nous quelque chose de plus !
-Je t’en prie Harry, ils sont très bien placés tous les deux pour chercher de genre de choses. De plus, à partir de maintenant, je t’interdis de franchir la limite de Poudlard. Tu n’as plus la protection que tu avais avant avec la présence d’Arwen et… »
Dumbledore s’interrompit, traversé par une idée soudaine.
« Dis-moi Harry, as-tu de nouveau ce bouclier de protection que tu avais eu lorsque Arwen était plongée dans le coma ?
-Je ne sais pas, professeur, répondit-il surpris. Je ne…
-Rictusempra !s’exclama soudain Dumbledore. »
Le bouclier bleu et blanc apparut, tel un nouvel espoir jaillissant à l’horizon et redevint invisible, l’attaque étant écartée.
« Fabuleux !dit le directeur avec un sourire. Tout n’est pas perdu. Même la distance qui vous sépare tous les deux n’empêche pas ce bouclier de fonctionner. Il nous indique ainsi qu’elle est en vie et on peut espérer qu’elle le reste. »
Harry sourit un peu, sachant que même si Arwen était loin, il la sentait près de lui quand même grâce à ce bouclier. C’est à ce moment que Maugrey et Hagrid entrèrent, le visage grave.
« Professeur Dumbledore, nous avons examiné les lieux de l’agression et nos pires craintes sont confirmées, commença Hagrid.
-En effet Dumbledore, le sol était foulé à de nombreux endroits et cela était très frais, quelques heures à peine. Il devait y avoir au moins six Mangemorts là-bas et les ordures ont eu évidemment ce qu’ils voulaient : la gamine est tombée dans le piège sûrement sans avoir le temps de réagir et ils l’ont ligotée puis emmenée en transplanant. Il n’y avait pas grand-chose d’autre, ils ont pris leurs précautions, les vermines !expliqua Maugrey.
-Il n’y avait donc aucun objet qui a été laissé par inadvertance ?demanda Dumbledore inquiet.
-Si, professeur, soupira tristement Hagrid, une seule chose qui ne peut pas nous aider mais seulement nous inquiéter. »
Il sortit de l’une de ses immenses poches, un objet fin, long et sombre : la baguette d’Arwen. Harry pensa aussitôt qu’elle était totalement sans protection et cette seule idée avec les paroles rapportées par les deux émissaires, le fit s’évanouir. Tout devint noir.

Pourquoi fait-il si noir ? Est-ce la nuit ? Suis-je en train de dormir ? Si c’est le cas, pourquoi ai-je mal partout et que je sens le froid venir du sol si dur pénétrer jusque dans mon sang ? Ca y est, je me souviens maintenant : la lettre, l’affolement, la course pour venir sauver Harry et le piège. Harry, où que tu sois, pardonne ma naïveté et ne te lamente pas, ne cours pas à ta perte ! J’essaie de me relever mais je n’y arrive pas, les liens des cordes sont trop serrés. Ils m’ont enlevé le bâillon sûrement quand je me suis évanouie, en arrivant ici : ils se sont dit qu’il me serait inutile de crier pour appeler au secours. Au moins, ils ont choisi le bon cachot : aucune fenêtre nulle part, même pas une ouverture venant de la porte, rien ! Comment vais-je faire pour me défendre et continuer de protéger Harry, j’ai beau essayer d’y réfléchir, je ne trouve aucune solution. Pourtant, il doit bien y en avoir une ! Je dois la trouver avec toutes les connaissances que j’ai tout de même ! Rien ! Ca doit être l’affolement qui provoque ce blocage. Je dois me calmer et…Mais qu’est-ce que j’entends ? Un grincement de porte : on vient me chercher : ils vont m’amener devant Voldemort : je sens qu’il va vouloir se venger celui-là ! Il faut que je me calme, je contrôle la situation. Quoique, je ne suis pas vraiment en situation de dire ça, moi. La porte s’ouvre : tiens, c’est un Mangemort qui m’est inconnu. Eh bien, ce n’est pas trop tôt, il vient de dire une formule pour m’enlever mes liens, quel soulagement !
Arwen se mit debout et chancela un peu, d’avoir été si longtemps ligotée. Elle avait mal partout, même sans les cordes. Le Mangemort lui fit signe de le suivre et quand Arwen sortit, elle se retrouva encadrée par deux Mangemorts. « Que de précautions, pensa-t-elle. Ils tiennent vraiment à moi. » Ils montèrent des escaliers assez longtemps dans une semi obscurité mais la jeune fille ne pouvait rien faire, ni bousculer aucun des Mangemorts car ils la tenaient fermement chacun par un bras et de toute façon elle ignorait totalement où elle se trouvait. Ils arrivèrent enfin à une porte en chêne qu’ils ouvrirent et qui donnait sur un petit corridor. Il y avait plusieurs portes mais ils se dirigèrent vers la porte opposée à celle d’où ils sortaient. Quand ils y entrèrent, Arwen découvrit une pièce éclairée par un feu ardent et où se tenait un groupe de personnes, des Mangemorts. Ils formaient un demi-cercle autour d’un fauteuil où se tenait le pire ennemi des sorciers. Arwen sentit son estomac se nouer et elle eut des sueurs froides en voyant réellement pour la première fois Voldemort. Son visage était blafard et ses yeux étaient semblables à deux fentes de serpent. Un sourire moqueur se dessinait sur ce qui lui servait de bouche et il semblait triompher de voir la jeune fille en face de lui. Son serpent Nagini tournait autour de son fauteuil, comme prêt à le défendre. Tous les visages étaient tournés vers elle. Arwen savait qu’elle ne devait pas flancher, que c’était ce qu’il attendait, alors elle prit la décision de tenter le tout pour le tout :
« Vous êtes content de vous, j’imagine ?lança-t-elle avec un sourire provocateur.
-En effet, je le suis, j’ai réussi à attraper celui qui est censée protéger la vedette internationale ! En plus, vous sembliez inséparables tous les deux et invincibles alors qu’en fait, vous êtes misérables à en vomir !
-Mais, vous ne connaissez pas tous nos secrets : vous ne nous avez pas vaincu, vous en êtes encore loin et d’ailleurs vous n’y arriverez jamais, ça je peux vous l’assurer !
-Et en plus, tu me tiens tête, tu en as de l’arrogance, ça je dois le constater ! Mais je sais des choses sur toi qui te feraient pâlir et qui te clouerait le bec, une bonne fois pour toutes !
-Ah ben tiens, c’est marrant ça, je sais aussi des choses sur vous et des choses assez indiscrètes, je dois dire. Vous voulez peut-être qu’on fasse une plus grande réunion pour que je dise tout d’un coup sur un certain Tom Jedusor ?
-Silence petite impertinente !cria Voldemort. C’est moi ici qui domine la partie et non toi ! N’oublie pas que nous ne sommes pas dans un de tes petits rêves stupides où tu souhaitais m’affronter d’égal à égal !se moqua-t-il.
-Mais attendez, continua Arwen sur sa lancée et en réfléchissant. Si je me souviens bien, c’est vous qui m’imposiez ces rêves que vous traitez de « stupide » pour m’affronter et c’est vous d’ailleurs qui avez été battu ! (« n’empêche, je ne manque pas de culot sur ce coup-là, pensa Arwen, j’espère ne pas avoir à m’en repentir !)
-Tu veux peut-être goûter à l’un de mes sorts favoris, le Doloris ?demanda Voldemort, l’air menaçant, sous les rires de ses Mangemorts.
-A vrai dire, je ne crois pas vraiment que c’est le moment, surtout que vous voulez me garder en vie et en bonne santé, je présume ! »
Voldemort eut un accès de colère envers cette fille qui semblait tout savoir de ses intentions mais il pensa aussitôt qu’elle devait jouer au bluff et qu’en fait, elle devait trembler de peur derrière ces apparences.
« Dans un sens, tu as raison mais ça ne m’empêche pas de prendre un peu de plaisir ! Endoloris !dit-il finalement en pointant sa baguette sur Arwen. »
Arwen tomba à terre tant la douleur était atroce mais étrangement la jeune fille ne criait pas, elle réussissait à surmonter la douleur mentale même si la douleur physique était insoutenable. Les Mangemorts riaient de la voir souffrir ainsi : Voldemort souriait mais ne riait, sachant très bien qu’elle aurait du souffrir davantage. Puis la douleur était trop intense à supporter, Arwen s’évanouit à moitié : elle sentit seulement qu’on la traînait hors de la pièce et qu’on la ramenait dans son cachot où elle s’évanouit entièrement.

Harry, Ron et Hermione étaient retournés dans leur salle commune, sous la demande de Dumbledore après le réveil d’Harry de son évanouissement, qui souhaitait discuter avec Hagrid, Maugrey et sûrement d’autres membres de l’ordre qui arriveraient pour cette situation d’urgence. Il avait fallu le forcer à quitter le bureau car il voulait une solution pour sauver Arwen mais il avait compris le message dans les profonds yeux bleus inquiets de son directeur : pour l’instant ils n’avaient aucune idée où la trouver. Harry avait senti un immense regret chez Dumbledore : en effet, si le directeur n’avait jamais demandé à Arwen d’abandonner ses pouvoirs psychiques et par conséquent la quasi-totalité de ses pouvoirs, ils n’en seraient pas là, Arwen se serait libérée seule et serait dans ses bras à l’heure qu’il était. Il pensa avec peine à ce qu’elle devait endurer et au mal que Voldemort devait lui infliger. Il sentit monter en lui un accès de colère grandissant contre le sorcier du mal : il aurait voulu accomplir la prophétie sur le champ s’il avait pu. Malheureusement, il était assis sur un canapé, inutile et désespéré. Hermione et Ron n’osaient pas parler, de peur de troubler ce calme inquiet. Ils savaient qu’aucun réconfort était inutile et qu’aucun mot ne pourrait ramener Arwen. Harry n’avait même plus de haine envers Malefoy comme s’il s’était persuadé qu’il n’y était pour rien, finalement. Au bout de deux heures interminables, Harry décida de se lever pour essayer de trouver une idée n’importe où mais à ce moment-là, il dut se rasseoir car il ressentit un douleur intense lui traverser la poitrine comme si son corps se déchirait en deux : il sut alors qu’Arwen était torturée et qu’il ne ressentait qu’un centième de sa souffrance. Le souffle coupé, il regarda les larmes aux yeux, ses deux amis qui semblaient comprendre eux aussi ce qu’il se passait. Malgré que Dumbledore ait ordonné à Harry de ne pas revenir, Harry, décida quand même voir le directeur pour lui dire que Voldemort pratiquait le Doloris sur Arwen. De plus, il saurait ainsi où ils en étaient. Il demanda à Ron et Hermione de ne pas l’accompagner, ça ne servirait à rien. Quand il pénétra dans le bureau, il fut très surpris de voir que la plupart des membres de l’ordre étaient réunis : en plus des deux émissaires, il y avait Lupin, Tonks, Mr.Weasley, les professeurs Rogue et McGonagall et d’autres membres qu’Harry avait vu au quartier général. Un air grave et triste était sur leurs visages, comme si aucune solution ne se présentait à eux. Ils furent tous surpris de le voir arriver sauf Dumbledore qui lui demanda d’une voix douce et posée :
« Qu’y a-t-il Harry ? Tu as une information à nous donner ? »
Harry culpabilisa aussitôt en se disant qu’en fait, il n’avait rien à leur dire de concret mais que ça pourrait encore plus les décourager.
« En fait, professeur, je n’ai appris rien de plus mais…
-Alors, que faites-vous ici Potter ? Nous ennuyer, comme à votre habitude, nous faire perdre notre temps précieux ?dit Rogue encore plus sauvageusement que d’habitude.
-Laisse-le parler, Severus, s’il te plaît !dit Lupin. Harry est le plus à plaindre ici, alors tais-toi pour une fois ! Vas-y, Harry, dis-nous ce qu’il y a, finit Remus en lui souriant légèrement.
-En fait, quand j’étais dans la salle commune, je crois…non, je suis sûr d’avoir ressenti la souffrance d’Arwen : c’est Voldemort qui lui avait lancé le Doloris. »
Un silence pesant s’installa et tous semblèrent découragés. Il semblait à Harry que Dumbledore avait pris dix ans de plus, même s’il ignorait son âge. Le directeur réfléchissait à de nombreuses solutions mais toutes étaient aussi impossibles les unes que les autres.
« Merci Harry de nous avoir donné cette information. Dès que tu ressentiras autre chose, en-dehors du Doloris, viens me le dire immédiatement, d’accord ?
-Oui, professeur.
-Tu peux retourner dans ta salle commune, je t’informerai si nous trouvons quelque chose de rassurant. »
Après que Lupin lui ait adressé un léger sourire, Harry partit et décida d’aller traîner dehors, ne souhaitant pas se renfermer dans la tour des Gryffondor, il avait besoin d’air et surtout de solitude. Même s’il aurait voulu que cette solitude ne soit pas présente bien entendu : il aurait tout donné pour qu’Arwen soit à ses côtés, souriante et aimante comme autrefois. Il était envahi par une tristesse sans bornes : la mort de Sirius l’an passé l’avait énormément affecté, comme la découverte de la prophétie d’ailleurs, mais les avoir partagés avec sa chère Arwen avait énormément soulagé son fardeau et chaque jour depuis leur rencontre, il s’était senti plus léger et plus gai. Mais maintenant, il se sentait dans un état encore pire que l’an passé en fin d’année. Il sentait que si elle disparaissait, il n’aurait plus la volonté de vivre sans elle. Il repensa aux merveilleux projets qu’ils avaient formé, celui de vivre ensemble après Poudlard pour toujours et celui de se marier aussi. Il avait l’impression que ce qui venait d’arriver était irréel et qu’il était impossible normalement d’entacher leur bonheur. Sa haine contre Voldemort redoubla d’intensité et il se promit de tout faire pour retrouver Arwen et faire payer à ce sale serpent les douleurs qu’il infligeait à sa petite amie. Il s’assit au bord du lac, repensant aux heures de bonheur passées à ce même endroit avec elle et loin des élèves et de leur chaos, il pleura pour soulager sa souffrance et sa haine. A plusieurs mètres de là, Drago Malefoy observait le Gryffondor en proie à ces sentiments et il se sentit responsable et coupable de ce qui arrivait. Il sentait qu’il avait une part de responsabilité dans tout ça mais il n’arrivait pas à savoir où il était coupable. Affligé lui aussi, il partit arpenter les couloirs de Poudlard où il trouva une solution pour essayer de sauver sa meilleure amie.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:44

Chapitre 18 : Une longue et interminable attente

Harry ne sut pas combien de temps il était resté assis près du lac à désespérer sur l’avenir mais Ron et Hermione vinrent le chercher quand la nuit tomba pour qu’il vienne prendre un peu de repos. Il les suivit sans dire un mot, sa souffrance ne trouvant plus de mots pour s’exprimer. Avant de se coucher, Ron donna à son ami une potion de Sommeil qu’il était allé chercher avec Hermione à l’infirmerie. Sous ses prières incessantes, Harry la but quand même mais il craignait qu’il ne se passe des choses importantes pendant son sommeil. Il aurait voulu veiller toute la nuit, pour sentir toute alerte. Sa dernière pensée avant de sombrer dans le sommeil fut envers Arwen qu’il savait misérable quelque part, en proie à la souffrance. Et malheureusement il n’avait pas tort.

La jeune fille s’était réveillée de son évanouissement et elle grelottait de froid et de souffrance sur le sol froid comme la mort. Il lui était impossible de pouvoir dormir tant elle souffrait dans tout le corps. Jamais elle n’avait ressenti une telle souffrance car en plus, elle se sentait beaucoup plus faible qu’avant, alors que le Doloris provoquait seulement de la souffrance et non de la faiblesse. Elle se demandait avec angoisse la cause de cette faiblesse soudaine : elle craignait ne plus être aussi forte face à Voldemort et elle n’acceptait pas qu’il puisse lui et ses Mangemorts, se moquer d’elle à sa guise. Elle sentait qu’Harry était extrêmement inquiet à son sujet et que Dumbledore devait l’être aussi tout comme ses amis : elle aurait tant voulu les rassurer en leur disant qu’elle s’en sortirait seule et sans difficultés dans très peu de temps ! Malheureusement, elle ne parvenait même pas à se rassurer elle-même, alors c’était encore plus difficile pour les autres. Depuis qu’elle avait repris ses esprits, elle avait essayé de reprendre ses pouvoirs psychiques pour pouvoir sortir de cette situation le plus facilement du monde mais c’était comme si elle n’avait plus assez de forces pour les rappeler et une concentration, même de très courte durée, était un effort considérable et épuisant. Elle eut soudain un mauvais pressentiment de toute cette histoire, comme si elle sentait que ça finirait mal. Elle ne vit pas le jour arriver puisque aucune lumière ne parvenait jusqu’à elle mais elle se douta de la levée du jour quand elle entendit des pas approcher et la porte s’ouvrir : c’était Queudver qui venait lui apporter à manger. Son air craintif montrait qu’il avait peur d’Arwen et de ce qu’elle pourrait apprendre de lui : Arwen sauta sur l’occasion pour entamer des négociations :
« Bonjour Peter. Je ne savais pas que c’était vous qui étiez chargé d’apporter le repas à la condamnée à mort !
-Silence !
-Non, mais vous savez, je dis ça comme ça, moi ! Je trouve que votre maître ne vous traite pas assez bien vu la trahison que vous avez commise il y a quinze ans, même si ça date, je dois l’avouer. »
Queudver lui lança un regard apeuré et perdu alors qu’il s’apprêtait à sortir.
« Pourquoi me dis-tu ça ?
-Je voulais dire seulement qu’à votre place, je n’oserai plus me regarder dans un miroir après avoir trahi James et Lily, eux qui vous aimaient tant ! D’ailleurs, je crois que vous vous êtes aperçu de votre trahison quand vous avez revu il y a trois ans Harry en face, d’homme à homme, puisqu’il ressemble tant à ses parents.
-J’ai dit : Silence !hurla-t-il.
-Mais attendez, il y a une chose que vous devez à Harry et que votre bon maître ne sait pas : vous avez une dette envers lui et ça, c’est une marque indélébile et éternelle. Vous devrez un jour lui rendre la pareille et vous le savez très bien !insista Arwen.
-Endoloris !cria Queudver juste avant de claquer la porte. »
La douleur passée, Arwen se dit qu’elle avait peut-être été trop loin cette fois-ci et qu’elle devrait mesurer ses paroles si elle voulait rester en vie pour Harry. Elle regarda la misérable pitance que Queudver lui avait apporté : du pain trempé dans de l’eau.
« Génial, pensa-t-elle avec ironie, avec ça, je vais pouvoir reprendre des forces. Je vais maigrir à vue d’œil oui ! Pssst ! Mangeons quand même, sinon je risque de mourir de faim avant de mourir de faiblesse. J’aurai du profiter davantage des festins de Poudlard, moi, ça m’apprendra ! »

Pendant qu’elle « déjeunait », ses trois amis eux aussi étaient dans la Grande Salle pour le petit déjeuner mais il leur semblait que toute nourriture leur serait indigeste. Sans un mot, ils se regardaient, comme partageant les mêmes pensées, tournées vers la même personne, celle qui encore la veille, avait déjeuné gaiement en leur compagnie. Harry tourna son regard vers la table des Serpentard et il s’aperçut que Drago ait lui aussi perdu l’envie de manger. A l’écart des autres élèves de sa maison, il regardait son assiette encore pleine en pensant à la fille formidable qui avait su lui redonner la joie de vivre. A la table des professeurs, cette absence se faisait ressentir elle aussi : Rogue semblait encore plus énervé que d’habitude, McGonagall était perdue dans ses pensées et arborait un air triste, Hagrid restait devant son assiette sans bouger et en silence et Dumbledore, même s’il était un des seuls à manger, semblait avoir pris des rides supplémentaires sur son front. Harry s’était aperçu de la douleur foudroyante qu’Arwen avait ressentie une nouvelle fois et il avait l’impression qu’elle ne devait pas, comme à son habitude, tenir sa langue et devait se moquer de ses ravisseurs. Il ne l’en blâmait pas, sachant pertinemment qu’il ferait la même chose à sa place mais il regrettait simplement qu’elle soit aussi vivace d’esprit, même s’il adorait cela chez elle. Il dut aller en cours malgré tout puisque la vie devait continuer malgré les recherches intensives auxquelles Harry brûlait de participer. La journée se passa de façon maussade et jamais Poudlard ne lui avait paru aussi ennuyeux. Quand il rentra le soir dans la salle commune après son entraînement quotidien, il eut la surprise de voir Ron et Hermione se précipiter sur lui :
« C’est incroyable Harry !dit Hermione essoufflée. Regarde !dit-elle en montrant du doigt une lettre qui vint virevolter jusque dans la main de Harry où elle se posa doucement.
« Elle t’a attendu et semblait éviter tous les élèves pour qu’elle soit ouverte par toi, dit Ron surpris.
-Je te conseille de vite l’ouvrir, Harry. C’est l’écriture d’Arwen, dit Hermione les yeux pétillants, en regardant Harry. »
Harry, pâle et surpris, alla s’asseoir dans un fauteuil à l’écart où ses amis le laissèrent pour qu’il soit tranquille. Les mains tremblantes, il l’ouvrit :
« Mon Harry adoré,
Si tu lis cette lettre, c’est que je suis dans les mains de notre ennemi commun et que je n’ai eu aucun moyen de te joindre depuis 24h. Je sais que tu es follement inquiet à mon sujet et je ne te le reprocherai pas mais sois sûr que je pense sans arrêt à toi et que je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour m’enfuir. En fait, je t’ai écrit cette lettre en ayant deux buts : essayer de te rassurer et te faire quelques recommandations essentielles. Ne les prends pas mal, je t’en prie. Je souhaite malgré la situation présente que tu continues tes entraînements liés à tes pouvoirs : continue à progresser pour la vision à distance et apprend à connaître davantage et à maîtriser ton animagus, c’est très important. Fais comme si j’étais là et que je te donne ces conseils de vive voix : je serai extrêmement déçue si tu ne le faisais pas, même si je comprends que tu sois dévoré par le chagrin. Ensuite, ne t’abandonne pas à la haine contre Voldemort, c’est ce qu’il souhaite et je suppose que tu ne voudrais pour rien au monde faire ce qu’il désire, n’est-ce pas mon cher Harry ? Et enfin, NE VIENS SURTOUT PAS ME CHERCHER !!! Tu dois comprendre que Voldemort m’a kidnappée dans l’intention que tu viennes me sauver et cela au péril de ta vie, alors je t’en supplie, Harry, ne fais pas cela, tu es trop important pour venir exprès sauver une pauvre fille comme moi. Je m’en sortirai, je te le promets mais je veux que ce soit sans ton aide : je saurai ainsi qu’en suivant ce que je te demande, tu tiens vraiment à moi et j’en serai comblée, sache-le. Essaie de reprendre espoir, mon amour et sache que tout n’est pas encore perdu. Je t’aime.
Celle qui t’aime et t’aimera éternellement,
Ton Arwen. »
Harry, à la fin de sa lecture était en pleurs et ne put se résoudre à en parler à ses amis qui pourtant, attendaient avec anxiété, en voyant sa réaction. Il monta dans le dortoir où il s’enfouit dans les couvertures et pleura amèrement tout en tenant la lettre dans sa main. Il dut s’endormir puisqu’au matin, il se réveilla, encore tout tremblant de la veille au soir mais prenant de nouvelles résolutions : il suivrait les conseils d’Arwen et ferait tout pour qu’elle soit fière de lui : secrètement il espérait pouvoir la sauver dès que l’occasion se présenterait. Il décida de ne parler de cette lettre et de son contenu à aucun professeur ni même à Dumbledore car il la considérait comme quelque chose d’inviolable que lui seul devait connaître. Ron et Hermione en voyant ses yeux marqués par les larmes de la veille, ne lui firent aucune remarque, respectant son intimité et Harry leur en fut très reconnaissant. Les jours passaient et Harry faisait de gros efforts pour ne pas s’abandonner au chagrin qui le dévorait. Il semblait presque la vie de Poudlard avait repris son cours normal : pourtant Harry percevait dans les yeux de Dumbledore, une inquiétude et une tristesse que lui-même portait. Chaque soir, après les cours puis les entraînements où il s’améliorait nettement à la surprise des professeurs, Harry allait, éreinté, dans la salle sur demande, s’entraîner pour la vision à distance. De plus, il avait rappelé son animagus qui lui avait dit qu’il préparait le terrain en son corps pour qu’il puisse ensuite agir par lui-même. Un soir, Dumbledore le fit venir dans son bureau, lui faisant manquer par le même coup son auto-entraînement :
« Bonsoir Harry. Je suis désolé de te faire venir si tard mais j’avais besoin de te parler pour qu’on se mette au fait de la situation actuelle, commença Dumbledore, en croisant les doigts calmement.
-Très bien, professeur, répondit Harry d’une voie tendue et inquiète.
-Tu dois t’en douter, continua le directeur en poussant un soupir, mais nous n’avons aucune piste depuis deux semaines et malgré toutes nos tentatives, aucune information n’a filtrée. Je dois essayer quelque chose si tu permets, pour voir où en est la principale concernée : « Stupefix ! »dit-il soudain. »
Le sort lancé fit réapparaître le bouclier d’Harry mais il dégageait moins de force et même s’il protégeait encore Harry, le sort fit reculer un peu le jeune Gryffondor. Dumbledore se rassit, ennuyé et encore plus inquiet, semblait-il. Harry se demandait bien pourquoi le bouclier avait moins d’intensité et commençait à faiblir. Pourtant, un doute bien fondé commença à émerger dans son esprit sous le regard avisé de Dumbledore.
« Je vois malheureusement que tu commences à comprendre ce qui m’inquiète autant.
-Si le bouclier est moins puissant, ça veut dire qu’Arwen elle-même faiblit, n’est-ce pas, professeur, dit Harry d’une voix angoissée.
-Oui, tout à fait. Mais je ne comprends pas comment cela se fait : en effet, expliqua-t-il devant l’incompréhension d’Harry, Arwen ne devrait pas faiblir autant. Je suis sûr qu’ils la nourrissent mais la raison de sa faiblesse m’échappe, je dois l’avouer. Il y a quelque chose que j’ignore et qu’elle ignorait aussi quand elle a écrit la lettre qui t’était destinée.
-Quoi ? Comment savez-vous que…dit Harry se levant de son siège, étonné au plus haut point.
-Je sais tout ce qui se passe ici Harry, ou du moins, pas mal de choses. Comme le fait aussi que chaque soir, après ton entraînement avec tes professeurs, tu t’entraînes toi-même, comme te l’a sûrement conseillé Arwen dans sa lettre, je suppose. Je dois te dire que je suis très fier de toi et de la façon dont tu prends les choses ainsi que de tes progrès, cela me prouve que tu pourras peut-être un jour accomplir ce à quoi tu es destiné, dit Dumbledore, une lueur dans les yeux et avec un petit sourire en coin.
-Merci, professeur, répondit Harry avec un très léger sourire. Mais, si vous le voulez bien, je préférerai de ne pas parler de mon avenir et de ce qui m’attend.
-Je comprends Harry. Sache que je suis de tout cœur avec toi dans cette sombre aventure. Tiens-moi informé de tout ce que tu ressentiras s’il te plaît.
-Bien, professeur.
-Va dormir, tu en as besoin. Laisse l’entraînement pour ce soir, il te faut du repos avant tout et je suis certain qu’Arwen approuverait, dit Dumbledore en ayant remarqué les cernes sous les yeux d’Harry.
-D’accord, professeur, répondit Harry tristement à l’évocation du nom d’Arwen. Bonne nuit professeur.
-Bonne nuit Harry. »
Harry sortit sous le regard compatissant de Dumbledore. Le jeune homme alla directement se coucher et s’endormit rapidement mais seulement après avoir pensé à Arwen à laquelle il pensait chaque soir avant de s’endormir. Le directeur fit les cent pas dans son bureau, comme il le faisait très souvent. Il avait continué son enquête sur Arwen pour essayer de la retrouver en sachant qui elle était. Mais chacune de ses pistes aboutissait à un seul endroit : le Département des mystères au Ministère de la Magie. Malheureusement, arrivé à cet endroit, la dite piste se perdait et n’avait plus aucune raison d’être, à cause principalement des Langues-de-Plomb. Pourtant Dumbledore ne désespérait pas de trouver. Il pensait souvent à la jeune fille, seule, aux mains des Mangemorts et surtout de Voldemort : sans pouvoirs, elle ne pouvait rien faire et il était rongé par la culpabilité de lui avoir demandé de les mettre de côté pour sa propre sécurité alors que justement, ils étaient sa seule protection. Il se promit de la retrouver et de se faire pardonner. Son inquiétude principale désormais était qu’elle faiblissait de plus en plus et la cause mystérieuse de cette faiblesse le tracassait : il décida donc de faire une enquête plus approfondie.

A une distance très éloignée de Poudlard, une autre personne se demandait aussi pourquoi elle faiblissait à ce point. En effet, Arwen avait retourné toutes les explications dans tous les sens mais rien ne l’éclairait sur sa faiblesse constante. Au début de sa captivité, elle avait essayé de se dégourdir les jambes en faisant les cent pas dans son cachot mais après deux semaines, cela lui était devenu impossible, car marcher l’affaiblissait davantage et elle souhaitait garder des forces pour sa prochaine confrontation avec Voldemort, si jamais elle en aurait une. En effet, elle n’était pas sortie de son cachot depuis et le seul visiteur qu’elle avait eu, était Queudver qui chaque jour, lui apportait son repas et repartait très rapidement. Elle avait réessayé d’entamer la conversation mais en vain. Elle ne souffrait plus mais sa faiblesse l’inquiétait. Pourtant elle décida de bouger un peu, sentant qu’elle pourrait rester longtemps ainsi. Elle pensa que puisque avant d’entrer à Poudlard, elle pouvait faire de la magie sans baguette mais qu’ensuite, elle s’était habituée à s’en servir, elle devrait recommencer à essayer, même si elle en avait perdu l’habitude. Elle se concentra très fort en fermant les yeux et en respirant à fond : elle essaya de se reconnecter avec la magie qui l’entourait, tout ce qui pouvait être bon et naturel. En faisant le calme autour d’elle, elle réussit au bout de trois jours à lancer le sort « Wingardium Leviosa » mentalement sur un petit caillou. Heureuse de son succès, elle passa à d’autres sorts plus compliqués : mais elle avait du mal à se concentrer trop longtemps et plus le sort était compliqué, même avec « Expelliarmus », plus elle perdait rapidement des forces. Elle décida de ne pas abandonner mais de rester à des sorts simples mais qui pourraient peut-être lui sauver la vie au moment venu. Chaque soir, avant de s’endormir, elle pensait elle aussi à Harry en sécurité à Poudlard et cette seule pensée lui arrachait le seul sourire de sa triste journée. Ce soir-là, alors que Dumbledore pensait aussi à elle, elle repensa à la lettre qu’elle avait écrite à Harry et elle espéra de tout cœur qu’il suivrait ses judicieux conseils : mais elle avait confiance en lui : elle le connaissait par cœur et elle savait qu’il adopterait une bonne attitude et qu’il travaillerait d’arrache-pied en espérant mettre toutes les chances de son côté pour la sauver. Même si elle craignait que cette histoire ne se finisse mal, elle se prit à rêver inconsciemment à la vie qu’elle pourrait avoir avec Harry s’il tuait Voldemort : le couple serait idéal et elle aimerait Harry à la folie : ils auraient des enfants et auraient une vie parfaite alors qu’Harry irait travailler en tant qu’Auror et qu’elle serait professeur à Poudlard. Sur ce rêve idyllique et avec un sourire sur les lèvres, elle s’endormit sur le sol glacé.

Glacées étaient les pensées d’un jeune homme très loin de là. Drago Malefoy savait ce qu’il devait faire mais il n’osait pas, de crainte des conséquences à prévoir. Pourtant il devait le faire, sinon Arwen mourrait par sa faute, il en était certain et plus jamais il ne pourrait se regarder en face. Se levant de son lit, il prit ses affaires déjà emballées et sortit du dortoir puis de la salle commune des Serpentard en silence. Essayant de se faire discret, il quitta Poudlard en évitant Rusard. Arrivé juste hors des limites de Poudlard, il s’arrêta, conscient de ce qu’il allait faire : hésitant, il était prêt à revenir sur ses pas mais il ne le fit pas. Poussant un soupir découragé, il transplana avec ses affaires.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:46

Chapitre 19 : Un espoir à l’horizon

Le lendemain matin, la nouvelle de la disparition de Drago se répandit dans Poudlard à la vitesse d’un vif d’or. On ne sut pas qui avait répandu la nouvelle et pourtant Drago n’apparaissait nulle part. Les professeurs semblèrent quelque peu inquiets de cette soudaine disparition et se réunirent donc dans le bureau de Dumbledore pour éclairer la situation. Mais à peine avaient-ils entamé leur discussion qu’un hibou grand duc s’engouffra dans la fenêtre légèrement ouverte du bureau et donna une lettre au directeur. Les professeurs, étonnés, se tournèrent vers Dumbledore qui lut calmement et attentivement la lettre. Avec un soupir qui pouvait en dire long, il leva les yeux vers McGonagall, Rogue et Flitwick et leur adressa un coup d’œil significatif. Il demanda aux autres professeurs présents dont Chourave et Crewfinks de sortir de son bureau car il avait besoin de parler aux trois professeurs. Dès qu’ils furent sortis, Dumbledore prit la parole :
« Voilà, je viens de recevoir une lettre qui doit soit nous rassurer, soit nous alarmer un peu plus. C’est une lettre de Drago Malefoy disant qu’il n’y a aucun problème particulier mais qu’il a décidé d’arrêter ses études à Poudlard, ne pouvant plus supporter l’ambiance actuelle. Il dit avoir décidé de retourner parmi les siens et donc chez sa mère, Narcissa Malefoy pour éclairer les choses et se réconcilier avec eux. Je vous dirai franchement que je crois peu à ce retournement soudain : ce jeune homme a quelque chose à l’esprit qu’il ne souhaite pas nous divulguer.
-Mais si c’est le cas Albus, le jeune Malefoy pourrait être en danger et les Mangemorts découvriront vite la supercherie.
-Je le crains aussi Minerva mais nous ne pouvons plus rien faire à présent.
-Tout ça à cause de cette Arwen Phileas !grogna Rogue. C’est à cause d’elle qu’il est parti : il veut jouer au petit héros et voilà ce qui va arriver. Il va tout raconter aux Mangemorts et à Vous-savez-qui sous l’Imperium.
-Du calme Severus. Nous ne savons pas exactement quelles peuvent être ses intentions. Je doute vraiment qu’il veuille les rejoindre mais il a beaucoup d’amitié pour Arwen et il souhaite la sauver à tout prix : pourtant, je doute qu’il y parvienne. Il est vraiment regrettable qu’il ne m’ait informé de rien. Nous verrons ce que tout ça donnera mais bien sûr, nous devons accorder une chance à Drago : il est tout à fait possible qu’il parvienne à son but. »
Les professeurs sortirent du bureau du directeur pendant que celui-ci restait assis, pensif : il réfléchissait à la grave situation où se trouvait Drago. Il décida de ne rien dire à Harry pour l’instant puisqu’il était déjà assez concentré sur ses entraînements.
Harry, quant à lui, se posait de nombreuses questions sur le départ de Drago, rendu officiel. Il se demandait vraiment si ce départ était en faveur ou contre Arwen : pourtant, malgré sa tendance à penser que c’était un traître, il ne pouvait s’empêcher de penser qu’il était sincère et qu’il faisait cela pour le bien-être de sa petite amie. L’heure d’aller en cours de DCFM interrompit ses pensées : depuis l’enlèvement d’Arwen, Crewfinks agissait en véritable maître de la classe. Il était heureux de ne plus devoir rendre des comptes à Arwen et il ne manquait aucune occasion de dire que le cours était plus unifié maintenant qu’il n’y avait plus qu’un seul professeur. Les Serpentard l’approuvaient entièrement alors qu’Harry, Hermione et Ron ainsi que les autres Gryffondor serraient des dents et des poings, souhaitant, surtout Harry, l’étrangler sur place. Crewfinks avait un comportement différent de Rogue selon Harry : Crewfinks était dédaigneux, voulait être supérieur et n’avait aucun respect pour Arwen et ses compétences alors que Rogue, même s’il était avant tout moqueur et dédaigneux aussi, respectait le travail et le talent des autres : depuis plusieurs mois, il ne fit aucune remarque déplaisante à Hermione et Harry, celui-ci ayant fait d’énormes progrès grâce à Arwen. De même, il respectait ce progrès et Harry était persuadé qu’Arwen était en majeure partie la cause de cette nette amélioration. Par contre, Crewfinks restait toujours aussi détestable et ses cours qui étaient dans la moyenne, mêlaient théorie et pratique alors que les cours d’Arwen étaient beaucoup plus vifs et intéressants, comme tout le monde le pensait sans oser le dire, regrettant infiniment les cours de la jeune fille, comme c’était même le cas pour les Serpentard.
Harry, un soir où il avait fini de s’entraîner tard dans la salle sur demande, trébucha sur une chaise et aperçut un petit objet qui brillait : il était coincé entre deux pierres mais Harry parvint à le prendre dans sa main : c’était un pendentif, un de ceux qu’Arwen portait souvent et qui était parmi ses préférés. Il se souvint qu’un soir, peu de temps avant son enlèvement, elle s’était plainte de l’avoir perdu et elle l’avait regretté. De repenser à elle, sa tristesse refoulée revint à la surface et il ne s’aperçut même pas qu’il continuait de marcher et qu’il était sorti de la salle. De même, en revenant à la tour de Gryffondor, il ne remarqua même pas, dans sa contemplation du bijou, que Peeves lui avait lancé plusieurs Bombabouses. Ce fut Ron qui l’attendait dans la salle commune qui le tira de sa triste rêverie en lui faisait remarquer ce que Peeves lui avait jeté. Répondant à peine à son meilleur ami, Harry comprit de quoi il était question et alla se doucher puis se coucher. Il s’endormit avec le bijou dans la main, les larmes perlant sous ses beaux yeux verts.

Il semblait à Arwen que le temps était interminable et qu’elle ne sortirait jamais de son cachot. Elle se dit que peut-être elle ne reverrait jamais la lumière du jour et que le beau château de Poudlard ne ferait plus partie que d’un rêve. Depuis un mois maintenant qu’elle était enfermée, elle avait énormément maigri et n’était plus que l’ombre d’elle-même : elle avait essayé de rétablir le contact avec Harry spirituellement ou même n’importe qui mais en vain : c’était comme si une barrière magique l’empêchait de communiquer avec l’extérieur. Elle n’avait pas revu Voldemort une deuxième fois : le seul qu’elle voyait était Queudver. Et d’ailleurs, même si ce gardien était toujours silencieux et très rapide dans ses visites, Arwen avait remarqué un changement notable dans son comportement. Alors qu’il était très froid envers elle au début, peu à peu, son regard s’appesantissait plus sur elle et devenait compatissant, comme ennuyé de ce qu’on lui faisait subir. Mais effectivement, beaucoup auraient été choqués de l’état dans lequel se trouvait la jeune fille. Alors qu’elle avait essayé de faire les cent pas dans son cachot au début pour se dégourdir les jambes, très vite, elle avait été obligée de rester assise et maintenant, elle devait se traîner par terre pour prendre sa maigre nourriture. Alors qu’elle croyait ne plus sortir de cet enfer, un soir pourtant, la porte s’ouvrit, non pour la nourriture mais pour l’emmener : Queudver et un autre Mangemort la prirent sous les bras et voulurent l’obliger à marcher mais ce fut peine perdue : l’autre Mangemort fut forcé de la porter et il n’eut pas trop de mal puisqu’elle ne pesait qu’une plume. Ils montèrent les interminables escaliers et passèrent par la même porte qu’un mois auparavant. Arwen fut éblouie par la lumière du feu qui crépitait dans la pièce et sa vision floue eut du mal à distinguer les personnes présentes. Sans un mot, le Mangemort qui la portait la déposa par terre où elle dut rester assise, malgré son dégoût de devoir rester ainsi face à son pire ennemi. Celui-ci attendit d’ailleurs quelques minutes dans le plus complet silence que la vue d’Arwen s’habitue à la lumière et quand il sembla qu’elle y voyait assez clair, Voldemort prit la parole :
« Alors, je vois qu’un mois a suffi pour abaisser ton arrogance et ta sublime, dit-il, même si Arwen, malgré sa maigreur, restait très belle quand même.
-Je me demande vraiment pourquoi vous m’avez fait venir, répondit-elle en réprimant exprès un bâillement. Si c’est pour mieux me ridiculiser et m’abaisser, c’est raté, désolée mon vieux.
-Au moins, tu as toujours de l’ironie, j’apprécie cela chez toi, jamais tu ne renonceras. Pourtant, il y a quelqu’un ici qui devrait te plaire par sa présence et qui peut distraire ton quotidien actuel.
-Ah tiens ? Et qui donc ?demanda Arwen légèrement inquiète.
-Fais-le entrer, Nott.
-Oui, maître, répondit le Mangemort situé près d’une porte qu’il ouvrit. »
Alors, avec surprise, Arwen vit entrer celui qu’elle attendait le moins : Drago Malefoy. Les mains attachées, il s’avança mais eut peine à réprimer un cri de surprise en voyant l’état d’Arwen. Il semblait plus ennuyé pour Arwen, qu’il ne quittait pas des yeux, que du fait qu’il se trouvait en présence de Voldemort. Pourtant il n’eut pas longtemps à attendre pour entendre ce dernier siffler :
« Alors, les deux amis se retrouvent après un mois d’absence. Figure-toi, Arwen, que ce jeune homme a eu l’idée complètement absurde de vouloir nous doubler pour essayer de te sauver : je pensais que Dumbledore vous enseignait de meilleurs principes.
-S’il y a quelqu’un à blâmer dans cette histoire, ce n’est pas Dumbledore mais c’est celui que je n’ose plus appeler « mon père », dit Drago en regardant son père qui était à quelques mètres de lui.
-Endoloris !dit soudain Ombrage en souriant ensuite de voir Drago se rouler sur le sol de douleur pendant qu’Arwen, les larmes aux yeux, détournait les yeux. Je ne supporte pas qu’un petit insolent de son genre, qui nous a trahi pour cet amoureux des moldus et que j’ai protégé l’an passé, t’agresse, cher Lucius, dit-elle avec le sourire à Malefoy père.
-Dites, dit Arwen, soulagée de voir que Drago n’avait pas souffert trop longtemps, je me demande si vous avez la capacité de vous transformer en animagus Mrs.Ombrage car franchement je vous voie facilement en une « grosse limace baveuse et véreuse »(1), comme dirait un héros de film de science-fiction que je connais, dit-elle calmement et avec le sourire.
-Endoloris !lança Lucius Malefoy sur Arwen, à son tour excédé de rage. »
Mais le sort n’eut pas l’effet escompté à la grande surprise de toutes les personnes présentes, même Voldemort. En effet, Arwen s’attendait à un coup pareil et depuis quelques jours avait réussi à établir autour d’elle, en cas de danger, un sort de protection : ainsi quand le Doloris fut lancé, elle murmura mentalement « Protego » et aucune douleur ne lui parvint. Malheureusement ce sort ne marchait que pour elle et elle n’avait pu rien faire pour Drago. Des applaudissements retentirent : c’était Voldemort qui applaudissait nonchalamment.
« Bravo, Miss : je dois avouer que tu es forte et que ta force mentale n’est pas aussi affaiblie que je l’aurai crue, dit-il sous le regard intrigué d’Arwen qui pensa aussitôt à quelque chose, sous l’attention appuyée de Voldemort qui vit à l’instant même qu’elle comprenait enfin quelle était la cause de sa faiblesse.
-Bon, je vois qu’on se comprend. La solitude te fait le plus grand bien, elle t’apprend à cogiter. Et moi qui aurais cru que tu avais été seule trop longtemps, je me trompais, continua-t-il en faisant d’énormes sous-entendus. Bon, toi, dit-il en s’adressant à Drago, tu vas aller te morfondre dans un cachot pour te rendre compte l’erreur que tu as faite de t’opposer à Lord Voldemort. Mais je vous laisserai un petit quart d’heure de bonté pour vous expliquer tous deux, seul à seul.
-Quelle bonté Tom !s’exclama Arwen avec ironie. Un quart d’heure, c’est vraiment de trop !
-C’est vrai, tu as raison, dix minutes suffiront. Je ne relève pas ton offense puisque le Doloris et l’Imperium n’ont plus d’effet sur toi mais sache que ma vengeance est en cours et chemine en toi. Ramenez-les dans les cachots. Et toi, en désignant Drago ne voulant toujours pas nommer son nom de famille qu’il méritait qu’il ne devait plus porter, ta condamnation sera exactement dans, disons, deux semaines, le temps que tu t’habitues au climat. Quant à toi, chère Arwen, tu sais aussi bien que moi, que le temps est la meilleure arme que j’ai contre toi, finit-il en souriant méchamment. »
Trois Mangemorts emmenèrent Drago et Arwen, l’un portant Arwen et les deux autres gardant Drago. Après avoir descendu les escaliers, ils les installèrent dans le cachot d’Arwen où ils eurent leurs dix dernières minutes ensemble : leur dernier moment de mise au point.
« Mais bon sang, Drago, qu’est-ce qui t’a pris de vouloir me délivrer ? Moi qui avais fait plein de recommandations à Harry, je ne pensais pas que ça viendrait de toi ! C’était évident qu’ils se rendent compte de la supercherie, voyons !
-Ecoute Arwen, je pensais que peut-être…
-Drago, sans te vexer, interrompit Arwen, il n’y a pas de peut-être. Dans ce genre de combat, on est sûr ou on n’y est pas. Il faut que toutes les actions soient mûrement réfléchies et non que l’effet soit un probable, c’est trop dangereux, surtout face à Voldemort !insista-t-elle.
-D’accord, j’ai été idiot, je n’aurai pas du…
-Pardon mais le temps presse. Dis-moi ce qui se passe à Poudlard et si Harry semble avoir fait des progrès en quoique ce soit.
-Mais je ne sais pas, je n’espionne pas Harry.
-Tu sais aussi bien que moi que si justement. Tu l’as espionné alors qu’il allait faire chacun de ses entraînements, alors dis-moi. »
Surpris, Drago lui raconta que Harry semblait avoir des progrès dans son don de vision à distance mais qu’il ne savait pas vraiment pour l’animagus, que c’était encore flou. Il lui dit que l’Ordre semblait faire de nombreuses recherches mais qu’il était impossible de trouver où ils étaient.
« Ce n’est pas étonnant, nous sommes en Amazonie, dit tranquillement Arwen.
-Quoi ?
-Ben oui, je sais nous situer mais il m’est impossible de communiquer notre position, c’est bête et ça m’énerve.
-Mais ta force mentale…
-Elle est bien plus faible qu’on ne le croit mais je ne peux en dire plus de peur qu’on nous écoute. Alors, voyons, dit Arwen en fermant les yeux et en mettant ses mains sur son front, comment va-t-on faire ? Il faudrait… »
Elle fut interrompue par un grincement de porte :
« Allez, vos dix minutes sont finies, dit Queudver et en s’approchant, il leur murmura : Et encore, je vous ai laissé presque vingt minutes, ne vous plaignez pas. Puis à haute voix : allez, toi, viens, que je te mette dans un autre cachot pour que tu médites sur tes derniers jours, dit-il à Drago en le menaçant de sa baguette.
-A bientôt Drago, à dans deux semaines mais ne te lamente pas trop, l’espoir fait vivre. »
Drago lui sourit, ne pouvant rien répondre, ayant la gorge trop nouée par l’angoisse de devoir rester seul et de laisser Arwen à son triste sort d’agonie. La porte refermée, Arwen sourit : elle pensa que tout n’était pas encore perdu et que la mal pouvait parfois devenir le bien.

A Poudlard, Harry massait sa cicatrice qui l’inquiétait beaucoup puisqu’il savait que Voldemort était soudain plus joyeux que d’habitude et il craignait que ce ne fusse lié à Arwen. Il alla dans la salle sur demande en ce dimanche soir faire son entraînement, sous les regards tristes et compatissants de Ron et d’Hermione, pour appeler pour une troisième fois son animagus : Hermione ne disait rien de gai depuis un mois et sa volonté de travailler s’était relâchée, même si ses notes ne s’en étaient pas fait ressentir : mais elle pleurait chaque soir du triste sort d’Arwen et de voir Harry dans un tel état morose et terne, le désespoir gravé dans les yeux, lui fendait le cœur. Elle ne parvenait pas à se confier à Ron qui était simplement ennuyé de la situation. Jamais elle n’avait eu de meilleure amie et confidente qu’Arwen et elle craignait plus que tout de la perdre : son absence depuis si longtemps était comme un coup de Doloris. Elle se replongea dans son livre avec tristesse après le départ d’Harry, espérant toujours trouver dans ses livres un indice qui puisse délivrer Arwen de ce cauchemar permanent.
Harry, assis par terre, vit avec plaisir la silhouette légèrement transparente, apparaître devant lui et le fixer dans un regard de pierre.
« Bien, tu es maintenant prêt pour pouvoir commencer la transformation. Mais je te rappelle une fois de plus que c’est un exercice très dur même si ton esprit et ton corps sont désormais préparés pour cette épreuve.
-Je veux le faire, je suis très motivé.
-Très bien et ça me fait plaisir car cette motivation a une raison pure et je la respecte : en effet, continua-t-il en souriant tristement en voyant le regard surpris d’Harry, je sais que tu veux sauver Arwen et je pense qu’être animagus va t’offrir les moyens que tu désires. Bien, commençons : ferme les yeux et concentre-toi : tu vois la panthère en trois dimensions, tu la sens près de toi, tu sens que tu peux la toucher mais maintenant tu ne souhaites ne faire qu’un avec elle : tu commences à te sentir plus souple, tu commences à voir à travers ses yeux un monde différent de d’habitude. »
Au fur et à mesure que la silhouette parlait, Harry ne sentait plus son corps, il était devenu léger comme une plume et se sentait parfaitement calme : alors qu’il imaginait sa vision à travers la panthère, la silhouette lui demanda d’ouvrir les yeux et Harry poussa un rugissement : il était devenu une panthère entièrement et ne se reconnaissait plus. Il n’avait pas la force de se lever mais un miroir qui se trouvait à côté lui refléta sa nouvelle image. Harry se vit donc en panthère noire de jais, les yeux vert émeraude et une très légère marque à peine remarquable sous les poils touffus, marquait son front. Il était assis et heureusement d’ailleurs, sinon il en serait tombé d’étonnement. Il se sentait fier de lui :
« Ta transformation a été parfaite, bravo. Tu as fait exactement ce qu’il fallait, sois sûr qu’Arwen sera fier de toi mais n’oublie pas que c’est aussi grâce à elle que ton esprit était aussi bien préparé sinon ta préparation qui m’a prise un mois environ aurait duré au moins six mois sinon plus. Tu n’as plus besoin de moi désormais, tu apprendras tout seul à t’habituer à ton nouveau corps. A chaque fois que tu voudras te transformer, tu devras faire ce que je t’ai dit mais tout seul et de plus en plus rapidement. Quand tu voudras te retransformer en humain, mais franchement quoi de mieux qu’être ainsi, tu feras exactement le contraire, la légèreté pour la lourdeur, etc. Documentes-toi sur les pouvoirs des panthères, ce te sera utile et enfin, bonne chance, je suis très fier de mon élève. »
Dans un léger bruissement, la silhouette disparut et Harry parvint peu à peu à redevenir lui-même mais au prix d’une fatigue intense : il eut la force de faire venir du chocolat grâce à sa baguette et après l’avoir mangé, même s’il restait fatigué, il revint dans la tour de Gryffondor se coucher très satisfait de lui-même, comme cela faisait longtemps que ça le lui était pas arrivé et il envisagea sérieusement pour la première fois, de revoir et sauver sa petite amie, en un ultime espoir.

************************
(1) Pour ceux qui sont fans de StarWars, je fais bien entendu référence à la réplique de Han Solo (Harrison Ford) à Jabbat the Hutt dans Le Retour du Jedi (épisode VI) : j’adore cette réplique, c’est tellement vrai et je compare depuis si longtemps Ombrage à Jabbat que je me devais de la sortir ! lol

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:47

Chapitre 20 : Un jour à marquer pour la vie

Une semaine s’était passée depuis qu’Harry avait réussi à se transformer en animagus et que Drago était dans un cachot, à moitié du temps de sa captivité finale. Dumbledore ne dormait pratiquement plus car il sentait que quelque chose d’imminent se préparait mais il ne savait pas quand cela se produirait. Malgré les atouts dont il disposait, il se sentait vieux et usé : il se demandait s’il aurait encore la force de lutter. Pourtant il essaya de reprendre espoir et fit appeler Harry qui était en cours de potions et qui vint avec plaisir, pour échapper au regard menaçant de Rogue.
« Bonjour, Harry. Assieds-toi, s’il te plaît, dit-il fatigué, à ce que nota le jeune Gryffondor. Voilà, j’aimerai savoir où tu en es de tes entraînements sur tes dons.
-Eh bien, professeur, je suis assez confiant. J’arrive pratiquement à contrôler la vision à distance et j’ai beaucoup avancé concernant l’animagus, dit Harry satisfait.
-C’est-à-dire ?demanda le directeur soudain intéressé.
-En fait, j’arrive de plus en plus rapidement et de plus en plus souvent à me transformer en animagus. Je pense qu’une semaine me suffira pour pouvoir y parvenir complètement.
-Parfait !s’exclama Dumbledore. Je suis très fier de toi, Harry, tu as dépassé toutes mes attentes.
-Mais en quoi professeur, cela me… ?demanda Harry, ne comprenant pas.
-Patience, tu sauras en temps voulu. Bon, fais réapparaître ton bouclier s’il te plaît.
-Oui, professeur, tout de suite, dit Harry pour le plaisir de ressentir sa petite amie près de lui. »
Harry se concentra et l’appela tout doucement mais rien n’apparut. Il l’appela plus fort et plus distinctement et toujours mentalement mais en vain. Il rouvrit les yeux, lançant un regard ennuyé à Dumbledore qui prit sa baguette et dit : « Rictusempra ». Le sort atteint Harry de plein fouet. Dumbledore, malgré sa surprise, l’annula aussitôt. Ils restèrent tous deux muets d’étonnement et de désespoir, sachant très bien tous les deux ce que cela signifiait : ils devaient se hâter car la fin était proche.

Il restait très peu de temps, cela Arwen le savait très bien. Dans son cachot, elle n’avait même plus la force de prendre sa nourriture et restait donc sans manger. Ses forces diminuaient de jour en jour : elle savait avec désespoir que son bouclier pour Harry ne fonctionnait plus et d’ailleurs le sien ne marchait plus non plus. Malgré tout, un léger espoir subsistait et elle se demandait encore comment elle pouvait entretenir cet espoir. Elle avait essayé de se transformer en chatte pour mieux supporter son état, comme l’avait fait Sirius à Azkaban, mais lorsqu’elle l’avait fait, elle avait eu à peine la force de se retransformer en humain, alors elle avait abandonné cette idée. Elle s’endormit une fois de plus dans un sommeil agité.
Drago aussi s’était affaibli mais le désespoir était plus grand que la faiblesse. Parfois il se demandait pourquoi il avait fait la folie de venir au bien mais il savait très bien qu’il ne s’était jamais senti aussi bien et aussi tranquille d’esprit qu’aujourd’hui. Il pensa à sa mère qu’il adorait même si elle l’avait vendu à Voldemort et à la tristesse qu’elle éprouverait sûrement : il n’avait pas tort. Plusieurs étages au-dessus, une porte claqua et une femme aux longs cheveux blonds entra dans la salle où était assis Voldemort.
« Pardonnez-moi de vous déranger, maître.
-Qu’y a-t-il, Narcissa ?demanda durement Voldemort.
-Voilà, maître : j’ai appris par Queudver que vous avez décidé d’exécuter mon fils dans une semaine et…
-Et tu voudrais que je l’épargne, n’est-ce pas ?dit en souriant le mage noir.
-S’il vous plaît, maître, notre famille a toujours bien servi votre cause et je pourrai le contrôler avec l’Imperium, c’est toujours possible. Vous l’aviez fait avec Croupton, il serait possible de le faire aussi avec Drago, dit Narcissa Malefoy en pleurs et en s’agenouillant. Pardonnez mon impudence mais je l’aime, maître, c’est mon fils. »
Pendant ces paroles, la haine dans les yeux de Voldemort s’était accumulée de nouveau et à la mention d’amour, il explosa littéralement :
« Comment oses-tu parler d’amour devant moi ?hurla-t-il. Endoloris ! »
La femme hurla de douleur sur le sol, essayant d’échapper aux coups qui lui fendaient la chair. Voldemort ne souriait pas mais avait un regard dur et impitoyable.
« Et dire que je pensais que chacun de mes Mangemorts n’avait aucun amour dans le cœur, je me trompais. Je ne croyais pas cela de toi, Narcissa, tu me déçois beaucoup. Retourne d’où tu viens et ne te présente plus devant moi, cela risquerait de te coûter cher. Ton fils mourra dans une semaine et si tu veux le rejoindre, je ne t’en empêcherais pas. »
Narcissa se releva péniblement et en larmes, quitta la pièce.

Harry et Dumbledore étaient restés dans la même position d’étonnement désespéré : Dumbledore fit soudain apparaître deux Bieraubeurres pour remonter leur moral et il ordonna presque à Harry de boire tout son contenu.
« N’y a-t-il vraiment plus aucun espoir professeur ?demanda Harry tristement.
-Mais si Harry, l’espoir est la seule chose qui nous reste et il faut l’employer à bon escient. Retourne en cours, cela te changera les idées. Nous trouverons une solution, je te le promets. »
Harry partit et alla en cours d’histoire de la magie rejoindre Hermione et Ron, les larmes aux yeux. Ses deux amis remarquèrent son état mais n’eurent le temps de lui poser aucune question. Le cours portait sur un sorcier célèbre qui avait su inventer un sort pour délivrer ses amis atteints par un mal soi-disant incurable. Harry pensa qu’il voudrait en faire autant pour Arwen. Les jours passèrent et Harry ne disait plus un mot depuis qu’il avait expliqué en quelques phrases à ses deux amis ce qu’il en était de la situation. Il maigrissait et les professeurs comme ses amis s’inquiétaient beaucoup pour son état. Pourtant une semaine après ce cours d’histoire de la magie, une idée traversa l’esprit comme un éclair en cours de sortilège. Il s’exclama à haute voix :
« Mais oui, bien sûr, pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt, voyons ? »
Flitwick se tourna vers lui étonné et mécontent puisqu’il était en train de leur parler de la théorie d’un sort mais Harry, ne faisant attention à personne, se leva et se précipita hors de la salle. Hermione, affolée de ses intentions, allait le suivre mais le professeur de sortilèges avait prévu son action :
« Miss Granger, je regrette mais si vous passez cette porte maintenant, je serai au regret de vous enlever cinquante points. Je dois en enlever déjà à Mr.Potter quarante pour son comportement. Continuons, s’il vous plaît.»
Avec un soupir, Hermione se rassit et elle regarda Ron, échangeant avec lui un regard inquiet.
Harry s’était précipité dans son dortoir à la recherche de sa cape d’invisibilité qu’il trouva sans peine. Il prit aussi la baguette d’Arwen qu’il avait gardé précieusement et sortit du château enveloppé dans sa cape après avoir laissé un mot à Dumbledore qui disait ceci :
« Professeur Dumbledore, ne vous inquiétez pas mais j’ai trouvé le moyen d’arranger les choses et de sauver Arwen. Je vous contacterai dès que possible grâce à un collier magique qui se trouve avec cette lettre et dont j’ai la réplique exacte : dès que je le toucherai, ils s’illumineront tous deux et en touchant le vôtre, vous pourrez aussitôt venir me rejoindre là où je serai puisqu’il se transformera en portoloin (c’est une invention d’Arwen bien sûr) avec toutes les forces que vous aurez à disposition. Souhaitez-moi bonne chance.
Harry »
Hermione et Ron, après le cours de sortilèges, étaient accourus dans la salle commune où ils trouvèrent la lettre qu’ils remirent aussitôt à Dumbledore : le directeur la lut et mille inquiétudes vinrent le submerger : malheureusement, la patience était de mise. Il fit part à Hermione et Ron du contenu de la lettre et les deux élèves lui rapportèrent les quelques paroles d’Harry en cours. Dumbledore essaya de les rassurer pour se rassurer lui-même aussi et il décréta un état d’urgence de l’école : il demanda à tous les professeurs disponibles et aux membres de l’Ordre de venir de toute urgence dans son bureau pour être prêt le moment venu. Les préfets devaient ramener les élèves dans leurs salles communes respectives et y rester : même nos deux Gryffondor furent obligés d’y aller, malgré leurs inquiétudes et la peine de ne pas pouvoir comme l’an dernier aider Harry dans ce nouveau combat.

Quant à Harry, il était aux limites de Poudlard : il s’était assis en tailleur et avait fermé les yeux pour mieux se concentrer. Il essayait de voir à distance où pouvait se trouver Arwen mais bien sûr, il ne pouvait penser qu’il irait chercher aussi loin qu’en Amazonie. Pourtant, au bout d’un temps qui lui sembla très long, il parvint à distinguer dans une pièce très obscure et enfoncée dans le sol, la silhouette de sa chère Arwen, allongée sur le sol. Il ne distingua pas son corps qui état très maigre mais la voir déjà ainsi le mit dans une rage folle. Il mit sa cape d’invisibilité et avec beaucoup de concentration, il parvint en quelques secondes à se transformer en panthère noire. Il souhaitait si ardemment la rejoindre qu’il réussit, en un exploit, à transplaner : il disparut en un petit « clac »distinct mais discret puisqu’il était sous sa forme d’animagus.
Cependant, Harry n’atterrit pas à l’endroit voulu mais dans le couloir qui menait à la salle où était Voldemort et ses Mangemorts. Sa cape qui s’était adaptée à sa forme d’animagus le laissa invisible aux yeux de tous. Entendant un bruit, il se blottit dans un coin et put voir et tout entendre, sans être trop proche, de ce que faisaient et disaient ses ennemis.
« Bon, il est l’heure, dit Voldemort en souriant. Va me chercher le traître et Arwen aussi : je veux qu’elle assiste à l’exécution de son ami. »
Queudver et deux autres Mangemorts sortirent et descendirent vers les cachots. Harry se demandait de qui Voldemort voulait parler en le surnommant « le traître » : surtout qu’Arwen semblait bien le connaître, ce qui l’inquiétait davantage. En tous les cas, il était vraiment surpris d’avoir transplaner, sans l’aide de personne, alors qu’il avait couru un énorme risque de le faire ainsi pour la première fois : il se sentait fier de lui d’avoir réussi ces trois choses qu’il avait prévu : repérer Arwen par sa vision à distance, se transformer parfaitement pour la première fois d’ailleurs et transplaner. Tout cela tenait du miracle pour lui. Mais il fut interrompu dans ses pensées par le retour des Mangemorts avec les deux prisonniers. Tout d’abord il vit un jeune homme baissant légèrement la tête et il reconnut Drago, qui avait beaucoup maigri : sa surprise fut totale puisqu’il le croyait en sécurité et non tenant le rôle de victime et surtout de condamné à mort. Puis il vit Arwen portée par Queudver et là, sa gorge retint un cri de douleur et de désarroi. Jamais il n’avait imaginé qu’elle soit dans un tel état si lamentable et pitoyable : sa maigreur aurait fait pitié à n’importe quel troll, ses yeux qu’elle avait de la peine à garder ouverts, si brillants autrefois, étaient complètement éteints et froids, presque morts. Harry pensa qu’il devait faire un cauchemar pour voir une telle chose. Quand le petit groupe passa à côté d’Harry, celui-ci vit pourtant un léger sourire en coin sur les lèvres desséchées d’Arwen : il était sûr que même si elle ne l’avait pas regardé pour ne pas attirer l’attention, elle l’avait senti près d’elle et que sa présence suffisait à lui redonner de la force et du courage pour cette ultime épreuve.
Queudver déposa Arwen sur le sol et Drago se plaça à côté de son amie face à Voldemort :
« Alors, c’est le grand jour, dis-moi ? Prêt à mourir de ma main, sale traître à ta race pure ?
-Il n’y a pas de race pure et vous le savez très bien !répliqua avec hargne Drago. Vous-même, votre famille peut offrir un bel exemple !
-Endoloris !cria Voldemort de rage. »
Arwen, les larmes aux yeux, détourna son regard. Harry comprit enfin quel changement s’était opéré en Drago : il le voyait sous ses yeux défier le plus grand mage noir et cela sans peur. Il sentit son cœur bondir dans sa poitrine de voir le nouvel ami qui se joignait à lui mais malheureusement s’il n’agissait pas, ce nouvel ami ne serait plus qu’un souvenir. Il vit que Voldemort en avait assez et qu’il s’apprêtait à en finir : il ne savait pas comment agir : devait-il le sauver maintenant ou attendre les membres de l’Ordre en appuyant sur son collier ? Son incertitude était intense et si cela avait été possible, de la sueur aurait coulé de son front mais en panthère, c’était seulement mental : pourtant le moment arriva quelques minutes plus tard et Harry dut choisir :
« Alors, quelques mots du condamné à mort, dit avec ironie Voldemort. Et ne le laissant pas, exprès, le temps de réagir, il continua : Bon, très bien, allons-y, Ava…
-Non !cria une femme juste avant qu’Harry intervienne, alors qu’il était prêt à bondir de sa cachette. Elle se plaça entre Drago et Voldemort.
-Narcissa, écarte-toi !
-Jamais ! Si vous devez tuer mon fils, vous devrez me tuer aussi mais je ne mourrai pas sans combattre, dit-elle avec fierté.
-Maman, je t’en prie, pars, je ne veux pas qu’il te fasse du mal, dit Drago résigné.
-Non, mon fils, je veux que tu vives et moi, je ne suis plus d’aucune utilité sur ce monde : je t’aime Drago et tu es l’être le plus cher à qui je tiens et que j’ai eu dans ma vie.
-Je t’aime aussi Maman, dit Drago, les larmes aux yeux. Mais je t’en supplie, écarte-toi !
-Et bla et bla et bla…coupa Voldemort. Vous en avez fini ou quoi que je puisse vous tuer en toute tranquillité et rapidité ? Puis n’attendant pas leur réponse, il dit à nouveau : Avada…Arrgh ! »
Harry avait fait un immense bond et s’était jeté sur Voldemort en le blessant au visage de ses griffes acérées.
« Eh bien voilà, commenta avec ironie Arwen, il faut toujours faire attention à ce qui se cache dans les coins obscurs, toujours. Vous ne le saviez pas Tom ? Vous avez mal appris votre leçon.
-D’où vient cet animal ?dit Voldemort rageusement en se relevant et en regardant la panthère prête à tous les coups qu’on lui lancerait.
-Maître, nous ne…
-Qu’est-ce que j’entends ?dit Voldemort soudain attentif.
-Vous entendez les bons sorciers venus délivrer leurs amis, Tom, dit Dumbledore avec calme et apparaissant en pleine lumière. »
Un à un, plusieurs Aurors comme Tonks, Maugrey ou Kingsley, de nombreux professeurs comme McGonagall, Rogue, Flitwick, Crewfinks et d’autres sorciers de l’Ordre comme Lupin et Mr.Weasley, apparurent à leur tour et encerclèrent les Mangemorts et Voldemort.
« Par quel maléfice êtes-vous ici ?dit Voldemort sur la défensive et prêt à contrer n’importe quel sort.
-Grâce à moi, dit soudain Harry qui reprit sa forme d’origine sous les yeux ébahis de Voldemort. J’ai préféré prévenir toute la troupe en vous voyant ici et franchement, je me sentais un peu seul, finit-il en échangeant avec Arwen un sourire.
-Très bien, vous l’aurez voulu ! Avada Kedavra !lança-t-il sur Harry qui l’évita de justesse. »
Dès lors le combat s’engagea et Drago et sa mère y prirent une part active aux côtés des membres de l’Ordre. Dumbledore et Voldemort avaient engagé un duel à l’image de celui de l’année passée. Harry prit doucement Arwen dans ses bras et l’écarta de l’espace du combat pour qu’elle ne soit pas blessée.
« Ca va aller, ma douce Arwen ?demanda avec inquiétude Harry.
-Ne t’en fais pas, Harry, je vais essayer de tenir le coup maintenant que mon plus grand bonheur est à mes côtés. Je suis si heureuse de te revoir, je craignais de ne plus revoir ton visage qui m’est si cher.
-Et moi alors ! Je craignais tant que tu meures puisque mon bouclier ne fonctionnait plus !
-Je sais, Harry. Mais en tout cas, je te félicite, je suis vraiment fier de toi : avoir atteint un tel niveau de magie est époustouflant. Tu es vraiment très puissant et j’espère que tu t’en rends compte, dit-elle pendant qu’Harry en souriant, rougissait de plaisir. Et…Attention Harry, cria-t-elle soudain. »
Voldemort qui avait assommé quelques secondes Dumbledore, en avait profiter pour se tourner vers eux et leur lancer un sort : ils ne surent pas quel sort il leur avait jeté mais soudain, ils se retrouvèrent prisonniers d’une bulle de couleur rouge et aucun sort qu’essaya Harry ne les délivra. Ils se regardèrent très inquiets :
« Ne t’en fais pas Harry, dit Voldemort avec méchanceté. Ce n’est pas une bulle malveillante mais ainsi tu vas en profiter pour mettre les choses au clair avec ta petite amie : elle a beaucoup de choses à te révéler, je crois, n’est-ce pas chère Arwen ?dit-il en se moquant. » Mais il dut se retourner pour contrer Dumbledore qui avait repris ses esprits et qui appréhendait ce qui se passerait dans cette bulle même s’il avait très envie de savoir enfin ce qu’il en était.
« Arwen, que veux-il dire, je t’en prie, éclaire-moi ?demanda Harry qui ne comprenait pas.
-Harry, dit Arwen la gorge et l’estomac noués, Voldemort sait la vérité à mon sujet. Il connaît mes origines et qui je suis, tout ce qu’enfin je ne t’avais pas révélé jusque-là. »
Harry comprit alors et se sentit mal à l’aise de ne pas savoir la vérité alors que son pire ennemi la connaissait.
« Harry, dit Arwen les larmes aux yeux, je dois te révéler qui je suis maintenant et tout ce que tu dois savoir de moi, tout ce que je t’ai caché depuis notre rencontre. Je savais que ce moment viendrait mais j’essayais de le retarder : mais je ne pensais pas que cela se déroulerait en plein milieu d’un combat de ce genre. Prépare-toi Harry, tu risques d’être secoué et cela pour le restant de tes jours. »

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:51

Chapitre 21 : La révélation finale


Arwen prit une profonde inspiration et commença :
« Voilà Harry, quand je suis venue te voir l’été dernier chez ton oncle et ta tante à Privet Drive, je ne venais pas de chez mes parents ou d’un autre endroit familial. En fait, je dois t’avouer Harry, que je n’ai jamais eu de parents et de famille, hésita Arwen en voulant retarder sa révélation.
-Comment ça, tu veux dire que tu es orpheline, c’est ça ?dit Harry, ne comprenant pas.
-Euh non, Harry, sourit Arwen tristement, ce n’est pas du tout ça. En fait, essaie de repenser tout d’abord aux rêves que tu as fait sur le Département des Mystères : je sais que je n’ai jamais voulu en parler mais c’est nécessaire pour l’explication que je vais te donner. Elle marqua une légère pause, tremblant de tous ses membres, prête à révéler son grand secret qu’elle détestait tant. Cette porte contient une pièce, Harry, qui est étroitement liée à moi. Tu te souviens m’avoir dit que tu étais attiré par cette porte mais qu’en même temps, tu craignais ce qu’elle contenait, n’est-ce pas ? Eh bien, je vais te dire dans un instant ce qu’elle contient. L’an passé, après la disparition de ton parrain, le professeur Dumbledore t’a révélé la prophétie bien sûr mais il t’a révélé surtout une chose, Harry : Voldemort n’avait pas réussi à rester dans ton esprit à cause de l’arme principale que tu possèdes et qui est l’Amour. Et c’est justement l’Amour dans toute son essence et toute sa splendeur qui est contenue dans cette fameuse pièce du Département des Mystères dont tu rêvais tant.
-Mais quel rapport avec toi ?demanda Harry intrigué mais intéressé par ces révélations.
-Harry, tu ne comprends toujours pas le lien avec moi ? Harry, j’ai énormément de mal à te le dire mais je le dois pourtant, dit-elle les larmes lui coulant le long des joues. Je suis née dans cette salle, c’est l’essence même de l’Amour qui m’a créée, Harry et l’Amour m’a créée pour toi, pour que tu puisses aimer, moi ou quiconque d’autre. Je ne suis pas née dans le ventre d’une mère, comme n’importe quel enfant normal. J’ai été conçue, continua-t-elle en tremblant et faiblissant, pour que le Bien règne sur Terre grâce à toi : un an avant ta naissance et donc à l’époque où l’essence de la Magie connaissait la prophétie avant même qu’elle n’ait été formulée, l’Amour a décidé de créer un être qui le représenterait afin d’être à tes côtés au moment le plus critique. Ce moment est arrivé quand tu as voulu cesser d’aimer autour de toi puisque ton parrain n’était plus. Je m’étais développée comme n’importe quel enfant normal mais mes seules visions de l’extérieur et du monde, c’est toi qui me les donnait puisque jamais je ne quittais cette salle et que je ne voyais que par tes yeux. Je ne suis sortie la première fois que l’été dernier et j’ai pu me développer enfin par moi-même et me constituer une vraie personnalité. J’ai toujours craint, continua-t-elle en ayant sans cesse les yeux baissés, que tu me rejettes à cause de ce que je suis si je te révélais la vérité. Je n’ai jamais pu accepter ma condition : j’aurai tant aimé être normale pour que tu puisses vraiment m’aimer. C’est pour cela que pas mal de garçons me regardaient ainsi puisque je symbolise l’amour mais le seul être dont je voulais être aimée c’était toi : malheureusement je ne suis pas sûre de ton amour, j’ai peur que ce soit ce que je représente qui t’attire ainsi. C’est pour cela que je trouverai normal que tu me rejettes maintenant que tu sais la vérité. »
Arwen à cet instant releva les yeux pour voir la réaction de Harry. Celui-ci pendant toute cette révélation était resté bouche bée, ne sachant quoi dire ni penser. Il n’aurait jamais pensé qu’Arwen était ce qu’elle disait qu’elle était. Sa première pensée fut l’horreur mais surtout il pensa que c’était horrible d’avoir voulu créer une jeune fille ainsi, seulement pour lui et de l’enfermer seulement pour son bon-vouloir. Ses pensées tourbillonnaient dans son esprit, ne sachant plus quoi penser, ni quoi dire. Voyant enfin son regard désespéré, il prit la parole :
« Arwen, je ne te cache pas mon étonnement et franchement je ne sais plus où j’en suis. C’est vrai que je dois admettre que je t’en veux de m’avoir caché la vérité pendant si longtemps : j’imaginais le pire, que tu sois la fille d’un Mangemort ou pire encore. Mais ça, ça dépasse mon entendement, jamais je n’aurai cru possible une telle chose. Et pourtant tu en es la preuve vivante, même si j’ai du mal à admettre ta naissance particulière. Oui, je t’en veux énormément : pourtant j’ai au fond de mon cœur un sentiment qui ne pourra jamais partir et qui te concerne : c’est l’amour que je ressens pour toi, Arwen et cet amour, je suis persuadé qu’il n’a été influencé par aucune magie, aucune essence amoureuse venant de toi pour me forcer à t’aimer : c’est naturel. Même si j’ai eu un coup de foudre pour toi au début, j’ai appris à te connaître et à aimer encore plus la merveilleuse personne que tu es. Tu es la fille la plus formidable et adorable que je connaisse. Personne ne peut rivaliser avec toi dans mon cœur, même si cette révélation me choque profondément, je l’avoue. Mais dis-toi que pour moi, tu es véritablement une personne à part entière et tu as une vie bien à toi et ça personne ne peut te l’enlever.
-Harry, dit Arwen, les larmes aux yeux du bonheur de voir qu’elle était toujours aimée malgré sa condition : cela dépassait toutes ses espérances. Si tu savais à quel point tu me rends heureuse en me disant cela ! Je t’aime tellement, de tout mon cœur et de toute mon âme. Et cela durera éternellement, il faut que tu le saches.
-Mais pourquoi dis-tu cela, qu’y a-t-il ?demanda Harry soudain inquiet.
-Malheureusement Harry, mon bonheur ne pourra pas me sauver. Je suis condamnée, sache-le.
-Quoi ?s’étrangla-t-il.
-Oui, c’est la vérité : la faiblesse dont tu me voies atteinte n’est pas le fruit d’un hasard mais d’un complot insidieux monté de toutes pièces. Tu sais, il y a pas mal de temps, quand je me sentais mal et que je maigrissais, étant très faible, Drago m’a fait boire une fiole contenant un remède qu’il avait trouvé chez son père avant de s’échapper de chez lui : eh bien, en fait, Voldemort avait prévu tout ça et malicieusement il avait mis dans cette fiole un poison, le seul qui pourra m’atteindre et me tuer.
-Mais pourquoi ai-je fait confiance à Malefoy, il…explosa Harry
-Harry, arrête je t’en prie. Drago n’y ait pour rien voyons : Voldemort et Malefoy père savaient très bien comment il réagirait et ils ont tout mis en scène à son insu. Drago n’aurait jamais voulu me faire du mal.
-Mais pourquoi est-ce le seul moyen de te tuer, dis-moi ? Et l’Avada alors ?
-Harry, tu dois comprendre qu’étant particulière, j’ai un corps particulier même si cela ne se voit pas. J’ai été créée pour te défendre contre toute attaque, Harry et même si on me lançait l’Avada, cela ne me ferait rien. Seul un poison suffisamment puissant en magie noire et en volonté de me détruire, grâce à la haine, peut me conduire à la mort indirectement, donc par la voix de la faiblesse.
-Mais je dois te sauver, Arwen, je ne peux vivre sans toi !s’exclama avec désespoir Harry.
-Pourtant tu le devras, pour le bien de l’humanité. Et… »
A ce moment, ils entendirent à nouveau la suite des combats acharnés car la bulle s’était volatilisée, Arwen ayant révélée tout ce qu’elle avait à dire. Personne n’avait pu entendre ce qu’ils s’étaient dits, ce qui était assez pratique. Paniqués, ils ne surent pas quoi faire au milieu de ces combats mais s’écartèrent légèrement en se traînant comme ils purent : il y avait déjà de nombreux blessés dans les deux camps comme McGonagall, Crewfinks ou Queudver, Nott et d’autres. Il y avait quelques morts aussi comme certains membres de l’Ordre qu’Harry avait vu parfois ou Ombrage terrassée par son propre Avada renvoyé par un miroir magique de Maugrey. Pendant que Dumbledore s’occupait de quelques Mangemorts voulant le tuer, Voldemort se retourna et aperçut les deux victimes qu’il voulait avoir à son actif. Il lança sans un instant d’hésitation l’Avada sur Harry, qui n’eut pas le temps de réagir assez vite : il se passa une chose très étrange. Il n’y eut pas un bouclier ni Arwen pour se mettre en travers du chemin de l’Avada mais un homme, que personne n’aurait soupçonné, même pas Voldemort : Queudver. Il s’écroula aussitôt aux pieds d’Harry. Voldemort resta bouché bée, ne sachant pas quoi penser de cette trahison si soudaine et étonnante, Peter lui ayant été toujours très fidèle depuis sa « résurrection ». Harry et Arwen partagèrent le même regard étonné mais comprenant pourquoi il avait agi ainsi : il avait rempli sa dette. Dumbledore, au loin, avait vu le sort toucher Queudver et il avait été surpris lui aussi mais pas autant que ça, pensant que certaines personnes ont toujours la possibilité de montrer un autre aspect de leur personnalité et de rattraper leurs fautes passées. Il reprit les choses en main, et enchaîna de nouveau les sorts avec Voldemort tout en disant à Harry mentalement :
« Harry, va-t-en avec Arwen. Vous devez transplaner tous les deux, c’est bien trop dangereux pour vous ici. On s’occupe du reste et on vous rejoint dès que possible. »
Harry approuva et essaya de se concentrer pour transplaner une deuxième fois, ce qui n’était guère facile puisque la situation était différente. Mais en prenant le bras d’Arwen, il réussit quand même. Ils se trouvaient aux limites de Poudlard. Ayant pris Arwen dans ses bras, il courut du mieux qu’il put au château où il se précipita à l’infirmerie à bout de souffle.
« Que s’est-il passé ?demanda Mrs. Pomfresh en voyant l’état pitoyable d’Arwen. Et n’attendant pas la réponse d’Harry qui pouvait à peine parler, elle dit : Sortez vous reposer Potter, je m’occupe d’elle, je vais essayer de faire tout mon possible. Elle s’est évanouie de toute façon, vous ne serez d’aucune aide ici, vous ne ferez que me gêner. Il n’y a pas de mais, en voyant la contestation d’Harry sur son visage, c’est un ordre. »
Harry sortit et il était tellement déboussolé qu’il ne s’aperçut même pas qu’il disait le mot de passe et qu’il empruntait le passage menant au bureau de Dumbledore. Arrivé là, il s’assit sur une chaise et ne bougea plus.
Il ne sut pas combien de temps s’était écoulé depuis qu’il s’était assis sur la chaise mais tout en lui n’était qu’un désespoir profond : il n’avait plus la force de penser, ces voyages l’ayant épuisé physiquement et la révélation fulgurante d’Arwen l’ayant foudroyé littéralement. Il entendit enfin la porte s’ouvrir et plusieurs personnes arrivèrent dans le bureau silencieusement. Il y avait Dumbledore bien sûr, Maugrey, Lupin, Rogue et Mr. Weasley : tous paraissaient exténués et avaient différentes entailles plus ou moins profondes.
« Tu es là Harry, parfait. Nous avons à te parler justement, dit avec douceur Dumbledore en s’asseyant lentement sur son fauteuil, écrasé de fatigue.
-Professeur, dit Harry en relavant péniblement la tête pour refaire surface dans le monde réel, comment va Arwen ?
-Harry, dit Dumbledore soudain embarrassé, c’est vrai que nous sommes passés à l’infirmerie pour y amener plusieurs membres de l’Ordre et des professeurs blessés ainsi que Narcissa Malefoy et son fils, assez gravement touchés eux aussi mais Mrs. Pomfresh n’a voulu rien nous dire pour l’instant. Il est trop tôt pour se prononcer, soi-disant. »
Harry eut une douleur dans la poitrine et les larmes commencèrent à arriver sans toutefois être nombreuses. Mais Dumbledore dut le secouer un peu de son état pendant que les autres membres restaient silencieux, même Rogue.
« Harry, je sais que cela va t’être difficile, même désespérant pour toi mais je voudrai que tu nous dises ce qu’Arwen t’a révélé dans cette fameuse bulle : cela nous éclairerait peut-être pour pouvoir la soigner et surtout la sauver. »
Harry fut surpris d’une telle demande même s’il savait depuis longtemps que le directeur voulait percer le secret d’Arwen. Il prit donc sa décision :
« Très bien professeur Dumbledore, je vais vous le dire car je sais qu’Arwen a toute confiance en vous et qu’elle m’approuverait de le faire. Mais je préférerai si possible, que je vous le dise seul à seul. Désolée professeur Lupin et Mr. Weasley, mais ce n’est pas une mince révélation et il m’est très difficile de la divulguer. »
Sans un mot, ils sortirent du bureau, même Rogue qui rageait d’être mis à l’écart, lui qui voulait tellement savoir : le directeur et son élève restèrent seuls dans la pièce avec pour seule compagnie, le beau Fumseck. Dumbledore attendit patiemment qu’Harry soit prêt à commencer sans le précipiter aucunement.
« D’accord, professeur. Mais tenez-vous prêt à être vraiment secoué par cette révélation qui dépasse tout ce que j’aurai pu imaginer. Je vais essayer de vous dire exactement ce qu’elle m’a dit mais ça va être difficile car les détails vont m’échapper, j’en ai peur. Professeur, que faites-vous ? »
Dumbledore s’était levé en entendant les paroles d’Harry et prit une très belle bassine qui se tenait dans une armoire fermée à clef.
« Parfois il est plus facile que ce soit la vraie personne qui le dise elle-même, plutôt qu’une discours rapporté qui ne fera jamais le même effet. Utilise ma pensine et ta baguette pour extraire ce souvenir précis.
-Merci, professeur, dit Harry légèrement soulagé, ce me sera beaucoup plus facile effectivement. »
Harry sortit sa baguette et la dirigea vers sa tempe : un mince fil argenté sortit et Harry le mit dans la pensine. Une ombre sortit et le souvenir d’Arwen dans la bulle apparut : c’était comme si elle avait été réelle. Elle commença à parler et à révéler son secret pendant que Dumbledore écoutait, les mains croisées et les yeux baissés vers le sol. Elle dit toute la révélation et cela jusqu’au bout, jusqu’à l’empoisonnement dont elle avait été victime. La bulle disparut enfin, Arwen n’ayant plus rien à dire. Harry était de nouveau secoué car la première fois, il avait été sous le choc et n’avait écouté que les grandes lignes alors que là, il savait tout en détail et même si cette révélation le dérangeait beaucoup émotionnellement, il pouvait être un peu plus objectif. Il regarda la réaction de Dumbledore qui se leva brusquement :
« Bon sang, j’aurai du y penser, dit Dumbledore en se tournant vers Harry. Tous ces rêves que tu faisais, ces pistes qui aboutissaient sans cesse au Département des Mystères pour y disparaître et le fait qu’elle ne semblait pas avoir de famille : c’était évident, on avait tous les indices devant nos yeux mais on était aveugle.
-Voldemort a vu clair, lui, dit avec mélancolie Harry.
-Oui, il y a vu clair car il n’était pas aveuglé par les sentiments comme nous, voilà tout.
-Vous n’êtes pas trop déçu, professeur, de savoir qui elle est ? Vous n’allez pas la rejeter ?
-Harry, sourit tristement Dumbledore, c’est vrai que je suis surpris, je dois te l’avouer mais je l’aime beaucoup et sa nature n’y changera rien. De toute façon, pourquoi me poses-tu la question, c’est à toi-même que tu dois la poser, c’est toi l’enjeu principal, n’oublie pas !
-Comment pourrai-je l’oublier ?dit Harry avec lassitude.
-Alors ? Tu vas tenir le choc de cette nouvelle ?demanda avec anxiété le directeur.
-Oui, professeur, je suis surpris et déçu qu’elle ne m’ait rien dit pendant presque un an : je lui en veux. Mais ce qu’elle est ne changera jamais la nature des sentiments que je lui porte. Je l’aime professeur et rien ni personne ne pourra jamais changer cela. J’aurai aimé passé ma vie avec elle : en effet, dit-il en voyant un petit regard malicieux dans les yeux de Dumbledore, je lui avais demandé de m’épouser après nos études et elle avait accepté.
-Tiens, dit Dumbledore avec un soupir très triste, voici du chocolat pour te redonner des forces. Va la voir, c’est beaucoup mieux ainsi : elle va avoir besoin de toi. »
Sans dire un mot, Harry prit le chocolat que lui tendait Dumbledore et partit, tête baissée, du bureau du directeur sachant très bien pourquoi il voulait qu’il passe du temps avec Arwen. Aucun espoir n’était maintenant envisageable. Dumbledore, la porte s’étant refermée sur Harry, se rassit sur son fauteuil, fatigué de cette vie si ingrate : une larme coula le long de sa joue pour aller se perdre dans sa barbe : pourtant cette tristesse aussi intense ne lui arrivait que très rarement.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:52

Chapitre 22 : Adieu

Harry marchait dans les couloirs de Poudlard, ne sachant plus très bien où il en était, seul son désespoir occupait son esprit. Il avait mangé plus machinalement qu’autre chose le chocolat de Dumbledore mais ne se sentait pas mieux pour autant. Mais, alors qu’il se dirigeait vers l’infirmerie, une personne aux cheveux bouclés châtains vint se jeter sur lui :
« Oh Harry ! On a eu si peur Ron et moi, dit Hermione en l’enlaçant ou plutôt en l’étouffant. On pensait au pire. Tu t’en es très bien sorti, j’en suis vraiment soulagée.
-Oui, c’est vrai, dit Ron en lui serrant la main, on pensait vraiment que tu pouvais être mort. Mais pourquoi tu fais cette tête, tu es vivant pourtant !
-Harry, dit Hermione en se détachant de lui et ne le regardant attentivement, c’est Arwen n’est-ce pas ? »
Harry, ne pouvant dire un seul mot, se contenta de hocher la tête en signe d’affirmation. Avant que ses deux amis n’aient pu lui répondre quoique ce soit, il les entraîna dans la salle commune presque déserte, puisque les professeurs avaient « relâché » leurs élèves partis s’aérer. Il les fit monter dans le dortoir des garçons. Ron et Hermione, s’attendant au pire, s’assirent sur un lit pendant qu’Harry prit dans son armoire un objet qu’il avait totalement oublié depuis qu’on lui avait offert, avec tous les événements : une petite pensine offerte par Dumbledore qui savait qu’Harry en aurait bien besoin et qui avait un mot de passe pour pouvoir voir des souvenirs d’Harry. Harry la posa sur une table devant Ron et Hermione et verrouilla la porte du dortoir :
« Voldemort a créé une bulle et nous a enfermé dedans pour qu’Arwen me révèle son secret : le voici pour que vous sachiez vous aussi, leur dit-il simplement. »
Une nouvelle fois, il prit sa baguette et fit la même chose qu’avec Dumbledore. Ils entendirent la révélation pendant que Ron ouvrait des yeux ronds et affolés et qu’Hermione bouche bée, était au bord des larmes. Harry avait essayé de rester de marbre mais les larmes arrivèrent malgré tout : il se recroquevilla sur sa chaise et éclata en sanglots devant ses meilleurs amis. Voyant son état, Hermione, le prit dans ses bras pendant qu’Harry pleurait sur son épaule, ayant refoulé cela depuis trop longtemps. Ron ne savait plus où se mettre et regardait le sol, en quête d’une solution à ce nouveau malheur. Hermione et Harry restèrent dans cette position jusqu’à ce qu’Harry se fut calmé. Séchant ses larmes, il se leva et il les regarda : ils comprirent qu’il allait à l’infirmerie sans tarder. Ils le suivirent, sachant qu’ils devaient soutenir leur ami et aussi dire adieu à cette merveilleuse jeune fille qui avait été leur amie très proche pendant presque un an.
Quand ils entrèrent à l’infirmerie, tout était d’un calme angoissant : un seul lit était occupé car il semblait que les professeurs et membres de l’Ordre étaient déjà partis. Les trois amis s’approchèrent du lit d’Arwen et Harry s’assit sur la chaise à côté du lit. Arwen avait les yeux fermés mais Harry fut surpris qu’elle ait un teint si blanc, presque agonisant. Hermione resta figée de voir sa meilleure amie dans un tel état, elle qui ne l’avait pas vu depuis plus d’un mois. Ron avait la même attitude mais n’était pas aussi désespéré que l’était Hermione. Harry prit la main d’Arwen en signe de réconfort : à ce contact si doux, Arwen ouvrit lentement les yeux et regarda Harry avec la plus grande douceur : elle vit aussi Hermione et Ron et leur adressa un petit sourire en coin. Enfin, elle parla d’une voix très affaiblie :
« Harry, je suis très heureuse de te voir en si parfaite santé. Maintenant qu’on est à Poudlard, tout va bien aller, tu vas voir. Hermione et Ron, je suis contente de vous revoir pour la dernière fois.
-Ne dis pas ça, dit Hermione au bord des larmes, tout va s’arranger, tu vas vite guérir. Je suis sûre qu’une potion ou quoique ce soit peut te guérir, tu ne peux mourir si vite.
-Arrête Hermy, tu sais très bien ce qui va se passer et puis tu n’as jamais réussi à mentir correctement. Harry, je vais mourir, je le sais depuis que j’ai su pour ce poison que j’ai dans les veines. Vous croyez peut-être qu’il va y avoir une intervention mystérieuse comme la magie qui m’a créée ou une potion quelconque mais vous devez vous rendre à l’évidence : c’est dans l’ordre des choses que je meure. Cela ne va pas tarder à présent : je n’ai jamais fait de testament, je l’avoue mais les professeurs Dumbledore et Lupin ici présents se porteront garants de ce que je vais vous dire. »
Les trois amis se retournèrent et virent avec surprise les dits professeurs debout à quelques pas, tristes et inquiets :
« Je commence par toi Ron : je te lègue mon balai que m’avait offert le professeur Dumbledore : mon Nimbus 2000.
-Quoi ?s’exclama Ron.
-Oui, Ron, tu le mérites et tu es un joueur confirmé, il t’aidera à bloquer tous les tirs de l’équipe adverse, j’en suis sûre.
-Merci beaucoup Arwen, dit-il en rougissant.
-Tu me remercieras en jouant le mieux possible, dit en souriant Arwen. Hermione, quant à toi, la merveilleuse amitié que nous avons entretenue pendant cette année, a été très importante et m’a beaucoup aidée. Je vois que toi non plus, tu ne me rejettes pas à cause de ce que je suis, comme toi Ron et je vous en remercie infiniment, plus que vous ne pouvez l’imaginer.
-Arwen, peu nous importe comment tu as été créée : nous avons appris à te connaître et nous t’avons aimé comme tu étais. Tu as été une amie exceptionnelle et jamais je ne pourrai t’oublier : tu as été merveilleuse et la meilleure confidente et amie qui soit, dit Hermione les larmes lui coulant sur les joues.
-Merci infiniment Hermione, je t’aime énormément aussi, comme la sœur que je n’aurai jamais. Connaissant ton intelligence et ton infatigable soif de savoir, je te lègue tous mes livres de magie avancée que j’avais acheté pour m’instruire encore plus : je suis persuadée qu’ils te seront très utiles dans tes études.
-Merci beaucoup Arwen, je ne te décevrai jamais, je te le promets, dit en sanglots Hermione.
-Professeur Dumbledore, je tiens aussi à vous remercier pour tout vous avez fait pour moi durant cette année même si ignoriez mon identité : vous étiez toujours le même et j’ai fini par voir en vous le grand-père que j’aurai tant aimé avoir. Vous êtes le plus grand sorcier de tous les temps et j’ai été très honorée de vous connaître.
-Je t’en prie Arwen : je t’aime beaucoup aussi et jamais je n’avais connu une jeune fille aussi remarquable et merveilleuse que toi. Je suis vraiment désolé de n’avoir pu trouver aucune solution pour te sauver, mais je crois que l’Amour ne voulait pas que j’en trouve. Repose en paix.
-Vous avez raison : j’ai accompli mon devoir, je le sais maintenant et je ne devais pas rester parmi vous trop longtemps malheureusement puisque je ne suis pas comme vous tous : je n’avais pas ma place ici quoique vous en disiez. Professeur Lupin, on se connaît peu mais je sais que vous êtes quelqu’un d’admirable, alors veillez sur mon Harry, je sais que vous pourrez veiller sur lui et remplacer votre ami Sirius : si Harry est d’accord et je pense qu’il le sera ainsi que vous professeur Lupin, je souhaiterai que vous deveniez son parrain. Harry aura ainsi quelqu’un sur qui s’appuyer et un parent surtout, c’est ce qu’il lui manque le plus cruellement.
-Bien sûr Arwen, j’accepte avec grand plaisir. Je suis très heureux de t’avoir connu, dit Remus avec émotion.
-Harry, je me devais de terminer par toi. D’abord, acceptes-tu que le professeur Lupin devienne ton parrain ?
-Bien sûr que j’accepte, dit Harry tristement.
-Harry, tu ne dois pas te désespérer sur ma mort, je ne fais que m’en aller, c’est tout. J’ai compris maintenant que ma place n’était pas d’être près de toi et de vivre à tes côtés car je ne suis pas normale. La principale arme que tu possèdes est l’amour, ne l’oublie jamais. C’est pour cela que je souhaite, que je te demande Harry, d’aimer une autre jeune fille pour qu’elle remplisse ton cœur d’amour et que tu l’aimes énormément toi aussi : tu dois aimer une jeune fille normale et non quelqu’un comme moi, car ce serait plus destructeur qu’autre chose.
-Comment peux-tu me demander une chose pareille, Arwen ? Jamais je ne pourrai aimer de nouveau, sache-le, dit Harry en pleurs.
-Pourtant il le faut, Harry. Je suis venue pour avant tout t’apprendre à aimer et non pour que tu n’aimes plus après moi.
-Je ne pourrai vivre sans toi, Arwen, tu es ma raison de vivre !s’exclama Harry.
-Harry, je le sais mais je vais te révéler une chose qui va pouvoir t’aider : une partie de mon âme et donc de mon amour va, à ma mort, aller en toi et ainsi, même quand je ne serai plus, tu sentiras toujours ma petite présence dans le fond de ton cœur, quand tu auras besoin de moi. Je pourrai de nouveau ainsi te réapprendre à aimer quelqu’un d’autre. Jamais je ne quitterai véritablement mais je serai en arrière-plan, pour te réconforter et te donner des conseils.
-Mais comment ?
-Tu le verras le moment venu… »
Arwen ne put finir sa phrase, elle eut une convulsion et devint plus blanche encore : elle ferma les yeux et dit simplement :
« Je t’aime Harry. Adieu. »
Ce fut ses derniers mots. Harry éclata en sanglots, alors que Hermione faisait de même en portant les mains à son visage. Harry vit alors une aura bleue entourer le corps d’Arwen et le corps d’Arwen disparut dans un léger bruissement alors qu’un sourire apaisé se lisait sur ses lèvres. Alors que le lit était vide depuis quelques secondes, la même aura bleue qui avait entourée Arwen, vint entourer Harry qui se redressa surpris. Cette aura était apaisante, magnifique mais apportait aussi de la chaleur, un certain réconfort. Harry se sentit soudain beaucoup mieux, comme Hermione, Ron et les deux professeurs. Harry sentit en lui quelque chose de nouveau et rempli d’amour : il reconnut sans peine la présence d’Arwen sous forme d’essence. Malgré sa profonde détresse et son désespoir, il se sentit mieux et rassuré de toujours l’avoir près de lui.
Toute l’école fut très secouée par la mort d’Arwen et Drago, en sachant la nouvelle, courut se réfugier dans la salle sur demande pour pleurer. Alors qu’il était en train de pleurer silencieusement sur un lit, un léger bruissement se fit entendre et Drago dut relever la tête pour voir ce qui se passait. C’était Arwen sous forme, non de fantôme mais d’essence : elle était en face de lui, non flottant dans les airs mais les pieds à terre : pourtant elle était transparente.
« Bonjour, Drago, je suis contente que tu sois en bonne santé et en vie surtout.
-Mais comment… ?Tu es un fantôme ?
-Non, pas du tout. Disons que je peux m’incarner dans cette forme quand le besoin se fait sentir. Je le peux car Harry a à l’intérieur de lui un petit morceau de moi et je peux l’aider psychiquement à surmonter les épreuves et à aimer quelqu’un d’autre. Mais je suis ici car je ne t’ai pas fait mes adieux et tu mérites que je te les fasse.
-Oh, tu sais, tu n’avais pas besoin de revenir pour ça, dit Drago un peu gêné.
-Mais si, voyons, dit Arwen en s’asseyant sur le lit à côté de lui. Vois-tu, je veux te dire que j’ai beaucoup apprécié que tu viennes du côté du bien et je suis sûre que cela te sera bénéfique. Essaie de te lier d’amitié avec Harry, Hermione et Ron et je suis sûre qu’au bout d’un certain temps, ils t’accepteront. Je voulais te dire que ton amitié m’a été très précieuse et tu es un garçon formidable.
-J’ai appris que c’était à cause de moi que tu étais décédée, c’est vrai ?dit Drago brusquement.
-Ecoute Drago, ce n’était pas de ta faute, tu ne pouvais pas savoir : Voldemort et ton père avaient prévu que tu emporterais dans ta fuite des fioles et ils ont mis ce poison à l’intérieur. Mais ne te sens pas fautif, c’est Voldemort qui l’est.
-Oui, mais c’est entièrement de ma faute, dit-il en baissant la tête.
-En tout cas, je ne t’en veux pas du tout et c’est moi qui est concernée et qui te demande de ne pas culpabiliser. D’accord ?dit-elle doucement.
-Désolé Arwen mais je m’en voudrai toujours.
-Je dois partir Drago, je ne peux pas rester longtemps mais je peux revenir, si tu veux.
-Non, je préférerai que non, ça me fait plus de mal que de bien. Je te remercie d’être venue, ça m’a beaucoup touché, dit en souriant Drago. Je t’ai beaucoup aimé et tu as été la meilleure amie qui soit.
-Toi aussi, tu as été formidable. Sois heureux et reste toujours tourné vers le bien, ce sera la meilleure chose possible. Aide ta mère à revenir vers le bien elle aussi, elle le mérite. Adieu Drago.
-Adieu Arwen. »
Avec un nouveau bruissement, Arwen repartit après lui avoir adressé un sourire mais un sourire triste. Drago fut soulagé de son intervention, cela lui avait fait un très grand bien.
Arwen ne se présenta pas à Harry et à ses deux amis et préféra les laisser faire leur deuil et de toute façon, son intervention n’arrangerait rien et il fallait qu’Harry continue sa route sans elle.


_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:53

Chapitre 23 : Continuer à vivre

Même si Harry était chaque jour désespéré de la mort d’Arwen, la vie à Poudlard continuait quand même et il devait aller en cours malgré sa très grande tristesse. Les vacances approchaient mais les examens de fin d’année aussi et Hermione faisait tout ce qu’elle pouvait pour qu’Harry révise un minimum, ce qui était une tâche très rude. Elle l’aidait dans tous ses devoirs et les lui faisaient même parfois. En effet, depuis le jour de la disparition d’Arwen, Harry n’avait pas dit un seul mot à quiconque, même pas à Ron et Hermione sauf pour dire des incantations ou dans ses entraînements personnels le soir avec les professeurs qui l’observaient avec inquiétude : pourtant ses amis essayaient de lui redonner goût à la vie. Harry sentait en son cœur la légère présence d’Arwen et l’affection comme les encouragements qu’elle lui prodiguait et seule cette présence le faisait tenir, sinon il aurait dépéri à petit feu. Très souvent il avait les yeux dans le vague, se souvenant avec un immense plaisir nostalgique les longs moments qu’il avait passé avec Arwen et leur amour qui ne pourrait jamais avoir d’égal. Ces souvenirs nourrissaient son esprit plus que la nourriture qu’il mangeait à contrecœur : alors évidemment il maigrissait et ne vivait plus que dans le passé si tragiquement perdu.
Drago lui, avait changé et était beaucoup plus calme et sérieux qu’auparavant. C’était un élève normal et ses notes étaient en constante augmentation. Il avait pu parler à sa mère à St Mangouste et il avait pu l’amener dans un bon chemin. Elle avait même demandé à Dumbledore si elle pouvait faire partie de l’Ordre, proposition que le directeur avait tout de suite accepté mais sans qu’elle aille à leurs réunions au Square Grimmaurd, Dumbledore préférant garder ses précautions. Elle avait apporté de nombreux et précieux renseignements aux membres de l’Ordre et avait permis l’arrestation de quelques Mangemorts. Elle vivait désormais dans un appartement modeste à Londres protégé par le sortilège Fidelitas puisqu’elle était devenue une cible privilégiée des Mangemorts. Drago était ainsi très fier de sa mère et parvenait sans trop de peine à échapper aux autres Serpentard. Ron semblait avoir changé lui aussi depuis quelque temps et s’était légèrement éloigné d’Harry et Hermione. Un soir, ces deux derniers surent enfin pourquoi, alors qu’ils étaient installés dans la salle commune déserte :
« Hermione, j’aurai besoin de te parler seul à seul, si tu n’y vois pas d’inconvénient, dit Ron en baissant les yeux.
-Qu’y a-t-il Ron ? Vas-y, parle, de toute façon, je ne pense que tu nous dérangeras beaucoup par tes interventions Harry, dit Hermione en souriant à Harry qui ne répondit même pas, les yeux dans le vague comme d’habitude.
-Bon, si tu y tiens, voilà : c’est très dur pour moi de te le dire Hermione mais c’est un fait : j’aime quelqu’un d’autre.
-Quoi ?dit Hermione en pâlissant légèrement. Depuis quand ?
-Depuis deux semaines environ, dit Ron en prenant de l’assurance. Je n’ai pas compris mes sentiments au début mais voilà, je le sais maintenant. Ca fait longtemps déjà que notre relation n’évolue plus et…
-Qui est-ce ?demanda en tremblant Hermione.
-Tu ne la connais pas, c’est une Poufsouffle : Amy Nigdle. Elle joue au Quidditch au poste de poursuiveuse et elle est en cinquième année. Je l’ai rencontrée à un entraînement et on a sympathisé…dit Ron légèrement.
-Arrête Ron, pas la peine de développer, j’ai compris !s’exclama sèchement Hermione. Très bien, va voir ta dulcinée !cria en larmes Hermione en montant dans son dortoir.
-Je n’aurai peut-être pas du être aussi direct, tu ne crois pas Harry ?dit Ron un peu ennuyé. »
Harry ne dit rien mais lui lança un regard noir puis monta à son tour se coucher. Il en voulait beaucoup à son ami d’avoir fait tant de peine à Hermione qui pourtant avait toujours été la même avec lui. Lui avait du perdre Arwen et Ron, comme un imbécile, lâchait Hermione comme une Veracrasse. C’était vraiment injuste pour elle. Il se promit d’essayer de la réconforter le lendemain et d’enfin sortir de son apathie pour aider celle qui l’avait tant secondé jusqu’ici.
Le lendemain matin, il eut quand même du mal à se décider à parler normalement : il avait l’impression que s’il parlait trop légèrement, il romprait son deuil et qu’il ferait un affront envers Arwen. Mais il pensa à la tristesse que devait éprouver sa meilleure amie et au réconfort qu’elle lui avait apporté jusque là. Il descendit dans la salle commune mais Hermione était déjà partie : il la retrouva dans la Grande Salle en train de déjeuner tranquillement. Harry la trouva anormalement calme pour une telle dispute avec Ron : enfin dispute de rupture plutôt. Quand il s’assit en face d’elle et la regarda, Hermione lui adressa un très beau sourire :
« Alors Harry, ça va ?demanda Hermione machinalement même si chaque matin elle n’avait aucune réponse de la part d’Harry.
-Oui, ça va, répondit sans s’en rendre compte Harry, plus intrigué par son comportement qu’étonné par le fait qu’il venait de parler. Mais toi, tu as l’air vraiment…
-Mais tu reparles enfin Harry !s’exclama Hermione surprise. C’est merveilleux ! Discuter avec toi m’a manqué tellement, si tu savais. Pourquoi t’es-tu décidé à reparler ?
-Ben en fait, répondit Harry pris au dépourvu et ne voulant pas de ce rôle de victime à consoler, rôle qu’aurait du tenir Hermione, pour être franc avec toi, je croyais que tu devrais être consolée et j’avais décidé de rompre ce mur de silence pour te réconforter, voilà tout !dit simplement Harry embarrassé.
-Tu l’as fait pour moi ?demanda Hermione les larmes aux yeux. Oh Harry, merci !dit-elle en l’enlaçant à travers la table malgré les plats qui la jonchaient.
-Mais je t’en prie, dit Harry rouge comme une tomate. Mais alors tu n’es pas trop triste ?
-En fait Harry, dit Hermione en baissant les yeux, je te confesse que Ron m’a vraiment blessée et je lui en veux encore beaucoup mais ce qu’il a dit hier soir n’est pas totalement faux. Tu ne t’en apercevais peut-être pas mais ma relation avec Ron stagnait pendant que tu roucoulais avec A…s’interrompit Hermione ayant soudain les larmes aux yeux de rappeler ce nom. Enfin, ça allait mais on est redevenu progressivement des amis plus que des amoureux en fait et je crois qu’il fallait que ça cesse.
-Mais peut-être parce que Ron aimait une autre fille, c’est tout !
-Peut-être, dit Hermione en rêvassant soudain. Mais au début c’était drôle d’être ensemble, nos disputes prenaient plus de sens mais ensuite on a commencé à se désintéresser l’un de l’autre inconsciemment.
-Je ne pensais pas que votre relation était devenue ainsi : ça ne m’étonne pas que Ron ait voulu rompre alors mais quand même, il aurait pu faire preuve de plus de tact et je le critique en cela.
-Merci Harry.
-Mais de quoi ?
-De prendre soin de moi, je n’aurai pas cru que tu serais de mon côté mais plutôt de celui de Ron puisque vous êtes toujours d’accord, dit Hermione en rougissant.
-Mais voyons Mione, tu as pris soin de moi quand j’en ai eu le plus besoin : je m’aperçois maintenant combien ton aide m’a été précieuse et bénéfique. Oh là, dit-il soudain en rompant cette petite discussion très amicale, il faut qu’on aille en cours sinon Crewfinks va nous attraper encore ! »
Avec un soupir, Hermione courut derrière Harry pour aller dans la salle de classe où ils arrivèrent juste à temps : le sujet était les maléfices que des Mangemorts jettent sur des animaux qui transmettent ces poisons aux sorciers, avec les rats, les chats, les chiens ou les hiboux, habituels animaux de compagnie des sorciers et surtout des élèves, pouvant contaminer ainsi toute une école. Le professeur Crewfinks semblait y accorder une très grande importance et eut la tentation, d’après Harry, de vouloir, à titre d’exemple, essayer sur sa chouette et sur le chat d’Hermione pour donner deux exemples différents. Pendant le cours, ils regardèrent à peine Ron qui s’était installé avec Neville malgré toutes ses tentatives d’attirer leur attention : il envoya même un avion ensorcelé à Harry, ce qui lui valut 15 points de moins pour Gryffondor. Crewfinks ramassa le papier sous les regards désapprobateurs d’Harry et d’Hermione qui ne regardèrent même plus Ron, peinés de son comportement. Ron sembla comprendre la cause du rejet de ses amis mais ne s’excusa pas pour autant. Au déjeuner, il alla manger clairement à la table des Poufsouffle avec sa nouvelle petite amie Amy : Harry était dégoûté par son comportement et il avait de la peine pour Hermione qui, même si elle essayait de l’ignorer en sachant que c’était mieux ainsi, ne pouvait s’empêcher d’être malheureuse. Ginny elle-même était écoeurée par le comportement de son frère et ne se le faisait pas dire deux fois pour le lui montrer. Elle avait failli lui faire une scène dans un couloir en lui reprochant d’avoir laissé tomber « la formidable fille et amie qu’est Hermione »selon ses termes. Elle l’avait même traité de « coureur de jupons » pour reprendre un terme courant du vocabulaire de sa mère et lui avait promis d’écrire à leur mère pour que celle-ci lui envoie une Beuglante. Ron l’avait supplié de ne pas le faire mais Ginny s’était empressée de monter dans son dortoir pour lui écrire, projet dont n’avait pas pris part Hermione, pourtant principale concernée ni Harry qui s’amusait bien de trop de voir Ginny en colère contre Ron. La journée se passa ainsi, dans une tension assez évidente et Ron ne semblait pas très ennuyé de cette situation avec ses amis. Il paraissait presque heureux de ne plus être avec eux, étant plus libre de ses mouvements. Il rentra tard dans la salle commune le soir, ayant passé sûrement la soirée avec la Poufsouffle. Harry l’observa quand il alla se coucher : Ron affichait un grand sourire heureux et désinvolte.
« Comment as-tu pu lui faire ça, Ron ?lança méchamment Harry reprenant le flambeau coléreux de Ginny.
-Tiens, tu parles de nouveau toi ? Pourquoi ?demanda Ron surpris.
-Parce que tout simplement j’ai pensé qu’Hermione aurait besoin d’être réconfortée après ta rupture sans dignité. Tu l’as lâchée comme…comme si elle était un troll ou quelqu’un de dégoûtant ! Tu devrais avoir honte de toi ! On a été amis tous les trois pendant six ans, tu l’as eu comme petite amie pendant une année entière pour arriver à ce résultat ! Eh bien, bravo, je te félicite ! C’en est fini de notre amitié, cria presque Harry en montant dans son dortoir. »
Ron n’eut pas le temps de répondre : il resta tétanisé d’avoir commis une telle bêtise : en se couchant, il appela Harry mais en vain puisque celui-ci avait fermé ses rideaux. Harry était fou de colère que Ron se soit comporté ainsi : il lui en voulait plus de s’être comporté ainsi envers Hermione que s’il s’était comporté ainsi envers lui-même. Dans un éclair, il pensa soudain qu’il agissait maintenant comme si Arwen n’était plus qu’un souvenir s’effaçant progressivement. Il eut honte de lui et voulut se faire pardonner auprès d’elle : mais elle lui murmura que ce n’était rien et que justement c’était le but de la manœuvre : que son expérience avec elle lui ait servi mais que désormais elle ne fasse plus partie de sa vie. Sans s’en apercevoir, Harry, sous ses conseils prononcés avec tant de douceur, sombra dans le monde des rêves.
Les jours passèrent et la dispute était toujours présente entre eux. Harry reparlait normalement même s’il lui était impossible de rire de nouveau ou même de sourire. Hermione, elle, était moins triste de sa rupture mais en voulait à Ron pour la façon dont il lui avait parlé. D’ailleurs le jeune rouquin savait parfaitement qu’il avait eu tort mais il préférait les ignorer aussi en passant du temps avec Amy : ils étaient devenus inséparables et Hermione s’apercevait malheureusement que Ron avait beaucoup plus d’attention et de tendresse envers Amy qu’il n’en avait jamais eu avec elle. Mais Harry laissait à Hermione très peu de temps pour penser à ses déboires amoureux. Il trouvait mille sujets de conversation et essayait de l’amuser de toutes les façons possibles en la faisant réviser. Cette façon le distrayait lui-même et il se sentait très bien en compagnie d’Hermione. Deux semaines avant les examens de fin d’année, Hermione et Harry révisaient d’arrache-pied dans la salle commune, Harry souhaitant plus que tout réussir ses examens pour avoir une chance de tenter le métier d’Auror. Les yeux fatigués, il dut s’arrêter de lire car les yeux lui piquaient et il n’y voyait plus rien. Il regarda où en était arrivé Hermione et il eut la surprise de la trouver endormie. Lui qui l’avait toujours vu éveillée et pleine d’entrain, il s’aperçut qu’Hermione était très belle endormie. La tête sur le côté du fauteuil, il pouvait admirer tous les contours de son visage, sa fine bouche respirant doucement et le reste de son corps qu’il hésita à regarder, se sentant trop gêné pour cela. Il décida d’aller se coucher pour interrompre sa rêverie. Pourtant il avait du mal à détacher son regard d’Hermione qui semblait l’hypnotiser. Il la connaissait depuis très longtemps et pourtant sa merveilleuse amitié avec elle voulait laisser la place à autre chose et Harry refusait de se l’avouer. Pour rompre le charme dont il était victime, il décida de la réveiller pour que tout revienne à la normale. Il s’accroupit à côté du fauteuil et la secoua légèrement par l’épaule en l’appelant doucement. Hermione se réveilla aussitôt et elle sourit en voyant Harry près d’elle. En la voyant sourire, Harry craqua encore plus pour son charme et une lueur significative dans ses yeux apparut. Ils restèrent silencieux, se regardant l’un l’autre et puis, sans que rien ne les poussa à le faire, ils se rapprochèrent lentement et s’embrassèrent tendrement. Aucun ne fut surpris du geste de l’autre ou de son propre geste car ils continuèrent à s’embrasser avec douceur et avec amour, comme s’ils attendaient cela depuis longtemps. Ils mirent les bras l’un autour de l’autre sans relâcher leur baiser. Enfin ils s’écartèrent lentement l’un de l’autre et sourirent, heureux :
« Je croyais que ce moment ne viendrait jamais Harry : j’en ai tant rêvé et à chaque fois, je m’apercevais avec tristesse que la réalité était tout autre. Je t’aime Harry, de tout mon cœur, comme je n’ai jamais aimé quelqu’un d’autre.
-Moi aussi je t’aime Mione. Je ne me suis aperçu de mes sentiments envers toi que ce soir en te regardant dormir : tu es si belle, je ne m’en étais jamais rendu compte jusque là, j’étais aveugle. Pourtant ce soir, je t’admire et tout en moi me porte à t’aimer et à te chérir. Mais…s’interrompit Harry en baissant les yeux.
-Tu penses à Arwen, n’est-ce pas ?demanda avec douceur Hermione.
-Oui Mione, je suis désolé qu’en un moment pareil, je puisse penser à elle. Pourtant je ne cesserai jamais de penser à elle, elle a été tout pour moi. Et je crains que si on entame quelque chose ensemble, tu ne sois jalouse d’elle et de ce que j’ai ressenti à son égard, dit Harry avec tristesse.
-Harry, je sais parfaitement que tu ne pourras jamais m’aimer autant que tu as aimé Arwen, cela j’en suis consciente depuis très longtemps : votre amour était extraordinaire. Mais sache que l’amour que tu me portes et qui semble grand quand même me suffira. Je pense que je t’aimerai toujours plus que toi tu ne m’aimeras mais je ne suis pas du tout jalouse à cause d’une raison : Arwen a été la meilleure amie que je n’ai jamais eu et que je n’aurai jamais. Je pense moi-même très souvent à elle et elle me manque à un point que tu ne saurais t’imaginer. N’es pas l’impression de la trahir que d’être avec moi, interroge ton cœur et donc elle-même, elle te donnera la réponse appropriée. Je t’aime Harry et rien ni personne ne pourra changer cela ni me rendre jalouse.
-Vraiment ? Tu n’envieras jamais les sentiments que j’avais à son égard ?
-En effet, Harry, je respecte tes sentiments.
-Mais Mione, c’est formidable, dit Harry joyeux en la prenant dans ses bras. Tu ne peux pas savoir à quel point tu me rends heureux, je craignais tant ton désarroi dans cette situation et ton refus de continuer. Pendant que tu parlais, Arwen m’a dit que c’est à toi qu’elle avait pensé pour la remplacer quand elle est partie car elle trouve que tu es tout à fait la fille qui me correspond le mieux et qui es la meilleure d’entre toutes. Tu te rends compte Mione ? Elle accepte ! Nous pouvons être ensemble ! »
A cette nouvelle, Hermione se sentit heureuse et légère, plus heureuse que cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas été. Elle savait qu’Arwen serait toujours présente légèrement dans leur vie et si cette nouvelle en aurait ennuyées beaucoup, Hermione en était contente : elle savait que cette présence leur serait bénéfique et étrangement, quand elle regardait Harry, elle sentait que quelque chose en plus était présent : elle savait qu’Arwen veillait sur eux et que jamais elle ne se mettrait entre eux. Heureux, ils s’embrassèrent une nouvelle fois mais cette fois-ci avec tout le bonheur et l’amour dont ils étaient remplis. Harry n’aimait peut-être pas Hermione autant qu’il avait aimé Arwen, l’amour de sa vie, mais il savait que s’il n’avait jamais rencontré Arwen, c’est Hermione qu’il aurait aimé car elle était vraiment pour lui l’élue de son cœur. Ne voulant pas se séparer si tôt, maintenant qu’ils s’aimaient, ils décidèrent, puisqu’ils étaient épuisés, de monter dormir : ils se couchèrent dans le lit d’Harry après avoir fermé les rideaux et dormirent sagement l’un à côté de l’autre tout en étant enlacés. Ce fut une merveilleuse nuit.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   Sam 26 Juin - 12:55

Chapitre 24 : Epilogue

Le lendemain matin, Harry et Hermione se ne sentirent pas gênés de leur relation et s’affichèrent clairement devant toute l’école en se tenant par la main quand ils entrèrent dans la Grande Salle. Quand il les vit aussi heureux, Dumbledore, qui craignait plus que tout une rechute d’Harry et avait envisagé sérieusement plusieurs solutions efficaces pour le sortir de là, sourit et fut très heureux de ce revirement soudain : enfin il était rassuré sachant très bien qu’Hermione était la compagne idéale pour Harry pour le soutenir par rapport au passé et aussi par rapport à l’avenir. Ron, en les voyant dans cette forme vint les trouver à la table, délaissant quelques minutes sa petite amie :
« Hermione, excuse-moi pour le ton direct dont je t’ai parlé pour rompre : franchement je n’ai pas eu de tact et j’ai honte de moi : j’espère que tu arriveras à me pardonner. Toi aussi Harry : même si je me refusais de me l’avouer, votre amitié m’est très chère et j’aurai du mal à ne plus vous avoir comme amis. »
Harry et Hermione se regardèrent en souriant, sachant très bien quelles étaient les pensées de l’autre :
« Ron, dit Hermione, c’est vrai que je t’en ai beaucoup voulu mais maintenant j’accepte tes excuses car je vois combien tu tiens à nous.
-Moi aussi Ron, dit à son tour Harry, j’accepte tes excuses : on a vécu trop d’aventures ensemble pour se fâcher maintenant. »
Ils s’enlacèrent tous les trois en souriant, soulagés que cette situation si tendue prenne fin.
« Mais en fait, dit Ron, félicitations à vous deux : je ne m’étais aperçu de rien jusqu’à aujourd’hui mais là, on voit clairement ce qui se passe. Je suis content que ça marche pour vous deux.
-Merci Ron, dirent ensemble Harry et Hermione en rougissant légèrement. »
Légers, ils passèrent la journée dans la gaieté et la bonne humeur, Harry et Hermione recevant des félicitations de beaucoup de leurs camarades comme Ginny, soulagée qu’Hermione ne soit plus contrariée ainsi que de Neville, Seamus, Dean et même Drago qui commençait à être bien vu d’eux depuis la bataille entre Mangemorts et membres de l’Ordre : ils arrivaient presque à devenir amis même si Drago ne pouvait s’empêcher de dire parfois des remarques un peu trop cinglantes pour les trois amis. Hermione et Harry échangeaient un baiser à chaque intercours et avaient du mal à se séparer l’un de l’autre pour aller en classe. Quand ils étaient ensemble dans le même cours, ils s’échangeaient des regards amoureux et Harry, qui maîtrisait désormais parfaitement la télépathie, pouvait parler avec Hermione qui pouvait lui répondre assez facilement sans toutefois commencer la conversation.
Les examens arrivèrent et chaque élève, surtout les cinquième et les septième années, était très tendu : une ambiance maussade et pleine d’angoisse régnait à présent. Délaissant quelque peu leur félicité, Harry et Hermione se concentrèrent d’arrache-pied sur leurs examens qui étaient très difficiles, puisque l’année suivante était l’année de leurs ASPICS. Révisant les derniers jours d’une façon phénoménale jusqu’à en devenir insomniaque, Hermione avait les nerfs à fleur de peau puisque ces examens commenceraient à déterminer leur avenir : Harry, qui ne supportait la voir seule une instant était près d’elle et révisait presque autant, voulant plus que tout devenir Auror pour mieux contrer Voldemort et peut-être même un jour accomplir la prophétie. Quand personne ne le regardait, Harry devenait triste tout d’un coup, ayant voulu plus que tout partager cela avec Arwen et l’avoir à ses côtés : il aimait énormément Hermione bien sûr mais c’était différent, il le sentait. Arwen avait été l’amour de sa vie et comme le dit Balzac, un auteur moldu, « hommes et femmes peuvent, sans se déshonorer, concevoir plusieurs passions, il est si naturel de s’élancer vers le bonheur !mais il n’est dans la vie qu’un seul amour. » Ainsi Harry aimait Hermione mais c’était une passion, alors qu’Arwen avait été son amour, celle, qui en son cœur, il s’était chargé de venger en débarrassant du même coup le monde des sorciers de la menace grandissante que représentait Lord Voldemort. Celui-ci d’ailleurs, malgré ses Mangemorts affaiblis par l’attaque surprise des membres de l’Ordre, continuait ses ravages dans le monde sorcier comme moldu et de plus en plus la marque des Ténèbres apparaissait au-dessus d’une maison en flammes. Le ministère, convaincu en début d’année à cause des méfaits revendiqués par les Mangemorts et Voldemort, essayait d’enrailler ce fléau du mieux qu’il pouvait mais Fudge, resté à la tête du Ministère, puisque personne n’avait voulu se présenter à sa place, avait beaucoup de mal malgré l’aide active de Dumbledore et de l’Ordre unis aux Aurors en manque d’effectif. Mais revenons à Poudlard. Le jour des examens arriva. Ils devaient commencer par la DCFM, matière commune à tous les sixièmes années. Harry réussit le questionnaire facilement comme Hermione, Ron et les anciens membres de l’AD. Les trois amis passèrent pas mal de matières séparément mais le midi, Harry et Hermione passaient plus leur temps à se regarder et à s’embrasser qu’à manger. Les sortilèges, la métamorphose se passèrent bien aussi pour eux et arriva les potions pour Hermione et Harry où il fallut préparer une potion très ardue : Hermione, comme à son habitude, la réussit parfaitement semblait-il et Harry la réussit en partie, à ce qu’il crut en tous les cas. Les jours passaient et les épreuves restantes diminuaient à vue d’œil : chaque soir, ils devaient réviser à fond pour le lendemain. Hagrid pour leur épreuve leur proposa différentes créatures à identifier et à décrire leur mode de vie, leur nourriture et leur défenses : les trois amis connaissant parfaitement ces créatures réussirent cette nouvelle épreuve. Il resta les options et alors qu’Hermione passait l’arithmancie et l’étude des moldus et Ron l’histoire de la magie, Harry devait confirmer aux professeurs qui l’entraînaient les progrès qu’il avait fait. Enfin tout se termina dans une ambiance de fête et de soulagement. Le dernier jour, ils firent leurs valises, tristes de se quitter si rapidement. Harry demanda à Hermione d’emporter les affaires d’Arwen restées dans un coin et lorsqu’elle irait square Grimmaurd, de les mettre dans une chambre spéciale qui lui serait consacrée, comme une salle des souvenirs : Hermione ne put qu’approuver et eut les larmes aux yeux quand elle rangea les affaires de la jeune fille disparue dans une valise à part. Le soir, ils allèrent au banquet de fin d’année où des mets délicieux les attendaient pour mieux leur faire regretter leur départ. Dumbledore se leva enfin pour son discours habituel de fin d’année mais cette fois-ci, il arborait un air triste :
« Mes chers élèves, voici la fin d’une nouvelle année qui a été riche malheureusement en nombreuses pertes et en souffrances qu’on subies la plupart d’entre vous. Les sabliers nous annoncent cette année que Gryffondor remporte la coupe des quatre maisons, suivie de très près par la maison Serpentard. La maison Serdaigle est en troisième place et Poufsouffle est quatrième malgré ses nombreux efforts. Par conséquent bravo à la maison Gryffondor dont les couleurs honoreront la salle ce soir. Je ne vous ai pas encore parlé jusque là d’une certaine chose mais qui est très importante à mes yeux puisque l’année se termine et que vous allez retourner dans vos familles. Comme vous le savez tous, lord Voldemort est revenu parmi nous depuis deux ans et le ministère l’a avoué il y a un an seulement : les ravages qu’il provoque vous touche beaucoup, je le sais et je souhaite sincèrement qu’ils ne vous toucheront pas plus personnellement qu’ils ne l’ont fait déjà. Mais je vous mets en garde les uns comme les autres : ne faites pas trop preuve de courage face aux Mangemorts et à leurs serviteurs : peu seront présents pour vous défendre, contrairement à la protection dont vous bénéficiez à Poudlard. La fuite est préférable à la souffrance et à la mort, même si on est peu fier de son acte. Alors soyez tous prudents, en particulier vous les Gryffondor puisque le courage n’est pas toujours une arme mais peut être aussi un inconvénient. Vous savez que je n’ai pas l’habitude de vous mettre autant en garde mais nous sommes dans des jours sombres et il est nécessaire pour vous d’affronter la réalité et voir ce qu’elle cache sans toutefois lui faire face. Le monde extérieur, sorcier comme moldu, ressemble peu à Poudlard, vous le savez très bien et n’importe quelle escapade ou désobéissance probable face à un interdit pourrait vous coûter la vie. Je vous souhaite de bonnes vacances et j’espère ne pas vous avoir trop alarmé mais plutôt informé sur la situation actuelle que vous êtes assez grands pour comprendre, même les plus jeunes. »
Dumbledore se rassit et le silence lourd qui avait régné pendant son discours eut du mal à prendre fin. Peu à peu, les conversations reprirent mais avec moins d’entrain et d’insouciance, comme si tout d’un coup, la prise de conscience s’était enfin révélée aux yeux de tous.
« C’est quand même surprenant de la part de Dumbledore de faire une annonce pareille, vous ne trouvez pas ?dit Ron.
-C’est normal, la situation commence à être dramatique. Chaque jour, la Gazette révèle des crimes atroces commis sur des sorciers comme sur des moldus : c’est l’affolement. J’ai même peur pour mes parents sans protection. Dumbledore veut tous nous avertir, c’est normal !dit Hermione.
-Surtout qu’en plus, les pertes sont de plus en plus personnelles, dit sombrement Harry, je comprends Mione que tu aies peur pour tes parents. On pourrait peut-être leur donner une protection spéciale, non ?
-Non, Harry, merci pour l’idée mais ils n’accepteraient jamais : ils doivent aller travailler, ça n’irait jamais.
-Tu crois Harry que Dumbledore va te laisser venir avec nous rapidement cette fois-ci ?
-Je ne sais pas Ron, il ne m’en a pas parlé mais je suppose qu’il me dirait la même chose que les autres années. Je dois y passer un peu de temps car là-bas, il y a ma protection et c’est quand même ma famille. Mais je pense venir vite square Grimmaurd de toute façon. »
Le reste du repas se déroula en silence, chacun sachant très bien qu’ils devraient se séparer le lendemain. Enfin, tout le monde quitta la salle pour aller se coucher. Alors que tout le monde s’endormait, Harry se releva et prit sa cape et sa carte : il franchit les couloirs à pas de loups pour se retrouver enfin dans la salle sur demande à laquelle il avait voulu dire au revoir. Il y avait passé tant d’heures merveilleuses avec Arwen en pensant au bel avenir qu’ils auraient ensemble. Inconsciemment, Harry avait organisé la salle comme lors des ses soirées avec Arwen où le seul fait d’être ensemble leur prodiguait un bonheur intense. Il s’assit sur l’un des divans préférés d’Arwen et ne put s’empêcher de pleurer en repensant à tous ces beaux moments qu’il ne revivrait plus jamais avec elle. Soudain il dut relever les yeux et vit Arwen souriante en face de lui, dans sa forme d’essence : il soupira, ayant cru un instant à sa résurrection et détourna les yeux :
« Harry, je sais que tu n’aimes pas me voir ainsi, même si c’est la première fois mais je dois te parler. C’est l’endroit idéal pour t’expliquer certaines choses.
-Quoi ? Tu veux me faire souffrir en te regrettant encore plus amèrement ? Me faire regretter de ne pas être mort pour être à tes côtés pour toujours comme nous le voulions ? M’inciter à me suicider, tentation que j’ai déjà eue plusieurs fois depuis ton départ ? Je t’en prie, va-t-en, ta présence m’est devenue insupportable tellement je t’aime et je te regrette.
-Non Harry, je ne partirai pas car je dois t’expliquer deux choses fondamentales, dit Arwen avec douceur.
-Lesquelles ?dit Harry avec brusquerie.
-Laisse-moi parler, ne m’interromps pas, c’est assez difficile pour moi de te dire la première chose : tout d’abord, je te demande de m’oublier presque complètement : je ne suis qu’un souvenir en guise de fardeau que tu portes à longueur de journée.
-Non !s’exclama Harry vexé. Tu ne peux me demander cela !
-Et pourtant c’est ce qui va arriver, que tu le veuilles ou non. Peu à peu, ma présence en toi va s’effacer : ton amour pour moi, je sais qu’il restera pour toujours mais il ne doit pas t’empêcher de vivre heureux avec Hermione : elle mérite ton amour et ton amour en entier, non un morceau que tu lui céderas par défaut, Harry ! Elle t’aime, elle t’adore même : elle ne te l’a pas dit car elle sait que tu ne ressens pas la même chose mais tu es celui qu’elle attendait depuis toujours, tu es l’amour de sa vie ! Ne la déçois pas à cause de moi : l’amitié était très forte entre elle et moi mais il ne faut pas exagérer : il arrivera un moment où elle aura du mal à partager ton amour avec moi, c’est évident et tout à fait normal. Je dois aller reposer en paix et je sais que je te reverrai un jour, très lointain. »
Harry savait que tout ce qu’elle disait était juste et il ne pouvait s’empêcher d’approuver : pourtant il avait envie de crier à Arwen qu’il l’aimait à la folie et qu’il ne pourrait jamais se séparer d’elle. Cependant il sut que c’était fini et il dut se résoudre à articuler :
« D’accord Arwen, j’essaierai mais j’aurai beaucoup de mal : je t’aimais plus que tout au monde.
-Je le sais Harry et tu sais que cet amour était réciproque à une force égale mais tu dois vivre ta vie dans le présent et non dans le passé, ça te détruirait. Mais je vais t’annoncer en seconde nouvelle quelque chose qui va te réjouir et te redonner espoir en cette vie : Sirius n’est pas mort Harry. J’ai traversé la mort et je peux te dire qu’il n’est pas dans l’au-delà. Quand il a traversé ce fameux voile, il a basculé dans un autre monde, qui est en fait le seuil entre la vie et la mort, la salle d’attente si tu préfères. Seulement durant toute cette année, il a essayé d’en sortir sans résultat. Je viens de consulter Dumbledore en lui expliquant le cas et il a eu une idée : je pourrai le sortir de là en lui tendant la main puisque je ne suis pas encore entièrement dans le monde des morts et ainsi il pourrait revenir parmi vous et reprendre sa place parmi les vivants.
-Quoi ?s’étrangla fou de joie Harry. Sirius reviendrait ! Mais c’est extraordinaire, fabuleux, c’est la meilleure nouvelle que j’ai eue depuis longtemps ! Oh, merci Arwen, tu es merveilleuse. Mais pourquoi seule toi peux le sortir de là ? Dumbledore ne peut pas lui ?
-Seul une personne morte depuis peu et communiquant avec les vivants sans être un fantôme, cas qui arrive très rarement, est en mesure de le faire.
-Mais attends, réfléchit Harry, si tu le ramènes ici, toi, tu ne pourras plus jamais venir me rendre visite, n’est-ce pas ?
-En effet, tu as compris Harry : c’est un marché avec la mort : en le ramenant parmi vous, je dois aller définitivement dans l’au-delà : c’est pour cela que ce soir, je te fais mes adieux.
-Non Arwen, tu ne peux pas, je ne veux pas que tu ailles là-bas, c’est impossible !dit Harry tremblant.
-Harry, tu as déjà affronté la vérité de ma mort, alors n’aie pas cette réaction je t’en prie, c’est encore plus dur pour moi, dit Arwen en baissant la tête. Je suis morte, c’est un fait et Sirius est en partie vivant, c’est lui qui doit revenir, non moi qui ne serais qu’une ombre. Mon énergie s’épuise à te parler, Harry, je ne peux plus rester très longtemps. Sois courageux et oublie-moi. Le retour de Sirius t’aidera, je le sais à supporter mon absence, tout redeviendra comme avant. Quand tu te sentiras prêt, affronte Voldemort et débarrasse le monde de cet être immonde qui gâche ta vie et celle de tes proches. Ne te laisse jamais dominer par la haine mais dirige-toi toujours vers l’amour qui est ton allié.
-D’accord Arwen adorée, je ferai tout ce que tu m’as dit, je te le promets.
-Adieu Harry. Je t’aime et je t’aimerai à travers la mort : je veillerai sur toi de là-haut.
-Adieu, je t’aime Arwen, dit Harry en larmes. »
Dans un bruissement Arwen disparut, laissant Harry seul, effondré physiquement et mentalement. Il se traîna hors de la salle pour aller à son dortoir. Arrivé dans on lit, il s’effondra dessus et passa le reste de la nuit sans dormir.
Le lendemain matin, Hermione et Ron se gardèrent bien de lui demander le pourquoi de ses cernes mais Hermione devina à juste titre qu’Harry avait du faire ses adieux à Arwen car elle sentait quelque chose de différent alors qu’ils s’installaient dans un compartiment du train. Pourtant Harry était joyeux et plein d’amour envers Hermione qu’il embrassa à maintes reprises. Le train démarra et ils dirent au revoir à Hagrid qui avait des larmes dans les yeux comme chaque départ de fin d’année. Ils s’amusèrent beaucoup dans le train mais ce fut surtout Ginny et Neville qui s’amusèrent puisque les deux couples, Harry-Hermione et Ron-Amy s’embrassaient beaucoup en se disant mille mots doux. Amy était très gentille et d’apprendre à la connaître, ils approuvèrent Ron de l’avoir choisie puisqu’elle avait beaucoup de qualités : elle pouvait demander à Ron n’importe quoi, jamais ils ne se disputaient ensemble. Le train arriva enfin voie numéro 9 ¾ et ils descendirent : derrière le passage, les Dursley, comme chaque année, attendaient Harry en retrait de la famille Weasley accompagnée par Lupin.
« Eh Potter !lança tout à coup Drago qui rejoignait sa mère. A l’année prochaine pour un nouveau départ.
-Tu as ma promesse, Malefoy. Bonnes vacances !dit Harry à son tour.
-A toi aussi !dit Drago qui partit.
-Bonjour Mr et Mrs Weasley, je suis très heureux de vous revoir, dit Harry.
-Moi aussi Harry chéri : tu as une mine affreuse, j’espère que tes moldus vont bien te traiter, répondit Mrs Weasley.
-Ils ont intérêt, sourit Lupin. De toute façon Harry, tu n’auras pas longtemps à rester chez eux, je te le promets. Tu sais pourquoi, je suppose : tu as été un des premiers au courant du retour d’une personne chère à nos cœurs.
-Oui, en effet, sourit à son tour Harry. J’ai vraiment hâte d’y être.
-Nous aussi Harry mais promis, c’est toi qui le verras en premier, dit Ron qui avait été mis au courant dans le train avec Hermione.
-Harry, j’ai du mal à me séparer de toi. Je t’aime tellement.
-Je sais Mione mais on va être peu de temps séparés, tu le sais. Sois courageuse. Je t’aime. »
Ils s’embrassèrent langoureusement pendant que Ron faisait la même chose avec Amy qu’il avait présentée à ses parents. Avec un triste sourire, tout le monde se sépara pour aller dans sa famille respective.
La route parut très courte à Harry jusqu’à Privet Drive : les Dursley ne lui avaient pas dit un mot. Quand Harry fut prêt à franchir le seuil de la porte, il s’arrête net : un an auparavant, Arwen se tenait à cette place la première fois qu’il l’avait vue. Il ne put s’empêcher de penser à ce merveilleux moment où il l’avait contemplée pour la toute première fois : ce moment lui parut très éloigné dans le temps et pourtant, un an à peine s’était écoulé.
« Alors, c’est pour aujourd’hui ou pour demain ?grogna l’oncle Vernon. »
Harry leva les yeux au ciel et sourit à Arwen qui devait le protéger de là-haut. Il rentra dans la maison et la porte se referma toute seule, comme par magie.

FIN

******************************************
Vos commentaires par ICI. Merci !!

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Harry Potter 6 et le Département des Mystères   

Revenir en haut Aller en bas
 
Harry Potter 6 et le Département des Mystères
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Convention harry potter
» Quel est votre tome préféré de Harry Potter ?
» Quel est votre personnage préféré dans Harry Potter
» aide pour un cadeau Harry Potter
» Harry Potter and the Deathly Hallows, le livre [News et commentaires, 100% spoiler ATTENTION]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunter's Fanfics :: 
Livres et Films en Fanfics;
 :: . . Harry Potter . . :: Fanfictions :: Fanfics finies
-
Sauter vers: