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hecate
Lecteur acharné
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MessageSujet: Chapitre 25   Mar 18 Mai - 22:53

chapitre 25


La chaleur et surtout la fumée, rentraient à travers les fissures et les bas de porte des vestiaires. Dean s’était accroupi à coté de Méline pour pouvoir la calmer et rester plus prés du sol sachant pertinemment que la nuée se dirigerait vers le plafond.

- « Ecoute Méline, on va discuter tous les deux, comme ça tu ne penseras plus à ta peur du feu, d’accord ? » Lança Dean, un sourire charmeur sur le visage, essayant désespérément de dédramatiser la situation.


La jeune fille fit un mouvement positif de la tête mais l’aîné des Winchester savait que l’adolescente était vraiment au plus mal.

- « Bon alors, dis moi, on dirait que tu t’entends bien avec ton frère… ? » Fit Dean qui n’avait trouvé que ce sujet de conversation.

- « Oui, la mort de notre mère nous a rapproché. » Répondit Méline qui essayait de se contenir. « Elle est morte dans un accident de voiture…on s’est retrouvé coincé dans l’habitacle et le feu s’est déclaré. C’est Thomas qui m’a sorti de la voiture mais on a rien pu faire pour maman… » Continua la jeune fille en sanglotant.

- « Oui c’est sûr, c’est le genre de situations qui rapprochent les gens… » Lança Dean en regardant ses chaussures, sachant très bien ce que pouvait ressentir l’adolescente puisqu’il avait, en quelque sorte, vécu le même style d’histoire avec Sam. « C’est de là que vient ta phobie du feu, n’est ce pas? »


La jeune fille acquiesça et baissa la tête, comme si elle avait honte de sa peur.

- « Mais notre père s’occupe bien de nous… c’est le shérif de la ville, vous savez ! Vous l’avez peut être rencontré ?

- Heu, oui ! » Affirma l’aîné des Winchester en ce retournant pour ne pas faire voir sa mine désolée incrustée sur son visage, sachant que le shérif en question se trouvait dans la rue, coupé en deux par le panneau de bienvenue de leur lycée. « Heu, dis moi, on peut voir le bâtiment où se sont réfugié les garçons d’ici ? » Fit-il pour changer au plus vite de conversation.

- « Oui, je crois. C’est le bâtiment le plus haut… et le plus moche du bahut, il est à environ cinquante mètres dans cette direction » Répondit Méline en pointant du doigt la porte à sa gauche, tout en commençant à toussoter.


Dean qui avait commencé à se rapprocher de la porte, se retourna en entendant Méline qui avait du mal à reprendre sa respiration.

- « Qu’est ce que t’as, la fumée te dérange ? » Demanda t’il en regardant la jeune fille au fond des yeux.

- « Non, c’est pas ça. Comme si … je sais pas trop, c’est comme si quelque chose me brûlait à l’intérieur.

- Ta fièvre a du remonter, tu dois te détendre…

- Non, c’est pas la fièvre…c’est autre chose…. j’ai mal ! » Cria l’adolescente en toussant de plus belle.


Dean retenait la jeune fille qui toussait de plus en plus. Du sang commençait à s’écouler de sa bouche et de son nez tellement elle crachait ses poumons.

- « Nom de Dieu, qu’est ce que t’as ? » Criait Dean en la supportant par les épaules.

- « Je brûle !

- Quoi ? Mais de quoi tu parles, le feu n’est pas entré dans la pièce, c’est pas possi…

- Je brûle… de l’intérieur !!! »


Dean n’attendit pas une seconde de plus, il alluma toutes les douches du vestiaire et déposa le plus vite possible Méline sous l’eau froide. Cette dernière se tordait de douleur. De la fumée, accompagnée de sang, sortait de sa bouche à chaque toux qu’elle produisait.

Les rires sadiques se mirent à retentir de nouveaux dans les vestiges du gymnase. Dean tourna la tête, tout en soutenant l’adolescente, pour savoir où les sorcières se trouvaient, mais il n’y avait aucune trace d’elles si ce n’est cet écho de cris juvéniles macabres tout autour d’eux.

Après un bref coup d’œil circulaire dans leur petite pièce, il se retourna vers Méline, qui, étrangement, ne se débattait plus. Ses yeux étaient grands ouverts, rougis pas le stress et la peur, mais ils n’affichaient plus aucune expression, plus aucune lumière, leur couleur terne ne reflétait plus rien.
Dean secoua légèrement le corps encore brûlant de la jeune fille même s’il savait que le filet de sang coulant de sa bouche, contrastant avec son teint pâle, blafard, n’était en fait que l’annonce funeste que la vie avait abandonné son corps fragile, délicat et dérisoire.

L’aîné des Winchester se laissa tomber, assis, le corps de Méline toujours appuyé sur son torse, l’eau froide coulant sur son visage meurtri et fatigué. Il n’avait pas réussi à la sauver, il avait été impuissant, inefficace, incompétent. Elle n’était âgée que de 15 ans et avait pourtant vécu les pires horreurs et avait souffert atrocement sans qu’il n’y puisse faire quoi que ce soit.
Dean sera les dents, la colère l’envahit, la rage avait pris la place à la tristesse et aux remords. Sa priorité : renvoyer ses deux sorcières en enfer avant qu’elles s’en prennent aux deux autres adolescents et surtout à son petit frère.
Il se releva, posa délicatement le corps de la jeune adolescente sur le sol et se dirigea d’un pas ferme vers la porte de sortie du vestiaire. Lorsqu’il l’ouvrit, les flammes avaient totalement disparu pour laisser une place entièrement déserte. Droit devant lui, un bâtiment gris trônait sur tout le lycée partiellement détruit, le fameux bloc de béton qui devait abriter Sammy, Cameron et le frère de Méline, Thomas.

Il avança donc, d’un pas décidé en direction de ce labo de chimie, il fixait les fenêtres du deuxième étage à la recherche se son frère, probablement quelque part dans l’une de ces multiples salles.

Il s’arrêta net en voyant deux silhouettes, fines, féminines dans l’une des pièces au premier étage. Sa vue n’était pas très clair en vue de la distance qui le séparait du bâtiment mais il pouvait apercevoir l’une d’entres elles levait les bras vers le ciel et juste derrière quelques chose qui pendait au plafond, quelque chose qui ressemblait fortement à un homme. Sammy.

*********************************************


Sam sentit le parquet se dérobait sous ses pieds, et en moins de temps qu’il n’en fallait pour le dire, il traversa le plancher en bois comme s’il ne s’agissait que de verre brisé.
Il se retrouva suspendu dans le vide, ses mains se cramponnant désespérément aux lattes de bois qui n’avaient pas cédées. Accroché à son pied, Thomas se balançait férocement de peur de tomber quelques mètres plus bas.

- « Thomas, arrête de te balancer, je vais pas pouvoir tenir longtemps…. » Cria le cadet des Winchester qui transpirait de douleur et de fièvre.

- « Je veux pas tomber, je veux pas mourir… ! » Pleurait le jeune adolescent qui s’agrippait à la cheville de Sam.

- Calme toi et dit moi si tu vois à combien on est du sol?

- Je sais pas, peut être 10 mètres, peut être plus…le plancher de la salle en dessous est totalement détruit aussi, comment c’est possible ?! Mon Dieu, j’arrive à peine à voir le béton du rez-de-chaussée tellement on est haut ! » S’enquit le jeune homme totalement impuissant face à cette situation.

- « Putain pourquoi ils font des salles aussi élevées aussi… ? Marmonnait Sam à lui-même qui sentait sa blessure à l’abdomen se déchirer un peu plus à chaque seconde. « Cameron… un peu d’aide serait la bienvenue…

- Je… je peux pas ! » Répondit l’intéressé qui s’était recroquevillé dans un coin de la pièce totalement terrorisé.

- « Quoi ? bien sur que si tu peux, aide nous à remonter » Cria Sam qui sentait le peu de force qui lui restait s’amoindrir rapidement.

- « J’ai…j’ai peur du vide… je peux pas à bouger !

- Et merde, il manquait plus que ça… » Bougonna Sam entre ses dents tout en sentant ses doigts qui commençaient à glisser par la sueur sur le plancher. « Bon, Thomas ?

- Quoi ?

- Tu vas essayer de remonter doucement en te hissant contre ma jambe… tu as bien compris ?

- Non, j’ai peur de glisser…

- Ecoute moi bien, on a pas trente six mille solutions, la seule façon de t’en sortir c’est de me grimper dessus et je t’aiderais à remonter sur le plancher…Aller, tu vas y arriver, c’est comme grimper à la corde, je suis sur que tu adores faire ça ?

- Non, j’aime pas le sport et j’ai toujours zéro en montée de corde…

- Oui, ben tu vas prouver cette fois que t’es un vrai champion dans cette discipline… »


L’adolescent commença alors à gesticuler pour atteindre le genou de Sam. Ce dernier grimaçait de douleur devant le poids et les vibrations qu’il devait supporter. Sa fièvre le tiraillait, ses doigts ripaient de plus en plus. Il essaya de trouver une prise plus sûre mais il n’y avait rien d’autre à porter d’ongles que du parquet glissant et poussiéreux. Il ne pouvait rien faire d’autre qu’attendre, tenir le coup en silence. Il fermait les yeux pour se concentrer, sentant Thomas s’agrippait à sa chemise déchirée, il serrait les dents pour ne pas lâcher prise.
Les gouttes de sueur dégoulinaient maintenant allègrement sur son front et du sang gouttait abondamment de son bandage.
Thomas arriva à hauteur de taille de Sam et prit enfin appui sur le pied de ce dernier pour se faire remonter de trois quarts vers le plancher. L’adolescent frôlait maintenant le parquet du bout des doigts.
En quelques secondes, le jeune homme lâcha le faux agent fédéral pour s’accrocher de lui-même aux bouts de bois cassés.
Le cadet des Winchester souffla devant l’allègement de poids. Il relâcha une main pour aider le jeune garçon à passer une jambe sur le parquet.
Chose faite, Thomas ramena son deuxième pied et s’allongea directement sur le dos pour expulser toute l’air qu’il avait emmagasiné dans ses poumons. Des larmes de rémission se mirent à couler sur ses joues rosies par la peur et la fièvre.

Sam, quant à lui, était toujours suspendu dans le vide. Malgré le poids de Thomas en moins à supporter, sa force l’abandonnait et le soulagement se transforma vite en manque d’énergie et de puissance physique. Il essaya de se relever par la simple force de ses bras mais sa concentration fût vite mise à néant lorsque des rires stridents vinrent engloutirent tout le bâtiment.
Le cadet des Winchester pouvait sentir une présence juste au dessous de lui qui le fit frissonner.

Les deux jeunes filles se tenaient près de la fenêtre du premier étage sur une parcelle de plancher qui ne s’était pas effondrée. Elles étaient cotes à cotes, toutes deux affichant un rictus juvénile, sadique, macabre.
Elles tournèrent leurs têtes d’un même mouvement, sans bouger le moindre muscle de leur corps élancé, comme si leur cou n’était qu’un pivot de bois, se regardèrent d’un œil complice et pendant que l’une se remit à rire de plus belle, l’autre leva les mains au ciel invoquant une nouvelle malédiction.

En quelques secondes, un bourdonnement sourd, se rapprochant de plus en plus, vint accentuer l’atmosphère pétrifiante et cauchemardesque du bâtiment des sciences.
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hecate
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MessageSujet: chapitre 26   Mar 18 Mai - 22:54

chapitre 26


Les rires des filles avaient cessé inopinément, renforçant le malaise incontrôlable des trois garçons.
Thomas se redressa aussitôt, s’interrogeant sur ce fredonnement étouffé et indistinct, il regarda dans le trou caverneux juste à coté de lui où Sam était toujours en suspension. Il ne voyait rien. Tout était noir. Etrangement noir. Un fond opaque, comme un nuage, mais qui semblait bouger. Il fronça les sourcils et se figea à examiner la mouvance du sol si sombre. Il s’avérait se rapprocher vite. Incroyablement vite. Tellement vite que le nuage en question jaillit d’un coup en traversant les trous des deux planchers effondrés.
Telle une fontaine d’eau, des milliers d’abeilles se déversèrent dans le laboratoire de chimie en quelques secondes à l’insu des deux adolescents qui n’arrivaient pas à croire un tel phénomène.

Sam se hâta à remonter mais quelque chose l’en empêcher, comme si un poids était accroché à ses pieds, comme si quelqu’un le tirait vers le bas. Il s’agrippait, les doigts endoloris, sur le plancher qui se remit à grincer. Les planches commencèrent à fissurer, il savait très bien qu’il ne faudrait pas longtemps pour que les lattes de bois sur lesquelles il se tenait si ardemment, ne tiendraient pas le coup sous son poids.

Cameron se tenait toujours recroquevillé dans un coin de la salle, il regardait avec horreur toutes ses abeilles tournaient au dessus de sa tête tel un nuage de fumée noir qui dansait en cercle. Quant à Thomas, il se figea de frayeur. Il était resté assis à coté du trou béant et ne pouvait plus bouger tellement sa peur paralysait ses mouvements.

- « Allez vous réfugier dans le SAS !! » Criait Sam malgré le bourdonnement assourdissant, à l’adresse des deux adolescents totalement paniqués.


Cameron sortit de sa stupeur et commença à se dirigeait à quatre pattes, longeant le mur de béton, vers la baie vitrée de la petite salle en verre. Des gouttes de sueur tombaient sur ses joues blanchâtres, la fièvre le tiraillait et le fait qu’il doive passer à seulement quelques centimètres d’une brèche de deux étages n’arrangeait pas le jeune homme à agir au plus vite.
Thomas, lui, ne bougeait pas d’un millimètre malgré le fait que Cameron, en dépit de sa propre peur du vide, le tirait par le bras pour le forcer à l’accompagner.

- « Tom, dépêche toi, on peut y arriver, viens !!! » Hurlait Cameron à son ami qui restait pétrifié.


Les rires stridents investirent de nouveau tout le bâtiment des sciences. Les trois garçons savaient pertinemment que ces cris de bonheur malin signifiaient que l’un d’eux allait probablement mourir.
Les larmes apparurent à flot sur les joues des deux adolescents tremblants de panique.

Les abeilles se mirent à attaquer instantanément.

Cameron se débattait, il lâcha son camarade et se réfugia aussi vite que possible dans le SAS à seulement deux mètres de lui. Mais Thomas ne réussit à le suivre. Il agitait les bras à l’encontre des abeilles, qui l’assaillaient de plus belle.
Le jeune homme fût vite encerclé par le nuage d’insecte. Il criait de peur et de souffrance face aux multiples piqûres qui le tourmentaient.
Sam serra les dents et rassembla toutes ses forces afin de remonter et venir en aide à l’adolescent. Mais plus il s’agrippait, plus les lattes du plancher fissuraient. Il le savait très bien, il n’arriverait pas à remonter à temps pour le sauver mais il persistait en dépit du fait que lui-même pouvait y laisser sa vie.

Les abeilles étaient à présent accolées au jeune adolescent qui trébucha et s’affala sur le sol, recouvert entièrement d’insectes. Les sons ne sortaient plus de sa bouche car les apidés lui rentraient maintenant par tous les orifices faciaux. Doucement, insidieusement, elles se frayaient un chemin à travers ses cavités buccales et nasales, ses oreilles, et même perçaient la peau par endroit pour former un passage sous l’épiderme rougi de l’adolescent qui plantait ses ongles dans le plancher pour pouvoir avancer en désespoir de cause.
La gorge de Thomas se mit à gonfler, sa trachée était totalement obstruée mais il fallut quelques minutes de tourments insoutenables pour que le coeur du garçon ne cède par la panique invraisemblable. Son corps se raidi, ses membres se contractèrent jusqu’au bout des doigts pour se relâcher en un instant.
Les abeilles sortirent d’un coup de la dépouille pour s’envoler à travers les deux fenêtres du laboratoire de chimie, laissant le jeune adolescent, les yeux grands ouverts d’effroi, la peau boursouflée des différents dards, les lèvres bleuies d’asphyxie, sur le sol à moitié détruit.


Il n’y avait plus un bruit dans la salle 265 du bâtiment des sciences ; seuls les pleurs incontrôlables de Cameron passaient à travers le double vitrage du SAS. Le jeune garçon était à genou et fixait impuissant son camarade allongé, déformé, mort, sur le parquet du laboratoire. Sa fièvre avait réaugmenté, un nouveau cadavre se postait juste devant lui, un cadavre qu’il ne connaissait que trop bien. Son ami.
Son cœur s’emballa de nouveau, fracassant sa poitrine à intervalle régulier. Il ne voulait pas mourir.

Sam pouvait entendre les cris de désespoir de Cameron. Il comprit instantanément que Thomas était mort devant son camarade, suppliant d’abréger ses souffrances. Il n’avait pas vu ce qui s’était passé mais les appels déchirants de l’adolescent demandant de l’aide l’avaient totalement anéanti, sa fièvre, lui aussi, avait une fois de plus redoublé.
Il essaya une dernière fois de remonter, sans grande conviction. Cette fois les lattes se fissurèrent totalement jusqu’à se briser une fois de plus pour agrandir l’antre sombre et profond.
Les doigts de Sam glissèrent sous le craquement, il ferma les yeux, il n’avait plus la force de se battre. Il se laissa tomber.
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hecate
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MessageSujet: chapitre 27   Mar 18 Mai - 22:54

chapitre 27


Une main puissante attrapa le poignet du cadet des Winchester au moment de sa chute imminente.

Dean avait grimpé les marches des escaliers du Bâtiment quatre à quatre. Il avait entendu le bourdonnement machiavélique des abeilles jusqu’au deuxième étage. Puis les cris des adolescents. Sammy qui leur hurlait de se mettre à l’abri. Et enfin le calme plat, tétanisant, angoissant.
Des sanglots.
Et au moment où il atteignit enfin la porte numéro 265, un craquement sourd se fit entendre, le plancher s’affaissait de nouveau et suspendu dans le vide, son petit frère sur le point de s’écraser quelques mètres plus bas.
Il passa le seuil et s’élança pour attraper le poignet de Sam au moment critique.

Le cadet releva la tête instantanément, il ne s’attendait pas à être sauvé, une fois de plus par son grand frère.
Ses yeux luisant et son teint pâle témoignaient de son état plus que malmené. Il était éreinté, toute force avait disparu, tout espoir aussi, seul son désarroi transpirait de son mal être.

Dean regarda intensément son cadet dans les yeux pour lui faire comprendre qu’il ne l’abandonnerait pas, quant à Sam, un léger sourire vint illuminer son visage meurtri en voyant les yeux brillants de son grand frère, un sourire que Dean prit immédiatement comme un signe de reconnaissance.

- « T’en fait pas Sammy, je vais te remonter !» Lança l’aîné qui commençait à hisser son frère vers le plancher encore instable.


Dean tirait de toutes ses forces et son acharnement fût bientôt payé car Sam était pratiquement parvenu à poser une jambe sur le parquet. Mais c’était sans compter sur cette puissance invisible qui tirait sur les chevilles du cadet pour le retenir de remonter. En un instant, Sam redescendit au point de départ, sur le point de tomber de nouveau. Dean le retint juste à temps par la manche de sa veste à moitié déchirée, l’empêchant une nouvelle fois de s’écraser une dizaine de mètres plus bas.

- « Nom de Dieu, qu’est-ce qui se passe Sammy? » Demanda l’aîné qui retentait une nouvelle fois de ramener son frère vers le haut.

- « J’en sais rien, c’est comme… comme si quelqu’un ou quelque chose me tirait vers le bas, quelque chose de lourd… »


En dépit de sa position plus qu’inconfortable, Dean se pencha légèrement à travers le trou béant et vit, non sans surprise, les deux filles assises en tailleur sur le plancher de la salle juste en dessous d’eux. Le sourire aux lèvres, elles se tenaient la main comme deux petites filles amusées et innocentes, et regardaient fixement les pieds de Sam en récitant quelques paroles inaudibles et incompréhensibles.

Dean regarda son cadet droit dans les yeux, ce dernier comprit tout de suite la situation et se cramponna de plus belle aux lattes de bois car il savait que son frère allait passer à l’offensive.

Sans gestes brusques, l’aîné des Winchesters relâcha sa main droite de l’emprise qu’il exerçait sur son frère, la passa dans son dos, et retira très doucement son Beretta coincé dans la ceinture de son pantalon de costume. Il ramena l’arme devant lui, l’arma, tendit le bras, toujours sans un bruit, et tira.

La balle vint se loger directement dans la tête de l’une des filles. Ses cheveux blonds volèrent en fils d’or teintés de rouge sang.
La deuxième sorcière regarda de ses yeux noirs envoûtants dans la direction de Dean. Elle fronça les sourcils, les boucles parfaites de ses cheveux bruns descendirent sur son visage chocolat, et en un instant, prit dans ses bras sa voisine, qui se réveillait doucement de son agression comme s’il ne s’agissait que d’un simple rêve, et disparut en un halo de fumées grisâtres, non sans avoir lancer un regard des plus meurtrier envers leur agresseur.
Sam respira d’un coup, le fameux poids invisible avait disparu et il se sentait bien plus léger.

Dean remit son arme dans son dos, inclina la tête sur le coté, le tout accompagné d’une de ses grimaces fétiches et reprit les bras de son frère pour le remonter.

- « Je crois que je les ai énervées ! » Lança t’il sur le ton de la dérision le tout en tirant de nouveau son frère vers le haut

- « Ah ? Elles étaient pourtant déjà bien énervées ! » Fit le cadet en posant enfin une première jambe sur le plancher.

- « Au moins elles sont parties…

- … Mais pour combien de temps ? » Fit Sam en ramenant sa deuxième jambe et en se couchant sur le dos, totalement essoufflé.


La pose fût de courte durée et la réalité revint à grands galops lorsque les pleurs étouffés de Cameron raisonnèrent à leurs oreilles.

Sam se rassit et Dean tourna la tête vers la petite salle de verre. Il n’avait pas eu le temps de contempler les dégâts horrifiants provoqués par leurs ennemies. Le corps de Thomas gisait à moitié entre le plancher et la brèche qui s’était agrandie depuis le dernier affaissement. Dans le SAS, Cameron, toujours à genoux, les mains sur son visage humide de larmes, tentait désespérément de ne pas hurler.

Dean s’approcha doucement du défunt, ramena ses jambes sur le parquet et posa un doigt sur sa carotide. Aucune pulsation. Mais il s’y attendait.
Il ferma les yeux, souffla de désolation et se tourna vers son frère, totalement blâmé.

- « J’ai rien pu faire. » Lança le cadet qui sentait sa fièvre remontait à grande vitesse.

- « Je sais, Sammy, c’est pas ta faute…

- Et Méline ? »


Dean secoua la tête négativement et fixa son frère sachant pertinemment que cette funeste nouvelle l’enfoncerait encore un peu plus.

- « Putain, Dean, ce ne sont que des gosses…des gosses, merde !! » Fit Sam totalement abattu, « QU’EST-CE QUE VOUS VOULEZ, POURQUOI VOUS FAITES CA ?! » Hurla t-il à plein poumons à l’adresse des sorcières.


Dean se rapprocha de son frère, il savait très bien qu’il était au bord de la crise de nerf. Une larme se mélangea au sang qu’il restait sur son visage et en fixant son cadet dans les yeux, il posa une main fraternelle sur son épaule tremblante.
Sam se retourna pour croiser le regard compatissant de son aîné, fit un signe de tête en avant, souffla toute l’air qu’il avait dans les poumons et se remit debout avec l’aide de Dean.

- « Elles vont le payer cher!! » Lança Sam décidé.
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MessageSujet: chapitre 28   Mar 18 Mai - 22:55

chapitre 28


Les frères Winchester se tenaient debout dans le laboratoire de chimie, ils s’étaient reculés à environ 2 mètres du trou qui s’était formé quelques instants plus tôt par affaissement du plancher.

Sam fit un léger signe de tête à son frère pour lui faire comprendre d’aller épauler Cameron. Dean accepta à contre cœur en levant les yeux au ciel avant de se passer une main sur le visage comme pour enlever toute la tension qui pouvait se lire à travers ses yeux fatigués. Il entra dans le SAS et s’accroupit à coté du jeune adolescent en pleurs et lui susurra des paroles réconfortantes afin de le calmer.
Quant à Sam il se dirigea vers le corps de Thomas, sous l’œil inquiet de son aîné qui lui jetait des regards à travers la vitre, et s’accroupit à son tour.
Le cadet se passa les doigts dans ses cheveux, une larme de fureur coula sur son visage meurtri et après avoir murmuré un « je suis désolé » à l’adresse du garçon, retira sa veste et la déposa sur le torse et le visage du jeune homme, cachant ainsi sa dépouille. Sam se releva et se dirigea vers son frère toujours au coté du dernier adolescent en vie.

- « Ca l’a blessée ? » Demanda Sam en s’asseyant sur le carrelage du SAS, trop fiévreux pour rester debout.

- « Quoi ?

- La fille quand tu lui as tiré dessus tout à l’heure, ça l’a blessée ?

- Je lui ai mis une balle dans le crâne, le sang a giclé mais ça l’a à peine assommée….

- C’est bien ce que je redoutais…

- Mais c’est quoi ces filles au juste ?

- Des Loas Marassa !

- Des quoi ?

- Oui, j’ai essayé de t’en parler tout à l’heure, tu sais avant l’épisode du… prof. » Fit Sam d’un air dégoûté.

- Ah oui, c’est des jumelles c’est ça ?

- Oui, mais pas n’importe quelles jumelles. Il s’agit d’esprits vaudou ou plus exactement d’anges déchus jumelés.

- Ouais, ben ça me dit rien qui vaille…

- Non, en effet. Les Loas Marassa sont considérés comme des mauvais anges, sorciers de nature, qui persécutent, maltraitent et tuent à volonté. Le fait de ne pas les honorer expose aux vodouisants à des châtiments sévères. Il est dit qu’ils sont instables, très susceptibles et peuvent être destructeurs si leur humeur leur en dit.

- Oui, on a pu voir quelques extraits de leur susceptibilité et de leur humeur massacrante en effet ! » Lança Dean accompagné comme à son habitude de grimaces explicites. « ... Mais, au fait, qu’est ce qui t’a mis sur la voie, elles auraient pu être autre chose non ?

- Ben en fait l’un des livres que j’ai rapporté mentionnait que les Loas Marassa symbolisent l’harmonie première, l’union originelle du ciel et de la terre, du jour et de la nuit et qu’ils réunissent les contraires.

- Et ?

- Ben on a un tableau plus que révélateur avec ses deux là. Regarde Dean, une blonde au cheveux raides, une brune bouclé, l’une aussi blanche que de la porcelaine et l’autre métissée africaine…le ciel et la terre, le jour et la nuit… totalement contraire. Et puis en plus il est bien stipulé que seules les jumelles Marassa on un pouvoir proportionnelles à leur actions. Plus elles lancent des sorts, plus elles sont puissantes.

- Mouais, d’où les simples accidents du départs jusqu’aux tempêtes dévastatrices et aux invasions d’abeilles de tout à l’heure… Il suffit juste de les contrarier un peu et elles se mettent en rogne.

- Exactement ! Ce qui m’échappe c’est comment elles sont arrivées sur terre. Je veux dire, il ne suffit pas seulement de les invoquer, il faut une incantation très spéciale et surtout très puissante, même un démon aurait du mal à faire ressortir des esprits vaudou de l’enfer…

- J’ai ma petite idée là dessus. » Lança Dean en regardant ses chaussures.

- Vas y ! »


Dean hésita, il savait que sa théorie n’allait pas du tout enchanter son petit frère.

- « ... Dean dis moi à quoi tu penses, aller ! » Insista Sam en cherchant le contacte des yeux de son aîné.

- « …Lucifer ! »


Sam resta scotché devant la réponse de son frère, il le fixa, tétanisé.

- « Les Loas ‘je sais pas quoi’… et ben d’après Thomas, elles sont arrivées ici il y a quelques mois tout juste, pile au moment où notre cher ami Lulu a pointé le bout de son nez à mon avis. Mais elles n’ont commencé leur petit jeu qu’il y a deux semaines, voilà pourquoi on s’en ait pas rendu compte tout de suite.

- Donc… donc elles font parti du plan de Lucifer pour l’apocalypse, c’est ça que tu essayes de me dire ? » Demanda Sam les yeux de plus en plus luisants.


Dean n’eût pas besoin de répondre, il rabaissa sa tête, fautif d’exposer son frère à des tourments supplémentaires.
Devant l’absence de réplique de son aîné, Sam compris qu’il était l’auteur de toute cette tragédie. C’est lui qui avait libéré Lucifer de l’enfer et c’était donc ça faute si ces sorcières étaient sur terre et tuaient à volonté.
Sa respiration s’accéléra, son cœur s’emballa, il ne retenait plus ses émotions, son corps se mis à trembler, la culpabilité l’envahie et la fièvre le submergea.
Dean se redressa aussitôt et prit Sam par les épaules avant qu’il ne s’effondre de nouveau.

- « Oh mon Dieu, il ne va pas mourir lui aussi dîtes, il ne va pas m….

- Non ! arrête de dire ça Cameron, il va se remettre » Fit l’aîné en regardant son cadet dans les yeux « T’entends Sammy, ça va aller, tu n’es pas responsable de ce qui se passe ici, reprends toi et aide moi à les éliminer… aller Sammy !

- Mais c’est moi qui… » Commença Sam qui ne pouvait plus respirer.

- « C’est toi qui rien du tout ! Si tu te laisses crever on va y passer aussi, Cameron et … moi ! » Reprit Dean qui cherchait à raisonner son petit frère.


A cette réflexion, le cadet releva les yeux et les planta dans ceux de Dean qui tremblait lui aussi de peur pour son petit frère. Il était sa seule raison d’être et Sam ne voulait pas mourir sachant que son frère périrait par sa faute. Une énième larme coula sur sa joue blême, il l’essuya de sa main droite où figurait encore le petit trou violacé de l’envoûtement au tout départ. Il fit un signe de tête positif et essaya de se contrôler. Au bout de quelques minutes, sa respiration se calma légèrement et ce n’est qu’à ce moment que Dean se relâcha et expira toute l’air qu’il avait pu emmagasiner de peur.

- « Ok, maintenant il faut trouver un moyen de buter ces poufs, et vite !

- J’ai pas eu le temps de lire les deux autres livres sur le vaudou, on aura peut être des réponses dedans.

- Ouais, ils sont où tes bouquins ?

- Je les ai laissés sur une table à coté dans le labo, juste à droite du trou…

- C’est bon je vais les chercher ! » Fit Dean en quittant le SAS.


Lorsque l’aîné des Winchester posa ses deux pieds hors de la petite pièce, la baie vitrée se referma automatiquement derrière lui, emprisonnant Cameron et Sam dans une cellule de verre.
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hecate
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MessageSujet: chapitre 29   Mar 18 Mai - 22:56

chapitre 29


Dean se retourna instamment, mais malgré ses efforts pour rouvrir la porte, il ne parvint pas à débloquer l’ouverture.

- « Je veux pas mourir, laissez moi sortir, je vous en prie…

- Cameron, calme toi tu veux !! » Lança Sam en essayant lui aussi de déverrouiller la porte vitrée de son coté. « Dean, ça ne sert à rien, on ne pourra pas débloquer cette satanée serrure, prends les livres et trouve le moyen d’exterminer ces filles, c’est la seule solution… »


Dean releva la tête et regarda fixement son cadet dans ses yeux fiévreux. Ils n’étaient séparés que d’une simple vitre mais ils se sentaient déjà si loin l’un de l’autre. On pouvait voir la peur s’imprégner sur leurs visages fatigués. L’aîné savait que la vie de son petit frère était plus que précaire, quant à Sam, le fait qu’il soit enfermé dans une pièce close et que son aîné ne soit pas directement à ses cotés le mettait plus que mal à l’aise, mais ils devaient faire bonne figure, au moins pour rassurer un adolescent de 17 ans qui lui était au bord de l’hystérie.

- « Je vais vous sortir de là, restez calme ! » Fit Dean en partant vers la table où étaient déposés les trois livres, non sans avoir jeté un dernier regard à son cadet.


Sam suivit son frère des yeux et le regarda un instant tournait énergétiquement les pages du premier livre qu’il s’était emparé. Mais devant l’impatience grandissante de Cameron, il se décida à se retourner et à tenter de calmer le jeune homme.

- « Ecoute Cameron, on va trouver une solution pour nous sortir de là d’accord ?

- Mais je ne veux pas mourir, pas comme Thomas ou…

- Calme toi, Dean va trouver…

- Ouais c’est ça, ‘Dean va trouver’, comme il a trouvé pour Smith ou Méline probablement… »


Le cadet des Winchester se retint une fois de plus devant tant d’immaturité de la part de l’adolescent mais il mit son comportement sur le fait de la peur et tenta une nouvelle tactique.

- « Heu dis moi Cameron, en tant que chef du journal de ton école, tu dois savoir un bon nombre de chose…

- Je sais absolument tout ! » Répondit l’intéressé avec toute la prétention nécessaire.

- « Alors peut être que tu sais pourquoi ses deux filles ont commencé à, comment dire, s’extérioriser… ?

- Je vois pas ce que vous voulez dire…

- Les accidents il y a deux semaines…

- Vous voulez parler du prof de sport qui s’est retrouvé paralysé…

- Et de la pompom girl et de Zack. T’as une idée de ce qui a pu se passer ? » Demanda Sam voyant que sa stratégie pour changer les esprits de Cameron marchait à merveille.

- « Et ben disons que tout trouve une explication et maintenant que je sais que ce sont les deux poufs qui sont les responsables, tout devient clair comme de l’eau de roche…

- Vas-y explique » Fit Sam en jetant quelques regards fuyants vers son frère qui s’acharnait sur le bouquin qu’il tenait dans ses mains.

- « J’avais évidemment fait un papier sur ces accidents mais vu que je n’avais ni témoin ni preuve, ça n’a fait qu’un tout petit article, alors que maintenant je pourrais écrire des pages entières…

- Et qu’est ce que tu y mettrais ?

- Et bien pour commencer, le prof de sport, Mr Miller, il avait la réputation de mener la vie dure à ses élèves et j’ai cru entendre qu’il les avait forcé à faire plusieurs tours de piste car elles n’étaient pas des plus coopératives, elles ne voulaient pas se séparer… heu, je parle des sorcières bien sur, ça ne faisait que deux mois qu’elles étaient au bahut… » Fit-il comme s’il réfléchissait à l’écriture d’un nouvel article.

- « Ouais, et c’est la première fois qu’elles frappaient…

- Oui. En ce qui concerne Gabie, la chef des pompoms girl, elle a refusé de les prendre dans l’équipe, elle ne les trouvait pas assez … dynamiques ! Moi, ce que j’en dis c’est que j’aurais bien était dynamique avec cette chère Gabrielle, ouah quelle bombe cette fille » Cameron fit une mine de dégoût, « enfin avant son accident je veux dire, ça aide pas de se faire cramer la tronche par de l’huile bouillante.

- Non, c’est sûr… et Zack ?

- Ben, lui et moi, on n’était pas les plus grands amis du monde, c’était même carrément le contraire, vous voyez le tableau, un intellectuel et un rugbyman, c’était pas l’amour entre nous…

- Et ? » Demanda Sam en regardant avec appréhension son aîné sans réellement faire attention aux paroles de son interlocuteur.

- Et même si on s’aimait pas des masses, je lui aurais jamais souhaité de se faire… enfin vous voyez…

- Oui je vois très bien » Continua Sam en écoutant que la moitié du récit du jeune homme.

- « Bref, il semblerait que l’une des sorcières, la blonde je crois, ait fait des avances à Zack. Et bien évidement il a répondu… non ! D’où le… enfin l’accident ! Comme quoi tout s’explique !

- Oui en effet.

- Mais maintenant que j’y pense, je sais aussi pourquoi Smith était dans la ligne de mire des deux greluches !... Il leur a mis un zéro la semaine dernière. Ça m’avait bien fait rire d’ailleurs…elles s’étaient rebiffées et il leur a répondu qu’il les ferait renvoyer !

- Ouais je comprends aussi pourquoi le proviseur était également visé du coup » Marmonna Sam en se ré-interressant à la conversation.

- « Quoi ?

- Non rien. Et qu’est ce que tu sais au sujet de Claire Hannigan et Mildred Smith ? » Continua Sam pour occuper l’esprit de Cameron le temps que son frère trouve une solution.

- « Claire était la petite copine de Zack…

- Ah, je vois, d’où le premier meurtre !

- …mais pourquoi vous me parlez de Milly ?

- Heu, et bien… » Commença Sam sentant qu’il avait fait une gaffe de premier choix.

- « Elle est morte c’est ça ? Elle aussi ? Et vous aller me dire, quoi ? Que tout va bien… ! Tout le monde est mort… » Reprit Cameron qui recommença en quelques secondes à paniquer.


Sam se passa une main dans les cheveux, il avait pourtant réussi à tenir Cameron quelques instant mais la réalité était vite revenue au galop. Il voulu tenter une nouvelle fois un subterfuge pour lui changer les idées mais cette fois c’est Dean qui les interrompit en frappant à la vitre.

- « Sam, je trouve rien, il n’est pas écris comment les exterminer.. » Fit-il en chuchotant pour que l’adolescent n’entende rien.

- « Cherche encore, tu as du passer à coté de quelque chose… »


Les rires des adolescentes se remirent à investirent le bâtiment. Cameron se cala contre la vitre et posa ses mains sur ses oreilles, le cœur tambourinant de plus belle dans sa poitrine. Sam et Dean se fixèrent intensément, ils savaient pertinemment que ces cris n’annonçaient rien de bon.

- « Dean, continue à chercher !!

- … Il faut vous préparer à la prochaine attaque Sammy !! » Fit l’aîné la voix tremblante.


Sam se retourna alors vers l’adolescent, et lui retira ses mains des oreilles.

- « Cameron, dis moi toutes tes peurs ? »


Le jeune adolescent ne répondit pas, tous ses membres étaient tremblants de frayeur, des larmes réapparurent dans ses yeux juvéniles, sa respiration s’accéléra et sa fièvre se remit à grimper.

- « Cameron ! Concentre toi ! Est-ce que tu as peur d’autre chose que des cadavres et du vide ?

- …les… les…

- Les quoi ?

- Les clowns ! ».
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MessageSujet: chapitre 30   Mar 18 Mai - 22:56

chapitre 30


Sam ferma les yeux de dépit. Cameron avait la phobie des clowns. Il ne manquait plus que ça.

- « Ok, tout le monde reste calme, d’accord, on reste calme… » Fit l’aîné des Winchester, qui lui, était tout sauf calme.

- « Dean, ça va aller, continue tes recherches, il faut que tu trouves un moyen de nous sortir de là ! » Lança Sam tranquillement pour que son frère se détende un peu, malgré la frayeur qui montait en lui.


L’aîné fit un signe affirmatif de la tête, s’assit à coté de la vitre et rouvrit ses livres à la recherche du moindre indice pouvant libéré Sam et Cameron.
Le cadet regardait les pages défilaient sous les doigts de son frère, il essayait lui aussi de trouver une solution, mais les secondes passaient et la peur grandissait.

Cameron se mit à crier, faisant sursauter les Winchester. Sam tourna la tête vers l’adolescent qui pointait du doigt le fond de la pièce en pleurant. Le cadet fixa son frère dans les yeux qui lui faisait signe de ne pas regarder au fond de cette salle. Mais la curiosité l’emporta sur la raison et Sam se retourna.

- « Ok, Sammy, ne t’affole pas d’accord, je te rappelle que les clowns sont les amis des enfants, ils sont gentils à l’origine…

- A l’origine ? ».


Sam restait tétanisé. Devant lui et Cameron se tenait un clown immense, les cheveux vert délavé, les yeux noir onyx entouré de gris cendre et un sourire des plus sadique, laissant entrevoir des dents recouvertes de sang, sur son visage fripé et peinturluré. Son corps vibrait comme une vieille image de film endommagé, il s’agissait d’un esprit assurément.

- « Les amis des enfants…bien sur ! » Lança Sam en se calla lui aussi le long de la vitre.


L’adolescent criait de plus belle en voyant la chose qui commençait à se diriger vers eux, Sam ne pouvait même plus rassurer l’adolescent car il était lui-même pétrifié, quant à Dean il se replongea en quatrième vitesse dans ses livres pour trouver la moindre solution, ses yeux allant tantôt sur Sam tantôt sur les pages défilantes qui ne donnaient rien.

Le clown avançait doucement, très doucement, étirant son sourire funeste et regardant avec intensité chacune de ses proies.

- « Sammy, reprends toi mec, c’est un esprit, trouve du sel ou du fer pour le repousser ! » Cria Dean à travers la glace, totalement impuissant.

- « Putain, un esprit ça arrive pas comme ça…

- Plus elles pratiquent, plus elles sont fortes, tu te souviens ? Elles peuvent appeler n’importe quel esprit maintenant, vu leur puissance.

- De quel esprit il s’agit ? Un clown c’est un homme déguisé, y a pas réellement d’esprit de clown !



- En fait si mon petit Sammy ! » Lança une voix doucereuse au fond du labo « Il s’agit, ou plutôt s’agissait, d’un psychopathe déguisé en clown qui tuait les enfants durant leur sommeil, je crois qu’on le surnommait ‘le clown massacreur’…

- Oui et on a pensait qu’il vous tiendrait un peu compagnie dans cette toute petite salle de verre ! » Embraya la deuxième fille en souriant.



- « Espèce de petites pétasses ! Je vais vous arracher les tripes !! » Cria Dean en se relevant d’un seul coup en voyant les deux sorcières derrières le trou au milieu de la salle.

- « Quel vocabulaire, est-ce que tu parles comme ça à ta mère ?… Oh non j’avais oublié, tu peux pas, elle a cramé… » Fit la brune toujours en souriant.


Sur cette réflexion, Dean attrapa son Beretta et tira une seconde fois en direction des sorcières. Mais cette fois la balle n’atteignit pas sa cible. La blonde releva la main et le projectile se stoppa en plein vol à environ 5 centimètres de ses doigts fins et lorsqu’elle rabaissa son bras, la balle tomba au sol, juste devant leurs pieds.
Dean fronça les sourcils, elles s’y attendaient, alors que la dernière fois il les avait attaquées par surprise, d’où l’absence de réplique.
Il fixait intensément les sorcières à la recherche d’une faille ou d’un simple indice pouvant l’aider à en venir à bout. Elles étaient si différentes mais d’une telle beauté que s’il ne savait qui elles étaient, il ne se serait jamais douté de leur culpabilité.

Elles se tenaient debout, le long du mur du labo, se serrant la main comme des écolières inséparables et le regard rougissant de plaisir face aux tourments qu’elles faisaient endurer à leurs victimes. La blonde regardait Dean fixement, le sourire malsain sur son visage d’ange accentuait sa cruauté. Au milieu de son front, une petite tache violette, à peine visible, se dessinait sous ses cheveux d’or. Il s’agissait de la marque futile de la balle qui lui avait traversé le crâne. Un simple bleu, rien de plus.

La métisse, elle, fixait avec amusement le SAS. Son jouet s’animait et s’apprêtait à mutiler les deux garçons qui se trouvaient en sa compagnie. A savoir lequel il massacrerait le premier, la jouissance était délectable à tel point que son sourire s’élargie de façon presque inhumain.

Mais le choix fut de courte durée. Le clown se dirigea d’un pas lent vers le cadet des Winchester qui restait pétrifié malgré son expérience. Sa peur était indéchiffrable, incontrôlable et surtout inévitable. Il n’arrivait pas à retirer ses yeux brillants de fièvre de cette chose macabre aux allures des plus sadiques.

Le clown n’était plus qu’à un mètre de lui maintenant. Sam pouvait entendre les battements continus de son propre cœur qui semblait vouloir sortir de sa poitrine et son souffle irrégulier, témoin de son stress évident. Tout autour de lui semblait s’éloigner, il n’entendait plus les pleurs de frayeur de Cameron, il ne percevait plus les rires stridents des sorcières, tout devenait flou, seuls les couleurs horripilantes de ce clown semblaient nettes et précises, horriblement précises.

- « Faisons durer le plaisir ! » Fit la blonde à sa jumelle sans se retourner vers elle, gardant ses yeux riants sur Dean.

- « Tu ne me laisse jamais m’amuser comme je veux… on pourrait en finir maintenant ?

- C’est moins drôle, l’agonie me fait frémir de plaisir ! s’il te plait !

- Soit ! qu’est-ce que je ferais pas pour toi… » Conclut la métisse en souriant.


Sur cette dernière phrase la jeune fille regarda fixement les yeux du clown qui la scrutait également. Elle fit un signe de tête sans aucune parole et le clown leva son bras en l’air, prêt à frapper. Dans sa main droite, la lame du scalpel scintillait sous les faibles rayons du soleil qui commençaient à s’amoindrir vu l’heure tardive de fin d’après midi.

Dean comprit avec horreur ce qui se passait, il détourna son regard de la sorcière et se mit à courir vers la porte vitrée. Trop tard.
Un second signe de tête et le bras meurtrier s’abaissa sur Sam.

- « NON ! SAMMY ! ».
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MessageSujet: chapitre 31   Mar 18 Mai - 22:57

chapitre 31


La journée s’achevait sur la ville de Little Rock en Arkansas. Les rues étaient parsemées de carcasses de voitures et de corps inertes au milieu des gravats de toute sorte. Les derniers rayons rougeâtres du soleil se reflétaient dans les marres de sang et les bouts de verre brisés sur l’asphaltes de la rue.
Tout était calme. Pas un bruit. Pas un cri d’oiseaux, pas un klaxon de voiture et pas un rire d’enfants sortant de sa classe annonçant une journée d’école bien remplit… rien. Le silence, funeste, macabre, apocalyptique. Une agglomération tellement vivante quelques heures auparavant, et tellement morte en cette fin d’après midi. Un tombeau inanimé, un cercueil commun.

Au milieu de cette ville fantôme, le lycée Saint Gabriel totalement dévasté. Il ne restait qu’un bâtiment encore debout qui semblait avoir résisté au périple de la journée. Un immense bloc de béton se dressant sur trois étages donnant cette impression de sûreté en cas d’attaque en tout genre et renforçant cette sensation que rien ni personne n’en viendrait à bout … et pourtant.

En son centre, une salle, numéro 265. Elle abritait les derniers êtres vivants de ce cataclysme. Deux jeunes filles d’une beauté incommensurable se tenaient au fond de la pièce, un sourire sur leurs lèvres délicates, et à quelques mètres d’elles, de l’autre coté d’un trou de deux mètres de diamètre, se tenait un homme au visage meurtri et fatigué. Juste à ses cotés un SAS, formé uniquement de verre et en son antre, deux jeunes hommes assis contre la vitre qui semblaient terrorisés par ce qui se tenait devant eux : un clown immense aux allures des plus maléfiques.
Un bruit, un seul : le cri d’un homme hurlant de peur pour la personne qu’il tenait le plus, son petit frère. Le cri de Dean Winchester.

- « NON ! SAMMY ! »

Le temps sembla s’arrêter pendant quelques secondes. La lame du scalpel s‘était abattue sur Sam. L’aîné ne pouvait rien faire à part regarder la scène impuissant.

Et pourtant la chose ne tua pas le cadet comme il aurait pu aisément le faire. Non, il se contenta de lacérer les poignets du jeune homme qui hurla sous la déchirure de sa propre peau. Le sang se mit à couler. Vite, très vite.
Le clown se recula, et sa tête se tourna insidieusement. Les muscles de son cou se contractèrent et ses yeux vinrent se poser sur le deuxième jeune homme, Cameron.

- « Bon, et avec celui là je peux m’amuser ? » Fit la métisse d’une voix fluette.

- « Oui, il ne nous sert à rien, vas y, fait ce que tu veux de lui. » Répondit sa sœur avec une touche de futilité dans la voix.

- « Non, arrêtez ! » Cria Dean et Sam ensemble.


Mais le clown s’était déjà accroupi à coté de Cameron, le sourire étiré, inhumain. Il approcha sa bouche peinturlurée de l’oreille de l’adolescent qui ne pouvait plus bouger de frayeur. Le souffle putride de la créature s’incrustant doucement dans le cou du jeune homme, le faisait frissonner de malaise. Lorsqu’il fut assez prés, la chose huma les cheveux de sa victime avec envie et lui susurra doucement un « tu vas mourir » au creux de son oreille juvénile.
Les larmes de peur coulèrent doucement sur les joues de Cameron mais il restait paralysé malgré tout. Son cœur frappait sa poitrine, sa pression artérielle augmenta et ses membres se mirent à trembler de plus belle.

Le clown laissa glisser son scalpel sur le torse de l’adolescent en le coupant légèrement à certain endroit, il jouait avec sa victime. La réaction escomptée ne se fit pas attendre. Le cœur du jeune homme s’emballa, à tel point que sa tension s’envola. Ses vaisseaux et ses différentes artères se gonflèrent sous la pression.
Les yeux de Cameron s’ouvrirent en grand lorsqu’il s’aperçut que ses vaines sous sa peau commençaient à boursoufler, le défigurant totalement.

Dean avait attrapé un tabouret et commençait à frapper énergétiquement la vitre avec pour l’exploser, mais rien n’y faisait, la glace ne cédait pas.
Sam quant à lui, était arrivé à se relever mais il était de plus en plus faible, son sang s’écoulant rapidement de par ses balafres aux poignets. A cotés de lui Cameron se tenait sa poitrine, son cœur battait en rythme soutenu et le jeune homme avait de plus en plus de mal à respirer. Le cadet des Winchester ne put empêcher l’inévitable malgré le fait qu’il soit arrivé à hauteur de l’adolescent. Les vaisseaux internes de du jeune homme explosèrent un à un sous la pression excessive de l’afflux sanguin. Sa peau se colora en bleue, puis en noir prouvant l’exsanguination et les différentes hémorragies internes de son propre corps. Le jeune homme regarda une dernière fois Sam de ses yeux globuleux injectés de sang puis se figea pour enfin rendre un dernier souffle de vie.

Les sorcières se mirent à rire avec frénésie tout comme le clown qui se recula afin d’apprécier plus grandement la scène qu’il avait lui-même composait, les bras le long du corps, le scalpel dégoulinant de sang.

Dean avait maintenant reprit son Beretta et avait tiré plusieurs coups successifs sur la vitre, mais c’était sans appel, cette dernière résistait à toutes les épreuves. Il se retourna, les yeux remplient de larmes et de fureur.

- « Arrêtez ça ! Tout de suite ! » Cria t-il de rage.

- Bien ! » Répondit la métisse, « De toute façon c’est moins drôle maintenant que ce petit prétentieux et mort ».

Et d’un claquement de doigt, le clown disparut.

Sam tourna la tête, il n’y avait plus aucune trace de l’esprit, en revanche le sang coulait toujours à flot de ses poignets.

- « Laissez Sam partir ! » Lança l’aîné des Winchester, ses yeux emplis de larmes.

- « Oh, tu vas me faire chialer Dean… désolée mais on va pas non plus céder à toutes tes exigences, on a déjà fait disparaître le méchant clown ! » Ricana la blonde en regardant son interlocuteur de façon ironique.

- Ecoute blondasse, tu relâches mon frère où je…

- Tu quoi ? Hein ? Tu vas essayer de me tuer avec ton joujou à deux balles… Désolée chéri, mais ça ne marchera pas.

- Pourquoi vous faites ça, pourquoi Sam, pourquoi c’est pas moi que vous avez choisis pour cible ?

- Détrompe toi mon grand, tout ça c’est uniquement pour… toi ! » .
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MessageSujet: chapitre 32   Mar 18 Mai - 22:58

chapitre 32


Dean était resté interdit face à l’annonce de la sorcière, il ne comprenait pas en quoi toute cette histoire était en rapport avec lui.

- « Quoi ? Mais de quoi vous parlez salles petites pouffiasses…

- Tu es celui avec qui on s’est le plus amusé… » Commença la métisse en riant.

- Dean, Dean, Dean, le petit protéger des anges… » Continua la blonde en chantonnant.

- « Qu’est ce que les anges ont avoir avec cette histoire, je comprends pas ?

- En même temps t’as jamais été un grand futé…

- Répond blondasse !

- Arrête de m’appelez comme ça, mon nom actuel c’est Lory et ma sœur …

- Moi c’est Tias… » Continua la métisse.

- Lory et Tias hein ? Pour Loas ?! Sympa ! Je paris que votre nom de famille c’est Marassa ?

- Ben tu vois quand tu veux, t’es pas si stupide. De toute façon fallait bien qu’on emprunte des noms humains, on se serait pas intégré sinon…

- Ça m’explique pas ce que vous foutez ici ni pourquoi les anges fond parti de l’histoire ?

- Ben déjà c’est un ange qui nous a envoyé au fond du trou au tout départ! » Grommela Tias.

- Ah ben ils sont pas tous inutiles, lequel d’entres eux est à féliciter ? » Demanda Dean sur un ton sarcastique.

- « Gabriel ! » Vociféra Lory

- « Ah je vois, d’où le lycée Saint Gabriel pour vous déchaîner !

- Exactement, c’est une sorte de petite vengeance personnelle, on a trouvé ça marrant ma sœur et moi !

- Donc ça explique le pourquoi ‘ici’. Maintenant je voudrais savoir ce que vous me voulez et pourquoi vous avez envoûté Sam et pas moi ?

- Comme je le disais tout à l’heure, tu es le petit protéger des anges… on ne peut donc rien te faire, enfin pas directement je veux dire, pas d’envoûtements, pas de sortilèges, rien.

- Alors vous vous vengez sur mon frère, c’est ça ?

- Pas exactement ! En fait on a un rôle très précis ici…

- Qui est ?

- Lucifer nous a libéré pour une bonne raison, on doit te ‘déstabiliser’, enfin même un peu plus que ça, mais c’est l’optique de départ…

- Et en même temps on a prit un peu de plaisir avec ceux qui nous ont fait du mal ! » Embraya Tias en souriant de satisfaction.

- « Pourquoi, pourquoi vous devez me ‘déstabiliser’ ? » Demanda l’aîné sarcastiquement.

- « De toute évidence tu es celui qui est censé renvoyer Lucifer en enfer et même si j’en doute fortement, il faut éviter que cela se produise par inadvertance… » Lança Tias jovialement.

- « Et comme on ne peut pas te toucher directement avec un envoûtement, on s’ait dites qu’on allait te faire morfler autrement ! » Rajouta Lory sur le même ton.

- « A travers Sam ? » Lança l’aîné en serrant les dents.

- « Réfléchis Dean, quelle est ta plus grande peur ? »


Dean ne répondit pas, il rageait intérieurement.

- « Ton frère mon grand, ta plus grande peur c’est de perdre ton frère… et pas besoin d’un sortilège direct sur toi pour ça, il suffit de faire un envoûtement sur Sam !!

- Espèce de petites salopes…

- La mort de ton frère va t’anéantir, et tu n’auras plus la force de te battre…voilà le travail !!

- C’est faux ! » Lança Sam de l’autre coté de la vitre, « Si je meurs, sa seule envie sera de me venger, il vous exterminera tous !

- Je ne crois pas Sammy, sa seule raison de vivre c’est toi, et sans toi, le Dean que tu connais n’existera plus, il se laissera mourir parce qu’il n’aura plus rien à perdre ! » Siffla la blonde un grand sourire illuminant son visage d’ange.

- Tout ce qu’on a eu à faire c’est de créer quelques petits accidents sans importance et boom… vous êtes tombés dans le panneau, la cavalerie arrive à la rescousse des pauvres innocents! C’est ça de vouloir aider son prochain !! En plus ça nous a permis d’évoluer… ».


Sam détourna son regard des sorcières pour poser ses yeux implorant dans ceux de son frère. Il mit ses mains engluées de sang sur la vitre, il ne pouvait rien faire, il était totalement impuissant.
Dean se mit face à son cadet, posant également ses mains transpirantes sur la vitre froide.

- « Sammy, écoute moi, il faut que tu tiennes bon, d’accord, je vais te sortir de là ! »


Sam ne répondit pas, il savait très bien que son frère n’aurait pas le temps de trouver une solution avant qu’il ne se vide de son sang, il ne lui restait à peine que quelques minutes et il en était totalement conscient.
Sans même un mot, Dean comprit dans les yeux de son frère qu’il était sur le point d’abandonner, sa détresse parlait pour lui, son regard en disait plus long que n’importe quelle phrase bien placée, il allait mourir et il ne pouvait rien y faire.

- « Non, Sammy, je t’interdis de penser ça !

- Dean ! C’est trop tard pour moi et tu le sais. C’est même peut être mieux ainsi…

- Mais de quoi tu parles ?

- J’ai créé l’apocalypse, c’est moi qui ai causé tout ce merdier, ça serait injuste que je vive alors que toutes ces personnes sont mortes par ma faute…

- Je t’interdis de dire ça, ensemble, on peut y arriver Sammy….

- Ensemble ! » S’interrogea Sam comme si la lumière divine l’avais frappé de nouveau.

- Quoi ? » Lança l’aîné, une larme coulante de son œil, sans comprendre la réaction de son frère.

- Mais oui c’est ça, ‘ensemble’ ! Dean tu dois les séparer !

- Qui, les sorcières ?

- Mais oui, c’est la clé. Si elles sont aussi puissantes c’est parce qu’elles ne se quittent jamais, elles détiennent toutes leurs forces dans l’âme de l’autre, c’est le propre des Loas Marassa, elles sont contraires donc ensemble elles ne font qu’un, les jumelles inséparables. Si elles ne sont plus ensembles elles perdront probablement leurs pouvoirs…


Dean regarda intensément son frère avant de se retourner, le visage fermé, sur les deux filles, toujours accolées l’une à l’autre.

- « Alors c’est finit ces messes basses tous les deux ! » Lança Tias joyeusement

- « Ca y est Dean tu as fait tes adieux à ton petit frère ? » Continua Lory d’un trait.


L’aîné fit un léger sourire haineux sans répondre aux prétentions de ses deux ennemies.

- « Quoi tu n’espères tout de même pas avoir encore une chance de nous vaincre.

- « Et pourquoi pas ? » Répondit Dean sur le ton du défit.

- « C’est trop tard ! Ton frère meurt et notre boulot ici est bientôt terminé… »


Dean tourna la tête en direction de son frère qui venait de s’affaler sur le sol huilé de sang. Son teint blafard et livide contrastait terriblement avec la couleur rougeâtre du sol imbibé. Il n’avait plus la force de se tenir debout, il n’avait plus la force de rester éveillé, il était tellement las, tellement fatigué. Il ferma ses yeux doucement et sa tête chavira en arrière jusqu’à percuter le sol humide.

- « NON ! Sammy il faut que tu tiennes… SAMMY ? » Hurla Dean en frappant avec frénésie sur la vitre.

- « Trop tard ! On se reverra en enfer chéri! » Se vanta la blonde en souriant pendant que sa jumelle recommençait à rigoler.


Sam ne bougeait plus, son petit frère ne bougeait plus, il ne respirait plus…il n’avait rien pu faire, pourquoi… pourquoi est-ce qu’il fallait qu’il revive ça, non, pas encore… pourquoi.

Dean s’était accroupi à coté de la vitre et caressait la glace de ses mains tremblantes comme s’il s’agissait des cheveux de Sam. Sous ses doigts, de l’autre coté du miroir, les traces de sang dégoulinantes, laissées pas les mains de son petit frère lorsqu’il s’était effondré de faiblesse. Il ne pouvait même pas le prendre dans ses bras, cette chambre impénétrable les séparant, et cette fois pour toujours.
Les larmes coulaient maintenant à flot le long des joues rosées de colère de Dean alors que ses yeux fixaient intensément le corps sans vie de son cadet dans l’espoir qu’il bouge de nouveau. Mais rien ne se produisit. Tout était finit.
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MessageSujet: chapitre 33   Mar 18 Mai - 22:59

chapitre 33


- « Désolée mon poussin, on ne fait que suivre les ordres… » Siffla Tias en rigolant de plus belle.

- « On va devoir te laisser maintenant, on a quand même d’autres villes à dévaster et d’autres gens à mutiler ! » Renchérie sa sœur, un sourire naïf sur son visage d’ange. « Après tout c’est l’apocalypse et Lulu nous a autorisé à faire ce qu’on voulait une fois ce job terminé… donc on se reverra peut être !!! »


Les deux filles se prirent alors dans les bras et en instant le vent souffla en tempête et leurs corps se mirent à rétrécirent pour ne devenir qu’un jusqu’à ce qu’elles prennent l’apparence d’un petit chat noir maigrichon.
Le félin sauta au dessus du trou béant, vint se frotter au genou de Dean et se dirigea vers la sortie prétentieusement.

Dean serra les dents, regarda une dernière fois la dépouille de son frère, attrapa son Beretta, posé juste à ses cotés, se retourna et vida le reste de son chargeur sur le petit animal. Les trois balles atteignirent toutes leur cible. Le chat eût un miaulement lancinant de douleur et les deux filles reprirent leur forme d’origine.
La blonde se tenait le ventre de ses deux mains, et la brune se cachait le visage de ses doigts dégoulinants de sang.

- « Aille, ça fait mal je te signal ! » Vociféra Tias en enlevant sa main de son œil, totalement explosé.

- « On t’as déjà dit que ton joujou ne nous tuera pas…t’es dure de la feuille ou quoi Dean ? » Hurla Lory en regardant sa blessure à l’abdomen.

- « Non j’avais bien compris, ça ne vous tue pas… mais ça vous affaibli ! » Fit Dean les yeux embués de larmes et de rancune, en attrapant la Métisse par le bras sous l’œil impuissant de sa sœur. « La dernière fois vous avez mis un petit moment à revenir quand j’ai tiré dans la tête de ta soeurette ma grande, ce n’était donc pas totalement inefficace, donc j’ai resservi le couvert histoire que vous soyez plus coopératives. Et maintenant on va jouer… mais avec mes règles !! » Rajouta t-il en attrapant le petit bidon de solvant sur la paillasse de chimie à un mètre de lui.

Il versa le contenu du récipient sur la tête de la sorcière et empoigna son briquer dans la poche de son pantalon. Tias se débattait mais l’empoigne de Dean était bien trop importante, la colère et la détermination le rendant plus fort. Lory n’eût pas le temps de bouger que Dean avait déjà enflammé sa jumelle. Cette dernière hurla de douleur en se débattant de plus belle.

- « Et maintenant voyons voir ce qui se passe quand on sépare des Loas Marassa. » Fit l’aîné des Winchester en poussant la sorcière déjà bien brûlée à travers le trou béant.

Lory tendit le bras pour rattraper sa sœur mais n’eût le temps de la saisir qu’une distance de plusieurs mètres les séparait déjà.

- « NON !!! ».

Et une grande lumière blanche vint envahir la pièce puis le lycée en enfin la ville toute entière.



**************************************************************

Dakota du Sud.

Dean se réveilla en sursaut.
Il se redressa sur le canapé en vieux cuire qu’il ne connaissait que trop bien. La position de départ ne devait être des plus confortable en vue des différentes grimaces qu’il pouvait afficher sur une mine encore endormie. Il se massa la nuque toujours endolorie, pivota afin de poser ses deux pieds sur le sol poussiéreux et tourna la tête pour apercevoir un foutoir immense composé essentiellement de vieux livres et autre matériel de chasses particulières ; en autre la décoration exclusive du séjour de Bobby Singer.

- « Bien dormi ? » Fit une voix masculine derrière un bureau à peine visible, caché par des centaines d’ouvrages de tous types.


Cette voix, si familière, il pensait qu’il ne l’entendrait plus jamais. Il se leva d’un trait et sans dire un mot, se dirigea rapidement vers l’auteur de la question.
Il contourna la pile de bouquins aux couleurs délavées et découvrit son frère, assis sur une vieille chaise en bois, en train de pianoter sur son ordinateur portable, comme d’habitude, posé au milieu des encyclopédies.
Aucun son ne pût sortir de la bouche de Dean, il resta scotché sur son petit frère à se demander comment tout cela était possible, comment était-il arrivé jusqu’ici, comment son frère s’en était sortit alors que quelques minutes plus tôt il l’avait vu rendre son dernier souffle de vie, où étaient passées les sorcières, le lycée…

En voyant l’attitude plus qu’étrange de son aîné, Sam se releva et le regarda dans les yeux.

- « Hé ? Ça va mec ? » Demanda t-il suspicieux.


Mais il n‘eût pas le temps de poser d’autres questions comme il avait l’habitude de le faire que Dean le prit aussitôt dans ses bras avec cet air de soulagement incrustait dans ses yeux verts.
Sam se laissa faire sans vraiment savoir pourquoi son aîné agissait de la sorte. Il ne pensait pas que ce genre d’exhibition sentimentale pouvait alors encore se produire entre son frère et lui vu les circonstances actuelles, donc même si son expression affichait un étonnement incommensurable, il ne se débattait aucunement.

Dean serra son cadet puis relâcha son étreinte et se recula pour le prendre par les épaules. Là il l’ausculta dans les moindres détails. Il souleva son t-shirt, regarda à l’intérieur de sa main, vérifia ses poignets et posa même sa paume sur son front pour prendre sa température, tout semblait tout à fait normal.
Sam fit un pas en arrière et afficha une mine des plus perplexes.

- « Ok, c’est quoi le souci ? Qu’est ce qui t’arrive Dean ?

- J’y comprends rien !

- Ça tombe bien moi non plus !

- Non je veux dire, y a dix minutes j’étais, enfin on était, en Arkansas…

- Hein ? Non y a dix minutes tu pionçais comme un bébé !

- Non c’est pas possible, je me rappelle de tout dans les moindres détails…

- De tout quoi ?

- De notre dernière chasse avec les Loas Marassa !

- Les quoi ?

- Les sorcières vaudou, c’est même toi qui as trouvé ce qu’elles étaient et…, je pige pas ! » Dean se passa énergétiquement la main sur le visage et se retourna l’air de réfléchir « Bobby pourra peut être nous donner une explication…

- Bobby est parti pour une chasse importante avec Rufus en Pennsylvanie.

- Quoi, il est pas revenu, ça fait deux semaines qu’il est parti…

- Qu’est ce que tu racontes, il a filé ce matin à la première heure. D’ailleurs il m’a demandé de ne pas lui téléphoner pendant son absence, il pense obtenir des informations sur le prochain plan d’attaque de Lucifer, et il ne voudrait pas griller sa couverture… enfin un truc comme ça !

- Je sais déjà ça, c’est pour ça qu’on ne l’a pas appelé pour nous venir en aide à Little Rock !

- Quoi ? Mais comment tu peux le savoir, il me l’a dit juste avant de partir et toi tu dormais encore !

- Y a un truc qui cloche…

- Ça c’est le moins qu’on puisse dire !

- Quel jour sommes nous ?

- Heu...Lundi 5 octobre…

- Nom de Dieu !

- Quoi ?

- On est revenu pile deux semaines en arrière !

- C’est impossible !

- Et si je te le dis !

- D’accord ! Alors va falloir que tu m’expliques ce qui s’est passé dans les 15 derniers jours… enfin les 15 jours à venir… bref, tu me comprends ! Et n’oublis aucun détail ! ».


Dean se rassit sur le vieux canapé en cuire et commença son récit. A chaque nouvelle phrase de son frère, Sam ouvrait les yeux un peu plus grands et faisait les cents pas en posant toujours plus de questions. L’histoire dura deux bonnes heures et à la fin du compte rendu, le cadet s’affala sur le canapé, au coté de son grand frère.

- « Donc j’ai failli mourir noyé, étouffé dans une douche, je me suis fait transpercer le corps par une branche d’arbre, j’ai traversé une tempête tropicale le tout en combattant une fièvre de cheval pour finir baignant dans mon propre sang car un esprit de clown m’a lacéré les poignets… ok je comprend mieux ta réaction de tout à l’heure ! Et tout ça pour t’atteindre toi… c’est dingue cette histoire !

- Mouais, à qui le dis tu ! »


Sam se releva et partit en direction de son ordinateur. Il pianota quelques secondes sous l’œil interrogateur de son frère et après un bon nombre de grimaces de déception, il se retourna pour faire face de nouveau à son aîné.

- « Y a rien ! Aucun accident d’aucune sorte aux alentours de Little Rock … enfin à part une vieille qui s’est étouffée dans son bain avec son dentier.

- Ah oui je m’en rappelais plus de celle là !

- Hein ?

- Non rien…

- C’est comme si ces Loas Marassa n’étaient jamais revenues sur terre…

- Peut être qu’en les séparant, j’ai annulé toutes les actions qu’elles avaient commises, à savoir les accidents, les envoûtements et tout ce qui s’y rattache. Et comme les premiers accidents ont commencé il y a deux semaines….

- Oui c’est ça, probablement !

- Et heureusement… pauvres gamins, ils sont tous morts les uns après les autres. C’était un vrai massacre…

- En fait je suis content de ne pas me souvenir de ça mais je sais toujours pas pourquoi toi tu n’as rien oublié.

- Elles m’ont dis que j’étais intouchable, une sorte de petit protéger des anges, et que les envoûtements et sortilèges ne marchaient pas pour moi, donc je suppose que ma mémoire ne peut pas être altérée, en tous cas en ce qui concerne cette affaire.

- Ouais, ça se tient.

- Ce que je comprends pas c’est que je n’ai exterminé qu’une sorcière, et encore je sais même pas si elle est vraiment morte, de toute façon il reste au moins la blonde quelque part… mais où ?

- Peut être que le fait de les séparer les a totalement éliminées toutes les deux et a annulé tout ce qu’elles avaient fait ! En tous cas tu peux être rassuré, l’Impala ne croupie pas dans un fossé, totalement explosée… elle est garée dans la cour et n’a aucune égratignure…

- Merci mon Dieu ! » Répondit Dean ironiquement.


Sam se rassit sur sa chaise, son sourire avait disparu pour laisser place de nouveau à une mine soucieuse.

- « Mais… » commença t’il sur le ton de la réflexion.

- « Mais quoi ?

- Mais si Lucifer a réussi à les sortir une fois de l’enfer, tu ne crois pas qu’il puisse recommencer ? »

Dean fixa intensément Sam qui lui renvoya son regard. Et si son petit frère avait raison ?




Lycée Saint Gabriel, Little Rock, Arkansas.

Il était près de 9h00 en ce lundi de début octobre et encore plusieurs élèves retardataires traînaient sous les préaux du lycée avant de rejoindre leur classe respective.
.
Un adolescent plutôt grand et élancé sortit de l’ascenseur et parcourut le couloir immense du deuxième étage des bâtiments des sciences. Arrivé devant la porte numéro 265, il frappa sommairement et entra dans la pièce.

- « Cameron ! C’est gentil de vous joindre à nous ! En retard comme à votre habitude ! » Pesta le professeur Smith en costume dépareillé en voyant entrer l’élève.


Le concerné s’excusa de façon expéditive et sans formalité pour rejoindre ensuite son binôme derrière sa paillasse de chimie. A la table juste à coté, deux jeunes filles discutaient de leurs petits amis qui les accompagneraient au bal de fin d’année. Leurs noms étant inscrits sur les petits cartons de présentation juste devant elles, on pouvait lire de qui il s’agissait : Claire Hannigan et Mildred Smith. Juste en face, deux autres de leurs amis, Thomas et Méline Evans rigolaient à tue tête, se moquant délibérément de la tenue de leur professeur.

- « Bien, avant de commencer le cours, je voudrais vous présenter vos nouvelles camarades de classes, il s’agit de Lory et Tias Marassa, nouvelles dans ce lycée ! Veuillez les accueillir comme il se doit ! » Lança le professeur enjoué. « Avant de vous assoire mesdemoiselles, voulez vous dire quelque chose à votre nouvelle classe ? » Ajouta t-il, un grand sourire sur le visage.

- « Je suis impatiente de me faire pleins de nouveaux amis !» Lança la jolie blonde avec un sourire enjôleur sur son visage de porcelaine.

- « Oui, je pense qu’on va bien s’amuser ici ! » Rajouta la métisse d’une voix douce et féminine.

… Et leurs rires stridents envahirent tout le lycée Saint Gabriel.


FIN
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