AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Two Brothers...One Fate

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:08

Two Brothers...One Fate



Résumé : Suite de « Sadness ». Dean et Sam découvrent que leurs pouvoirs ont toutes les chances de ressurgir et d’une manière inattendue. Mais Castiel, entre menaces et conseils, pourrait leur être d’une aide bénéfique dans une guerre contre Lilith sans précédent, sauf si un autre puissant démon se mêle de tout ça…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:09

Chapitre 1 : Prologue


De nombreux mois et de nombreux événements s’étaient passés depuis ce jour où Dean était sorti du coma. Malgré la mort d’Azazel mais aussi de Sam que Dean avait ressuscité en vendant son âme à un démon, les frères continuaient leurs chasses. Au bout d’un an, Dean était allé en enfer durant quatre mois mais qui équivalaient à quarante ans en enfer. Cette damnation n’avait pas été sans blessures pour Dean et il en était revenu blessé profondément bien qu’il n’en ait rien montré à Sam ou Bobby. Sa culpabilité d’avoir dû torturer des âmes damnées et cela avec plaisir n’avait jamais été aussi grande, même lors de sa première visite en enfer avec Azazel. Il pensait vraiment ne jamais pouvoir se remettre des émotions ressenties au cours de ces dizaines d’années. Torturé par ces souvenirs, il avait tout révélé à Sam qui avait eu du mal à croire son frère. Malgré tout, Sam ne lui en voulut pas, se doutant que cette sensation de plaisir était loin d’être étrangère aux tortures inimaginables et au profond bouleversement qu’avait vécu Dean en enfer. L’essentiel est qu’il était toujours le frère qu’il avait connu mais avec une culpabilité, cette fois, bien au-dessus de la moyenne. Ils découvrirent par l’intermédiaire de Castiel, un ange de Dieu qui avait sorti Dean de l’enfer, que Lilith avait commencé à ouvrir plusieurs des 66 sceaux nécessaires pour permettre à Lucifer en personne de venir semer la terreur et l’apocalypse sur terre. Par son aide, bien que trop faible au goût de Dean, les frères essaient de prévenir l’ouverture de ces sceaux pour les contrer. Sam y aide assez efficacement en faisant montre de ses pouvoirs, développés avec l’aide de Ruby, pouvant exorciser un démon par la force de son esprit.

Alors qu’une nuit, les frères dormaient dans une minuscule chambre de motel, après une chasse qu’ils venaient de terminer, Dean fit un rêve très étrange mais qui lui semblait très familier. Il se vit dans une intense lumière douce et apaisante parler à un être qui s’avérait être un ange…En sursaut, Dean se réveilla et se souvint alors de la première visite de Castiel durant son coma. Pour la première fois depuis qu’il était revenu de l’enfer, il était absolument certain que Castiel était bien un ange du Seigneur. Pourtant, Castiel lui en avait fourni toutes les preuves depuis son retour, autant physiques que verbales mais Dean avait toujours conservé un doute, doute que Sam n’avait jamais eu du fait de ses croyances. Perturbé par cette soudaine certitude, Dean se leva et se précipita dans la salle de bains, pâle comme un fantôme.
« Alors, maintenant tu vas m’accepter tel que je suis, j’espère ?demanda une voix derrière lui.
-Castiel…se retourna Dean en sursautant. Pourquoi est-ce que je n’ai pas eu ce rêve plus tôt ou pourquoi tu ne me l’as pas dit ?
-Je pensais que tu t’en souviendrais presqu’aussitôt ton retour, après notre rencontre dans ce bâtiment, mais apparemment tu as fait un blocage plus important que je ne croyais, dû sûrement à ton long coma ou tout simplement à ton refus de croire en Dieu et donc aux anges. Je n’espérais plus que tu t’en souviennes maintenant mais j’avais tort heureusement.
-J’aurai peut-être pu au moins sauver Sam si je m’étais rappelé de ce danger dont tu m’avais parlé ! Je n’aurais pas fait ce maudit pacte, je ne serais pas allé en enfer et je n’aurais pas fait à ces pauvres gens ce que…enfin, tu comprends, non ?
-Je suis navré, Dean mais je ne pouvais rien faire.
-Tu ne voulais rien faire plutôt, enragea Dean.
-Maintenant que tu sais qui je suis et que tu n’as plus aucun doute, je te serai reconnaissant de ne pas me parler ainsi, je ne le tolérerai pas.
-Et mon pouvoir, il va revenir maintenant que je me souviens ?
-Ce n’est pas à moi de le savoir. Seules les circonstances et tes sentiments en seront la cause, rien d’autre.
-Tu m’avais pourtant dit que Sam ne devait sous aucun prétexte utiliser ses pouvoirs, alors pourquoi moi, je pourrai ?
-C’est différent, et puis Sam ne les utilise pas de la même manière que toi. Malgré tout, il y a une solution à ce problème. Si vous utilisez vos pouvoirs ensemble et non séparément, tout pourrait être différent et aurait notre accord, Sam suivrait ton exemple et c’est ce que nous voulons.
-Alors, on peut développer ensemble nos pouvoirs ?
-Oui mais progressivement et avec modération. Jamais quand vous êtes seuls mais toujours l’un avec l’autre, c’est essentiel.
-On l’avait un peu fait quand on avait voulu détruire Azazel, je me souviens. Ca pourrait ressembler à ça ?
-Oui, tout à fait, c’en est un très bon exemple de ce que vous pourriez accomplir contre Lilith et ses démons.
-Ok…détourna Dean brièvement les yeux. Mais à quel moment saurons-nous si… »
Mais Castiel avait subitement disparu, laissant la question de Dean en plan alors que Dean en restait bouche bée une fois de plus :
« Cas, la prochaine fois que tu me fais le coup, je m’énerve vraiment,…t’es un ange, ok, mais il ne faut tout de même pas abuser avec les nerfs des gens !
-Dean…t’as quelque chose ?demanda Sam en ouvrant la porte, encore endormi.
-Non, non, rendors-toi, je te raconterai plus tard, de toute façon.
-Comme tu veux… »
Après un coup d’œil rageur vers le plafond ou plutôt vers le ciel, Dean se recoucha mais non sans se poser des milliers de questions sur ce qui l’attendait lui et Sam.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:10

Chapitre 2 : Un début prometteur


Le lendemain matin, Dean raconta tout à Sam sur ses souvenirs de pendant son coma ainsi que de la nouvelle visite de Castiel durant la nuit. Sam resta silencieux et pensif pendant plusieurs minutes après le récit de son frère.
« Et tu crois vraiment qu’il dit vrai ? Que nous aurions une chance de vaincre Lilith, d’arrêter l’avancée vers l’apocalypse si on utilisait nos pouvoirs ensemble contre elle ?
-Apparemment…
-Et on peut se servir de nos pouvoirs avec l’assentiment de là-haut ?
-Ouais mais uniquement ensemble, jamais séparément…ou en cachette, précisa Dean.
-Mais c’est génial !!s’exclama Sam en se levant. Dean, tu te rends compte ?
-Euh, non…pas vraiment…
-On a enfin une chance de tuer Lilith une bonne fois pour toutes en faisant ce qu’on veut, puisqu’on a leur accord.
-Eh, t’emballe pas, Rambo…n’oublie pas qu’il faut réussir à les maîtriser, ces pouvoirs et toujours ensemble, jamais il ne faudra s’entraîner…disons, quand l’autre dort paisiblement.
-Dean, je te promets que maintenant les choses sont établies comme ça, fini les sorties en douce puisque je peux m’entraîner avec toi.
-Ouais…content que tu sois aussi enthousiaste, Sammy, mais tu oublies une chose quand même.
-Laquelle ?
-Mes pouvoirs ne se sont pas montrés depuis mon coma et franchement ça ne me plaît pas du tout qu’il faut que je les développe alors qu’avant je les combattais plutôt. Je les déteste assez comme ça,…mais tu peux pas comprendre.
-Alors explique-moi.
-Mais Sam…
-Tu m’as confié ce que tu avais vécu en enfer, tu peux aussi me dire ce qui ne va pas.
-Justement, c’est lié à ça. Ce que j’ai vécu là-bas, c’est comme si je faisais revenir ces sentiments-là ici si je réveille mon empathie…c’était tellement perturbant que je ne veux pas que ça recommence…
-Mais Dean, c’est totalement différent. Et ça ne recommencera pas, voyons.
-Tu ne sais pas de quoi tu parles. Les émotions qu’on ressent avec l’empathie se ressemblent beaucoup parfois et quand tu ressens l’amour, c’est comme si tu pouvais ressentir de la haine l’instant d’après et enfin tu aimes ressentir ça, comme…le plaisir d’haïr, de torturer, finit Dean par murmurer, des larmes dans la voix. Je m’étais promis de ne plus jamais ressentir ça, non jamais…
-Mais tu m’as dit que Castiel t’avait dit que cette fois, tu contrôlerais ton pouvoir, non ? Alors, tu n’aurais pas de risque de sauter de l’un à l’autre.
-Sauf que là, je n’ai pas envie d’en prendre le risque seulement sur la parole d’un ange, tu vois. Laisse tomber, je ne veux plus en parler. »
Dean se leva et alla chercher du café, laissant Sam très ennuyé mais aussi déterminé à faire changer d’avis son frère tellement lui voulait se servir de ses pouvoirs mais aussi faire payer à Lilith le plus rapidement possible et aussi libérer son frère définitivement de son emprise.

Quand Dean rentra une vingtaine de minute après, il trouva Sam qui lui présenta une nouvelle affaire dans l’état voisin, ne parlant pas du tout de leur discussion précédente. Dean savait qu’il y avait anguille sous roche et que Sam n’abandonnait jamais aussi facilement mais pour l’instant, il ne dit rien, ne voulant pour rien au monde relancer la discussion.

C’était une simple affaire de loup-garou. Heureusement ils avaient encore trois jours pour dénicher le coupable et le traquer avant qu’il ne fasse de nouvelle victime. Ils surent assez facilement qui était le coupable, donc ce fut d’autant plus facile de le reconnaître la nuit venue. Ils évitèrent à temps un drame quand ils purent poursuivre le loup-garou qui s’enfonça dans un petit bois aux abords de la ville. Courant moins vite que la créature, les frères durent se séparer.
Ce fut Dean qui le trouva le premier…ou plutôt ce fut la créature qui trouva Dean en premier. Dean n’eut pas le temps de tirer sur elle. Le loup-garou le plaqua le long d’un arbre, prêt à lui déchirer le cœur. C’était un homme d’une cinquantaine d’années transformé en loup-garou. Il ne tuait que des jeunes hommes d’environ trente ans. Dean put alors lire la douleur dans ses yeux et se souvint alors que cet homme ne tuait que ce profil de victimes car son fils s’était fait tuer par un loup-garou alors qu’il avait trente ans. Lui-même s’était alors fait mordre seulement. Alors il se vengeait sur des hommes du même âge, ne supportant pas que des hommes du même âge que son fils puissent encore vivre. Cette douleur d’avoir perdu un être aimé et de se venger ainsi pour apaiser cette douleur, Dean la connaissait tellement bien qu’il eut aussitôt de la peine pour cet homme. Il voyait l’homme à travers le loup-garou alors que ça ne lui arrivait jamais de compatir. Il comprit cela en quelques secondes à peine. Avant qu’il n’atteigne sa poitrine d’un coup de griffe, Dean lui dit, le visage tellement attristé que des larmes étaient prêtes à couler de ses yeux :

« Je suis désolé…tellement désolé…dit-il en lui faisant marquer un temps d’arrêt : c’est tellement affreux de perdre la personne qu’on aime qu’on ne s’en remet jamais…on veut tout dévaster, on veut tout détruire autour de soi, même si ce n’est pas suffisant. Tuer et même torturer paraît la meilleure solution à sa souffrance mais malheureusement ça ne l’apaise pas et ça ne le fera jamais… »
Mais le loup-garou ne voulut pas écouter Dean davantage et le projeta plus loin où Dean atterrit par terre. Tout lui criait en lui d’abattre cette créature qui ne rêvait que de le tuer mais Dean n’écouta pas et fit autre chose. Pendant les quelques secondes que Dean eut de répit, il se concentra au maximum et essaya d’envoyer vers le loup-garou toute la douleur, la peine et la culpabilité que lui-même avait en lui. L’effet fut immédiat. Le loup-garou, dont les mains avaient été à quelques millimètres de la poitrine de Dean, s’arrêta et se prit la tête dans les mains, comme en proie à une très grande souffrance. Il tournait en rond, ne voyant plus rien, mais ressentant tout. Sam arriva alors en courant et analysa rapidement la scène. Il s’agenouilla près de Dean :
« Tu sais ce qu’il a, Dean. Je sais aussi que tu refuses de te l’avouer à toi-même mais tu peux l’aider en ressentant ce qu’il ressent, tu lui prendras cette vengeance et tout sera fini…
-Et pour moi, Sam, tout recommencera…dit-il les larmes lui coulant sur les joues. »

Malgré tout, Dean se concentra à nouveau mais plus fort cette fois-ci et prit en lui un à un les émotions du loup-garou qui devenait presque fou. Chaque sentiment supplémentaire lui occasionnait une nouvelle douleur cérébrale mais il continuait jusqu’à ce que tous les sentiments négatifs du loup-garou lui aient été ôtés. Une fois fait, Dean retomba lourdement la tête contre terre, du sang lui coulant un peu du nez et des oreilles, le visage crispé par la douleur qui se répercutait partout dans sa tête. Il n’arrivait pas à se défaire de ces sentiments, à lui rendre neutres, c’était trop dur pour lui. Mais Sam, tout inquiet pour lui, ne vit pas le loup-garou prendre quelque chose à terre. Quand Dean ouvrit légèrement les yeux pour savoir ce qui se passait, ce qu’il vit le figea d’horreur : le loup-garou avait prit son arme tombée à terre, et se tira une balle d’argent dans la tête, tombant aussitôt, mort. Submergé par tous les sentiments plus du tout contrôlés, Dean s’évanouit.
Quand il ouvrit de nouveau les yeux, Dean vit qu’il n’était pas seul dans la chambre de motel.
« Que fais-tu ici, Castiel ?
-Je constate que tes pouvoirs sont réapparus.
-C’est ce que tu voulais, je crois. Même si personne ne me demande pas mon avis, soupira Dean.
-Pourtant tu as choisi de les faire revenir. Personne ne t’a forcé, ni moi ni Sam.
-Je voulais libérer cet homme de sa souffrance et de sa culpabilité, c’est normal, non ? Et…dis donc, pourquoi mentionnes-tu Sam ? Qu’est-ce qu’il a à voir là-dedans ?
-Il a fait en sorte que tu te retrouves dans cette situation.
-QUOI ???s’écria Dean. Pourquoi ? Comment ?
-Il savait que tu ne voudrais jamais les retrouver dans une situation…disons calme. Il savait qui était la créature avant même que vous arriviez, c’est pourquoi il a choisi cette affaire, il savait que tu t’identifierais à cet homme. Il a fait en sorte que tu lui sois confronté en premier.
-Parfois, je regrette qu’il me connaisse aussi bien, sourit amèrement Dean, avec une colère dissimulée. Et pourquoi tu me dis tout ça ? Il me l’aurait jamais dit, c’est ça ?
-Je préfère clarifier les choses entre vous dès le départ, c’est tout. Mais il ne l’a pas fait pour te piéger, tu sais.
-Attends, Cas. Tu viens te trahir son secret, là et maintenant tu le défends et le justifies, il faudrait savoir. Jamais il n’aurait dû faire ça sans mon accord.
-Et il aurait attendu que tu te décides alors que les sceaux sont en majeure partie détruits ? Tu sais au fond de toi, dit Castiel en s’approchant de Dean, que tu voulais rentrer en possession de tes pouvoirs, tu en avais besoin.
-Et tu crois que…même si c’était le cas, que ça serait mauvais de ressentir ça envers des pouvoirs d’origine démoniaque ?
-Pas obligatoirement, c’est selon l’usage que tu en fais qui est important.
-Mais en fait, tu devrais me gronder, Cas…je ne les ai pas utilisé avec ceux de Sam.
-C’est différent, ils ne faisaient que ressurgir. Désormais, plus d’exception, vous devrez agir ensemble.
-Pour vaincre Lilith, c’est ça ?
-Oui.
-Et si on est séparé et qu’on doit s’en servir séparément pour sauver sa peau ?
-Ca dépendra de la situation. Mais il arrivera un moment où vous serez toujours étroitement connecté même à des milliers de kilomètres et alors vous pourrez vous en servir au même moment, donc ensemble. Ce sera un pouvoir qui dépassera ceux qui vous ont été transmis par Azazel.
-Je comprends pas. Que veux-tu dire par… ? »
Mais Dean jura. Castiel venait de disparaître. L’instant d’après, Dean se réveilla dans un lit bien douillet dans leur chambre de motel. Sam se précipita à son chevet :

« Comment tu te sens ?
-Comme si je venais de me faire écraser par un camion. Pourquoi ?
-T’es resté inconscient pendant deux jours, j’étais prêt à t’emporter à l’hôpital.
-C’est rien, je t’en prie, je suis en pleine forme.
-Pas à ta tête, tu te ferais peur si tu te voyais.
-J’espère que t’es content de toi. Ton plan a marché à la perfection, sauf à un détail près : je sais tout.
-Je ne vois pas de quoi tu parles.
-A peine, monsieur l’innocent. J’ai vu Castiel en rêve et il m’a tout dit.
-Il n’avait pas le droit !s’exclama Sam, furieux.
-Quoi ! Tu voulais tout me cacher, sympa…Je croyais qu’on avait dit plus de mensonges.
-Je voulais tout te dire moi-même.
-C’est ça et je vais aller embrasser un éléphant aussitôt sorti d’ici. Tu vas arrêter de te foutre de ma g***** ?
-Mais Dean…
-Je te pardonne pour cette fois mais ne me refais pas le coup. Tu voulais que je retrouve mes pouvoirs pour que toi, tu puisses faire mumuse avec les tiens, ok. Mais dis-moi la vérité la prochaine fois, j’apprécierais.
-D’accord. Qu’est-ce que Castiel t’a dit d’autre puisqu’il aime bien te voir tout seul ?
-Que veux-tu, je suis le chouchou…sourit Dean.
-Alors ?
-Rien de neuf…
-Dean, tu viens de dire, plus de cachotteries, rappela Sam.
-Très bien, il a dit un truc bizarre au sujet d’une connexion entre nous qui dépasserait nos pouvoirs légués par Azazel. Il a dit que ce serait une sorte de pouvoir entre nous qui nous permettrait de faire des trucs très chouettes…
-Et quoi, par exemple ?
-J’en sais rien et c’est vrai.
-C’est bizarre…Ruby ne m’a jamais parlé d’un truc pareil.
-Tu crois peut-être que Ruby en sait autant que notre ange attitré ?
-Ouais, c’est sûr…Tu as une idée de quoi il parlait ?
-Nop. Pas du tout, il n’a rien dit, je suppose qu’on le saura quand ça arrivera. Il a juste dit qu’on pourra utiliser nos pouvoirs ensemble, à la seconde près, même si est séparé par plusieurs états.
-Vraiment ? Avec un double don de télépathie ou un truc comme ça ?
- Je sais pas. Mais ça devrait être énorme.
- Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
-On attend de voir pour ce pouvoir bizarre puisqu’apparemment, il faudra maîtriser parfaitement nos pouvoirs d’Azazel. Et…on s’entraîne pour renvoyer Lilith plus morte qu’elle pourrait l’être en l’envoyant en enfer. »

Les deux frères quittèrent le motel pour se rendre dans un endroit propice à leurs entraînements qui promettaient d’être assez dévastateurs et dans lequel ils pourraient suffisamment se cacher des espions de Lilith ou même d’Alastair.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:10

Chapitre 3 : Culpabilité, quand tu nous tiens…


Deux semaines s’étaient écoulées depuis que Dean et Sam s’étaient installés dans cette maison abandonnée en pleine campagne. Bon, ok, ils squattaient plus qu’autre chose mais c’était mieux que de s’attirer des problèmes dans un motel miteux qu’il aurait fallu en plus payer. Les progrès de Sam avaient été bien plus conséquents que ceux de son frère et apparemment l’enseignement de Ruby y était pour quelque chose. Sam était en passe de maîtriser parfaitement ses pouvoirs et ça enrageait Dean de voir que son frère était devenu bien plus fort que lui alors qu’auparavant c’était le contraire. Son coma et son voyage en enfer avaient faussé plus de choses qu’il n’aurait crues. Bien que Dean ait retrouvé ses pouvoirs d’antan, il ne les maîtrisait pas aussi bien qu’avant. Il avait l’impression de piétiner. Mais en fait il savait très bien qu’il avait peur qu’ils ressurgissent et ses pouvoirs s’en trouvaient, non pas déchaînés comme avant mais totalement paralysés et timides.

« Si on n’en parle pas, tu ne réussiras jamais, Dean, dit Sam un soir.
-De quoi parles-tu encore ?
-De ce que tu as vécu en bas…Je sais très bien que c’est ce qui te paralyse complètement, ça t’empêche de progresser.
-Et que veux-tu que je te dise exactement, hein Sam ?s’énerva soudain Dean. Que je ne veux plus jamais de mes pouvoirs parce que je sais pertinemment que sinon tout redeviendra comme avant ? Que je risquerais de franchir cette mince barrière qui peut me transformer en démon si je ne fais pas attention ? Tu peux pas comprendre tout ce que je ressens, Sam…
-Comment le sais-tu ? Tu n’es pas encore capable de lire en moi, je pense, alors ne dis pas ça. Moi aussi j’ai du sang de démon en moi, on est pareil tous les deux…
-Non, on n’est pas pareil, Sam. J’ai failli deux fois devenir un vrai démon sanguinaire…deux fois, Sammy. Tout ça à cause de deux voyages en enfer forcés, alors ne parle pas ce que tu n’as jamais connu.
-Alors parle-en moi.
-Sam, je t’ai déjà dit…
-Je sais, soupira Sam. Tu m’as dit qu’il n’y avait pas de mots pour décrire ce que tu as vécu, alors fais-moi-le vivre, fais-moi ressentir ce que tu as ressenti là-bas, ce qui te ronge encore…
-Mais je ne peux pas, Sam et même si je le pouvais, je ne le ferai jamais, c’est trop affreux.
-Je m’en fiche et je sais que tu peux le faire comme tu l’as fait avec le loup-garou il y a quinze jours. Alors vas-y et après, tu seras soulagé, tu pourras avancer et moi, je pourrai savoir ce que tu ressens et ce que tu as exactement vécu.
-Sammy, ne m’oblige pas…dit Dean d’un ton suppliant.
-Si, justement, Dean, je t’y oblige…pour notre bien à tous les deux et de meilleures chances de vaincre Lilith…ce n’est pas ce que tu veux ?
-Si mais ça, c’est au-dessus de mes forces.
-Je sais que tu peux le faire sans me faire de mal pour autant, Dean, alors fais-le, je suis prêt. Fais-moi ressentir tout ce que tu as vécu dans ces quarante années infernales, sans en perdre la moindre miette.
-T’es sûr, Sammy ? C’est au-dessus de tout ce que t’imagines.
-Je sais, vas-y. Fais vite avant que je ne change d’avis. »

Alors Dean mit les mains sur la tête de son frère et se concentra, plus qu’il ne l’avait jamais fait. Tous les sentiments qu’il avait refoulé depuis son retour de l’enfer, tout ce qu’il y avait vécu et dont il se souvenait à la perfection, il les fit ressentir à Sam sans toutefois les lui transmettre puisque ça l’aurait tué. Il s’en voulait de faire ça mais Sam l’avait presque supplié de le faire et inconsciemment, ça le soulageait de faire ressentir à son frère ce qu’il avait vécu en enfer. Ses tortures, sa douleur, ses souffrances et enfin son plaisir de torturer à son tour, il communiqua tout à Sam. Cela dura plusieurs heures durant lesquels les frères restèrent dans la même position, le seul bruit étant le vent soufflant furieusement à l’extérieur.
Sam ne laissa échapper aucun cri, aucun gémissement, tout était interne et tout était bien pire que s’il avait pu extérioriser. Sam réalisa alors qu’il n’avait rien compris à ce qu’avait pu vivre son frère depuis son retour. Qu’en effet, aucun mot ne pouvait traduire ce qui s’était passé. Toute cette cruauté, cette souffrance innommable étaient pires que tout.
Quand Dean retira enfin ses mains, Sam avait le souffle coupé, les yeux qui larmoyaient et un poids énorme sur la poitrine, comme s’il allait suffoquer. D’un bond, il se précipita dans la salle de bains et vomit longtemps dans les toilettes. Dean resta dans la même position, paralysé d’avoir fait subir ça à son propre frère, celui qu’il aimait tellement.
Quand Sam sortit, le teint pâle comme un mort, il vint directement vers Dean et s’assit face à lui :
« Ecoute…
-Non, moi d’abord, Sammy, s’il-te-plaît…Jamais je n’aurai voulu que ça se passe comme ça, que tu vois ce que j’avais fait mais tu m’y as obligé. Je suis absolument désolée de t’avoir fait subir ça…je sais que tu verras en moi un monstre d’avoir torturé tous ces pauvres gens avec ce maudit plaisir en moi et…je n’ai pas pu tenir assez longtemps…et pourtant, si j’avais su que Castiel viendrait me chercher vingt ans plus tard, je te jure que j’aurai tenu, Sammy, je te le jure…Je ne me cherche pas d’excuses, je n’en ai pas mais voilà…je suis entièrement coupable et si tu ne peux pas et ne veux pas me pardonner, je comprendrais. »
Dean se tut, gardant les yeux baissés, n’osant affronter le regard de son frère. Pourtant le ton qu’employa ensuite Sam les lui fit relever :
« Mais, Dean…je ne t’en veux pas du tout. J’ai vécu ce que tu as vécu mais sans les souffrances réelles, c’est vrai. Mais tout ce que j’ai ressenti…Dean, jamais je n’aurai pu tenir aussi longtemps…jamais. Je ne te le dis pas pour te rassurer…
-A peine…
-Non, je te jure, Dean, jamais je n’aurai tenu autant. Au moment où Alastair t’a parlé de moi et de la terrible agonie que j’étais en train de vivre à cause de toi si tu n’acceptais pas…à ta place, je l’aurai cru franchement, surtout vu l’état dans lequel tu étais. Il t’a détruit non seulement ton corps là-bas mais aussi le moral et je comprends maintenant pourquoi tu es si…
-Faible…finit Dean.
-Non, pas faible, Dean…Désespéré plutôt. Et franchement, c’est la meilleure réaction que tu peux avoir après avoir vécu ça. Tous ceux ramenés de l’enfer auraient été complètement détruits à ta place et toi, non…
-Ca veut dire que je ne suis qu’une saleté de démon, voilà tout…
-Pas du tout, seulement que tu es plus fort.
-Papa a été plus fort que moi, tu sais…
-Comment ça ?
-Je suppose qu’il lui faisait la même proposition tous les jours aussi et imagine pendant environ cent ans alors que moi j’ai tenu que trente ans.
-Mais qui te dit que Papa a tenu ?
-Je l’ignore mais son visage quand il en a réchappé cette fameuse nuit me dit qu’il a tenu. Il n’y avait absolument aucune culpabilité sur son visage et je sais aujourd’hui que je n’en avais senti aucune. S’il le savait, il devrait me renier tout de suite, je le mériterais…tu devrais le faire d’ailleurs.
-As-tu entendu le moindre mot de ce que je t’ai dit ?
-Oui et alors ?
-Je suis fier de toi, Dean, fier d’être ton frère.
-Après tout ce que j’ai fait ?
-Oui. Tu culpabilises, n’est-ce pas ?
-Evidemment, j’en ai même à revendre de la culpabilité !
-Alors, Dean, on sait tous les deux ce que ça signifie. Seul un humain aimant ses congénères et soucieux de leur bien-être peut culpabiliser s’il ne peut pas avoir fait autrement que d’avoir fait un peu de mal à certains. Tu crois qu’un pur criminel, un serial-killer ou un démon tout simplement culpabilise ? Bien sûr que non, ils ne seraient pas ce qu’ils sont sinon.
-Oui mais je serais devenu un démon si Cas ne m’en avait pas tiré.
-Je suis sûr que non. Tu n’es pas fait pour en être un, je te connais mieux que personne, Dean et ça aurait échoué, tu te serais ressaisi.
-Je n’en suis pas convaincu…
-Moi si. Fais-moi confiance, au moins, si tu n’as plus confiance en toi. Et fais aussi gaffe à ce que je ressens. Je ne mens pas, tu peux le vérifier toi-même.
-Ce n’est pas la peine, je le sais, Sammy… Mais je dois quand même finir par accepter ce que j’ai fait et essayer de surmonter.
-Je t’y aiderai. »

L’aube se levant, y ayant passé toute la nuit, les frères, totalement épuisés, allèrent se coucher mais Dean comme Sam ne dormirent qu’à moitié, trop hantés par l’enfer et comment ils allaient pouvoir surmonter cette épreuve.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:11

Chapitre 4 : Discussions à cœur ouvert


Il se révéla rapidement que cette discussion à cœur ouvert entre les frères avait été bénéfique à tout point de vue. Dès le lendemain, Dean était plus enjoué, plus affamé et semblait libéré, comme si un poids énorme lui avait été littéralement enlevé de la poitrine. Sam était vraiment heureux de ce changement soudain mais en même temps, il savait maintenant ce qu’était l’enfer. Il comprenait on ne peut mieux les paroles du démon qui avait habité Meg. Bien sûr, il n’avait pas vécu les horribles souffrances qu’avait endurées Dean et il se doutait d’après les émotions que ce dernier lui avait fait ressentir que c’était pire que tout mais il avait presque vécu ces quarante années de tortures infernales et ça continuait de le hanter. Ca continua pendant plusieurs jours, il n’arrêtait pas d’y penser. Il se demandait souvent, quand il était mort de la main de Jake, s’il était allé en enfer ou autre part et s’il avait souffert le martyre qu’avait vécu Dean. Il dut surmonter ses hantises quand Dean sembla avoir besoin de son aide pour remonter la pente et reprendre confiance en lui. Ainsi, quelques jours après, ils se remirent au travail et à un entraînement harassant qui finit par porter ses fruits. Dean, désormais, réussissait à contrôler parfaitement son empathie. Avec de l’entraînement, il put ressentir avec calme des émotions d’inconnus à des dizaines puis à des centaines de kilomètres, ça lui devenait de plus en plus facile. Il parvint même le cinquième jour à canaliser la haine qu’il ressentit en quelqu’un sans la ressentir lui-même et à la tourner en affection et en rires de gaieté. Cette réussite lui redonna un espoir tellement important qu’il en poussa un cri de joie, fier de lui. Sam était également très fier de son frère et oubliait progressivement ce qu’il avait ressenti de l’enfer. La nuit suivante, Dean sentit une présence proche de lui :

« Castiel…tu ne pourrais pas frapper avant d’entrer ?
-Il n’y a pas de porte, que je sache.
-Tu prends l’humour au pied de la lettre, toi…Et puis, pourquoi tu apparais toujours quand je suis seul ? Sam n’est pas contagieux, tu sais.
-J’avais besoin de te parler seul à seul. Je suis très satisfait des progrès que tu as faits, Dean.
-Grâce à Sam, il ne faut pas oublier, précisa Dean.
-Oui, et c’est mieux encore comme ça. Tu as bien fait de lui faire partager ton expérience en enfer…
-Ca l’a perturbé, pourtant, j’ai bien vu, moi ça m’a soulagé mais lui, il en aura toujours les marques.
-Ce n’est pas de ça dont je parlais. Tu ne dois pas oublier, tout frères que vous êtes, que Sam représente toujours une menace et le fait d’avoir vu et ressenti ce que c’était que l’enfer, ça a pu lui montrer l’importance de ses décisions et l’avenir qu’il aurait…
-Cas, arrête. Tu parles de Sam comme d’un futur démon, n’exagère rien, tu veux ? Et puis, je croyais que ça irait maintenant qu’on utilise nos pouvoirs qu’ensemble ? Il n’a pas fait d’escapade nocturne dont je ne serais pas au courant, par hasard ?
-Non, aucune. Mais Sam a eu une très mauvaise influence avec Ruby, elle peut encore lui être, disons…maléfique.
-Eh ben, t’as ma parole que je ferai en sorte que Sam ne revoit plus sa face de p***. Je protégerai mon p’tit frère des démons mais aussi de lui-même, c’est sûr. Et puis, je sentirai quand il pourrait dérailler, je ne suis pas un empathique pour rien.
-On dit un empathe, sourit légèrement Cas.
-Si tu veux, c’est pareil. »
Cas disparut et Dean se réveilla alors que l’aube venait de se lever.

Le lendemain matin, Dean ne raconta pas à son frère la visite de Castiel, il ne voulait pas alarmer son frère ou l’énerver que les anges n’aient pas encore confiance en lui, ça le peinait déjà lui-même. Mais il avait peur que Sam ne se demande pourquoi Cas ne leur vienne pas rendre visite plus souvent, surtout au vu de leurs progrès. Il se sentait un peu embarrassé en sa présence et les dernières paroles de Cas au sujet de Sam le tracassaient toujours malgré lui, il regardait son frère comme s’il couvait une maladie.
Heureusement Sam ne vit rien de tout ça et n’était pas non plus empathe. Et ses doutes sur les rares visites de Castiel furent anéantis le jour suivant, alors qu’ils se reposaient tous deux d’un entraînement commun :

« Nous avons un nouveau problème.
-Cas ?dit Sam en se levant rapidement, aussi surpris que Dean qui ne s’attendait pas à le voir apparaître devant eux deux.
-Quel problème ?
-Il y a un démon qui est en jeu qu’on n’avait pas prévu…Un démon aussi puissant que Lilith et qui semble avoir d’autres intentions que de provoquer l’apocalypse.
-Tant mieux alors si un autre démon ne s’allie pas à elle et ne veut pas de la fin du monde, il va lui barrer la route, ça nous arrange, dit Dean.
-Non, pas du tout, en fait. C’est vrai qu’il n’aide pas Lilith à briser les sceaux mais il ne fait rien non plus pour l’en empêcher.
-Et m****, rouspéta Dean.
-Que veut-il alors, tu le sais ?demanda Sam.
-Pour l’instant, non mais ça a un rapport avec vous.
-Quoi ?demandèrent Dean et Sam ensemble.
-Ce démon s’est renseigné sur vous, sur votre passé, les pactes passés, que ce soit par votre mère, votre père et surtout le tien, Dean. On a peur qu’il ait racheté ton contrat à Lilith.
-Non, tu plaisantes là ?pâlit Dean. Mon âme n’est pas une vulgaire marchandise, nom d’un chien !
-C’est possible ce genre de choses ?s’enquerra Sam.
-Normalement, oui, entre démons de niveaux élevés.
-Et comment sait-on pour savoir si mon âme est à lui ou encore à Lilith ?demanda Dean, en essayant de garder son sang-froid.
-Ce sera à vous de le découvrir mais faites attention, ce démon est à vos trousses, il s’intéresse à vous, il doit savoir pour le sang d’Azazel et ses projets vous concernant. Ne faites confiance à personne, il pourrait être n’importe qui, alors restez ici, au moins jusqu’à ce qu’on sache qui il est. »
Puis il disparut, laissant les frères plus inquiets encore.

Castiel ne revint pas les voir avant dix jours. Les frères, ne pouvant aller nulle part selon les conseils de l’ange, continuèrent à s’entraîner d’arrache-pied. Ils purent même refaire au bout de plusieurs jours ce qu’ils avaient fait sous la menace d’Azazel avant que ce dernier n’emmène Dean en séjour en enfer. L’onde de choc de Dean et la télékinésie de Sam qu’ils produisirent ensemble se développa en une sorte de bouclier doré transparent qui les enveloppait tous deux et les protégeait, semblait-il, pouvant envoyer des petites boules de même consistance électrique envers un quelconque danger extérieur, qui s’avéra être dans ce cas, un arbre. Les frères étaient plus fiers d’eux que jamais. Bien sûr, ils auraient préféré ne pas refaire et même développer ce pouvoir qui ne pouvait s’accomplir qu’ensemble, leur rappelant des souvenirs douloureux mais tout était contre Lilith et l’apocalypse, non pour le fun. Ils n’avaient même plus besoin l’un et l’autre de ressentir une quelconque agressivité ou une pression pour créer cette énergie, seule la concentration, la maîtrise de soi et la confiance en soi et en son frère étaient les clés de leur réussite.

« Tu as ressenti cette puissance nous envahir ? C’était…extra, dit Sam, soufflé après cette expérience.
-Oui mais…je n’ai pas trop aimé, franchement, dit Dean avec une moue de dégoût.
-Mais attends, Dean…c’était quand même génial, je n’avais jamais ressenti ça, ne me dis pas que tu n’as pas aimé, je ne te croirais pas.
-Non, justement, je n’ai pas aimé et ne crois pas savoir ce que je ressens, ça c’est mon truc.
-Arrête, Dean, cette puissance était communicative et tu as dû…
-S’il-te-plaît, Sam…ne crois pas tout savoir de moi et de ce que je ressens tout ça parce que tu as vécu et ressenti ma damnation en bas. Ca n’a rien à voir non plus avec la puissance…oui, je l’ai ressentie, je ne peux pas te dire le contraire mais non je n’ai pas aimé du tout, alors lâche-moi avec ça.
-Désolé, Dean, je ne voulais pas te braquer. Je pensais qu’on était en phase, tous les deux, maintenant, dit Sam, déçu.
-On y est, Sammy…mais on ne peut pas tout ressentir de la même façon, on est frères mais pas jumeaux et même des jumeaux sont différents. On n’est pas le clone de l’autre, tout de même.
-Je sais, t’as raison, Dean…je m’en veux d’avoir ressenti ce plaisir, je n’aurai pas du…
-Oh, ce n’est pas si grave, va, dit Dean, qui pourtant repensait aux paroles de Cas à ce sujet.
-Je vais appeler Bobby pour lui dire où on en est.
-Tu crois que ce n’est pas dangereux, il risque pas de critiquer ou de s’inquiéter pour nous ? Nos conversations pourraient être écoutées aussi par d’autres chasseurs qui voudraient faire de nous leur encas.
-Mais qu’est-ce que t’as ? Tu te méfies de Bobby maintenant ?
-Mais non, sois pas idiot mais je me demande s’il ne doit pas rester à l’écart de tout ça, je ne veux pas qu’il en subisse les conséquences, tu vois ?
-Ok…mais n’oublie pas que je le tiens au courant depuis le début…
-QUOI ???? Mais tu ne m’avais rien dit !s’exclama Dean.
-Je pensais pas que ça posait problème, on a toujours tout dit à Bobby, surtout depuis que Papa est parti, tu sais bien.
-Je sais mais là, c’est devenu compliqué pour lui…nous ne sommes plus comme lui, Sammy…
-Comment ça ? Tu veux dire que nous sommes des monstres, c’est ça ?
-…
-Dean ! Réponds-moi !
-Disons qu’on n’ait plus normaux et que des chasseurs normaux, comme on croyait l’être il y a des années, voudraient sûrement chasser ce que nous sommes. Moi-même, je voudrais chasser ce que je suis, alors je comprendrais parfaitement leur point de vue.
-Mais Dean, tu dis n’importe quoi, là, tu t’entends ou quoi ?
-Justement, oui.
-Tu me l’avais dit, je m’en souviens, quand tu avais découvert que je pouvais exorciser un démon grâce à Ruby mais c’était différent, je ne pensais pas que tu le pensais tout le temps, même pour toi, que tu le disais sous le coup de la surprise et de la colère.
-Ben si, justement, rien n’a changé pour ça.
-Alors, tu nous vois vraiment comme des monstres à chasser et à abattre à première vue ?demanda Sam, dégoûté.
-…
-Tu veux peut-être me dire quelles balles tu utiliserais pour nous tuer ou tu préférerais peut-être un couteau, tiens ?ironisa Sam.
-…
-Dean ?
-Je vais me faire un sandwich, j’ai la dalle. »
Sam resta au milieu de la pièce, pantois de ce que pensait son frère d’eux pendant que Dean préférait ne pas accueillir les émotions de son frère dans sa tête.

Le lendemain, Castiel réapparut pendant qu’ils se faisaient la tête, assis à une table de la maison.
« Je tombe mal, peut-être ?demanda Castiel, inquiets de leurs têtes.
-Mais non, Cas, pas du tout, dit Sam, explique à Dean qu’on n’est pas des monstres qui sont bons à envoyer à la boucherie pour la prochaine chasse.
-Que se passe-t-il ?
-Rien, Castiel, répondit Dean, fatigué et agacé. Laisse Sam s’enfermer dans ses illusions, il adore ça.
-Je ne m’enferme pas dans ces pu***** d’illusions, arrête !
-Cas, on t’écoute, dit Dean pour mettre fin à tout débat.
-On a identifié le démon qui en a après vous mais apparemment, il a un plan et il n’est pas près de vous lâcher.
-Sauf si Lilith nous tue avant, dit Dean en souriant.
-Ca m’étonnerait, il n’accepterait pas ça, il tient trop à vous deux.
-Bonne nouvelle, enfin un démon qui ne veut pas notre mort et nous aime, c’est génial, ça.
-Ca n’a rien de drôle, Dean…Forcas vous veut à lui et il est très puissant, il peut y arriver. Dans tous ses projets, il est arrivé à ses fins, il est presqu’aussi puissant en enfer que Lilith et il est très apprécié de Lucifer.
-Il s’appelle Forcas ?
-Oui, un proche d’Azazel, paraît-il.
-Il est apprécié de Lucifer ?s’effraya un peu Dean. C’est pas bon, ça, il est sûrement dangereux.
-C’est ce que je n’arrête pas de vous répéter.
-Alors, quoi ?demanda Sam enfin. On va se terrer ici toute notre vie ?
-Ce n’est plus la peine, il sait où vous êtes, c’était aussi ce que j’étais venu vous dire.
-Il nous a repérés ?demanda Dean, surpris. Je croyais que tu nous protégeais toi ou tes potes avec un bouclier super ange ?
-Un bouclier, une protection ? Qui vous a parlé de ça, il n’y en a jamais eu.
-Alors, pourquoi on est resté ici encore dix jours ?s’énerva Sam en se levant.
-Ben oui, tu nous prends vraiment pour des cruches, il aurait pu débarquer n’importe quand !
-C’est peut-être ce qu’il cherchait, remarque, soupçonna Sam.
-Je voulais seulement que vous continuiez à vous entraîner mais vu les progrès accomplis, surtout depuis hier, vous pouvez très bien partir très bien. Je ne vous ai jamais empêché de partir, d’ailleurs.
-Heureusement, il n’aurait plus manquer que ça, sourit Dean. Tu viens, Sam, on lève le camp.
-Je viens, je ne veux pas rester une minute de plus ici alors qu’on nous ment tout le temps.
-Forcas est dangereux et il saura être convaincant, c’est un maître dans cet art, il a été persuasif avec des personnes plus pures que vous et il vous entraînera sur le chemin qu’il veut pour prendre de mauvaises décisions, vous n’y verrez que du feu, ajouta encore Castiel.
-Merci, Cas, mais on est deux et malins, alors salut.
-Et ne revenez pas, on n’a pas besoin de vous, dit Sam en suivant son frère. »
A quelques kilomètres, Forcas était ravi : son plan fonctionnait à merveille…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:12

Chapitre 5 : Première rencontre


Puisque Bobby était au courant de ce qu’ils faisaient, les deux frères allèrent chez lui pour lui demander des conseils pour savoir si Lilith avait toujours l’âme de Dean.

« Ecoutez, les gars, on ne peut consulter aucun manuel pour ça, on ne sait rien sur ce genre de transaction, si jamais elle a eu lieu…
-Alors quoi ?dit Dean. Je vais attendre de mourir et de voir qui vient me chercher pour retourner en enfer ?
-Pourquoi pas ?dit Bobby sérieusement.
-Hein ?s’exclamèrent les frères en même temps.
-Non mais si t’étais moins idiot ou moins impatient, tu m’écouterais jusqu’au bout. Je connais quelqu’un qui pourrait peut-être vous aider…
-Pourquoi tu l’as pas dit plus tôt ?demanda Sam.
-Parce que c’est une personne que vous n’auriez pas voulu fréquenter ou même entendre parler il y a encore quelques semaines. Mais à cas désespéré, solution désespérée, comme on dit, soupira Bobby.
-C’est quelqu’un de si nauséabond que ça ? Ou de dangereux ?
-Ni l’un ni l’autre mais disons que quand on va le voir, on revient un peu changé.
-Et il saura dire qui a mon âme ?
-Oui, je pense.
-File l’adresse alors.
-Dean ! As-tu entendu un seul des mots que j’ai dit ?
-Bien sûr…mais j’aime pas que mon âme soit en tractation dans les trocs à démons, alors merci, je veux en finir et savoir.
-Ok mais je vous aurai prévenu. Allons-y, dit Bobby en prenant sa veste.
-Mais Bobby, dit Sam en regardant son frère qui ne comprenait pas non plus, tu ne viens pas…
-Vous n’allez tout de même pas me refaire le coup quand vous vouliez aller affronter Lilith en Indiana avant que tu sois happé par les chiens de l’enfer ? Pourquoi tu m’as tenu au courant alors, Sam ? Je ne suis pas un vieux crouton que vous laissez derrière à chaque fois qu’il y a un danger, nom d’un chien ! Et de toute façon, vous n’avez ni le nom ni l’adresse. Alors, je viens avec vous.
-Mais Bobby…commença Dean.
-Et on ne discute pas !s’écria Bobby. »

Les frères échangèrent un regard ennuyé mais résigné et emboîtèrent le pas à leur ami qui était déjà dans sa voiture et qu’ils suivirent avec la leur.

Ils n’atteignirent que le lendemain une ville nommée Moab dans l’Utah. Ils s’arrêtèrent au seul motel de la ville pour y discuter de leur prochain interlocuteur.
« Bon, d’abord, je vais y aller seul, dit Bobby.
-Pourquoi ?demanda Sam. On peut venir avec toi.
-Avec lui, tout est question de convenances et il faut procéder comme ça, avoir une sorte de…messager, vous voyez le truc.
-Non, répondit Dean.
-Tant pis mais c’est comme ça. De toute façon, je ne le verrai pas en personne mais plutôt celui qui s’occupe des rendez-vous.
-Sa secrétaire ?sourit Dean.
-Pas vraiment le genre auquel tu penses, finit par sourire Bobby.
-Et il pourra nous recevoir, tu crois ?demanda Sam.
-J’en sais rien, j’y suis jamais allé. A tout à l’heure.
-Fais att…commença Dean mais Bobby avait déjà fermé la porte. Il n’a vraiment pas l’habitude qu’on s’inquiète de lui, ça se voit.
-A ton avis, c’est quel genre de type ?
-Qui, Bobby ? Je sais pas…il retire si rarement sa casquette…
-Oh, arrête, t’as compris…
-Je sais pas mais en tout cas, il doit être sacrément bizarre pour que Bobby agisse comme ça.
-Ouais, je crois aussi, il va falloir nous tenir sur nos gardes au cas où.
-Tu prends tes pouvoirs trop au sérieux, tu sais ça ?
-Et toi, Dean, tu n’y penses pas assez.
-C’est ça, avec toutes ces émotions qui veulent me rentrer dans la tête, tu crois que j’y fais pas gaffe ? Ben si, mais je veux pas les utiliser sans arrêt, c’est tout. »

Ils en restèrent là et attendirent le retour de Bobby qui se fit deux heures après.
« Alors, il t’a emmené dans un bar pour discuter ?demanda Dean.
-Arrête tes bêtises. Il fallait seulement que j’attende un bon moment et là, celui qui se charge de transmettre ses messages m’a dit qu’il pourrait vous recevoir tous les deux à la nuit tombée.
-Parfait alors !s’écria Dean, ravi.
-Ne le sois pas trop, je ne serai pas admis à votre petite fête, dit Bobby avec une moue.
-Pourquoi ?demanda Sam.
-Figure-toi qu’on ne peut pas demander pourquoi…quand il dit tous les deux et non tous les trois, c’est clair.
-Peut-être qu’il voulait dire toi et Dean, c’est tout, dit Sam.
-Pourquoi, t’as la trouille d’y aller ?sourit Dean.
-Pas du tout, qu’est-ce que t’imagines encore ?
-Stop ! Je ne me fais pas des idées puisqu’il a précisé vos noms et non le mien, c’est assez clair. Je vous attendrai bien sagement ici et je ferai un raffut de tous les diables si vous n’êtes pas rentré au p’tit matin, dit Bobby.
-Quoi, maintenant, on a un couvre-feu ?plaisanta Dean. »

Alors que le soleil se couchait, les frères, sur les indications précises de Bobby, se rendirent chez cette personne. Il vivait dans une vieille mine et s’appelait Chakshu Risen. Pendant un bon quart d’heure, Dean se moqua du prénom de cet homme et Sam dut faire preuve de la plus grande patience pour essayer de lui faire comprendre qu’il ne vaudrait mieux pas lui éclater de rire au visage s’ils voulaient des informations sur son âme. Bobby leur avait interdit de ne prendre aucune arme sur eux, au grand désappointement de Dean qui se sentait tout nu, selon lui mais dut accepter en pensant à la récupération de son âme. Il leur avait recommandé aussi, surtout en regardant l’aîné des frères, d’observer le plus grand respect sinon ils risquaient gros.
Quand ils arrivèrent, la nuit venait de tomber. La mine abandonnée avait été aménagée à l’intérieur et on n’aurait jamais dit que c’était une mine auparavant mais plutôt un couloir souterrain d’un immeuble de luxe. Ils frappèrent à la première porte s’offrant à eux qui s’ouvrit aussitôt au contact de leurs mains, alors qu’elle était verrouillée auparavant. Un homme, assis dans un luxueux fauteuil derrière un bureau, avait le visage dans l’obscurité, malgré l’intense lumière qui régnait dans la pièce.
« Bonsoir, Dean et Sam Winchester. Vous pouvez vous installer.
-Bonsoir, dit Sam pendant que Dean restait étrangement silencieux et ils s’avancèrent tous deux.
-Vous voulez me poser une question, paraît-il, dit l’homme qui découvrit son visage. Il semblait être assez âgé, plus de soixante-dix ans et avait le visage basané, d’origine sûrement indienne, ses longs cheveux blancs lui tombant sur les épaules, ses yeux complètement vides d’expression.
-C’est vrai mais d’abord, qui êtes-vous ?demanda Sam.
-C’est un démon, dit enfin Dean, le visage tendu, ses yeux remplis de dégoût.
-Quoi ?s’exclama Sam, sur ses gardes.
-Je vois que vous êtes aussi fort qu’on me l’avait dit, ce n’était pourtant pas facile à voir ni à sentir, dit calmement Chakshu. En effet, je suis un démon mais mon hôte et moi avons passé une sorte de marché, alors il n’y a pas de problème.
-Quel genre de marché ?demanda Dean. Comment peut-on accepter d’avoir un démon en soi en toute connaissance de cause ?
-Il a accepté en échange de rester en vie lui-même et que je ne fasse de mal à personne. Puisque c’est un puissant chaman qui pouvait me faire plus de mal que de bien, j’ai accepté. Il avait un cancer et n’aurait pas tarder à mourir alors qu’avec moi, il reste en vie.
-C’est n’importe quoi, remarqua Sam, appuyé de Dean.
-Vous n’êtes pas ici pour me juger alors que vous-même avez du sang et des pouvoirs de démons, alors continuons et posez votre question, mon impatience risque de partir en fumée sinon.
-Très bien, dit Dean qui dut prendre sur lui pour ne pas tuer ce démon avec le couteau de Ruby tout comme Sam qui voulait l’exorciser à l’instant. Alors, voilà, vous devez être au courant que j’avais vendu mon âme il y a presque deux ans à un démon des croisements et que le contrat était détenu par Lilith.
-En effet, la nouvelle a été très répandue.
-J’aimerais savoir si mon âme appartient toujours à Lilith ou si un autre démon la détient, ou pourquoi pas, sourit-il, si personne n’en voulait plus et a été libérée.
-Votre âme n’est pas libre…
-Bon, tant pis, j’aurai essayé.
-Elle n’appartient plus non plus à Lilith et ça, c’est quelque chose dont presque personne n’est au courant.
-A qui appartient-elle alors ?demanda Sam.
-A un autre puissant démon mais j’ignore lequel, ce secret est trop bien gardé entre les deux parties concernées mais ce démon a dû lui donner pas mal en échange pour que Lilith abandonne votre âme car elle lui était très précieuse, je peux vous l’affirmer.
-Et vous ne savez vraiment pas qui la détient, même pas un indice sur son nom ?
-Non, je l’ignore et même si vous me donniez un nom, je ne saurai vous le confirmer. Vous pouvez partir maintenant.
-Qu’est-ce qui nous empêche de ne pas vous tuer ?demanda Sam en se levant, sous le regard surpris de Dean qui avait déjà fait un pas vers la porte.
-Ce qui vous retient, jeune homme c’est que vous ne le pourrez pas, même avec la force que vous avez acquise avec ce démon Ruby. Le contrat passé avec mon hôte vous empêche de me toucher, et je ne fais de mal à personne, vous le savez, dit Chakshu avec le plus grand calme.
-Viens, Sammy, ça n’en vaut pas la peine, tu le sais, dit Dean en prenant le bras de son frère mais ils furent interpellés alors qu’ils allaient sortir.
-Dean…je serai vous, je ferais attention…votre âme n’est pas une âme ordinaire, je peux le sentir en vous. Si ce démon a fait en sorte de l’acquérir avec autant de ténacité, c’est pour une autre raison que Lilith même si j’ignore pourquoi. Ne le mêlez pas à votre vie, ne suivez aucun de ses avis, il n’en découlera que de mauvaises choses pour vous seul… »
Sur ces paroles énigmatiques, Chakshu disparut de la pièce. Les frères rejoignirent leur voiture en silence mais Dean finit par s’énerver contre Sam d’avoir voulu tuer ce démon mais Sam, contrairement aux attentes de Dean, ne répondit pas.
Quand ils revinrent au motel, il était deux heures du matin et Bobby les attendait anxieusement, les regardant comme s’ils couvaient quelque chose.
« Alors, vous vous sentez comment ?
-Normaux, pourquoi ?demanda Dean.
-Vraiment ? Pas le moindre petit changement mental ?
-Mais non, Bobby, pourquoi ?demanda Sam à son tour.
-Tout simplement parce que toutes les personnes qui se sont entretenues avec Chakshu sont tombées malades après leur entrevue et changeaient de comportement. Rien de grave, mais elles étaient étranges, silencieuses et ça dure souvent quelques années.
-On ne sent rien de tout ça.
-C’est sûrement notre sang de démon qui change tout, dit Sam.
-T’adores rappeler ça, toi, remarqua Dean. »

Ils racontèrent ensuite à Bobby leur entrevue et le fait que l’âme de Dean appartenait à un autre démon.
« Vous croyez que c’est Forcas, ce nouveau démon, qui la détient ?demanda Bobby.
-Sûrement mais je ne voulais pas donner plus d’informations à ce Chakshu qu’il n’en avait déjà, dit Dean. Mais on n’est pas sûr, pour l’instant, on verra si on peut trouver ce Forcas et on lui posera la question à coups d’eau bénite.
-Même si ça m’étonne que ça lui fasse quelque chose, rappelle-toi qu’il est aussi fort que Lilith, remarqua Sam.
-Ok, toi qui veux tout le temps te servir de tes pouvoirs pour torturer les démons, on fera à ta méthode, mais viens pas te plaindre après, soupira Dean avec mauvaise humeur. »
Les frères se couchèrent peu après, épuisés de cet entretien plus fatiguant qu’ils ne l’auraient soupçonné comme si les effets se faisaient ressentir à retardement.

Alors qu’ils ne dormaient que depuis quelques heures, les frères se réveillèrent dans un lieu inconnu, un appartement luxueux. Dans un fauteuil, un homme les regarda, avec un sourire, se lever de leurs lits, dévoilant devant eux ses yeux blancs teintés d’un pourtour rouge.
« Bonjour, les garçons, je vous attendais depuis un bon moment mais vous étiez épuisés, apparemment.
-Forcas, je présume ?demanda Dean.
-Evidemment, qui d’autre, le Père Noël ?sourit ironiquement le démon.
-Où est-ce qu’on est ? On rêve ou c’est réel, vous nous avez emporté ailleurs du motel ?demanda Dean.
-C’est amusant de poser ces questions alors que c’est notre première rencontre, mauvais point, Dean, remarqua Forcas.
-Qu’est-ce que vous nous voulez exactement ?demanda Sam à son tour.
-Voilà une question intéressante, Sammy, t’as un bon point.
-Vous allez arrêter avec vos pu***** de points !s’exclama Dean.
-Et en fait, c’est Sam, rien d’autre, précisa Sam.
-Je vois que votre sommeil n’est pas bénéfique pour votre calme légendaire, les garçons, sourit Forcas. On recommence tout…Je me présente : Forcas, frère d’Azazel et démon respecté de Lucifer.
-Vous plaisantez ?demanda Dean en souriant. Vous voulez nous faire gober qu’Azazel, enfin cette saleté démon aux yeux jaunes avait un frère ? Décidément, sa famille était plus grande que je croyais.
-Eh oui, j’étais son grand frère même si notre couleur d’yeux diffère, je vous l’accorde. Je n’ai pas été enchanté quand tu l’as tué, Dean mais bon, la famille est faite pour être enterrée aussi mais voyez-vous, j’aimais ses principes.
-Quels principes ?demanda Sam en sachant à moitié la réponse.
- Ne pose pas des questions inutiles, Sam, tu le sais…son sang distribué aux enfants de six mois…vous connaissez la chanson pour en être les premiers concernés, surtout toi Dean, le premier à avoir été choisi.
-Quelle différence ça fait ?demanda Sam. Pourquoi nous rappeler ça ?
-A ton avis, Sammy…
-C’est Sam !s’emporta le concerné.
-Vous allez arrêter de tourner autour du pot ?demanda Dean en faisant les cent pas. Ou on vous démolit la tête avant que vous ayez dit ouf.
-J’aimerais bien voir ça, Dean…cet endroit n’accepte aucune démonstration de pouvoirs, je vous le signale, t’aurais déjà dû t’en apercevoir… »

Et en effet, Dean s’aperçut qu’il ne ressentait aucune émotion en cet endroit et qu’il ne ressentait aucun pouvoir en lui. Cette sensation fut aussi merveilleuse et libératrice que de manger un hot-dog avec une bière, Dean était ravi. Contrairement à Sam qui ne se sentait pas du tout à l’aise sans pouvoirs, il avait l’impression de se sentir complètement nu et à la merci de tous, comme un bébé…Si cela eut l’effet de calmer Dean au plus haut point comme s’il était au septième ciel, Sam au contraire s’énerva encore plus et alla plaquer le démon contre le mur, à défaut de pouvoir utiliser sa force psychique.
« Je vois qu’on passe aux négociations, tu passes pas mal d’étapes, Sammy, s’étouffa Forcas.
-Laissez-nous sortir d’ici ou je vous jure que je vais…
-Quoi, Sammy ? Me tuer ? Tu ne peux pas me tuer, tu n’en as pas la force, je te signale et même physiquement, tu t’épuises déjà, remarqua le démon en sentant la pression de Sam s’évanouir comme glace au soleil. Il se dégagea rapidement. Bon, ce n’est pas tout ça mais je dois y aller, on m’attend…je vous laisse mariner un peu ici pour vous faire cogiter, vous en avez besoin…A bientôt les gars, je sens qu’on formera un bon trio. »

Le démon s’évanouit alors dans les airs en rigolant, laissant les frères face à des murs sans portes ni fenêtres…

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:13

Chapitre 6 : Une enquête pas banale


Les heures s’écoulaient, semblables et interminables…Sam s’énervait tellement que le calme de Dean avait fini par disparaître en vapeur.
« Mais tu vas arrêter de taper contre ce foutu mur ? On est enfermé et tu n’y peux rien, rouspéta Dean.
-Tiens, c’est bizarre, dit Sam en lâchant son morceau de chaise, on dirait que tu veux rester enfermé là-dedans.
-Non mais je te ferai remarquer, p’tit génie, que tu n’as pas fait une seule éraflure à ce mur avec ton truc…et si tu avais pris le soin de l’examiner, dit-il en frappant ce dernier qui résonna, c’est du métal, alors comment veux-tu faire ?
-Je sais pas, dit Sam en s’asseyant, épuisé. Je te jure que si je rencontre encore ce démon, je lui défonce le crâne en prenant mon temps.
-C’est inquiétant, Sam…
-Quoi ?
-Tu agis et tu parles de plus en plus comme moi, tu sais, la folie, c’est pas si contagieux, j’aimerais bien que tu gardes ton sang-froid de toujours.
-Ouais, et ben, on change...toi aussi d’ailleurs apparemment, on a inversé les rôles. Qu’est-ce qu’on fait ?
-On se concentre pour partir d’ici.
-Comment ça ? Je suis sûr que ce sont nos corps qui sont ici, pas nos esprits.
-Si tu savais comme je me sentais réel, avec un vrai corps quand le Djinn m’avait fait vivre mon trip, je te jure que tu ne parlerais pas comme ça.
-La concentration va pas être suffisante, Dean, il faut…
-Il faut quoi ? Défoncer le plafond et les murs en plus ? Ca ne servira à rien si nos esprits seulement sont ici mais on y arrivera en nous concentrant. Tu sais très bien qu’on est devenu des vrais pros de la concentration ces dernières semaines, alors mets-toi au boulot, grand fainéant.
-Très bien mais tu verras ma colère si t’as tort.
-J’ai jamais tort, sourit Dean. »

Les frères s’assirent alors sur leurs lits respectifs, à la même place que lorsqu’ils s’étaient réveillés et se concentrèrent comme jamais ils ne s’étaient concentrés. Les veines sur leur front ressortirent légèrement tellement ils voulaient sortir d’ici. Soudain, ils sentirent un changement d’atmosphère et ouvrirent les yeux. Ils étaient revenus dans leur motel. Bobby, apparemment épuisé, s’était endormi sur des bouquins après avoir dessiné des incantations au sol, autour de leurs lits. Apparemment, ils n’étaient pas partis seulement quelques minutes. Sam, le plus proche de lui, lui secoua l’épaule. Bobby se réveilla en sursaut.
« Nom d’un chien, les gars, où étiez-vous passés, bordel ?cria Bobby, le visage rempli de colère et d’inquiétude.
-Si tu nous laisses parler, tu…commença Dean.
-Vous laisser parler alors que vous êtes resté dans le coma pendant trois jours ? Non mais vous rigolez ? Je me suis fait un sang d’encre, moi ! Et je ne trouvais aucune… »
Mais Bobby fut arrêté dans son flot de paroles quand Dean le prit dans ses bras, ému que leur ami se soit autant inquiété pour eux, il était un réel père pour eux, jamais ils ne pourraient le nier. Bobby se dégagea rapidement, essuyant d’un revers de main les quelques larmes qui s’étaient échappées de ses yeux. Il les regarda, un peu bourru :
« Alors ?
-Eh ben, on a été…commença Sam à son tour.
-Christo…l’interrompit Bobby, faisant se lancer un coup d’œil aux frères, un peu amusés.
-Si tu veux nous balancer un peu d’eau bénite à la figure comme lorsque je suis revenu de l’enfer et nous donner un couteau en argent pour te prouver qu’on n’est pas des démons, on est prêt, soupira Dean en souriant, ce que s’empressa de faire Bobby, toujours méfiant.
-Bon, ok…désolé, dit Bobby, une fois tout cela fait.
-Donc, je disais…on a été kidnappé par le démon, Forcas, qui nous a enfermé dans une sorte de pièce pendant des heures et on a réussi à s’en sortir en se concentrant…
-Grâce à moi, dit Dean fièrement. D’ailleurs tu me dois un beignet au chocolat.
-Comment ça ? Je ne t’en ai jamais promis un.
-C’est ta punition pour m’avoir pas cru, alors accepte avant que je ne monte le prix.
-Tu veux pas arrêter, on a un démon à pourchasser et toi, tu veux un beignet ?demanda Sam, interloqué.
-C’est peut-être pas important pour toi, mais moi, j’ai la dalle après trois jours de diète. Et rectification sur ce que tu viens de dire, un beignet au chocolat, dit-il en insistant sur le parfum, sinon j’en veux pas. Et maintenant que t’as rouspété, c’est monté à deux.
-Dean !
-Ben quoi, on combat mieux le ventre plein, tu diras ce que tu veux. »

Bobby, heureux et soulagé, ne put s’empêcher de sourire derrière sa barbe de voir que même avec du sang et des pouvoirs de démons, après toutes leurs expériences, ces deux-là ne changeraient jamais.

Une semaine plus tard, ils en étaient toujours au même stade. Sauf que Bobby était parti, et que les frères décourageaient de trouver un jour ce démon par eux-mêmes et non l’inverse.

« Bon, alors qu’est-ce qu’on fait ?demanda Dean. Franchement, ça devient barbant, aucun signe de ce Forcas nulle part, il est parti dans une autre dimension ou quoi ?
-On dirait…en tout cas, faudra qu’il me dise comment il fait, il est vraiment fort, dit Sam, impressionné.
-Tu veux peut-être prendre des cours avec lui après avoir tué quelques centaines d’êtres humains, pourquoi pas ?ironisa Dean. Non mais qu’est-ce qui te prend ?
-Oh, arrête, je disais seulement que ça m’impressionnait, c’est tout, arrête d’en faire une montagne. Même Bobby le dirait, alors faut pas exagérer pour seulement une remarque en passant… Tiens, regarde, dit-il en montrant l’ordinateur. Voici un cas intéressant. D’après le mode opératoire, on dirait que c’est un esprit mais le plus bizarre est que d’après les témoignages que la police traite de cinglés, cet esprit serait corporel et traverserait quand même les murs. Intéressant, non ?
-C’est peut-être tout simplement une cinglé aussi, c’est trop inhabituel, ça, remarqua Dean.
-On ferait mieux de vérifier quand même.
-C’est peut-être aussi un genre garou-garou passe-muraille ?rigola Dean.
-Quoi ? Qu’est-ce que c’est que ça ? Un film porno ?
-Là, tu me vexes, je n’ai pas seulement des références pornographiques. Une fille très chouette en études de films francophones m’en avait parlé...enfin, dans le cadre de nos débats. C’est un type bien vivant avec le pouvoir de traverser les murs.
-Je préférerais encore que ce soit ça, mon vieux mais trop souvent, les films sont plus nuls et bizarres que la réalité. »

Le jour suivant, ils étaient à Laramie, dans le Wyoming. Quand ils arrivèrent, le ciel chargé de nuages, se mit à déverser une pluie torrentielle. Ils allèrent s’abriter au plus vite dans le premier motel de passage.
« J’ai malheureusement l’impression qu’on va devoir attendre plusieurs heures avant d’interroger qui que ce soit sur cet esprit inhabituel, dit Sam. Etrange que ça tombe juste comme on arrive.
-Cette ville a tout d’accueillante, pourtant. T’as vu la manière dont la gérante du motel nous a donné la clé. On aurait dit qu’elle venait d’accueillir le bon Dieu dans son motel minable.
-Ou elle te faisait de l’œil, ironisa Sam.
-Ou à toi, sourit Dean en retour. »

Les deux frères se reposèrent après cette longue route. Mais Dean ne put pas dormir. Son empathie lui montrait que quelque chose clochait dans cette ville, il ressentait vivement une tension mais une tension qui était en accord avec une certaine tranquillité, c’était contradictoire mais il ressentait clairement ces deux sensations. Il tenta de les approfondir, voir ce que ça pouvait donner et de qui elles émanaient en premier lieu mais il lui fut impossible de définir quoi que ce soit malgré tous les progrès qu’il avait fait, comme si on voilait intentionnellement son radar empathique en utilisant les émotions des habitants de toute la ville. Mais personne ne pouvait faire ça et dans une intention dépourvue de mal.

Le lendemain, la forte pluie avait laissé place à une fine bruine. Ils allèrent dans les deux lieux où l’esprit se manifestait le plus souvent et durent se séparer pour mieux pouvoir le trouver rapidement. Dean alla dans l’immeuble le plus neuf de la ville et Sam dans une habitation de banlieue. A chaque fois, ils se présentèrent comme des agents du FBI. Dean revint pantois au motel et attendit le retour de son frère.
« Alors, qu’a donné l’EMF ?demanda Sam à Dean à son retour.
-Rien et je ne vois pas pourquoi.
-Eh bien, je crois savoir. Dans la maison où je suis allé, j’ai pu parler à la fille qui avait vu notre esprit et elle m’a dit l’avoir entendu chuchoter alors qu’il se croyait seul qu’il devait couvrir ses traces.
-Couvrir ses traces ?demanda Dean, n’y comprenant plus rien.
-Ouaip. Moi aussi, j’ai eu cette réaction et puis, j’ai pensé que cet esprit n’était sûrement pas seul là-dedans. Il doit être aidé par quelqu’un, sûrement un démon ou une créature plus puissante ou maligne.
-Il a déjà tué cinq personnes, c’est ça ?
-Oui, par crise cardiaque selon les légistes mais bien sûr, ça ne peut être que lui qui a pu les occasionner et les victimes ne l’ont pas vu pour autant. Il va falloir le coincer d’abord pour savoir de qui il tient ses infos. Après, on trouvera son corps.
-Alors, cherche le lieu de sa tombe, moi, j’ai une p’tite idée de là où il va se manifester ce soir. Je te téléphonerai pour me rejoindre.
-Ok mais fais gaffe quand même, on sait pas à quoi s’attendre avec celui-là.
-Oh mais lui non plus saura pas à qui il aura affaire en nous voyant, sourit Dean. »

Dean alla explorer la cave de l’immeuble et son EMF y trouva quelques traces du passage de l’esprit. Il appela aussitôt Sam qui le rejoignit dix minutes après.
« Comment sais-tu qu’il va revenir ici ?
-Je suis sûr qu’il recharge ses batteries ici et qu’il se laisse aller quand il est ici, il lui faut bien une sorte de refuge. C’est le seul endroit avec des traces, il faut bien envisager cette possibilité.
-Ouais, t’as sûrement raison, de toute façon, on n’a pas d’autre piste.
-T’as trouvé où est sa tombe ?
-Pas loin d’ici, dans un vieux cimetière abandonné.
-Pourquoi hanter cet endroit alors et l’autre maison ?
-Sais pas…
-Vous devriez, pourtant !s’exclama soudain l’esprit apparaissant devant eux, les frères braquant leurs armes sur lui.
-Pourquoi, alors ? Expliquez-nous, demanda Dean.
-Je vivais ici avant la démolition de ma maison. Ma femme m’a tué en m’empoisonnant, la sale g****.
-Vous êtes mort d’une crise cardiaque, pourtant, remarqua Sam.
-Parce que le poison s’est dissous dans mon sang, abruti, répliqua l’esprit. Ma femme a bien joué le jeu et vu que ses pleurs ont convaincu tout le monde, on n’a pas cherché plus loin.
-Et l’autre maison en banlieue ?
-Son amant y habitait, ils ont fait le coup ensemble et vu que c’était le légiste, c’est devenu facile.
-Oh, navré…dit Dean avec une grimace compréhensive.
-Donc, je tue leurs descendants.
-Mais pourquoi et comment avez-vous votre apparence corporelle ?demanda Sam.
-Vous croyez pas que je vais tout vous dire, non ?
-Si, Charles, dit Dean en l’appelant par son prénom. Vous le ferez car votre peine ne s’est pas apaisée depuis que vous avez commencé à tuer et elle ne s’apaisera jamais.
-Comment savez-vous ça, vous ?
-Je le sais, c’est tout, comme je sais tout ce que vous pouvez ressentir en ce moment, de la colère, de la haine mais aussi de la tristesse, du désespoir, et une intense envie de vivre, dit l’aîné en apaisant toutes les émotions de l’esprit, lui faisant ressentir un intense calme.
-Ben, dites donc, faudra que vous m’expliquiez comment vous faites, dit Charles, ça fait un bien fou.
-Racontez-nous, Charles, insista Sam en le voyant aussi calme.
-Je suis revenu quand ils ont démoli ma maison, ça m’avait rendu fou de rage et là, j’ai rencontré ce gars…il m’a proposé un deal. Je pouvais lui demander ce que je voulais à condition de lui donner un truc en échange. Je lui ai demandé de me rendre un corps plus apparent mais que je continue toujours à faire mes trucs de fantôme, quoi…il m’a dit d’accord et m’a donné des conseils pour ne pas laisser de traces derrière mes crimes…il a été chouette, avec plein de conseils et tout, franchement, y a pas à dire…
-Que lui avez-vous donné en échange ?demanda Dean.
-Pas grand-chose en fait, j’ n’avais rien à lui proposer, alors lui m’a demandé mes ossements, bizarre, non ?demanda-t-il, les frères se regardant avec appréhension, sans rien montrer à l’esprit. Après, ben, il m’a laissé tranquille, je dois dire.
-Où peut-on trouver cet homme ?demanda Sam.
-Il m’a dit que je pouvais aller le voir à l’hôtel Georgia, je crois, au dernier étage et demander un certain Sillicom. J’ai pas eu besoin…mais si vous, ça vous dit, il est très sympa, vous verrez…
-Merci, Charles, désormais, vous pouvez reposer en paix, dit Dean.
-Mais j’ai pas tué tout le monde de leur famille !dit-il.
-Franchement, de vous à moi, c’est pas eux les responsables, c’était votre femme et son amant, leurs descendants n’ont rien à voir là-dedans, reposez plutôt en paix…
-Je veux pas mourir, vous comprenez pas !s’écria Charles en colère de nouveau et prêt à les balancer au mur.
-Si, je comprends, dit calmement Dean en s’approchant davantage de lui. C’est bien pour ça que vous avez demandé un semblant de corps, pour qu’on vous voit et qu’on sache que vous êtes derrière tout ça, comme une vraie vengeance…mais c’est pas la solution…vous ne vous sentez pas mieux pour autant. Quand vous êtes-vous senti vraiment en vie ? Jamais depuis votre mort et je sais de quoi je parle, sachez-le… Prouvez que vous êtes meilleur que votre sale empoisonneuse de femme et son amant pourri. Allez au-delà et là, vous serez vengés car, croyez-moi, ils sont en enfer alors que vous, vous avez une chance d’aller ailleurs et de ne pas tomber aussi bas qu’eux…
-Vous…vous croyez ?hésita l’esprit, malheureux.
-Bien sûr, partez et vous aurez ce que vous avez toujours mérité…et regrettez vos crimes aussi.
-Oui, je regrette, je regrette tout, pardonnez-moi, réalisa Charles. Et ce faisant, une intense lumière l’enveloppa entièrement et le fit disparaître devant les frères. Dean s’écroula, épuisé.
-Ca va ?demanda Sam.
-Ouais mais j’ai dû maintenir la pression sur lui durant tout le temps pour qu’il garde son calme et nous raconte tout…je te jure, je ferais pas ça tous les jours, c’est éreintant.
-Mais au moins, tu peux être fier de toi, on a pu eu besoin de le tuer, celui-là.
-Franchement, je pensais pas que ça marcherait mais si…il devait vraiment être repentant.
-On dirait que Castiel déteint sur toi pour avoir parlé comme ça avec lui, sourit Sam.
-Oh, arrête, je suis pas un ange, moi…
-Non mais Cas n’aurait pas fait mieux…en tout cas, maintenant on a vraiment une visite à faire.
-Ouais mais ça va être dur avec celui-là, il risque de nous attirer des pépins. Vaudrait mieux faire des recherches sur lui avant.
-Exactement cher Watson.
-Depuis quand t’es Sherlock Holmes et moi seulement Watson ?s’offusqua Dean.
-Que veux-tu, on choisit pas qui est le plus malin, ça se voit…rigola Sam. »

Deux heures plus tard, Sam n’avait trouvé aucune trace de ce fameux Sillicom et Dean se moquait sans arrêt de sa comparaison avec Sherlock Holmes. Prenant leur parti, ils décidèrent d’aller voir cet homme qui semblait en savoir pas mal et avait des intérêts peu communs pour un démon, si bien sûr démon il était.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:13

Chapitre 7 : Un début de solution ?


Quand les frères arrivèrent à l’hôtel Georgia, ils furent surpris. Jamais ils n’auraient pensé qu’un démon pouvait vivre dans une aussi grande richesse mais après tout, il y avait beaucoup de démons différents. L’hôtel faisait cinq étages et bien que les touristes ne le remarquaient pas du premier coup d’œil, quand on y entrait, c’était une floraison de richesse, d’or et d’argent au coin de chaque meuble. Pourtant, l’extérieur n’était qu’une banale façade brute indiquant seulement le nom de l’hôtel mais dont le rang se remarquait grâce à l’indication des cinq étoiles. Le hall était presque vide quand les frères y pénétrèrent et ils furent accueillis avec une grande amabilité par un homme à l’accueil.
« Bonjour, est-ce qu’il nous serait possible d’avoir un entretien avec Mr. Sillicom ?demanda Sam avec un sourire poli.
-De la part de ?
-De proches amis de Charles Stephano, dit Dean à son tour.
-Oh, mais bien sûr. Vous pouvez prendre l’ascenseur, messieurs, à votre droite, il vous y conduira. Mr. Sillicom séjourne seul au dernier étage.
-Merci, dit Sam, suivi de Dean. »

Le garçon d’ascenseur leur demanda l’étage où ils souhaitaient aller et quand ils lui indiquèrent, il eut un grand sourire aimable et appuya sur un bouton marquant “dernier étage” et non “cinquième étage” comme les frères s’y seraient attendus. La curiosité de Dean l’emporta :
« Pourquoi y a un bouton “dernier étage” alors que celui d’avant est marqué “cinquième étage” ?
-Mr. Sillicom souhaitait avoir son propre étage, nous avons donc satisfait à sa demande, répondit le garçon d’étage avec un sourire énigmatique.
-Je vois…soupira Dean en se grattant la tête. Mais comment vous avez pu ajouter… »
Mais Dean ne put pas finir sa question qu’ils étaient déjà arrivés. Avec un grognement, Dean sortit, peu satisfait, suivi de Sam, qui sourit de voir son frère ronchonner. Une fois le couloir passé, ils furent surpris de se trouver dans une grande pièce faisant la taille de l’étage complet. La pièce était très richement meublée, avec plusieurs canapés, de moelleux fauteuils, des armoires de place en place, un buffet qui fit saliver Dean et, à côté d’une cheminée allumée, tout au bout de la pièce, un bureau derrière lequel était assis un homme d’âge mûr, apparemment assez grand, les cheveux légèrement grisonnants.
« Mr. Sillicom, je présume ?demanda Sam en s’avançant avec Dean.
-Les frères Winchesters…Quel honneur vous me faites en mon humble demeure, répondit le concerné, dévoilant ses yeux d’un noir d’encre.
-C’est ce cher Charles qui nous envoie, sourit Dean.
-Oh vraiment ? J’ai appris son départ…j’ai été attristé qu’il ne soit pas passé venir me dire adieu, c’est dommage, il avait du potentiel, ce cher homme.
-On a préféré le libérer, dit Sam.
-Vous avez eu raison, c’est vrai. Il ne faut pas toujours bon rester ici, ça peut être rasoir à la fin.
-Pourquoi avez-vous fait ça ?demanda Dean.
-Quoi donc, très cher ?
-Vous savez bien, ne faites pas l’ignorant, dit Sam. Faire un marché avec lui. Et comment y êtes-vous arrivé ? Le rendre corporel ne devait pas être si facile.
-C’est vrai que c’était marrant, sourit Sillicom. Mais vous savez, c’est assez facile quand on connaît des trucs, des sortilèges et ces choses-là.
-Vous utilisez la magie noire ?
-Bien sûr, pas la blanche. J’ai été marié à une sorcière à une époque et elle m’a initié. C’est vachement pratique et je me suis fait un bon job avec. Je demande même pas les âmes en échange, ça arrange assez souvent même si je traite habituellement avec les démons, alors leurs âmes, elles sont déjà perdues.
-Qu’est-ce que ça vous apporte ?
-Pas grand-chose mais c’est amusant de voir des démons, des créatures ou des esprits changer d’aspect ou de pouvoirs.
-Pour tuer encore plus de monde ?se monta Dean, révolté.
-Ne soyez pas en colère, Dean, j’aime pas ressentir toute cette haine qui boue. Sam en contient déjà pas mal, alors, vous, abstenez-vous, vous savez à quel point ça fait mal parfois.
-Vous êtes un empathe ?
-Bien sûr, Dean, sinon comment j’aurai bloqué ce flux d’émotions que vous avez cherché en entrant dans cette ville ? Je n’aime pas être vu trop tôt, ce n’est pas assez drôle. Et puis, quand j’ai des clients furax et armés jusqu’aux poils, j’ai intérêt de me couvrir, vous savez.
-Pourquoi j’ai l’impression de vous avoir déjà vu ?demanda Dean, intrigué.
-Je ne sais pas, les démons se ressemblent tous, vous savez…répondit Sillicom, soudain mal à l’aise.
-Ce que je ressens de vous est différent pourtant, c’est comme si…comme si c’était un souvenir que je voudrais pas me rappeler…réfléchit Dean. Ca y est, j’y suis !
-J’espère que non…
-Je vous ai vu en enfer quand j’y étais…je me souviens bien maintenant. C’était au début, ça m’a marqué…les autres démons, ceux qui torturaient, se moquaient de vous devant les autres victimes…ils vous torturaient bien que vous soyez un démon…Et après, ils vous ont éjecté, je crois…Pourquoi ils vous torturaient, je comprenais pas et je comprends toujours pas ?
-N’est-ce pas évident, pourtant ?
-Ben non…
-Comme je viens de vous le dire, je suis empathe et je l’ai toujours été, même quand j’étais humain…j’ai eu le temps de développer au maximum mon don…alors imaginez en enfer le mal que ça fait quand vous êtes empathe !!! Vous ressentez au degré mille les tortures et les souffrances de tous les autres condamnés ajoutées aux vôtres…pas étonnant après que je me plaigne…Les autres voulaient que je profite des tortures infligées aux âmes humaines comme vous, par exemple et que j’y participe même mais comment voulez-vous en profiter quand vous souffrez autant que la victime que vous découpez et charcutez ? Salopards de démons, si je pouvais leur faire payer…
-Je comprends mieux…dit Dean, un peu désolé pour le démon.
-Au moins, vous, vous aviez gardé l’empathie cachée au fond de vous…heureusement, je peux vous le dire, sinon en tant qu’humain, vous seriez tombé fou…
-Comment êtes-vous resté sain d’esprit alors quand vous êtes allé en enfer en tant qu’humain ?demanda Sam, intrigué.
-Je suis tombé fou en fait. Ils ont fait de moi un démon mais j’étais complètement cinglé quand je suis revenu à la surface. Une sorcière s’est intéressée à moi et m’a soignée et elle est devenue ma femme… J’ai réussi à devenir sain d’esprit ensuite et à tuer encore plus de monde et cette fois, en les faisant souffrir dans l’ordre des choses… mais arrêtez de me faire raconter ma vie, je vous prie, on est pas là pour ça.
-Vous êtes un salopard, dit Sam, répugné.
-Pas du tout. Quand je peux contrer une menace assez grosse, je le fais et j’envoie paître un démon ou une créature. J’aimerais bien envoyer paître Lilith avec son apocalypse mais madame ne veut pas venir dans mon modeste chez-moi. J’aime ce monde avec ses petits humains, sa bonne chaire appétissante et onctueuse à souhait et elle, elle veut tout démolir, je vous jure…c’est pour ça que j’aimerais vous aider un peu.
-Comment ?demanda Dean, méfiant, alors que Sam n’était visiblement pas d’accord et hochait la tête.
-A vous de me le dire.
-Vous pouvez nous dire où elle est ?
-Désolé, mon cher mais j’aimerais bien. Elle est trop maligne pour ça.
-Très bien, vous pouvez pas dire non plus où les prochains sceaux seront brisés ou même les derniers, tiens.
-Non plus, je suis pas voyant.
-Pouvez-vous nous donner le pouvoir de tuer Lilith et d’arrêter l’apocalypse ?demanda Sam, intéressé.
-Bingo, mon cher Sam !s’exclama le démon.
-Pourquoi vous le faites pas vous-mêmes, alors ?demanda Dean.
-Apparemment, vous deux êtes assez exceptionnel et il vous manque juste une petite touche pour arrêter Lilith, je vous la fournis, c’est tout.
-Comment ?
-Une petite potion de ma composition faite spécialement pour votre arrivée que je savais imminente. Un goût de chocolat et de cheeseburger, vous adorerez, Dean. Les potions ne sont bonnes que si elles ont le goût de nourriture, selon moi.
-Et que demandez-vous en échange ? Car je suppose qu’il faut quelque chose en contrepartie ?demanda Sam.
-Voilà la partie la plus intéressante…oui, en effet, je veux quelque chose, quelque chose d’exceptionnel et de rarissime, voire d’unique…
-Si tu parles de ma bagnole, n’y compte pas, dit Dean, soudain inquiet.
-Non, rien d’aussi matériel. En fait, je désire plus que tout ce qui fait votre famille, l’essence de l’étroite union fraternelle exceptionnelle entre vous qui est un pur trésor.
-De quoi il parle ?demanda Dean, intrigué à son frère.
-Vous ne vous en rendez peut-être pas compte vous-même mais l’union fraternelle qu’il y a entre vous est tellement rare et unique, peu de frères dans l’histoire de l’humanité l’ont partagée.
-Vous voulez donc…hésita Sam…qu’on vous donne ce lien entre nous, ce qui fait de nous des frères aussi proches.
-Vous avez tout compris, Sam.
-Ca non, n’y compte pas, répondit Dean, surpris et dégoûté.
-Jamais on ne pourra être séparé éternellement par une saleté de démon marchandeur !s’exclama Sam à son tour.
-Je comprends votre réaction et je n’en attendais pas moins de vous. Mais je vous demande de réfléchir bien soigneusement à ma proposition. Vous pourrez tuer Lilith et empêcher l’apocalypse, ça n’est pas rien à côté de votre relation fraternelle…sauver des milliards de vies…pensez-y, ce n’est pas tous les jours qu’on vous fait une offre pareille.
-Jamais !s’exclama Dean, outré. Viens, Sammy, ce type est dingue, sa sorcière de femme ne l’a pas débarrassé de sa folie en fait. »

Le retour au motel fut silencieux et morose. Chacun des frères savait très bien ce qui leur en coûtait de refuser une proposition pareille. Bien sûr, ils ne voulaient pour rien au monde renoncer à ce qui les liait si profondément et qu’ils aimaient tout particulièrement. Mais refuser leur faisait encore plus regretter la possibilité de la mort de Lilith et de la fin de leurs ennuis.
De retour dans leur chambre, Dean s’allongea sur son lit, et ferma les yeux, essayant d’oublier cet affreux passage chez ce démon qui avait, en plus du reste, ravivé des souvenirs infernaux. Sombrant dans les bras de Morphée quelques minutes plus tard, Sam le vit, sans surprise, s’agiter dans son sommeil, en proie à d’autres cauchemars.
Sam ne s’allongea pas comme son frère. Il ouvrit son ordinateur portable avec un visage déterminé qu’il n’avait pas montré à son frère auparavant et y passa plusieurs heures.

Le lendemain, Dean se réveilla en sursaut, son cauchemar s’étant étalé en longueur. Encore fatigué, ne s’étant pas vraiment reposé, en proie à ses démons antérieurs et intérieurs, il vit que Sam n’était pas là et n’avait même pas défait son lit. Il l’attendit pendant une dizaine de minutes, faisant ses bagages, souhaitant partir de cette maudite ville le plus vite possible.
Sam finit par rentrer, deux cafés à la main et tendant une feuille à son frère :
« J’ai trouvé une solution, dit Sam calmement.
-Tu devrais préciser, Sammy, on a trop de problèmes sur les bras en ce moment…Une solution à quoi ? Lilith ? L’apocalypse ? Ma damnation toujours d’actualité ? Forcas ? Quoi ?
-Le pacte proposé par Sillicom…
-Oh non, me reparle pas de celui-là, s’il-te-plaît, ma fatigue le supportera pas…
-Mais Dean, réfléchis une minute. Si on accepte, il nous donne un réel moyen de nous débarrasser de Lilith. Pas de l’envoyer en enfer mais de la tuer et d’arrêter l’ouverture des sceaux, donc l’arrivée de l’apocalypse ! Me dis pas que ça te réjouirait pas ! Ton âme serait libre aussi, je te signale.
-Je le sais, mon âme en est assez torturée comme ça, merci. Mais tu oublies la contrepartie, j’ai l’impression…ou alors tu me veux plus comme frère, si c’est ça, dis-le, je comprendrais mieux.
-Arrête, Dean. Je n’ai pas oublié cette condition et je ne veux pas non plus te renier.
-Alors, je vois vraiment pas ce qu’on peut faire.
-Je suis certain qu’on supporterait cet échange, Dean.
-Peut-être toi, mais pas moi…
-On se sentirait peut-être pas si différents que ça, après tout.
-Ah, tu crois ça, toi ? Et tu n’as pas pensé que c’était justement ça qui faisait aussi notre force contre Lilith et nos pouvoirs qui sont en symbiose ? Ou t’as déjà oublié les paroles de Castiel à ce sujet ?
-Non, Dean, soupira Sam. Mais je sais seulement que notre force ne réside pas seulement dans une quelconque essence qu’on peut nous enlever comme ça, elle fait partie intégrante de nous…sans elle, on ne peut pas vivre, elle fait partie de notre âme. Et c’est pas ça que Sillicom a demandé. Tout ce qu’il aura, c’est un truc sans réelle valeur, qui sera peut-être ce qui représente notre union de frères mais qui nous enlèvera rien vraiment car je sais, Dean que rien ni personne ne pourra jamais me séparer de toi. On est frères et jamais ça changera. Alors si on peut sauver l’humanité contre un petit quelque chose, moi franchement, j’y vais…des milliards d’innocents avant nous…c’est ce que Papa nous a toujours appris…
-Oh, Sam…soupira longuement Dean, pourquoi tu sais toujours trouver les mots pour me faire culpabiliser ?
-Alors, t’acceptes ?commença à sourire Sam.
-On peut dire ça…enfin, seulement si tu enlèves ce stupide sourire de ton visage et en espérant que tu sais ce que tu fais.
-Alors lis cette feuille que je t’ai donnée.
-C’est quoi ?
-Ca devrait faire réfléchir Sillicom à deux fois, sourit Sam. »

Ils arrivèrent à l’hôtel Georgia tellement tôt qu’ils n’eurent besoin d’aucun garçon d’étage pour les conduire au dernier étage. Ils avaient hâte d’en finir.
Sillicom les accueillit de la même façon, debout près de la fenêtre.
« Vous êtes matinaux, les Winchesters. J’adore moi-même me lever tôt pour profiter du lever de soleil.
-Tenez, voici nos conditions, dit Sam en lui donnant la feuille.
-Eh bien, eh bien, Sam, dit le démon après la lecture, les démons devraient mieux se tenir quand ils disent que les humains sont complètement idiots, vous venez de démontrer le contraire. Vous n’avez oublié aucun détail dans ce marché, à ce que je vois, vous êtes très intelligent pour un humain.
-Eh oui, j’ai remarqué que dans chaque pacte passé avec vous, il y avait une faille, différente à chaque fois mais une faille quand même. J’ai couvert toutes les possibilités et il vous est impossible de nous trahir, de quelque manière que ce soit.
-Et selon vous, quelle était la faille pour ce cher Charles ad patres ?demanda poliment le démon.
-Il ne pouvait plus revenir vous voir s’il avait un problème, comme vous lui aviez proposé. Le fait de lui avoir pris ses ossements en contrepartie d’un corps spirituel et corporel avait établi une sorte de barrage d’un kilomètre autour de l’hôtel, un barrage seulement contre lui. Comme ça, vous n’aviez rien à redouter de lui et de sa colère s’il n’était plus content de sa situation.
-Vous m’impressionnez, Sam, vraiment…Mais j’accepte quand même ce contrat.
-Très bien, nous sommes là pour ça, allez donc nous chercher la potion que vous nous avez promise.
-Pas avant que vous m’ayez donné votre essence fraternelle.
-Ma feuille stipule dans cet ordre, pas dans un autre, insista Sam, alors que Dean restait silencieux, en proie à de nombreuses inquiétudes sur la tournure des événements.
-Et vous, Dean, vous êtes donc d’accord avec votre frère ?demanda le démon en se tournant vers lui.
-Si je suis là, c’est pas pour autre chose, répondit Dean simplement.
-Très bien, après tout, vous êtes mes clients. Je vais chercher la potion. Tenez, dit-il deux minutes après, ayant pris la fiole dans une petite armoire. La potion était d’une couleur nacrée.
-Je suppose que c’est moitié-moitié, tout est là ?demanda Sam en regardant la potion.
-Tout à fait.
-Et comment est-on sûr que c’est la bonne ou que vous ne voulez pas nous empoisonner avec ?continua Sam, méfiant.
-Buvez-là, qu’on en finisse ensuite avec votre contrepartie. »

Si le démon avait été moins énervé qu’il ne l’était de l’attitude de Sam, pointilleuse et méfiante à souhait, il aurait sûrement ressenti une légère joie en Sam et une impatience non commune à ce genre de tractation. Avec un regard inquiet, les frères burent à tour de rôle la potion. Dean en apprécia pleinement le goût qui ressemblait, comme Sillicom leur avait promis, à celui du chocolat mêlé au goût du cheeseburger, sans que l’union des deux soit pour autant écœurante. Dean s’en lécha presque les lèvres tellement il avait aimé. Il en aurait redemandé avec vigueur si ça n’avait pas été une potion si puissante. Tous deux sentirent en même temps une force s’accroître en eux, quelque chose de très agréable tant leurs capacités mentales s’accentuaient. Ils sentirent alors que la capacité de tuer Lilith leur était désormais acquise.
« Bon, j’ai rempli ma part, à vous, maintenant. Voici une fiole vide et avec une incantation, je pourrai avoir ma part, dit le démon mais soudain, sa fiole tomba sur le parquet et se cassa. Et zut…de toute façon, j’en ai d’autres dans l’armoire du couloir…
-Dean va aller en chercher une autre, dit Sam en montrant à son frère l’armoire devant laquelle ils étaient passés à leur arrivée.
-Merci, c’est aimable à vous, répondit Sillicom quand Dean accepta. »

Alors que Dean se dirigeait vers la dite armoire, Sam fit quelque chose que ni Dean ni Sillicom n’auraient deviné ni pressenti, même grâce à leur empathie commune. D’un geste de la main, Sam ferma la porte entre eux et Dean tout en ne cessant pas de regarder le démon.
« Maintenant, à nous deux, sourit-il. Vous n’avez tout de même pas cru qu’on allait se laisser faire comme ça ?dit-il en étranglant à distance, d’un geste de la main, le démon, hors de souffle.
-Mais…mais…jamais aucun contrat n’a été trahi…jamais on ne m’a fait…ça…
-Eh bien, la méfiance aurait dû faire partie de votre apanage de démon, pourtant. »
Et sans attendre davantage, alors que Dean, ne comprenant pas, frappait comme un malade à la porte tout en essayant d’exercer une pression contre, Sam se concentra et exorcisa le démon rien qu’à l’aide de son esprit, tendant la main vers lui. Quand Dean réussit finalement à défoncer la porte, le démon était à terre, la fumée noire finissant de disparaître en plusieurs éclairs. Ebahi, Dean regarda son frère sans comprendre.

« Tu peux m’expliquer comment tu ?
-Il ne pouvait pas nous séparer, Dean, il ne le devait pas…
-Tu disais pourtant que ça serait rien, qu’on sentirait rien.
-Je bluffais, je voulais que tu me croies pour que le démon ne ressente pas ce qu’on allait faire.
-Ce que tu allais faire, Sam, insista Dean. J’y ai pas participé. Comment as-tu pu le tuer ?
-C’était un démon, Dean, il était mauvais comme tous les autres, tu le sais.
-C’est pas une raison, tu le sais, Ruby est la preuve vivante. Et c’est pas de ça que je parlais…dit Dean, appréhendant la réponse de son frère. T’as normalement pas le pouvoir d’exorciser un démon par la force de ton esprit. J’ai manqué un épisode ?
-Certaines choses ont changé après ton départ en enfer, Dean, c’est tout.
-Quoi donc ? C’est Ruby, hein ? Qu’est-ce qu’elle t’a fait ?
-…
-Sam ! Bon Dieu, réponds-moi !s’écria Dean, hors de lui.
-Dean, tu pourras pas comprendre si je te le dis…
-Dis-moi quand même, tu dois être honnête avec moi !continua de s’exclamer Dean.
-Elle m’a convaincu de…de…de boire de son sang, avoua finalement Sam.
-Tu te fous de moi ?demanda Dean, pâlissant à vue d’œil. »
Mais Sam ne répondit pas, confirmant à Dean ses paroles. Se sentant complètement trahi et dégoûté par son frère, Dean le regard avec froideur et quitta l’hôtel rapidement. Sam voulut le rattraper pour se justifier mais arrivé dans la rue, la Chevrolet n’était déjà plus là.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:14

Chapitre 8 : Haine, quand tu nous tiens


Des heures s’étaient écoulées depuis la mort de Sillicom et la dispute des frères. Sachant Sam sans voiture, ce qui le retarderait pour le rattraper, Dean était passé au motel pour prendre ses affaires qu’il avait préparées avant de partir, restant cinq minutes sur place et partit, laissant à Sam le soin de payer leurs chambres.

Roulant pendant des heures, il ignora les appels répétés de Sam en éteignant, pour la première fois depuis de nombreuses années, son portable pourtant toujours ouvert. Il savait ainsi que Sam ne le dérangerait plus et ne pourrait pas non plus retrouver sa trace grâce au GPS.
Il ruminait sans arrêt les paroles de Sam et ce qu’il avait en lui, ce qu’il avait fait durant son absence et ce qu’il faisait encore sûrement quand il dormait dans leur chambre de motel. Il le détestait pour tout, il avait même envie de le renier tellement ça le dégoûtait. Dire qu’il s’était plaint à de nombreuses reprises, comme lui, d’avoir du sang de démon en lui, qu’il se sentait sale et contaminé…A cette époque encore, ils pouvaient se comprendre mais Dean se rendit compte que Sam ne parlait plus de la même façon depuis son retour de l’enfer et que Ruby lui avait sûrement fait changer d’avis. Ah, cette Ruby…il l’aurait bien faite souffrir pour avoir transformé son frère comme ça. Où était ce Sam d’autrefois ? Il semblait s’être perdu totalement. Pas étonnant après qu’il soit admiratif des méthodes de Forcas, il semblait mieux comprendre les démons qu’il ne l’aurait cru.

Finalement, Dean dut s’arrêter dans un chemin de terre pour se reposer, ayant du mal à garder les yeux ouverts sur la route, zigzaguant de trop, même s’il se foutait bien du danger qu’il encourait mais il ne voulait ni bousiller sa caisse ni tuer des innocents. Il s’endormit aussitôt et ne se réveilla que le lendemain, alors que l’aube, brumeuse, se levait.
« Bonjour, Dean, dit Castiel, sur le siège passager.
-Oh, Cas !sursauta Dean, déboussolé et soudain pris d’une migraine atroce, suite de celle commencée la veille. Frappe ou klaxonne avant d’arriver, je te l’ai déjà dit…Et c’est vraiment pas le moment, tu dois le savoir.
-Je t’avais prévenu que ça pourrait arriver, répondit l’ange calmement.
-Oui, je sais, mais j’ai pas le don de double vue, moi, je pouvais pas savoir ce que tramait Sam dans mon dos.
-Maintenant, tu le sais. Que comptes-tu faire ? Rouler jusqu’au bout du monde sans but précis ?
-Arrête de te moquer de moi, je sais plus quoi faire, c’est tout… Sam m’a complètement menti et maintenant je crois que Lilith peut réussir à briser tous les sceaux, on ne pourra rien y faire…je veux surtout pas revoir Sam, même pour tuer Lilith ensemble, n’y compte pas.
-Pourtant, vous n’aviez pas une si mauvaise idée de marchander avec Sillicom. Sam a eu tort de le trahir, c’est vrai et je désapprouve entièrement sa conduite mais au moins, vous n’avez rien perdu et tout gagné, vous avez le pouvoir de tuer Lilith.
-Vraiment ? On est devenu assez puissant pour ça ?
-Oui mais seulement ensemble.
-Sauf que Sam se gêne pas pour utiliser tout seul ses pouvoirs alors que tu l’avais formellement interdit.
-Sam sera puni en temps et en heure, Dean mais pour l’instant, seule Lilith compte.
-Je ne rejoindrai pas, Sam, pas après ce qu’il a fait.
-C’est toujours ton frère, pourtant.
-Ouais, ben ça, je commence à en douter…le Sammy que je connais n’aurait jamais fait ça, il en aurait été dégoûté, rien qu’à l’idée, comme moi.
-Il a changé sans toi.
-C’est pas une raison. Je laisse tomber, j’en ai marre, Cas…j’suis fatigué de tout ça, tu peux le dire à tes boss, je raccroche. »

Castiel, voyant la détermination, la colère mais aussi la fatigue peintes sur le visage de Dean, partit mais ne se laissant pas vaincu pour autant, il devait trouver une solution.


De son côté, Sam était revenu au motel, pensant y trouver Dean ou au moins, l’Impala, une trace que son frère ne l’avait pas quitté mais il constata avec surprise et désarroi que ni l’un ni l’autre n’étaient là et pire, que ses affaires étaient parties, signe évident que son frère était passé avant lui et avait décidé de ne pas le revoir. Il tenta à plusieurs reprises de l’appeler mais en vain, tombant sur sa messagerie. Deux fois, il lui laissa des messages, espérant qu’entendre sa voix le ferait changer d’avis. Mais en vain, Dean ne décrocha pas et ne le rappela pas. En désespoir de cause, Sam chercha la trace du GPS de son frère sur internet mais une fois encore, Dean montrait qu’il avait devancé son frère, qu’il ne voulait pas être retrouvé et pire, qu’il avait éteint son portable, ce qu’il n’avait jamais fait.
Désorienté et culpabilisant pour ce qu’il avait fait, Sam finit par s’asseoir sur son lit, pour s’y endormir quelques minutes après, fatigué des événements, de son inquiétude et des heures passées à veiller les nuits précédentes.
Il se réveilla lentement mais il eut du mal à réaliser que Dean l’avait quitté. L’espace d’un instant, il eut le fol espoir que Dean était allongé de nouveau près de lui, que rien de tout ça ne s’était passé, que ce n’était qu’un cauchemar qu’il ferait en sorte de ne jamais réaliser. Mais la réalité fut dure à encaisser quand il tourna le regard vers le lit jumeau, désespérément vide et nu. Bon sang, pourquoi avait-il écouté Ruby durant tous ces mois ? Pourquoi l’avait-il laissée lui bourrer le crâne avec ces phrases de vengeance en buvant son sang, pire des choses qu’il pouvait faire en désespoir de cause ? Qu’est-ce qu’il pouvait se sentir stupide d’avoir fait ça, maintenant il en payait les pots cassés avec Dean qui jouait à l’homme invisible. Qu’est-ce qu’il pouvait se sentir idiot, jamais il n’avait ressenti ça. Soupirant avec hargne, Sam se releva mais eut un sursaut quand il vit une personne présente dans la pièce. Prenant son arme juste à côté de lui, il la pointa sur la dite personne qui sortit ensuite de l’ombre.
« Bonjour, Sammy, ça fait un bail…
-Forcas…justement on te cherche depuis longtemps, sourit Sam en pointant l’arme sur lui.
-“On” ? Désolé, je vois pas Dean dans la pièce, sourit Forcas à son tour.
-Qu’est-ce que tu veux ? Je veux le savoir avant de te tuer.
-Tu ne me tueras pas, Sam, pas avec cette arme.
-Non, en effet, j’en ai d’autres bien cachées.
-Oh, tu veux sûrement parler de tes pouvoirs, ceux donnés généreusement par mon frère Azazel et ceux aussi que t’a donné cette chère Ruby, non ? Ou aussi, de ceux que tu as pris à ce pauvre Sillicom ?
-Comment es-tu au courant de tout ça ?
-Pour Ruby, c’est facile à sentir et pour Sillicom, eh bien, je l’ai fait revenir pour qu’on fasse la causette, lui et moi.
-Non, ce n’est pas possible, je l’ai tué.
-Oui et non. J’ai réussi à intervenir sans que tu t’en aperçoives et à minimiser les dégâts que tu lui infligeais. Ainsi tu l’as seulement exorcisé et non tué, c’est mieux, tu pourras le dire à Dean, il sera sûrement moins furax.
-Pourquoi tu l’as ramené de l’enfer, alors ?
-D’abord, pour savoir ce qui s’était passé en détail et ensuite, parce que je ne supportais pas les transactions qu’il faisait, alors je voulais lui régler son compte.
-Tu l’as tué après qu’il t’ait tout avoué, alors ?
-Non, pas vraiment, ça aurait été trop doux pour lui. Je lui ai enlevé tous ses pouvoirs et j’ai remis son âme à neuf.
-Non, tu l’as pas…
-Si, il est redevenu un humain à part entière…à part son pouvoir d’empathie qui fait partie de lui mais c’est différent. C’était assez jouissif de voir sa tête quand je récitais ces incantations. J’avais jamais fait ça mais franchement, ça en valait la peine. Il était vraiment en colère.
-Mais attends…s’il est redevenu humain maintenant…il va être de nouveau fou.
-Tout à fait, Sammy…
-C’est Sam, grogna Sam en serrant son pistolet.
-Ok, Sammy…en tout cas ce cher Sillicom voulait m’envoyer une valve de sentiments pour se venger et il n’a pas pu tellement la folie le gagnait, j’ai adoré ça et puis, il n’avait plus ce don non plus…
-Je vais te tuer, salopard…
-Quoi, avec tes pouvoirs ? Ca ne devait pas servir pour Lilith ?
-Oh mais ça peut faire double emploi, tu sais…dit Sam en se concentrant et en tendant la main vers Forcas mais une minute après, il lâcha son revolver et se prit la tête dans les mains, s’agenouillant par terre, en proie à de nombreuses souffrances.
-Oh, c’est vrai, tu n’étais pas au courant, dit Forcas aimablement, comme si rien ne se passait.
-Qu’est-ce qu’il se passe ?grimaça Sam de douleur.
-Eh bien, mon Sammy…tu as oublié que mon frère était un génie…un salopard mais un génie quand même. Quand il donnait de son sang, il faisait en sorte d’inclure une précaution d’emploi dedans. Aucun des enfants à qui il aurait donné son précieux sang ne pourrait se retourner contre lui ou contre son frère, donc moi-même, vu qu’on a le même sang, par les pouvoirs qu’il leur avait donné. Tout pouvoir associé aux siens serait logé au même hôtel. Donc, navré, Sammy mais tu ne pourras pas me tuer avec tes si précieux pouvoirs. Passe le mot à Dean aussi, qu’il s’évite un bon mal de crâne.
-Mais qu’est-ce que tu veux, nom d’un chien ?demanda Sam, ahuri.
-Je te l’ai déjà dit, Sam. Tue Lilith, si tu veux, je m’en fiche. Moi, c’est toi et ton frère qui m’intéressez, rien d’autre. Vous ne pouvez rien faire contre moi, vous m’appartenez.
-C’est faux…jamais on ne…
-Si, c’est vrai, tu ne peux rien faire contre moi, dit-il alors que Sam, en désespoir de cause, tirait une balle sur lui, balle faite entre autres de sel et d’eau bénite, qui ne lui causa aucun mal. Tu vois, rien du tout.
-Laisse-nous tranquille.
-Ca, jamais, vous êtes trop importants. Viens avec moi, Sammy et tu verras tout d’un autre angle. Et puis, avoue que tu m’as admiré…tu as voulu être comme moi, tu peux me le dire.
-Jamais, dit Sam avec fureur et haine.
-Tu changeras d’avis. Je ne vais pas te laisser un seul instant de répit et tu comprendras ce que je veux dire. Et n’oublie pas que c’est le seul moyen de sauver ton frère…
-Quoi ? Qu’est-ce que t’inventes encore ?s’inquiéta soudain Sam.
-Je n’invente rien. Dean va mourir si tu ne te rallies pas à moi.
-C’est faux.
-C’est vrai et à cause de toi, en plus. Quand tu as tenté de tuer Sillicom, ce qui était presque réussi, son don d’empathe est parti de lui car il était au bord de la mort et il est parti se réfugier dans l’empathe le plus proche et le plus puissant qui se trouvait là…
-Dean…comprit Sam.
-Dean n’a rien dit, tout occupé, je suppose, à te tomber dessus mais un mal de tête l’a pris à ce moment. Pas étonnant, tu sais. Son empathie lui suffisait amplement car elle datait de quand il était bébé, ce qui se gère bien ensuite. Même si c’est douloureux, c’est toujours possible de la digérer comme il l’a fait mais quand une empathie vient s’ajouter à celle déjà installée et qu’en plus, elle est démoniaque et donc non diluée, ça devient plus difficile de voir la vie en rose. Et donc il sera impossible à Dean de survivre avec.
-Mais comment éviter ça ?
-En te ralliant à moi, j’accepterai d’ôter à Dean cette empathie superflue.
-Mais en fait, comment je peux te croire ?
-Tu n’en as aucune preuve, c’est vrai. Mais écoute ton cœur de frère et ton instinct, tu sauras la vérité. »
Sam sentit malheureusement que Forcas avait raison et que Dean était mal parti s’il ne faisait rien. Le démon se volatilisa après avoir dit à Sam qu’il le laissait réfléchir durant trois jours. Sam, une énième fois, tenta de contacter Dean mais tomba une fois encore sur sa messagerie. Il lui laissa un message pour lui expliquer la situation, priant pour que Dean l’écoute rapidement qu’ensemble, ils trouvent une solution pour ne pas se rallier à Forcas, pire des choses au monde.

De son côté, Dean était effectivement mal dans sa peau ou plutôt mal dans sa tête. Il se demandait pourquoi il se sentait aussi mal et pourquoi cette migraine ne passait pas. Au début, il l’avait expliquée par la discorde qui régnait entre lui et Sam mais finalement, il dut bien s’avouer que c’était anormal et que sa migraine, faute de diminuer, augmentait d’heure en heure. Alors qu’il prenait des médicaments pour tenter de calmer le mal, Castiel en profita pour revenir le voir, Dean s’étouffant à moitié en prenant ses comprimés :
« Désolé, dit quand même Castiel.
-Ben dis donc, pour une fois, tu t’excuses, tu t’améliores, bravo. Mon mal de tête est pas ordinaire, je me trompe ?
-Non mais je ne suis pas venu pour ça. Tu dois aller voir une femme qui vit dans le Minnesota.
-Elle pourra me soigner ma migraine ?
-Non mais c’est une très puissante médium, elle saura t’aider.
-Je croyais que t’aimais pas les médiums, toi…Pamela en a assez fait les frais.
-Elle ne savait pas ce qu’elle faisait quand elle m’a invoqué alors que celle dont je te parle me connaît déjà. Dis que tu viens de ma part et elle comprendra.
-Et elle m’aidera à quoi exactement, je n’ai besoin de personne ?
-Va seulement la voir et toi aussi, tu comprendras mieux, écoute mon conseil, Dean. Tu n’as rien à y perdre, tout à y gagner.
-Ok, j’y vais mais seulement parce que tu vas pas arrêter de m’embêter avec ça…Eh ! Tu pourrais dire au revoir de temps en temps !finit Dean alors que Cas s’était éclipsé en un clin d’œil. Et moi qui dois me payer un gros bout de route avec une saleté de migraine et seulement pour une nana qui va rien m’apporter, psst… »

Dean démarra alors, toujours sans allumer son portable.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:15

Chapitre 9 : Une aide imprévue


Dean roula assez longtemps et même s’il prit le temps de parfois se reposer dans sa voiture ou un motel, la route lui prit deux jours. Il n’avait toujours pas rallumé son portable et ignorait tout de Sam et de ses activités, il ne voulait même pas y penser, il était toujours autant remonté contre son frère et ne lui trouvait aucune excuse.
Enfin, il arriva à Lakeville où il trouva assez facilement la médium, Castiel lui ayant noté son nom et son adresse. Un bel immeuble se dressait parmi d’autres au centre-ville.
Montant au troisième étage, Dean frappa, avec une légère réticence mais avec son empathie tout en alerte, au cas où.
La porte s’ouvrit doucement, offrant à la vue de Dean le visage d’une vieille femme, de plus de quatre-vingt-dix ans, visage encadré par de longs cheveux d’un blanc presque transparent :
« Euh…bonjour, dit Dean, un peu rebuté à la vue de cette femme. Megan Silverbrook ?
-Qu’est-ce que vous voulez ?marmonna la vieille femme.
-Eh bien,…je suis envoyé par un ami commun, si vous voyez ce que je veux dire…
-Partez ! Démon ! Engeance de Satan !s’écria-t-elle, à la surprise de Dean qui faillit partir en courant mais il avait seulement tourné les talons pour partir qu’une autre voix l’interpella.
-Lucy ! Vraiment, vous exagérez. Partez maintenant et n’ennuyez plus ce jeune homme, dit une jeune femme qui apparut derrière la vieille femme, venant d’une autre pièce.
-Oui, oui, je m’en vais…mais fais attention, petite, Satan se cache n’importe où…dit la vieille femme.
-Oui, je sais. Retournez chez vous, je viendrai vous voir plus tard si je peux, sourit la jeune femme en accompagnant la vieille femme à l’extérieur, cette dernière disparaissant dans le couloir d’après.
Je suis vraiment désolée…dit la jeune femme, revenant sur ses pas. D’habitude, ça ne se produit jamais, en tout cas, jamais autant…et puis, j’ai si peu de visiteurs qu’elle ne peut pas les enguirlander de cette manière.
-Euh, attendez…vous êtes Megan Silverbrook ?demanda Dean, suspicieux, essayant d’y voir clair.
-Exact. Oui, je sais, ça peut porter à confusion mais elle s’est précipitée pour ouvrir la porte à ma place dès qu’elle vous a entendu, elle se considère chez elle. Venez, entrez. Excusez du désordre, dit-elle en montrant quelques livres épars malgré l’appartement moderne très bien rangé et décoré avec goût.
-Vous savez même pas qui je suis, remarqua Dean, en entrant dans l’appartement avec méfiance et l’examinant sous tous les coutures.
-Non mais je sais que vous n’êtes pas quelqu’un de mauvais ou un démon. Qu’est-ce qui vous amène chez moi ?sourit Megan en lui montrant un fauteuil.
-Je viens de la part d’un ami commun : Castiel.
-Ah, je vois, sourit soudain Megan en regardant Dean. Je suppose alors que vous êtes Dean Winchester.
-Il vous a dit que je viendrais ?
-On peut dire ça. Castiel me rend seulement de rares visites. Il est venu me voir avant-hier pour me demander de vous recevoir et j’ai accepté.
-Accepter de ?
-De vous aider bien sûr.
-Mais si vraiment vous êtes médium, ce dont je doute fort, dit Dean en regardant Megan qui était une très belle jeune femme aux longs cheveux châtains foncés, en quoi pourriez-vous m’aider ?
-Je suis vraiment médium…enfin, j’aime pas trop ce terme, disons que j’ai certaines capacités, je suis très ouverte et clairvoyante envers l’autre monde. Mais le terme “médium” fait un peu trop petites annonces pour moi avec tous ces charlatans. Malheureusement, il n’y a pas d’autre terme pour me désigner, c’est dommage.
-Quoi, vous vendez pas vos services aux gens ?
-Bien sûr que non, pour quoi me prenez-vous, Dean ? Je vous ai dit que je recevais très peu souvent des visiteurs. Si j’aide parfois des gens, c’est gratuitement.
-D’accord, désolé…Vous êtes un peu comme Pamela Barnes, c’est ça ? Vous la connaissez peut-être ?
-Oui, pauvre Pamela, elle aurait du écouter Castiel, mais elle n’a pas voulu le prendre au sérieux malheureusement pour elle. J’aime beaucoup Pam, elle est chouette. Pas comme Missouri Mosley si vous voulez mon avis.
-Tu connais Missouri ?s’étonna Dean.
-Oui et comme vous, je ne l’aime pas tellement, elle me tape sur les nerfs et me met franchement mal à l’aise.
-Ah !s’exclama Dean en souriant. Enfin quelqu’un qui a la même opinion que moi. Tout le monde l’adore !
-Eh oui, elle est comme ça.
-Tu l’as connue comment ?
-Je faisais un stage à Lawrence et j’ai dû aller la voir pour des conseils…
-Un stage ?
-Oui, j’exerçais un peu mon don et j’allais un peu partout pour voir ce dont j’étais capable. J’ai pas du tout aimé la façon dont elle me parlait, un peu supérieure, comme si elle savait tout. Elle est gentille, c’est vrai et avait l’air de trouver que mon don était assez puissant mais elle se trouvait quand même supérieure à cause de son expérience…En tout cas, très belle ville où tu es né, Dean…je suis désolée sincèrement pour ce qui s’y était passé, dit enfin Megan d’un air soudain affligé, semblant compatir, regardant Dean dans les yeux.
-Oui, bon…passons, dit Dean, gêné en se raclant la gorge. Bon, et comment tu peux m’aider ?
-Franchement ? J’en sais rien du tout, avoua Megan avec un sourire embarrassé.
-Quoi ? Tu peux répéter ?demanda Dean, tombant des nues. Mais tu disais que Cas t’avait demandé ton aide ! C’est que tu sais quelque chose ou que tu peux quelque chose.
-C’est vrai, il m’a demandé mon aide mais n’a rien précisé. Tu sais comment il est, à se volatiliser en une seconde à peine quand tu lui poses une question. Je pensais que toi, t’aurais des infos à ce sujet, que tu me demanderais quelque chose de précis.
-Génial, soupira Dean. Il nous a roulé tous les deux dans la farine.
-Attends…si tu me racontes quelques trucs, peut-être que je saurai quoi faire pour toi.
-Ma situation est trop désespérée pour qu’une médium trouve une solution, dit Dean en se levant et en se dirigeant vers la porte. Mais merci quand même.
-C’est à cause de Sam et de son sang de démon, c’est ça ?demanda Megan avant que Dean n’atteigne la porte.
-Quoi ? Comment tu sais ça ?menaça Dean soudain.
-Ce n’est pas Castiel ou un démon qui m’ont dit ça mais plus longtemps tu restes là, en ma présence, plus longtemps je devine, je ressens ce qui t’anime, le passé, un peu de tout en fait, c’est compliqué à expliquer.
-T’es une empathe ?
-Non, pas comme toi. Je ressens des choses mais pas les émotions à proprement dites. C’est plutôt les événements, ce qui s’est passé dans la vie de quelqu’un. Plus je reste en présence d’une personne et plus je vois qui elle est et quel est son passé, ce qu’elle a vécu, sans le voir en images malheureusement.
-Qu’est-ce que tu sais d’autre ?
-Je sais que tu as fait un pacte pour sauver Sam en vendant ton âme et que tu es allé en enfer pendant quatre mois mais ça, beaucoup le savent, je le savais avant aujourd’hui.
-Beaucoup le savent ? Je suis si célèbre que ça ?
-Arrête, Dean, c’est évident quand même. Je connais ton nom, tout comme celui de ton frère et de ton père, depuis pas mal de temps mais je ne savais pas à quoi vous ressembliez. T’es mieux que ce que j’avais imaginé, sourit-elle.
-Merci, sourit Dean à son tour, flatté. T’es pas mal toi non plus, dit-il en retournant le compliment. Mais que sais-tu qui pourrait m’aider ?
-Bon, alors, résumons ensemble…tu as des pouvoirs de démons comme ton frère que vous n’avez pas voulu mais ton frère en a recherché d’autres…pourquoi, je sais pas, on verra plus tard…deux démons très puissants vous poursuivent pour je sais pas quoi, non plus. Et…ton père s’est sacrifié pour toi et est allé en enfer lui aussi, c’est ça ?
-Tout est vrai, approuva Dean.
-A part les blancs que j’ignore et que tu connais, sourit-elle.
-Mais mon père est sorti de l’enfer depuis environ un an et demi, presque deux ans.
-Ah bon, je savais pas… Et où est-il allé ?
-Sais pas. Il n’est pas retourné en enfer, je pense mais n’est plus sur terre pour autant, il n’était pas du genre à traîner en esprit.
-Il serait au paradis ?
-J’espère mais j’ai jamais su.
-Mais pourquoi y serait-il si son âme avait été vendue à un démon ?
-Je pense qu’il a du connaître une sorte de rédemption car il est sorti par une porte de l’enfer mais seulement pour me sauver Sammy et moi et tuer ce fumier de démon aux yeux jaunes.
-Azazel ?
-Oui, c’est ça. Tu le connaissais ?
-Seulement à l’instant, je l’ai deviné en toi. Donc, ton père est revenu pour finir votre travail et vous aider à tuer Azazel définitivement, seulement pour ça ?
-Oui, je crois bien.
-Ca serait une cause de rédemption, effectivement, une belle raison aussi altruiste de sortir du gouffre. Dean…est-ce que ton père, s’il était vivant, te serait utile pour combattre tes démons du moment et pour aider Sam ?
-J’en sais rien mais il savait pas mal de choses, surtout avant de mourir, quand il m’a dit de tuer Sam si je pouvais pas le sauver, dit Dean mais pensant aussitôt qu’il en avait trop dit à une parfaite inconnue. Enfin, il avait tort, il…enfin…
-T’inquiète pas, Dean, la rumeur courrait déjà partout et je ne dirai rien sur ça…le rassura Megan tout en réfléchissant. Ca t’aiderait si tu pouvais parler à ton père ?
-Ouais, sûrement mais je te rappelle qu’il est mort.
-Oui, je sais, merci mais je peux contacter n’importe qui : mort, vivant, entre-deux…
-Entre-deux ?
-Oui, les esprits errant sur terre et aussi les comateux.
-C’est la même catégorie pour toi ?
-Pratiquement.
-Donc je vais pouvoir parler à mon père ? Il va apparaître ici ?
-Alors, oui, tu vas pouvoir lui parler mais non, il ne va pas apparaître, il va falloir qu’il parle à travers moi.
-Hein ?
-Je sais, c’est bizarre mais comment t’expliquer…Ah, attends ! Tu as vu le film “Ghost” ?
-Oui, j’avais adoré.
-Alors, tu te souviens de Whoopi Goldberg, la femme noire médium ? Elle réussit à faire entrer l’esprit de Patrick Swayse en elle pour qu’il puisse parler à sa femme jouée par Demi Moore.
-Oui, ça me revient, c’était une belle scène d’ailleurs, très bizarre aussi. Mais attends, moi, je peux voir les esprits, je vois pas le problème.
-C’est différent, Dean. Ton père doit être tiré de là où il est dans une sorte d’écho, son corps spirituel reste là où il est mais je vais apporter une partie de lui, de son essence en moi, seulement le temps que tu lui parles. Si je ne le faisais pas apparaître à travers moi, il serait invisible, tu ne pourrais rien faire que fixer le vide et n’entendre que le silence, il n’y aurait pas communication, c’est impossible.
-Et c’est dangereux ?
-Pour lui, non, ça ne lui fera aucun mal, il sera seulement happé ici quelques minutes et ne sera dérangé en rien.
-Je voulais dire pour toi ?
-Je sais pas trop en fait, sourit-elle, gênée une fois de plus mais flattée que Dean s’en fasse pour elle. Je l’ai fait qu’une seule fois et pendant cinq secondes.
-Non, c’est pas vrai ?s’écria Dean, surpris de son manque d’expérience.
-Ben si…j’ai eu l’idée d’essayer mais ça m’avait tellement dérangée que j’ai évacué l’esprit aussitôt et c’est franchement très désagréable d’avoir un esprit en soi, même seulement son essence.
-Pourquoi tu le fais alors pour moi ? T’es même pas sûre que ça va réussir. Et ça va à coup sûr te rendre malade.
-Ca va réussir, je le sais et je suis assez motivée pour endurer ça car d’abord, c’est Castiel qui m’a demandé mon aide et ensuite, parce que je sais que t’en as besoin, je le fais pour toi, Dean.
-Ben…merci.
-Allez, commençons. Non, attends…tu as un objet ayant appartenu à ton père ou qu’il aurait suffisamment touché ?
-Ma veste est resté dans ma caisse, c’était la sienne mais ma caisse était aussi à lui, donc il avait touché les clés, les voilà, dit-il en lui donnant avec réticence.
-T’inquiète pas, j’en prends soin, je les pose là et je préfère ça à une veste ou une voiture, c’est moins encombrant à manipuler, sourit-elle.
-Alors…on va pouvoir ça dans combien de temps ?demanda Dean quand il vit Megan se lever.
-Tout de suite, si t’es disponible.
-Euh oui mais je croyais que ça demandait pas mal de préparations pour un truc aussi gros…
-Non, ça demande peu de choses mais il faut savoir quoi faire et quoi dire, après c’est difficile de garder l’esprit en soi.
-T’es sûre de vouloir faire ça ?redemanda Dean. Ca va pas être franchement agréable d’avoir mon père en toi, j’imagine…
-Ecoute, Dean, t’es adorable de t’inquiéter pour moi mais encore une fois, si Castiel est venu me voir, c’est que c’est important.
-Je voudrais seulement savoir une chose avant tout, si ça t’ennuie pas.
-Laquelle ?
-Comment t’as connu Castiel ? Pratiquement aucun être humain le connaît et toi oui, j’avoue que ça me chiffonne.
-Ca peut pas attendre ?soupira Megan, soudain gênée et peinée, ses bougies à la main.
-Non, je préfère pas que t’accueille mon père en toi alors que je sais même pas si je dois te faire confiance. Je ne ressens même pas tes émotions et ça m’intrigue.
-Tu ne ressens aucune de mes émotions parce que j’ai l’habitude de cacher ce que je ressens aux autres au cas où je rencontrerai un démon ou autre chose de mauvais. Je suis assez clairvoyante et ouverte pour pouvoir faire ça mais je vais m’ouvrir exceptionnellement pour toi et te montrer que je n’ai aucune mauvaise intention envers toi, ton père ou même ton frère…Ok ?
-Vas-y, dit Dean nerveusement. La seconde d’après, il ressentit alors un flot d’émotions diverses parvenant de Megan. Il n’avait pas l’habitude de capter les émotions de femmes mais il fut agréablement surpris. Aucun mauvais sentiment ne se cachait dans les recoins de son âme, seulement un peu d’espièglerie et d’ironie mais ce qu’il ressentait d’elle surtout était une profonde gentillesse, de la générosité, et surtout un profond désir d’aider les autres au risque de s’y perdre elle-même. Dean ne put s’empêcher de sourire quand il sentit ça. Ca lui était si agréable de ressentir de bonnes intentions contrairement à d’habitude où les démons lui faisaient parvenir leurs sentiments, et même la colère, la haine, le ressentiment habituels des humains qu’il croisait sans arrêt. Ok, ça va aller, merci, sourit Dean en la regardant d’une autre manière, plus amicale et de confiance.
-De rien mais maintenant, je dois t’avouer un souci…
-Lequel ?s’inquiéta de nouveau Dean, en sentant de l’inquiétude chez elle.
-Je n’arrive plus à me fermer à toi, avoua-t-elle. Aux autres, oui…mais c’est comme si je t’avais ouvert une porte rien que pour toi et qu’en la franchissant, tu l’aies cassée.
-Ca va sûrement revenir, assura Dean.
-Non, je le sais…mais bon, c’est pas comme si t’étais une menace, après tout, sourit Megan, tentant de cacher son soudain malaise.
-En tout cas, t’as une très belle âme…sourit Dean.
-Vraiment ?rougit Megan en posant ses bougies sur la table basse.
-Et euh…se reprit Dean. Comment t’as connu Cas ?
-T’y reviens, à ce que je vois…
-C’est la dernière question que j’te pose.
-Bon…c’était il y a quelques mois…fin septembre, je crois. En allant à mes cours à la fac, j’ai entendu un homme appeler au secours dans une maison délabrée. J’y suis allée aussitôt mais en fait c’était un esprit qui s’amusait à attirer les passants pour les tuer ensuite. J’ai pu éviter le pire en lui balançant du sel que j’avais dans une bouteille que j’ai toujours sur moi. Il avait déjà tué malheureusement une demi-douzaine de gens en à peine une heure. Alors que je cherchais le meilleur moyen de me sortir de là tout en essayant de tuer l’esprit, c’est là que Castiel est apparu.
-Pourquoi donc ?
-J’en sais rien, il a juste dit que quelque chose avait été brisé et que c’était important. J’ai trouvé sur l’ordinateur portable que j’ai toujours sur moi que l’esprit dont Castiel m’avait fourni le nom avait été incinéré et qu’il ne restait rien de lui. Castiel m’a juste donné son nom et s’est volatilisé je-ne-sais-où après, me laissant faire, même si j’ignorais quoi faire, je n’ai pas l’habitude de tout ça, moi. J’ai bien cherché s’il restait des objets personnels à lui mais tout avait été brûlé dans l’incendie de sa maison.
-T’as bien trouvé quelque chose, quand même ?demanda Dean.
-J’t’ai dit, il n’y avait rien, nada…c’est alors que j’ai pensé à invoquer sa femme, vu que son esprit de mari l’avait tuée de son vivant. Je crois que pendant ce temps, Castiel faisait en sorte que personne n’approche les lieux mais l’esprit en a tué encore quelques uns derrière son dos. Quand je l’ai invoquée deux minutes après, c’était fini. L’esprit a eu tellement peur qu’il en a été paralysé et sa femme a disparu en l’emportant avec elle.
-T’as fait ça en deux minutes seulement ?s’étonna Dean. Ca nous demande plus de temps, à nous.
-Je suis une pro, Dean, je fais ça à fond et ayant un peu un don pour ça, ça va plus vite.
-Qu’est-ce que t’a dit Cas, après ça ?
-Il m’a remercié pour mon aide et il est parti. Je l’ai pas revu pendant un mois.
-Et alors ?
-Il est venu directement chez moi pour savoir s’il pourrait me demander mon aide de temps à autre et j’ai accepté, c’est tout.
-Pourquoi ? T’as aucun compte à lui rendre.
-C’est un ange et moi qui suis croyante, ça compte ces choses-là, tu sais, sourit Megan.
-Et euh…tu l’as cru quand il t’a dit être un ange ?
-Il n’a pas eu besoin, je l’ai vu sous sa vraie forme à travers son hôte humain et j’entendais sa vraie voix, aussi.
-Vraiment ?s’étonna Dean en la regardant encore mieux, éberlué. Donc, tu en fais partie ?
-Je fais partie de quoi ?s’étonna Megan à son tour.
-Euh, rien…laisse tomber, moi je vois seulement le mec qu’il habite, c’est tout.
-Bon, alors, satisfait, plus de questions ?
-C’est parfait et en plus, j’ai senti qu’il y avait pas une once de mensonge dans tout ça, sourit Dean, content de deviner sans arrêt ses sentiments.
-Dean, arrête, ça m’énerve d’être ouverte comme une huître, ça m’était jamais arrivé. On peut commencer notre séance pour ton cher papa ?
-Ouaip, je suis prêt, sourit Dean, encouragé et confiant. »

Megan lui montra un fauteuil en forme de pouf derrière une table basse sur laquelle elle avait posé quatre bougies et elle s’assit dans celui en face de Dean, prête à invoquer et accueillir en elle John Winchester.


De son côté, Sam n’avait pas bougé de sa chambre de motel et malgré ses appels incessants à Dean sur son portable, il avait finalement pris sa décision à propos de la proposition de Forcas qui reviendrait le voir dès le lendemain.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:16

Chapitre 10 : Papa ?


Ils avaient commencé la séance et Dean se demanda longtemps pourquoi il avait accepté, ignorant totalement où tout ça pouvait le mener.
Megan avait fermé les yeux, concentrée, les clés de la Chevrolet dans une main et la main de Dean dans l’autre. Dean put mieux observer la jeune médium qui voulait tout faire pour l’aider. Dans cette demi-obscurité en partie éclairée par les bougies, il pouvait voir qu’il y avait quelque chose en elle de mystérieux, d’insaisissable même en devinant ses émotions mais qui en faisait sa beauté. Se concentrant sur ce qui se passait, Dean reprit ses esprits.

« John Winchester…esprit parti de la terre…je t’invoque humblement d’apparaître parmi nous…John Winchester… esprit parti de la terre…je t’invoque humblement d’apparaître parmi nous…John… »
Megan répétait inlassablement cette phrase et elle eut de l’effet seulement au bout de trois minutes environ, bien que ça paraisse beaucoup plus long pour Dean, qui s’angoissait pendant ce temps de se retrouver devant son père.
Soudain, l’une des bougies s’éteignit et Dean ressentit très nettement la présence de son père, lui faisait un réel choc empathique. Megan, ouvrant les yeux, eut du mal à reprendre son souffle et réussit à balbutier à Dean :
« Dean, ton père est en moi, ça y est…Vous avez environ un quart d’heure pour parler, choisis bien tes questions, perds pas ton temps… »
Megan eut un hoquet de douleur et referma les yeux, appuyant avec force ses mains sur la table basse. Dean eut un instant d’inquiétude pour elle mais quand elle rouvrit les yeux et fixa Dean d’un étrange regard, Dean ressentit, comme il n’avait jamais ressenti ça, que son père était en face de lui. Bien sûr, il n’était que dans le corps de Megan mais c’était son père, c’était John…Et il ne lui avait plus parlé depuis sa mort…Ca fit un tel bien à Dean de ressentir les émotions de son père que ça lui en coupa la voix quelques secondes. Il finit par dire devant le sourire de son père à travers la jeune femme :
« Papa ?
-Oui, Dean, c’est moi, dit-il avec la voix de Megan mais Dean faisait à peine attention qu’il s’exprimait à travers elle tellement il ressentait la présence de son père.
-Si tu savais comme tu m’as manqué…dit Dean, des larmes dans les yeux et dans la voix.
-Toi aussi, tu m’as manqué…mais tu n’as pas tenu ta promesse.
-Tu n’avais pas le droit de me demander ça, Papa…et je t’ai jamais promis quoique ce soit.
-Ton frère devrait être mort à l’heure qu’il est.
-Je peux encore le sauver, Papa, il n’est pas trop tard. Et t’oublie que moi aussi, j’ai ce sang de démon en moi, il faudrait donc que je me suicide pour bien faire. Tu le savais pourtant, je suppose ?
-Oui, je l’ai su…tard, mais je l’ai su et j’ai su que tu serais différent, que tu tournerais pas mal.
-Oh…t’oublie sûrement que j’ai failli devenir un démon il y a presque deux ans…et c’est justement Sammy qui m’a sauvé, alors arrête d’attribuer les rôles de frère gentil et de frère méchant trop vite, s’il-te-plaît.
-Mais tu ne devais pas devenir un démon, dit John calmement. Tu as réussi à t’en sortir, c’est l’essentiel.
-Bon, j’arrête ce sujet sinon on tourne en rond, le temps tourne…
-J’ai été étonnée que tu m’appelles, surtout à travers ce corps, dit-il en regardant le corps et les mains de Megan.
-C’est Megan, enfin celle que tu possèdes qui a eu l’idée, elle veut juste m’aider…nous aider.
-Oui, je le sens parfaitement en elle, c’est très clair.
-Bon, Papa, je dois savoir…est-ce que t’as appris quelque chose en bas ou quand t’étais vivant qui pourrait nous aider sur Lilith ou Forcas ou l’apocalypse ou même pour aider Sammy…n’importe quoi sera le bienvenu.
-Je suis navré, Dean, je ne sais rien de plus que ce que tu sais déjà.
-Et d’ailleurs, où es-tu allé après…enfin, après qu’on ait tué le démon aux yeux jaunes ?
-Je ne peux pas te le dire, Dean, c’est interdit.
-Je comprends…
-En tout cas, je suis très fier de toi, Dean, tu l’as tué…tu as vengé ta mère et jamais je ne pourrais assez t’en remercier.
-C’est rien, sourit Dean, heureux du compliment. Mais je regrette seulement que tu sois pas resté avec nous…que tu l’aies pas fait toi-même…
-Tu y étais destiné, Dean, ne l’oublie jamais, tu y étais destiné…
-Que veux-tu dire ?
-Tu comprendras un jour, dit John énigmatiquement. Mais attends, je pense à quelque chose qui pourrait t’aider toi et Sammy.
-Quoi ?
-Je vais partir dans quelques instants…je…
-Papa ?s’inquiéta Dean, voulant le retenir, lui prenant la main.
-C’est bon…ton amie me laisse une minute de plus…j’ai entendu parler d’une potion en bas qui peut débarrasser un humain de pouvoirs démoniaques.
-Laquelle ?s’empressa Dean.
-Elle s’appelle “Infernas liberate”.
-D’accord, merci…
-Mais cette fille…elle doit venir avec toi, t’accompagner dans ce combat…Elle te sera utile.
-Quoi ? Comment tu peux savoir ça ?
-Je le sais, c’est tout, crois-moi…Pourquoi crois-tu qu’on t’ait conduit à elle ? Seulement pour qu’on se parle, peut-être ?
-Mais elle n’acceptera jamais, tu te rends pas compte…
-Il le faut pourtant mais là, je dois partir, sinon je vais tuer cette pauvre fille…
-Attends, Papa…
-Oui, Dean ?
-Je…je t’aime, Papa, j’espère que tu es heureux là où tu es, tu le mérites…balbutia Dean, les larmes aux yeux.
-Moi aussi, je t’aime, Dean sourit John une dernière fois. »

La seconde d’après, Dean ressentit que John était définitivement parti : le corps de Megan eut un soubresaut et elle tomba sur le côté, évanouie. Dean s’empressa de la relever et de l’allonger dans le canapé, juste à côté. Elle reprit ses esprits quelques minutes après, ouvrant lentement les yeux, le visage très fatigué.
« Alors, bonnes nouvelles ?sourit-elle.
-On peut dire ça…Ca va toi ?
-Comme si je venais de courir un marathon…dit-elle en s’asseyant tout en se tenant la tête de douleur.
-Mais tu sais pas ce qu’on s’est dit ? T’étais là, pourtant ?
-Dean, je ne sais rien du tout…c’est comme si j’avais été dans une pièce capitonnée sans fenêtres…j’étais sourde et aveugle en résumé…
-C’est tout ?s’étonna Dean.
-Non, car sans me plaindre, c’était comme si j’étouffais pendant le bon quart d’heure que vous avez passé ensemble, heureux ?
-Attends, c’est pas ça que je voulais dire…
-Non, je sais, je plaisantais…tu pourrais seulement m’apporter la bouteille bleue dans l’armoire en face de toi ?dit-elle en désignant une petite armoire vitrée dans la cuisine. Merci, finit-elle quand Dean lui donna. Elle s’en versa un verre qu’elle prit sous la table et en versa un à Dean également.
-C’est quoi, de l’alcool ?demanda-t-il, méfiant.
-J’ai l’air de picoler toute la journée ?plaisanta-t-elle. Pour ta gouverne, je suis allergique à l’alcool, si j’en bois une goutte, je tombe dans les pommes. Non, c’est une potion que je prépare pour ces rares occasions. Ca permet de retrouver des forces en peu de temps, comme des vitamines mais en plus rapide et plus fort.
-C’est de la sorcellerie ?demanda Dean.
-Crains rien, c’est de la magie tout ce qu’il y a de blanche. Vas-y, bois, ça te fera du bien, t’es pâle comme un linge.
-Je crois que je vais m’abstenir, dit Dean, trop méfiant, alors que Megan buvait tout d’un seul coup.
-Rien de tel pour calmer un mal de crâne, si tu veux mon avis…dit-elle en s’allongeant de nouveau alors que celui de Dean lui tapait de plus en plus dans son propre crâne. N’en pouvant plus, il but quand même le verre et l’effet fut immédiat. Même si sa migraine était toujours un peu là, la majeure partie avait disparue, comme paralysée et il se sentait beaucoup mieux, comme revigoré.
Tu vois que ça fait du bien, sourit-elle en le voyant reprendre des couleurs. Mais tu devras trouver une solution plus définitive pour ton mal de tête, ma potion n’est que provisoire, il reviendra, il n’est pas habituel…
-Je sais…merci, Megan, merci pour tout.
-De rien, c’était un plaisir, dit-elle, alors que sa pâleur demeurait malgré la potion.
-Mais…
-Quoi ?
-Mon père m’a demandé…c’est bête, je sais mais il m’a demandé à ce que tu viennes avec moi pour mener ce combat contre ces démons…
-Pardon ?s’étonna Megan en s’asseyant de nouveau.
-Je sais, c’est bizarre…je comprendrais que tu viennes pas…
-J’en ai pas très envie, c’est vrai, je déteste les démons mais en même temps…
-Quoi ?
-J’ai toujours envie de t’aider et…j’ai l’impression que Castiel avait voulu dire ça quand il est venu avant-hier…c’était pas seulement pour une séance mais pour davantage…
-Alors, t’accepterais de m’accompagner ?
-Je sais même pas où je m’embarque mais peut-être, oui…à quoi je servirais, je sais pas…pas à grand-chose, c’est certain…Qu’est-ce que ton père t’a dit ?
-Mon père m’a seulement donné une info : Sam et moi, on pourrait être délivré de nos pouvoirs par une potion, “Infertanas liberansis”, je crois. T’en as jamais entendu parler, je parie ?
-Attends, tu veux dire plutôt dire “Infernas liberate” ?
-Oui, pourquoi, tu connais ?
-Oui, de nom, mais j’ai jamais su à quoi ça servait, je croyais que c’était un genre d’exorcisme, quelque chose comme ça. Mais elle est célèbre car extrêmement difficile à préparer à cause des ingrédients et du degré de magie qu’elle requiert. Même une sorcière ne veut pas la préparer tellement elle est dangereuse dans sa préparation.
-Alors…je suppose que tu voudrais pas essayer ?soupçonna Dean.
-Tu plaisantes ?s’exclama Megan. Si j’avais su son effet, j’aurais été un peu tentée ! Et vu que c’est pour toi et ton frère, je suis assez dingue pour vouloir essayer, au moins pour vous et aussi parce que ça m’a toujours tenté énormément.
-Vraiment ?sourit Dean. J’ai donc trouvé quelqu’un d’aussi barje que moi…Etonnant…On y va ?
-Pas sans mes affaires, Speedy…Je réunis tout en cinq minutes chrono, dit Megan en se levant d’un bond. Euh, Dean ? Tu ferais bien d’écouter ta messagerie, je sens qu’il y a des trucs que tu devrais savoir, dit-elle d’un regard étrange et lointain, avant de partir en trombe dans sa chambre réunir ses effets. »

Certain de faire une erreur mais voulant écouter le conseil de la jeune femme qui l’avait déjà aidé judicieusement, Dean alluma enfin son portable et ne fut pas surpris d’y constater la tonne de messages et d’appels non répondus qu’il y avait. Il écouta le premier et le dernier message de Sam et ça l’alarma assez pour qu’il oublie quelques instants sa rancune et ses griefs contre Sam.
« Megan, on y va ! Tout de suite !cria Dean pour qu’elle l’entende.
-Pourquoi ? C’est Sam, y a un problème ?dit-elle en arrivant en courant.
-Oui, il faut y aller maintenant, dépêche-toi.
-Ok, ok, on y va… »

Megan prit ses quelques sacs préparés à la hâte et descendit avec Dean.
« Waoh !s’écria-t-elle en voyant la voiture. Elle est à toi ? Ce sont donc ses clés que j’ai tenu tout à l’heure ?
-Oui mais pour la première et dernière fois. Installe-toi, dit Dean, flatté de son regard émerveillé.
-Attends…dit-elle en regardant ses sacs. Oh non, j’ai oublié mon ordinateur portable. Je reviens, attends-moi trente secondes, promis. »
Elle monta les marches tellement vite que Dean eut à peine le temps de répondre mais apparemment, Megan était comme Sam : amoureuse de son portable.
Dean attendit nerveusement pendant plusieurs minutes avant de s’apercevoir que ça faisait dix minutes qu’elle était partie. N’en pouvant plus, Dean alla dans l’appartement dont la porte était encore ouverte.
« Non mais t’exagère quand même, t’avais dit trente…dit Dean en entrant mais découvrant Megan, fixée au mur par un démon.
-Salut, Dean, on t’attendait, dit le démon, possédant un homme d’une quarantaine d’années, et réduisant Dean dans le même état que Megan, au mur en face d’elle.
-Qu’est-ce que tu veux ?
-Oh, pas grand-chose, tu sais, sourit le démon.
-Je lui aurais bien proposé une tasse de café mais il est trop malpoli pour ça, tenta de sourire Megan, plus pour se rassurer elle-même qu’autre chose.
-Je suis envoyé par une de tes connaissances, Dean, Lilith en personne.
-Je savais bien qu’elle n’avait pas de patience, celle-là, dit Dean, en se demandant bien comment se sortir de là.
-Elle veut te renvoyer illico presto en enfer d’où tu ne pourras pas sortir, cette fois…je t’aurai bien torturé et tué mais j’ai l’ordre de te ramener vivant, dommage…Je vais me contenter de quelques tortures, si tu veux bien.
-Je me laisse faire, dit Dean, si tu laisses partir Megan, elle n’a rien à voir dans tout ça.
-La laisser partir ?ricana le démon. Tu aimes toujours autant plaisanter, Dean…Petit un, je ne laisse jamais un humain vivant derrière moi et petit deux, c’est une médium et j’aime particulièrement tuer les médiums, ils nous gâchent suffisamment la vie pour en laisser en vie.
-Vous savez, le terme “médium” n’est pas tout à fait approprié dans mon cas, précisa encore Megan. Je ne suis pas exactement…
-La ferme, c’est pareil pour moi !s’écria le démon en bloquant la respiration de la jeune femme et en lui écrasant les poumons à distance.
-Laisse-la tranquille ou je te jure que je…menaça Dean, inquiet de voir Megan suffoquer, les larmes aux yeux.
-Quoi ? Arrête tes menaces, elles sont sans valeur…Bon, c’est pas que je suis pressé mais je suis pas très fort en causette… »

Le démon augmenta alors la pression sur les poumons et le foie de Megan, faisant sortir du sang de sa bouche et cassant des côtes au passage : Megan n’y tint plus et dans un souffle, elle tomba dans l’inconscience. Dean en profita que le démon lui tournait le dos pour utiliser ses pouvoirs, tant pis si Castiel et les autres désapprouveraient qu’il le fasse sans Sam. Après tout, c’est Cas qui l’avait mise en danger en lui demandant son aide.
Malgré tout, car il sentait que la situation était dangereuse, il obtint une aide supplémentaire qu’il n’avait pas prévue, celle de Sam. Le frère cadet, même s’il était à des milliers de kilomètres, sentit son frère en danger et ayant besoin d’aide. Ne sachant pas trop ce qu’il faisait et oubliant toute rancune, toute histoire et tout démon, même Forcas, Sam se concentra et ferma les yeux : seul son frère comptait à cet instant. Dean ressentit alors la présence de son frère et il se concentra lui-même, voulant à tout prix tuer le démon sans faire de mal à Megan, toujours inconsciente et paralysée au mur. La puissance combinée des deux frères fit apparaître un bouclier doré transparent qui se développa autour de Dean d’un côté et de Megan de l’autre, laissant le démon à découvert au milieu. Sentant la situation lui échapper face à un si grand pouvoir, le démon voulut s’échapper mais ce lui fut impossible, la fumée noire ne pouvait pas sortir du corps de l’hôte. Maître et sûr de lui, Dean réussit avec l’aide de Sam à envoyer une onde brûlante sur le démon qui fut tué aussitôt et pas seulement exorcisé. L’onde avait traversé le corps pour atteindre le démon et ne pas tuer l’hôte. Le démon cria finalement pour mourir dans les flammes qui s’étendirent au plafond pour ensuite s’éteindre, sans laisser de trace.
Dean fut aussitôt débloqué et voyant que l’homme était vivant mais inconscient, il le laissa là, trop inquiet pour l’état de Megan. Toujours évanouie, Dean vérifia son pouls qui était faible et prenant son sac du portable à côté d’elle, il la porta jusqu’à sa voiture.

S’arrêtant à un motel où il la déposa sur l’un des lits jumeaux, il la soigna comme il put avec sa trousse de secours mais son état restait inquiétant, sa fièvre était élevée et sa poitrine saignait beaucoup mais Dean ne pouvait se permettre de l’emmener à l’hôpital, le temps pressait de trop, pour Sam surtout.
Il essaya une énième fois depuis la mort du démon de joindre Sam pour le tenir et se tenir informé mais Sam restait injoignable.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:17

Chapitre 11 : Mauvais pressentiment


Dean tournait en rond depuis une heure. Il ne savait pas quoi faire. Devait-il se précipiter au motel où il avait laissé Sam deux jours plus tôt et abandonner ce faisant Megan, toujours inconsciente et qui ne supporterait pas un voyage de plus ? Mais en faisant cela, il abandonnait toute chance qu’elle les aide en préparant la potion dont John lui avait parlé et ils devraient garder leurs pouvoirs à jamais, sachant que ça les détruisait petit à petit même si c’était également leur force. Bien sûr, il était possible que Bobby puisse préparer cette potion et de ne pas emmener Megan avec eux, ça serait beaucoup plus simple, pour eux comme pour elle. Pourtant, il n’en restait pas moins que Castiel l’avait dirigé vers elle tout comme John qui avait insisté pour une raison inconnue. Que devait-il faire ? Dean était en proie à d’affreux doutes et son inquiétude pour Sam prit le dessus quand il prit ses clés et sortit de la chambre, avec un regret dans le cœur d’abandonner Megan à son sort. Son mal de tête en profitait en plus pour revenir de plus belle et ça n’arrangeait rien, l’empêchant de raisonner correctement. Après tout, il ne connaissait pas cette fille, elle saurait se débrouiller, pensa-t-il. Montant dans sa voiture et prêt à mettre le moteur en marche, Dean sursauta une fois de plus :
« Cas ? Je pensais pas te revoir avant un bout de temps.
-Qu’est-ce que tu fais, Dean ?demanda Castiel, avec un regard accusateur.
-Je vais pas te mener en bateau en disant que je vais chercher des médocs ou à manger…Et c’est pas la peine que je le dise, tu le sais déjà.
-Ne fais pas ça…
-Il faudrait peut-être que tu me donnes plus d’infos à tes visites, Cas. Réponds à mes questions : est-ce que Sam va bien ? Est-ce que Megan peut vraiment m’aider moi et Sam ? Et est-ce que cette potion à nom bizarre est véridique ?
-Ca fait beaucoup de questions, constata Castiel.
-Réponds-moi, s’il-te-plaît, j’en peux plus de tes apparitions mystères et qui veulent rien dire.
-Je t’ai mené à Megan pour qu’elle t’aide, elle a un don plus puissant qu’elle ne l’imagine et il n’y a qu’elle qui pourra faire cette potion. Ton ami Bobby en est incapable, dit-il en dissipant les doutes de Dean.
-Pourquoi ?demanda Dean, surpris, conscient des capacités de Bobby, déjà prouvées dans le passé.
-C’est ainsi. Mais ne l’abandonne pas en chemin, elle en vaut la peine, Dean. Tu peux avoir confiance en elle, elle ne te trahira pas. Et si tu pars, elle mourra ce soir…
-Ok mais je veux savoir si Sam va bien parce que je…Ah non, Cas, tu t’fous de moi !s’écria Dean quand il se mit à parler à un siège vide. »

De mauvais poil, Dean sortit de la Chevrolet en claquant la porte et revint dans la chambre où Megan commençait à s’éveiller. La culpabilité de Dean reprit le dessus de sa colère quand il la vit aussi pâle et assez faible pour avoir du mal à ouvrir les yeux. Il vint s’asseoir auprès d’elle :
« Hé, ça va ?dit-il doucement.
-Oui, à peu près…mentit Megan, ayant mal partout. Que s’est-il passé ? Comment on s’en est échappé ?
-Je me suis occupé du démon, il nous embêtera plus. T’en fais pas pour ça.
-Et comment t’as fait ? T’avais pas d’arme ? Il était…oh…dit soudain Megan en réalisant quelque chose.
-Quoi ?
-Tes pouvoirs, c’est ça ?
-Qui t’a parlé de ça ?dit soudain Dean.
-Arrête de te méfier, ça devient pénible, murmura Megan, peinée de son ton autoritaire. Je t’l’ai dit dans mon appart…plus je reste avec quelqu’un, plus je ressens des choses à son sujet et là, je ressens très bien que tu as des pouvoirs hérités de sang de démon, voilà…
-Désolé, souffla Dean. Comment vont tes blessures ?
-A merveille, sourit-elle.
-Attends, je vais voir si ça continue de saigner, dit Dean en voulant regarder sa blessure à la poitrine.
-Euh non, ça va aller, rougit Megan, gênée qu’il puisse regarder.
-Il a bien fallu que je te soigne, je te signale.
-Je sais…mais je vais le faire, je suis assez forte pour ça, merci, Dean…merci de m’avoir sauvé de là-bas, sourit-elle.
-De rien, c’est normal, tu m’as bien aidé. »
Ayant du mal à se lever à cause de sa faiblesse, Megan se redressa lentement et après quelques instants où elle eut un vertige qu’elle ne montra pas, elle se leva et alla dans la salle de bains. En regardant les bandages, elle fut soulagée de voir, non que ça ne saignait plus, mais que les bandages étaient davantage sur le ventre qu’au-dessus. Ayant un malaise, elle dut s’asseoir sur le siège des toilettes pour se reprendre et y resta pendant une bonne dizaine de minutes.
Pendant ce temps, Dean essayait de capter les émotions de son frère mais sans succès, comme si toute connexion avait été soudain interrompue entre eux, ce qui était impossible, selon les dires de Castiel. Alors que Dean frappait à la porte pour savoir comment elle allait, Megan en sortit mais pâle comme un linge et le rassura d’un sourire pour ensuite s’asseoir sur le lit.
« Toujours pas de nouvelles de Sam ?
-Non, rien, même pas avec mon empathie, rien…
-J’aurai bien essayé avec mon propre don même si c’est différent mais je suis trop patraque pour essayer, désolée…
-C’est pas grave…
-Allez, viens, on y va, Dean, dit-elle en se levant, malgré ses jambes en coton.
-Où ?
-Retrouver Sam et t’en fais pas, je me reposerai dans la voiture. Ton frère d’abord, assura-t-elle devant un Dean, heureux qu’elle ne veuille pas rester allongée sur ce lit. »

Sur la route, Dean fit son curieux et inconsciemment, empêcha Megan de se reposer mais elle ne dit rien, consciente qu’il lui faudrait qu’il la connaisse personnellement pour lui faire confiance, ce qu’elle souhaitait de tout son cœur, connaissant les enjeux et les risques démoniaques qu’ils courraient.
« Tu sais, j’avais peur que le démon aille te posséder pour m’empêcher d’essayer de le tuer, dit Dean.
-Aucun risque. Depuis des années, je bois seulement de l’eau bénite pour essayer de faire en sorte d’être un rebutoir à possession, sourit-elle, les yeux fermés.
-Vraiment ?dit-il, surpris qu’on puisse faire ça.
-J’avais lu que ça marchait, alors j’ai essayé et j’ai jamais eu d’ennuis…même si c’est le premier démon auquel j’ai été confronté. Passe-moi ton eau bénite si tu veux vérifier que je suis pas possédée, dit-elle comme si elle connaissait ses doutes.
-Non, ça ira, je te crois, sourit Dean. En fait, j’avais peur de ça car j’ai connu une fille qui a été possédée longtemps par un dangereux démon et vu qu’elle s’appelait Meg…
-Evidemment, mon prénom te rappelle de mauvais souvenirs…dit-elle, s’attristant de cette nouvelle.
-Mais t’en fais pas, vu que t’as pas le même prénom, c’est juste le début qui ressemble, c’est tout, il faut juste que je m’habitue. Et puis, c’était son hôte qui s’appelait Meg, pas la démon elle-même…
-Ok, tant mieux alors, sourit Megan.
-Et tu fais quoi des… »

Mais Dean s’arrêta de parler quand il vit, en tournant la tête vers elle, qu’elle s’était endormie, malgré sa propre résistance et sa volonté de répondre à Dean.
Le chemin dura assez longtemps vu que Dean conduisit toute la nuit et qu’il eut la délicatesse de ne pas mettre de musique pour ne pas la réveiller. Il repensait aux paroles de Cas et se demandait bien pourquoi elle serait morte cette nuit s’il était parti, il n’y comprenait rien. Mais il ignorait que seuls les cahots de la voiture empêchaient Megan, dans son sommeil, de tomber dans un profond coma qui se serait fini par la mort et que cette route, pourtant très fatigante, lui sauvait la vie.
Ils arrivèrent finalement au motel d’où Dean avait quitté son frère et ne voulant pas réveiller la jeune femme, Dean alla voir si Sam était encore là. Malheureusement, la chambre était vide. Il n’y avait aucune trace de Sam ni de lutte quelconque : il avait emporté ses affaires tout simplement. Il se renseigna auprès du gérant et sut que Sam était parti la veille au soir. Quand il revint dans la chambre pour inspecter les lieux plus profondément, il trouva Megan assise sur l’un des lits :
« Alors, on ne réveille même pas la belle au bois dormant quand l’heure sonne ?sourit-elle.
-Je voulais te laisser te reposer, c’est tout…dit-il d’un air anxieux pour Sam. Comment tu vas ?
-Un peu mieux, merci. Heureusement que j’avais pris dans mes affaires ma potion pour me revigorer, ça m’a fait du bien. Il m’en reste un peu si t’en as besoin pour ta migraine.
-Non, ça va aller…garde-la, t’en as plus besoin que moi…
-Comme tu veux mais n’hésite pas à redemander si t’en as besoin…Où est Sam à ton avis ?
-Aucune idée…soupira Dean. La pire hypothèse est qu’il soit avec le démon. Je sais plus quoi faire, là…
-Je peux essayer de ressentir ce qu’il s’est passé dans cette pièce, si tu veux…ça peut t’aider.
-Oui, vas-y, ça sera mieux que rien. »

Megan se concentra, ferma les yeux et toucha le dessus de lit sur lequel elle était assise en canalisant ce qu’il y avait dans la pièce. Au bout d’une minute, elle eut une migraine atroce et dut rompre le contact, se tenant la tête de douleur.
« Quoi, qu’est-ce qu’il y a ?
-Je sais pas…grimaça Megan. Ca m’a seulement repoussée et vu que je ne suis pas très costaud en ce moment, je pouvais rien faire…mais j’ai senti nettement que le démon Forcas est venu ici parler à ton frère…pas hier soir, répondit-elle à l’interrogation de Dean mais je sens qu’il est venu et son énergie est vraiment énorme. Ton frère a eu beaucoup de choses à réfléchir et il a dégagé une forte énergie à un moment hier…quand il est parti hier soir, je peux seulement te dire qu’il était décidé…inquiet mais déterminé.
-Oh, non, Sammy, pas ça…s’affola Dean.
-Tu crois qu’il a rejoint Forcas ?
-Ca m’en a tout l’air…C’est pas vrai !!!s’énerva Dean en jetant une lampe contre le mur, faisant sursauter Megan.
-Calme-toi ! C’est pas sûr après tout, il voulait peut-être tout simplement essayer de te retrouver ! Où irait-il s’il voulait essayer de te voir ?
-J’en sais rien, moi, on n’a pas de point de rendez-vous !! Peut-être chez Bobby mais ça m’étonnerait…
-Bobby ? Tu parles de Bobby Singer ?
-Tu l’connais ?s’étonna Dean.
-Oui, il est génial, je lui ai parlé parfois et je suis allée le voir il y a longtemps. Allons-y, peut-être qu’il sait quelque chose ou que ton frère y est, on sait jamais.
-Ouais, ça m’étonnerait mais bon, il nous aidera quoiqu’il en soit. »

Partant aussitôt, ils arrivèrent rapidement chez Bobby qui ne s’attendait pas à leur visite, surtout à celle de Megan qui accompagnait Dean.
« Megan Silverbrook ? Ca alors, si je m’attendais à ça !sourit Bobby en la voyant.
-Coucou Bobby, ça fait plaisir de te revoir, ça fait longtemps !sourit Megan aussi.
-Longtemps ? Je dirai bien six ans…
-Non, quatre, Bobby, rectifia-t-elle.
-Tu as encore embelli, je pensais pas ça possible, tu sais, dit-il en la regardant des pieds à la tête.
-Merci, Bobby, rougit-elle.
-Bon, c’est pas tout ça mais Bobby, t’as des nouvelles de Sam ?
-Non, pas depuis votre dernier coup de fil pour me tenir au courant de vos…enfin…de votre entraînement, quoi, dit-il, soudain gêné devant Megan.
-T’en fais pas, elle est au courant de tout, rassura Dean. Alors, c’est sûr, pas de nouvelles, rien ?
-Non, je te dis, pas la moindre, pourquoi ? »

Dean lui raconta sommairement ce qui s’était passé tout comme sa rencontre avec Megan et la conversation avec John pendant que Megan feuilletait un livre de Bobby, tout en passant et repassant sous le sceau de Salomon, sous l’œil vigilant de Dean qui se rendait bien compte qu’elle n’avait rien de démoniaque.
« Tu dis que John a mentionné le nom “Infernas liberate” ?dit Bobby, surpris.
-Ca te dit quelque chose ?
-Oui, bien sûr mais j’ignorais quel était son usage.
-Tout comme moi, ça me rassure, intervint Megan en posant le livre.
-Mais je suis incapable de faire cette potion, elle est en-dehors de mes capacités, je suis désolée, fiston.
-C’est pas grave, Cas m’avait prévenu. Et selon Megan, elle pourrait s’en charger elle-même.
-Ah oui, j’oubliais que tu avais quelques dons aussi en sorcellerie…se souvint Bobby.
-Blanche, bien sûr, précisa Megan, il faut pas l’oublier. Mais je pense être capable, seulement avec les bons ingrédients. Tu dois en avoir quelques uns qui me manquent, Bobby, je peux…
-Oui, bien sûr, sers-toi, tout est à la cuisine, dans la porte en haut tout à gauche et dans le tiroir à couvert, dessous…
-Ok, j’y vais, merci.
-Quoi, tu connais les ingrédients par cœur ?s’étonna Dean.
-Presque mais je les ai revu dans la voiture tout à l’heure, j’avais un bouquin qui en parlait. Il donne juste les ingrédients, non la recette.
-Comment tu vas faire alors ?dirent en chœur les deux chasseurs.
-Comme toujours et comme vous le faites souvent : improviser...lança-t-elle de la cuisine, sous l’étonnement de Dean et Bobby.
-Génial…Une potion miracle dépend de la chance…Tu l’as connue comment ?demanda Dean plus bas.
-Elle était à la recherche de nombreux bouquins sur les esprits et la sorcellerie. Je l’ai aidée à lui en fournir ainsi que des amulettes. J’avais vérifié son histoire et son passé avant pour savoir qui elle était. Sur place, j’ai vérifié aussi qu’elle n’était pas possédée bien sûr.
-Et alors, d’où elle vient exactement ?demanda Dean. Mais Megan arriva à cet instant.
-Des messes basses ?rigola-t-elle. Très bien, je veux rien savoir, de toute façon, je sais que vous parliez de moi. Il me manque encore un ingrédient, le plus dur à trouver tellement il est rare. C’est lui qui fait réussir la potion complètement. Mais c’est pratiquement un mythe, c’est presqu’impossible à obtenir.
-Et c’est quoi ?demanda Dean précipitamment.
-Le cœur d’un démon, souffla Megan, ennuyée d’annoncer la mauvaise nouvelle, faisant écarquiller les yeux à Dean comme à Bobby. »
Effectivement, c’était presqu’impossible à trouver, ils avaient du pain sur la planche.


A un millier de kilomètres de là, Sam souriait. Forcas était en face de lui et lui parlait de son plan concernant Dean. Le plan de Sam marchait à merveille et Dean ne se doutait de rien.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:17

Chapitre 12 : Potion, te laisseras-tu faire ?


Chez Bobby, Megan passa presque deux jours entiers à fabriquer la potion qui devait libérer Dean et Sam de leurs pouvoirs. Dean était dubitatif quant au résultat, depuis que la jeune femme leur ait annoncé qu’il leur fallait un cœur de démon en ingrédient suprême mais lui et Bobby ne cessaient de chercher dans des bouquins et sur le net s’il y avait un quelconque indice sur cette trouvaille et ils ne trouvaient toujours rien, leurs recherches restaient vaines.
Mais ces deux jours avaient au moins servi à quelque chose : Dean avait appris à connaître davantage Megan qui, même si elle passait peu de temps avec lui et Bobby, contenait davantage d’intérêt qu’il n’en aurait d’abord cru. A la fin du deuxième jour, alors que la jeune médium était dans une pièce différente de la leur, Dean reposa à Bobby la question qui lui brûlait les lèvres depuis leur arrivée chez lui :

« Alors, tu vas m’dire ce que tu sais d’elle et de son passé ?
-C’est bizarre, Dean, t’as l’air plus curieux de le savoir qu’inquiet comme l’autre jour, sourit-il.
-C’est que…mais enfin, arrête avec tes insinuations, je te rappelle que je suis toujours inquiet pour Sam et qu’on n’a aucune piste sur lui…
-Je parlais pas de cette inquiétude-là mais plutôt de celle que tu avais pour elle. Tu n’as plus l’air du tout inquiet de savoir si elle est avec nous ou non.
-Non, elle m’a convaincue, j’avoue mais t’as pas répondu à ma question.
-Ok, mais je sais pas grand-chose. Je sais qu’elle est bien née dans le Minnesota, elle est étudiante à mi-temps à la fac principale de cet état…
-Et ses parents ?
-C’est là que ça se gâte en fait, ils sont morts quand elle avait cinq ans. Elle a été placée dans une famille ensuite…
-De quoi ils sont morts ?
-Accident de voiture, selon le rapport de police. Megan m’en a jamais parlé les deux seules fois que je l’ai vue, ça doit être trop douloureux…
-Et si c’était surnaturel, tu t’es jamais demandé ?supposa Dean.
-Possible, si mais des accidents arrivent tous les jours sans liens avec des démons ou des esprits.
-Oui mais combien laissent une petite fille à fort don de médium comme orpheline ?
-Pas beaucoup, admit Bobby. Mais qu’est-ce que ça change ?
-Des éléments sur sa famille d’accueil ?
-Non, rien de plus, elle est resté chez eux jusqu’à quinze ans et est devenue indépendante ensuite.
-C’est jeune, quinze ans, non ?
-Je ne… »

Mais un bruit d’explosion venant de la cuisine les interrompit. Ils s’y précipitèrent, craignant pour Megan qu’ils trouvèrent projetée par terre, la fumée régnant partout dans la pièce.
« Désolée pour le dégât, Bobby, je pensais pas qu’elle se contrarierait pour si peu, dit-elle pendant que Dean l’aidait à se relever.
-Qui s’est contrarié ? Qu’est-ce qui s’est passé ?demanda Dean.
-La potion est très susceptible, c’est tout, soupira-t-elle. Elle n’a pas accepté que je prononce un mot devant elle pendant que je la fabriquais.
-Quoi ?demandèrent les deux chasseurs.
-Elle n’a pas accepté que je dise “mon Dieu”.
-Et t’es sûre que c’est à cause de ça ?
-Bien sûr, Bobby, cette potion est douée d’une sensibilité exacerbée. Tu peux pas la ressentir, Dean car elle n’est pas “vivante” à proprement dit mais bizarre…En tout cas, dit-elle tout en remuant le contenu la casserole, j’ai bien fait de dire ça inconsciemment, ça l’a rendue comme il le fallait, il manque plus que le dernier, le cœur de démon.
-Génial, soupira Dean…il me reste plus qu’à demander gentiment à Lilith ou Forcas de me donner le leur et ça ira. Mais j’ai une question assez essentielle : comment fait-on pour départager le cœur du démon du cœur de l’hôte qu’il habite ?
-Il nous faut un démon pur, qui n’habite aucun humain.
-Ok, soupira Dean en regardant Bobby. Aucun de vous n’a une adresse ? »

Au bout d’une heure, ils n’avaient toujours trouvé aucune solution. Ils avaient essayé de se concentrer de nouveau sur Sam mais Megan comme Dean échouaient pour ressentir où il se trouvait, ce qui n’arrangeait rien à leur moral.
« J’ai peut-être une idée pour le démon à repérer pour le cœur, suggéra Megan.
-Une piste…j’ai envie de dire “hourra !”sourit tristement l’aîné des Winchester.
-Peut-être qu’on devrait allier nos compétences pour le trouver.
-Pourquoi on le fait pas alors pour retrouver Sam ou Forcas ?
-Parce que tu crois que l’un ou l’autre ne sont pas cachés à notre perception, peut-être ? Le démon qui nous serait utile ne sait pas qu’on le cherche et est donc facile à trouver. Et non, ajouta Megan en voyant Dean suggérer autre chose, Lilith se cache aussi à nous.
-Très bien mais comment on fait ?
-Je dois juste réunir quelques petits trucs qu’on aura à avaler pour nous mettre en condition et on n’aura plus qu’à se concentrer.
-C’est tout ?
-Non, car tu vas pas du tout apprécier la saveur du mélange que je vais te demander d’avaler, sourit Megan.
-Pourquoi je me suis engagé là-dedans, moi…soupira Dean une demi-heure après alors qu’il venait de sentir le mélange donné par la jeune femme. Ca a le goût de pourri, ton truc.
-Désolée mais je peux rien faire pour améliorer le goût sans enlever de son efficacité. Alors tu avaleras sans vomir après, si possible et ensuite tu prendras mes mains. Concentre-toi sur le démon que nous cherchons en puisant dans tes pouvoirs et ton empathie.
-Pourquoi tu me dis tout ça maintenant ?
-Parce que ce truc est si dégoûtant qu’il vaut mieux pas qu’on ouvre la bouche après, même pour parler, on risquerait de salir le planché de Bobby.
-A ta santé !dit Dean en trinquant avec Megan pendant que tous deux fermaient les yeux de dégoût tout en buvant le liquide rouge grenat qui leur arrachait des grimaces. Bobby, assis à côté, en fit une grimace pour eux tellement ça semblait immonde. »

Une fois leur liquide bu, tous deux essayèrent de garder ça le plus longtemps en eux et se prirent les mains, assis l’un en face de l’autre, fermèrent les yeux et se concentrèrent sur le démon à trouver. C’était comme une plongée sous-marine sauf que Dean ignorait s’il y avait un fond ou non et malheureusement aucune belle couleur ne venait égayer leur recherche. Il sentait la présence à ses côtés de la médium mais sa poitrine était comme prise dans un étau et Dean avait du mal à respirer, comme s’il manquait d’air. Mais il prit sur lui et au bout d’un moment il vit une petite lumière face à lui et un visage ou plutôt une forme se dessiner. Avant que le contact ne soit rompu, Dean eut le temps de sentir, très loin et très ténu, une autre présence mais il n’eut pas le temps d’approfondir qui elle était qu’aussitôt il revint. Lui et Megan eurent à peine le temps d’ouvrir les yeux qu’ils vomirent dans de grands seaux apportés par Bobby durant ce temps.

Au bout d’un moment, ils réussirent à parler :
« Alors, vous avez réussi ?demanda Bobby, à moitié écœuré par l’odeur.
-Oui mais c’est plus un monstre qu’un démon qu’on voit habituellement…bafouilla Dean.
-Je vais nous débarrasser de ça…dit Megan en se levant, chancelante et prenant les deux seaux, sortant de la pièce, les jambes faibles.
-T’aurais pu le faire, Dean, lui reprocha Bobby.
-Et toi, alors ?mais Bobby bafouilla dans sa barbe.
-Qu’est-ce que t’as ? T’as pas l’air content ?
-Avant de revenir, j’ai…comment dire senti quelque chose de bizarre mais…c’était rien, je pense…
-T’es sûr ? Peut-être qu’un démon voulait s’introduire en toi pendant ce laps de temps où tu étais vulnérable ?
-J’étais vulnérable ?s’étonna Dean.
-Malheureusement, oui, on l’était tous les deux, j’aurais dû te le dire, intervint Megan. C’était un risque à courir mais il le fallait. N’importe quel démon pouvait s’introduire dans notre esprit et nous contrôler à distance, bien heureusement, ça n’est pas arrivé.
-Comment t’en es sûre ?douta Dean, inquiet. On pourrait y être, là…
-Vu que tu n’as toujours pas confiance en moi et en mes quelques dons, sache seulement que la potion immonde que je nous ai fait avaler était un repoussoir à démons, à n’importe quelle créature surnaturelle, en fait…elle n’était pas censée nous concentrer ou je-ne-sais-quoi, comme j’ai dit mais à nous protéger, voilà, tu sais tout…Je propose qu’on se repose quelques heures et on va voir ce démon pour lui demander son cœur, ça te va ?
-Ouais… »
Dean avait du mal à accepter d’avoir été berné sur ce coup-là, mais c’était pour leur bien et s’il l’avait su, il n’aurait jamais accepté de le faire, même avec le coup de la potion, il le savait et Megan l’avait su aussi. Après un regard un peu honteux à Bobby, Dean partit s’allonger à son tour, espérant que ce cauchemar prendrait bientôt fin et qu’il retrouverait Sam et leur vie normale.

Cet espoir était sans compter pourtant Forcas et ses plans pour Dean. A des centaines kilomètres de là, il discutait avec Sam depuis plusieurs jours :
« Alors, ton entraînement t’a plu ?sourit Forcas.
-C’était parfait, sourit Sam à son tour, je ressens une si grande puissance en moi…je n’aurais jamais cru que je pourrais en avoir autant.
-Et t’aimes ça ?
-J’adore plutôt !s’exclama Sam en projetant des boules de feu bleutées vers un arbre qui aurait espéré être évité.
-Maintenant, il faut aller chercher ton frère…
-Attendons demain soir, ce sera mieux pour lui comme moi, il aura eu le temps de se faire à l’idée que je ne peux plus revenir vers lui.
-Il faut se débarrasser avant tout de cette fille qui l’accompagne.
-On s’en occupera en même temps, ce n’est pas bien grave, soupira Sam.
-Si, justement…elle est plus importante que tu ne le croies…tu ne l’as jamais rencontrée ni entendu parler d’elle, mon fils, mais moi, je sais ce dont elle est capable…
-On n’aura aucun problème à s’en charger tous les deux et même si elle fuyait, on la retrouverait vite fait quelques jours après avec l’aide de Dean et je suis sûr qu’il se fera une joie de la torturer et de la tuer…elle pourrait même être sa première victime pour nous rejoindre, sourit Sam en imaginant la scène.
-Très bonne idée, vraiment…on fera ça…on kidnappera les deux demain soir à la tombée de la nuit et plus personne au monde n’osera nous défier, pas même Lucifer.
-Et concernant Bobby Singer ? Dean pourrait s’en charger aussi ou encore mieux, moi-même.
-Non, laisse-le tomber, il n’en vaut pas la peine, Sammy…il a eu peut-être de l’influence mais il n’en a plus aucune, maintenant. Et si on le tue, on aura une armée de chasseurs à nos trousses : même si on peut les tuer facilement, je préférerais faire ça quand ils ne s’y attendent pas, c’est mieux de les prendre par-derrière.
-Comment va-t-on convaincre mon frère de venir avec nous ?
-On va le prendre par son point faible : toi, assura Forcas, faisant sourire Sam de jubilation. »

Ailleurs, l’impression que tout pouvait tourner au désastre était pressentie par Megan qui ne pouvait s’endormir : sans qu’elle sache d’où ça venait, elle sentait très bien que Sam s’était allié à Forcas. Jamais elle ne le dirait à Dean sans que ça ne devienne nécessaire, elle ne voulait pas le faire souffrir davantage mais elle devait prendre quelques dispositions quant à cette perception, sinon ils se perdraient tous.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:18

Chapitre 13 : Un ordre du jour non présent sur le menu


Une route longue et interminable s’étendait devant eux et ils ignoraient s’ils en verraient le bout. Ca faisait des heures que Dean et Megan avaient pris l’Impala pour aller chercher le démon qui leur fournirait le cœur. Megan avait pris sa potion et plusieurs flacons pour pouvoir donner à Dean aussitôt la potion et en réserver pour Sam dès qu’ils l’auraient trouvé. Bobby les suivait avec sa voiture. Ils avaient fait une seule courte pause depuis les huit heures que Dean conduisait mais ce dernier était encore un peu faible de leur expérience. Il ne cessait de penser à cette présence qu’il avait sentie durant leur recherche intérieure et même si Megan avait affirmé que personne n’aurait pu les atteindre, il pensait toujours à ça. Même sa musique mise à fond ne le distrayait pas.
Finalement, Megan s’était installée sur la banquette arrière et s’était endormie, étant de constitution plus faible que Dean ne l’aurait cru mais il lui était reconnaissant de ne pas s’être plainte une seule fois du volume de la musique. Alors qu’ils n’étaient plus qu’à une heure de route de cette ville en Oklahoma, Dean sursauta en jurant, réveillant brusquement Megan qui se redressa :
« Castiel ?demanda avec surprise Megan.
-Bonjour, Megan, bonjour Dean. J’aurais dû venir plus tôt mais j’ai eu quelques empêchements. Comment avancez-vous ?
-On patauge, on n’a pas retrouvé Sam, répondit Dean de mauvais poil.
-Je ne parle pas de ça mais de “Infernas liberate”. Ca devient urgent.
-Elle est presque prête, manque plus que le cœur du démon, répondit Megan, encore endormie.
-Pourquoi c’est urgent, je vois pas…commença Dean.
-Tu dois réciter une incantation pour que ça marche, Megan. La voici, dit calmement Castiel en lui donnant une feuille.
-C’est mentionné nulle part qu’on doit réciter quelque chose, comment ça se fait ?demanda-t-elle.
-Ca serait trop facile sinon. Elle doit être récitée dans les conditions particulières, tu as compris ?
-Oui mais…commença Megan. Mais Castiel avait déjà disparu.
-Et m**** !jura Dean. On n’a jamais le temps de te poser des questions !
-Laisse, Dean, ça va aller…
-Non, ça va pas aller, j’ai rien compris à votre truc ! Qu’est-ce qu’il voulait dire par conditions particulières ?s’énerva l’aîné des Winchesters.
-Tu verras, le principal est que je le sache, t’en fais pas, dit-elle en baillant. On est encore loin ?
-Non, plus trop. Où on va le trouver, d’ailleurs, ce monstre de démon ?
-Normalement, au piano bar, il se terre dans la cave depuis des décennies.
-Chouette…il doit avoir perdu des forces.
-Espérons que ce n’est pas un leurre comme j’en ai l’impression, répondit Megan. »

Une heure après, ils descendaient de voiture tous les trois et entraient dans ce piano bar, situé à Enid en Oklahoma. Megan avait appris par cœur l’incantation pendant ce temps. Dean et Bobby avaient pris soin de prendre sels, munitions et eau bénite. Heureusement, l’établissement était fermé, ils pouvaient faire ça tranquillement.
« T’as rien pris comme arme ?s’étonna Bobby envers Megan.
-Si, de l’eau bénite et du sel dans mon sac, j’ai toujours les deux bouteilles sur moi, ça m’suffit, sourit-elle, pendant que Dean forçait l’entrée.
-Allons-y et chut maintenant, rappela Dean alors que l’après-midi touchait à sa fin. »

Les trois silhouettes pénétrèrent dans le bar, aussi silencieux que des fantômes, ne dérangeant que la poussière sous leurs pieds tellement l’établissement était fermé depuis longtemps. D’un geste, Dean indiqua l’escalier menant à la cave et ils y allèrent, les uns derrière les autres, Megan au milieu d’eux, les deux chasseurs ayant le souci constant de la protéger.
Arrivés à la cave, leurs lampes torches étaient à peine suffisantes tellement l’obscurité était opaque et dense. Ils en auraient toussé s’ils avaient pu mais ne devant émettre aucun son, ils avancèrent, espérant trouver le démon avant que celui-ci ne les voie. Mais l’empathie de Dean leur était d’une grande aide, surtout quand le chasseur leur fit un geste et désigna une pièce étroite qui venait quelques mètres plus tard sur leur droite, faisant signe d’éteindre leurs lampes.
Il y régnait une demi-obscurité quand ils entrèrent dans cette pièce et bien qu’elle fût tenue, ils l’accueillirent chaleureusement. Une silhouette se découpait dans un angle de la pièce, assez grande et fine. Ils ne pouvaient rien distinguer de son aspect et même si c’était humain ou non. Mais une voix grave s’adressa à eux :
« Bonsoir, étrangers…Que voulez-vous ?
-Salut…on pourrait juste savoir qui vous êtes avant ?demanda Dean, ennuyé comme les autres de devoir dévoiler leur but.
-Vous n’avez pas à connaître mon nom, il est sans importance, tout comme je me moque des vôtres…Partez avant que je ne vous fasse du mal, prévint-il.
-Vous ne nous ferez aucun mal, dit Megan. Vous n’en ferez plus jamais à quiconque, je vous le promets.
-Est-ce une menace ou une promesse ?
-Une promesse, je n’ai jamais menacé personne. Mais nous avons une demande à vous faire, qu’il vous sera difficile d’accepter.
-Mon cœur, n’est-ce pas ? Je dois vous le donner.
-C’est ça. Comment vous le savez ?demanda Dean, étonné.
-J’espère depuis des centaines d’années qu’on m’enlève ce cœur trop lourd à porter.
-Trop lourd ?
-Oui, trop lourd, petite, et tu sais de quoi je parle. Toi aussi, jeune homme.
-Vous pouvez m’éclairer ?s’énerva Bobby, se sentant mis à l’écart.
-Ce cœur s’est développé dans le corps d’un démon mais avec une sensibilité humaine…répondit Dean.
-Les émotions me tuent à p’tit feu, j’en peux plus de culpabiliser d’avoir tué autant de gens…j’ai voulu contaminer ce maudit cœur avec mes pouvoirs démoniaques…
-Mais rien à faire, compléta Dean, sentant les émotions du démon, le cœur est trop fort pour vous le permettre. C’est un cœur de démon mais avec sa propre vie et des intentions humaines.
-Exactement, ragea le démon. Tout en moi me pousse à vous tuer, immondes insectes rampants mais mon cœur m’en empêche. Je n’ai même pu posséder aucun humain à cause de lui mais me développer sous une forme qui m’empêche de me balader tranquillement dans la rue pour tuer des humains.
-Vous acceptez de nous donner votre cœur ?demanda Megan d’une voix claire.
-Même si j’abhorre collaborer avec vous, oui, j’accepte…rendez-moi à l’enfer, c’est tout ce que je veux, j’espère seulement revenir un jour pour vous tuer, horrible racaille.
-Très bien…on verra plus tard, sourit Dean, on aura qu’à se passer un coup de fil pour le rendez-vous.
-Allongez-vous, s’il-vous-plaît, dit Megan en s’approchant de lui, essayant de dissimuler sa réticence. »

Dean et Bobby virent, ébahis, Megan s’asseoir à droite du démon allongé par terre, tendre sa main au-dessus de ce qui ressemblait à une poitrine et prononcer une incantation en une langue qu’ils ignoraient, même Bobby. Le démon se tordit alors de douleur puis, une fine ouverture se fit dans sa poitrine et le cœur en sortit, battant à tout rompre, lévitant à quelques centimètres de la main de Megan. Le démon expira alors dans une explosion de flammes. Il ne restait plus de lui que son cœur intact mais qui ne battait presque plus. Tremblante, Megan s’en saisit avec les deux mains et fit signe à Dean de lui passer le récipient où se trouvait la potion. Une fois sorti, Megan, à la limite du vomissement, mit délicatement le cœur battant encore très légèrement, dans la potion qui devint d’un bleu presque noir. La fumée envahit la pièce mais c’était une fumée étrange, qui ne les fit pas tousser. Megan récita alors l’incantation donnée par Castiel, heureusement apprise par cœur. Entre chaque dix mots, elle marquait une pause d’une minute puis reprenait. Enfin, quand elle finit, la fumée se dissipa d’un seul coup et une intense lumière argentée envahit la pièce, dont le centre était la potion. Un moment éblouis, ils purent revoir normalement quand la lumière se dissipa. S’éclairant de nouveau avec leurs lampes torches, ils s’aperçurent que la potion avait changé de couleur, elle était devenue bleu turquoise.
« T’as réussi, Megan, on dirait, sourit Dean.
-Ouais, c’était impressionnant, chapeau, constata Bobby en se frottant la barbe.
-Megan, qu’est-ce qu’il y a ?demanda Dean car Megan ne répondait rien, le regard figé. Megan ?
-Hum ?dit-elle en réagissant brusquement dans un sursaut, le regard apeuré et une pâleur accentuée sur le visage.
-Ca va ? Qu’est-ce qui s’est passé ?demanda Dean.
-Tout va bien, j’étais encore concentrée dans mon incantation, rien de méchant, sourit-elle, les yeux fatigués.
-T’es sûre ?demanda Bobby, inquiet aussi. On dirait que t’es malade.
-Non, c’est une idée, mais partons d’ici, cet endroit fiche la chair de poule, dit-elle en se relevant en tremblant de tous ses membres, lavant vite fait ses mains pleines de sang avec de l’eau.
-Ok, allons-y, dit Dean, inquiet malgré tout. »

Ils trouvèrent rapidement un motel près du piano bar. Megan n’avait pas décroché une seule parole durant le court trajet et Dean espérait que ça ne soit pas trop grave, car elle avait le regard fixé sur quelque chose qu’il ne pouvait voir. Même son empathie lui était inutile, comme si Megan avait soudain fermé une porte sur ses émotions avec une force qu’il ne lui aurait pas crue.
Megan insista seulement pour avoir sa propre chambre pendant que Dean et Bobby prenaient une double à côté de la sienne, au cas où, avec une porte mitoyenne. Elle n’avait rien dit d’autre que cette demande et s’enferma aussi pour se reposer et aussi, selon elle, préparer les deux flacons pour Dean et Sam.
Dean était censé prendre sa potion à minuit pile, une condition de la potion elle-même. Mais quand arriva 23h30, les deux chasseurs s’inquiétèrent de ne pas avoir de nouvelles et frappèrent à sa porte, sans réponse. Finissant par entrer, ils découvrirent Megan, évanouie par terre près de la potion renversée. S’agenouillant près d’elle, Dean sentit son pouls mais quand il sentit la présence la plus familière au monde derrière lui, il n’eut pas le temps de réagir que lui et Bobby se retrouvaient plaqués contre le mur.
« Je t’ai manqué ?sourit Sam en regardant son frère.
-On t’attendait justement, sourit Dean tout en essayant d’envoyer une flopée de sentiments vers son frère pour le déstabiliser.
-Arrête de te fatiguer pour rien, je me suis protégé contre tes trucs…sourit de nouveau Sam. Les miens marchent mieux que les tiens, comme tu vois.
-Qu’as-tu fait à Megan ?demanda Bobby, espérant toujours le ramener par les sentiments.
-Oh, rien de méchant mais elle voulait m’attirer dans un monde que je n’aime pas tellement…celui des esprits.
-Quoi ?s’étonna Dean. Tu délires, elle n’en est pas capable !
-Tu crois ça ? Tu la sous-estimes, Dean. Elle est capable de percer le voile avec le monde des esprits et d’y amener n’importe quel vivant pour l’y laisser choir. Et crois-moi, je dis la vérité.
-Elle n’a jamais fait de mal à personne, j’en suis sûr, affirma Dean, pourtant perturbé.
-C’est vrai, elle n’avait jamais essayé jusqu’ici, jusqu’à moi mais elle a échoué. Je sais pas à quoi devait servir sa mixture mais je l’ai faite prendre le sol aussi. Allez, c’est pas tout ça mais Forcas attend et je ne veux pas faire attendre notre père…
-Tu délires ou quoi ? Notre père ?s’exclama Dean. T’es devenu amnésique, mon pote.
-Non, John était indigne d’être notre père, il ne l’était que biologique mais notre vrai père est Forcas désormais et tu devras t’y habituer et l’appeler comme tel. »

Dean n’eut pas le temps de répondre que Sam l’emmenait lui et Megan hors du motel, débloquant Bobby qui ne sut vraiment pas quoi faire pour les aider.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:19

Chapitre 14 : L’ambiguïté du Mal


Quand Dean se réveilla, il vit qu’il était apparemment dans le séjour d’une maison. Il n’y avait qu’une seule table et un fauteuil face à lui. Lui-même était assis et attaché sur une chaise mais attaché est un bien grand mot car il ne vit aucune corde, aucun ruban adhésif, rien, comme s’il avait été paralysé. La preuve bien sûr que Forcas ou Sam n’étaient pas bien loin pour faire preuve d’une si grande force. En tournant la tête, il vit que Megan avait été réduite au même sort que lui juste à sa droite mais elle était encore inconsciente. Pouvant parler, Dean l’appela plusieurs fois en vain.
« Je pense que tu t’époumones pour rien, fiston, remarqua Forcas qui venait d’entrer.
-Arrêtez de m’appeler comme ça, vous n’en avez aucun droit, ragea Dean, surtout en voyant Sam à ses côtés.
-Comme tu veux mais tu changeras d’avis. En tout cas, Sammy, je crois que tu y es allé fort avec notre petite médium…
-Pas vraiment, elle doit être vraiment fragile…sourit Sam.
-Comment as-tu pu, Sam ?demanda Dean, écœuré. Passer de l’autre côté ? Et pourquoi, hein ? T’en avais assez de m’attendre ?
-Non, le pouvoir m’a complètement séduit, répondit-il. Bon, c’est clair, tu étais drôlement long à revenir mais d’un sens, ça m’a arrangé pour prendre la bonne décision.
-La bonne décision ? Tu appelles ça une bonne décision ? Je dirais plutôt la plus grosse connerie de toute ta vie, oui !
-Ca suffit, Dean…
-Oh non, tu m’arrêteras pas comme ça…Pourquoi tu m’as sauvé moi et Megan du démon à la solde de Lilith alors il y a plusieurs jours ? Tu me savais en danger et tu n’as pas hésité à venir m’aider mentalement, ça a représenté énormément pour moi, Sammy, repense à ça…
-C’est ça, cause toujours, soupira Sam. Mais tu ne me ramèneras pas, jamais…
-Alors, vas-y…tue-moi et on verra qui de nous deux a raison.
-Dean, Dean, Dean, sourit Forcas. Tu n’as donc rien compris ? Tu crois vraiment que ton frère va te tuer ? On aurait pu le faire il y a longtemps, mon garçon, voyons, réfléchis…
-Je préfère plutôt mourir que de vous rejoindre. Jamais je ne cèderai, jamais…démentit l’aîné.
-Vraiment ? Il me semble pourtant que tu avais cédé en enfer quand mon frère Azazel t’y avait emmené faire un tour, non ?
-C’était différent, je ne recommencerai pas la même erreur aujourd’hui.
-Pourtant, t’y seras obligé.
-Je vois vraiment pas comment…Libérez Megan d’abord et on discutera.
-Elle peut attendre, nous parlons de toi, pour l’instant. Sache que ce qui représentait ton frère il y a encore une semaine est encore quelque part…
-Quoi ?s’exclama Dean. L’âme de Sam est encore là ? Où ?
-Mais toujours à l’intérieur de ton frère pardi. Je l’ai seulement enfouie au plus profond de son être et fait ressortir la nature démoniaque que mon frère avait déposée. Si tu nous rejoins, tu auras une chance de sauver ton frère, de le faire revenir un jour du bon côté…
-Vous dites n’importe quoi, là, je croyais que vous nous vouliez tous les deux ?
-C’était le cas…jusqu’à ce que je remarque que Sam n’était pas si fort que le croyais…
-Père, qu’est-ce que vous dites ?pâlit Sam de surprise et de colère.
-Désolé, Sam mais je ne peux pas t’accorder ce que je t’avais promis, dit Forcas en bloquant Sam contre le mur, ce dernier ne pouvant rien faire avec ses pouvoirs, comme retirés, ne pouvant pas parler non plus.
-Donc, si tu me rejoins, je disais, Sam sera libre de revenir vers le bien avec l’âme que je lui ferai remonter à la surface et je serai en mesure de lui enlever tout le sang de démon qu’il a en lui, il pourra mener une vie normale.
-Une vie normale…Comment je peux vous croire, vous n’êtes qu’un démon !
-Un démon avec une seule parole, je le jure. Ton frère pourrait vivre comme tu l’as toujours voulu pour lui.
-Et si je refuse ?
-Alors je vous tue tous les deux et Sam souffrira comme il n’a jamais souffert, je peux te le promettre. Alors ?
-Mais, pourquoi moi, je comprends pas, j’ai pas de différence avec mon frère pourtant.
-Oh si, Dean, bien que tu n’en aies jamais eu conscience, tu as une nature très différente de celle de ton frère et c’est ce qui fait ta valeur pour moi, ça nous permettra d’atteindre les plus hauts sommets que je n’aurais pas atteint avec Sam. Mais si ça peut te réconforter, je m’assurerai personnellement qu’une fois à mes côtés, ton frère ne mourra pas des mains d’un démon…ou de toi-même. Son âme sera aussi nette qu’avant ses six mois.
-Traître…si je pouvais…parvint articuler Sam en perdant sa respiration.
-Oh, Sam, je t’en prie, on a eu de bons moments paternels pourtant…Dean, alors ?
-Je peux pas réfléchir cinq minutes ?
-Si, mais cinq minutes, pas plus… »

Dean avait le regard perturbé et indécis. Il savait qu’il n’avait plus aucune chance de s’en sortir par la potion, vu qu’elle avait été renversée par Sam. Il détestait l’idée de devoir redevenir un demi-démon mais Sam était plus important que tout et malheureusement, Forcas le savait pertinemment, il le tenait. N’était-ce pas pour lui qu’il avait accepté tous ces sacrifices et à qui il avait souvent pensé en voyant Megan fabriquer la potion ? Une fois de plus, il était prêt à se sacrifier pour son frère mais tout ce qu’il souhaita est que Sam pourrait le tuer rapidement après être redevenu lui-même pour qu’il fasse le moins de victimes possibles. De plus, il avait utilisé son empathie et il avait lu les sentiments de Forcas : tout lui indiquait qu’il disait la vérité.
Les larmes aux yeux de désespoir et le teint plus que livide, Dean regarda Forcas :
« C’est d’accord…
-T’es sûr ?
-Oui mais libérez Sam avant, et je tiendrai ma promesse.
-Oh mais attends, fiston, c’est pas si facile de me rejoindre, il me faut une preuve.
-Une preuve ?
-Tu dois tuer quelqu’un pour ça.
-Je ne tuerai pas mon frère, vous venez de dire que vous alliez le libérer, pas dans ce sens-là.
-Oh mais je ne parle pas de Sam. Ni de Bobby Singer, d’ailleurs, ajouta-t-il comme s’il lisait ses pensées.
-De qui alors ?demanda Dean, ne pensant pas une seule seconde à l’autre possibilité à laquelle il ne pensait plus.
-Je parlais de Megan.
-Non, pas question, je ne la tuerai pas, démentit Dean, se rendant soudain compte de sa présence, en la regardant, toujours inconsciente.
-C’est le seul moyen, il n’en existe pas d’autre, désolé…
-Pourquoi elle en particulier ?
-Elle se trouvait là au mauvais endroit au mauvais moment…et puis, c’est pas comme Bobby Singer qui a de nombreux amis chasseurs…elle, elle n’a personne qui voudra la venger, c’est plutôt pratique…mais Dean se sentit encore plus en peine pour elle à ses mots, elle aidait les autres mais personne ne l’aidait : Megan qui avait tant fait pour eux devait être tuée par lui…quelle récompense macabre et ironique pour elle.
-Je ne veux pas…je n’y arriverai pas…dit Dean, désespéré par cette alternative, pensant encore à sa gentillesse et au complet altruisme dont elle avait toujours fait preuve avec lui.
-Pourtant, tu n’as pas le choix si tu veux sauver ton frère. C’est lui ou elle…enfin, presque car de toute façon, si tu refuses de la tuer, je vous tue tous les trois, donc elle est condamnée. Alors, Dean, totalement écœuré par les mots qu’il allait prononcer, dit d’une voix faible, un poids énorme dans la poitrine :
-C’est d’accord, je vais le faire mais vous avez intérêt à tenir votre promesse sinon je jure que je vous étripe.
-Très bien, Dean mais n’essaie pas de me tuer ou de m’affaiblir avec tes pouvoirs sinon ton frère y passe aussitôt sans avertissement. »

A ces mots, comme si la magie avait cessé, Dean put être libre de ses mouvements et se lever. D’un geste rapide, Forcas transporta à distance Megan de sa chaise pour l’allonger sur la table, faisant ainsi l’image de l’ultime sacrifice à accomplir, angoissant et désespérant encore plus Dean. Quand Forcas donna un couteau à Dean, ce dernier eut une nouvelle surprise :
« Mais je croyais que je devais seulement la tuer ?
-Non, aussi, la torturer, c’est un principe sinon c’est trop rapide et facile et je crois que t’as eu un apprentissage plus qu’intéressant en enfer, non ?
-Mais je ne…
-Fais-le sinon tu sais ce qui arrivera. »

Pendant quelques instants, Dean garda la couteau en main, n’ayant qu’une envie : tuer le démon à côté de lui et lui faire tout ce qu’il lui demandait de faire à la pauvre Megan qui ressemblait plus à ce moment à une biche innocente alors que Forcas représentait tout ce que Dean abhorrait. Pourtant, la menace de Forcas planait encore dans son esprit et malgré la haine qu’il avait dans tout son être contre lui, Dean dut prendre sur lui et garder son calme et son sang-froid. Malheureusement pour Megan, elle n’était qu’une connaissance pour Dean : gentille, certes mais ça ne valait pas son frère, d’ailleurs aucune personne sur terre n’aurait pu égaler Sam. Alors, la respiration haletante et les yeux humides, il murmura et mentalement, adressa au plus fort de lui un regret à la jeune femme : puis il appuya le poignard sur le bras de la jeune femme qui se réveilla enfin en sursaut. Ouvrant les yeux qui se remplirent d’incompréhension à la vue de Dean la lacérant, l’expression de Dean et la scène devant ses yeux lui firent rapidement comprendre ce qu’il se passait. Etant éveillée, Dean hésita à continuer, ses yeux ne cessant de regarder ceux de Megan qui le suppliaient d’arrêter. Mais Dean continua et Megan, rendue muette par Forcas, ne pouvait même pas émettre un seul cri : seules des larmes s’écoulaient de ses yeux rougis et des sanglots silencieux s’échappaient de sa poitrine endolorie. Pourtant, Dean souffrait autant qu’elle mais moralement. Ce supplice commun aux deux dura pendant une heure interminable à la fin de laquelle Dean mit fin aux souffrances de Megan qui n’avait eu de cesse de regarder Dean pour les fermer enfin.
Dégoûté de lui-même plus qu’il ne l’avait jamais été au cours de sa vie, Dean lâcha le couteau ensanglanté sur le sol et regarda Forcas, une expression de désespoir et de rage contenue sur le visage :
« Alors, vous êtes content ?
-Oui, très. Je n’avais pas demandé que ça dure si longtemps mais c’était très divertissant, merci Dean.
-Je jure qu’un jour, vous serez à sa place et vous souffrirez bien plus. Maintenant, libérez Sam, tenez votre promesse. Mais un éclat de rire répondit à ses pires craintes. Sam, derrière lui, était libre de toute entrave psychique et s’esclaffait de la situation.
-Mais tu t’es vraiment fait avoir !s’écria-t-il réjoui, Forcas souriant également de joie. Tu croyais vraiment que notre père allait me laisser tomber comme ça ? Non mais tu rêves, là ? On reste ensemble, frérot, dans le Bien ou dans le Mal mais pas chacun de son côté.
-Vous m’avez menti !s’exclama Dean. J’ai tué Megan pour rien ! Je n’ai plus qu’à vous tuer, saloperie de démon !
-Non, Dean, tu as juré. Moi aussi, c’est vrai mais j’ai fait en sorte de te faire croire que Sam avait perdu son âme au fond de lui alors qu’en fait, elle est toujours là, j’ai seulement joué sur les mots. Tu ne peux plus revenir en arrière, désolé fiston.
-Non, je ne vous rejoindrai pas… »

Mais Dean savait qu’un pacte avait été passé et qu’il ne pouvait rien faire pour le rompre. Hébété par la situation, sachant qu’il était le plus faible et que même s’il les attaquait, ils l’immobiliseraient et ne le tueraient malheureusement pas, Dean resta silencieux et attendit, plus comme spectateur qu’acteur que ça se passe. Forcas s’approcha et mit une main sur son front, trempant l’autre dans le sang de Megan. Tout se passa très vite mais Dean préférait que ça finisse, il n’en pouvait plus de souffrir. Pendant ce temps, Sam souriait, heureux qu’enfin, sa famille soit réunie.
Quelques minutes passèrent et Dean était devenu un autre…

« Bienvenue parmi nous, mon fils, l’accueillit Forcas solennellement.
-Merci de m’avoir montré le chemin, père, je n’étais qu’un imbécile, sourit Dean.
-Nous allons faire de grandes choses ensemble, tu verras, dit Sam, ses yeux comme ceux de Dean devenus jaunes clairs.
-Nous deviendrons aussi puissants que Lucifer, ça, je peux vous le promettre, assura Forcas en regardant ceux qu’il s’était toujours promis d’avoir comme fils
-Hé ! Pas si vite, messieurs les démons, dit soudain Megan derrière eux, les faisant se retourner de surprise.
-Toi ? Comment ?demanda Forcas en voyant comme Dean et Sam ahuris, une Megan morte sur la table en sang et à un mètre de là, une autre Megan debout et semblant bien vivante.
-Tu peux pas être en vie, tu n’es qu’un esprit !
-Oh non, merci, c’est un peu sombre pour moi ce monde-là. Bon, c’est vrai, mea culpa, j’ai bien essayé de t’y envoyer, Sam mais c’était ma première fois et je voulais seulement y envoyer ton côté démoniaque en attendant de trouver mieux mais ça n’a pas marché.
-Comment tout ça est possible ?
-Eh bien, j’ai appris un truc quand j’ai tué le démon dans la cave hier. J’ai le don de corps astral, voyez-vous. Je l’ai utilisé quand j’étais dans la voiture en revenant avec toi Dean et aussi dans ma chambre. J’avais du mal, avec quelques ratés, mais j’ai fini par réussir à force de concentration. Je savais que je devrais vite le maîtriser et d’ailleurs, les esprits que j’ai rencontré hier soir, avaient été très clairs à ce sujet et ils ne sont pas du genre à mentir. C’est quand j’ai senti que t’arrivais, Sam que je me suis échappée et que j’. Donc, jusque là, vous n’aviez que mon corps astral.
-Un corps astral ne peut pas saigner, répondit Dean.
-C’est vrai mais c’est une illusion et tu en étais complice, je te l’ai dit par télépathie quand je me suis réveillée et tu as joué le jeu, je t’en remercie.
-J’ai pourtant trempé la main dans ton sang, je l’ai senti et regarde, je l’ai encore sur les mains, montra Forcas.
-Oui mais vous avez oublié là-dedans la complicité de Dean. Sur ma demande mentale, il s’est coupé la main suffisamment pour avoir ce sang réel et non illusoire, je me doutais que vous en auriez besoin.
-Tu mens, assura Sam. Mon frère est entièrement de notre côté, il n’est plus du côté du Bien et tu n’as pas la faculté de télépathie.
--Tu as à moitié raison dans les deux parties de ta phrase, Sam. Je suis désolée de commencer notre rencontre par d’aussi fâcheux désaccords mais ton frère a une spécificité chez lui que son retour de l’enfer par Castiel a réussi à faire surgir.
-Laquelle ?demandèrent de concert les trois hommes.
-Une moitié de conscience qui restera toujours humaine et bonne tellement elle est pure. Tu la tiens d’ailleurs de ta mère, Dean. Comme vous le savez, Mary avait passé un pacte avec Azazel pour ne pas perdre John mais elle savait alors qu’il reviendrait dix ans plus tard et ça l’effrayait à un point que vous ne pouvez pas imaginer. Elle ne voulait pas y penser mais sentait la catastrophe approcher malgré son bonheur avec John. Alors, elle a souscrit, comme qui dirait, une assurance.
-Moi…comprit enfin Dean.
-Oui, elle a fait en sorte, je-ne-sais-comment, que tu aies quelque chose en toi de si fort que ça t’empêcherait de tomber dans les griffes du Mal. Etant l’aîné qui était né bien avant l’année fatidique de 1983, elle se disait que tu protégerais ce pour quoi le démon viendrait, même si elle ignorait encore quoi. Quand tu es né, Sam, alors elle a peur de comprendre ce que le démon voulait, mais elle a refoulé cette idée plus que catastrophique et alarmante. Elle ne l’a réalisé que trop tard malheureusement.
-Même si c’est vrai, dit Forcas, comment saurais-tu tout ça, tu viens seulement de connaître Dean ?
-Je l’ai su par Mary elle-même, je l’ai rencontrée dans le monde des esprits errants où j’ai dû aller hier soir. Elle m’a reconnu car je portais une marque spécifique qu’elle connaissait par cœur, ayant accepté en moi pendant un bref laps de temps l’esprit de John.
-De toute façon, tu as fait une grave erreur de venir nous défier avec ton vrai corps, on va te tuer, promit Dean insensible à toutes ses histoires.
-Tu ne pourras pas, Dean, ton âme t’en empêche, comme je viens de le dire, tu ne pourrais faire de mal à quiconque maintenant que ça s’est révélé en toi et à ta connaissance.
-Alors, c’est nous qui le ferons, peu importe, on arrivera bien à faire en sorte que Dean vienne à nous complètement, continua Sam, tendant déjà la main vers elle, appuyé par Forcas.
-Petite précision, en fait : comment savez-vous que ceci est mon vrai corps et non un autre corps astral ?sourit Megan.

Alors, profitant de cette hésitation inattendue, Megan fut plus rapide que jamais, sortit de poche deux flacons, contenant un liquide bleu turquoise, et de chacune de ses mains, les lança sur Dean et Sam sur lesquels ils se brisèrent. Ce choc les perturba et les deux frères reculèrent autant de surprise que de douleur. La potion les avait pourtant bien touché mais elle s’était comme intériorisée en eux. Ils tombèrent à genoux de douleur, comme suffoquant, une lueur turquoise les entourant totalement, la lumière allant toujours de l’intérieur de leur corps à l’extérieur et une minute à peine après, un épais nuage gris foncé s’échappa de leur corps pour exploser ensuite en flammes. Dean et Sam tombèrent alors complètement au sol, tombant dans les pommes pendant un bref instant. Alors que Forcas, impuissant car mis à l’écart sans pouvoir rien y faire, se précipitait sur eux pour voir s’ils allaient bien, les frères se réveillèrent, apparemment hébétés, regardant tour à tour son frère, Forcas et Megan.
-Vous allez bien, fils ?leur demanda Forcas.
-Mieux que bien, sourit Dean, suivi par Sam mais qui était plus pensif.
- Tu vas payer ce que tu as fait à mes garçons. Ta stupide potion n’a rien fait, gamine, sourit Forcas à Megan qui continuait d’être détendue.
-Si, si mais il y a un effet secondaire assez fâcheux pour vous, j’en ai peur. Puisqu’elle élimine tout pouvoir démoniaque d’un humain, elle ne supporte surtout pas un autre démon dans la même pièce, elle y est comme allergique, alors elle l’élimine…
-Ta potion n’a pas marché sur mes fils…
-Vous n’avez plus de fils, Forcas, assura Dean, redevenu lui-même. Nous sommes les fils de John et Mary Winchester et non ceux d’un vulgaire démon aussi têtu que son frère et qui va bientôt le rejoindre.
-Sam, tenta le démon, totalement ahuri, regardant le cadet.
-Allez en enfer, vous me dégoûtez, dit Sam, une expression de haine sur le visage.
-Désolée, Forcas, vous n’auriez pas dû vous frotter à la famille Winchester, votre frère aurait dû vous servir de leçon et d’avertissement. »

Une infime partie de la potion, qui s’était échappée des corps à présent sains des frères, serpentait sur le sol, depuis quelques minutes, vers Forcas sans qu’il s’en soit rendu compte. Quand Megan arrêta de parler, la potion toucha les pieds et quand il la vit, c’était trop tard, il ne put même s’échapper de son hôte humain, il était à son tour paralysé. Il ouvrit la bouche pour crier mais aucun son n’en sortit, seule la peur et la surprise étaient visibles sur son visage. La potion l’infectait intérieurement et il n’y pouvait rien. En très peu de temps, son âme démoniaque explosa à l’intérieur de lui, et il s’écroula à terre, mort, faisant disparaître de ses yeux le pourtour jaune de ses yeux à tout jamais mais laissant l’hôte mort, tué par Forcas auparavant.

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
HermioneMulder
Admin
avatar

P'tit smile! :
Féminin Messages : 643
Date d'inscription : 13/05/2010
Prénom : Myriam
Age : 36
Localisation : avec Dean

MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   Dim 16 Mai - 23:19

Chapitre 15 : Nouveau départ, nouvelle vie ?


Les frères regardèrent à leurs pieds le démon mort. Enfin, ils en étaient libérés et surtout, ils étaient libérés de leurs pouvoirs. Dean se sentait tellement bien dans sa peau qu’il en aurait crié de joie mais jetant un coup d’œil discret à son frère qui semblait pensif, il préféra s’abstenir.
Tous deux regardèrent alors Megan, toujours silencieuse, plus reconnaissants qu’ils n’auraient su l’exprimer. Elle avait profité de ce laps de temps pour récupérer mentalement sa moitié restée sur la table et balayer ainsi toute trace de sa “mort”.
« Je sais pas comment on pourra un jour te remercier, Megan, dit Dean. Je t’ai fait souffrir le martyre, je n’ai eu aucune excuse, je sais pas comment t’as pu faire pour vouloir encore…
-Stop, Dean, arrête. C’était pour ton frère et rien n’est plus important que ça, non rien du tout, je l’ai parfaitement compris.
-Alors, t’as vraiment rencontré notre mère ?demanda enfin Sam.
-Oui, je n’ai pas menti. Quand elle a vu sur mon âme la légère trace que votre père y avait laissé, me liant à votre famille, alors elle a su qu’elle pouvait me parler et dans le monde des esprits, aucun mensonge n’est possible. Elle m’a d’ailleurs chargé de vous dire, une fois que vous seriez sauvé, qu’elle vous aimait de tout son cœur, sourit Megan en repensant à ces paroles, les frères devenant légèrement émus en entendant cela.
-Elle allait bien ?demanda Dean d’une voix rauque d’émotion.
-Oui, elle est libérée maintenant que vous êtes hors du danger du Mal, elle était retenue là-bas à cause de ça.
-Dieu soit loué, soupira Dean. Et nous, on est définitivement humain ?
-Oui, vous n’avez plus une seule goutte de sang de démon en vous, c’est officiel. Mais je vais devoir vous quitter maintenant.
-Oui, c’est normal, répondit l’aîné, tu dois retourner à ta vie d’avant, t’en as fait suffisamment pour nous. Merci pour tout, Megan, sourit Dean et il alla l’enlacer affectueusement en essayant de lui faire ressentir, même s’il ne pouvait plus rien sans son empathie, toute sa reconnaissante et leur dette éternelle.
-Oui, merci, Megan, lui dit Sam à son tour en souriant.
-Faites gaffe à vous, les gars, j’ai été heureuse de vous rencontrer, dit-elle, en regardant surtout Dean. » Elle sortit alors de la maison, avec néanmoins une légère hésitation comme si ça lui coûtait énormément de partir.

Les frères sortirent à leur tour quelques minutes plus tard de la maison qui se trouvait être dans un quartier résidentiel et ils purent louer facilement une voiture pour rejoindre le motel d’où Sam les avait kidnappé. Ils passèrent un coup de fil à Bobby pour le rassurer et plusieurs fois, le vieux chasseur les injuria de l’avoir mis dans une inquiétude aussi importante, étant prêt à alerter toutes ses connaissances dont Ellen et Jo.
« Alors, comment te sens-tu ?s’inquiéta Dean de son frère, une fois le téléphone raccroché.
-Tu veux savoir comment je me sens ? Entièrement débile et si mauvais que je me demande encore comment tu peux me supporter dans la voiture et même tout court, avec toi.
-Je comprends pas.
-Non ? J’ai accepté l’offre de Forcas en me disant que je réussirais à le berner une fois qu’il croirait que je serais de son côté. Je comptais le tuer et je me disais que ça serait facile avec ton aide. J’ai même voulu te faire un signe quand tu étais dans une sorte de méditation avec Megan…
-C’était donc toi ?s’exclama Dean en repensant à cette présence lointaine et familière. J’avais bien pensé que ça pouvait être toi mais je craignais que ça ne soit pas le cas.
-Si, j’ai réussi à me contrôler un bref instant mais le côté démoniaque a repris le dessus de moi et je n’ai pu ensuite rien faire, Forcas avait réussi…j’ai été totalement stupide, je t’ai mis en danger toi… et Megan. Jamais j’aurai dû lui céder, Dean, je suis tellement désolé.
-T’oublies que moi aussi j’ai cédé, alors je ne vais pas te faire la morale, Sammy, je comprends parfaitement.
-Mais t’as fait ça pour me sauver !
-Toi aussi, à ce que j’ai compris, alors arrête. Je ne disais rien mais ma migraine empirait d’heure en heure, ça m’aurait tué à la fin, alors ne t’en fais, tu n’y es pour rien, je culpabilise autant. En tout cas, plus de pouvoir…je sais pas ce que ça te fait mais moi, je me sens dans une forme olympique !!s’écria Dean.
-Etrangement, moi aussi…après ce qu’on a vécu et ce que j’ai fait, ça ne me manque pas, c’est la première fois que je me sens si…normal. Ca me fait bizarre mais ça fait du bien, admit Sam après réflexion. »

Ils rentrèrent au motel où Bobby leur passa encore un savon pour cette inquiétude mais finalement il les enlaça chacun leur tour, ému et rassuré de les voir en vie et sans pouvoirs.
Après le départ de Bobby, les frères reçurent une dernière visite : Castiel.
« Heureux de vous revoir parmi nous.
-Ouais, c’était de justesse, sourit Dean.
-Où est Megan ?
-Repartie chez elle, dit Sam.
-C’est ce qu’elle vous a dit ?demanda Castiel.
-Oui, pourquoi, elle n’y est pas ? Il lui est arrivé quelque chose ?s’inquiéta Dean.
-Elle ne vous a pas dit la vraie raison de son départ, alors, j’ignore si je dois vous la divulguer, il lui appartient de…
-Castiel, dis-le nous, s’il-te-plaît !demanda Dean, devant Castiel qui pourtant, accepta.
-D’accord, Dean mais ça ne va pas vous plaire. Quand elle a ajouté le cœur du démon dans la cave à la potion qui vous a libéré tous les deux, elle savait qu’elle courrait un danger. Non, un qui serait physique, comme des brûlures mais mental. Quand la potion s’est finalisée, l’esprit de Megan a été envoyé dans le monde des esprits, elle a pu franchir ce voile qui sépare votre monde du leur.
-C’est comme ça qu’elle a pu parler à notre mère, je suppose, conclut Dean.
-Exactement et c’est aussi comme ça que les esprits l’ont prévenue de l’arrivée imminente de Sam à votre motel mais il y a plus. Tous ces “cadeaux”, appelez-les comme vous voudrez, ne lui ont pas été fait en vain, il y avait une contrepartie à sa présence là-bas.
-Laquelle ?demanda Sam tout en craignant comme Dean d’en connaître la réponse.
-Une partie de son âme devait y rester définitivement.
-Quoi ?s’exclama Dean. Qu’est-ce que ça veut dire ?
-Que parfois, pendant plusieurs heures de la journée, à n’importe quel moment, elle sera comme absente : son corps sera là mais son esprit sera ailleurs, dans le monde des esprits. Aucun mal ne lui est fait là-bas, c’est seulement une présence obligée pendant un certain temps.
-C’est pour ça, comprit Sam, qu’elle a voulu nous quitter rapidement tout à l’heure dans la maison, elle sentait que ça venait…
-Oui, elle se sent partir là-bas et je suppose que quand ça arrive, elle veut s’isoler, le temps de revenir.
-Et on peut rien y faire, y a pas de solution pour qu’elle soit plus obligée d’y aller sans arrêt ?
-Non, aucune. Elle savait que cette potion faisait encourir d’énormes risques à la personne qui la préparait et la réussissait. Mais elle ignorait quel était ce risque.
-Bon sang, elle n’aurait jamais dû faire ça pour nous, c’était stupide et…
-…très courageux, finit Sam, se rendant compte de qui elle était. Mais elle encoure forcément un risque quand elle y est partie, son corps doit être vulnérable.
-Heureusement, non, dit Castiel. Le monde des esprits connaît ce risque et puisqu’elle l’avait accepté sans hésitation ou conditions, ils protègent son corps d’attaques éventuelles, elle est intouchable comme un champ d’énergie ou un bouclier qui protège son corps sans que ça se voit.
-C’est dingue, pourquoi elle a fait autant pour nous ?se demanda Dean à voix haute.
-Son âme est purement altruiste et…comment dire…elle s’est attachée un peu à toi, Dean quand tu es allé la voir chez elle, elle a senti qui tu étais et tout ce dont tu avais besoin.
-Ouais, ben, elle est en haut de la liste pour les cadeaux de Noël, si tu veux mon avis, admit Dean. Et alors, pour nous, c’est définitif, on n’a plus rien à craindre de démons ou de sang de démons, des trucs qu’on ne sait pas et qui nous mettent en danger ?
-Non, plus rien à craindre de menaces assez sérieuses pesant sur vous à cause de votre sang.
-Chouette…
-Mais même si votre âme est redevenue entièrement humaine, il n’en reste pas moins que tu auras à un moment donné, ton rôle à jouer, Dean. On ne t’a pas fait revenir de l’enfer pour rien, il faut que tu en sois conscient. Mais tu n’auras plus à t’inquiéter de tes pouvoirs ou de quoique ce soit, vous redémarrez comme avant, à zéro.
-Dis m’en davantage, s’il-te-plaît Cas, sur ce rôle que j’aurai à…Ah, non !finit par grogner Dean en voyant Castiel disparaître comme d’habitude, proférant une injure à l’encontre de l’ange.
-Je crois qu’il est allergique à tes questions, en fait, sourit Sam. Qu’est-ce qu’on fait maintenant ?
-On prend un week-end de vacances, voilà ce qu’on va faire, sourit Dean de toutes ses dents, ravi de pouvoir être lui-même.
-Dean…soupira Sam.
-Non, pas d’excuses, on a besoin de se reposer et de se détendre. Alors, jeux, nanas, tout le dépliant quoi !
-Et Megan ?demanda le cadet. Tu crois pas qu’on devrait l’appeler ou je sais pas mais…
-Elle ne le veut pas, dit Dean en reprenant son sérieux. J’ai appris un peu à la connaître durant pratiquement une semaine plus que je n’aurai cru… Et elle m’a fait parfaitement comprendre qu’elle préférait endurer tout ça toute seule…
-Mais c’est pas à elle de trinquer alors que nous, on n’a rien d’autre que notre culpabilité !s’exclama Sam.
-J’suis d’accord, Sammy mais que veux-tu faire ? Lui téléphoner, aller la voir pour lui dire : “eh, on est désolé pour tout ce que t’endures, qu’est-ce qu’on peut faire pour t’aider ?” Mais tout ça, elle le sait pertinemment, elle l’a parfaitement compris quand elle nous a quitté.
-Alors, on la laisse tomber ?
-Non, on la laisse tranquille, c’est pas pareil. J’ai enfin compris pourquoi ses parents étaient morts dans cet accident de voiture et pas elle.
-Pourquoi ?
-Un démon avait voulu voler son pouvoir et a causé l’accident mais sûrement au moment du choc, elle s’est téléporté sans avoir conscience en laissant son corps astral dans la voiture, et le démon l’a simplement crue morte, comme elle nous l’avait fait croire à nous aussi.
-Oui, sûrement…Allez, on y va, déclara Sam soudain, ne voulant plus y penser, assez triste pour elle comme ça.
-Où ça ?
-A Las Vegas, ça te changera…nous changera les idées…mais seulement un week-end. Et c’est moi qui fixe le montant à jouer.
-Mais… »
Une semaine plus tard, le courrier venait d’être apporté à Megan à son appartement. Elle avait passé une partie de sa matinée hors de ce monde et était encore à moitié groggy de son retour. Elle trouva alors un courrier parmi les autres qui la charma complètement : un colis contenant un ourson en peluche tenant un énorme cœur rouge sur lequel était écrit “Merci pour tout.” avec les signatures des deux frères juste en-dessous et une ligne verticale dessinée au milieu légèrement fendillée sur le cœur. Ce simple cadeau signifiait énormément pour elle, elle savait qu’ils connaissaient la vérité sur ce qu’elle vivait actuellement et toute la reconnaissance dont ils étaient capables. Levant les yeux au ciel, ils s’embuèrent de larmes de joie…


Au même moment, à des centaines de kilomètres de là, Dean et Sam pourchassaient à en perdre haleine un vampire qui avait déjà fait une dizaine de victimes. La route semblait longue pour le rattraper mais peu importe, ils étaient totalement normaux. Et qu’importe ce qu’apprendrait Castiel à Dean un jour sur la raison de son retour sur terre, c’était une autre histoire qui ne sera pas racontée ici.

THE END


Vos commentaires PAR ICI

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://huntersfanfics.forumactif.org
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Two Brothers...One Fate   

Revenir en haut Aller en bas
 
Two Brothers...One Fate
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Le prochain Doc Fate (possible Spoil)
» Brothers-san
» [ANIME/MANGA/VN] Fate/Stay Night
» bleach:the blade of fate
» A Serious Man (Coen Brothers)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hunter's Fanfics :: 
Séries Fanfics;
 :: . . Supernatural . . :: . . Univers Alterné [AU] . . :: Fanfictions :: Fanfics finies
-
Sauter vers: