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 Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney

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Laney Rose
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MessageSujet: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 15:56

Secrets de Famille


Chapitre 1 : Mauvaise nouvelle.

La petite clochette retentit au-dessus de la porte. Abigail, la responsable de la boutique de prêt à porté pencha la tête depuis son comptoir, puis se releva. Il ne s’agissait pas d’une cliente mais de son unique vendeuse et nièce Sandra. Elle portait un carton dans les bras et quelques houses de vêtements étaient posés sur celui-ci alourdissant sa charge. Marchant entre les portants, elle posa le tout derrière le comptoir.

- Bonjour tante Abby !
- Tu es-la de bonne heure ma chérie, je ne t’attendais pas avant cet après-midi.
- J’ai pris la route plus tôt, maman avait un rendez-vous ce matin.
- Et bien, tu tombes à point mais… Qu’est-ce que c’est tout ça ?
- Des affaires de maman pour papa. Elle a trouvé ça dans le grenier… Elle voulait les brûler, j’ai sauvé ça in extremis.
- C’est bien de ma chère sœur ça !
- Il n’y a pas foule ce matin ! ?
- Non, tout le week-end à été calme à mourir, à croire qu’ils sont tous partis avec toi !
Sandra retira sa veste qu’elle rangea dans un placard à l’arrière boutique.
- On a reçu le tissu que j’avais commandé ?
- Oui, j’ai tout fait mettre dans ton atelier. Tu en as commandé pas mal cette fois…
- On m’a commandé une robe de marié pour le printemps. Je veux faire quelques essais, j’ai un tas d’idée.
Abigail soupira.
- C’est toi qui devrais gérer cette boutique, pas moi !
- Allons, c’est maman et toi qui l’avez ouvert…
- Oui mais ta mère est partie, et moi à part pour faire des ourlets ou des reprises, je ne suis plus bonne à rien.
- N’importe quoi… ! Bon, je vais travailler un peu sur mes nouvelles créations, si on me demande, je suis derrière.
- D’accord !

Sandra passa par le petit couloir en arrière boutique et monta un escalier qui menait à l’étage du dessus. Elle entra dans une grande salle où se mélangeaient mannequins en bois, tissus, aiguilles et sur les murs des centaines de croquis. C’était là son atelier de création et de couture, où elle réalisait la plupart de ses modèles. Cet endroit privilégié était celui de sa tante à la base, mais l’âge avançant, elle avait arrêté de créer. C’est donc elle, baigné dans cette passion enfant qui avait reprit le flambeau. Sa mère elle, était plus du côté administratif et financier qu’artistique.
La boutique avait plus de vingt ans maintenant, c’était une tradition familiale. Marjorie sa maman était partie après le divorce de ses parents dix ans plus tôt. Sandra était alors une adolescente, et ne l’avait pas très bien vécu… Mais mieux valait ça que de les entendre se disputer constamment.

Modifiant d’abord quelques croquis, Sandra s’attaqua à une robe qui était déjà bien avancé. Son épingle à aiguille enfilée au poignet et ses tissus réunit autour d’elle, elle s’attaqua aux finissions.
Quand elle travaillait, le temps n’avait plus court, il glissait sur elle, comme la pluie sur une vitre… Aussi quand sa tante fit son apparition, elle se douta que l’heure du déjeuner était largement avancé voir dépassé.

- Désolé tante Abby ! S’écria-t-elle en glissant une autre aiguille dans le tissu.
- Sandra…
Au son de sa voix, le cœur de la jeune femme manqua un battement. Elle lâcha sa robe et se tourna vers Abigail.
- C’est une bien jolie robe que tu fais là.
Sandra croisa les bras et fit quelques pas vers sa tante.
- Qu’est-ce qui se passe ?
Abigail tenait le téléphone de la boutique dans les mains. Elle poussa un long soupir, elle était mal à l’aise.
- Tu devrais rentrer chez toi…
- Qu’est-ce qui se passe ?
- C’est ton grand-père…Il…
- Grand-père ? Qu’est-ce que… Il est… Mort ?
- Rentre vite, ton père t’attend.

Sandra acquiesça sous le choc et descendit les escaliers en courant. Il fallait qu’elle rentre vite…
La famille Wilson possédait une bien jolie demeure juste après la ville. C’était une famille assez aisée et guindée, d’un côté comme de l’autre. Ses parents avaient été les acteurs d’un mariage plus ou moins arrangé par les deux familles. Ca bien sûr c’était avant le divorce. De cette union était née deux enfants, Pierre qui était l’aîné avec cinq ans de plus qu’elle et bien sûr Sandra.

Elle n’avait jamais conduit aussi vite de sa vie, mais c’était une urgence. Quand elle gara sa petite voiture dans l’allée, elle remarqua deux bolides de luxes, Pierre et son père étaient donc là.
La demeure ancestrale, était assimilé au lieu de rassemblement familial. Sa grand-mère gérait les droits de séjours et les réceptions comme une vraie châtelaine.
Le pas toujours rapide, elle entra dans la grande demeure et se figea. Ils étaient tous réunis dans le salon, assis autour de la table basse, du thé et des petits gâteaux en guise de « bouche silence. »

- Papa ? !
- Sandra !
Son père se leva d’un bond, ouvrant les bras à sa fille. Sandra ne se fit pas prier et accepta chaleureusement son étreinte.
- Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Ton grand-père nous a quitté hier soir.
Sandra renifla, ne camouflant pas les quelques larmes qui coulaient sur ses joues.
- Comment ? Il était en pleine forme quand je suis partie…
- Pitié petite sœur, arrête de faire ta sensible !
- Pierre, je t’en prie ! Ta sœur à le droit de pleurer.
- Tu mets grand-mère mal à l’aise !
La jeune femme posa les yeux sur la doyenne de la famille. Celle-ci était habillée comme toujours d’un tailleur très chic, et de son indémodable chignon. Son visage était aussi impassible que d’habitude cependant… Ses yeux, eux étaient différents, empreint de quelque chose qu’elle n’aurait su définir.
- Ton grand-père est mort paisiblement dans son sommeil.
Cette dernière phrase avait quelque chose de passablement réconfortant. Sandra se dégagea des bras de son père et s’avança vers sa grand-mère, s’asseyant à côté d’elle.
- Je suis tellement désolé grand-mère.
Elle posa une main sur celle de la vieille dame qui la retira aussitôt.
- Veuillez m’excuser, j’ai encore beaucoup de choses à faire.
La vieille dame se leva, et s’éloigna sans un mot de plus.
- Bien joué Sandra…
La jeune femme leva les yeux sur son aîné, lui faisant son regard le plus noir. Ils avaient beau être frère et sœur ils n’avaient rien en commun et ne se supportaient que difficilement.
Enfin c’était plus Pierre l’investigateur des conflits… Sandra elle, se contentait de répondre la plupart du temps.
- Est-ce que je peux me rendre utile en quoi que ce soit ?
- Inutile. Tout est déjà réglé.
- Déjà ?
- Oui, tout était déjà prévu. Je vais y aller aussi, je dois passer au bureau pour repousser des rendez-vous.
- Je t’accompagne papa, de toute façon on ne sert à rien ici.
Les deux hommes s’éloignèrent donc, Sandra resta seule dans le grand salon. Seule avec elle-même.

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Laney Rose
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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 15:58

Chapitre 2 : Petites cachotteries en famille.

Quelques jours plus tard.

La maison était envahit d’un tas d’inconnu, hommes et femmes, que la jeune femme n’avait jamais vu de toute sa vie. Si elle doutait encore des nombreuses relations de la famille Wilson, maintenant elle était convaincue. La famille de sa mère avait fait une apparition à l’enterrement, histoire de faire acte de présence, mais ils étaient partis juste après, ils n’étaient pas vraiment les bienvenus à la réception. Sandra aurait tout donné pour qu’ils soient là, que sa mère soit là. Elle errait parmi les invités comme l’ombre d’elle-même. Elle se demandait même s’ils savaient qu’elle était la petite fille du défunt.

Se servant un verre de ponch, Sandra disparut à l’étage pour être plus tranquille. Elle n’aimait pas les foules, et cette réception était une véritable torture…
En marchant dans le couloir, elle s’arrêta devant la chambre de sa grand-mère. La porte était entrouverte, et celle-ci assise devant la coiffeuse.

- Grand-mère ? Je peux entrer ? Demanda-t-elle timidement.
- Bien sûr.
La vieille dame était en train de peigner ses longs cheveux gris. De son souvenir elle ne l’avait jamais vu avec les cheveux détachés en public, et même dans le cercle de la famille. Aussi elle fut émerveillée par la chevelure soyeuse et tellement bien entretenue qui tombait jusqu’au milieu de son dos.
Sandra s’avança avec discrétion et s’arrêta un peu derrière elle.
- Tes cheveux sont magnifiques.
- De l’huile de rose dans le shampoing. C’est ma mère qui m’a appris ça.
- Je ne savais pas, c’est intéressant.
Elle était maintenant en train de refaire son chignon.
- Pourquoi n’es-tu pas en bas avec ton père et ton frère ?
- Oh tu sais moi la foule…
- Ces gens sont venus pour nous soutenir, la moindre des choses c’est d’être présente.
- Je ne connais pas les trois quarts de ces personnes. Et je crois qu’ils ne me connaissent pas non plus… Et toi pourquoi tu n’es pas en bas ?
- Mon chignon se défaisait.
Sandra ne crût pas vraiment à ce mensonge, son chignon aurait résisté à un ouragan de force 4 !
- Tu as le droit d’être triste. Grand-père…
- Je suis une femme du monde, je n’ai pas à montrer mes sentiments à qui que ce soit. De plus, je vais très bien, je te remercie de ta sollicitude.
- Ma sollicitude… Bien sûr. C’est normal.
- Serait-ce de l’ironie dans ta voix ?
- Pourquoi cette famille est comme ça, comment on en est arrivé au point où on ne peut même pas parler de notre peine ?
- Je ne vois pas de quoi tu veux parler.
La vieille dame se leva.
- Je vais descendre, j’espère que tu comptes en faire autant…
- Dans quelques minutes. Soupira-t-elle.

A l’étage du dessous.

- J’adore les réceptions mortuaires des gens riches, il y a toujours pleins de bonnes choses à manger !
Dean enfourna une série de trois canapés dans sa bouche. Il tenait un verre de vin blanc dans la main pour faire passer le tout.
- Tu peux essayer de ne pas te conduire comme un goinfre, on va se faire remarquer…
- On fait déjà tâche dans le décor ! Y a que des vieux ici…
- Je te rappel que la victime était un vieil homme.
- Ils auraient pu faire venir de jolies hôtesses… Pour le service.
- Bien sûr. Tu vois les deux hommes là-bas ?
Dean fouilla parmi la foule et arrêta son regard sur deux hommes habillés très classe, tout en noir. Ils semblaient assez proches, leurs traits physiques étaient très similaires. Pas de doute, il s’agissait du père et du fils.
- Oui ?
- Ce sont des parents de la victime, le fils et le petit-fils.
- Je vois… Tu veux que je les cuisine ?
- Oui. Moi je vais aller fouiller à l’étage, il y a peut être encore des indices.
- Ca marche !
- Pas de bourde, rappelle-toi, Wilson était dans la construction !
- Je sais ! Je suis pas idiot… ! Protesta vivement son frère.
Sam le regarda longuement insistant.
- Oui je sais ! Ca va… Va fouiller en haut ! Grouille !

Le cadet acquiesça et ils se séparèrent marchant tous les deux vers leur cible. Sam monta discrètement les escaliers menant à l’étage supérieur. Le pas léger, il regardait derrière lui histoire d’être sûr de ne pas être vu de quiconque.
Plongé dans ses pensées, Sandra sortit de la chambre avec son cocktail auquel elle n’avait pratiquement pas touché. Elle avait promis à sa grand-mère de redescendre faire acte de présence.
Brusquement alors qu’elle arrivait aux escaliers qui faisaient un angle avec le couloir, elle rentra littéralement dans quelqu’un.

Sam ne s’attendait pas à rencontrer quelqu’un, il faut dire qu’il avait aussi la tête ailleurs. La bousculade le surpris, et il sentit quelque chose de froid se renverser sur sa chemise blanche, le trempant au passage. Il savait qu’il aurait du fermer cette maudite veste de costume !

- Je suis désolé ! S’écrièrent-ils au même instant.
Ils reculèrent chacun d’un pas. Ils se dévisagèrent quelques instants, un peu gêné. Sandra réalisa qu’elle lui avait renversé son verre sur la chemise.
- Quelle maladroite, je fais… Je ne regardais pas où j’allais !
- Moi non plus à vrai dire.
- Votre chemise est tâchée…
- Ca doit être un signe, je cherchais justement la salle de bain.
- Il y en a une en bas !
- Ah oui je… Je n’avais pas fait attention.
- Je ne peux pas vous laisser redescendre comme ça, suivez-moi on va voir ce qu’on peut faire pour cette tâche.
- Ce n’est pas nécessaire.
- J’insiste vraiment, je me sens coupable !
Sam baissa les yeux sur la jeune femme. Elle se mordait nerveusement la lèvre inférieure et semblait réellement gêné.
- Très bien, je vous suis.

Sandra ouvrit le chemin jusqu’à une grande salle de bain commune à tout l’étage. Très grande, elle comportait une grande baignoire, deux éviers, et de grands miroirs, le tout décoré avec goût !
Sam entra à sa suite, il était un peu gêné d’être contrecarré dans ses plans. La jeune femme prit un gant de toilette qu’elle passa sous l’eau chaude et essora au maximum.

- Il faut frotter la tâche !
Sam prit le gant de toilette, et retirant sa chemise de son pantalon, se mit à frotter la tâche aussi fort qu’il pouvait.
- Oulà pas si fort, vous allez abîmer le tissu !
Le chasseur s’arrêta dans son geste un peu décontenancé.
- Vous permettez ? Demanda Sandra en tendant la main.
- Oui…
Il lui rendit le gant de toilette. Sandra s’avança et prit le pan de tissu tâché entre ses doigts, frottant par petit cercle sur la tâche rosé de son cocktail.
- Vous avez l’air de vous y connaître en tâche…
- Je suis dans le textile. Je tiens une boutique en ville avec ma tante, je fais du prêt à porté.
- C’est indiscret de vous demander, ce que vous faites là ? Vous êtes jeune et…
- C’était mon grand-père.
- Désolé, je ne savais pas que monsieur Wilson avait une petite fille.
- Comme la plupart des gens. Et vous, comment vous connaissiez mon grand-père ?
- Il avait travaillé avec mon père.
- Votre père est dans les affaires ?
- Etait, il n’est plus là.
- Désolé.
- Ca à l’air de marcher votre technique… !
- Je crois que oui !
Sandra se tourna et humidifia de nouveau le gant de toilette, y ajoutant un peu de savon. Elle reprit sa tâche essayant de la faire complètement disparaître.
- J’espère que je ne vous éloigne pas de vos obligations ?
- Mes obligations ? Non… Au contraire. Je crois que les autres ne se sont même pas aperçus que je n’étais pas là…
Sam haussa un sourcil.
- Je suis le vilain petit canard de la famille, celle qui ne fait jamais rien comme les autres…
- Je connais ça !
- Ah oui ?
- Plutôt bien même.
Ils se sourirent.
- Comment vous vous appelez ? Demanda brusquement Sandra.
- Sam, Sam... Johnson.
- Sandra Wilson, ravie de vous rencontrer Sam!
- Tout le plaisir est pour moi !
- Cette fois je crois que ça y est, j’en suis venu à bout !
Sam baissa les yeux vers sa chemise, en effet la tâche avait disparut.
- Merci beaucoup… Je ne suis pas sûr que j’aurais réussit à l’enlever.
- De rien, après tout c’était ma faute.
- Le tort est partagé… Il marqua un petit silence. Ca ne doit pas être un jour très facile pour vous.
- Ca va… Je tiens le choc.
- Vous étiez là quand c’est arrivé ?
- Non. J’ai passé le week-end chez ma mère.
- C’est vraiment terrible… Est-ce que la police à des indices concernant l’assassin ?
- L’assassin ?
- Oui celui qui a fait ça à votre grand-père… Je crois, que ça c’est passé dans le jardin ?
- Attendez, je ne vous suis pas… Mon grand-père est mort dans son lit. Naturellement…
- Heu…
Le chasseur ne savait plus quoi dire. Il ne comprenait pas comment, elle pouvait ne pas être au courant.
- Vous savez quelque chose que je ne sais pas visiblement.
- Je ne crois pas que ce soit à moi de…
- S’il vous plaît Sam !
Son visage se faisait suppliant, il n’eût d’autre choix que de dire la vérité…

Sandra sortit de la salle de bain en courant, les larmes aux yeux. Sam se mordit la langue en la regardant s’éloigner mais il ne pouvait s’empêcher de voir le côté pratique des choses. La jeune femme partit, il pourrait fouiller l’étage pour chercher des preuves.

Sandra essaya de se contenir en descendant les escaliers. Mais elle bouillonnait de colère et de peine à la fois. Elle marcha droit vers son père sans se démonter. Il était en train de discuter avec un jeune homme, Pierre était présent aussi. Elle s’arrêta à leur hauteur…

- Chérie, te voilà ! ? Où étais-tu passé ?
- J’étais à l’étage…
- Sandra laisse-moi te présenter…
- Tu m’as mentit ? !
Wilson junior de son prénom, fut un peu surpris mais ne se démonta pas.
- Sandra, je crois que ce n’est pas le moment.
- Le moment ? Et quel était le bon moment quand tu m’as mentit sur la mort de grand-père ? C’était quoi déjà… Il est mort paisiblement dans son lit ?
- Petite sœur…
- Je suppose que tu étais au courant aussi Pierre ? !
Dean fit une petite moue, il se sentait un peu de trop d’un coup. Néanmoins, voir ce petit bout de femme prête à leur sauter à la gorge l’amusait plutôt au fond.
- Pas de scandale je te prie.
- Ne t’inquiète pas, je ne crierais pas sur les toits que mon grand-père à été réduit en charpie par un sale type… De toute manière je ne dirais plus rien, je m’en vais… Et si vous décidez un jour que je fais enfin partit de votre belle et grande famille d’hypocrite et de menteur… Vous savez où me trouver ! Ou plutôt non, oubliez-moi !
- Sandra !

Mais la jeune femme était déjà loin…

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:00

Chapitre 3 : La famille, pas toujours une partie de plaisir.

Sam et Dean marchaient vers la Chevrolet en silence. Ils montèrent dans la voiture, Dean au volant et s’éloignèrent de la résidence des Wilson.

- Tu as trouvé quelque chose à l’étage ?
- Oui… Un peu de souffre, sur la fenêtre de la chambre du vieux Wilson.
- Tu penses à quoi ?
- Un esprit vengeur probablement, les loups-garous ne laissent pas trace de souffre et ça ne coïncide pas avec la pleine lune.
- Sans parler qu’il n’était pas seul dans la maison. Et madame Wilson n’a rien elle…
- Ils font chambre à part.
- Ca explique bien des choses. Qu’est-ce que t’as, tu as l’air contrarié ?
- C’est rien…
- Ca n’a pas l’air ! Vas-y crache le morceau…
- J’ai… Discuté avec la petite fille de Wilson. Je lui ai dis ce qui était réellement arrivé.
- C’est donc ça ! Elle ne l’a pas très bien prit je te le confirme !
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Je crois que les mots, menteurs, hypocrites et oubliez-moi ont été prononcé par cette jeune personne au reste de sa famille.
- J’aurais mieux fait de me taire…
- Tu n’as fait que dire la vérité. Elle l’aurait apprit tôt ou tard… Aller, on a un démon sur les bras je te signale !
- Ouais je sais. Allons d’abord nous chercher un motel !

*******

Le lendemain.

Sandra était debout sur un escabeau, dans la boutique. Elle arrangeait un corsage sur un mannequin en hauteur. Abigail en bas, lisait le journal tout en poussant de petits soupirs. En réalité elle ne lisait pas, elle pestait contre ce long silence qui durait.

- Ton père à appelé… Trois fois ce matin ! Et une fois cette après-midi.
- Je m’en fiche.
- Il t’a blessé, je le comprends. Mais c’est ton père et tu n’en as qu’un !
- Ca oui, heureusement.
- Sandra…
- Ecoute, j’ai besoin d’un peu de temps. En plus tu n’as jamais pu voir mon père et sa famille, alors je ne comprends pas pourquoi tu le défends ?
- Je le défends pas, je pense seulement à toi !
- Et je m’en sors très bien, merci.
- Comme tu veux !
- Tu m’apportes la jupe sur le comptoir s’il te plaît ?
Abigail marcha jusqu’au comptoir et ramassa une jupe courte aux couleurs colorées. Elle revint avec et la donna à la jeune femme qui l’enfila au mannequin en accord avec le chemisier.
La clochette de la porte retentit au moment où elle commençait à ajouter quelques accessoires.

- Hum charmant jeune homme, je m’en occupe. Lança Abigail en se précipitant vers le nouveau client.
- Bonjour madame !
- Monsieur, puis-je vous aider ?
- Je cherche… Sandra Wilson.
- Sandra ? Elle est…
La gérante désigna la jeune femme sur son escabeau.
- Sandra ? Ce jeune homme te cherche.
La concernée baissa les yeux surprise. Elle le fut encore plus en apercevant Sam qui s’avançait vers elle, les mains dans les poches.
- Sam ?
Sandra descendit de son marche pied et se sentit bien petite face à lui d’un coup. Replaçant une mèche de ses cheveux derrière son oreille, elle le regarda quelques secondes.
- Je ne vous dérange pas au moins ?
- Non pas du tout. Je suis surprise de vous voir ici.
- J’avais mauvaise conscience par rapport à hier.
- Mauvaise conscience ?
- Vous vous êtes disputé avec votre famille d’après ce que j’ai su et je ne peux pas m’empêcher de me dire que j’ai ma part de responsabilité.
- Vous avez été honnête avec moi en me disant la vérité. C’est quelque chose que j’apprécie… Vous n’avez vraiment rien à vous reprocher, au contraire.
Sam baissa la tête quelques instants, soulagé mais aussi charmé… Par bien des façons.
- C’est l’heure de ma pose, vous avez le temps de prendre un café ?
- Avec plaisir.
- Prends ton temps, je surveille la boutique…Lança Abigail.

Ils étaient assis à une petite terrasse de café. Il faisait chaud, le soleil était encore haut et le printemps s’annonçait tout doucement. Ils avaient devant eux deux grandes tasses de café encore fumant.

- Mon père m’aurait bien vu médecin ou avocate… Alors quand j’ai choisi de faire une école de stylisme, il n’a pas aimé.
- Vous l’avez quand même fait ?
- Non. J’ai été à la fac de médecine et j’ai abandonné au bout de la deuxième année pour me consacrer à ma véritable passion, le stylisme. Ce qui tombait bien car ma tante cherchait une collaboratrice. En travaillant à la boutique j’ai pu enfin m’épanouir, me faire vivre et dire non à mon père.
- Mon père aussi voulait que je suive sa trace dans ses affaires. Mais je n’aimais pas du tout ça…
- Qu’est-ce que vous vouliez faire ?
- Etre avocat…
- Mais vous ne l’avez pas fait pourquoi ?
- Les affaires de mon père allaient mal, mon frère avec qui je travail actuellement m’a demandé de venir les aider… Je ne suis plus repartit. Pour différentes raisons.
- Ni vous ni moi n’avons osé dire non quand il était encore temps j’ai l’impression. Mais pour vous rien n’est encore perdu, vous pouvez reprendre vos études…
- J’ai pris goût à mon travail à force ! Je ne me vois plus faire autre chose !
- Est-ce qu’il vous rend heureux ce travail ?
Sam la regarda un peu surpris, fronçant légèrement les sourcils.
- C’est très personnel comme question, oubliez… Se reprit-elle.
- Je crois que des fois je me sens…Satisfait.
- C’est un bon début.
- Et vous, vous êtes heureuse ?
- En ce moment je ne dirais pas ça… Mais je fais tout pour. D’ailleurs… J’étais en train de me dire qu’en m’éloignant de mon père, je me suis aussi détourné des affaires de famille. Je ne comprends pas ce qu’il a bien pu se passer.
- Votre grand-père n’avait pas des ennemis ? Après tout il était dans les affaires… On ne s’y fait pas que des amis.
- Certainement, mais qui pourrait être assez monstrueux pour faire ça ?
- Je ne sais pas.
- Il doit falloir, beaucoup de haine et de colère pour faire une telle chose. J’ose même pas imaginer…
Sandra soupira tout en repoussant ses longs cheveux bruns derrière ses oreilles. Sam se surpris à la détailler plus longuement. Elle n’était pas bien grande, et très fine. Ses cheveux étaient bruns foncés lui arrivant à peut près au milieu du dos. Son sourire était doux et rieur tout comme ses yeux verts noisettes.
Il la trouvait tout simplement, sublime.

- Petite sœur… Ca alors !
Sandra perdit son sourire quand elle aperçut son grand-frère marcher vers eux.
- Pierre, qu’est-ce que tu fais ici ?
- Je passais dans le coin… Tu ne me présentes pas à ton ami ?
- Sam voici Pierre, mon frère, Pierre… Sam Johnson, un ami.
- Bonjour ! Répondit Sam poliment.
- Ravi de vous rencontrer Sam… Alors, ça fait longtemps que vous vous tapez ma sœur ?
- Je vous demande pardon ?
Sandra pâlit brusquement, ne sachant plus ou se mettre.
- Oh vous ne seriez pas le premier je vous rassure…
- Va-t-en s’il te plaît. Demanda Sandra les dents serrées.
- Je ne comptais pas m’attarder…Content de voir que tu ne perds jamais ton temps…
- Vous feriez mieux de vous en aller. Insista Sam sur un ton un peu plus brusque.
- Amusez-vous bien les enfants.

Il n’était pas resté plus de cinq minutes mais avait réussit à semer son venin comme à son habitude.

- Je suis désolé de cette scène…
- Votre frère est plutôt…
- Un enfoiré ? Oui !
- Je n’osais pas le dire.
- Ma famille est vraiment pas un exemple !
- Aucune famille n’est parfaite !
- Vous avez un exemple pire que la mienne ?
- Heu… Non.
Sandra eût un rire amusé.
- Des fois j’en viens à souhaiter être née dans un cirque ou n’importe où ailleurs…
- Dans un cirque ?
- Non vous avez raison, pas un cirque… Les clowns me filent la chair de poule !
- Méfiez-vous d’eux, ils sont encore pires que ce que vous imaginez. Et je parle d’expérience !
- Très bien, je prends note !
Ils se sourirent.
- Bon… Il se fait tard. Ma tante va finir par croire que j’ai été kidnappé.
- Mon frère doit aussi se demander ou je suis passé… !
- Ca m’a fait plaisir de discuter avec vous…
Ils se levèrent, sur le point de se séparer là. La jeune femme n’avait qu’à traverser la route et faire quelques mètres pour être à la boutique. Le motel n’était pas loin non plus.
- Sandra heu… Ce n’est pas tellement mon habitude mais… Est-ce que ça vous plairait qu’on se revoit ?
- Est-ce que vous me proposer un rendez-vous ?
Sam baissa les yeux rougissant.
- Oui.
- Ca me ferait très plaisir.
- Demain soir ?
- Oui, je connais un endroit très sympa.
Sandra sortit une carte de son sac à main et un stylo. Elle nota quelque chose au dos et lui tendit.
- Mon adresse !
- Très bien alors à demain soir.
- Oui à demain…
La jeune femme monta sur la pointe des pieds et posa un baiser sur la joue de Sam. Celui-ci eût un sourire ravi alors qu’elle s’éloignait pour retourner à la boutique.
Le chasseur fit tourner la petite carte entre ses doigts et prit la direction du motel.

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:02

Chapitres 4 : La famille de quoi elle se mêle ? !

En entrant dans la chambre il trouva Dean assis sur son lit, des feuilles éparpillés tout autour de lui et un sandwich sur la table de nuit. C’était là, sa façon de travailler. Il n’était pas du genre trop studieux et fouiller dans les archives de journaux l’ennuyait profondément. Mais c’était une partie du métier et s’ils voulaient enfin résoudre cette affaire il fallait bien qu’ils cherchent plus loin.

- Salut ! Lança Sam en posant sa veste sur la chaise du bureau.
- Salut…
- Tu trouves des choses intéressantes ?
- La vie de ces gens est très ennuyeuse si tu veux mon avis ! La famille Wilson à fait l’héritage d’une belle fortune il y a quelques années, ce qui leur a permit d’acheter une grande maison et de se lancer dans les affaires.
- D’où il vient cet héritage ?
- Un oncle éloigné de la grand-mère ! Où est-ce que tu étais ?
- J’ai fais un tour en ville !
- Ah oui ?
- Oui… Pourquoi, j’ai pas le droit de me balader tout seul maintenant ?
- Si si, je me demandais seulement comment elle s’appelait…
- Quoi ?
- La fille qui t’as laissé une trace de rouge à lèvre sur la joue !
Sam porta la main à sa figure et se précipita vers le miroir pour effacer la très légère trace qu’elle lui avait laissé en l’embrassant tout à l’heure.
Dean eût un rire amusé, envoyant valser les papiers il croisa les bras sur sa poitrine.
- Tu as fait une rencontre ?
- Pas vraiment !
- Alors ? ! Le pressa son frère.
Sam soupira, de toute façon il ne le lâcherait pas tant qu’il aurait pas craché le morceau alors autant tout avouer dès maintenant !
- J’étais avec Sandra Wilson…Ca te vas ?
- Wow… Tu mélanges plaisir et boulot… Ca me plaît, tu t’améliores !
- Ca n’a rien à voir… J’aime juste discuter avec elle, c’est une jeune femme très intéressante.
- Et riche… Et canon aussi !
- Ca c’est vraiment pas…
- Ouais ouais c’est ça. Tu vas la revoir ?
- Peut être…
Dean arqua un sourcil.
- On a rendez-vous… Demain soir.
- Tu es un bourreau des cœurs petit frère !
- La ferme !
Son frère aîné eût un rire amusé. Pour une fois que Sam se laissait aller et invitait une fille qui lui plaisait à sortir… Il était plutôt content !
- Bon c’est pas tout ça, mais on a un meurtre à élucider…
- Je te le dis, ça va pas être facile, j’ai pas une seule piste… On dirait que cette famille est blanche comme neige.
- Ca m’étonnerait… En tout cas, on a croisé Pierre Wilson tout à l’heure et je peux te le dire c’est un pauvre type. Il n’a pas l’air d’aimer beaucoup sa sœur… Je comprends pas bien comment on peut s’en prendre de cette façon à sa propre famille.
- On a de la chance de bien nous entendre, mais c’est pas le cas pour tout le monde.
- Ca tu l’as dis !

Maison des Wilson.

Wilson Robert Junior tournait en rond dans le salon, regardant le téléphone avec inquiétude. Il avait demandé à Abigail de passer un message à sa fille, le rappeler. Mais elle ne l’avait pas fait…Il avait l’impression de l’avoir perdu…

- On aurait dû lui dire la vérité… !
Madame Wilson se tourna vers son fils.
- Nous l’avons dit à ta femme, elle est partit… Ton fils l’a découvert et…
- Pierre a gardé le secret comme nous tous, il s’est très bien conduit !
- A quel prix… ? ! Ta fille a raison, nous ne sommes plus une famille depuis très longtemps.
- A qui la faute ? Je n’étais qu’un enfant à l’époque…
- Nous en avons tous profités… Chacun de nous sommes responsables.
- Mes enfants n’ont rien demandé. Moi non plus…Aujourd’hui c’est en train de nous retomber dessus.
- Sur ton père, c’était lui le responsable… Lui l’investigateur de tout. Aujourd’hui il n’est plus là, ne tâchons pas sa mémoire, il s’est sacrifié pour nous. Il nous a tout donné… A toi et à tes enfants aussi !
- Je ne dis pas le contraire…Mais peut être que ce n’est que le début.
- Je t’interdis de penser à ça ! Ca n’arrivera pas. C’est fini, tout est finit…Alors inutile d’en parler à Sandra !
- Et si elle ne revenait pas ?
- Bien sûr qu’elle reviendra. On ne quitte pas sa famille, pas la nôtre en tout cas !
Robert soupira en se tournant vers la fenêtre.
- J’espère que tu as raison !

Le lendemain.

Boutique d’Abigail.

- Aïe ! S’écria Sandra en se piquant le doigt une nouvelle fois.
- Tu vas finir par te vider de ton sang ma chérie !
Sandra porta le doigt à sa bouche avec une petite moue.
- C’est au moins la quinzième fois cet après-midi !
- Je sais, c’est pas mon jour…
- Ca n’aurait pas quelque chose à voir avec ce charmant jeune homme… Comment il s’appelle déjà ?
- Sam Johnson.
- Ah oui… Il fait quoi dans la vie ?
- Il est dans les affaires, il travaille avec son frère.
- Intéressant.
- Tu me fais un interrogatoire ?
- J’ai le droit de savoir avec qui ma petite-nièce sort…Après tout, tu le connais à peine.
- Oui et si je veux mieux le connaître, il faut peut être que je sorte avec lui non ?
- Hum oui…C’est pas faux.

Sandra posa son ouvrage en cours et se leva du tabouret où elle était assise. Elle avait besoin de se vider la tête. Il y avait trop de choses en conflit dans son esprit. D’un côté Sam, le bien être qu’elle ressentait en sa présence. De l’autre sa famille, leurs mensonges…Le mal qu’ils lui faisaient.

- Tu penses à ton père ?
- C’est si flagrant ? !
- Ma chérie appelle le… Réglez ça maintenant avant que ça ne prenne plus d’ampleur.
- Je ne sais pas quoi lui dire. Il m’a tellement déçu…Et il n’y a pas que lui. Pierre me déteste, grand-mère… Elle on sait jamais ce qu’elle pense.
- Ils ont toujours été comme ça, d’aussi loin que je m’en souvienne.
- Pas Pierre…Quand on était enfant on ne pouvait pas nous séparer.
- Oui… C’est vrai que je me souviens de cette période, mais toi tu étais très jeune. Pourquoi ça à changé ?
- J’en sais rien. Mais c’est arrivé du jour au lendemain.
- Cette famille… Je ne les comprends pas, et pourtant…
- Mieux vaut penser à quelque chose de moins triste !
- Tu va l’appeler ?
- Demain… Ce soir, j’ai autre chose en tête.
- Où est-ce que ton prince charmant compte t’emmener ?
- Nulle part, il ne connaît pas la ville, c’est moi qui l’emmène quelque part !
- Et qu’est-ce que tu as prévu ?
- La totale… !
Abigail fit de gros yeux.
- Je parle des endroits sympas de la ville tatie.
- Avec vous les jeunes on ne sait jamais…
La gérante s’éloigna, la main posée sur le cœur. Sandra eût un rire amusé avant de retourner à sa couture.

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:04

Chapitre 5 : Rendez-vous manqué.

Elle allait être en retard c’est sûr ! Sandra courait à travers son appartement, cherchant sa deuxième chaussure désespérément ! En plus, elle avait choisit une robe blanche et rose, alors elle ne pouvait rien mettre d’autre que ses petites chaussures blanches à talons ! Cette histoire frisait la catastrophe… Un coup d’œil derrière le canapé pour la dixième fois, et c’était vraiment la crise de panique !
Où est-ce qu’elle avait bien pu mettre cette maudite chaussure ? Il lui fallait cette paire là précisément, et vite !

Sandra sursauta quand elle entendit la sonnette de la porte d’entré. Il était déjà là… Alors pas de panique. Tout en décontraction elle se dirigea vers la porte, se jetant un œil dans le miroir de l’entré au passage. Ca allait, elle n’avait pas trop souffert de sa chasse au trésor.
Elle ouvrit la porte avec un sourire, répondant presque par instinct à celui de Sam.

- Bonsoir !
- Bonsoir Sam.
- Je ne suis pas en retard ?
- Pile à l’heure. Je ne suis pas tout à fait prête…Ca vous embête de rentrer quelques minutes ?
- Non pas du tout.
La jeune femme le laissa entrer et referma la porte. Sa première chaussure à la main elle fila dans sa chambre et se posa au centre de la pièce.
- Réfléchit, où tu as mis cette chaussure…Chaussure, boite, boite…Heu placard… Placard à chaussure ! Stupide ! Dit-elle en se cognant la tête avec la paume de la main.
- J’aime beaucoup votre appartement ! Lança Sam.
- Merci !
- Vous êtes aussi doué pour la décoration visiblement.
- Pour être honnête. Dit-elle en arrivant avec ses deux chaussures aux pieds. C’est ma mère qui a fait la décoration… J’avais négligé cette partie, elle s’est fait un plaisir de mettre sa touche personnelle.
- Votre mère ne vit pas ici ?
- Non mes parents sont divorcés depuis très longtemps. Et vous, vous m’avez parlé de votre père mais pas de votre mère…
- Elle est morte quand j’étais encore bébé.
- Je suis désolé, ça doit être horrible de ne pas connaître sa mère.
- Assez oui… Où allons-nous ?
- C’est une surprise !
- Je n’aime pas beaucoup les surprises vous savez.
- Bon alors on va dire que vous ignorez où nous allons.
- Pourquoi tant de mystère ?
- Quoi les filles ne sont pas censées avoir une grande part de mystère ?
- Et bien en théorie si mais…
- Arrêtons de parler et mettons-nous en route, ainsi vous serez fixés !
- Très bien. Je suis garé juste en bas.
- Oh pas besoin de la voiture, c’est pas loin.

Ils sortirent de la maison et se mirent en route. La nuit venait tout juste de tomber et les rues étaient peu animées. Ils s’éloignaient un peu du centre ville, se dirigeant vers le grand parc naturel qui le soir accueillait différentes animations en différant endroits.
Ils entrèrent dans le parc, marchant entre les allées de fleurs et d’arbres centenaires. Ils s’arrêtèrent finalement à une petite cabane.

- Je ne vois toujours pas où vous m’emmenez !
- Vous n’allez pas tarder à comprendre.
Il y avait une sorte de vendeuse dans la cabane.
- Bonjour, pour deux s’il vous plaît !
La jeune femme derrière le comptoir leur donna un grand panier fermé avec une petite couverture posé dessus. Sam en galant homme qu’il était sortit immédiatement son porte-feuille, mais Sandra le prit de vitesse.
- C’est moi qui vous ai invités !
- Oui mais c’est ma surprise ! Ca vous fera une excuse pour me ré-inviter une autre fois…
- Très bien je n’insiste pas.
Il prit le panier et ils passèrent un petit portique.
- Un pique nique, je ne m’attendais pas à ça !
- C’est pas un simple pique nique…

En effet, il y avait un grand terrain dégagé au milieu du parc, où l’herbe était verte et parfaitement entretenu. Mais le must était l’écran géant sous de grands arbres qui diffusaient de vieux films, et des cartoons. Il y avait pas mal de monde, des couples, des jeunes, et des familles qui mangeaient tranquillement à la lueur de la lune ou de petites lampes.

- C’est incroyable !
- J’étais sûr que ça vous plairait !
- On a qu’à se mettre un peu plus loin pour discuter tranquillement.
- Ca me va !
Ils déplièrent la couverture et s’installèrent dessus. Sandra vida le panier à pique nique, il contenait un tas de bonne chose à manger. Des sandwichs, des fruits, des pâtisseries… Une bouteille de vin et des jus de fruits, et tout un tas d’autres choses. Il y avait aussi quelques bougies pour éclairer le tout.

- Pour être franc, je n’aurais jamais deviné où nous allions !
- A quoi pensiez-vous ?
- Je ne sais pas.
- Moi je sais…Vous pensiez que j’étais du genre à aimer les restaurants très chics, où il suffit de bouger le petit doigt pour avoir ce que l’on veut ?
- Heu…
Sam devait bien avouer que oui…
- J’ai fréquenté trop d’endroit comme ça toute mon enfance et je n’aime pas ça !
- Je suis désolé… C’est juste que…
- Je comprends. Ma famille étale son argent dans tous les sens…
- Mais pas vous. Vous n’êtes pas comme ça.
- L’argent à corrompu ma famille, il a détruit le lien le plus important de ma vie…C’est quelque chose de destructeur et je ne veux pas reproduire les même erreurs. Je veux simplement, profiter des bonnes choses, des choses simples… Comme un pique nique dans un parc avec un charmant garçon !
- Vous avez raison, ce sont les petits moments qui font les plus beaux souvenirs.
- C’est exactement ce que je voulais dire ! Ca et je meurs de faim…

Sam eût un rire amusé tout comme Sandra qui ouvrit les sandwichs emballés dans un film protecteur. Ils commencèrent à manger tout en discutant, ignorant le film qui passait sur le grand écran, un vieux film romantique en noir et blanc.

- … A ce moment là Dean était certain que son jeu était phénoménal…Il a parié tout ce qu’il nous restait !
- Et comment ça à finit ? Demanda la jeune femme curieuse.
- On est rentré sans rien sur le dos, à l’exception de nos chaussettes…Et encore parce que je l’ai arrêté sinon elles y passaient aussi !
Sandra eût un rire amusé.
- J’imagine très bien la scène, ça devait être un grand moment !
- Sur le coup j’étais assez fâché… Alors pour me venger j’ai étalé tous ses sous-vêtements sur sa voiture le lendemain !
- Il a pas du beaucoup apprécié non plus !
- Non, ça a été l’ouverture d’une belle partie de blagues aussi mauvaises les unes que les autres !
- Ca doit être super de s’entendre aussi bien avec son frère !
- Oh on est pas toujours d’accord, mais oui c’est vrai, il est vraiment chouette. Bon à votre tour, le souvenir le plus désastreux de votre vie ?
- Il y en a beaucoup… Mais le pire je crois… Je devais avoir une douzaine d’année, et je passais l’été chez ma mère. Tous les jeudi à cinq heures, elle avait l’habitude de recevoir toutes ses amies. Pour moi c’était le moment le plus ennuyeux de la semaine, alors j’avais décidé de partir en exploration. Je suis monté dans le grenier ce qui m’était totalement interdit ! Je fouillais dans les vieilles affaires de famille… Quand brusquement j’ai vu un rat énorme sortir de derrière des caisses. Je me suis mise à hurler de trouille et je suis monté sur un meuble en hauteur. Résultat des courses, j’y suis resté toute la nuit, incapable de bouger… Ma mère m’avait cherché partout, alors en plus de ma trouille j’ai eût le droit à une belle punition aussi !
- Toute la nuit juste à cause d’un rat ?
- J’étais petite et très impressionnable à l’époque ! Se défendit-elle sans grande conviction.

Plus le temps passait, et plus le parc se vidait. Les familles partaient coucher les enfants et les jeunes avaient soifs d’autres aventures. Le temps se rafraîchissait aussi peu à peu. Sandra sentit un frisson la parcourir quand une légère brise se leva. Quelle idée aussi de venir à un pique nique en robe…

- Vous avez froid ?
- Oui un peu.
Sam retira sa veste pour la lui donner.
- Vous allez attraper froid sans votre veste ! Je m’en voudrais de vous faire attraper un rhume.
- Et moi je vais culpabiliser si vous attrapez un rhume parce que je ne vous ai pas donné ma veste !
- Il doit y avoir un juste milieu !

Sandra se rapprocha de Sam et ils se couvrirent tous les deux de sa veste. Ils levèrent alors les yeux vers l’écran géant, regardant quelques passages du film qui était diffusé. Après de longues minutes Sam sentit la tête de la jeune femme se poser sur son épaule, cela ne les rapprocha qu’un peu plus, il passa alors son bras autour de sa taille, lui intimant de se couler complètement dans ses bras, ce qu’elle fit. Sa tête passa de son épaule au creux de son cou, son dos appuyé contre lui.

Ils appréciaient le moment et ne sentirent pas le besoin de dire quoi que ce soit. Au bout de quelques minutes cependant Sandra poussa un petit soupir.

- C’est moi ou ce film est vraiment nul ?
- Je n’osais pas le dire !
- C’est un film français je crois…
- Ils n’ont pas que des chefs d’œuvres alors !
- Non visiblement pas.
- Tu veux qu’on aille autre part ?
- Non je suis bien là. Elle leva la tête vers Sam. Pas toi ?
Il pencha la tête vers elle avec un petit sourire.
- Je ne bougerais pour rien au monde.
Sandra sentait son souffle sur ses lèvres, elles étaient si proches et lui semblaient si inaccessibles à la fois. Elle avait terriblement envie qu’il l’embrasse à ce moment précis, et comme s’il l’avait compris, c’est ce qu’il fit. Leurs lèvres s’apprécièrent, se goûtant. La main de Sam vînt se perdre sur sa joue, descendant doucement jusqu’à son cou.
Ils eurent du mal à arrêter de s’embrasser tant ils prenaient le temps de respirer entre deux baisers, se séparant quelques secondes avant de replonger. Leur étreinte était douce et passionnée à la fois, pleine de sentiment naissant.

Brusquement la sonnerie d’un téléphone portable retentit. Elle provenait de la veste de Sam. Gêné, le chasseur mit fin à leur étreinte.

- Excuse-moi.
Fouillant dans sa poche il décrocha.
- Allô ?
- J’en déduis puisque tu réponds que je n’interromps rien ! ? Soupira Dean à l’autre bout.
- Figure-toi que si… Qu’est-ce que tu veux ?
Sandra jeta un œil à Sam qui semblait un peu embêté. Mais Dean aurait pu avoir un problème, il ne pouvait pas, ne pas décrocher. Souriante elle déposa un baiser sur le coin de sa lèvre avant de se recaler contre lui.
- Désolé de vous déranger mais on a un petit problème avec le frère de ta chérie !
- Quel problème ?
- J’ai entendu sur le central de la police qu’il y avait eût une violente dispute entre le père et le fils ! Le fiston à ensuite volé la voiture de son père et est partit comme un fou… Les flics le cherchent, je crois que Wilson père s’en est prit une…
- C’est pas vrai… Ecoute je vais te rejoindre, il faut qu’on s’occupe de ça.
- Ouais, un fils en colère ça peut attirer l’esprit ou le truc qui s’est fait le grand-père.
- D’accord… Bon j’arrive.
- Ok.

Sam raccrocha et soupira en rangeant son portable. Sandra n’avait pas entendu ce que Dean avait dit, mais Sam oui.

- Tu dois y aller ?
- Je suis vraiment désolé.
- C’est rien ne t’inquiète pas, rien de grave au moins ?
- J’espère que non. Tu es sûr que ça ne te gêne pas ?
- Y a pas de problème.
- Je te raccompagne et je file.
- Ok !
Ils se levèrent et plièrent tout. Ils firent le chemin inverse main dans la main en direction de l’immeuble où elle avait son appartement. De l’autre côté de la rue Sandra s’arrêta et se tourna vers Sam.
- Me voilà à bon port.
- Je te raccompagne au moins jusqu’à ta porte !
- C’est juste de l’autre côté de la rue. Ca ne changera pas grand-chose !
- Très bien. Tu fais quoi demain ?
- Je serais à la boutique.
- Je pourrais passer te voir ?
- Bien sûr ! Tu seras même vivement attendu.
- D’accord, alors à demain.
- A demain.
Sam se pencha et déposa un baiser sur les lèvres de la jeune femme.
Sandra le regarda s’éloigner un peu puis commença à traverser la rue. Elle se rendit soudain compte qu’elle avait gardé sa veste sur ses épaules.

- Sam ! L’interpella-t-elle en s’arrêtant.
Le concerné à quelques mètres se retourna.
- Ta veste ! Cria-t-elle avec un sourire.
- Garde là, elle te va mieux qu’à moi !
Sandra eût un rire amusé et reprit sa route. Mais à peine avait-elle fait quelques pas, qu’elle entendit une voiture démarrer en trombe.
La jeune femme éblouit par les phares resta figé alors qu’elle lui fonçait dessus à toute vitesse.
- Sandra !
Elle entendit à peine la voix de Sam, seulement le vrombissement du moteur qui s’approchait d’elle dangereusement. Ayant un éclair de lucidité, elle se jeta d’un bond sur le trottoir, évitant de justesse la grosse voiture qui manqua de l’écraser.
Le cœur battant à mille à l’heure, elle se releva légèrement pour voir la voiture finir sa course avec violence dans le mur de l’immeuble d’en face.

Sam arriva à sa hauteur en courant, il s’accroupit près d’elle.

- Tu n’as rien ?
- Non, je crois que ça va.
- Reste ici d’accord ?
- Mais…
- Ne bouge pas, s’il te plaît.

Sam s’éloigna vers la voiture toujours en courant. Qui que ce soit, esprit ou humain il avait délibérément essayé d’écraser Sandra. Le conducteur en tout cas n’avait pas bougé de la voiture déformée par le violent impact de l’accident. Le chasseur arriva à sa hauteur et ouvrit la portière non sans difficulté.
Il s’arrêta, figé, en découvrant l’identité du conducteur.
Pierre.
Celui-ci était gravement blessé au visage et à l’abdomen, les yeux clos il ne bougeait pas. Sam avança sa main vers son pouls. Il battait faiblement.
Brusquement il ouvrit les yeux et regarda Sam.

- Je ne voulais pas… Je… J’arrivais pas à l’arrêter.
- Qui ?
- Il était… C’est lui qui me contrôlait… Est-ce qu’elle…Elle n’est pas…
Il avait du mal à articuler, il était bien amoché.
- Elle va bien, vous ne l’avez pas heurté.
- Je ne voulais pas… Des larmes roulèrent sur ses joues. Protégez-là… Il ne s’arrêtera pas avant de nous…Avoir tous eût. Protégez ma sœur…
- Vous avez ma parole !
- Dîtes lui… Dîtes lui… Que je…
Pierre se tût brusquement et sa tête roula sur le côté. Sam comprit que c’était la fin, et avança sa main vers ses yeux pour les fermer.
- Pierre ! ? Non !
Sam se tourna, Sandra se tenait derrière lui, une main sur son visage.
- Vient, vient ne reste pas là.
- Pierre, il n’est pas… Non !

Le chasseur prit la jeune femme dans ses bras, la faisant reculer du lieu de l’accident.

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:06

Chapitre 6 : Sam et le canapé inconfortable.

Dean frappa à la porte avec force. C’est Sam qui ouvrit à son frère bien qu’il n’était pas chez lui. L’aîné entra regardant autour de lui, ils étaient seuls. Même Sandra n’était pas là.

- La police vient de partir. On leur a dit que c’était un accident, mais…
- Qu’est-ce qui s’est passé ?
- Pierre a essayé d’écraser Sandra. Elle l’a évité mais il a finit dans le mur… Il s’est tué.
- Quoi ? Tu m’avais bien dit qu’ils ne s’aimaient pas mais de là à vouloir la tuer…
- Ce n’était pas lui. Avant de mourir il m’a dit qu’il ne se contrôlait pas et qu’il n’arrêterait pas tant qu’il ne les aurait pas tous eus.
- C’est qui il ?
- J’en sais rien. Il a pas eût le temps d’en dire plus.
- Bon sang, cette histoire ne me plaît pas du tout Sam. Si on veut pouvoir faire quelque chose il va falloir que la petite famille se mette à table !
- Tu as une idée de par qui on peut commencer ?
- Où est ta copine ?
- Sandra ? Non elle ne sait rien, et puis elle a été assez secouée pour ce soir.
- Peut être qu’elle te mène en bateau cette fille !
- Non, je suis sûr que non.
- Bonsoir ! Lança une voix féminine.
Les deux garçons se retournèrent, Sandra était debout près de la chambre de sa porte.
- Heu… Salut !
- Sandra, je te présente Dean. Dean voilà Sandra.
- Toutes mes condoléances pour votre frère.
- C’est gentil. Sam tu n’es pas obligé de rester là tu sais, ça va maintenant.
- Non non, je n’irais nulle part ce soir en tout cas. Pas tant que tu ne seras pas en sécurité.
- Pourquoi je ne le serais pas ?
- Votre grand-père, ensuite votre frère… Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond dans votre famille.
- Tu penses pareil Sam ?
- Oui… Avoua le chasseur.
- D’accord, et d’après vous qu’est-ce que c’est ?
- A vous de nous le dire !
- Je n’en sais rien du tout… Je comprends pas… Ma famille n’est pas exemplaire mais de là à… Ca n’a aucun sens.

On frappa de nouveau à la porte les surprenant tous les trois. Ils se regardèrent quelques secondes puis Sandra marcha vers la porte pour ouvrir. Sam et Dean se tenaient derrière elle, juste au cas ou. Mais en général les esprits ne frappaient pas aux portes !
Robert Wilson se trouvait derrière celle-ci, le visage grave. Sa joue était marquée d’un gros bleu, dû certainement à la dispute entre les deux hommes plus tôt.

- Sandra… Tu n’as rien ? Je suis tellement soulagé.
L’homme s’avança pour prendre sa fille dans les bras. Sandra se laissa faire sans toute fois répondre à son étreinte.
- Je peux entrer, il faut que je te parle.
- Pas longtemps.
Elle se poussa pour le laisser entrer. Celui-ci fut surpris de trouver Sam et Dean chez sa fille.
- Qui êtes-vous ?
- Des amis… Qu’est-ce que tu voulais me dire ?
- C’est personnel !
- Tu peux parler devant eux.
- Non, ça ne concerne que la famille.
- Parce que j’en fais partie maintenant ?
- Je t’en prie.
- On va aller refaire du café… Tu viens Dean ?
Sam attrapa son frère par le bras, le tirant vers la cuisine. En passant près de Sandra il s’arrêta.
- Je suis à côté si tu as besoin.
- Merci.

Les deux hommes s’éloignèrent. Sandra croisa les bras et regarda son père longuement.

- C’est ton petit ami ce garçon ? Ton frère m’a dit que tu voyais quelqu’un.
- Tu n’es pas là pour ça… Alors dis ce que tu as à dire.
- Je voulais m’excuser.
- Pourquoi ?
- J’ai vraiment été en dessous de tout… Et je n’ai pas su protéger mes enfants. Aujourd’hui je n’ai plus que toi…
Il avait les larmes aux yeux.
- Qu’est-ce qui se passe ?
- Je ne peux pas tout te dire pour l’instant. Mais je vais régler le problème.
- C'est-à-dire ?
- Pardon mais il vaut mieux que tu ne saches rien.
- Comme d’habitude.
- Je t’expliquerais tout plus tard. Je t’aime Sandra.
Robert tourna les talons, se dirigeant vers la porte.
- Papa ! ?
Il s’arrêta.
- Je ne veux pas te perdre toi aussi.

Il ne répondit pas et sortit de l’appartement. Sandra s’assit sur le rebord du canapé avec un soupir, tout ça commençait à lui peser…

Le lendemain.

Rien de tel pour oublier que de s’occuper l’esprit. Sandra penchée sur sa table de dessin, gribouillait son esquisse de robe de marié sans succès. L’ouvrage était à côté d’elle, sur un portant. Il n’y avait pour le moment que quelques pièces assemblées avec des aiguilles. Et ça n’avançait pas…

- Tu sais que tu n’es vraiment, vraiment, vraiment pas obligé de rester…
Elle posa les yeux sur Sam qui assis sur un tabouret la regardait travailler.
- Ca ne me gêne pas.
- Et ton travail ?
- Ca peut attendre.
- Oui mais moi tu me déconcentres, je n’arrive pas à travailler en te sachant là.
- Fait comme si je n’étais pas là…
- Ca c’est impossible.
- Pourquoi ?
- Parce que mon atelier ne sent pas aussi bon quand tu n’es pas là !
Sam eût un rire amusé.
- Je reconnais que là, je n’y peux rien.
- Ecoutes, tu as passé la nuit sur mon canapé inconfortable et maintenant tu es obligé de rester ici avec moi…
- C’est pas une obligation, j’aime passer du temps avec toi. Mais si tu en as marre de me voir, je peux demander à Dean de passer…
- Bien sûr que non. J’aime t’avoir avec moi… Je ne veux juste pas que ça devienne une corvée.
- Ca n’en est pas une ! Je te le promets !
- Très bien…
- En revanche pour ton canapé inconfortable tu as raison. Dit-il en se massant la nuque.

Sandra se leva et passa derrière Sam avec un sourire. Elle posa ses mains sur ses épaules et commença à le masser doucement.

- Voyons si je peux y faire quelque chose…
Sam apprécia le massage fermant les yeux.
- Tu as des mains de fée.
- Ca fait du bien ?
- Oh oui… !
Sandra aussi appréciait le moment, il était tout en muscle, sans que ce soit « trop » flagrant à la fois. Il avait une musculature fine et naturelle. Elle aimait sa carrure, ça la rassurait même si du haut de son petit mètre soixante elle lui arrivait seulement aux épaules quand ils étaient debout.
Elle s’arrêta brusquement et posa sa tête sur son épaule. Il n’eût pas besoin de la voir pour deviner qu’elle pleurait ou du moins qu’elle en avait envie.
Il se retourna et posa les mains sur sa taille.
- Hé… Je sais que c’est difficile pour toi… Tu as le droit de craquer.
- Je sais.
Pourtant les larmes ne coulaient pas même si elles étaient là.
- J’ai beau me dire qu’il a essayé de me tuer, j’arrête pas de penser à Pierre…
- C’est normal. C’était ton frère malgré tout. Et c’est horrible tout ce qu’il s’est passé.
- J’arrive pas à croire qu’il est pu faire ça… Je sais qu’on ne s’entendait pas mais il aurait jamais fait ça. Et pourtant… C’est le cas.
- Il y a forcément une explication et on la trouvera fais-moi confiance.
- Je suis tellement contente que tu sois là. De t’avoir rencontré.
Sam déposa un baiser sur son front. Sandra ferma les yeux à son tour alors que quelques larmes coulaient sur ses joues. Le chasseur les essuya tendrement alors qu’elle ouvrait de nouveau les yeux. Sandra passa ses bras autour de son cou et l’embrassa tendrement.
- Hum hum…

Ils se séparèrent alors qu’Abigail entrait dans l’atelier.

- Sandra ta maman au téléphone.
- Oh…J’y vais. Merci !
La jeune femme prit le téléphone et descendit pour être plus tranquille. Abby marcha doucement vers Sam, les mains croisés.

- Ma nièce vous aime beaucoup.
- C’est réciproque.
- C’est une jeune femme fragile et très gentille. J’espère que vous n’avez pas l’intention de jouer avec elle… Trop de gens se le permettent déjà.
- Non madame, ce n’est pas mon intention.
- Je l’espère. Parce que sinon vous aurez à faire à moi personnellement.
- Oui madame.
- Vous pouvez m’appeler Abigail, je ne suis pas si vieille pour avoir du « madame ! »
- Très bien c’est noté. Abigail… Je peux vous poser une question ?
- Allez-y !
- J’essai de comprendre ce qu’il se passe dans cette famille. Quelqu’un ou…Quelque chose en veut aux Wilson.
- Pourquoi avez-vous utilisé les mots… Quelque chose ?
Sam tiqua légèrement à cette dernière question. Il avait l’impression d’être sur la voie…
- Vous savez quelque chose ?
- Je n’ai pas dit ça.
- Abigail, je vous en prie… La vie de Sandra est peut être en jeu.
La dame d’un certain âge prit place sur le tabouret qu’occupait sa nièce quelques minutes plus tôt.
- Ma sœur… La femme de Robert est partit il y a dix ans de cela. Elle a quitté son mari du jour au lendemain, la peur au ventre.
- Pourquoi ?
- Elle m’a dit…Qu’elle avait vu quelque chose la veille de son départ. Quelque chose de terrifiant.
- De quel genre ?
- Elle ne l’a pas dit… Mais elle a qualifié cela de « chose. » Et cela lui a fait vraiment très peur. Elle a voulut partir avec ses enfants, mais Robert s’y est opposé. Finalement elle n’a réussit qu’à emmener Sandra, et pas longtemps.
- Cette chose vous avez une idée de ce que c’est ?
- Non… Mais ça lui a fait peur au point de quitter son époux. Alors j’imagine que ce n’est pas rien.
- J’aimerais vraiment trouver ce que c’est…
- Vous demanderez à Marjorie quand elle sera là !

En bas.

- Tu ne peux pas ne pas venir ! ?
- Je n’ai pas l’intention de remettre les pieds dans cette ville…Elle n’apporte que des malheurs.
- Tu es venu pour grand-père !
- Il n’ait pas question d’enterrer Pierre là-bas, je me suis occupé de faire rapatrier le corps ici !
- Maman…
- Je veux mon fils près de moi ! C’est mon droit de mère…
- Bien sûr, tu as raison.
- Je veux que tu viennes t’installer à la maison, quitte cette ville…
- Je ne peux pas.
- Pourquoi ! ? A cause de ton père ? Tu trouves qu’il n’en a pas assez fait comme ça ?
- Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Rien… Rien du tout.
- Pourquoi passez-vous tous votre temps à mentir et dissimuler des choses, c’est une sorte de pacte que tu as fait avec papa ou quoi ?
- Ca tu peux le dire…
- Maman, soit plus claire.
- Tes grands-parents, et ton père… Ont quelque chose de vraiment horrible sur la conscience. Chaque famille à un squelette dans le placard, mais eux… Se sont des monstres.
- Quoi ? Qui…Comment… ?
- Je t’en ai déjà trop dit. Demande à ton père… Lui il sait.
- Maman… !
- Je dois te laisser, je suis terriblement fatigué. Si tu décides de venir tu seras la bienvenue.
- Maman ? !
Marjorie avait déjà raccroché. Sandra jeta le téléphone de rage contre le mur… Ces secrets avaient assez duré ! Prenant les clefs de sa voiture sur le comptoir elle sortit de la boutique à toute allure et monta dans sa petite citadine. Elle démarra en trombe et appuya sur l’accélérateur, direction la maison familiale.

Sandra réalisait qu’elle roulait trop vite, qu’elle était furieuse, et qu’en plus elle était partie comme une voleuse… Mais elle était à bout. Elle voulait la vérité, et ferait en sorte de l’avoir.
Elle gara sa voiture brusquement dans l’allée, faisant crisser les pneus sur les graviers. Elle descendit et claqua la portière, elle se fichait de l’effet de surprise… Certaine de sa détermination.
La jeune femme entra dans la maison silencieuse et chercha quelqu’un des yeux.

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:08

Chapitre 7 : Douloureuses vérités.

Elle trouva sa grand-mère dans le salon, assise devant un petit bureau. L’horloge immense contre le mur semblait combler tout le silence de la pièce. Sandra poussa un soupir en s’avançant vers la vieille femme.

- Ton père n’est pas là. Dit-elle sans même se retourner.
- Alors c’est toi qui répondras à mes questions !
La jeune femme avait dit ça d’un ton ferme et déterminé.
- Je te demande pardon ?
- Maman m’a tout dit.
La doyenne Wilson se retourna et se leva faisant face à sa petite fille.
- Qu’est-ce qu’elle t’a dit ?
- Le secret de cette famille… Il y a eût un mort…Et c’est votre faute.
- Tu ne sais rien.
- Je veux tout savoir, maintenant !
- Je t’interdis de me parler sur ce ton.
- Il y a déjà eût deux morts grand-mère… Ce n’est plus le moment de prendre des pincettes.
- Tu te trompes.
- Tu crois ?
- Il n’y a pas eût deux morts, mais trois.
- De quoi tu parles ?
- Es-tu consciente de ce à quoi tu t’exposes si je te dis tout ?
- A la vérité…
- Très bien, suis-moi.

Sandra suivit sa grand-mère qui se dirigeait vers le jardin derrière la maison. Ils avaient un grand terrain qui empiétait sur la forêt avoisinante. Elles s’enfoncèrent dans celle-ci, marchant de longues minutes entre les arbres et les bosquets. La végétation était dense à cette époque de l’année, alors la jeune femme suivait sans se poser de questions, ne sachant pas vraiment où elle allait.
Brusquement elles s’arrêtèrent devant un grand chêne où il y avait des inscriptions de gravé, et un prénom… Henry.

- Qui est Henry ?
- Le troisième mort.
- Qui était-ce ?
- Mon père… Ton arrière-grand-père.
- Mais il est enterré au caveau familial…Et il ne s’appelait pas Henry.
- Non, et ce n’était pas mon père non plus. Seulement le mari de ma mère…Elle était enceinte quand elle l’a épousé. Henry lui était célibataire, jeune et très riche. Mais il ne voulait pas se marier, alors reconnaître un enfant…
- Vous l’avez tué pour sa fortune ?
- Il me le devait ! Tu n’imagines pas l’enfance que j’ai eût…
- Quel genre de monstre es-tu ? Demanda la jeune femme interloquée.
- Tu en as profité comme nous tous… Tu n’es pas mieux que nous !
- Tu me dégoûtes…
- Ton grand-père c’est lui qui l’a fait !
- Mais c’est toi l’investigatrice de tout ça !
- Je t’interdis de nous juger…
- Pierre était au courant ?
- Il l’a découvert par hasard. Ton père lui était présent…
- Vous avez gardé le secret pendant toutes ces années… Tout ce que tu possèdes tu ne le mérite pas ! Tu n’as rien fait pour les mériter, tu es une meurtrière ! S’emporta la jeune femme.
La doyenne de la famille abattit une gifle retentissante sur la joue de sa petite fille.
- Je t’interdis…

Sandra recula de quelques pas, le souffle court. Elle en avait la nausée… Tournant les talons elle repartit sur ses pas en courant. Elle ignorait quel était le chemin mais elle n’avait plus qu’une idée en tête c’était de repartir. Elle fit un long détour mais arriva finalement dans le jardin qu’elle traversa toujours en courant. Elle fit le tour, ne passant pas par la maison et remonta en voiture.
Elle se rendit compte que ses mains tremblaient quand elle essaya de glisser la clef dans le contact. Quand elle y arriva, elle fit un demi-tour rapide et roula aussi vite qu’à l’allée…

Quand elle arriva en centre ville, elle gara sa voiture devant son immeuble et monta à toute vitesse. Elle entra dans le petit appartement et prit soin de tout bien refermer avant de s’écrouler en larmes contre la porte. Tout ce qu’elle avait toujours connu, toute sa vie, sa famille… Son enfance, était construit sur la tombe d’un homme assassiné sauvagement par les siens. Et elle autant que tous les autres en avaient profités…
Sandra se laissa glisser jusque par terre, secoué par de brusques sanglots de honte et de colère. Elle ne pouvait s’empêcher de penser que tout ça c’était mérité… Sa famille méritait d’être maudite !
Serrant la moquette entre ses doigts pour s’empêcher de hurler… Elle essaya de se calmer. Mais il n’y avait rien à faire. Tout ce qui l’entourait, cette moquette, ces meubles… Tout ça, venait de là…Il ne fallait pas se voiler la face, si elle avait une vie si sereine ce n’était pas seulement grâce à son boulot de vendeuse !

Se levant avec difficulté elle approcha le premier meuble à sa portée, la table basse. Sur celui-ci était posé un vase que sa grand-mère lui avait offert pour sa crémaillère. Il fut sa première victime car bientôt tout ce qui venait de chez ses grand-parents, qu’on lui avait offert ou qu’elle s’était offert grâce à l’argent de sa famille finit en morceau ou en lambeau sur le sol.
Elle n’épargna aucune pièce, jusqu’à sa chambre…Ils y passèrent tous, même les bijoux qu’elle adorait finirent dans le feu de la cheminée…

Quand elle fut épuisée et soulagée, elle se laissa tomber sur le canapé et s’allongea, toujours en pleurant…

********

Sam tournait en rond dans la chambre comme un lion en cage. Il s’en voulait de l’avoir laissé partir, de ne pas avoir pu la trouver après ça ! Il avait essayé chez elle d’abord puis à la maison et de nouveau à la boutique. Il avait laissé pleins de messages sur son portable, mais elle n’avait pas rappelé.

- Dépêche-toi Dean, on devrait déjà être partit !
- Relax mec on y va ! Juste le temps de prendre quelques armes.
- S’il lui est arrivé quelque chose je ne me le pardonnerais jamais.
- Elle ne doit pas être bien loin !
Sam prit les clefs de la Chevrolet et sortit de la chambre, son frère sur les talons.
- Donne-moi les clefs je conduis !
- Pourquoi ? Je peux très bien…
- A cran comme tu es sûrement pas ! Les clefs !
Le cadet donna les clefs à son frère aîné et ils grimpèrent en voiture.
- Où est-ce qu’on va en premier ?
- Chez elle, elle est peut être rentré.
- Ok…

Sandra se releva, elle avait mal à la tête d’avoir trop pleuré. Les larmes s’étaient taris et c’est seulement maintenant qu’elle apprécia l’étendu des dégâts. Elle n’y était pas allée de main morte, mais elle ne regrettait pas…Et le referait, si c’était à refaire. Se levant du canapé elle joncha les « restes » de ses objets et mobiliers pour se rendre à la salle de bain. Elle avait besoin d’une bonne douche brûlante pour se détendre.
Une fois sous le jet d’eau chaude il lui sembla qu’elle effaçait les traces de larmes sur son visage. Mais la douleur, et le sentiment de trahison en quelque sorte ne voulait pas s’en aller lui. Ca prendrait beaucoup plus de temps que ça… Des années, ou peut être l’éternité.
La jeune femme profitait de ce moment de détente, loin de s’imaginer à quel point on avait pu s’inquiéter pour elle… Elle sursauta brusquement quand elle entendit sa porte d’entré s’ouvrir avec un léger bruit. Elle arrêta tout de suite l’eau de la douche et se figea…

Le cœur de Sam manquait un battement à chaque fois qu’il imaginait une hypothèse, expliquant l’état de l’appartement de Sandra. Un vrai carnage…
Il regardait tout autour de lui, inquiet d’apercevoir la moindre goutte de sang sur le sol. Il avait à peine la force de dépasser le salon.
Dean avait sortit son arme, ils devaient s’attendre à tout… Et surtout au pire.

- Pas de conclusion hâtive ! Lança Dean à son frère.
Un bruit retentit depuis le couloir. Sam sortit son arme à son tour et fit signe à son frère de le suivre…

Sandra avait enroulé une serviette autour d’elle, ses cheveux dégoulinants sur ses épaules encore humides. Elle descendit de la baignoire et regarda autour d’elle, cherchant une quelconque arme pour se défendre. Elle entendait des bruits de pas qui provenait de son salon maintenant.
Le cœur battant la chamade, elle entrouvrit la porte qui donnait sur le petit couloir… Elle avisa une barre en fer, tombé d’un pied de tabouret qui avait finit en miette.
En le prenant, elle du repousser les débris d’une lampe qui firent un léger bruit de verre cassé… Elle avança jusqu’à la limite du couloir, à l’angle avant le salon. Sandra avait l’impression de respirer trop fort mais elle faisait comme elle pouvait, son cœur battait à tout rompre.

Elle vit l’ombre d’un homme s’apprêtant à la découvrir. Serrant son arme elle frappa aussi fort qu’elle put, tout en fermant les yeux ce qui en soit n’était pas très pratique. Elle sentit qu’elle atteignait sa cible, et qu’on la désarmait en même temps, surprise, elle poussa un cri… Et rouvrit les yeux, alors qu’on la plaquait contre le mur du salon.

- Sandra ! ?
La jeune femme reconnut Dean qui la maintenait contre le mur, une arme braqué sur elle. S’il était là alors c’est qu’elle avait frappé Sam…
- Tu peux me lâcher s’il te plaît ? Demanda-t-elle à l’aîné des frères.
Dean la lâcha, et elle rattrapa sa serviette qui était à deux doigts de tomber. Celui-ci haussa les sourcils avec un sourire intéressé quand il la vie faire. Se dirigeant vers Sam elle s’inquiéta de savoir comment allait sa tête, elle avait frappé fort.
- Je suis tellement désolé, vous m’avez fichu la trouille.
Le chasseur était toujours à terre, la main sur son front d’où un peu de sang coulait.
- Je ne savais pas que tu pouvais frapper aussi fort !
- Il faut toujours se méfier des plus petits… Laisse-moi voir.
Sam retira sa main, et Sandra jeta un œil à sa blessure. Il y avait une petite plaie mais elle n’était pas profonde. Le chasseur assit et elle penché vers lui, la vue était plutôt sympathique et il ne s’en priva pas… Elle le remarqua d’ailleurs quand elle baissa les yeux vers lui.
- Oui je vois… Ca à l’air d’aller déjà mieux !
Sam lui fit un sourire gêné et se releva. Elle lui désigna le canapé vers lequel il se dirigea.
- Qu’est-ce qui s’est passé ici ? Demanda Dean.
- Heu… Il fallait revoir la déco. Répondit Sandra un peu gênée.
- Plutôt efficace !
Elle s’éloigna vers la salle de bain, elle en profita pour enfiler un vrai peignoir. Elle prit la pharmacie au passage aussi. En revenant, elle trouva Dean assit sur la table basse en face de son frère.
- Qu’est-ce que vous faites ici ?
- On était inquiet pour toi tu as disparu je te rappelle !
- Oh… C’est vrai. Je suis désolé, je ne voulais pas que tu t’inquiètes.
- Je le suis en voyant ton appartement.
- C’est rien… Je t’expliquerais.
- Tu vas bien ?
- On ne peut pas vraiment dire ça… Mais c’est une longue histoire.
Elle désinfecta la petite plaie sur son front et apposa un pansement.
- Bon…Je crois que je suis un peu de trop là… Alors je vais rentrer.
- Merci d’être venu ! Lança-t-elle à Dean avec un léger sourire.
- Mais de rien… A plus les amoureux.

Dean quitta l’appartement les laissant seuls. Il y eût un petit moment de silence entre eux…
- Pas trop mal à la tête ?
- J’en ai vu d’autres.
- Tant mieux. Je veux dire que tu n’es pas trop mal pas que…
Elle prit sa tête entre ses mains.
- Je casse tout ce que je touche aujourd’hui. Tu ferais mieux d’y aller avant que ce ne soit pire.
- Où est-ce que tu es partit tout à l’heure… ?
- Je ne peux pas te le dire. Pas pour le moment en tout cas…
Elle avait baissé les yeux tristement.
- D’accord… Je comprends. Mais si tu sais quoi que ce soit qui pourrait avoir un rapport avec ton frère ou…
- Non, ça n’a rien à voir.
- Si tu as envie d’en parler… Je suis là.
- Tu es un ange. Mais je dois gérer ça par moi-même.
- Ok… Tu as l’air fatigué.
- Oui un peu.
- Tu veux que je reste cette nuit ? Ca ne me dérange pas d’affronter encore une fois ton canapé !
- Je me sentirais plus en sécurité si tu étais près de moi.
- D’accord… Je reste alors.
- Non je voulais dire… Près de moi, dans ma chambre. J’ai envie de dormir dans tes bras…
Sam acquiesça doucement et Sandra se blottit contre lui.

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:10

Chapitre 8 : Réconfort.

Ils étaient tous les deux allongés dans son grand lit, dans sa chambre. Tournés tous les deux sur le côté, la main de Sam était posé autour de sa taille. La jeune femme sentait son souffle régulier contre sa nuque. Voilà un moment qu’il s’était endormit, mais elle n’avait toujours pas fermé l’œil, elle en était incapable. Elle repensait à ce que sa grand-mère lui avait dit, ce que sa famille avait fait…
Ils avaient tué un homme pour s’enrichir et avaient caché sa dépouille à quelques mètres à peine de la maison familiale, celle qui les avait vu tous grandir. Et dire qu’elle jouait dans ce jardin depuis toute petite…C’était monstrueux.
Elle comprenait maintenant le comportement de Pierre, sa rage intérieure… Elle sentait la même grandir en elle. Tellement de colère, et de honte.

Repoussant doucement le bras de Sam, Sandra se releva et posa les pieds par terre. Puisqu’elle n’arrivait pas à dormir, il fallait qu’elle prenne un peu l’air. Marchant jusqu’à la fenêtre, elle l’ouvrit juste un peu et s’assit sur le rebord. L’air était frais et vivifiant, cela lui faisait du bien.

- Tu ne dors pas ? Demanda une voix endormie provenant de son lit.
Sandra tourna la tête vers Sam et referma la fenêtre fautive.
- Je t’ai réveillé ?
Il secoua négativement la tête, se relevant à son tour. La jeune femme revint vers le lit et reprit sa place.
- Rendors-toi, ça va ne t’inquiète pas.
Elle posa un baiser sur ses lèvres et lui fit un petit sourire.
- Vient là…

Il l’attira contre lui, l’embrassant de nouveau avec un peu plus de passion. Sandra répondit à son baiser avant de s’écarter un peu de lui, le regardant dans les yeux. Ils se jaugèrent quelques secondes, ils lisaient le même désir dans leurs yeux. La jeune femme prit brusquement le visage de Sam entre ses mains et l’embrassa de nouveau avec beaucoup plus de passion cette fois.
Le chasseur attrapa alors sa compagne par la taille, et la fit basculer sur le lit, l’entraînant de tout son poids sur le matelas où elle se retrouva délicieusement plaqué. Leurs mains se délièrent alors, parcourant des chemins encore inexplorés, partant à la découverte de nouvelles sensations. Peu à peu un tas de vêtement s’amoncela au pied du lit, et des soupirs s’élevèrent…Un flot de passion et de sentiment passa entre eux durant cette première nuit d’amour. Ils s’aimèrent, unis par un désir commun et une forte tendresse. Ils finirent alors simplement par s’endormir, blottit l’un contre l’autre… Comme deux nouveaux amants.
Le téléphone sonnait depuis presque deux minutes maintenant. Sandra finit par ouvrir les yeux et poussa un long soupir. Elle se retourna dans le lit, se blottissant contre Sam qui émergeait doucement à son tour.

- Ce n’est pas mon téléphone ! Lui indiqua-t-elle.
- Je ne sais pas où est mon portable.
- Dans ton pantalon, au pied du lit…
- J’ai pas la force de me lever.
Sandra eût un petit rire amusé. Elle se releva, se couvrant pudiquement avec le drap et attrapa son jean au pied du lit. Elle fouilla dans sa poche et sortit le téléphone qui sonnait toujours.
- Merci ! Répondit Sam en décrochant finalement.
- Ah ben enfin… Tu as une idée de l’heure qu’il est feignasse ?
- Non pas la moindre.
- Oh la nuit a été courte… ? !
Sam ne répondit pas puis soupira un peu.
- Ne mens pas, tu as la voix d’un mec satisfait !
- Quoi ? Dean…
- Espèce de petit veinard, tu m’étonneras toujours !
- Dean, qu’est-ce que tu veux ?
- Tu sais qu’il y en a qui ont passé la nuit à se morfondre tout seul ! Je veux tous les détails.
- Tu peux toujours rêver.
Sandra qui était toujours assise à côté de Sam l’enjamba pour sortir du lit, droit vers la porte. Le jeune homme posa une main sur sa taille quand elle passa au-dessus de lui et d’un geste brusque la fit tomber dans ses bras. Il n’était pas prêt de la laisser partir comme ça. La jeune femme eût un rire amusé alors qu’il déposait un baiser sur son épaule.
- J’espère que vous êtes pas en train de faire des trucs cochons pendant qu’on parle ? Demanda Dean.
- Pas encore… Alors…
- J’ai compris, je dérange. J’ai une chance de te voir avant ce soir, où tu penses que tu seras trop occupé ?
- Pourquoi tu as du neuf ?
- Niet.
- Alors on se rappelle, bonne journée Dean.
Sam raccrocha, ne laissant pas à son frère le loisir de répondre. Il jeta ensuite le téléphone plus loin.
- C’était Dean ?
- Oui !
- Il m’en veut parce que je retiens son frère en otage ?
- Non il est en manque. Et il est jaloux !
- En manque de quoi ?
Le chasseur eût un petit rire amusé.
- Ah d’accord, j’ai compris… Le pauvre.
- Avec tout ça je crois que je n’ai même pas eût le temps de te dire bonjour !
- C’est vrai ça…Bonjour, bien dormit ?
Ils s’embrassèrent.
- Très bien dormit. Un petit déjeuner ça te dit ?
- Je meurs de faim !
- Bon reste là, j’y vais.
- Non c’est moi qui y vais, et je t’interdis de discuter. Objecta le chasseur.
- Très bien.

Sam attrapa son caleçon et son jean qu’il enfila, ainsi que son tee-shirt. Sandra le regarda s’éloigner avec un petit soupir d’aise puis attrapa son peignoir pour l’enfiler. Au même moment, la sonnette de la porte d’entré retentit.

- J’y vais ! S’écria Sandra en sortant de la chambre.
Elle traversa le couloir et le salon, évitant les débris qui jonchaient toujours les pièces. Elle ouvrit la porte, se demandant qui pouvait bien passer à son appartement.
- Sandra, il faut que je parle…
La jeune femme sentit la moutarde lui monter au nez en voyant son père. Elle n’arrivait pas à croire qu’il osait se présenter chez elle après qu’elle sache enfin la vérité. Ne voulant pas ni l’écouter, ni se disputer elle referma la porte aussi sec.
Il s’acharna sur celle-ci, frappant encore.
- Sandra je t’en prie, ouvre ! Je vais tout t’expliquer… Sandra, je t’en supplie, ouvre cette porte.
Elle vit Sam apparaître dans le salon, il avait du entendre le vacarme.
Toujours appuyé contre la porte, elle ne céda pas.
- Sandra ! Tu es tout ce qu’il me reste… Il pleurait presque derrière la porte. Laisse-moi t’expliquer ! Tu ne peux pas me laisser toi aussi, je vais devenir fou ! Sandra !

Elle essayait de tenir bon et finit par mettre le verrou à la porte avant de se diriger vers Sam. Celui-ci la regardait avec de grands yeux inquiets.
- Je ne veux plus lui parler. Se justifia-t-elle.
- Qu’est-ce qu’il t’a fait ?
- Ce que je ne pourrais jamais lui pardonner. Je vais prendre une douche.
Sandra monta sur la pointe des pieds et déposa un baiser sur la joue de Sam.

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:11

Chapitre 9 : Mensonges.

Dans la salle de bain la jeune femme retira le peignoir qu’elle avait enfilé et entra dans la douche, refermant la porte en verre derrière elle. Elle ouvrit le jet d’eau chaude et régla l’eau pour que ce ne soit pas trop chaud. Elle se glissa ensuite dessous et ferma les yeux quelques secondes, elle avait besoin de se détendre. Sandra repensa à son père et au reste de la famille Wilson. Ils n’étaient plus très nombreux, et qui sait encore ce qu’il pouvait bien arriver. La buée avait envahit la cabine, l’eau chaude faisait beaucoup de vapeur.

Elle sentit brusquement l’eau s’accumuler à ses pieds au lieu d’être évacué comme d’habitude. Elle bougea un peu, elle avait peut être bien mit le pied sur l’évacuation ou quelque chose était tombé… Elle passa le pied sur le bouchon pour en être sûr, il n’avait pas l’air bouché ! ? L’eau continuait de s’accumuler, elle arrivait maintenant à ses genoux… L’eau ne pouvait pas monter aussi vite, s’était impossible ! Se retournant elle prit les robinets pour les fermer mais au lieu de stopper l’eau celle-ci coula de plus belle. Sandra recula contre le mur, l’eau était à sa taille…Il y avait de gros bouillons, comme si l’eau venait d’en dessous et pas d’au-dessus.
Brusquement elle entendit une voix…

- A ton tour de payer…

Sandra avança vers la vitre et essaya d’ouvrir la porte sans succès. Elle passa sa main sur le carreau pour enlever la buée et aperçut une silhouette derrière la vitre. La jeune femme se figea consciente que l’eau continuait de monter… Dans la pièce se trouvait un petit garçon, il devait avoir une dizaine d’année… Et à côté de lui un homme lui tenait la main, il était habillé comme à l’ancien temps. Ils avaient tous les deux le visage blafard, des cernes noires très profonde autour des yeux…
- C’est à son tour de payer pour ce qu’elle nous a fait. Continua l’enfant.
Sandra sentit un sanglot la submerger, et elle réalisa qu’elle avait de l’eau presque jusqu’au cou… Quand elle les vit disparaître elle recommença à tenter d’ouvrir la porte sans succès.
- Sam ! Hurla-t-elle en frappant au carreau. SAAAM !

Sandra nageait maintenant pour être au-dessus de l’eau. Elle sentit quelque chose s’enrouler autour de sa jambe et se sentit cloué au fond de la douche…L’eau avait cessé de monter mais c’était suffisant pour la noyer. La jeune femme se débattit mais sentit ses forces diminuer et l’eau entrer dans ses poumons… Brusquement elle entendit un grand fracas et l’eau s’évacua de la douche d’un seul coup l’entraînant comme si elle n’était qu’une plume. Elle sentit une vive douleur sur sa cuisse, avant de finir sa course sur la moquette détrempée de sa salle de bain.

Presque aussitôt deux bras la soulevèrent, l’emmitouflant dans une grande serviette et la soulevant de terre. Sandra recracha l’eau qui étaient dans ses poumons et reprit difficilement le contrôle de sa respiration.

- Ca va aller, c’est fini.
- Sam…Je les ais vus…
- Qu’est-ce que tu as vu ?
- Les fantômes…
***********

Sam s’arrêta devant le motel, garant la petite voiture de Sandra devant leur chambre. La jeune femme descendit de voiture, suivit de près par Sam. Elle boitait un peu, un éclat de verre lui ayant laissé une petite estafilade le long de la cuisse, mais ce n’était rien face à ce qu’elle avait évité.

- Tu seras plus en sécurité qu’à ton appartement.
- Ca ne va pas déranger Dean ?
- Non ne t’inquiète pas.
- Sam… Mon père aussi est en danger, et ma grand-mère…
- Je sais, on va s’occuper de ça aussi.
- Comment ?
- Fais-moi confiance.
- Je te fais confiance.
Sam acquiesça et ils entrèrent dans la chambre.
- Hé… Voilà nos deux amoureux ! Commenta Dean en les voyant apparaître.
- Salut Dean. Lança Sandra.
- Vous en faites des têtes tous les deux… Qu’est-ce qui cloche ?
- Ma douche a essayé de me tuer.
Dean qui était assis sur son lit se releva en fronçant les sourcils.
- Et ça va ?
- Oui… Enfin je crois.

Ils s’assirent tous les trois les uns en face des autres, Sam à côté de Sandra, Dean en face d’eux.
- Je les ai vu tous les deux comme je vous vois. C’était très étrange.
- Ils ont dit quelque chose ?
- Que c’était à mon tour de payer pour ce qui leur est arrivé.
- Payer pour quoi ?
La jeune femme soupira.
- Pour la famille.
- Tu sais quelque chose de ces personnes ?
- Seulement au sujet de l’un d’eux. Il s’appelait Henry… C’était le vrai père de ma grand-mère va-t-on dire, car sa mère ne c’est pas marié avec lui. Henry était riche… Il aimait les femmes… Mais ne voulait pas entendre parler d’un enfant. Et puis un jour ma grand-mère à épousé mon grand-père… Et quelques années après quand mon père était enfant… Ils…
- Ils l’ont tués pour récupérer l’argent. Ca ne devait pas être bien compliqué à cette époque ! Termina Dean.
- Ils ont battit une famille sur le cadavre de ce pauvre homme…Ma famille ou tout du moins ce qu’il en reste.
- Pourquoi tu ne m’en as pas parlé plus tôt ?
- Je ne le sais que depuis hier. Et de toute façon… C’est plutôt mérité tout ce qui est arrivé.
- Mérité ? Enquoi se serait mérité, ni toi, ni ton père… Et ton frère non plus, vous n’y êtes pour rien.
- Mais on en a bien profité. Je ne peux pas renier ça.
- Tu ne savais pas.
- Maintenant je le sais… Alors je suis aussi coupable qu’eux. C’est pour ça qu’ils n’ont pas essayé de s’en prendre à moi avant. Ils ne s’arrêteront que quand… Quand on sera tous morts !
- Ca il n’en est pas question.
- Tu as une autre solution ? Tu sais comment tuer un fantôme peut être ?
Sam échangea un regard avec Dean.
- On va aller chez toi, voir si tout le monde va bien et… Discuter de certaines choses avec ta famille.
- Les mettre en sécurité aussi.
- D’accord, je viens avec vous !
- Non toi tu restes là. C’est trop dangereux.
- Plus dangereux que de rester là ? Et s’ils reviennent et me tuent pendant que t’es pas là hein ? J’ai assez joué les demoiselles en détresse, et en plus j’ai des comptes à régler avec ma famille.
Sandra se leva sûr d’elle.
- J’ai comme l’impression que ce n’est pas négociable ?
- Non ça l’est pas…
Elle fila vers la porte.
- C’est toujours toi qui te tape les nanas les plus cool. Soupira Dean.


Dans la voiture.

- Comment tu as découvert la vérité ?
- Ma mère… Elle m’a mis la puce à l’oreille en me disant que chaque famille avait un squelette dans le placard. J’ai foncé chez ma grand-mère, et elle m’a froidement, comme si de rien n’était, emmené sur la tombe de son propre père.
- Tu as vu sa tombe ?
- Si on peut appeler ça comme ça. Ils ont gravé son nom sur un arbre dans la forêt… Je suppose qu’il est enterré à son pied.
- Où est-ce qu’il se trouve cet arbre ?
- Dans la forêt qui borde la maison. Pourquoi ?
- Juste pour savoir.


Dean se gara à l’entré devant la maison. Ils descendirent tous les trois de la voiture et se dirigèrent vers la froide demeure…
Avant qu’ils n’aient atteint la porte celle-ci s’ouvrit sur Robert.

- Sandra…
- Je suis venu pour discuter.
L’homme descendit quelques marches et serra sa fille dans ses bras.
- Tu as bu ? Demanda-t-elle en sentant une forte odeur d’alcool sur lui.
- J’en avais besoin pour tenir le coup !
Il l’a relâcha.
- Papa, il faut vraiment qu’on parle. Je sais tout…
- Grand-mère m’a dit qu’elle t’avait parlé.
- Pas seulement. Je les ais vus moi aussi…
- Quoi ? Ils ont essayé de te tuer toi aussi ? Quand ? Tu…
- Je vais bien.
- Monsieur Wilson, il faut qu’on parle. Cette fois ça devient urgent.
- Alors à moins que vous ayez envie de perdre quelqu’un d’autre de cette famille…
Robert regarda Sandra.
- Tu leur à tout dit ? Ca ne regarde que la famille…
- Oh ! Quelle famille ?
- Parce que tu crois que tu peux faire plus confiance à ces criminels qu’à nous ?
- Je crois que tu te trompes de criminel papa. Dean et Sam…
- T’ont mentit eux aussi…
- Tu racontes n’importe quoi. Tu es pitoyable…

Rose, la doyenne de la famille arriva sur le pas de la porte. Elle marcha vers le petit groupe qu’ils formaient.
- Il ne te ment pas.
- Vous ne faites que cracher votre poison, je me demande comment on peut être de la même famille.
- Ecoutez, on veut seulement vous aider.
- Nous aider comment, en nous tuant peut être… C’est bien ce dont le FBI vous accuse… Sam et Dean… Winchester ? C’est bien ça votre vrai nom n’est-ce pas ?
Sandra se tourna vers Sam, cherchant dans ses yeux la vive protestation qu’il aurait dû avoir.
- Sam ? Ils mentent n’est-ce pas ?
- Ce n’est pas… Ils disent la vérité, mais j’ai une explication…
- Tu vois chérie, s’il y a des menteurs ici c’est des deux côtés. Ils n’ont jamais travaillé avec ton grand-père, et ils ne sont pas dans les affaires.
- On est là pour vous aider ! Chasser la chose qui a tué ton grand-père et ton frère… Protesta Dean.
- Il dit la vérité Sandra, on est vraiment là pour t’aider.
- Tu m’as mentit…
- Pour te protéger. Ce n’est pas évident d’avouer à quelqu’un que son boulot c’est de chasser les fantômes.
- Bien sûr. C’est tellement plus facile de toujours mentir… Comment tu as pu, tu n’as pas trouvé la bonne occasion pour tout me dire ?
- Je ne savais pas comment tu réagirais.
- Et comment tu crois que je me sens maintenant ? Je pensais que tu étais différent que toi tu ne me mentirais pas.

Sandra sentit des larmes de rage couler sur ses joues. Sam fit un pas vers elle, mais elle recula. Elle se retrouva pile au milieu entre les deux côtés de sa vie. Et d’un côté comme de l’autre, elle ne voyait plus à présent que le mensonge.

- Bien… Vous ne valez pas mieux les uns que les autres.
Sandra se tourna vers son père et sa grand-mère.
- Je rentre à la maison… J’espère que vous avez de la place dans le placard pour un autre cadavre !
- Sandra non ! Ne fais pas ça je t’en prie… Le fantôme n’arrêtera que quand ils vous aura tous eût, tu l’as dit toi-même !
- Et alors ? Ca n’a plus d’importance…
- Nous allons régler ça en famille, maintenant partez avant que je n’appelle la police.

Sandra entra dans la maison, grimpant les quelques marches du perron en courant.
- Je ne vous laisserais pas faire, vous allez tous y rester !
Dean attrapa son frère avant qu’il ne fasse une bêtise.
- Vient Sam, on s’en va… Vient !
L’aîné traîna son frère dans la voiture et le poussa à l’intérieur avant de s’éloigner. Robert et sa mère entrèrent dans la maison, Sandra était au pied de l’escalier, pleurant toutes les larmes de son corps.
- Tu l’oublieras.
- Ne me faites pas la leçon, pas vous !
- C’est toi qui as choisit de rester. Parce que tu sais que nous t’aimons.
- Vous… Ne connaissez rien à l’amour !
Sandra monta les escaliers jusqu’au premier étage et s’enferma dans la chambre d’ami…

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:13

Chapitre 10 : Vengeance.

Sam attrapa un fusil de gros calibre qu’il chargea de cartouches de sel. Penché dans la voiture il en mit quelques-unes dans les poches de sa veste. Il glissa ensuite un couteau en argent dans la ceinture de son pantalon et récupéra un plus petit calibre. Dean en faisait autant, mais il brisa bientôt le silence pesant.

- On les aura t’en fais pas.
- Il n’est pas question que je perde aussi Sandra !
- Elle a fait son choix Sam.
- J’aurais pas du lui mentir…
- Si tu lui avais dit la vérité, elle t’aurait prit pour un fou !
- Mais elle ne risquerait pas sa vie maintenant.
- Tu l’aimes ?
Sam baissa la tête doucement sur son arme, évitant soigneusement de répondre à la question.
- Je ne peux pas la perdre.
- Ca n’arrivera pas. On va botter le cul à ses fantômes !

On entendait l’horloge géante contre le mur bouger au rythme du temps qui s’écoulait. Quelques bruits de fourchettes venaient ponctuer-le tout… Le silence était total.
- Tu ne manges pas Sandra ?
- Je n’ai pas faim.
- Mange un peu, tu es maigrichonne.
- Moi je ne suis pas une meurtrière.
La doyenne laissa tomber sa fourchette dans son assiette.
- Sandra ! Ne parles pas de ça.
- Je veux savoir qui est l’enfant.
- Quel enfant ?
- Ne faites pas comme si vous ne saviez pas. L’enfant avec Henry…
- Je ne comprends pas. Répondit Robert en se tournant vers sa mère.
- Il doit avoir une dizaine d’année, les yeux verts, les cheveux courts.
- Ce n’est pas… Ce n’est pas… Ca ne peut pas être Paul n’est-ce pas ?
- Qui est Paul ? ! Demanda Sandra.
- Mon frère aîné. Il est mort quand nous étions enfant…Quelques mois après…

Robert se tourna vers sa mère, tout comme Sandra. Celle-ci n’avait toujours pas faillit. Rien ne semblait l’atteindre décidément.

- Grand-mère ? !
- Il fallait calmer l’esprit d’Henry. J’ai fais ce sacrifice… Pour le bien de toute la famille.
- Oh mon dieu…
Sandra avait la nausée de nouveau mais elle n’était guère plus étonnée. Robert lui était sous le choc…
- Tu as dit que c’était un accident ! ? S’écria-t-il.
- Il n’a pas souffert, il ne s’est rendu compte de rien ! J’ai fais ce qu’il fallait, mais ça ne lui a pas suffit, il est revenu et avec ton frère en plus ! J’ai toujours tout fait pour cette famille mais personne ne m’est reconnaissante ! Cria-t-elle à son tour.
- Tu es un monstre, c’est toi qui aurais dû mourir, au lieu de ça tu as sacrifié toute ta famille ! Tu me dégoûte, tu ne mérites pas de vivre !

Robert se leva menaçant, Rose en fit de même presque à la seconde près. Elle ramassa un couteau qui traînait sur la table et sans qu’elle ne comprenne comment poignarda son propre fils en plein cœur. Sandra se leva d’un bond et hurla avant de poser une main sur sa bouche. Elle écarquilla les yeux horrifiés…

- Cette fois c’est fini.
- Papa ! Papa… !
Sandra se précipita vers son père alors qu’il s’écroulait au sol, mort sur le coup. Elle leva les yeux sur Rose qui laissa tomber le couteau à côté d’elle.
- C’était nécessaire…Il allait devenir comme Pierre, complètement fou.
- La seule folle ici, c’est toi !
Un vent glacé souffla à l’intérieur de la maison. Les deux femmes regardèrent autour d’elle, inquiète. Une voix raisonna dans la maison…
- Vous allez payer toutes les deux !
- Je la tuerais pour vous si vous m’épargnez…
- Non, tu ne nous échapperas plus.
Sandra regarda sa grand-mère et secoua la tête. C’était la fin de cette famille…Les deux fantômes apparurent, menaçant. Sandra prit ses jambes à son cou, si elle voulait avoir une chance, elle ne devait pas rester là… Comme ils bloquaient la porte d’entrée, elle grimpa à l’étage aussi rapidement qu’elle put. Elle vit Rose la suivre de près, les deux femmes traversèrent le couloir ensemble et entrèrent dans la chambre de la vieille dame, refermant la porte derrière elles.

Sandra se dirigea vers la commode à côté de celle-ci et se mit à pousser le lourd meuble.
- Aide-moi, il faut les empêcher d’entrer !
La vieille femme appuyée contre la porte vint rejoindre sa petite fille pour l’aider à le pousser. Une fois devant la porte, elles purent souffler quelques secondes.
- Ca ne les arrêtera pas !
- Tu as une meilleure idée peut être ? Demanda Sandra.
- Tu peux te sacrifier pour la famille !
- Parce que tu es la dernière de la famille, je ne répondrais pas à ça… Mais sache que s’ils t’ont, je ne pleurerais pas pour toi !
Sandra se tourna vers la fenêtre qui donnait sur un petit balcon.
- On peut, peut être sauter pour sortir… ! Proposa-t-elle.
- Tu veux sauter, vas-y !
La jeune femme se retourna juste à temps pour voir Rose lui foncer dessus avec un vase. Elle l’évita juste à temps, mais la vieille dame poussée par son élan traversa la porte fenêtre en verre, et chuta sur le balcon.
Sandra ne bougea pas en la regardant à terre. Elle n’avait que quelques coupures et se releva, non sans difficulté. Brusquement la commode devant la porte vola en éclat.

- Ca ne sert à rien de fuir…
Sandra fit face aux deux fantômes et recula doucement…
- Je suis désolé pour tout ce qu’on vous a fait !
- Vous m’avez tout prit !
- Et vous m’avez tué…
- Vous avez raison, et vous avez le droit d’être en colère. Je sais que je suis aussi responsable, mais je regrette.
- Tes regrets n’y changeront rien… Mais ta mort oui !
- Sandra baisse-toi !
La jeune femme s’exécuta et se jeta au sol, protégeant sa tête au cas où. Elle entendit un coup de feu et les deux esprits disparurent. Elle se releva et vit Sam apparaître, un fusil à la main. Sandra était soulagée de le voir malgré toute sa rancœur. Il accourut vers elle.
- Tu vas bien ?
- Oui ! Où est Dean ?
- Il s’occupe des corps…
- Des quoi ?
- Je t’expliquerais, il ne faut pas rester là…
Il lui prit la main et l’emmena vers la sortie mais elle s’arrêta et se tourna vers sa grand-mère.
- Tu viens aussi !
Sandra attrapa sa grand-mère par le bras et ils se mirent à courir vers la sortie. Ils descendirent les escaliers en trombe mais ils réapparurent avant qu’ils ne soient sur la dernière marche.
- Tu vas aussi payer…
- Remontez, remontez !

Elles firent demi-tour alors que Sam braquait son fusil sur les esprits. Mais avant qu’il n’est pu faire feu, il se fit désarmer par Henry qui le saisit par la gorge.
Sandra attrapa l’arme de Sam avant qu’elle ne tombe de l’escalier et rechargea d’un coup brusque avant de tirer sur l’esprit. Celui-ci lâcha Sam mais se dirigea vers elle. Le chasseur sortit alors son couteau et le planta dans le dos du fantôme qui dans un cri s’évapora.
Sam attrapa alors la main de Sandra de nouveau et ils continuèrent de descendre, ignorant l’enfant et Rose qui suivit.

- Où est-ce que tu as appris à tirer comme ça ? Demanda Sam.
- Mon père m’a emmené plusieurs fois à la chasse !
- Je suis très impressionné !
Ils traversèrent le salon. Sandra ralentit le pas quand elle passa près de son père… Elle sentit la main de Sam se resserrer autour de la sienne. En se retournant la jeune femme réalisa que Rose ne suivait plus.
- Où est ma grand-mère ? !
- J’en sais rien. J’y vais… Toi sort, sort de la maison et attend-moi !
Sandra acquiesça, elle tenait toujours le fusil de Sam dans la main pour se défendre. La jeune femme arriva à la porte d’entré et l’ouvrit avant de se figer.
- Grand-mère ?
- Je n’ai pas le choix.
Elle leva un revolver sur sa petite fille et tira une seule et unique balle. Rose ferma à moitié les yeux quand elle appuya sur la gâchette. Sandra tomba sur le sol en marbre, juste devant la porte. Sam qui avait entendu le coup de feu avait accourut mais ce figea en voyant Sandra allongée sur le sol, une marre de sang autour d’elle. La vieille dame lâcha son pistolet et fit face à Sam derrière lequel les deux fantômes étaient apparut.
- Je lui ai épargné de souffrir ainsi.
- Sandra…Non…

Rose entra dans la maison, passant par-dessus le corps de sa petite fille. Sam avait l’impression qu’il était figé dans le sol, incapable de bouger…

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MessageSujet: Re: Secrets de Famille - Pilot n°1 - Par Lili/Laney   Sam 15 Mai - 16:14

Chapitre 11 : Le juste retour des choses.

Les deux fantômes passèrent devant Sam, se dirigeant vers la vieille dame. Rose recula et ramassa l’arme de Sam pour les tenir en joue.

- Eloignez-vous démons !
- Tu dois venir avec nous maman…
- Qu’il y passe d’abord !

Les deux fantômes se tournèrent vers Sam. Mais alors que le chasseur s’inquiétait de son propre sort, il vit les deux esprits se tordrent dans tous les sens, comme secoué par une crise d’épilepsie. Ils poussèrent des cris de douleurs et disparurent pour de bon…
Rose regarda les restes de son cauchemar personnel disparaître pour de bon et eût un sourire satisfait. Dean avait réussit, il avait déterré, salé et brûlé les deux corps… Tout était finit, mais il ne restait plus qu’elle, tout le reste de la famille était morte.

- Vous êtes seule… Vous les avez tous tués.
La vieille dame leva les yeux vers Sam et pointa le fusil vers lui.
- Et je compte bien le rester !
Elle posa le doigt sur la gâchette, Sam n’était pas inquiet, il savait que les cartouches n’étaient que du sel… Mais elle l’ignorait ! La vieille dame le visa sans remord…
Un coup de feu retentit dans la maison.
Rose baissa son arme et Sam regarda autour de lui… Elle l’avait raté. Brusquement la vieille dame s’effondra sur le sol et une flaque de Sang se répandit derrière elle. Sam baissa les yeux et aperçut Sandra qui était appuyé contre le chambranle de la porte, l’arme avec laquelle Rose lui avait tiré dessus dans la main. C’est elle qui avait tiré…
- Tu ne feras plus de mal à personne… !

La jeune femme appuya sa tête sur la porte et baissa son bras. Rose l’avait touché dans l’épaule seulement.
- J’ai raté quelque chose ? ! Demanda Dean en entrant dans la maison.
L’aîné s’arrêta. Il aperçut le corps de Rose sur le sol de l’entré, Robert près de la table… Et Sandra juste à côté de lui qui était blessé à l’épaule. Et enfin Sam qui les larmes aux yeux était toujours figé.
- Qu’est-ce qui c’est passé ici ?
Il vit la jeune femme à côté de lui vaciller dangereusement et s’effondrer. Il la rattrapa avant qu’elle ne touche le sol. Sam se défigea et courut alors vers eux…

********

Sandra regardait le plafond de sa chambre d’hôpital, elle comptait les plaques de faux plafond qui y était collé. Il y en avait exactement trente deux…
Les inspecteurs étaient sortis de sa chambre à peine une dizaine de minute plus tôt, l’informant que son enquête avait été bouclée. Rose Wilson était une manipulatrice psychotique qui avait conduit toute sa famille à la mort. Elle avait tué son fils… Ses deux fils en réalité et avait aussi essayé d’avoir sa petite fille.
Sandra n’avait tiré qu’en cas de légitime défense, c’était la conclusion. Pas de Dean, pas de Sam… Rien qu’elle et sa famille de fou.

La porte s’ouvrit et elle poussa un nouveau soupir, elle ne voulait voir personne…Elle tourna la tête vers son visiteur et changea rapidement d’avis.
- Sam ! Dean… Salut.
Les deux frères entrèrent dans la chambre et refermèrent la porte. Le cadet tenait une rose dans la main. Il la posa sur la table de chevet.
- On ne te dérange pas ?
- Non. Au contraire.
Sam se pencha vers la jeune femme et déposa un baiser sur ses lèvres.
- Comment tu te sens ?
- J’ai hâte de sortir d’ici. Mais ça va.
- La police à conclut l’affaire… Et ils ne parlent de personne d’autres dans le rapport. C’est sympa de ne pas avoir parlé de nous… Lança Dean.
- Je me suis dit qu’il ne valait mieux pas. Inutile que vous soyez mêlé à ça.
- Merci pour ça.
Elle leur accorda un sourire.
- Je vais aller chercher du café, quelqu’un en veut ?
- Non merci…
Sam regarda son frère qui sortit avec un petit sourire.
- Sacré Dean…
- Il a une sorte de sixième sens pour savoir quand s’éclipser je crois.
- Apparemment.
Sandra se releva dans son lit, pour s’asseoir. Elle avait le bras en écharpe à cause de son épaule.
- Attend… Laisse-moi t’aider.
Il lui remonta son oreiller, pour qu’elle soit bien installée.
- Merci.
Sam s’assit sur le bord du lit, il avait la tête de quelqu’un qui cherchait à dire quelque chose.
- Qu’est-ce que tu essais de me dire ? Lui demanda-t-elle doucement.
Il releva un peu la tête surpris.
- Je commence à te connaître.
- Et bien… Pour commencer je voulais m’excuser.
- Non…
- Laisse-moi finir. S’il te plaît…Sandra acquiesça. Sam baissa légèrement les yeux. Tu avais raison, j’aurais dû trouver le bon moment pour te dire la vérité… Mais je ne l’ai pas fait, parce que la vérité c’est que j’avais peur.
- Peur de quoi ?
- Je chasse les démons, je passe ma vie sur la route. Mon quotidien ressemble à ce qui s’est passé l’autre soir…En parfois pire. Quand j’étais avec toi, pendant tout ce temps, c’était tellement différent… Je me sentais enfin… Normal. C’est idiot, mais j’ai aimé ça, j’ai aimé me sentir comme n’importe quel garçon amoureux. Et j’avais peur de briser ça.
- Je comprends.
- Mais j’avais tort. Quand je t’ai vu allongé sur le sol, et que j’ai crût que tu étais…Que je t’avais perdu…J’ai réalisé que je me fichais de me sentir normal, ou pas, parce que tu n’étais plus là. Et qu’en réalité c’était ta seule présence qui me faisais me sentir bien. Parce que je t’aime tout simplement.
Sandra prit une profonde inspiration et retint les larmes qui menaçaient de couler.
- Je t’aime aussi.
- Je sens qu’il y a un mais…S’inquiéta Sam.
- Je…Tout ça… Ma famille s’est entretué, j’ai tué ma grand-mère…
- Tu pensais qu’elle allait me tuer !
- J’en avais quand même envie, je l’aurais fais même si elle ne te tenait pas en joue…
- Elle a tué ton père, elle t’a tiré dessus c’est normal.
- Alors pourquoi j’ai tellement honte ?
- Parce que tu es quelqu’un de bien.
- J’ai dis à Abigail que je vendais mes parts du magasin… Je ne veux pas rester ici. Je ne peux pas…Ma mère veut que je vienne vivre chez elle, mais en ce moment la famille je préfère l’éviter. Je ne sais pas quoi faire… Je veux être avec toi, mais je sais que… Tu as un travail à faire, et que tu ne peux pas venir avec moi… Il n’y aucune solution Sam.
- Hum hum ! Désolé… S’excusa Dean à la porte.
- Dean… Tu n’arrives pas vraiment au bon moment. Répondit son frère.
- Au contraire, j’ai une solution pour vous.
- Laquelle ?
- Il reste de la place pour un autre sac dans le coffre…
- Tu veux… Tu veux que Sandra vienne avec nous ?
- Et bien en attendant oui. Jusqu’à ce que vous vous trouviez un joli petit nid d’amour, dans un coin du pays.
Sam et Sandra se regardèrent pendant de longues secondes.
- Tu veux venir avec nous ?
Elle acquiesça.
- Oui… Bien sûr que oui !
Dean eût un sourire alors que les deux amoureux s’embrassaient tendrement…

**********

Le sac de Sandra était posé à ses pieds, devant la voiture. La jeune femme était appuyé contre la Chevrolet, son bras toujours en écharpe. Sam était collé contre elle, il avait ses deux bras autour de sa taille. Leurs lèvres étaient scellées, ils s’embrassaient tendrement. Le bras valide de la jeune femme était posé sur la nuque du chasseur, pour approfondir leur baiser.
Dean ramassa le sac de Sandra à leurs pieds et le lança dans le coffre de la Chevrolet. Il toussa une première fois pour attirer leur attention. Ils ne l’écoutèrent pas, continuant leur douce étreinte.

- Hé les deux sangsues, pensez à respirer de temps en temps ! Râla-t-il.
Ils se séparèrent avec un rire amusé.
- Tu es jaloux ma parole ?
- Non mais essayez de vous tenir un peu, vous me déprimez…
Sandra marcha vers Dean avec un petit sourire et prit son visage entre ses mains. Elle déposa un long baiser sur sa joue.
Sam la regarda faire amusé alors que son frère aîné s’adoucissait.
- Ouais, ouais… Ok, aller en route les enfants, on a des kilomètres à faire !
Dean marcha vers le côté conducteur et ouvrit la porte passagère arrière pour la jeune femme.
- Je vous en prie, chère demoiselle…
- Oh merci !
- Arrête de draguer ma copine s’il te plaît !
- Elle m’a embrassé, j’y peux rien je suis irrésistible !
- Hum vous allez vous battre pour moi ?
- Tu ne vas pas t’y mettre aussi ? Oh je sens que le voyage va être long…




FIN

Les commentaires, c'est par ici : http://huntersfanfics.forumactif.org/commentaires-f19/secrets-de-famille-pilot-n1-par-lili-laney-t23.htm

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