AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Camping Mortel [Saga Secret de F.] - Fic bonus

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Laney Rose
Modératrice
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 315
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Lili
Age : 30
Localisation : Impala's back seat

MessageSujet: Camping Mortel [Saga Secret de F.] - Fic bonus   Lun 2 Aoû - 15:26

Camping Mortel




Disclaimer : Episode spécial, se passe dans le futur. Mary à 16 ans, Angeline 15 ! Se passe après « the way i choose » autrement dit Mary et Julian sortent ensemble.


***


- Je vais mourir, tu ne comprends pas, ce n’est physiquement pas possible ! Hurla Angeline.
- Et moi je t’assure que si ! Renchérit Dean.
- Comment tu peux faire ça à ton propre sang, la chaire de ta chaire, ça te plait de me voir souffrir c’est ça ? !
- Oui si tu veux tout savoir j’y prends un plaisir insoupçonné, tu peux recommencer à me supplier comme tout à l’heure ? !

Angie croisa les bras, plantant son regard bleuté dans celui de son père. Des larmes montèrent à ses yeux, ses lèvres se mirent à trembler comme si elle allait fondre en larme d’une seconde à l’autre.

- Tu fais semblant ! Ca ne prendra pas.
- Rha mais tu deviens de plus en plus coriace avec l’âge ce n’est pas possible !
- Ou alors c’est toi qui es de moins en moins bonne à ce petit jeu.
- Impossible. Je suis une pro de la manipulation paternelle. C’est ma spécialité.

Dean secoua lentement la tête alors qu’Angeline poussait un long soupir à fendre l’âme.

- C’est la pire idée que tu ais jamais eu. De toute ta vie. Continua-t-elle.
- Mais non, on va s’amuser.
- Toi peut être, moi pas ! J’espère que je vais avaler ma langue pendant la nuit et que je vais m’étouffer avec, ce sera une mort moins cruelle !
- Je te fais si honte que ça ?
- Ben oui ! T’es mon père… Et puis y a pas que ça… C’est un milieu trop hostile pour moi.
- Voyez-vous ça, ça veut affronter des démons mais trois arbres et quelques touffes d’herbes et y a plus personnes.
- Tu as déjà entendu parler de morsures de serpents, d’intoxications par plantes vénéneuses, de chutes mortelles, d’animaux sauvages, et de mon prof de biologie qui nous accompagne monsieur Mitchell, qui veut qu’on l’appelle Mitch ?
- Non. Mais c’est bien pour ça que je viens avec toi, pour te protéger !
- Je te hais !
- Moi aussi je t’aime, ton sac est prêt ?
Angie se laissa tomber sur le lit où reposait le sac à dos que Dean était en train de préparer et cessa de bouger, se laissant choir comme si elle venait d’être terrassée par une crise cardiaque soudaine. Y rangeant un dernier pull, il tassa le tout et le referma, ignorant royalement sa fille. Lui était bien déterminé à partir, coûte que coûte.

Dans la maison voisine.

Mary fit une moue en calculant la pile de fringue et la contenance de son sac. Ca ne rentrerait jamais… Il aurait mieux valut une valise ou…

- Un camion de déménagement ferait mieux l’affaire. Soupira Julian allongé en travers de son lit.
- On est obligé de prendre un sac à dos ! Ils disent qu’il faut emmener le strict nécessaire, et c’est mon strict nécessaire !
Il tendit la main et attrapa un fer à lisser dans la pile de ses affaires.
- Je ne suis pas sûr que ça ce soit vital !
- Tu rigoles ? Est-ce que tu imagines mes cheveux avec des frisotis ? !
- Dans les bois y a pas de prise électrique de toute façon.

Mary écarquilla les yeux, comme si elle venait de réaliser la chose.

- Et à quoi je vais brancher mon téléphone portable pour le recharger ?
- Apprivoise un pigeon voyageur.
- Tu te crois drôle ?
- Je suis hilarant comme garçon. Mais je suis fâché aussi.
- Pourquoi ? S’étonna-t-elle.
- Parce que tu vas m’abandonner pendant une semaine pour faire du camping avec ton père. Et que tu vas affreusement me manquer.

Un sourire passa sur les lèvres de la jeune fille qui grimpa par-dessus la pile de vêtement pour rejoindre le démon. S’allongeant à ses côtés, elle se serra contre lui appréciant la chaleur de son corps, et vint nicher sa tête sur son torse, fermant les yeux quelques instants.

- Toi aussi tu vas me manquer. J’aurais voulut que tu viennes. Si seulement ce n’était pas le lycée qui organisait cette semaine camping pour les pères et leurs enfants…
- Dommage que mon père soit mort il y a quelques siècles et que j’ai dépassé l’âge du lycée depuis… Belle lurette.
- J’oublie à chaque fois que je sors avec un vieux monsieur. Berk, c’est dégoûtant !
Julian fit une moue, vexé.
- Tu n’as pas toujours dit ça petite chipie !
Il se mit à la chatouiller, faisant bondir Mary qui tenta de l’arrêter tout en se tordant de rire.
- D’accord, d’accord je retire ce que j’ai dis ! Cria-t-elle.
- Fais-toi pardonner… Quémanda-t-il.
- Pourquoi tu es un démon, le mal tu aimes ça !
- Non, je t’aime toi et tu m’arrache le cœur pour ensuite le piétiner, j’exige réparation.
Posant sa main dans les cheveux de Julian, Mary se rapprocha doucement de lui et vint déposer un baiser tendre mais fuguasse sur ses lèvres, juste histoire de le taquiner. Quand il glissa une main sur sa joue et l’attira de nouveau vers lui elle comprit qu’il en voulait plus, que ses lèvres étaient sa drogue et qu’il voulait sa dose. Leurs bouches se rencontrèrent de nouveau, leurs mains s’agrippèrent l’une à l’autre, dans ces moments là ils avaient l’impression de ne faire plus qu’un…

- Mary j’espère que… OH MISERE ! Hurla Sam en entrant dans la chambre.
- Pas de panique papa Winchester, mes mains sont visibles, aucun vêtement n’a été dégrafé ou retiré nous ne faisions rien de mal ! Affirma Julian en se redressant vif comme l’éclair.
- Ca t’apprendra à ne pas avoir frappé à la porte ! Renchérit Mary.
- Je croyais qu’on avait fixé des règles ! Quand Julian est là, la porte reste ouverte !
- J’ai oublié.
- Et le lit est une zone interdite pour toi sale petit démon pervertisseur d’adolescente innocente ! S’égosilla Sam d’un souffle.
- Je n’allais pas rester debout planté comme un idiot !
- Tu préfères rester planté sur le pieu où je vais t’embrocher peut être ?
- PAPA !
- Très bien je me lève, je suis désolé. Lança Julian conciliant.

Le démon s’extirpa du lit sous le regard contrit de Mary qui poussa un soupir. Se réajustant il attrapa sa veste qu’il enfila comme s’il s’apprêtait à partir.

- Il est tard et on part tôt demain. Fit remarquer Sam.
- J’allais partir. Affirma le démon.
- Non attend pas déjà, t’es pas obligé. Lança Mary en se levant d’un bond elle aussi.
- On se voit dans une semaine. Amuse-toi bien avec ton père.
Mary lui attrapa la main dans l’espoir de le retenir mais il se dirigea immanquablement vers la fenêtre qu’il empruntait toujours pour entrer et sortir au plus grand désespoir de Sam.
- Ne fais pas de bêtise pendant que je ne suis pas là. Lui rappela-t-elle.
- Je ne te garantie rien. Je suis un vilain garçon rappel-toi.
Il lui lança un sourire narquois et posa un baiser sur son front. Mary le vit ensuite disparaitre dans la nuit, certaine que cette semaine serait la plus longue de toute sa jeune vie.

Le cadet des Winchester les bras croisés, s’avança dans la chambre et vint fermer la fenêtre ainsi que les rideaux, histoire d’être sur qu’il ne se faufilerait pas dans la pièce dès qu’il aurait le dos tourné. Mary lui lança un regard qui en disait long sur ce qu’elle pensait de son attitude.

- Ne me regarde pas comme ça, je suis déjà bien conciliant de t’autoriser à fréquenter un démon.
- Julian n’est pas qu’un démon, tu le sais bien !
- C’est vrai, c’est aussi un homme qui à des centaines d’années et une certaine mauvaise influence sur toi. Une petite séparation ne vous fera pas de mal !
- Oh oui toute une semaine entre mes camarades dégénérés, et mon père, le bonheur total !
- Il n’y a pas que Julian sur terre, ta vie ne peut pas tourner constamment autour de lui ce n’est pas sain.
- Papa, je suis une adolescente. Ma vie ne devrait se résumer qu’à ça, mon petit ami, mes fringues et mes copines. Seulement je suis une sorte de fille prophétique avec des pouvoirs et un père qui chasse les fantômes, ma seule vrai amie se trouve être ma cousine, et côté fringue t’es sacrément radin alors mon petit ami c’est tout ce qu’il me reste pour être normale, je mérite au moins ça !

Sam croisa les bras, poussant un petit soupir.

- Finit ton sac et ne te couche pas trop tard.
- Je sais…
- Bonne nuit.
- C’est ça bonne nuit.
- Je t’aime.
Mary souffla.
- Ouais moi aussi… Des fois. Précisa-t-elle.
- C’est toujours mieux que rien.

Sam secoua les épaules et repartit en fermant la porte derrière lui. Demain serait un autre jour et il espérait que cette semaine en tête à tête avec sa fille allait améliorer leurs relations.

Le grand départ avait sonné.
Dean sortait leurs sacs du coffre de la voiture, les distribuant à leurs propriétaires, afin de rejoindre les bus qui allaient emmener tout le monde au cœur d’une nature sauvage pour un séjour aussi amusant que pédagogique. Une bonne trentaine d’élèves s’étaient inscrits pour la sortie, certains pères avaient l’air plus motivé que d’autres.

- On a encore une chance que le bus tombe dans un ravin vous croyez ? ! Demanda Angie.
- Arrête, tu vas nous porter la poisse ! Soupira Mary.
- Ca en devient surtout ridicule, je suis sûr que tu vas adorer. Affirma Dean.
- Et moi je suis certaine que non ! Renchérit la plus jeune. Est-ce que tu te souviens quand j’étais petite la fois où on était tous partis en vacances dans le Colorado et où j’ai faillis être dévoré par un ours ? !
Sam s’avança vers sa nièce et passa un bras autour de ses épaules, lui lançant un sourire moqueur.
- Ah moi je m’en souviens. T’as eu la trouille de ta vie.
- Tu vois !
- Mais si mes souvenirs sont bons, entre lui et toi y’avait aussi les barreaux d’une cage et un fossé, c’était au zoo.
- Il aurait pu sauter ! Et je te croyais de mon côté oncle Sam !
- Tu sais bien que tu es ma nièce préféré voyons.
- Tu parles. Bouda-t-elle.

Ils s’avancèrent jusqu’au bus, jetant leurs sac dans le coffre à bagage avec tous les autres. Le prof accompagnateur n’étant pas encore là, ils n’avaient plus qu’à attendre.

- Je t’interdis de te jeter sous une voiture ! Lança Dean en attrapant sa fille par sa queue de cheval alors qu’elle s’avançait vers le parking.
- Papa lâche-moi, je t’ai déjà dit en public tu fais comme si on ne se connaissait pas.
- On n’est pas en public on est à ton école. Et soit gentille avec ton papa adoré qui a souffert atrocement de supporter ta mère quand elle t’a mise au monde !
- L’excuse bidon. Et puis je ne comptais pas me jeter sous une voiture, je voulais juste aller saluer un ami !
- Un ami… Mâle ?
- Non c’est un alien hermaphrodite.

Angeline se dégagea de la poigne de son père alors qu’un jeune adolescent se dirigeait vers elle, sourire aux lèvres. Il était un peu plus grand qu’elle, blond, plutôt joli garçon mais aussi rouge qu’une écrevisse du à une évidente timidité.

- Salut Angie.
- Salut Joshua.
- Toi aussi tu pars en camping avec ton père ?
- Non on est seulement venu regarder les autres partir pour le plaisir ! Lança Dean cynique.
- Ca c’est mon géniteur, fait pas attention à lui il a une dent contre tous les garçons qui m’approchent déjà à la maternelle il les faisait fuir ou les achetaient avec des bonbons. Il est dingue et il ne veut pas prendre ses médicaments alors faut faire avec.
- Ah… Je vois. Mon père moi, c’est le type en costume accroché à ton téléphone portable. Il a fallut que je le menace de transformer mes A+ en B- pour le convaincre de venir.
- Pas terrible non plus.
- Non, mais comme tu seras là je suis sûr que ce sera cool cette semaine.
- Je ne suis pas sûr que vous vous voyiez beaucoup, Angie sera très occupée ! Lança Dean en posant les mains sur les épaules de sa fille.
- L’écoute pas, je te rejoindrais en douce sous ta tente quand il dormira.

L’adolescent écarquilla les yeux et vira au rouge tomate tout en jetant un œil affolé à Dean qui lui était devenu tout pâle.

- Je plaisantais. Vous avez oubliés vos sens de l’humour ! ? S’enquit-elle.
- Ah oui d’accord… T’es vraiment… Marrante. Approuva Joshua. Bon on se voit plus tard alors.
- Si je ne suis pas morte de honte d’ici là ! Acquiesça-t-elle.

Son camarade s’éloigna alors que Dean faisait les gros yeux à sa fille.

- C’est qui lui, tu m’en as jamais parlé, c’est quoi son nom, il vit ou, depuis quand tu le connais, il a l’air bizarre, t’es sur que ce n’est pas un démon ?
Angie ne répondit pas, se contentant de rouler des yeux.
- C’est son partenaire de chimie. C’est un très gentil garçon ! Et en plus c’est un des meilleurs élèves de l’école. Répondit Mary.
- Oui. D’ailleurs je pense que lui et moi on finira par se marier. Peut être après la fac, faut quand même qu’on vive notre jeunesse.
- Très amusant ! Soupira Dean.
- Ah non mais là je ne plaisantais pas. Répondit Angie en secouant les épaules.
Sam eut un rire amusé alors que son frère lui lançait un regard désespéré.
- Me regarde pas, la mienne sort avec un démon !

Un homme se pointa finalement à 8h00 pile, heure convenu du rendez-vous pour tous les parents et leurs enfants. Leur professeur de biologie, monsieur Mitchell était loin du petit rondouillard à lunette que Dean imaginait. C’était un grand balèze d’un mètre quatre vingt avec des bras aussi gros que ses cuisses, les cheveux à ras et une longue cicatrice sur la joue.

- C’est votre prof ça ? !
- Entre nous on l’appelle terminator. Indiqua Mary.
- Il n’a pas l’air d’un rigolo.
- Il était dans l’armée avant je crois.

Un léger sac sur l’épaule Mitchell s’avança vers la troupe des enfants et de leurs pères. Il sortit une feuille de sa poche et un sifflet dans lequel il souffla trois fois bruyamment. Aussitôt tous les regards se tournèrent vers lui et le silence ce fit.

- En rang par deux, les pères avec leurs rejetons ! Cria-t-il.
Pas une seule personne ne bougea, croyant à une blague.
- Vous voulez une invitation écrite, à moins que vous ne préfériez arriver à la nuit et passer une nuit à la belle étoile sans même un feu à la merci des bêtes sauvages ? !
Après un léger mouvement de foule, ils se retrouvèrent alignés le long du bus jaune, deux par deux.
- Très bien, une fois votre nom appelé vous montez dans le bus ! C’est parti… Angus ! ?
- Wow nous avons de célèbres rockeurs parmi nous, les soirées au coin du feu vont décoiffer !
- Vous là ! Votre nom ! Demanda Mitchell.
- Heu…
- Quoi vous savez plus comment vous vous appelez ? Je devrais peut être demander à votre fille ? !
- Winchester !
- Très bien le rigolo de service, vous serez de corvée vaisselle dès ce soir !
Il jeta un œil à sa liste.
- Y a un autre Winchester ?
- Oui ! Répondit Sam.
- Ben vous pouvez remercier votre petit ami, vous aussi vous serez de corvée.
- Ce n’est pas mon…
- Laisse papa, il parait qu’il à arraché trois doigts à un type avec les dents une fois parce qu’il l’avait contrarié.

Sam lança un regard noir à son frère qui haussa les épaules alors qu’Angie ne pouvait se retenir de rouler des yeux, morte de honte. Quand enfin ils prirent place dans le bus pour partir la jeune fille souhaita très fort être enlevé par un vaisseau alien sur la route…



_________________

" Même en enfer, je serais toujours à tes côtés "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Laney Rose
Modératrice
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 315
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Lili
Age : 30
Localisation : Impala's back seat

MessageSujet: Re: Camping Mortel [Saga Secret de F.] - Fic bonus   Mer 4 Aoû - 16:59

Un silence de mort régnait dans le bus, et le chemin était long avant d’arriver. Mitch était assis à l’avant derrière le chauffeur, il avait imposé le calme pendant le trajet.
Mary avait le nez rivé sur son portable, pendant que Sam regardait le paysage défiler un peu agacé par l’attitude distante de sa fille. Angie dévorait son futur mari des yeux assis un peu plus loin, pendant que Dean tapotait des doigts sur le fauteuil tout en imaginant le prof de biologie et le dénommé Joshua saucissonné au-dessus d’un feu de joie.

- Très bien bande de Davy Crockett du dimanche… Sortez tous vos portables !
- Pourquoi ? !
- Parce que vous n’en aurez pas besoin. Ca vous distrairait de la nature et des petits oiseaux.

Se levant il sortit un sac et commença à passer entre les rangs afin de récolter les précieux téléphones dont leurs propriétaires avaient du mal à se séparer. Arrivé à hauteur de Mary celle-ci tenta de la dissimuler mais c’était sans compter sur l’œil de lynx de terminator.

- Dans le sac !
- Plutôt mourir !
- Tu veux être de corvée de patate pour toute la semaine ?
- On n’est pas à l’armée je vous signal !
- Mary donne ton téléphone au monsieur ! Lança Sam.
- Mais…
- Aller Winchester, dans le sac !

Avec une moue et des yeux noirs, l’adolescente glissa finalement son téléphone dans le sac avec tous les autres. Il continua son tour puis revint et ferma le sac qu’il rangea dans ses affaires.

- Je suis sûr qu’il est bourré de stéroïdes, c’est que de la gonflette ! Lança Dean en se tournant vers son frère.
- Je lui planterais bien une centaine d’aiguille dans le derrière pour lui apprendre les bonnes manières moi ! Ragea Mary.
- Tu ne vas pas mourir si tu passes une semaine sans parler à ton petit ami. Nota Sam.
- Je vais finir par croire que tu nous fais une crise de jalousie envers Julian.
- C’est normal, c’est le complexe des pères ils ont peurs qu’un autre homme vienne les remplacer dans le cœur de leur petite fille. Puis ils pensent qu’on restera éternellement vierge parce qu’on est « innocente » ce qu’ils sont naïfs ! Soupira Angie.
- Vous l’avez fait Julian et toi ? S’inquiéta Sam.
- Ca ne te regarde pas… Soupira Mary.
- Je crois qu’il va falloir qu’on discute sérieusement jeune fille.
- T’aurais pas pu te taire toi ? ! Râla l’aînée des filles à sa cadette.

Angie afficha un sourire moqueur et tira la langue à sa cousine qui secoua la tête exaspéré.

- Et si on chantait une chanson ! S’écria Mitchell. Vous la connaissez celle là : Artilleur, aux côtés de tes frères, n'oublie pas notre fière devise, de Roc, de Feu, que ta poudre brise, l'ennemi, les rêves éphémères !
- Y a des ravins sur le chemin ? ! S’enquit finalement Mary.

Après quelques longues heures de route ils arrivèrent enfin dans une étendue boisée aussi luxuriante que sauvage. Un coin de forêt était réservé aux campeurs, la zone était délimitée par des traits de peinture sur les arbres et les rochers. Ils seraient seuls dans le coin d’après ce que Mitchell leur avait dit, ils avaient donc tout le loisir de s’étaler et de monter une véritable forteresse.
Ils commencèrent par décharger les sacs, en plus des leurs il y avait aussi les tentes et les provisions.
Chaque couple parent enfant avait une tente et une zone « personnelle » afin de s’installer dans ce nouveau cadre.
Evidemment Sam et Dean avaient choisis une zone où ils pouvaient se mettre côte à côte.

- Aller les ratons laveur des bois, commencez à monter vos tentes ! Et pour ceux qui auraient quelques difficultés ou un léger retard mental y a le plan de montage dans chaque sac ! Cria Mitchell.

Sam déballa avec minutie le sac de la tente, alors que Dean renversait le tout par terre et essayait déjà de trouver des bouts qui s’emboîtaient. Le cadet attrapa le plan pour suivre les instructions alors que Dean se retrouvait avec une cage à écureuil au lieu de la structure classique d’une tente.

- J’ai du me tromper quelque part…
- Tu crois ? ! Soupira Angie. Et si tu prenais le plan ?
- Pas besoin d’un plan, y a rien de plus simple que de monter une tente… Enfin je pense.
- Je sens qu’on va dormir dehors.
- Aide-moi, tiens la toile…

Angie se retrouva sous la toile, les bras en l’air servant de piquet en attendant que Dean trouve le sens logique des barres qui devaient correspondre les unes aux autres.
A coté de lui Sam montait doucement mais sûrement leur abri de fortune. Autour d’eux un chaos commençait à régner, les pères étaient soient désespérés par le simple fait de lire un plan, ou faisaient une course de rapidité en aboyant sur leur progéniture pour finir le premier. Mary assise sur un rondin de bois, traçait des SOS du bout des pieds dans la terre, elle s’ennuyait déjà…

Quand enfin les tentes poussèrent dans le bois, la vie s’organisa et les tâches plus ou moins ingrates se mirent en place. Certains devaient ramasser du bois pour faire un grand feu, d’autres trouver un point d’eau potable, d’autres commencer à cuisiner…
Il fallait aussi monter un abri pour protéger la nourriture des animaux, de l’humidité et du sol.

- On se croirait à un camp scout ! Soupira mary à sa cousine alors qu’elles ramassaient du bois.
- Non à un camp scout t’as pas à supporter ton père.
- Si seulement Julian était là !
- T’aurais du lui dire de te rejoindre en douce.
- Tu plaisantes ? On est au milieu de nulle part, dois-je te rappeler toutes les monstruosités qu’on trouve dans les bois ? ! Papa ne me laisserait pas gambader toute seule pour « aller faire un tour » il se douterait de quelque chose.
- Moi mon père à mit un couteau en argent au fond de son sac et sa gourde est pleine d’eau bénite.
- Ca promet, tu parles d’un séjour…
- Alors les filles, la balade est bonne ? !

Les deux adolescentes se retournèrent faisant face à Dean qui tenait une grosse branche dans la main.

- T’es pas de corvée de bois, qu’est-ce que tu fais là ? ! S’étonna Angie.
- C’est pour tailler un pieu. On ne sait jamais…
- Arrête tu crois vraiment qu’on va tomber sur un mort vivant ou un trickster dans le coin ?
- Hum non, c’est pour ton ami Joshua s’il s’approche trop près de la tente.
- Si tu le tues tu ne seras jamais grand-père.
- Ca ne fait rien, je ne suis pas vraiment pressé ! Bon, on se retrouve à la tente, faites attention où vous mettez les pieds !
- Pourquoi t’as aussi posé des pièges ? !
- Non mais il parait qu’il y a des serpents.

Dean haussa les épaules avec un sourire puis s’éloigna alors que les filles se figeaient de terreur, les bras chargés de branches de bois.

- Heu papa, attend-nous tu veux ? !
- Oncle Dean, reviiient ! C’est vrai qu’il y a des serpents ! ?

A la nuit tombée, la vie s’organisa autour du feu de camps. Un grand brasier entouré par des pierres pour le contenir, était le centre de réunion des campeurs. Certains discutaient, faisant griller quelques marshmallow au bout d’un bâton, d’autres étaient déjà partit au lit, épuisés par le voyage. Dean, Sam et leurs filles étaient eux au centre d’un petit groupe d’autres pères et enfants. Leur petite réunion avait commencé à quatre, dans l’intimité de la famille Winchester avant de s’étendre à d’autres qui les avaient entendus. Dean était en train de respecter une vieille tradition et racontait quelques histoires d’horreurs qui étaient en fait de vieux souvenirs…

- Alors l’épouvantail descendait de sa croix et armé de sa serpe tranchante il découpait ses victimes en morceau avant de se revêtir de quelques lambeaux de peaux en souvenir de ses tueries. Plus personne n’entendait ensuite parler des disparut, comme s’ils n’avaient jamais existés. Leurs ossements étaient probablement enfouis au pied de l’épouvantail qui recommençait son carnage, nuit après nuit… Raconta Dean.
- D’où connaissez-vous toutes ces légendes ? ! Demanda un homme.
- Mon père me les a apprises quand j’étais gosse.
- Racontez en une autre, encore plus sanglante ! Quémanda un adolescent.
- Ce n’est pas ce qu’il manque… Est-ce que vous avez déjà entendu parler des Wendigo ? ! Ils vivent présentement dans ces bois… Mi humain, mi bête sauvage…

Quelques frissons parcoururent l’auditoire de Dean alors qu’Angie roulait des yeux. Elle connaissait toutes les histoires de son père par cœur. Depuis le temps, ça ne lui faisait plus rien.
C’est avec quelques bons scénarios d’insomnies et de cauchemars que finalement tout le monde partit se coucher. Les jours suivant seraient longs, très longs…

Mary se glissa dans son duvet alors que Sam refermait la tente, une lampe de poche dans la main. A son tour il se glissa dans son duvet et en referma la fermeture qui était un peu juste. Malgré l’âge il n’avait pas vraiment perdu de sa carrure athlétique et dépassait certainement la moyenne qu’imposaient les fabricants.

- Tu es bien ? ! Tu veux mon oreiller ? ! Demanda Sam.
- Non ça va, le mien me suffit. Si tu veux mon avis ça ne vaut pas un bon lit ! Sérieusement qu’est-ce qu’on fiche dans cet endroit, on a jamais fait de camping de toute notre vie !
- Parce que Gwen déteste ça. Et… En fait je n’aime pas ça spécialement non plus.
- Alors qu’est-ce qu’on fait là ? ! Répéta-t-elle.
- C’est une bonne occasion de passer du temps ensemble.
- On est tout le temps ensemble déjà ça ne te suffit pas ? !
- On se voit à la maison, mais on ne fait rien ensemble, on ne discute même pas…
- Je suis une ado et tu es mon père, c’est normal !
Sam poussa un soupir avant d’éteindre sa lampe et de la poser entre eux.
- Quand tu étais toute petite, je venais souvent dans ta chambre la nuit et je te prenais dans mes bras, je te regardais dormir, parfois pendant des heures.
- C’est très touchant papa, bonne nuit.
- A l’époque j’avais l’impression qu’on communiquait vraiment. Pourtant tu ne savais pas encore parler.
- Arrête d’essayer d’être mon ami, tu es mon père. Lui rappela-t-elle.
- J’aimerais que tu me parles, c’est trop demander ? !
- Quand je te parle tu ne comprends pas, c’est là le souci. Je sais bien que tu détestes Julian, mais moi je l’aime et ça me pose un sérieux problème.
- Je ne le déteste pas. Enfin… Presque pas.
- Je l’ai pas choisit lui en particulier. Ca ne se contrôle pas ces choses là. Bon on ferait mieux de dormir maintenant, je suis fatiguée.
- Mary… Mary…

L’adolescente fit la sourde d’oreille, peu décidé à communiquer. Le chasseur abandonna la partie, mais il n’avait pas dit son dernier mot.

Angeline avait du mal à fermer l’œil. Ce n’était pas les bruits des animaux dans la forêt ni le sol trop dur ni même encore la pensée de ces épouvantables journées qui s’annonçaient… Non, la seule chose qui l’empêchait de dormir était l’horrible ronflement de son père allongé à côté d’elle dans le noir. Il respirait la bouche ouverte, allongé sur le dos, et dormait impunément au détriment de sa propre fille…

- Je me vengerais… D’une manière ou d’une autre. Marmonna-t-elle.

Excédé elle tenta de pousser son père sur le côté, sans succès. Elle était condamnée à une longue nuit d’atrocité. Elle aurait préféré qu’un Wendigo attaque le campement, mais elle du se contenter de son ours de père.

_________________

" Même en enfer, je serais toujours à tes côtés "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Laney Rose
Modératrice
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 315
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Lili
Age : 30
Localisation : Impala's back seat

MessageSujet: Re: Camping Mortel [Saga Secret de F.] - Fic bonus   Jeu 12 Aoû - 15:08

Le réveil semblait être difficile pour tout le monde. Dès les premiers rayons de soleil la forêt aux alentours s’était éveillée et les bruits allaient bon train.
Mary posa avec un grognement un oreiller sur sa tête, elle ne supportait pas les piaillements des oiseaux dans les arbres autour d’eux.

- Bon sang ! Je croyais que c’était silencieux la nature ? ! Grogna-t-elle.
- Chut, il est encore trop tôt. Marmonna Sam.
- C’est pire que l’enfer ici. J’ai horriblement mal dormi !
- Ce n’est pas une raison pour empêcher les autres de terminer leur nuit… Soupira son père.
- C’est de ta faute si on est là je te signal !
- Mary… Tu te souviens quand tu étais petite et qu’on jouait au jeu du silence hum ? C’était bien…

L’adolescente soupira et s’extirpa de son duvet. Elle ouvrit le zip de la tente et passa la tête dehors voir si tout le monde dormait encore ou si elle avait une chance de trouver une âme charitable qui écouterait d’une oreille patiente ses complaintes matinales. Seul quelques personnes étaient levés, dont Mitchell près du feu qui guettait sa montre toutes les dix secondes. L’air étant encore frais, Mary décida de se recoucher pour un petit moment encore…

Dean s’éveilla alors que le soleil pointait directement sur son côté de la tente chauffant son visage qui avait finit par prendre une couleur écarlate. Ca n’allait heureusement pas rester, mais il était réveillé pour de bon. Se tournant sur le côté pour fuir la lumière, il passa une main sur ses yeux et aperçut sa fille qui dormait comme un ange, roulé en boule de son côté. Elle serrait dans ses bras le pull de son père, là où d’habitude se trouvait son ours en peluche dont elle prétendait ne plus dormir avec. Un sourire étira ses lèvres alors qu’il la regardait.
Elle était le portrait de sa mère, mais avait tellement de son caractère qu’elle semblait être le parfait mélange de ses deux parents. Elle était une jeune femme maintenant, mais il se souvint avec émotion quand elle était encore toute petite et qu’il la regardait dormir, juste… Pour le plaisir. Il avait mit du temps à réaliser qu’elle était le fruit de son amour pour Gwen, une nouvelle pièce de sa famille. Que lui Dean Winchester avait pu créer un petit être si fragile et si innocent…
Chaque jour en se levant il se répétait d’être un bon père… Et chaque jour il foirait tout ça d’une manière ou d’une autre. Parfois il avait l’impression qu’elle le détestait, surtout depuis qu’elle était une ado… Gwen disait que c’était une phase normale, mais il ne supportait pas l’idée, il ne voulait pas que sa fille garde le même souvenir mitigé de celui qu’il gardait de son père.

Tendant le bras, Dean passa une main dans les cheveux d’Angie qui remua et se mit à marmonner des mots incompréhensibles. Il continua lentement de lui caresser les cheveux, prenant garde de ne pas la réveiller tout en l’observant. Cajolée, elle se rapprocha de son père cherchant la chaleur de ses bras comme lorsqu’elle était enfant.

Brusquement un vacarme résonna à l’extérieur, comme si quelque chose venait d’exploser. Dean sursauta, Angie s’arracha à ses doux rêves et tout le reste du campement ouvrit les yeux, paniqués. Un second bruit retentit tout aussi fort, puis un autre.

Sam passa la tête hors de la tente et aperçut Mitchell debout au centre du campement et qui soufflait dans une corne de brume. Peu à peu tout le monde sortit pour voir à quoi il jouait, sans oser non plus lui faire la remarque de peur d’être d’une quelconque corvée…

- RASSEMBLEMENT DES TROUPES ! Hurla le professeur.

Les élèves et leurs pères, encore chiffonnés et endormis se trainèrent mollement jusqu’au prof.

- Activez-vous un peu bandes de fillettes mollassonnes ! Vous avez dix minutes pour préparer votre sac à dos, nous partons en randonnée !
- On va marcher ? ! S’écria Joshua visiblement peu enthousiaste.
- Toi, la petite pleurnicheuse, tu porteras le sac des provisions ! Cria Mitchell à l’ado.
- Mais ce n’est pas… Dean posa une main sur la bouche de sa fille qui s’apprêtait à s’indigner de la punition.
- Qu’attendez-vous, que je vous tienne la main ?

Dix minutes pour se changer, faire un brin de toilette, manger et préparer un sac, autant dire mission impossible. Dix minutes plus tard pourtant, Mitchell sonna le rassemblement des troupes et ouvrit la marche, se dirigeant droit vers les bois sans attendre les retardataires. Certains terminèrent leur petit déjeuner en route, d’autres terminèrent de s’habiller ou se rendirent compte que leur sac ne contenait au final rien d’utile.

Habitués à la pression et à l’efficacité les quatre Winchester furent prêt en temps et en heure. Ils marchaient quasiment en tête de troupe, déjouant les pierres glissantes et les racines qui ressortaient. Mary et Angeline en tête, elles discutaient de ô combien la nuit avait été horrible et de ô combien elles avaient hâtes de rentrer.
Joshua qui marchait un peu plus loin derrière se hâta de les rattraper, se plaçant à côté d’Angie qui lui lança un grand sourire.

- Salut !
- Josh, mon pauvre, il a l’air lourd ton sac de provision !
- Ouais c’est l’horreur. Mais au moins on est sûr de ne pas mourir de faim, tout est en sécurité avec moi !
- Oui heureusement qu’on l’a pas donné à mon père. Il aurait tout dévoré avant qu’on arrive. Expliqua Angie.
- Ton père à pas l’air si gros mangeur que ça…
- Tu ne l’as pas vu dévorer une tarte aux pommes en moins d’une minute.
- Délire ton père.
- Si on veut…

Un peu plus loin derrière, Dean observait l’adolescent d’un œil mauvais, ce qui n’échappa pas à son frère.

- Dean, contrôle !
- Je le sens pas ce gamin.
- Ta fille est une ado, en plus elle a le charme de sa mère, ça ne fait que commencer.
- Merci de ton soutien ! Râla Dean.
- Tu préfèrerais que je te mente ?
- Non, que tu m’aides à tous les pousser au fond d’un ravin.
- Dean, rappel-toi à 15 ans, avec cette fille au motel… Si je ne me trompe pas, c’était ta première.
- Oh oui… Lizzie, elle avait dix neuf ans une vrai… Dean s’arrêta. Oh non Angie ne fera pas ça.
- Il me semble que Gwen aussi était plus ou moins précoce.
- Tu crois que c’est génétique ce genre de truc ? Non… Elle est trop jeune. Beaucoup trop jeune c’est qu’un bébé encore.
- J’aimerais pouvoir en dire autant de Mary. Mais c’est sérieux avec son… démoniaque petit copain à la noix.
- T’es dur avec Julian, il fait beaucoup d’efforts pour être normal et pour être correct avec toi.
- Et s’il sortait avec ta fille ?
- Je le tuerais.
- Ce n’est pas tant qu’il soit un démon encore. Je sais qu’au moins il la protègera et qu’il prendra soin d’elle, mais ce qui m’inquiète c’est que… Mary n’a aucun avenir avec lui. Il ne vieillira pas, son corps ne lui appartient même pas, elle n’aura jamais d’enfant… Un jour ou l’autre il lui brisera le cœur.
- Et nous on lui brisera les dents !
- Oui, si on est encore là…
- Ce que j’aime chez toi c’est ton optimisme.

Ils marchèrent de longues heures durant au cœur même de la forêt, quittant les sentiers et empruntant des trajets de plus en plus difficiles. Ils grimpaient vers un sommet, ils allaient probablement y monter faire le tour et revenir avant la nuit au campement. La vue était agréable, les arbres les protégeaient du soleil qui tapait, ils longeaient la rivière agitée.
La fatigue commença à se faire sentir quand ils ralentirent le pas midi passé. C’est seulement quelques longues minutes plus tard, après maintes plaintes que Mitchell concéda à s’arrêter pour le déjeuner.
Le petit groupe se trouva un coin dégagé entre les arbres pour s’arrêter. L’eau passa de mains en mains, et Joshua posa le sac de provision à terre pour savoir de quoi exactement ils allaient hériter.

Il ouvrit le sac que Mitchell lui avait confié et plongea la main dedans. Ce qu’il y trouva le surprit. Ce n’était ni des boites de conserves, ni des sandwichs… Ni rien de comestible non plus.

- Des pierres ? ! Pourquoi y a des pierres dans le sac de provision ? ! S’écria-t-il.
- Comment ça des pierres ? !

Un père s’approcha et retourna le sac. Il n’y avait en effet à l’intérieur que des cailloux.
- Qu’est-ce que ça veut dire ? !

Tous se tournèrent vers Mitchell qui affichait un sourire ravi. Il s’avança vers eux, les bras croisés dans le dos.

- Ca veut dire… Que si vous voulez manger, il va falloir vous débrouiller !
- Quoi ? Vous plaisantez ?
- Ai-je l’air de plaisanter ? ! Rivière, forêt, bois, couteaux, nous avons tout ce qu’il faut pour pêcher ou chasser !
- La chasse est interdite dans les environs ! Rappela un père. C’est une zone protégé.
- Alors nous pêcherons ! Tous les mâles rassemblement à la rivière ! Pendant ce temps, vous les femelles préparez un feu, et tentez de ramasser des baies, des champignons… Rien de vénéneux si possible.
- Femelles ? Vous savez ce qu’elle vous dit la femelle ? S’écria Mary indigné.
- Et bien quoi, qu’est-ce qu’elle dit, j’attends ! Mitchell fit de grands pas vers Mary qui ne perdit pas son aplomb.
- J’en ai marre de votre jeu du petit chef, on n’est pas vos soldats, et c’est seulement parce que vous êtes mon prof que vous n’êtes pas encore les fesses par terre en train de me supplier de ne pas vous vous en coller une !
- On joue à la forte tête à ce que je vois mademoiselle zéro pointé.
- Vous ne m’avez jamais vu quand je fais ma forte tête !
- Mary… Lança Sam en se raclant la gorge.
- Tu ferais mieux d’écouter ton pôpa, si tu ne veux pas terminer cette semaine à…
- Hé ! Ne menacez pas ma fille. Intervint Sam. Vous êtes juste un prof, si quelqu’un doit la punir ce sera moi, pas vous.

Mitchell prit une inspiration, soufflant par ses narines dilatées par la colère.

- A la cueillette, exécution ! Lança-t-il finalement.
- Aller Mary, laisse-tomber, insista son père.
- Très bien. Soupira l’adolescente, le regard furibond.

Elle rejoignit finalement les autres filles, alors que tous les hommes descendaient à la rivière. Dean rejoignit Sam qui semblait énervé.

- Au final je crois que je préfère les démons aux humains, ce prof est un dégénéré et il n’a aucune excuse pour ça.
- Et si on le poussait aussi dans un ravin ?
Joshua se rapprocha des deux hommes.
- Si vous voulez vous venger je connais une plante urticante qui le calmera une bonne fois pour toute !
- On a passé l’âge mais…
- Sérieux, tu saurais en trouver ? ! Demanda Sam.
- Hé ! C’est toi l’adulte responsable normalement ! S’étonna Dean… Moi aussi je veux en être ! Affirma-t-il.
Joshua leur fit un clin d’œil alors qu’ils arrivaient à la rivière. Une chose était certaine, sans filer, canne, fils, ou appâts, ils n’étaient pas prêts de manger…

_________________

" Même en enfer, je serais toujours à tes côtés "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Camping Mortel [Saga Secret de F.] - Fic bonus   

Revenir en haut Aller en bas
 
Camping Mortel [Saga Secret de F.] - Fic bonus
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le secret de beauté de la saga Alien
» LA SAGA DE NEW YORK (Tome 1) LE SECRET DES TURNER de Beverly Swerling
» [Thompson, Carlène] Mortel secret
» Détour mortel 2:
» Poltergeist (saga)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunter's Fanfics :: 
Séries Fanfics;
 :: . . Supernatural . . :: . . Univers Alterné [AU] . . :: Fanfictions
-
Sauter vers: